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Revue de l'Orient chr etien
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REVUE
DE
L'ORIENT CHRÉTIEN
DIRIGEE
Par R. GRAFFIN
TROISIEIHE SÉRIE
Tome III XXIII I
QS"" volume. — 1922-1923
LES MOMIOLS ET LA PAPAL'Tl':
DilCUMEXTS NOrVEALX KDITES, TRADLITS KT COMMENTES PAR
M. PALI. PEI.LIOT, AVEC LA COLLABORATION DE MM. ItORCHr.ZIo,
MASSÉ ET TISSERAXT.
INTRODUCTION
En 1-2-21, les Mongols envoyés par Gengis-khan avaient lait
leur apparition au Caucase; deu.x ans plus tard, ils infligeaient
aux princes slaves la grande défaite de la KalUa. La mort de
Gengis-klian en 1-2-27 donna quelque répil au monde chrétien.
Mais, en 1-241, les cavaliers mongols s'avançaient jusqu'en Silé-
sie et en Hongrie. Il fallut une nouvelle mort, celle du grand
khan Ogodâi, pour faire tourner bride aux envahisseurs. L'Occi-
dent se reprit à espérer, et cherclia à se prémunir contre de
nouveaux dangers. Avant tout, on souhaitait de savoir à quoi
s'en tenir sur ces nomades mystérieux brusquement surgis des
steppes de l'Asie la plus lointaine. Le bruit courait d'ail-
leurs d'un potental chrétien qui habitait, disait-on, en ces
régions. Et c'est ainsi qu'au printemps de 121.), juste avant le
concile de Lyon qui allait déposer Frédéric II, et après s'être
l'onsulté avec les Franciscains et les Dominicains, Innocent IV
dépêcha vers les Mongols de la Russie méridionale la mission
franciscaine de Jean du Plan Carpin; une mission dominicaine,
celle d'Ascelin de Lombardie, sur laquelle les données chrono-
logiques sont moins précises et surtout moins étudiées, entre-
prit de se rendre auprès du général qui gouvernait pour les
Mongols dans le nord-ouest de la Perse. Plan Carpin comme
Ascelin demandaient au grand khan de se faire chrétien;
ils furent éconduits. Quelques années plus tard, saint Louis
n'eut pas un meilleur succès avec Guillaume de Rubrouck. Mais,
[1]
4 REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
dès ce moment, on voit poindre un projet d'accord et même
d'alliance entre les chrétiens d'Occident et les Mongols. C'est
qu'ils ont un ennemi commun, l'islam, repivsenti' surtout à
cette époque par les sullans mamlouks d'Ég-ypte qui dominent
la Syrie. Les ambassades se multiplient, les promesses s'échan-
gent. Mais on est trop loin à tous points de vue ; chaque lois,
l'un ou l'autre des alliés manque au rendez-vous. Enfin, au
début du XIV'" siècle, la conversion décisive des princes mongols
de Perse ;'i l'islam ruine à l'avance tout nouveau projet de coopé-
ration militairi' contre les Mamlouks. Ces missions en appa-
rence stériles et ces tentatives avortées n'en constituent pas
moins un des épisodes les plus curieu.x dans l'histoire des reia-
tionsanciennes entre lahauleAsieetl'Occident.Ellesont été sou-
vent étudiées, au xviiT siècle par Mosheim, au xix'^ par Abel Rému-
sat, d'Oiisson, d'Avezac, Yule, plus récemment par Rockhill,
M. Cordier, M. Beazley, .M. Chabot, M. G. PuUé, M. Malein, hier
encore par MM. Moule et Golubovich, et aussi par moi-même.
11 s'en faut cependant qu'elles n'aient plu.s rien à nous livrer.
Des recherrhes récentes ont fait retrouver dans les archives
du Vatican des documents aussi sensationnels que l'original
persan de la réponse du grand khan Giiyiik à Innocent IV,
rapportée par Plan Carpin, et plusieurs lettres en mongol des
Mongols de Perse. Par l'aimable entremise de W Tisserant,
M^'''G. Mercati, préfet de la Vaticane, m'a vivement engagé à
publier dans la Ileviie de FOi ieiit rlirétieii toute la série de
ces monuments, ainsi que ipielques études qui traitent de
sujets connexes. Le présent travail se divise par suite en plu-
sieurs chapitres, qui sont consacrés aux sujets suivants :
r La réponse en persan de Giiyiik à Innocent IV, avec le
cachet mongol de Guyiik (déliut de novembre 12 IG); le premier
déchiffrement du texte persan est dû à M. Massé;
•2" Le nestorien Siméon Rabban-ata, André de Longjumeau et
Ascelin ;
3° Une lettre latine d'Abagha au pape, datée de I2GS ; publiée
par M"' Tisserant ;
-P Un document latin émanant des envoyés d'Abagha au con-
cile de Lyon de 1274; découvert et communiqué par M. l'abbé
Borghezio;
[2]
LES MONGOLS ET I.A PAP.VITE. 0
5" Une lettre mongole d'Arghun, datée de 1-290;
G" Un saufconduil mongol émanant d'Argliun, daté de 12!»l ;
7° Une lettiv mongole de Gliazan, datée de I3(i-2:
8" et 9" Deux lettres arabesdii patriarche nestorien Màr Yalili-
alalià III, datées ilr i:>(i-2 et 1:>01, publiées et traduites par
.M«' Tisserant; traduction du cachet ouigour par moi-même;
Kt° <v>uelq;ies précisions nouvelles sur les rapports de la
papauté et des .Mongols de Chine dans la première moitié du
XIV* sièile (I).
Ces chapitres seront loin d'épuiser les renseignements nou-
veaux que j"ai groupés et qui font mieux connaître la situation
du rhristianisme en Asie Centrale et en Extrême-Orient au
xiii" et au \i\' siècles. Mais la plupart des autres documents dont
je dispose coni-ernent les seuls nestoriens, et sont en langue
chinoise (2). .I"en rései've l'étude détaillée pour une autre publi-
cation, que l'abondance seule des matériaux risque de relarder
encore assez longtemps.
P. Pelliot.
(1) J'ai annoncé à l'.Vcadémie dos Inscriptions et Bellos-Lcttres la découverte
lies documents du Vatican dans les séances des 20 janvier, 17 février et 7 juillet
VJii; j'ai parlé en outre de Rabban-ata dans la séance du 4 août l!>2-2 (cf. les
Com/iles rewtu.t de l'Ar. des Inscr. et B.-L., 1922. pages 11, 52-53, 231-235, 268-
2(J0l. Enlin j"ai lu à la séance des cinq Académies du 25 octobre 1922 un e.xposé
as.sez liref, Miiur/dU el l'apea au-r XIIl' cl X/V siècles, qui a été publié depuis
lors par l'Institut avec les autres mémoires lus à cette séance.
(2) On trouvera un aperçu très sommaire de ces documents dans un article
Chréliens d'Asie Centrale et d'Eilrémc-Orient, piihVic par le T'ouny Pao en 1914
(pages 623-611); bien d'autres sources me sont devenues accessibles depuis
cette date.
[3]
CHAPITRE PREMIER
LA LETTRE UU riRAND K1L\N GUVi'lK A INNOCENT IV (1216).
Le Franciscain Jean du Pian Carpin quitta Lyon le 16 avril
1215, quand s'appivtait le concile qui s'ouvrit dans cette même
ville le 28 juin (1). 11 était muni d'une lettre en date du 5 ou plus
proltablement du 1 :! mars, adressée « au roi et au peuple des Tar-
tares » (2 > Innocent IV y reprochait aux Mongols leurs destruc-
tions et leurs massacres et les exhortait à résipiscence en des
termes qui ne leur pouvaient pas agréer; toutefois le pontife
s'efforçait visiblement à la modération et souhaitait une expli-
cation et un accord. Dans cette lettre, de caractère presque
entièrement politique, il n'est pas demandé au grand khan de
se convertir à la foi chrétienne. Mais, en même temps que
cette lettre « Cum non solum » confiée à .Jean du Pian Carpin,
ou plutôt huit jours avant, si cette lettre est bien du 13 mars,
Innocent IV en écrivait le 5 mars une autre, « Dei patris im-
mensa », adresséeelle aussi « au roiet au peuple des Tartares »,
et qui devait être portée par le Franciscain Laurent de
(1) Cf. crA\e7.ac, Relation des Mongols on Tarlarcs par le frère Jean du Plan
de Carpin, dans Reeiieil ilr voi/ages et de mémoires publié par la Société de lléo-
r/raphie, t. IV [1839], p. 4(34 (le travail de d'Avezac, qui n"a pas encore été rem-
placé, occupe les pages 399-TTO do ce t. IV; il sera cité par la suite sous la seule
mention de d'Avezac, telle iiago). D'Avezac se trompe en plaçant au 20 juin la
première session du concile de Lyon, do même que Rockhill {The Jouincy uf
Friar William of Huhruck, [). xxn) en la mettant au 26; les indications de Jlas
Latrie, Trésor de chronologie, col. 1301, et de Potthast, Regesta, II, ]i. 'Mi, ne
laissent pas de doute sur la date du 28.
(2) Wadding {Ann. Min., a,a. 1215, n° 4), Sliaralea (iîiiW. franc, I, :Kîi, Eubol
(Epitome, n" 361), Potthast {Regesta, II, n" 11072) datent la lettre 3 non. martii,
c'est-à-dire du 5 mars; mais les registres du Vatican ont 3 idus martii, autrement
dit le 13 mars, et c'est cette dernière date que donnent Theiner, ]'el. Monuni.
Ilungariae, I, p. 195, E. Berger, Rcg. d'Inn. IV, n° 1365 (le P. Golubovich,
Biblioteca bio-bibtiogr. d. Terra Sanin, II ;1913], 322, n. 2, écrit par lapsus
n° 1364), et K. Rodenberg, Ep. saec. XIII sel., n° 105 (dans Mon. tierm. Hist.,
Berlin, 1887, in-4", t. II, p. 74-75). La date du 9 mars donnée par Rockhill
(Rubruck, p. .xxn) ne repose sur rien.
['1]
LES MONT.Ol.S HT I.A i'APAUTÉ. '
l'orlugal; dans cell.--ci, il n'est question que de religion, ei il
s'a-il d'amener le destinataire à se faire baptiser.
Cette lettre remise à Laurent .le Portugal pose un problème
nui n-est pas encore résolu: il serait trop long et entraînerait
t,-op loinden exposer et d'.-n peser iei tous les éléments. Le
1> Golubovicli (IL 319-3^1) a le premier tenté de trouver une
solution en s'appuyant sur la grande majorité des documents
accessil.les. D'après lui, Laurent de Portugal, porteur dune
lettre adressée simplement « au roi et au peuple des Tartares »,
aurait été envoyé vers un prince tartare quelconque du Caucase
ou de la Perse, tandis que la lettre remise à Jean du Plan Car-
pin, adressée « au qrand roi et au peuple des Tartares », aurait
été destinée au gran.i khan de Karakorum en personne Je
crains que retle argumentation ne soit pas Lien solide (1,.
D'abord la ditlTTenee dans l'intitulé des deux lettres ne rne
parait |.as autrement garantie : le BaUarUnn A& Sbaralea
préfixe magno à régi dans les deux cas, et VEpitomeA Eubel,
qui est d'accord avec Sbaralea pour la lettre remise a Plan Car-
pin, donne aussi le mmjno, entre crochets il est vrai, dans 1 in-
titulé .le la lettre remise à Laurent de Portugal; mais m Wad-
dino- ni Theiner, ni Potthast, ni Rodenberg (n- 1U2 et lOo)
n'ont « nmfjno » dans aucun des deux intitulés; M. E. Berger
n'en t-arle pas; les registres du Vatican ne l'ont pas (2). La
dillérence existât-elle quelque part qu'elle ne me paraîtrait
pas entraîner les conséquences qu'en tire le P. Golubovich (3).
,1 , Le P «iolubovich. dont les travaux sont si précieux du point de vue de la
docu.^o„,;tion f.anciscaino, nost pas aussi sùren matiè.-e d h>stou-o et d.
'eoTaphi. orientales; à la p. 318, Pla.t Carpin arrive de Pologne eti Hussu,Me
?ait en Volhvnie), et non . à Moscou ■•, avant de passer par K.ev; a la p. 319, e
chef monc-ol" de la Por.e du nord-ouest s'appelait Baicu-noyan, et non - Ba.du
Kan .- àla p. 320. Ociidai est mort en 1211, et non en U\b, etc.
l\an ., a la 1). o-v. ro^islres du Vatican, au
(2) .J'ajouterai que Iheincr, 1, 194, Usait aan^ as n„iMn^. u
début de la lettre remise à Laurent de Portugal, />e. patri. wuversa elnon
TiJrl i.n.ensa comme on l'a fait avant et ap.-és lui sans "-uter sa ec ur.
(3)A vrai dire, je ne vois pas bien d'où ce niagno a pu sortir Sbaialea le
donne dans l'intilulé des deux lettres iBuUar., I, 353-354 , mais lui-,nem ne
di, connaître les deux lettres que par les archives du X atican ,en ^u
liegi^.resi .t par Wadding, qui n'ont pas maf,no. Si Eubel l'a conserve dan.
lintitulé de la lettre f»m non sulwn, c'est sans doute qu'il a copie la purement
e i nplement Sbaralea. Mais s'étant aperçu pour la lettre r>ei pa^^^^
que les sources navaient pas magno, il l'y aura néanmoins laisse entre c. ochets
[51
e REVUE DE L ORIENT CHRETIEN'.
Quand Innocent IV, qui ne sait encore rien de précis sur
rorganisalion des Mongols, envoie une lettre à leur « roi » et
à leur « peuple », cette lettre, avec ou sans « tiiagno », est
destinée à qui on pourra la remettre, le plus haut possible,
et au grand klian lui-même si les circonstances font arriver
jusqu'à lui (I). Plus admissible serait cette autre idée du
P. Golubovich que Laurent de Portugal a pu être envoyé vers
les Mongols de l'Arménie et de la Perse, tandis que Plan Carpin
se rendait vers ceux de la Volga. Mais ce n'en est pas moins
une hj'pothèse gratuite, puisque nous ne savons rien de la
route prise par Laurent de Portugal, si tant est qu'il se soit mis
en route. Par ailleurs cette divergence dans la route éventuelle
de deux missions envoyées, somme toute, aux mêmes gens, ne
rend aucunement compte de la différence fondamentale entre les
deux lettres pratiquement de même date qui leur sont confiées,
et dont l'une est toute religieuse, l'autre presque exclusivement
politique (2). Mon impression — sans plus — est assez éloi-
gnée de celle du P. Golubovich. Il me semble vraisemblable
que Laurent de Portugal ait bien reçu mission, comme le
veut la letlre du 3 mars 1-24.5, de se rendre chez les Mongols.
Mais quelques jours plus tard on aurait renoncé à faire appel
à lui; Plan Carpin fut désigné, à qui on confia la lettre « Cum
non solum » du 13 mars. Pourquoi cette rédaction nouvelle si
différente? Il est aujourd'hui difficile de le dire. Peut-être Plan
Carpin, plus que cinquantenaire et vraisemblablement de beau-
cnup Fainé de Laurent de Portugal, estima-t-il peu opportun
d'aller entretenir les Mongols de dogme et uniquement de
dogme quand la vie même de tous les peuples chrétiens était
en si gravepéril. Je n'y insisterais pas, si la réponse de Giiyiik ne
supposait, dans le message qu'il reçut d'Innocent IV, une invi-
par fidclilé pour Sbaralea et, par analogie avec le litre qu'il avait garde par
niégarde dans le numéro précédent.
(1) Quand Plan Carpin rencontre les preniiei's Mongols sur sa route et qu'ils
l'interrogent, il leur dit être envoyé •• tani ad regem quam ad principes et
Tartaros ouines » (d'Avezac, p. 739); il ne distingue pas entre un « grand roi »
et un ou des princes subalternes qui seraient « rois » tout court.
(2) Les deu.x lettres ont toutefois un passage commun sur la protection
demandée pour les envoyés pontificaux et les raisons qui les ont fait choisir.
tJne partie de ce passage se retrouve, un peu modifiée, dans la lettre Cumsimus
super des 21 et 25 mars 1245 dont il va être question un peu plus loin.
[6]
LES MoNOnLS KT LA PAP.VITK. 9
tation à se faire baptiser i|ue la lettre liu 13 mars ne contient
pas. Uaiilre part, quanti i'iau t'arpin arrive au contact des pi'e-
miers .Mongols dans la Riissir nu'ridionale, il leur e.xplique
quelle est sa mission (dWvezac, p. 739); c'est le seul [tassago
où Plan Carpiii donne des indications sur le contenu de la lettre
ponlilicale au nà et au peuple tartare; et en première liune,
d'après Plan Carpin, « monebat eos tam per nos quam per lit-
teras suas Dominus i'apa. quod Cliristiani efficm-entur et fidem
recipereut Domini Nustri Jesu Christi, quia aliter salvari non
possent ». Et seulement ensuite vient un résume de ce que
nous trouvons etïective;nent dans la lettre « Ciim non solum »
du i:î mars P21.">. Ce premier paragraphe est-il un simple com-
nn'ntaire oral ajouté par Plan Carpin? C'est possible, mais on
ne voit pas qu'il en ail pu être de même lors des traduc-
tions assez minutieuses qui furent faites pour Giiyuk. Peut-être
n"est-il pas exclu que Plan Carpin, en dehors de la lettre du
13 mars spécialement rédigée à son intention, ait emporté
aussi, en cas de besoin, une expédition de la lettre du ."> mars
établie d'abord pour Laurent de Portugal, et où le nom de Lau-
rent de Portugal aurait été simplement remplacé par le sien (1).
Parti de Lyon le 16 avril 121."), Plan Carpin mit près de dix
(Il Plan Carpin devait emporter d'ailleurs d'auties lettres pontificales que
relies destinées aux Mongols. Lui-même nous dit, au déljut do son ouvi-age
(d'Avezac. p. 6*Mi, qu'il «'tait envoyé par le .Souverain l'ontile ■ ad Tartaros et
ad uatioues alias Orienlis •■ et que c'est à raison du danger de la clirétiimté
qu'il a résolu de se rendre chez les .Mongols (» Tartares -i en premier lieu; il
devait avoii' eu des lettres pour ces ■ autres nations de l'Orient -. Nous pou-
vons même, je crois, dire quelles étaient ces lettres. Quand sa route vers les
.Mongols fait passer Plan Carpin par la Volhynie, le duc Vasilko rassemble
les évêquos. et Plan Carpin leur lit ■ litteras Domini Papae in quibus monebat
eos quod deberent redire ad Ecclesiae unitatem sanctae matris " ; c'est donc
que Plan Carpin avait apporté ces lettres avec lui. Il n'est pas impossible
que Plan Carpin ait eu d'abord l'idée de passer par l'Orient méditerranéen, et
qu'à ce premier projet et à son changement se rapportent certaines des données
rapportées par Golubovich, 11, 316 et 317. En ce cas, les lettres au nom des
évéques russes n'auraient été écrites qu'après que Plan Carpin eut décidé de
passeï' par la Bohème et les autres pays slaves. Mais ces lettres ne devaient
être que des expéditions nouvelles de la lettre Cum simiis shii'T adressée le
"•'1 mars li-15 au roi Coloman et le "25 mars aux chefs de toutes les églises chr'--
tiennes dissidentes de l'Orient iPolthast, n" UGutJ, 11013; Golubovich. Il, p. 31iii.
Innocent IV spécifie que les porteurs de cette lettre sont des Franciscains, et
demande aux destinataires d'aider ces envoyés à passer chez les Mongols; il
doit bien s'agir la de la mission de Plan Carpin.
[7]
10 REVUE DE E ORIENT CHRETIEN.
mois à travei'ser l'Europe et ne quitta Kiev que le 3 février
1216 (1). Vingt jours plus tard, il rencontre les premiers
Mongols, ft leur donne quelques infurmations sur sa mission
en leur résumant les lettres du pape. Le clief « Corenza », com-
mandant sur la rive gauclie du Dnieper, veut se faire traduire
le message pontifical, mais l'interprète amené de Kiev se révèle
insuftisant, et « Corenza » fait poursuivre aux voyageurs jus-
qu'à la Volga, où commandait en chef Batu, petit-tils de Gen-
gis-khan. Hatu fournit des interprètes; et le (1 avril les lettres
pontificales furent traduites « in litterà rutlienicâ, saracenicà,
et in litterà Tartarorum » (d'Avezac, p. 7 15), autrement dit en
russe, en « sarrasin » (2), et en mongol; Batu qui, semble-
t-il, savait lire, examina de près cette dernière version; et il
décida d'envoyer Plan Carpin jusqu'au grand klian en pleine
Mongolie (3). Plan Carpin arriva le 22 juillet 12 IG au campe-
ment impérial de Sira-Ordo, situé à une demi-journée de Kara-
korum; il y resta jusqu'au 13 novembre, et fut ainsi témoin,
entre autres, de l'intronisation deGiiyuk le 21 août.
Batu avaittransuiis au grand khan les traductions des lettres
pontiiicales, ainsi que celle des déclarations orales de Plan Car-
pin (d'Avezac, p. 751). A deux repri.ses, on lit encore traduire
les lettres et répéter les déclarations devant -les ministres
Qadaq, « Bala » et Cinqai (p. 763-764) ; le premier et le troisième
étaient chrétiens, mais ncstoriens: un certain « Temer »,
amené par le duc russe Yaroslav, servait d'interprète (1). Pour
que Giiyiik répontlit nu pape, on demanda si quelqu'un dans
l'entourage du pape comprenait le russe, le » sarrasin » ou le
(1) • Secuiulà ilio post festuiii l'iirificationis iJuiriinae nostrae ■•; la fête do
la l'iirifli-ation est le 2 féxrier; le départ est donc du 3. C'est par ina.d\er-
tance que d'Avozai- (p. 48-2), .suivi par Kockliill (Rubruck, p. 8), a compris à
la fran^'aise <• deux jour.s après » pour •• socuudà die », et fixé le départ au
'I février.
(2) .J'aurai à revenir tout à l'heure sur le sens à donner ici à ce mot.
ÇA) Plan Cai'piu s'en serait volontiers tenu, semble-t-il, à remettre enti'e les
mains do Bain le message d'Innocent IV; lui et Benoit de Pologne ne conti-
nuèrenl leur route que « cum multis lacriniis, neseientes ntrum ad mortem vel
ad vitam iremus »; cette émotion était d'ailli'urs naturelle au moment où ils se
séparaient de leui's compagnons.
(A) Deux clercs assistaient en outre, l'un de l'cnlourage de Yaroslav, Tauli'e de
celui de l'empereur; RocUhill iRubrurl,, p. 27) a fait par erreur de • Temer »
lui-même l'un des clercs.
LES MON .i(LS i;ï 1.A PAPAlTi;. Il
lai'lare (mongol) ( 1). Plan Carpin déclara qu'on n'y entendait
aucune de ces langues, e1 qu'il y avait bien en Occident dos
« Sarrasins ». mais qu'ils étaient loin du pape; il proposait que
la réponse du grand khan au pape fiit écrite en mongol et
qu'on la lui expli(iu;'it; il rappiirterait au pape l'original et la
traduction (p. TG'r. Le 11 novembre, les trois ministies inter-
prétèrent mot pour mot à Plan Carpin la réponse de Giiyiik,
puisse firent expliquer minutieusement, dopeur dcmalentcmlu,
la traduction que Plan Carpin en notait au fur et à mesure en
latin. Finalement ils « récrivirent » la lettre en « sarrasin »,
dans l'idée qu'on trouverait en Occident, si on le voulait, quel-
qu'un qui la sût lire. Le 13 novembre, la réponse do Giiyiik,
scellée du sceau impérial, était définitivement remise à Plan
Carpin, qui le jour même prenait le chemin du retour. A la
lin de 1:217, l'envoyé d'Innncrnt IV. heureusement revenu de
son dur voyage, remettait au pontife la réponse du grand khan.
Ainsi, la réponse de Ctuyïik a existé en trois états : un origi-,
nul mongol, une version latine faite sur ce texte mongol, et une
version » sarrasino >i établie au dernier moment le 11 novem-
bre. Plan Carpin rapporta-t-il ces trois textes'.' .-Vbel Rémnsat
la admis sans discussion, disant que les envoyés pontificaux
rapportèrent la lettre de (uiyuk « en trois langues, en tartare,
en latin, et en langue sarrasine, c'est-à-dire en arabe ou en
persan » (2). J'ai parlé aussi des trois textes rapportés par
Plan Carpin dans la brève communication où, le 20 janvier 1922,
j'ai annoncé à l'.Académie des Inscriptions la découverte faite
au \'atican. Il me parait aujourd'hui que le doute est au moins
possible. Plan Carpin établit sa version latine le II novi-mbre
d'après un original mongiil; mai.--, à la fin de la conférence de
ce jour, les Mongols « récrivirent » {rescripaerunt) la lettre en
« sarrasin •>, cette lang :e pouvant à la rigueur trouver des
interprètes en Occident; et il n'est question le 13 novembre
(1) On noiera, sans qne je voie à en rien tinîr de préci.s, que Pl.nn Carpin
considéniit la lettre de Giiyiilc comme de.stinéc non seulement au pape, mais
aux ■ autres princes - (p. .767).
(i) Mémoires sur les relaliuns /lotUiques ihs /iriiices chrétiens, el pnrlivuliére-
menl des rois de France, avec les empereurs mongols, \" Mémoire, Mem. de
fAc. des I. el B.-L., t. VI [ISii], p. m. La date de novembre 1247 indiquée
par Abel Uêmusat pour la réponse de Giiyiik est un lapsus pour novembre 1246.
12 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
que de la remise finale d\ine seule lettre scellée du sceau impé-
rial (1). Je crois donc que Plan Carpin ne rapporta, en dehors
de sa traduction latine, qu'un état original de la lettre de Gtiyfik,
à savoir la rédaction « sarrasine » substituée le 11 novembre
au te.xte mongol primitif.
La réponse de (iiiyiik n'est pas insérée dans la recension cou-
rante de Vliistnria Monijiilonnn de Plan Carpin et, pendant
longtemps, rédaction « sarrasine » et version latine restèrent
inconnues des érudits. Encore en 18-2-2, Abel Rémusat (p. 428)
était réduit à invoquer la manière dont Plan Carpin parle de
Giiylik et les échos des chroniques du temps pour conclure que,
sans doute, » la réponse ne fut pas conforme aux vues d'Inno-
cent » (2). Enfin, en 1S38-1.S30, d'Avezac publia (pp. 591-
ÔO.'i) la version latine de Plan Carpin retrouvée par lui dans le
manuscrit de Colliert où elle fait suite à la courte relation de
Benoit de Pologne. Il s'avère aujourd'hui que ce texte est incom-
plet. Un texte assez différent, et complet celui-là, a été publié
en 1913 par M. G. Pullé dans son édition de VHisloria Monga-
lorum d'après le manuscrit latin .jI2 de Vienne (3). La même
année, M. Holder-Egger publiait un autre texte complet de
cette réponse, et préférable dans plusieurs cas à celui de
M. Pullé, d'après un autre manuscrit de Vienne, latin 389 (1).
(1) La brève relation de Benoit de Polo^'ne (d'Avezac, p. 779) dit que l'Empc-
rour renvoya les ambassadeurs « cum litteris sigillo suo signatis ad Dominuiu
Papam reportandis », ee qui ne prouverait rien, lltlcrae pouvant signifier aussi
bien une ou plusieurs lettres. Mais cette amphibologie n'exisie pas cliez Plan
Carpin lui-même c|ui écrit (p. 767; ■ dedei'unt nobis licenciam et litteram Inipe-
raloris sigillo siL'natam ».
{î) Le P. Golubovich (\, 192i se trompe en disant qu'Abel Hémusat a publié
le texte latin de la réponse de Giiyuk.
(3) Cette édition a paru au t. IX des Sixidi ilaliani di /ilolor/ia indo-iranica
publiés par 51. F. L. Pullé. La version latine de la lettre de Giiyiik est à la
p. 125 (il y a au moins une faute manifeste •■ lui gratiam suam » pour • oui
gratiam suam .). D'autre part, M. G. Pullé reproduit aussi, p. 125-126, le texte
du manuscril do Colbert, non sans quelques erreurs. Le P. Golubovich donne
de son coté |l, 214) le texte du minusci'it de Colbert d'après d'Avezac, mais,
puisqu'il con-igeail au début la mauvaise ponctuation de d'.-Vvezac qui mettait
un point après « viarpio Popae », il ne f.allait pas conserver le > per ■• introduit
ensuite arbiti'airement par d'Avezac comme « exigé parle sens de la phrase »;
• .Moraviorum • pour - Moravorum • i)araît être une inadvertance de d'Avezac
que M. Pullé ne reproduit pas.
(4) Cf. Holder-Egger, Cronlca de Salimbene, éd. critique des Mon. Germ. Hiat.,
[10]
LES MONGOLS ET LA PAPAITK. 13
Mais le meilleur tHat que nous ay^ns de la version latine
établie K' 1 1 novembre avec tant de soin par Plan Carpin est
celui inséré dans sa chronique par Salinibene, et celui-ci
l'avait copié sur le texte même de Plan Carpin. soit lorsqu'au
début de novembre 1-2 17, un peu au Nord de Lyon (1), il avait
rencontré l'envoyé pontifical alors presque au terme de sa
lointaine ambassade, soit lorsqu'il avait passé quelques jours
en sa compagnie à Sens m mars 124S. Cette version latine
de la réponse do (iiiyiik, mise en lumière dès litnii par le
P. Oolubiivich, aide trop à comprendre l'original « sarrasin »
retrouvé au Vatican pour que je ne la reproduise pas ici (2) :
Epistola domini Tattarorum ad papam Innocentium IV.
Dei fortitudo, omnium liominiim impenitor (3), magno pape litteras
ccrtissimas atque veras. Habito consilio pro pace habeiida noijiscum, tu papa
et omncs Cliristiani, iiuntiuiii tuum nobis trausmisisti, sicut ab ipso audi-
viinus. et in tuis litteris liabcbatur. Ijritur si pacem nobiscum habere desi-
(leratis, tu papa et oiunes rcges et poteiites, pro pace diffinieiida ad me
venirc iiuilo modo postpoiiatis, et luuc nostram audietis responsionem
paritcr at(|ue voluntatem. Tuarum continebat séries litterarum quod
dcbemus baptiçari et effici Christiani. Ad lioc tibi breviter respondemus.
(juod lioc non intolligimus, qualiter iioc facere dcbeamus. Ad aliud, quod
(.■tiam in tuis litteris iiabebatur, scilicct quod miraris de tanta occisione
iii-l', t. XXXII [1913;, |). il)':. M. l'ullo, qui a étudié deUx inss. de Plan Carpin
conservés à Vienne, ne parait pas avoir étudié celui-ci, encore que son analogie
avec le Colbertinus et le nass. latin ôpi fasse supposer qu'il contienne lui aussi
la relation de licnoit de Pologne.
i\) Sans doute à Villel'ranche, comme le suppose .M. Ilolder-Egger (p. iOG).
(•2) Je suis lo texte <lo Salinibene publié en l'JI3 par M. Ilolder-Egger (p. iOT),
très supérieur à celui de l'édition de IS57 dont avait dû se contenter lo
P. f.iolubovich (1, 192-103). Un manuscrit de Turin, qui contient un abrogé, parfois
aberrant, de Vllisloria M'inf/ulnruiii, a été publié par le P. Golubovich (I, -JOi-ïl^).
On y trouve une réponse du grand khan à l'empereur, très abrégée, et qui
s'apparente en réalité, comme le P. Golubovich ei'il pu le dire plus foiinellement.
non pas à la réponse de Gii.viik rapportée par Plan Carpin, mais à celle qui
fut remise au nom du grand khan par Baiéu-noyan à la mission d'Ascelin.
(3) On leinarqueni qu'il n'y a ici aucun nom de grand khan. Le manuscrit
de Colbert a absurdemcnt ■ Chingiscan ■ ; le mss. de Vienne latin '512 donne
- Kuiukan •. .Mais ce doivent être des interpolations, car on verra que le texte
• sari-isin •, d'accord avec la version latine copiée par Saliml)ene et avec le
mss. de Vienne latin 389, ne contient au début aucun nom propre. 11 semblerait
donc qu'il y ciit eu une innovation dans les habitudes mongoles après 1216.
car les • ordres • postérieui's nomment toujours, au début du texte, la pei'sonnc
de qui ils émanent.
[H]
14 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
hominum et maxime Christianoriim et potissime Pollonorum, Moravorum
et Ungarorum, tibi taliter respondemus, quod etiam lioc non intelligi-
mus. Verumtamen ne hoc sub silentio omnimodo transire videamur,
taliter tibi dicimus respondendiim : Quia littere Dei et precepto Cyngis-
Chan et Chan (1) non obedierunt et magnum consilium habentes nuntios
occiderunt, propterea Deus eos delere precepit et in manibus nostris tra-
didit. Alioqnin,quod si Deus non fecisset, homo homini quid facere potuis-
set? Sed vos homines occidentis solos vos Cliristianos esse creditis, et
alios despicitis. Sed quomodo scire potestis cui Deus suam gratiam con-
ferre dignetur? Nos autem Deum adorando in fortitudine Dei ab oriente
usque inoccidentem delevimus omnem terram; et si liée Dei fortitudo non
esset, homines quid facere potuissent? A'os autem si pacem susripitis et
vestras nobis vultis tradere fortitudines, tu papa cum potentibus Christia-
nis ad me venire pro pace facienda nuUo modo dilï'eratis ; et tune seiemus,
quod vultis pacem habere iiobiscum. Si vero Dei et nostris litteris non
credideritis et consilium non audieritis, ut ad nos veniatis. tune pro certo
seiemus, quod guerram habere vultis nobiscum. Post hec quid futurum .sit,
nos nescimus, solus Deus novit (,2). Cyngis-Chan primus Imiieratur.
Secundus Ochoday-Chan. Tertius Cuiuch-Chan. — Non plus continebatur
in lilteris Domini Tattarorum missis ad Papam.
La version latine de la lettre de Giiyiik était ainsi revenue
à la lumière, plus ou moins mutilée, en 1838-1839, puis de
façon plus complète dans les éditions de la Chroniijtie de
Salimbene. Mais on était toujours dans l'ignorance de l'original
« sarrasin ». Abel-Rémusat avait varié dans l'interprétation
de ce terme. A propos de la traduction des lettres d'Innocent H'
en « rutliène, sarrasin et tartare », il avait, sans autre remarque,
substitué « aral>e » à « sarrasin » (p. 4"27), mais, à la page sui-
vante, il expliquai! le terme de « sarrasin ■>, employé pour le
texte de la réponse de (Hiyiik établi le 11 novembre 12 Ki, par
« c'est-à-dire en arabe ou en persan ». Dans le premier cas,
pour ce qui se passa chez Batu, d'Avezac (p. 18.j) exprima en
note l'opinion que « sarrasin » signifiait généralement « arabe »,
(1) Ce second » Chan », comme je le montrerai plus loin, reprcsento i/aVoi et
suffit à lui seul à dosignei' Otjodiii.
(2) La kHtre de Guylik s'arrête en réalité ici. Los noms suivants des trois
liremiers grands khans, njal lus dans l'édition de 1857 que le P. Golubovich
pouvait encore seul connaître en 11J06, sont une information indépendante que
Salimbene avait rocnoillie auprès do Plan Carpin, La date finale n'est traduite
dans aucune des recensions de la version latine de la lettre; Plan Cai'idn l'avait
peut-être laissée de cOlé: mais peut-être aussi le to\te mongol n'en iMjrtail-il
pas encore.
Li^J
LES MONGOLS ET LA TAPAUTÉ. 1")
mais que dans le cas présent il s'aiiissait probablement de la
laii,i:uc tuniiie; [)ar contre, pour la lettre du 11 novembre, il
dit sans hésitation (p. 593) qu' « on leur remit on outre une
version arabe ». Ni Ixockliill d ),ni M. Tulle, ni M. Maleiu n'ont
dit ce qu'ils entendaient ici par « sarrasin ». Le P. (iolubovicli
(I, -il;!! y a vu un équivalent d' « arabe ». La découverte récente
montre que, bien au contraire, « sarrasin » n'a ici le sens ni
d'arabe, ni de turc, mais seulement de persan (-). Voici comment
cette découverte s'est produite.
Le P. Cyrille Ivarale\skyj, en faisant des recherches au
N'atican pour la Mission historique ruthène fondée par
M*-'' .\ndré Szeptyckyj, truuva en l'J-20, dans le fonds des archi-
ves vaticanes appelé « Archivio di Castello » pour provenir des
anciennes archives du Château Saint-Ange, un certain nombre
de documents en écritures orientales, qu'il communiqua à
W E. Tisserant, bibliothécaire à la V'aticane. W Tisserant
reconnut dans le lot l'original d'une lettie du patriarche nes-
torien Màr Yalibalahà 111 (il en devait par la suite découvrir une
seconde), puis trois documents en écriture mongole et un en
persan. Une photographie de ce document persan fut envoyée
à .M. .Massé, qui procéda à un déchilTrement et à une traduc-
tion provisoires; mais, pressé par d'autres travau.x, et voyant
en tète de la pièce des lignes qui lui parurent être du turc,
sans compter un double cachet en écriture ouigoure ou mon-
gole, M. Massé envoya la photngrapliie à .AI. Deny, qui à son
tour me l'apporta; un coup d'œil sur le déchiffrement provisoire
de .M. Massé suffit à me montrer que nous avions là l'original
« sarrasin » de la réponse de Giiyiik à Innocent IV, et que cet
original était en persan. M*-" A. .Mercati, aussitôt pressenti, don-
nait liien volontiers l'autorisation nécessaire à la publication
du document. Pour mener à bien cette publication, j'ai pris, au
point de vue persan, des avis de .MM. Cl. Muart et .Mirzà Mul.iam-
(IJ Toutefois liockhili [Hubruck, p. 48) se trompe absolument en identifiant
C^lymologiiiuement le nom de suri, sartn'ul, sarla'/ci)i, et celui dos Sarrasins.
f2) Ce n'est pas à dire que le mot que Plan Carpin rend par ■ sarrasin ■
(sans doute sarla'ul) n'ait eu que le sens do ■ persan . au-i yeux des Mongols;
mais c'était réquivalenl de • musulman -, et tout texte écrit en cariii-léres
arabes, quelle qu'en fût la langue vérit;ible, était pour eux > sarrasin -. tout
comme il aumit été /louci-honei pour des Chinois.
16 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
mad, à qui j'adresse tous mes remerciements; mais je tiens
surtout à dire tout ce que je dois au déciiiffrement préliminaire
de M. Massé. Je n'en reste pas moins seul responsable des opi-
nions auxquelles je me suis arrêté, — et des erreurs auxquelles
je n'ai pas échappé, — aussi bien en mettant au point la tra-
duction de la lettre persane proprement dite qu'en déchillrant
le préambule turc et le cachet mongol/
Voici la note que le P. Karalevskyj m'adressait le 12 jan-
vier 10:22 quant à l'apparence extérieure du document :
« Cette lettre est écrite à l'encre noire sur papier de coton (1)
sans filigrane, d'une couleur jaunâtre qui semble être naturelle.. .
Les dimensions totales du document sont de r"12>< tr20. 11
est formé de deux morceaux collés, longs le premier de O^GT,
le second de (r IS.'i, non compris la partie collée qui est de
0"'01. A di'oite se trouve une marge de 0"'03; à gauche il n'y
en a aucune; il n'y a pas d'encadrement. Les deux sceaux en
mongol sont imprimés à l'encre rouge; ils ont, le premier
U"'15 X 0"1 15, et le second trUô x 0°" M.5 (2). Chacun com-
prend six lignes et est entouré d'un tilet simple. Au bas du verso
est écrit à l'encre, d'une main du xvi'' siècle, « n° 80. Arabica ».
Ceux (les anciens index ou registres d'entrée aux archives du
Château Saint-Ange que j'ai examinés ne mentionnent pas cette
pièce. Les index ne sont d'ailleurs pas méthodiques et ont été
rédigés par divers,, entre autres par Conlalonieri, custode
des archives au xvii" siècle, en vue de travaux particuliers.
Leur dépouillement complet aurait demandé un temps consi-
dérable. »
Les deux planches jointes au présent travail dispensent d'une
description plus détaillée; en particulier le cachet rouge de
Giiyulv a été très heureusement isolé par M. Pompeo Sansaïni,
piiotographe à Rome, des lettres noires sur lesquelles il était
apposé.
(l) On sait quo cette vieille tradition des • papiers de coton •• risque fort
d'être controuvée. .l'ai eu dans l'été de 1922 Totcasion de voir le document
original; il m'a paru être écrit sur un papier analogue à ceux employés un
peu plus tard par les filongols de Perse et que les recherches poursuivies à
Vienne ont montré n'être aucunement à base de coton.
(•,') C'est le même sceau, et il est carré; la différence dans les mesures pi'o-
\it'iit d'un retrait inégal du pa]iier.
[14]
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ. 17
*
TFA'TE PERSAN DE LA RÉPONSE DE GiiYUK A INNOCENT IV.
9
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.,Lls-*-' J A/> OpS W<^S). J-ijS AJ»\:;>. |Xdj«i. vJ1j»5 .20
^ ^ ^j j r-^ ^-^ 'j -''^ ,*^V u.^ ^ J^ ^ -21
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*W ^J^J if ^i j-^' f v*^' [jl] ,_^'J^ O^ ^^ ^ .24
[10,
ORIENT CURETIEN.
i
18 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
,1 I Ui. Jb! JjU U J'j^j vJUv^.Vsrf ^l=v >_t^ aL=^ 4^ .28
^b U l.Ui j.iS'yC:) IL. jWj '^p' ^'j^ .l»y jitj ^ .29
TRADUCTION
Dans la force du Ciel éternel, [nous] le Khan océanique du grand
peuple tout entier; notre ordre (1).
Ceci est un ordre (2) envoyé au grand pape (3) pour qu'il le connaisse et
le comprenne (4).
Après (5) en avoir tenu conseil (6) dans les.... des territoires du
(1) Je reviendrai plus loin en détail sur ce début, qui est en turc.
(2) Le mot JLo» mi^âl a le sens précis d'ordre du souverain, de firman, dans
les textes persans de l'époque mongole; cf. par ex., en dehors de VuUers, Blo-
chet, Hisi. des Mongols, II, 39'^.
(3) Pâpài-kalân. Le texte n'ayant pas de points diacritiques, je n'ose affirmer
que les scribes aient voulu écrire vraiment pùpâ, et non bâbâ à la mongole (le
mongol du Moyen Age n'avait pas de p, encore que les Mongols le pronon-
çassent peut-être dans les mots d'origine étrangère).
(4) Dans toute la lettre, ..\^f (y** ^^^ employé au sens de ■ connaître •,
•• comprendre •, et non de •■ faire connaître » (pour lequel on a le causatif
..J_JI.Jp ilz*^ '^ ^^ '■ "''^)' l'expression a en outre plus ou moins la valeur
d' • accepter », ■■ prendre acte de » (dérivant du sens de connaître).
(5) Je traduis tant bien que mal cette phrase fort difficile en me fondant sur
les parties du déchiffrement qui sont assurées et sur la correspondance avec le
texte latin. J'ai inséré dans le déchiffrement les lectures qui m'ont été pro
posées, sous réserves, par l'érudit éditeur de Juwainî, M. Mîrzâ Muhammad
Qazwlnî. Le mot ij^A^ rubïst pourrait être une forme archaïque de ,_;;,^ J
nXiclk ou nûunst, « écrit «, • lettre •. Quanta U: zifûn pour \j\ zXbân,
' langue », cette forme se rencontre dans Juwainî. 11 faut alors sous-entendre
^ ki après nïbïït, et il y a de toutes façons une rupture de construction entre
le mû, - nous », qui commence la phrase à la première personne, et son achè-
vement à la troisième personne en construction passive. Ce qui m'a ampèché
d'adopter ici dans ma traduction les conjectures de M. Mîrzâ Muhammad, c'est
qu'elles amènent à parler de la « lettre [rédigée] dans la langue des gouver-
nements du karàl .. Or il n'y a pas trace de cela dans la version latine, en
somme assez fidèle, mais seulement d'un conseil tenu préalablement à l'envoi
de ]a lettre.
(6) Kanijas e.st bien la forme ouigoure de ce mot emprunté au turc par le
[16]
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ. 19
kâràl (1), vous nous avez envoyé une requête (2) de soumission (3), que
nous avons entendue de vos ambassadeurs (4).
persan du Moyen Age (cf. le dictionnaire de Radlov); on trouve aussi en persan
kanfjàh (cf. Vullers, II, ï)00), par exemple dans Blochet, llist. des Mmxgols, II,
15" ; 51". Le sens de bangas est • conseil •, • délibéi-alion •; cf. le • habite con-
silio • de la version latine.
(1) \S liûrùl est évidemment le mot que Slaves, Hongrois, etc., ont tiré
du nom de Cliarlemagne pour en faire en leurs langues le nom du • roi •. Cer-
tains historiens persans emploient le mot sous la forme métathétique Ji5' kaldr,
et l'appliquent aux rois de Hongrie ou de Pologne; on voit que la lettre de
Guyûk a encore la forme correcte; contrairement à ce qu'a dit Bretschneider
(Med. Reaearches, l, 331), la transcription chinoise k'ic-lien suppose d'ailleurs
aussi, d'après les habitudes de transcription du temps, un original kûrdl
(' kaial serait possible théoriquement, mais peu vraisemblable en fait), et non
kular. Dans la suite de la lettre, on trouve deu.x fois kardl au pluriel. Ici le
mot est au singulier; il doit donc s'agir d'un roi en particulier. A la fln du
.xiii" siècle, le ■ roi de France • est connu dans le monde oriental sous le titre
de • redifrans •, qui a alors passé même dans la langue de la chancellerie mon-
gole en Perse; mais il n'en allait pas de même cinquante ans plus tùt. Encore
que j'ignore de quelle • délibération • il s'agit, peut-être est-ce lui, si j'ai bien
compris le passage, qui est visé ici. La.Chronique de Salimbene (p. 207) contient
sur les conversations de Giiyuk et de Plan Carpin un passage dont Vllisloria
Mongalorum n'offre pas l'équivalent : ■ ... Etquod inquisivit [Giiyuk], quot essent
qui dominabantur in partibus occidentis; et respondit quod duo, papa videlicet
et imperator, et ab istis duobus omnos alii habebant dorainia. Iterum quesivit,
quis istorum duorum esset maior. Cumque frater lohannes dixisset, quod
papa, protuiit litleras pape et dédit ei ■. D'après ce passage, on serait tenté de
penser que kàral pourrait viser ici l'empereur, n'était qu'Innocent IV n'avait
évidemment pas consulté Frédéric II qu'il se préparait à faire déposer. Peut-être
est-ce d'ailleurs la déposition de Frédéric II qui a fait disparaître cette conver-
sation lors de la rédaction linale de VHisluria Mongalorum. La note de Qua-
iremère, Hisl. des Mongols, p. 72, sur kâlâr, etc., est en partie erronée.
(2) Le mot .^C^.l Olûg, • prière -, • requête •, ne s'est pas, je crois, ren-
contré jusqu'ici en persan, et le dictionnaire de Radlov ne connaît encore en
turc que la forme otiinc; mais otiig est aujourd'hui bien attesté dans les textes
ouigours(cf. MùUer, C'igurica //, p. 16*-; Le Coq, Tiirk. Manichaica aus Cholsvho,
I, p. 112; pelliot, dans T'oung Pau, 191-4, p. 265); et, tant pour la forme que
pour le sens, le mongol iJcik lui correspond rigoureusement.
(3) L'idée de • soumission » est exprimée par deux abstraits persans en -î, mais
formés le premier du mot turc il (qui a passé aussi en mongol; cf. aussi Quatre-
mère, Uist. des Mongols, p. 73), le second d'un mot ii'anien. Contrairement aux
habitudes persanes, ils ne sont pas réunis par une copule. De même, aux
lignes 17-18, le mot • envoyé •, • ambassadeur », est exprimé par deux mots,
l'un turc, l'autre persan (en réalité arabe), placés l'un après l'autre sans copule.
Il semble qu'il y ait là un phénomène un peu analogue à celui qui a fait juxta-
poser dans l'Indochine et l'Insulinde un mot sanscrit et son équivalent en une
langue indigène (cf. Huber, dans B. E. F. E.-O., V, 173).
(4) Le mot pour • ambassadeurs • est ici la mot turc iici {el'ci). Le pluriel
[17]
20 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Et si vous agissez selon vos propres paroles (1), toi qui es le grand
pape, avec les rois (2), venez ensemble en personne pour nous rendre
hommage, et nous vous ferons entendre à ce moment-là les ordres [résul-
tant] du ijûm (3).
Autre [chose]. Vous avez dit que si je recevais le baptême (4), ce serait
bien ; tu m'en as informé moi-même et tu m'as envoyé une requête. Cette
tienne requête, nous ne l'avons pas comprise.
emplo\'é dans la réponse de Giiyuk me paraît s'adresser à la fois au pape et aux
• rois » avec lesquels le pape s'était abouché avant de faire partir ses mes-
sagers. Quand Giiyiik vise le pape seul, il lui dit - tu ».
(1) J'ai traduit littéralement. Le sens indiqué par VuUers pour l'expression ne
semble pas aller bien ici.
(i!) Ici comme à la ligne 27, le pluriel de kâràl est écrit kârâllân au lieu de
ktiralân, et il en est de même pour le pluriel rasTiUân au lieu de rasïdân <à la
ligne 17.
(3) Il est intéressant de trouver ainsi attestée sans conteste dès 1246 la forme
yâsâ des historiens persans, au lieu qu'en turc et en mongol on a généralement
la forme régulière yasaq. Le « yâsâ • est la loi arrêtée sous Gengis-khan.
(4) Mot à mot " entrer dans le sUâm ». Ce mot n'est pas persan, et il était
inconnu jusqu'ici en turc comme en mongol. Il est certain que l'expression
répond au « baptizari et effici chrisliani » de la version latine. D'autre part,
dans une lettre mongole d'Arghun datée de 1290 et qui sera publiée au cours
du présent travail, Arghun parle des • peuples chrétiens » (kirislan irgân) et
de sa grand'mère qui était sUâmtai; cet adjectif est normalement dérivé de
silcim, et le sens en est sûrement « baptisé » ou « chrétien »; enfin Arghun
mentionne l'avis qui lui a été donné à lui-même - d'entrer dans le siUim •
{silâmlii)' oralii-^ai), et cette même construction reparait encore deux fois dans
sa lettre {silttm-liir orabasu, silàm-tur oraxsat); c'est l'équivalent exact, en mon-
gol, de la tournure que nous avons ici en persan. Mais qu'est-ce que le mot
si/iim, suffisamment technique pour qu'un scribe per.san l'ait employé ici tel
quel;' Notons d'abord qu'en écriture persane comme en écriture mongole, on
pourrait aus.si lire silàm; le mongol moderne prononce toujours x- devant i.
mais un certain nombre de ces si- actuels sont d'anciens si-, en particulier
lorsqu'il s'agit de mots étrangers arrivés au mongol par le tui-c. J'avais pensé
à un emprunt qui relierait siUim ou sildm à la racine sémitique exprimant
l'idée de salut; arrivant normalement par le syriaque, l'initiale y serait /-,
mais slmn a en syriaque le sens de • paix ., et non de • baptême ». Si je me
suis décidé pour « baptême », c'est qu'il y a dans le mongol écrit classique un
verbe silâindâ-, • humecter », « tremper dans l'eau », qui a des dérivés cau-
satifs et passifs réguliers, et qui serait lui-même tiorraalcment un verbe déno-
minatif issu de silàm. Ce silum, aujourd'hui inconnu en mongol tout comme
l'adjectif sitamldi, était-il primitivement un mot étranger? C'est possible sans
plus; on peut invoquer en faveur de cette origine étrangère qu'il n'y a pas un
seul autre mot mongol dans toute la lettre; mais les verbes dérivés issus de
ce mot n'ont dans le mongol écrit classique aucun sens religieux. J'ajoute enfin
que le rattachement de silamdâ- à sildm, qui me parait avoir de grandes
chances d'être fondé, suppose une priorité de la forme sildmdd- recueillie
par Kovalovskiï par rapport à la forme sildmddd- indiquée par certains dic-
tionnaires indigènes et par Golstunskiï.
[18]
LES MONGOLS LT LA PAPAUTÉ. 21
Autre [chose]. Vous m'avez envoyé (1) ces paroles : « Vous avez pris
« tous les territoires des Mâjar et des kirisliïn (2) ; je m'en étonne. Ditcs-
€ nous (luelle était la faute de ceux-là? (3) » Ces tiennes paroles, nous
ne les avons pas comprises non plus. L'ordre de Dieu, Cingiz-kliân et le
Qâ'ân (4) l'ont envoyé tous deux pour le faire entendre. .Mais à l'ordre de
(1) Ici et plus loin, je lis -'il, forme archaïque de la i° personne du pluric
pour -M.
(■2) La traduction latine parle ici de la mise à mort de tant d'hommes, • et
ma.\imc christianorum, et potissime Pollonorum, Moravorum et Ilungarorum ■.
La forme Mâjar est r('j,'ulii're pour le nom des Magyars ou Hongrois. Kirislân
ne peut représenter que le nom des • chrétiens • en généial; j'ai signalé dans
une note précédente la présence du même mot, sous la même forme, dans unn
lettre mongole d'Arghun do l-'90. On voit que la traduction latine introduit des
noms de peuples que la lettre persane de Giiyiik ne contenait pas, et qu'il n'y
a guère de vraisemblance qu'ils se soient trouvés dans sa lettre mongole. On
remarquera toutefois que la vereion latine de la réponse /de Guyiik est ici
étrangement voisine du contenu de la lettre d'Innocent IV ■ Cum non solum -
tel qu'il est exposé par Plan Carpin aux premiers Slongols qu'il rencontre en
Russie méridionale : • ... mandabat praeterea [Dominus Papa] quod mirabatur
de tant<à occisione hominum et maxime Christianorum, et potissime Ilungaro-
rum, Moravorum, Pollonorum ... ■ L'énumération n'est pas dans la lettre
même d'Innocent IV, et, où que Plan Carpin l'ait prise, il a du se souvenir
de sa traduction latine de la réponse de Guyiik en résumant rétrospective-
ment dans son récit de voyage sa conversation avec les Mongols de la Russie
méridionale.
(3) La lettre d'Innocent IV (d'Avezac, p. 479) disait en effet : mirnrl non
immerilo cogimur ve/iemenler ... à propos des dév;istations des pays chrétiens
et non chrétiens, et demandait quUI vos ad i/entium exlerminium moveril alia-
rum; mais elle ne nommait, nous l'avons vu, aucun peuple en particulier.
(4) Le mss. de Colbert a seulement ■ Chingiscan • (d'Avezac, p. 5!)5; G. Pullé,
p. 126); mais le mss. lat. 512 de Vienne porte ■ cingis kan et kan • (G. Pullé,
p. 125), et on a • Cyngis-Chan et Chan • dans la chronique de Salinibene
(cf. supra, p. 12). Même avec ce nom double, rien dans la version latine
n'implique qu'il s'agisse de deux personnages, et on serait assez tenté à pre-
mière vue de comprendre que Guyiik ne nomme que Gengis-khan, qui est à la
fois khan et qayaii (tja'an). Je ne crois pas qu'il y ait lieu de s'arrêter à cette
explication. Le .i ^s • tous deux ■ du texte persan implique Ijicn qu'il s'agisse
de deux personnages. Or c'est une tradition ancienne, qui se retrouve dans les
textes chinois de l'époque mongole — encore que l'histoire mongole moderne ne
la connaisse plus — que Gengis-khan n'a pas porté le titre suprême de r/ayan ;
ce titre n'aurait été pris que par son successeur Ogôdâi. En fait, nous con-
naissons nombre de cas où qa-fon (qa'an, qa'an), sans autre spécification,
est une désignation suffisante d'Ogodài (cf. par e.xemple Chavannes, dans
T'ounij Pao, 1908, p. 376; Chavannes a bien vu qu'il s'agissait d'Ogodui, mais
n'a pas reconnu le titre de qayan, donné cependant par les versions mon-
goles; je pourrais ajouter bien des exemples aux trois que Chavannes a
cités). Gùyùk mentionne donc ici les ordres envoyés en Occident par ses deux
prédécesseurs.
[19]
22 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Dieu [ces gens] n"ont pas cru (1). Ceux-là dont tu parles ont même tenu un
grand conseil (?) (2), ils se sont montrés arrogants et ont tué nos envoyés-
ambassadeurs (3). Dans ces territoires, les hommes [c'est le] Dieu éternel
qui les a tués et anéantis (4). Sauf par l'ordre de Dieu, quelqu'un, par sa
seule force, comment tuerait-il, comment prendrait-il (5)?
Et si tu dis : « Je suis chrétien (6); j'adore Dieu; je méprise et... [les
autres] » (7), comment sais-tu qui Dieu absout et en faveur de qui il octroie
f (1) On pourrait également comprendre « vous n'avez pas cru » en ponctuant
^1 au lieu de jj'.
(2) Je ne suis sur ni de la lecture ni du mot à mot. Ma traduction s'inspire
du • magnum consilium habentes » de la version latine; kalân, « grand »>
répond bien à magnum, mais j'ai des doutes sur ce qui précède kalân.
(3) Sur la double forme rasftllân-Uciyân, cf. supra, p. 18, n. 2. Ainsi que
d'Avezac l'a supposé (p. 595), Gûyiik doit faire ici allusion à la mise à mort des
envoyés mongols par les princes slaves en 1223, peu avant la bataille de la
Kalka. C'est sans doute sous l'inlluence de cette réponse que Plan Carpin note
(d'Avezac, p. 767) que • consuotudo enim est Tartarorum nunquam facere
pacom cum hominibus illis qui nuncios eorura occiderunt, quin de ipsissumant
vindiciam ».
(4) Nous avons déjà eu et aurons encore plusieurs fois, dans cette lettre de
Guytik, le mot ^tj.:i. qu'il convient de rendre par Dieu. Mais c'est là, dans le
texte persan, une traduction un peu infidèle à l'original mongol qui avait cer-
tainement ((Mî^rr*, leCiel(divinisé); et-leDieu éternel», ojjj c|j.à., quedonne
la présente phrase, habille d'un vêtement arabo-persan le mongka tàngri, « le
Ciel éternel », que portait sOirement l'original mongol; c'est aussi là le mdngû
tàngri par lequel débute en turc la présente lettre de Giiyuk. Les notions
exprimées par tàngri, yiidâi et même màngii (mongka) étaient d'ailleurs assez
voisines pour que Tangriberti, Khudâiberti et Mangiiberti soient pratiquement
autant d'équivalents turcs de Dieudonné.
(5) Le texte latin est moins précis « ... homo homini quid facere potuisset ».
J'ai admis que les deux verbes se rapportaient aux deux actions dont le pape
avait marqué sa surprise, le >■ meurtre - des populations et la « prise » des ter-
ritoires. Le mot pour • tuer • est généralement écrit en persan jJxS kusian,
mais notre lettre a toujours j;±,S kûslan, comme dans le cas présent. Je ne
pense pas d'ailleurs qu'il y ait lieu d'attacher grande importance à cette scriptio
plena, pas plus par exemple qu'à la double leçon .^si— ' suyjtn des lignes 8 et M,
mais .^jdï—' siixiin de la ligne 16.
(6) " Chrétien » est exprimé ici par le vrai mot iranien tarsâ, > trembleur •
on sait que ce mot existait déjà avec ce sens en pehlvî, sauf qu'il a pu désigner
au début les . moines •; comme tel, lise trouve déjà en transcription chinoise
dans l'inscription syro-chinoise de 781.
(7) Je ne suis pas sur du sens; le mot ^ J; -ârï a le double sens de > lamen-
tation • et de « mépris » ; je me suis inspiré du • alios despicitis « de la version
latine; le second verbe m'échappe. Vu l'entourage nestorien de Giiyuk, je me
demande s'il n'y a pas ici une allusion aux Nestoriens méprisés par les chré-
tiens d'Occident; la version latine, établie en présence des chrétiens Cinqai
[20]
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ. 23
la miséricorde, comment le sais-tu pour que tu prononces de telles
paroles (1)?
Dans la force de Dieu (2), depuis le soleil levant jusqu'à son occident,
tous les territoires nous ont été octroyés. Sauf par l'ordre de Dieu, com-
ment quelqu'un pourrait-il rien faire? A présent, vous devez dire d'un
cœur sincère : « Nous serons [vos] sujets (3); nous [vous] donnerons
notre force (4) ». Toi en personne, à la tète des rois, tous ensemble, sans
exception (â), venez (6) nous offrir service et hommage. A ce moment-là
nous connaîtrons votre soumission (7). Et si vous n'observez pas (?) l'ordre
de Dieu et contrevenez (8) à nos ordres, nous vous saurons [nos] ennemis (9).
Voilà ce que nous vous faisons savoir. Si vous [y] contrevenez, en quoi
en connaitrions-nous? Dieu en connaitra.
Dans les derniers jours de jumâda le second de l'année 644 (3-11 novem-
bre 1246) (10).
et Qadaq, prête à cette interprétation quand clic dit : ■ Sed vos, horaines occi-
dentis, solos vos christianos esse creditis, et alios despicitis. •
(1) Le texte persan doit subir ici rinfluence de la terminologie musulmane, et
ne donne sans doute pas une impression absolument fidèle de l'original mongol.
(2) L'original mongol avait sûrement tiingri kucun-diir, c'ost-à-dire la mOme
formule à laquelle correspond en turc [miiniju] liingri kûciindà au début de la
lettre.
(3) L>l il. Sur ce mot turc, passé en mongol et en persan, cf. Qualremèrc,
Ilist. des Moiiijols, p. U-15, et infra, mes notes relatives au cachet de Guytik.
(4) Le mot que je traduis par ■ force • est ici kiic, au lieu qu'aux lignes 20
et 24, il répondait à l'arabo-persan ^.^3. U est certain que le mongol avait
kùciin dans tous les cas, et la traduction latine a bien partout la même équiva-
lence • fortitudo -. Mais le correspondant turc du mongol kiicUn est kiic, et
on emploie en turc une expression kiic ber-, tout comme en mongol kiiciin
6(1; - donner [sa] force ■, au sens de • servir [quelqu'un] •. Sous les Mongols,
ou peut-être avant eux, l'expression a été copiée, en gardant le mot turc kiic,
dans le persan ,^1.5 ?-^ \ ''exemple que fournit la lettre de Giiyiik est plus
ancien que ceux réunis déjà par Quatremère, Hisl. des Monr/ols, p. S-lS-S-ig.
(5) J'emploie ■ sans exception • comme un équivalent de rl^-~ afin de
ne pas répéter ■ tous ensemble •.
(6) Au lieu de JjLj, il faudrait J_)L>.
(7) C'est-à-dire que (juyiik comprendra alors la sincérité de cette soumission.
(8) Aux lignes 20 et 30, jcL^est pour x^ .
(9) -ivj yâyi. C'est le mot turc. Quatremère lui a consacré une note (Itisi.
des Mongols, p. 128-129), où il n'y a à changer que l'hypothèse selon laquelle
ySyl pourrait être mongol.
(W) On a vu plus haut que cette lettre persane a été écrite exactement le
Il novembre 1216. D'autre part, si la version latine de Plan Carpin n'indique
aucune date, peut-être est-ce parce qu'il la lit sur le texte mongol, qui pouvait
n'être qu'un brouillon, et ne pas porter encore de date; j'ai exprimé, plus haut,
l'avis que ce texte mongol avait été finalement mis de côté.
[21]
24 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
J'ai traduit, mais sans les discuter, les trois lignes initiales
en turc. Il importe d"y revenir maintenant, en donnant d'abord
la transcription et la traduction de ce préambule en turc, et
ensuite le déchiffrement et la traduction du cachet mongol
apposé à deux reprises sur la lettre. Les deux textes s'éclairent
en partie l'un par l'autre.
1° Préambule en tnrc :
M{â)ngu t{a)nQri kuc{û)ndà | kïir {u)l{xiy; ulus n{u)ng taluï
nung \ yan y{a)rl(iy(g)m{i)z.
« Dans la force du ciel éternel, [nous] le khan océanique du
grand peuple tout entier; notre ordre ».
2° Cachet en mongol en six lignes :
Mongka t{a)ngri-yin \ kûcûn-dûr yàkâ mong^ol \ ulus-un
dalai-in \ yanu j{'/)rl{'i)y il- bol-(a \ irgàn-diir kurbàsii bûs-
iràtugui ayutu'iai \ .
« Dans la force du ciel éternel, du khan océanique du peu-
ple des grands Mongols, l'ordre. S'il arrive à des peuples sou-
mis, qu'ils le respectent et qu'ils craignent! »
La première ligne turque ne fait pas difficulté;' c'est la for-
mule initiale de tous les édits mongols.
Je lis, au début de la deuxième ligne turque, kilr ou gïn\
que je rends par « tout entier ». Ce mol n'a pas survécu en turc
avec ce sens précis, mais il a laissé des traces. C'est à lui que
se rattache le gïn-, « abondant », » puissant », de Tosmanli,
inséparable lui-même du kïir des dialectes de l'Altaï, aux sens
encore plus évolués. En mongol littéraire, Kovalevskiï a relevé
une expression kïir ulus, « tout le peuple », qui ne peut guère
être qu'un emprunt au turc, et qu'il convient en tout cas de
rapprocher de notre kïir idit-^ ulus. Enfin et surtout, le vieux
titre de gur-yan, gurkhan, qui a été porté par les souverains
des Keraït etdes Karakhitai, est toujours expliqué dans l'His-
toire secrète des Mongols en traduisant gûr {kiir) par p'ou,
« universel ». En somme, un souvenir de la titulature du gur-
[22]
nuc.
\4b^.. rv^MJfefiMSâBL..
- ■*»^
'W ^^5'^!&*^'î^^^"^"'2j»
Pl. II. — Sceau du grand khan r.ûjùl;.
Voir page [â-2].
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ. 25
khan se retrouve dans celle que prend ici l'empereur mongol.
Le mot suivant ^-'1 ne peut guère être qu'w/My, « grand », et
répond d'ailleurs à yalui du cachet, qui a le même sens en
mongol (1).
Ulus existe en turc et en mongol et se trouve ici dans le pré-
ambule turc ciimme dans le cachet mongol.
J'aurais fort hésité à proposer mon interprétation de la fin
de cette deu.xièrae ligne turque si le déchifTrement du cachet
mongol n'était venu la confirmer. On sait que le turc taluï,
« océan », se retrouve en mongol sous la forme dalai; or, au
taluï nung yan du préambule turc le cachet mongol répond
rigoureusement par un dalai-in yan; il n'y a donc pas, à mon
sens, de doute à garder sur la lecturo. Reste à expliquer ce
titre. L'idée première doit être celle de l'ucéan qui entoure le
monde; le souverain « océanique » est celui qui domine aux
rives de cet océan, c'est-à-dii'e le souverain universel. Il n'est
pas établi que .M. Ramstedt et moi-même ayons eu raison quand
nous avons songé, indépendamment l'un de l'autre, à voir dans
le nom de Gengis-khan, Cingiz-yan, une forme palatalisée de
Tengiz-7an,oii f('ngi:,« mer »,jou<'rait le même rôle que joue ici
talu'i (dalai) (2). Mais il est bien connu en tout cas que l'image
d' « océanique » a fait une grande fortune lorsque le dalai-
lama de Lhasa a reçu ce titre mongol au milieu du xvii" siècle.
On savait d'ailleurs que l'épithète tibétaine équivalente de
rQija-mcho, « océan », figurait déjà dans les noms de plusieurs
grands lamas avant cette date. Nous n'en serons plus surpris
en constatant que, dès la première moitié du xiii"' siècle, cette
même image entrait dans la tilulalure des Gengisklianidcs (3).
La fin du préambule turc n'offre pas de difficultés.
(1) Je lis bien àj| et non jj' ; il n'y a pas de c final.
(2) Les alternances l < c sont fréquentes dans les correspondances turco-
mongoles devant les voyelles palatales; on on connaît même quelques exemples
dans d'autres cas, par exemple la forme turque Tusi ou Tosi do Jo6i, nom du
fils aine de Gengis-khan. L'explication du nom de Gengis-khan par tanr/iz a été
proposée par M. Ramstedt dans ses Mog/iolica, p. -iô; sans connaître son travail,
je l'ai proposée plusieurs fois à mes cours, l'cut-étre n'est-ce pas un hasard si
Ibn Batûtah a Tangiz-/Sn comme nom de Gengis-khan.
(3) Cette partie de mon travail était déjà rédigée quand je me suis rappelé
que j'avais déjà rencontré un autre exemple du litre que prend ici Giiyiik,
encore que cet autre exemple n'ait pas été, lui non plus, relevé jusqu'ici. Dans
&3]
26 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Le début du cachet mongol est conforme à toutes les formules
initiales d'édits qui nous sont déjà connues, y compris l'ortho-
graphe consacrée (mais inexpliquée) mongka (1).
Le préambule turc faisait du khan le souverain du « grand
peuple », sans nommer autrement ce peuple. Le cachet mongol
spécifie au contraire qu'il s'agit des Yaka-Mongyol ou « Grands
Mongols ». Les Yàka-MongYoI sont l'un des quatre peuples
Mongols proprement dits qu'énumère Plan Carpin (d'Avezac,
IV, 645), et c'est à eux qu'appartenait la famille de Gengis-
khan.
Le mot jarliy est le yarlî-^ du turc, passé ici en mongol avec
la même orthographe, c'est-à-dire avec l'omission des voj'elles
qui est usuelle pour ce mot en écriture ouigoure ou arabe; l'écri-
ture mongole postérieure adoptera la scriptio plena.
Dans il bol'ict, il s'agit sans aucun doute des gens qui sont
il, c'est-à-dire « soumis »; ce mot turc que nous avons déjà
rencontré dans le corps même de la lettre de Guyiik, avait plus
ou moins passé en mongol ancien (2). Pour le second mot, je
ne puis lire autre chose que bolya, qui serait le participe passé
« non achevé » de bol-, « être », « devenir » ; ce qui me surprend
est que je ne me rappelle pas avoir déjà rencontré cette forme
de participe dans le texte mongol de VHistoire secrète des
Mongols.
Les textes d'édits de l'époque mongole se terminent régu-
lièrement par des défenses, suivies de la formule que si on agit
autrement, est-ce donc qu'on est sans crainte? Autrement dit,
craignez de désobéir. L'impératif à la 3° personne ayutu-(ai
(du verbe ayii-, « craindre »), qui termine ici le texte, est
le S 280 de Vllisloire secrète des Monr/ols, Ogodai, le prédécesseur de Guyùk,
est qualifié de dalai-in qa'an, ce que la traduction chinoise interlinéaire rend
par « empereur de l'intérieur des mers • {hai-nei houang-ti). Giiyiîk n'est donc
pas le premier Gengiskhanide à s'être qualifié d'. océanique ». Peut-être est-ce
le même titre que veut rendre Etienne Orbelian quand il qualifie Mongka de
« maître de la terre et de la mer » (cf. Saint-Martin, Méin. sur l'Arménie, ii,
131, 277; Brosset, Hist. de la Siounie, p. 229), mais j'en doute assez fort.
(1) Cf. J. A., mars-avril 1913, pp. 452-453.
(2) On sait que ce mot, en turc comme en mongol, a des formes il et lil (cf.
les dictionnaires de Radiov et de Kovalevskiï). Lt pourrait se lire il ou el,
mais l'écriture ouigouro-mongole ne prête pas ici à confusion, et le cachet de
Guyiik garantit, dans le cas présent, la lecture il.
[24]
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ. 27
donc tout à fait à sa place. Le mot précédent ne prête pas
non plus au doute; je le lis hiisirâdigiii, où je ne puis voir
qu'une orthographe un peu anormale de VïmpéraWf busiradiffài
d'un verbe buéirà-. Quant à bûsirà-, c'est là le verbe qu'on
écrit actuellement hUirà-, et qui signifie « respecter », « vé-
nérer ». La forme biiSirà- était celle en usage pour ce mot au
xiii" siècle; c'est celle qui est employée, en écriture 'pliags-pa
et en écriture ouigoure, dans les dcu.x tablettes ou p'ai-tseu
qui sont reproduites dans Yule-Cordier, Marco Polo, i, 352,
355.
Ce document n'est pas seulement intéressant au point de
vue des rapports de la papauté et des Mongols; il nous fournit
aussi quelques indications sur l'état de la civilisation mongole
avant que les Mongols n'eussent penché définitivement vers la
Chine.
Jusqu'ici, en dehors de la pierre dite de Gengis-khan qui
est conservée au Musée Asiati(iue de Petrograd et qui porte
cinq lignes mongoles, de déchiffrement malaisé, écrites sans
doute vers 12-20-1225, on n'avait aucun monument original en
langue mongole qui fût matériellement antérieur à deux ins-
criptions 'phags-pa de 127G et 1280 et à la lettre envoyée par
Arghun à Philippe le Bel en 1289; les six lignes du cachet
mongol de Giiytik viennent heureusement se placer à mi-
route. Voilà pour le point de vue linguistique. .Mais, du
point de vue des habitudes de la chancellerie mongole, le docu-
ment prête à des remarques non moins importantes.
1° Au point de vue de la disposition matérielle, la lettre
rapportée par Plan Carpin offre déjà la plupart des caractéris-
tiques que nous connaissons dans les documents mongols de
la fin du xiii« et du commencement du xiv" siècle, à savoir :
a) Le nom du Ciel Éternel et celui du khan dépassent les
lignes voisines sur la droite. .Vutrement dit, en écrivant de
haut en bas, ces noms particulièrement vénérables sont placés
au début d'une ligne et plus haut que les lignes voisines. Déjà
la pierre de Gengis-khan nous montre le nom de Gengis-khan
28 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
très en vedette en haut de ligne, puis à une autre ligne un
nom de prince distingué de même, mais à un moindre degré.
Il n'y a pas à douter que ce soit là un usage venu de la Chine
et, pour que les Mongols l'aient connu du temps de Gengis-
khan, il est bien vraisemblable qu'ils l'aient reçu des Ouigours
qui l'auront emprunté à la Chine avant eux.
|3) Les lignes 2 et 4 à 7 sont seules en retrait; nous retrou-
vons le même usage de ne mettre en retrait] que quelques
lignes du début dans les inscriptions mongoles de la fin du
xiiT siècle. Je pense que c'est parce qu'après avoir ainsi mis en
vedette l'éminente dignité du Ciel et du grand khan, on ne
tenait pas à perdre une telle marge tout au long du texte. Mais
le résultat est que lorsqu'au début de la ligne 15 on va à la ligne
pour le nom de Gengis-khan, ce nom n'est plus placé au-dessus
du début des lignes qui l'entourent. Enfin l'usage de la fin du
XIII' siècle et du début du xiv" voudrait qu'on allât à nouveau à
la ligne pour le qa'an, c'est-à-dire pour Ogodài ; mais je connais
deux inscriptions de 1276 et de 1280 qui, dans le même cas,
ont encore la disposition de la lettre de 1216.
y) La formule initiale, quoique en turc, est conforme en gros
aux habitudes que nous trouvons dans les lettres et édits à par-
tir de 1276, à savoir la mention du Ciel, puis celle du khan,
ensuite celle du destinataire avec l'indication que le documen
lui est adressé pour qu'il le connaisse. Mais tous les textes qui
s'échelonnent à partir de 1276 donnent le nom même de l'auteur
du document, au lieu qu'ici Giiyûk n'est désigné que par un titre.
o) La date du document est donnée comme toujours à la fin;
mais, contrairement à l'usage courant, elle est indiquée d'après
l'hégire. Si le document eût été remis à Plan Carpin en mongol,
il est probable qu'il eût été daté d'après le cycle des douze ani-
maux. Une autre différence est que tous les documents mongols
que nous connaissons par la suite spécifient toujours l'endroit
où ils ont été rédigés. J'aurai l'occasion de revenir sur ce point
dans la suite du présent travail.
s) Le cachet est apposé à la fin du document, ce qui est de
règle absolue. En outre, conformément à un usage que nous
retrouvons sur tous les monuments analogues, le cachet est
apposé, comme garantie, à cheval sur la jonction des deux
[26]
LES MONGOLS ET LA PAPAUTÉ. 29
feuilles de papier que l'étendue du document a contraint de
coller bout à bout.
•2'' Le document qui fut d'abord montre à l'ian Carpin était
en mongol. Finalement on le récrivit en persan. Mais pourquoi
alors les trois premières lignes sont-elles en turc? J'avoue ne
pouvoir répondre que par voie d'hypothèse. Le persan, langue
do Musulmans, déplaisait sans duute aux ^IongoIs pour ce
préambule consacré et presque sacré. D'autre part, le mongol
était tout à fait inconnu en «Jccidont, et surtout, je pense, ne
s'était jamais écrit en écriture arabe. Le turc offrait cet avan-
tage d'être une langue à certains égards voisine du mongol,
ayant en outre avec lui de nombreu.x points de contact culturels,
et (jue cependant on avait dû déjà écrire avec l'alphabet arabe
bien des fois. C'est pourquoi, j'imagine, nous avons, en tète
de cette lettre persane traduite du mongol, un préambule de
trois lignes en turc.
3" Un certain nombre de mots turcs se trouvent dans la lettre
persane (mais aucun mot vraiment mongol, si du moins iilain
est bien un mot étranger arrivé en mongol par le turc); la
plupart sont de ceux que les historiens persans de l'époque
mongole ont adoptés. Jusqu'ici on tendait plutôt à admettre
que ces mots étaient entrés en persan lors de la conquête mon-
gole. .Mais nous les trouvons déjà employés couramment dans
la lettre de Giiyak;, douze ans avant la chute du khalifat de
Bagdad. Sans doute, à ce moment, les Mongols occupaient
déjà une bonne partie de la Perse, et beaucoup des fonction-
naires qu'ils employaient en pays persan étaient d'origine
ouigoure. Mais on peut aussi se demander si cette invasion du
vocabulaire admini.stratif persan par des mots turcs n'est pas
antérieure aux Mongols, et due à l'influence des hordes turques
qui, dès la fin du x" siècle et même avant, se sont imposées
à toute une partie du monde iranien.
4° Une tradition, qui prend dans les textes chinois et mon-
gols anciens des formes assez divergentes et d'allure légendaire,
prétendait qu'au début de son règne Gengis-khan n'avait pas
de cachet et en ignorait même l'usage. En tout cas, il n'y a
pas à douter quUgodâi en ait possédé, et sa chancellerie avait
même pour l'expédition des pièces des règles assez compliquées
[27]
30 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
qui ne sont pas encore tirées bien au clair. Quant à Guyiik, le
cacliet que nous avons ici offre un intérêt tout particulier.
Plan Carpin (d'Avezac, p. 715) nous avait donné de son inscrip-
tion une prétendue traduction que Qadaq, « Bala » et Cinqai
n'avaient pas revue assurément : Deus in cœlo, et Cuyuc-Can
super terram. Dei fortitudo, omnium hominum imperatoris
sigiUum (1). Qu'il s'agisse bien cependant du même sceau,
c'est ce dont les termes de Plan Carpin et les circonstances
mêmes ne permettent pas de douter. Gûyiik venait d'être pro-
clamé et intronisé le 24 août. Il y avait alors à la cour mongole
un artisan russe nommé Cosmas qui se montra compatissant
envers Plan Carpin et son compagnon quand les Mongols
leur mesuraient la nourriture trop chichement. Cet artisan
russe avait fabriqué le trône de Giiyûk; mais il avait aussi
gravé son sceau. Et voilà comment la réponse de Guyiik rap-
portée à Innocent IV par Plan Carpin et qu'on vient de retrou-
ver au Vatican nous vaut par surcroît une double empreinte
du cachet qui avait été gravé pour le grand khan par le Russe
Cosmas.
P. Pelliot.
(1) Rockhill (Rubriœk, p. 26) avait supposé que ce cachet devait être mi-partie
en mongol, mi-partie en caractères sigillaires chinois; nous voyons aujourd'hui
qu'il était uniquement en mongol.
[28]
RAVAGES DE TIMOUR-LENG
EN ARMÉNIE
Au muinent où l'Arméno-Cilicie se voyait arracher son der-
nier roi par les Mamelouks d'Egypte, un autre conquérant,
incomparablement plus puissant et plus cruel, surgissait à
l'Orient. Entraînant à sa suite des hordes dévastatrices, toujours
grossissantes, dont son génie organisateur avait su former une
armée redoutable, il subjuguait les principales nations de l'A-
sie et jusqu'à la Russie d'Europe, substituant à leurs princes en
fuite ou exterminés ses lils et ses petits-fil.s. Tous les peuples
placés sur les pas de l'envahisseur furent sans doute meurtris.
Mais l'un des plus broyés, ce fut le peuple arménien; car la
vague de fer et de l'eu passa et repassa plusieurs fois sur l'Ar-
ménie.
Timour, l'homme de fer, surnommé aussi Lenk, le Boiteux,
par suite d'une blessure reçue au siè^-e de la capitale du Sistan,
se distinguait par une grande et vive intelligence, une vaste
mémoire, une fermeté inébranlable, dons rarement unis au
même degré, mais qui, mis au service d'une ambition insa-
tiable et d'une cruauté inouïe, allaient faire de cet homme l'un
des plus formidables fléaux qui aient jamais désolé l'Asie. Des-
cendant de Genghis-Khan par sa mère, il dépassa son aïeul
par l'étendue de ses exploits et aussi de ses ravages. Devenu
chef de la tribu de Bêlas par la mort de son oncle Seïf-Eddyn,
en 1360, Tamerlan, comme l'appellent les Occidentaux, conquit
successivement Balkli, Buchara, Samarkand dont il fit sa
capitale, puis envahit le Khorassan et la Perse septentrionale.
Ahmed Djélaïr, l'Ilkhan, après avoir essayé de l'arrêter, s'enfuit
de sa capitale Sultanieh et se réfugia à Bagdad auprès de son
frère. Tamerlan franchit l'Araxe sur le gigantesque pont de
[1]
32 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Djoulfa et entra en Géorgie par Kars qui lui ouvrit ses portes.
Au cri de guerre des Tartares : Sûrûn, en avant, la capitale de
Géorgie Titlis et toute la contrée furent conquises en peu de
temps. Bagarat, prince des Géorgiens, ou mieux des Aghouans,
conserva sa principauté, mais en abjurant la foi chrétienne
(1387). Les hordes dévastatrices promenèrent le fer et le feu
danslaSiounie, l'Ararat, le Touroubéran et le Vaspourakan.
Toute la région comprise entre le Kour et le lac de Van fut
abreuvée de sang, raconte le moine arménien Thomas de
Medzopli, témoin des événements (1). Cet historien, tant que
son fanatisme contre le concile de Chalcédoine n'a point l'occa-
sion de se déployer, doit être consulté sur les événements de
cette époque. 11 complète, heureusement, en ce qui touche l'Ar-
ménie, les historiens grecs et musulmans Chalchondylos, Du-
cas, Cherefeddin. Tout en tenant compte de sa crédulité,
on peut d'ordinaire lui faire crédit sur les atrocités qu'il
raconte. Ce qu'on sait de la barbarie du conquérant mongol
dispose assez à admettre tels autres excès, si horribles
soient-ils.
Bagarat, qui par son apostasie avait trouvé grâce devant
Timour, chercha bientôt l'occasion de secouer un joug odieux.
S'étant fait confier par son vainqueur le commandement de
quelques milliers d'iiommes, sous le prétexte de lui assujétir
toute sa nation, il engagea les troupes dans un défilé, et fit
secrètement avertir ses trois fils Georges, Constantin et David
de sa manœuvre. Les princes se portant au secours de leur
père le délivrèrent et firent un grand massacre des troupes
dont il avait la conduite. Timour ajourna sa vengeance qui
devait être terrible. Il poursuivit sa marche du Touroubéran
vers les régions de Taron. Le commandant de la contrée dépen-
dait de Kara-Youssouf, prince de la dynastie du Mouton-Noir,
(1) Histoire de l'impie Thamour, ea arménien; ras. 96 de la Bibliotli. nation,
de Paris, ancien fonds, du fol. 57 au fol. 84. Voir F. Macler, Catalogue des
Mss. armén. et géonj., n. 192. — Ui%t. de Timour et des Timourides, dans le
même catal. de la Bibliotli. nation, de Paris, n. 232. Le texte a été édité par
G. Schanazarian, Paris, 1S60. Les principaux passages de l'œuvre de Thomas
de M. ont été traduits en français par F. Nève : Exposé des guerres de
Tamerlan et de Schah Rokh, Bruxelles, 1860; voir aussi Tchamtchian, Hist.
d'Arménie, III, 419-430; Alichan, Aïrwral, pp. 321 sq. Aïapatoum, 503 sq.
m
RWAiiKS DE TIMOfR-LENG EN ARMÉMK. 33
sit-geant à Diarl^ikir. Kara-.Maliiuat, c'était son nom, essaya île
défendre le pays d..>nt il avait la garde; mais il fut rejeté vers
Mouscli, où se piirtèreut des lian<le>> de maraudeurs animées de
l'esprit sauvage de leur grand ciief. ïamerlan, pour alii'ger ses
propres dépenses et diminuer les richesses excessives de ses
généraux, leur avail imposé la rliargc d'enirelenir à leurs frais
les troupes dnnt ils avaient le commandement. Le eonquérant y
irouvait si in compte; mais c'était aussi un encouragement au
|iillage:et il n'est pas d'excès auxquels ne se portassent ces
ramassis de peuples divers, sous l'empii-e des mêmes passions
lirutales et de. la mèmc.voraciti-.
Les habitants de Bdcheni. au canlon de Nig, dans l'Ararat,
n'avaient eu d'autre alti-rnativi' que l'apostasie ou la mort par
le tranchant du glaive ou la pendaison; et l'i-vêque de la ville
Vanak avait subi un douloureux martyre. Les mêmes atrocités
se renouvelèrent dans .Mousch et les villages de Sassoun. Les
liordcs déchaînées faisaient fort larges la part du feu et celle du
glaive: mais heaucoup déjeunes femmes et déjeunes garçons
n'étaient soustraits à la mort que pour devenir la proie de ces
forcenés. Ne voulant pas subir la honteuse captivit»- qui l'at-
tendait, une femme de .Mousch, à l'approche des soldats
musulmans, égorgea de sa main son enfant au visage angé-
lique; puis, ayant gravi une roche élevée, elle se précipita en
bas. ne laissant aux infâmes ravisseuis que deux cadavi-es (1).
Actes r.'préhensibles. il est vrai, mais dont rinspiratinn n'était
pas sans noblesse et que pouvait excuser la bonne foi.
Les impitoyabli's rigueurs des troupes mongoles envers les
chrétiens étaient tantôt commandées, tantôt encouragées par
ïamerlan. Toutefois le potentat, avec son sens politique pro-
I ind et ses inspirations intermittentes de justice, oubliait par-
lois, même en face des chrétii-ns, ses instincts féroees et leur
aceordait une grâce inespérée. .Après la prise de Hagran. ou
selon d'autres, de Kars, il ht ranger en deux troupes 3D0 musul-
mans et 3(10 chrétiens; puis il leur dit : « On va mettre à mort
les chrétiens et rendre la liberté aux musulmans ». .V cette
déclaration, les deux frères arméniens de l'évèque de la ville
(Il Thomas de .Moil/.o|>li, ms. !Hi. fol. OJ et IJI.
[3]
ORUJIT r.lIRÉTIEN. 3
34 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
appelé Meghertitscli passèrent dans le groupe des musulmans.
Mais, contre l'attente générale, Timour ordonna d'épargner les
chrétiens etd'égorger les deux apostats (1). La franchise, d'ail-
leurs, était l'une des qualités de ce grand assassin; souvent il
l'honorait même chez ses ennemis. Aux princes et aux souve-
rains qui se soumettaient sans arrière-pensée il demandait
seulement un tribut avec des renforts de soldats. D'ordinaire,
avant d'en venir aux mains, il proposait la paix aux condi-
tions précédentes ; mais la captivité ou l'extermination étaient
le lot des vaincus, si avant de combattre ils avaient rejeté ses
offres.
L'historien déjà cité raconte qu'en arrivant sous les murs
d'une cité, il dressait d'abord un p;nilliin blanc. Par là, il indi-
quait qu'il ferait grâce aux habitants s'ils se soumettaient
immédiatement. Se heurtait-il à quelque résistance, il substi-
tuait au pavillon blanc un pavillon rouge et marquait par ce
signe que la ville pouvait encore ne subir que les ravages du fer
et du feu. Les assiégés s'obstinaient-ils à ne point capituler, un
troisième pavillon, de rouleur noire, leur annonçait que leur
ville était vouée à une entière destruction. La garnison et les
habitants de Van n'avaient pas été intimidés par les ravages de
la belle plaine de Mousch et ils soutinrent un siège qui dura
vingt jours au dire de Cherefeddin, et quarante jours d'après
Thomas de Medzoph. La ville ayant été prise par la rigueur de
la famine plus encore que par la force des armes, Timour
ordonna de réserver pour la captivité les jeunes garçons et les
jeunes femmes. Les défenseurs de la ville, chrétiens et infi-
dèles, furent précipiti'S du haut des remparts. Le sang arménien
continua découler à Ilots des bords du Kour jusqu'aux rives du
lac de Van. La famine suivit la dévastation des campagnes.
<Jn vit des malheureux se nourrir de chair humaine; la disette
augmenta le nombre des apostats, que la peur de la mort avait
déjà multipliés.
Le Ilot des envahisseurs roula ensuite ses vagues sur le Kur-
distan, puis sur la Mésopotamie. Bagdad ouvrit ses portes,
pendant que son prince Ahmed Djelaïr s'enfuyait vers l'Eu-
(1; Thomas (fol. 05) l'attache ce fait à la prise de Bagrau. Tchamtchiaii.
t. m, p. -126, le place après la pi-i.se de Kars.
[4]
R.\VA(ii:S DE TIMOUR-LENO EN ARMÉNIE. 35
plirate. Ces! pendant son st'joiir à Bagdad que Timour, qui
vniilait avoir ses troupes bien en main, fit jeter dans ie Tigre
tout le vin ilo la ville. D'autres villes de Mésopotamie, surtout
.Mardiii l't Ainid, oppnsèrent une vive résistance. Le conquérant
tatarc se vengea de son échec devant .Mardin en prenant d'as-
saut Amid et en la livrant au |iillage. Par une étrange incon-
séquence, tandis qu'il autorisait ses soldats à s'enivrer de sang
et à se charger de butin, il donnait vingt mille copecs pour que
les chrétiens élevassent deu.\ dômes sur les tombeaux de Jonas
et de saint Sergius, qu'il visitait en pèlerin, « distribuant par-
tout sur son passage de riches aumônes aux pauvres de la
ville » (1).
.A|irès avoir de nouveau poussé contre le prince de Kiptscliak.
Ti'katmisch, ses hordes redoutables, l'avoii- écrasé sur les bords
tiu Térek, 13!)4, avoir passé le \'olga, le Don, le Dnieper, ravagé
la région jusqu'à Moscou, entraîne à .Samarkand une foule de
captifs, et parmi cu.\ des savants, des devins et des ouvriers,
après avoir porti' sou épée, toujours victorieuse et toujours
ensanglantée, jusqu'aux sources du Gange, rasé et pillé Delhi,
capitale des Guèbres, écorché vifs les haliilants de Mj'rtlié,
gorgé sa propre capitale de richesses, Timour reparut en Géor-
gie et en Arménie. Melek-Gourghen, ou le prince Georges, fils
de Bagarat, s'était révolté, à la tète de ses Aghouans, et refu-
sait de livrer le fils d'Ahmed DJelaïr, souverain de Bagdad
réfugié près de lui. Pour atteindre les vaillants Albanais du
I aucase, jusque dans les retraites qu'ils jugeaient inaccessibles,
Timour fit monter ses soldats dans d'immenses corbeilles,
suspendues à des cordes de luu ou 200 mdres de longueur et
mues au moyen de poulies; arrivés devant l'ouverture des
retraites où s'abritaient les fugitifs, ils les criblaient de flèches;
ou entassaient à l'entrée de leurs refuges des matières combus-
tibles; les malheureux étaient ainsi consumes dans les llammes
ou étoufft'S par la fumée. Les forteresses n'étaient pas un abri
plus sur. Il y en eut vingt-deux de prises; leurs murs furent
rasés et leurs défenseurs égorgés.
La plupart des princes d'Arménie n'avaient pas attendu ces
(I) ClierefedUin, ch. 37, \>. ilb cité par de llamiucr, IJisl. de l'ICm/j. utlumau,
trad. II.Mlert. U, \>. 37.
[5J
36 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
sanglantes exécutions pour renouveler leur soumission. Talier-
ten, prince d'Ezendjan, était venu se prosterner devant Tiinour,
avait baisé neuf fois la terre et, se conformant à l'usage des
Tatares, pour lesquels le nombre 9 est sacré, avait offert à son
suzerain neuf espèces de présents, dont chacune comprenait
neuf objets. En échange de son humble hommage, le terrible
souverain lui avait offert l'étendard de queue de cheval et deux
timbales symbolisant son titre de prince vassal de l'empire, et
il avait signé son diplôme en y appliquant sa main trempée
dans l'encre rouge.
Peu de temps après la dernière campagne de Timour en
Géorgie, Taherten, de concert avec d'autres princes dépossé-
dés, implorait le secours du conquérant contre le sultan Bajazet
qui lui avait enlevé ses trésors et son harem, insulte abomi-
nable aux yeux d'un musulman. Bajazet avait d'autres torts
plus graves encore au regard du souverain tatare : il avait mis
la main sur Aniasia et d'autres villes arméniennes et donné
asile à ses ennemis. Aux menaces de l'empereur, le sultan
répondit par des insultes, et lui déclara qu'il s'emparerait de
son harem. Le défi était jeté et la collision entre les deux puis-
sants souverains devenait inévitalile; mais cette collision allait
broyer encoie bien des Arméniens. Timour se dirigea d'abord
sur Sivas, l'ancienne Sébaste, reconstruite par le prince seldjou-
kide Alaeddin-le-Grand, et qui comptait alors, dit Chalchon-
dyle, I20.U0U habitants (1).
La nature et l'art en avaient fait lune des villes les plus
fortes du royaume. Elle était entourée d'un mur élevé et de
larges fossés remplis d'eau sur trois de ses cùtés. Timour l'at-
taqua du côté de l'ouest qui était seul abordable. Huit mille
mineurs se mirent à saper les fondements; ils creusèrent des
souterrains, en soutenant les murs avec des poutres et des
planches, puis, mettant le feu au bois accumulé, ils firent crouler
une partie des murailles. Au bout de dix-huit jours, les assiégés
dé.sespérés offrirent de capituler. Le vainqueur promit tl'épar-
gner les musulmans; mais il déclara que les ciirétiens et, en
particulier, les l.dOU Arméniens qui s'étaient distingués par
leur inln'pidité .seraient réduits en esclavage. Or, après la reddi-
[l) L. 111, p. M7, OU. .Niebuhr.
ItWAGES DE TIMOin-LEXr, EN ARMÉNIE. 37
lion, le barbare reniant son serment, donna l'ordre d'enterrer
vivants les 1.000 Arméniens. Ils furent placés dix à dix dans de
larges fossés, la tète assujétie au moyen de cordes entre les
cuisses, et sur les fosses fut jel>' un plancliei- couvert de terre,
alin qu.' la niort de ces malheureux fût plus lente et plus
alïrense ( I ). .\ beaucoup de femmes fut iniligé un suppliée non
moins barbare; attacliées par la chevelure à la queue do jeunes
chevaux fougueux, elles furent mises en pièces. Dans la plaine
même où leurs parentes venaient d'être écartelées, nombre de
jeunes garçons furent jetés pieds et mains liés pour être broyés
sous le sabot des chevaux. Le champ ihéàtre de ces horreurs
fut ap|iel<' le ihnmp noir. C'est par de tels moyens que le con-
quérant forçait les survivants à lui livrer leurs trésors. Le
bourreau qui ne riait jamais ne dédaignait pas toujours les
plaisanteries les plus sinistres. Il (it étrangler les cproux
d'Amasia, alin. disait-il, de préserver les bien portants d<' la
rnntagion.
Hajazet, qui assiégeait alors Byzance, en abandonna le siège
pour se porter au-devant de Timour. Celui-ci continuait sa
marche triomphante, répandant partout la terreur. Cené'tait pas
seulement Bajazel qu'il combattait. Il considérait aussi le sultan
d'Egypte comme son ennemi déclaré. Berkouk, le souverain
mamelouk, qui avait anéanti le royaume arméno-cilicien de
Léon VI, avait été sommé naguère de' reconnaître la suprématie
lie Tiinuur, et il avait répondu en décapitant le principal
ambassadeur tatarc, Scheikh Sawé. Le fils et successeur de
Berkouk, Ferroudj, au lieu d'accorder à Timour les satisfac-
tions demandées, avait emprisonné ses envoyés. .Vussi le con-
quérant mongol se dirigea-t-il vers .\lep, place frontière de
l'erroudj en Syrie. En route, il s'empara do Malatia, Aïntab.
Le 30 octobre 1 KKt, il é'tait sous les murs d'Alep. Placé au
centre de ses troupes, derrière la redoute que formaient des
éléphants montés par des archers lançant, avec des flèches
enflammi'cs, du feu grégeois, il dirigea lui-même l'attaque. La
déroute des Égyptiens fut complète, et les représailles des vain-
queurs furent horribles. Le sang des habitants fut répandu à
Ilots sans distinction d'âge ou de sexe. Tandis que le sauvage
(1) Corp. scripl. Ilisl. byzanl. Ducas, 1. XV, p. 59-60.
[7]
38 RKVl'R DE lVjRIENT CHRÉTIEN.
guerrier prenait part aux cérémonies religieuses musulmanes et
célébrait sa victoire par un grand festin, ses soldats continuaient
le pillage et le massacre.
Quelques semaines après, Timour se dirigea vers Damas, en
passant par Hama, Homs (Ilems) Balbêk, ville alors très peu-
plée. Le 5 janvier 1 101, il écrasait près de Damas ce qui restait
de Tarraée égyptienne. Les débris des troupes de Ferroudj
purent entrer et s'enfermer dans la ville. Mais les assiégés,
certains de n'être point secourus, négocièrent. Au nombre des
messagers di'pulés vers Timour se trouvait le fimieux historien
arabe Ibn-Kiialedoun, qui sut par ses adroits compliments
gagner les bonnes grâces du terrible despote. Il fut convenu que
Damas, en payant un million de ducats, échapperait au pillage.
Après ];\ reddition de la ville, les savants, les ouvriers d'art et
les artisans, comme il avait été fait à l'égard des autres villes
conquises, furent envoyés à Samarcand. Mais le payement d'un
million de ducats ne sauva pas Damas. Elle fut livrée aux
llammes et sa population massacrée. On raconte que de l'im-
mense brasier formé partiellement par des boiseries de cèdre et
de cyprès, vernies de sumac et desandarac, se dégageait un par-
fum qui s'étendait à plusieurs lieues à la ronde. Le dôme de la
grande mosquée des ( Jmmiades, ehef-d'uîuvre de l'architecture
sarrasine, fut consunn'. Il n'y eut qu'un minnret qui échappa
aux flanimes, le minaret d'Aarous, sur lequel, d'après une
légende musulmane, descendra J.-C. venant juger les vivants
et les morts ; la préservation de ce dôme, entièrement recou-
vert de bois, fut considérée comme un miracle par les musul-
mans, 25 mars 1 101. Trois mois plus tard, le conquérant était
devant Bagdad.
Les ai'deurs d'un soleil de feu, réfléchies par un sable brû-
lant, l'intrépiditi' des d('renseurs, commandés par le gouverneur
Ahmed-Djélaïr tout dévoué à Ferroudj, tenaient en l'Chec les
assaillants, quand une grave négligence des assiégés permit à
Tin:iour de les surprendre. Celui-ci remarqua que les soldats de
la garnison, aux heures où le soleil était le plus ardent, quit-
taient les remparts, en laissant leur casque au bout de leur
lance et s'abritaient dans les casemates. Dans l'un de ces mo-
ments, un assaut général fut donné; et peu de temps après,
[8]
RAVAOFS r)K TIMOfR-I.RNr; V.S ARMKME. f^iO
l'rtondaiil tataro. orné d'une queue de cheval, llnttait sur li's
romiiarts. Alinird-Djelaïr s'écliappa avec sa fille; mais, suivi do
pivs par dos soldats mongols, ils se jetèrent dans IRuphrale et
se noyèrent. Bagdad détruite jadis par le Khan Ilnulagoii, suiiit
le même sort. Tamerlan ne laissa debout que les «Voles, les
mosquées et les couvents avec les imans, les professeurs et les
juges. Les habitants au-dessus de huit ans furent égorgés et
leurs tètes, comme jadis celles des 70.<l0<l victimes d'Ispaliau,
servirent ;\ la construction de sept hautes pyramides.
Kn regagnant la plaine de Kaiabagii. pour y prendre ses
quartiers d'hiver (1401 ». il reiut à .NaUhtchévan la soumission
dedorgui. le prince gtVirgien. .\u printemps suivant, Bajazet,
au lieu des satisfactions attendues, lui ayant lait parvenir les
messages insultants dont nous avons parlé, Timour activa .ses
préparatifs formiilables. .V cette époque, une comète gigan-
tesque apparut prnilant trois mois dans le firmament, en se
dirigeant de l'iiceidenl vers l'Urienl. Les astrologues de Timour
ne manquèrent pas de lui représenter le météore comme un
signe de sa prochaine victoire; aussi sa confiance en fut-elle
accrue. \u début du cnnilit, il semble avoir voulu éviter une
bataille avec le puissant sultan. .Mais il avait été blessé dans son
orgueil, et sa résolution pri.se était, comme «l'ordinaire, sans
retour. Il se mit en marche vers l'Asie .Mineure, en passant
par la plaine d'Erzendjan iKrzenga) et par Sivas. Il reçut dans
cette ville une dernière réponse de Hajazet, qui le sommait
impi-rieusement de comparaître devant lui. .Maîtrisant sa colère,
Timour chargea les ambassadeurs ottomans de dire à leur
maître qu'il consentait encore à lui pardonner, mais à la condi-
tion qu'il rendît au prince d'Erzendjan Taherten, se.s sujets
retenus prisiinniers et que le sultan lui envoyât son propre lils
eu otage. En présence des envoyés ottomans, qu'il voulait cdu-
vaincre de sa formidable puissance, il passa la revue générale
de ses troupes. Les gén<M"au.\, défilant l'un après l'autre devant
leur souverain, mettaient pied à terre, s'agenouillaient et féli-
I liaient le conquérant « toujours victorieux ». Celui-ci répon-
ilait par quelque chaude [larole d'encouragement ; il compli-
menta surtout son petit-lils .Mirza .Mohammed-sultan, qui, le
premier en Orient, venait de vêtir ses soldats d'un uniforme et
[9]
40 REVCE DE l'orient CHRÉTIEN.
de former deux régiments de cuirassiers. La revue fut terminée
par la priore.
Les deux souverains étaient é.Li'aux par l'orgueil et le courage.
Mais, cette fois du moins, Timour fut incomparablement plus
prévoyant que son rival. 11 envoya des émissaires auprès des
troupes tatares qui servaient dans l'armée ottomane, afin de les
rallier à sa cause. En six jour,s, Timour atteignit Césarée; six
jours plus tard, averti de l'approche de Bajazel, il arrivait à
Angora et choisissait une forte position sur les bords de la
rivière Tchibukabad. Bajazet la Foudre (Yildirim) avec une
armée de cent mille hommes exténuée de fatigue, privée d'eau,
mal payée et mécontente, n'hésita pas à risquer une bataille
contre une armée de 1 ou 500.000 hommes, ayant une foi
aveugle en son chef. Le combat acharné de part et d'autre,
signalé par la défection de quelques troupes ottomanes, se
dénoua par la victoire complète de Timour, que ne purent que
retarder la vaillance de 10.000 janissaires et 10.000 cliréliens,
de Servie. Bajazet fut fait captif. L'empire ottoman, déciiiré à
l'intérieui' par les rivalités des fils de Bajazet, semblait devoir
s'écrouler.
Ce ne sera qu'après ilix ans de lutte que le plus jeune, le plus
modéré et le mieux doué de ces princes, achèvera de vaincre
ses frères et n'unira en un seul faisceau toutes les forces otto-
manes.
Le \" décembre 1102, Timour arrivait devant Smyrne. Cette
ville était occupée depuis un demi-siècle par les chevaliers de
Rhodes. Sommés de payer tribut ou de devenir musulmans,
les hospitaliers commandés par le grand-maître Frère Guil-
laume de Mine, rejetèrent avec mépris ces offres et ces me-
naces. La place ayant été prise d'assaut, les chevaliers se
frayèrent un passage à travers l'armée mongole et arrivèrent
à la mer où les attendaient des galères: mais les chn'tiens de
l'île furent immolés, et leurs têles unies à des pierres furent
employées au trophée dont la vue délectait ce monstre à face
humaine. Quelques jours plus tard, aux environs d'Éphèse, des
enfants musulmans vinrent processionnellement en récitant les
sourras du Coran, faire appel à sa générosité. Il leur répondit en
les faisant écraser sous la charge d'une troupe de ses cavaliers.
[10]
RAVAGES DF. TIMOLR-LF.NG EN ARMIÎXIE. Il
Timour, au faite de la puissance, revint triomplialement ;'i
Samarkiintl. L'impitoyaljlc despote avait accumulé partout
d'iiuiui'nst'S ruines; il avait rasé maintes cglises-arménienncs,
et, paruii celles-ri, l'église des 10 martyrs de Sivas couronnée
de 40 coupoles. Plusieurs des nombreux chrétiens immol(''S par
son ordre méritent bien le nom de martyrs. .-Vinsi en est-il de
Tévèque de Sébasti', .Stepliauos. Et parmi les di-portés qu'on
peut estimer au di'là de 200.000, combien ne comptait-on pas
d'.Vrmr-niens'.' Ce conqut-rant qui entassa plus de ruines que
tous les souverains vandals, protégea, à l'intérieur de son
royaume, les lettres et les arts. De là, sa constante préoccupa-
tion d'envoyer dans ses villes prim-ipales, surtout à Samarkand,
ceux qui pouvaient contribuer le plus à la gloire et à la pros-
périt»' de ses États : artisans, maçons, tailleurs de pierre, ou-
vriers d'art, comme les fabricants d'armes de Damas, enfin, let-
trés ou savants en toute sorte de sciences. Dès le début de snn
règne, il avait donné à Kescli, sa ville natale, le nom quelque
peu prétentieux de Dôme de la science et de la civilisation
(1379). Son code législatif et militaire, appelé ïouzoukal, mal-
gré ses défauts et ses lacunes, révèle son esprit d'organisation,
et sa fameuse bibliothèque de Samarkand, son goût pour les
sciences et les lettres, qu'il n'eut jamais les loisirs de cultiver.
Les colons chrétiens, transportés dans le Turkestan et le Klio-
rassan. servirent aussi son dessein. Mais nombre d'entre eux, en
particulier parmi ceux qui furent transportés des rives du Kour
à Kandahar, ne tardèrent point à passer à l'islamisme et ne gar-
dèrent guère d'autre indice de leur ancienne religion que la
coutume de tracer un signe de croix sur leur nourriture au
moment du rejjas. Celui que la conquête de vingt-sept royaumes
ne pouvait satisfaire, entreprenait celle de la Chine, quand il
mourut àotrar,. à l'âge de soixante et onze ans (I 1()!)).
Placée sous les continuelles menaces de hordes avides de
jullage et de sang, la vie spirituelle des Arméniens était trop
paralysée par la crainte, trop dominée par la violence puur
s'épanouir et prospérer. Ils ne manquèrent pias les Arméniens,
qui. afin de sauver leur situation, leur avoir ou même leur
existence, renièrent, du moins des lèvres, le Christ puur .Maho-
met. Mais un certain nombre de ceux qui défaillirent ainsi par
[U]
12 re\'i;e de l'orient chrétien.
peur de la mort, de la confiscation de leurs biens ou de l'exil,
rejetèrent la profession de foi musulmane, dès qu'ils le purent
sans de trop gros risrpies. Tel fut l'Ischkhan Sembat, lils d'Ivanè,
petit-neveu de r('vêque Klienne Orpélian de Sunie. Sembat, qui
gouvernait la partie supérieure de cette province, sauva sa \ ie
en embrassant l'islamisme. Il n'en fut pas moins entraîné cap-
tif à Samarkand par Timour. .\u retour, il fut assez habile pour
revenir au christianisme sans e.xciter la colère de ses maîtres.
Son fils Péliguiné, nakhai'ar plein de ressources, chrétien aussi
ferme que prudent et bienfaisant, hérita du gouvernement de
son père; et maints Arinéuieiis persécutés trouvèrent près de
lui encouragements et appui (1).
D'autres nobles .arméniens qui, à l'instigation de Mélik
Omar, petit-fils de Timour, avaient renié le Christ, firent aussi
plus tard amende honorable. On cite parmi eux le frère de Sem-
bat, Bourthel, gouverneur d'Orotn; Tarsaidj, seigneur d'Eké-
ghiats; Souratmisch, seigneur de Makou, et un personnage de
l'Ararat, nommé Aghidan (1 l-'l).
Plusieurs des chefs de l'Église arménienne périrent victimes
de la barbarie musulmane. Mais quelques-uns d'entre eux, s'ils
ne connurent pas les hontes de l'apostasie, ne méritèrent pas
davantage les honneurs du martyre. Ainsi, ce fut à l'instigation
des chrétiens que Mélik Omar lit saisir et égorger le catholicos
Théodoros (1.377-1393). Avec lui, raconte Thomas de iMedzoph,
furent immolés seize notables chefs de famille arméniens. Plus
triste encore fut lu lin ties deuxième et troisième successeurs
de Tliéuduros. A la mort de Garabed I, le vartabed Hakob ou
Jacques III de Sis avait été investi du patriarcat par la protec-
tion du gouverneur musulman. Bien qu'il fût mal affermi sur
son siège et que son élection fût fort contestée, il faillit un
moment, à la faveur des divisions des suffragants d'Aghthamar,
réunir ce siège sous sa dépendance. Mais loin de réussir dans
cette tentative, il ne put déjouer les complots de son entourage
et il fut empoisonné par quelques-uns de ses moines (-2); non
moins lamentable, le sort de son successeur Grégoire VIII,
enfermé dans une forteresse, puis mis à mort. Un peu aupa-
il) ïchamtchian. 111. llo. Nous aurons l'occasion de reiiarlei- de Péliguiné.
(2) Tchamtchian, 111, -157.
[12]
I
nAVAOES DE TIMOt'R-l.i:\r, F.\ ARMKXIF.. 13
iMvant. il avait étf'- excommunié, en punition do f=;on apostasie.
Tcilo est du moins la conclusion, d'ailleurs assez flottante,
du Wtc Tiliaintchian ( 1 ).
I.a iilupart des pastiiirs di' l'Arinéiiie, encore qur leur vie
-piriluelle lût aiipauvrie par leur séparation de TKglise univer-
-elle. i^ardaient ct'pondant une foi inviolable en la divinité du
Christ, .appartenant par leur bonne foi à l'àiiie de l'Église catho-
lique, des Arniénii'n.-; île toute classe, de tout âge: occlésias-
liquos, hommes, femmes, jeunes gens continuaient de donner à
.'ésus le témoignage de leur sang. Ce n'est pas que, chez les
maîtres ou les guuverneurs îles provinces arméniennes, il y eùl
alors un système arrèti' de persécutions en vue d'amener les
.Vrméniens au niahomélisme. .Mais, ta part quelques chefs vrai-
ment modérés, la plupart considéraient leurs sujets chrétiens
comme des gens corccab/cs et taillables à merci, comme des
esclaves dont les délits, vrais ou supposés, à l'égard du Gouver-
nement perse ou ottoman, se transformaient vite en crime capi-
tal. Ainsi prévenus, les gouverneurs ubi'issaient aveugli'ment à
leur barbarie native et à leur fanatisme. Ils étaient prompts à
lancer une sentence de mort, à laquelle ils ne laissaient qu'un
moyen d'éehapper : l'apostasie.
.Ahmed I Bonrhaneddin [Preuve de la Foi) ayant mis la
main sur Sivas, tandis que d'autres émirs s'arrogeaient le Gou-
vernement de Tokat, d'Amasia, etc., eut à réprimer plusieurs
révoltes, auxquelles étaient mêlés ses propres soldats. On
lui signala comme instigateur de l'un de ces complots l'ar-
chevêque de la ville, Stéphanos, et les moines du couvent du
>V//»/ Signe, dont il était l'aradchenord. Le prince lui offrit un
seul moyen de se justifier et de prouver son loyalisme : c'était
de devenir musulman. Stéphanos et deux de ses moines, ."^yl-
vestrios et Thorps, préférèrent mourir cl). Le bourreau dut s'y
prendre à plusieurs lois pour trancher la tète de l'évèque dont
la taille était gigantesque et la force extraordinaire. Son visage
(1) Ouvr. cité, p. 457.
|2| Voir llnvits nor Vkaner, Xouvfniu- martyr» itrmèiiiens (1105-18131, par
Manandian et .\djarian, Valarcliapat, 1003, p. 137-100, ouvrage critir)ue d"aprés
les sources et la confrontation des mss. Revue liazmuve/i, article d'.Vlichan,
1848, p. 131. Tchamtchian, 111, -131-433. Ilaisinavouri], 3* éd., p. i^l-iGii.
[13]
44 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
fut broy»' sous les coups et son corps dépecé (1387, 836 de l'ère
armén.). Quelques monastères arméniens, notamment le Saint
Signe, furent ensuite pillés, grevés d'impôts. Le supérieur
Micliel et 36 moines ayant refusé d'accepter la foi mahométane,
furent associés au martyre de Stéplianos. La même année,
après la prise de Bdschni, l'évêque Vanakan et plusieurs chré-
tiens mouraient aussi témoins du Glirist par Tordre de Timour.
Même parmi les catliolicos d'Aghtliamar, qui formaient un
schisme dnns le schisme, il en est un qui peut être considéré
comme martyr, bien qu'au récit de sa mort, il se mêle certaines
circonstances assez romanesques. On raconte que le sous-gou-
verneur Djafar, siégeant à Ostan, proposa au catholicos Zacha-
rias (1378-1393) de lui confier un dépôt, pour avoir le moyen
de le compromettre. L'archevêque flairant un piège refusa; de
là, altercidJoni't violences exercées sur Zaeharias. Des Arméniens
di'livivrenl alors ce dernier des mains du sous-gouverneur.
Celui-ci, feignant d'être victime, s'arracha les cheveux, se
meurtrit le corps et accusa l'archevêque auprès du gouver-
neur Izdin. Que les griefs deDjafar fussent fondés ou non, il paraît
du moins que le gouverneur lui promit son acquittement à la
condition qu'il renierait le Christ. « .Je suis innocent, répondit
le catholicos; mais, fussé-je coupable, serait-ce une raison de
renier le Chi-ist qui ne m'a jamais renié? » Zaeharias, le corps
dépouillé (le ses vêtements, la corde au cou, fut traîné dans les
rues de la ville: et sous les coups de pierre et de bâton dont la
foule l'accablait, sa tète fut brisée et sa cervelle répandue sur le
sol (1393, 842 de l'ère arm.)(l).
Si la loi musulmane jugeait digne de mort un catholicos qui
ne voulait point payer son acquittement par l'apostasie, quelle
condamnation ne devaient pas encourir ceux qui, regardés à
tort ou à raison comme ayant embrassé l'islam, revenaient
ostensiblement au culte chrétien? L'Eglise arménienne compte
parmi ses martyrs un homme île Bitlis, nommé Avag, Grand.
.\ttaché penilant trente ans à un Perse de Salamast, en qualité
d'intendant, il s'i'lait probablement associé à ses usages reli-
gieux. Mais revenu dans sa ville natale, il se remit à fréquenter
1) Xouv. matiyrs, p. 170-183.
[1-1]
RAVAGES DE TIMOUR-LEyC EX AHMENIE. -Il
l'église chrétienne. Saisi par les musulmans, il refusa d'abju-
r<T, ft fut frappé à coups i\o li;\ton et d'épée jusqu'à ce qu'il
rendit losprit (-j:! février \'.)00) (1).
Plus d'une fois, le martyre fut la conséquence d'un jugement
ayant, à son point de di'part, la passion impudique de quelque
malionii'-lan ou même de quelque musulmane qui, rebutés, se
liient accusateurs. Et, ici encnre, la seule voie ouverte au chré-
tien uu à la chrétienne pour se justifier était l'apostasie, .\insi,
en i:î9S, fut lapidée à Oslan. I.3!>S, la belle Tliamar, surnommée
la perle de .Mokq et le jeune et lieau Khosrov de (iant/.ak. pour-
suivi par une musulmane (2).
Plus extraordinaire encore, le martyre de cette pénitente
d'.Ardjesch, appelée Klisabeth, qui d'abord entraînée par de
j''unes musulmans persans, avait trafiqué de sa beauté et aban-
tlnnné sa religion, à Bergri. Après plusieurs années d'égare-
ments, elle s'était retirée à Van, sans doute afin il'y reprendre,
inconnue, le libre e.xercice du christianisme. Un jour, sur une
place publique, discutant avec un chrétien et voulant con-
vaincre sou interlocuteur de la vérité de son affirmation, elle
s'écria : « Ce que je dis est certain, je le jure par la .sainte Mère
de Dieu. » Des musulmans, qui conilaissaient sa vie passée,
l'entendirent. Ils voulurent la contraindre de rétracter ime
parole contraire à la foi des mahonn'tans. Elisabeth refusa de
reniiT la maternité divine de la ^■ierge Marie. Conduite devant
le pacha Khatlmun et, persistant, malgré les promesses et les
menaces de ses juges, à confesser que le Christ est Dieu, et la
\ ierge Marie, mère de Dieu, elle fut condamnée à être lapidée
I3i)l)(:j).
.\insi, les dénonciateurs des chrétiens, qu'ils fussent perses ou
"Uomans, étaient d'ordinaire favorablement écoutés des juges
mahométans et les victimes étaient souvent réduites à cette
alternative : la mort ou l'apostasie. -Si confiante qu'elle fut dans
1 1) .\ouv. martyrs, p. 15--l(j5.
{i) .Sui Tliamar, .Voiir. marlyr*. |i. 186-107; siii' Khosrov, p. 23-3'.i; /lanëi/yr.,
par Mkliitliar liolscli, 32-3'.i; citations de.s llaïxuiiiriÊurq. 13-15. La date de ci'
iiiailj re est fautive cliez Tcliamtcliian; il eut lieu en 1107, 10 janvier.
^3; .Voui'. martyrs, \>. lOC-lC'J.
46 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
le verdict de ses chefs, une foule fanatique ne l'attendait pas tou-
jours; et comme les lapidateurs du premier martyr Etienne, elle
se laissait aller, contre le prévenu chrétien, à tous les emporte-
ments de son zèle sauvage. Dans les récits des martyres conser-
vés par les traditions arméniennes, il n'est pas le moins inté-
ressant celui de la pauvre Ilimar de ^'an. Après avoir vu périr
son mari par la main des soldats de Timour, dans le carnat;e
qui suivit la prise de Van, elle avait été recueillie par un Kurde
et était devenue sa femme, sans toutefois abjurer le christia-
nisme. Un jour, cependant, menée par les parents de son époux
devant l'église chrétienne, elle consentit à jeter, en signe de
reniement, trois pierres dans la nef du lieu saint, \ingt ans
plus tard, le remords assoupi ou combattu linit par l'emporter.
S'étant réfugiée à Makou, dont le gouverneur était chrétien,
elle voulut y reprendre ses anciennes praticiues chrétiennes.
Mais on lui déclara que c'était à \"an, devant les témoins de ses
scandales, qu'elle devait se rétracter. Revenue à Van, et recon-
nue au sortir de l'église par des Perses musulmans, elle avoua
ses remords cl son repentir. Avec une satisfaction qui se tra-
hissait sur son visage, elle se laissa mener sur une place
publique et tomba, vraie martyre, sous les pierres dont on
l'accabla, « ayant reçu ces pierres à l'instar de roses », disent
ses .lc/t's( 1-118) (1).
r. Fr. TOURNKBIZE,
lirofosseiir à l'Univei-sité Saint-Joseph, Beyi'outli, .Syrie.
(1) \ûiii\ i/iiirli/is, |i. ■.!:il-v;iS.
[16]
LES i>s(:iuPiio.\s \i{>ii:menm:s dam
DE BALIXAIR ET DH MAHMACHl^N
(Sifife.)
16
A.NI. — Sur le iiiiir extérieur de léglise de Saint-Grégoire
des Apuugliamriens {\e n" ."> du Plan), coté septentrional :
I. -/■■M'/''/''///.('.'//'.'j,/.///////'."i/.'/.('./'/'"i:('.///;//v'./'.'r'//'.v,
lll"hl''N'l''l-lirilhl'
l;lll:l'hir.hl'l:
;i. hni:!{(\njVhi\'hi\(sic!)'ii'iihi'ni>i'H;r:i.rMi.ir.riihr,i'.
I'h-'l,ll'l.l'.li(':i.lll'l'llil'hl;l>
', rj'-ijr:iHii\Hn:,i':i,'hiisi'.i'r:i.u\i>i'hini'i-i'i''i-iii'iihi'h
'i.r-r.i'i'hiiiiir.ir
:.. <ihhlhH'hlllhll'llllh-'ll'.l>hhr,l--i.hm'llh'h Ul\hl''JM-
iisi;<i>r:i,-i,iiiii,-i>oiii'-
(,. iN'hiisr.<i>iii'hV''u\Hin\vi'-i\^Vhi\(U'nnuwhiii'ui'.
iriyt.iii>fNU->-i'iii'iii'.
7. LSh<i>i\iri,iiii:\ji\in.hiiiir.i<i%r.iiiu^i\u\i'.i'i'.ii:iiA.h
hUhr.i-r.i'i'hhir
.s. U\hl'i/H'hUIII'lll;hl^Wfl'NISl'.'l>ni'OV.m:'i,ni'rr-l\
l'fhll'ri;ll-l,lll;'l('.l>
'.». ^•/^'^^/wwW'^•^/'/J77'/./!^./•/'•^('./'"J,i■(•^);^.«'/>./.■^^•^/'./^^.
.v.i'iirrM'hiih
10. /VW:/'^/•■^///.r.'i.;•;r./^^///./'/'•/•./'^/'/^//;T^'/'//^/•.•^î{r./'^.'^.
UV.hlIhl'I'-'i.n
il. rrJI!lh'inil\hin\nhlH;lirM'l\U\iA\Hil;hl;nj;lihn
!niU'.in,H\ii'h
48 REVUE DE l'orient CHRETIEN.
12. i'>i\'i>VM-(''i''ii^'U'rihru\bi'i\hinvhiyi.iyh<W'UdUx
hni'l'UM'I'hl;!'
i;j. î;///"/-/'//t/'/'///'-;//'/-/'//frj,t/';?j7:Ar.;{/'r."///.s'('./r(,/;/'
1 4 . (uih'hnh in\s'i.!>i''id\ii'ni:i'tni'ii\sv,i'i'i>'H'ii({iii\i'i':,
'iMUJ.Hih H-III'H
Transcription : /' 'hS(<f' |r7ni_iui^iiiî(|iii, in/ t^ii^^ijinji^m^, ^'u^nij
uuin II III mil, "/"If' l'nj'fi'l'i'l, uL lannAi '«iiiiii iiiiiiiii/i, •.iiiinii hnjuiu—
liiiiii, /(içuiçiiifei- iiiliinbii ç/i II <Juii-nç Pilht Mii'ima" /iiiii/jIhilk/Luiu,
iuil ^lunUEjQiiii II o ti II II luuiti II ti/iiinili, cfl ^/liinti/i niiiiii «^luliiifiiniiiiiiiiu
^uiLn />"fii ''n/"f"n"() "*- lii/uiiii-n /'""( *^""''/t/'i t"*- P"J'l h""i
llbniinli . Ifi- ^[thlinn iir/liLiii/i /•, nl/iiLiii» l/iiiLi/iiiiiiliiiii cl nUiiLiiti
l^'hplttiiniiiinnn : f/jL iiiiiiiiJfii/i niii^iiiLiiii/iiiii iiiiii ç, nii nuiur;h itLiiiiiuta
n iliiLnii f/Liii/ii/iiiililiiiii] alunit nu uuiliiIi (lULnuilnui ttiniuunbu^
CL iMiiiiiiii/rrli /il) *^iiiLiili hnlinnpnt • '»l Ii (/iiliiii 7*ii/iiiiniiii/inii
nniur;h nLnniuhJ nu pkiiJi Uiînuitjif iil ii^iiiiîiiihtu Iiu Liuuuunu
llln/l^u, ^lutini^n . lîL mil iiiV^ilil.iTliilltlfi ni lll'-lil/r'/lli Ll illlliimilll iiLlipill-
ujiuhnnt tltnjutuu iiiiiiAiii/i iiiLiiLiinli miimifiiiili /, iiilii : <*/f'l, u/Jii
np II pm^iilliiiii/iii /i/i/iiiliiiliiiiiiii i|m(i| oiililli mmi/lmli^, Ll liiiiil tlinltn—
nmi fiL IIILII mlitiliç, /iiihi/ijiiii |/iii/' /i -^'"liiç, itl i//iiiiliii, fci. Il
llnLnn ^iiuLiiili /iL uirl^ ^iiiiiimiii/iiiiiiiiiii, iïi. iiuianli tinniii P^i/
îjni-iiiiii/i i)iiiiiifi\/ili mil iii^ . /ml/ 1/ m m m/i II \' ii/iiiiii uiLn^^liLtui wnh '
/•t"/"jt :
Traduction : « En IS'.), moi, Aplgharip, inarzpan d'Arménie,
fils de Grigor et petit-fils d'Apougliamr, princes d'Arménie,
oijligé par l'amour filial, bien que, comme fils cadet, je n'aie pas
connu mon père, j'ai construit ce lieu de repos de mon père
Grigor, de mon frère Hairizé [et| de ma [sœjiir Séda; j'ai aussi
construit deux chapelles : de Saint-Etienne el de Saint-[Cliris-
tophe. Ejt les conditions pour lespnMres sont : qu'ils célèbrent
chaque vendredi l'office, dans la (chapelle) de Saint-É[-tienne],
pour ma mère Chouchan, et le samedi pour mon père Grigor;
qu'ils célèbrent aussi {rorfice)chaque vendreili,daus la(cliapelle)
de Saint-Christophe, pour ma sœur Séda, et le samedi pour
mon frère Hamzé; mais au lieu du vendredi du jeûne pré-
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aM. 49
liminaire ou du vendredi de carême ils célébreront 8 jours
(ruffice), à des jours libres. Or, si l'un des prêtres de ces
églises s'oppose à cet ollice, ou le néglige et laisse passer les
j'>urs, qu'il soit maudit du Père, du Fils, et du Saint-Esprit
et des :US Pères, et que sa part soit avec Judas le traître;
mais que celui qui accomplira cet écrit soit béni. — l'ar
Guéorg. »
LiLTiie I : :,„„5 pour tu.^n^ . — .{ : [,âh pour/,.Mt . ^.m,,„,„„j,„
P'jur (i«iji«,j„. — .5 : uLUmli signilie « chambre », mais j'ai
tra.liiit .. chapelle », comme le sens l'exigeait. — 9 : ...^.Lt pour
unMh, du verbe u,n.Uâ . — 10 : nLpp„/J,„L"j forme vulgaire
pour nLpp,..pn,.g, génitif pluriel de nLpp,„p, ce dernier "avec
la d.'sinence vulgaire -„,t/, forme le nominatif pluriel. —
Il : ipL pour t^t. _ 12 : u^^bp^.u pour u,;jt,.,.„L„, .
iiiïiyLt pour lulijnLgiullç .
La date 489 de l'ère arménienne correspond à la date 1040
de notre ère. — Figure n' 4.
17
ANI. — Sur le mur extérieur de l'église de Saint-Sauveur
(le n" 6 du Plan), côté oriental :
1 . + l'inïHi'Hihi'.iiu.hi'iihin'.'iii 'I lU'Minh'hbdh^- a
//•/. ■
■2. UhbHIU'lW'H'UilMill'hl'VXll'UllNl.i'il' ('.7,
^ Transcription : /• '/.l'/J- f7„..„^„,î,/,„, /,./ »•.„,,,;,„,./,„,, ^/.i,/,,/,
Traduction : . En 189, moi, Aplgharip, jai conslruit :{....
et j'ai donné à ce Saint-.Sauveur des hôtelleries de rapporte?)... .
La date IS'J de l'eic arménienne correspond à la date 1040
de notre ère.
18
A.M. — Sur le mur extérieur de léglise de Saint-Sauveur
(le n r, du Plan), côté méridional :
[29]
OKIE.NT ClIflKTIKN.
50 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
1 . _|_ ]>vij<t-i>u\in'ivHhsiihi'i-bivin'iVfiusriiuKn(innh
ni<HVU>hllllhhl'l'>lVhl\hniUlhl'thl\V(,nUT'l\SL\lir
■1. '/•/•//'yr.'/'/r.(îr.;(r»,(î(i;/'////7'-/'/'f/.s'r.'/'///'}>T.//-/'.r.f/fVï
VJ'l'^Uil\)IJUiyirinihl'i-l>hV(dUil;l'hllN>l'iihiillbSllh
;î. PJ'UldVhUlVhh^UUU'h^M'llhSIII''hhlir'<l>riihUlhlX\
m, ïïh'ixMU' iriini'iii'i.iiM'f-hiVhbhiim'ii'i>riiiih
4. /'^t(r^///••'i(U'i7•vAi(;:m,llf^/i///i•/'/''fl>/^s'f{r.w7/^r./^•
hiinriihiih'i.b(ii"rs(ibiib'i.b!ii''i'- a = ni'hintr
.-,. (•./K»W;/.(r*,/''iî'/'m,w7''(,i'///'/''/-(;/.///'//.s"*,/'-/'r./'VL-/''[,-
ià'biifiU'U'n(iUi\imi'Sniuif':,n'ii\n-vji:,ii'hhiii'U'
G. ;;^.!^s^/y«î'i^L•/•^.lî/^!L'a•^(^.)7•^//t'.//^('.^'/'/i.•;/<^^./^^/.•//
hhirs'i,brii(iii(nvu,svjii:'iv,sivu\i'Sbv,i.b
8. ihvx'hbiuih. v.hn(sk.')b'ib'i.bnbi\nsbi'Hi>irs
'hbi'ii{i'hiin^ir,si\iji.'iii\mrn
'.). /''7'/'VMS'n7i^/'/r/,7,/>/;'M.-r./././'/'7'/'//'/'*(î,s7;/'M>'/-/7'//
tî/' /';■*, /////;/'
Transcription : /' "J/'/. /Jiilhi/iiiiÎi/hi, A ÇunumulitnnLpiuti'ii uiLiuni
'Ininnnupf L^niinn /iiii/(/ii>ii/i/i/iii/i, lii. /(/iiiuiiii-iiniii./r/t<iiilili l/imiiiiiiiiii
( /'j, nntjLiii /'iiiu/iifii ((«) ^ffi<)fii/fpiif*)/f, ffii 7'/i/ii;»iiiii/init, oiâifLiiii
laiiinni-Oni, iiiiiiiiiL/iliiiuii iniiniiiIiiL/J/iLUU cliiuiuLOni Cil Ii UnLni!
'/'ii/i/uii, [71IIII1- q/iil iiiiiut\iiiu/u/ ^tiimbhhpu 1^ inniM U i/iiliiu '''n/i/i»ii,
ijitiiiii uliiuun jtiinn hinnni^lffcîiiili ul <^ntiLni ijtnljm-loLitth : C/i- ttitiininlnt
niiiyiiliiiii n J/iiLiiM '/'iili»/iui, iiiiiJç/i iiii)/i, /i Min» r./i/iii/iii/inui iL/iii-
nunïth .' iiiLii r/iiiil tiniAtlii luhjuiiitliiiihf tlInixtiL /i iiiiifiiLiiiiiIj 7'n/iu-
uiiiii/i : l»;"li /■/»r. /i/c iip inùiiti (luiil uiunttin ;iii i^iii/iiiiiLiiiu <)iiui.iii
nu iiiiiinliciiii/i, Iii. iimnAiiiliuianbuijn iii/ii/iiii/i/ iiiil/iç, Iii. ni) uilitiiiniii
|aiiii^iniii/it7, nniuiiiiiiiiiinin/îini feii/iii/i n 7'ii/iiiinniiç, /«l iliiiiiiiii /iiliiii
iiiiiinuiiii/iiii/i )("l/' /' iiuiiiini/iinuli 7'n/iiiinnii/i, /ii_ niliçon ilninnl/O/j/iiii-
liiiiliu ouiiLiiilinliuitç : niLiil /)/i/i/in/iiiCiiniii/i tîL inii inhLnniii
|uiiii4niiii/iç (iMiiî 0(iiuiiniinL)/w/iLIi(p) uiuii, f)»'7,/iiiJ/ litinilLiiii //"//'•
iiii/i /iiiiiniiin/i\ 'f/'/>>' iML/i^u/i«ii/i :
Traduction : « En 190, sous le pontificat de dom l'étros,
[3UJ
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aM. 51
callioHcos des Arméniens, et sous le règne de Sembat (III),
(ils (le (iaguik (II, clialinciiah. moi, Christapor, serviteur de
Dieu, m'élant réfugié lians la misérirurJo de Dieu et de ce
Saint-Sauveur, j'ai donné mes propriétés achetées de mes
deniers : 7 maisons,- à ce Sainl-.Sauveur, pour le pardon de
mes péchés et pour le salut de mon Ame. Les prêtres de
Saint-Sauveur doivent célébrer chaque année, dans les quatre
chapelles de l'église, six offices, sans opposition, jusqu'à la
venue du Christ. Or, si quelqu'un des miens ou un étranger
se déclarait contre mon désir, s'il négligeai( ce qui est inscrit
et s'il usurpait mes maisons, qu'il soit condamné par le Christ,
qu'il soit coupable de mes péchés lorsque viendra le Christ,
et qu'il iiérite la malédiction perpétuelle. (Si quelqu'un) acca-
parait mes chapelles et mes maisons, ou bien (les) ven(dait?),
qu'il soit maudit des 318 (Pères) ; mais que celui qui accomplira
cet écrit soit liéni. »
Ligne I : /iiii|3iiiii/i/^iin p'ur /^iii|(?ii(i/i/jnii . — \ : '/'ji/zt/mi et
/,/|/,ijIiy|ij)iii pour '/'ji/j^/uj el /./j/.<j/.i;/i^if . — .") : la foi'me /./J/. [)l.
est à noter. — tj et S : mlLp, il est tivs curieux de voir ici la
fnrinc vulgaire de mnLl/^, écrite en lu 11; [ttiii^2"'"'^ih pour
^iiii/miiihi/iÇ .
La date !'.•<.' de l'ère arménienne correspond à la date 1041.
19
ANI. — Sur un fragment de pierre, provenant de l'église
de la Sainte-.Mère de Dieu, près de l'acropole (le n" .s de
niitre IMan) :
Transcription : /' '\i'l,{\ ^Jml/iÎ. :
Traduction : « En l'an l'.U. »
La date 191 de l'ère arménienne correspond à la date 1042
de notre ère.
20
AM. — Sur le mur exti'rieur de la Cathéilrale (le ii° I du
riaii), côté uccidental :
[ai]
52 REVUE DE l'orient CHRETIEN.
nd\i''i.iiuT/hhiisi'iiiilnnfh'i\rbVJj-(rbh'i\M\n4iivn\Nir
llhl'i-hVXn'h
■2. [/'7-//'/./>r./"/-///'///'/vS'/'///7'n'///-]///'/'''Kn,/'Wv///'//';;i'./'
;!. [//"Hy//r/.7,'/r./''ir./M'.'/««.sr./']i2iai'./'f-t/«;n//.s'[î;fr
^//;{»^J/Yv//•/'^///w/7W//>/^';/w/7//{M^■î)T,îr^./»'^lr^,y///'îJr.îr^
'.. mvi.hh>)MN'(iiin'nNiN''i'iri-mwrii(iNi(iiihi'ni»
nbi'iH'i,hhh<in'ix\!uihU"h(H\i'i\i<fA\!i -. n-rNiuiii'imsu
'hbl\h
5. [7•/'/'lîii^US7//•/'^tr;^S/''^■r^tl'/]^./.•o■^/'m,//"o■K^/'^lî'/•
,S'JÎ/''*,
G. [rj/v{Jwrt-i>r.«/'///'/''7'/;/,.s7//'î;.ii3]/.f//'/'/"'j<7-/7i/'*^/"m,
///•/i^'r./;///"r,«/'(ri,t/i/'///'i>'//'/'.s7y/''j///'/{/.<s'L-/'/w///'.s'r.f{/wr
7. aiM'-'i>iauitii\in/h .i
Transcription l ['/iiiiÎiulp nnnnSnupLiutlii piu]nfeiiiiiii/iîi t.iiiiini_-
onif ifU LlfLiiii-(iif uiiialtuuinnutif t)u^ttinLiui It iICi aiui/iiifrL lotiiatuLn^
iiriLH/jiii/iiiu L/' 'f"'/ niunniiL Ll. Il ui/iii uiuhnjnLJfJlituli liuni "'//'
llUfiùLLiu, M n/ffi/iii/iiu^^u llbnijii M */f /f . MiiffrAnilffini-an piULiu/iiifif/i
fllCfiiffi/iL<fiff iffifi/lUf LllinliuiiLlulinitn tun]i.\iuhuiLn UL ^iiiiif/iifi<)/ifiri|tf
iiiùiinLlitliiiiilii, CL /i i/iilnii ilboaiaiiilu aiuliXnLit iiio/i Li'"'"/"- 0"Ln
innnninnLlu h i)ç]0 uiilniinhti, i n Ln tu lu iilIiI II lÎi fei_ /i nniliutuiLifù rtui-
nniLDiuii : l'I'l'h "11///1 iiiiiimiiîi/iiiii_ L(|/'/> uinuiinuLlilnuih n/ilinliiii/ijiiii
A/iiiiiilili(\/iii /i/iiiiinL>^i_iii/<, i/iiiiiti iiiiii/uiii/iii iniiiliii piii/imn/iii /il
jiluiuutuiljliU, iiiiii innujiïi Ciiiiî iiiiiî^ \iiii/i hlH/iii iiii/iiiii . "<l]/ '-l' /i
juuitnni li^luuilinLnnuinu /uiiii/iiiili/iii/i /il iiu/iliii /.ii/iiilii iiiiLiiii /iiiii
uiiiim i?iil/<7[u/ii!Îi iiiiiiii : («ij^ïi :]
Traduction : « [Par la volonté et la misjéricorde du Dieu
bienfaisant, moi, Aron magistère, honoré par leurs augustes
majestés, je suis venu, [en grande pompe et à la fleur] de
l'âge, en Orient, dans cette ciiarmanle forteresse d'Ani, j'en
ai exhaussé toutes les murai[lles par des monceaux de bljocs
LES INSCRIPTIONS ARMI-ÎNIENNES d'aNI. 03
d'une solidité absolue, et j'ai fait des dépenses considérables,
de mes deniers personnels pour amener [avec efl'ort de l'eau
abondante dan]s la citadelle, pour la réjouissance et pour
calmer la soif des altérés. J'ai apporté de l'impératrice auto-
crlate porphyrogénète une bulle d'or [de franohise,] pour le
sort des maisons de cette ville et pour le tliaslak qu'elles
donnaient, annuellement une quantité de 8 litres; et] aussi,
à la demande des notables, j'ai supprimé le prélèvement de
deux litres que payait le con|trnl('ur. Amen.] »
Ligne .') : n^m^uin est certainement le mot persan ^JUi-f =
sort ». — 7 : SnL^}u\i^i est l'arabe ,^.~.:^'' — « contrôleur ».
Restauration d'après Sarguissian (ro/wyr., p. 1 19) et Bejech-
kian {Vojiiuje en l'oloijnc, p. T.'l).
Sans date; mais elle a dû être tracée entre 1045 et 1054.
21
ANI. — Sur le mur extérieur de Saint-Sauveur (le n" 6 du
Plan), côté méridional :
I. -fVr/s-////(7r.:/''//////'/w/7//''/-/'//'/.r./''///,s'///-r./'-/>//7;/'
filll"hnr,hi,(\h'Sni'l.lll;h!{IH'.iillhllll}>l'M>rii
■2. l'UIII;hhlll'lUIH':i,hl;ll'f''(i'^'f'-f<i'''il>ll
Transcription : 'li'ï,t^' . feu' (musJ^i/ju, fec ^mÎ nji/j^m' '/.mjKju,
iiiiiLttin nillin /trifiririf '^[tutti^ ijiriLllll fel_ nnjlllni h l/fiLlll» 7'fi/l/l\ïl fcl-
Traduction « 109. Moi, Chahik, et mon fils, Vard, nous avons
donné à ce Saint-Sauveur et à Saint-Jean les maisons et les
bergeries que nous avons construites sur notre friche, en
souvenir de... »
L'inscription reste inachevée.
La date 199 de l'ère arménienne correspond à la date 1050
de notre ère.
22
ANI. — Sur une pierre provenant de l'église de la Sainte-
.Mère de Dieu (le n" 8 du Plan), près de l'acropole :
[33J
51 KEVUr; nie I, niilENT CIIRETrEX.
I. +/.(î'/-: /''■: hiiiui-u\Vhhuiii''i-Minyiirin,hiMnvh2
vxv.H'-:ii'nb!iii'...:i
±. sivi/hm,i7i'(uihni\m;i\ijiii'i.iif'iriii'i-i'hhV(,'hni'i>vi.
'nwsnhiirhni'Hii'UViniisv.unm
:]. ^•/W/^7//-/'WWîn-Jîîr/''(,///-'lWnW//w^['/.]/;;'J'/.K;/;'/m77!7'
bhh'hI'IJIIOrh'l.bl'VMT-b'ibl
4. V7nhn;tllll-IMI'IJ''hhllinWh(/l,(mU%-^n;}^lUI'h ■. /s :
iihhiv. mvhhr.HVhiiru iM'hi
hNtlfS'I.nhh'lVf.l'l'U'ILfl : n : IM'I'
(5. i'U'h'(,iiH'hm\:.ri\hnn'bi'H-biiu'ii'Uih(iha-'i> ..... jo
7. b'I.Nihirisir) U'b'I.VShiW'llVhhUh
Transcription : /' f»'/- ^nLni^iiiTi^ni, fcu' f/mj|iiiîiîito, n^uj^i Wn-
nnunhli, i/i iiiiuAuiuiULp, l/'J"'/[/' • • . J "ii""'' otuifLO, cl iniLuiiin/iiiii
inniiniInL/ff/iLulr unn/io hiiiiiiiiinuiLnnbnjt II ijiil [i/iiiuiniiibniij, kl
l/innL /i WnLiiu lluiunLiiiouio/ilni /uiiiopnLfl L'/J"') niii'^kliiu'i 'rnjiii-
innuh . UL '•'l/i innV /i i///niiii iiL'iLnp blibjnkuLniii nil Iii_ (/'"/' "/'
iiffLifCtf jfiiiliil/iiiju fiiil/i /' ifft-fi aiuu iiiulvuiijtiuhf nn iiu[,Ji}h s^ ni*
iiiLnu liil <JiiiLiili, tïi- II IJ iuLiiîi lui aiuLnh , ti_ ifcui i/iu/iiZ^iiili/i /"'"I
iil. iiiLii /iiî liîin^ïi, "iii>5iiiiii/i : '«/"Il '•/•'t '■" Il niltii^ii, /iCtïi . . . .
rijiiii) ilixj^ni-iiiilii iiii/fu cTiuiJ . . . Lii/"(/iii'iil/'"('J bniinli (/i)il iliiiiiiiiili
unijiuhjiun :
Traduction : « En .j03, moi, Hovliannès, fils de Sogliomon,
plein de [)écliés, je me suis souvenu... de la maison du Seigneur
et, esp('rant en sa miséricorde, j'ai coopéré avec mes [biens] et
donné à cette Sainte-Mère de Dieu, discrètement (?), [s]ix besants
du Christ, et j"ai imposé à qui que ce soit de cette s[ainte
ég]lise, qu'on célèbre deux jours d'offices, chaque année, sans
opposition, comme il suit : un jour pour mon père et un jour
pour ma mère, et, après mon décès, un jour pi an- ma femme,
Zalira. — Or. si moi, Movsès, cet office... par la mort de...
qu'il soit |chargé| des péchés de m(oi), Hovliannès. »
Ligne 1 : jihÎiaiiiÎiuilj» pour imliniiiiituLp . — ;! : /iimiîpnL^ ne se
trouve dans aucun dictionnaire; il y a seulement ^^y'^^ en
[Si]
i.KS iNfiCiiiPTioxs .\inri:\ri;NNi;s n a.vi. • ,^■)
p<Tsan qui signifie " silencieux «; mais d'aprc'S le sens du
passade j'ai traduit " discrètement ». — G : à partir du lî^i^ /.|i?t
(<>i-, si) est ajoute par iMovsès, priUre de l'église.
La date ij03 de l'ère arménienne correspond à la date 1054
de notre ère.
23
.\M. — Sur le mur i-xtèrieur de la Cathédrale (le n" 1 dr
autre Plan), coté occidental :
I . + iVhiihi\iir^A\iit''hi\hi\ij-hi<injirinihiH;i\iir-W-
l;l^l^'h^ln.^\h^\lJ^^^^\'l■l\l<lll'l•^l.hlllls^\vhh^\'Hlhhl'hl\ll^^V'^
hhiir-ivhi'svjir.'ihiisnniihii
■1. hhi'.i'hhhiNiiii'.sv."n':hhii'ihiir.r,n(iti ■. v.u-hhi.ii'i.ii
rwiihi'ii'i'i.iir.iîi'i'.fv.'i.i'.i'Mnvhhii ■. (uihii'.iiT.n-hhtisii
■hllhSrilhl't-hh'i.Uirhhl'fl'J'MH'.
:',. .s'///n,';/^s7'■^///"^/'■^^•/■v■/'^•v•///'/.r."/^./'.^'/'.'/r.///"/•/••^//
"H'.l'i'V.I'iil'.hiihSr.S-h : l;hlH'.l"ll'in'.l'SUhL\HlUII"hh'i,ll'H\
IH'.l'hlVi. h hsr.S'h l;hl\!il\Sh
'h'hr.ri'in. ■. h-hiiv.sivinvhihihhi.h'hhsr.iihrii': il ■. irin ■.
.-,. ■hi/i,i-i'i'h\vi.nsi\iiT-ni'iiu\in.hi'mvi,i'ii!>i''h!in!Uh ■.
///•v./•vw;/•///w^^///;/•///'^/.•M^.!{/.//•/./.■/''■/.■'^/'^.//.s7/•/./w•.»/•■f,lî/>('.
.S7.- : ///' IVhhHhni'l'hl'hVh irill'l<fl;iM'-
c. 7v,/./w'../v,/'./>r..s7.- : hi'hr.ir.iir.i'iinvhhni'i'.in/i.mvi.
l'l'.,lh'i,iil:in,l'JU\SI: : hl>hiir."lA'l'hSI'.l'-h'hl\U;iilVi,l''h -. 5 =
'N'I'.IITMIISlVh : 7- :7s : / './^. /'. .S7,- : hl' H'IIV,
7. 'llinrhhl<N/ill'J"ri:l'IJ''hl'U-IJIhl-'hlH:IIUK\l'HV^
•hSV,iil:ll'i.V.!U\SI: -. bb\>uUH\i\ l'-\,UUi'l.l:'b{sic)t\ 'll'V.in,l\!^.
l\SI:
Transcription : VAmutuSii Sbiuii.'h luiîtïmi/jiiii/i Ll nnn^nîriL^J/fio/î^!
i/HLiiii Ll /lunliiii/iuii Irriiiniiii-nn/ili '/niiiniiiliiiciui /•nLli/i, iiiiiil 0(|/il
/il?" /■iiiuiimiiii, i)'uiii/iiiiiiii iiii/iii Ll (.n{,i./>i/iii II III tn ai ui lis II h u '/,/ii/piiij-
niu, lunAiii fin(iniîni_H/iL}i iîiii(niiipiiiniiip/iii l«ULni, ninaïui) uin-bU
toà]
56 RRvriî PE l'orient chrétien.
ninuilinuuinni.piuliii' Il liililihun luuuimnui, 'Ininjih nnnbu, bL /*jibijnji,
{.uiiuuiuoniii/iiKi iiiiiili'li, iiiiiiii/Jiiin /iiiili/i/iiiiiiiinu, Iii_ l/iup^/iu, l.jiiniu-
Liiinuii miii/iî<, iiiiiiif/c/iiiii /iiiiîi/i/iiniiiinï(, cl uintinnlinlui luILnljl^ Imiu .
fci_ nuiiiii/i, /.i- ii/iiiii')7i)i, /iL iiiiiiinitiiinnli : ul. /iiiiiiiiiiiiiiiiIi iii^ (il //'"('
inuii iitiicî // lî/iil, />L (\iii/iiM iiii/irt/iiiiiu . il^HI'' «iii'iuiiLiiit/'P" iiifLlifcli
/iLfifeiiiîiii iiiiiiiîp, lin «<JiiiiiL/i /i 1'"'/' "* /'"* "I" : ''•- unhhi-nn (•lifiiy^i,
fe/J^ iiiiiiini/, '//»ç imiiii/iiini/, tuiiali luniuui ç : C/l l<ul.ii/i iiii /iLiifili/i
ilnnldlimn ij''ti (!'""•' •iinttiin ç : i/l ^iiiiuiuiiiliiii («iil/ii/i iiii/çli '1""/
uiiiJ/iîi litfiiïi iiiiiiiiiii ^ : i/l /i /iiiiiiit\/iî[ iniiii/iî/ iiiiiyi/iiiili/iL »•; . miiiiil
tuiu iniiiîi' f' . /• iiiiiititn l; I/l SutuannCfn fe/oç uiiii/iiiiç/i //'''/'
ainiAii t.7«ç mjtiiiinji ii/içii// iiiiiii, l/çiil» iiiniiiin ç : l»L /i liiiinn/iii( : )
/llini^L( rj/l nniuith lunilltn Ç :
Traduction : « Au nom du Seigneur tout-puissant et par la
clémence du saint et autocrate empereur Constantin Ducas, j'ai
eu le désir, ninj, lîagrat de Vlchek, magistère et catapan
d'Orient, de faire du bien à cette métropole d'Ani, lorsque le
consul Mkhilliar, fds deKourt, et l'écuyer Grigor, fils de Lapaa-
tak, ainsi que l'i^cuver Sarguis, lils d'Artavaz, furent nommés
échevins, ils ont exempté (Ani) des six corvées : du chariot, du
fléau, et (d'autres) angaries; et le catapan quel qu'il soit, don-
nera 600 boisseaux (?) de semence, et les frais des moisson-
neurs; le reste, ce seront les échevins, avec leur maison, qui
le fourniront, pour qu'aucune charge ne pèse sur Ani. P]t les
marchands de vin (?) d'Ani, soit qu'ils emploient des chariots
ou des bêtes de somme, sont affranchis de péage; de même
tout habitant d'Ani qui achète une bête à aiiattre est exempt de
péage; aussi chaque portefaix d'Ani est exempté de la mmtié
de toute sorte de péages. Un payait pour chaque chénice 6
besants; on payera 1 drachmes, 2 sont supprimées. Le bouclier,
s'il s'agit de bœufs ou de moutons, il ne donnera que la moitié,
l'autre moitié est supprimée; et le... 60U drachmes sont sup-
primées. »
Lignes 2 et 1 : /jniinuiujiuii, c'est le grec it^TïTrâvio et le latin du
moyen âge rdtapaïut^ r= « catapan ». ■ — %'.\ : ynipmiiiii/ pour
<Ç^Li»|iiiiniiii,dugr('C j::a-:îç = « consul». — 3: V'jifeijiiji pour '/•ji^hjh^i .
iiiiiiiiMidii /iiiiL/i/iiniiiiii pour miiiii/Jiiiii /iiiiîiii/iiiiiiin = « écuyer »,
du grec a-aOap;y.xvsiîàT:;. — 4 : iiiîiijiiip/i/iîi, c'est le grec àyYapeia
[3ti]
LES INSfRIPTIONS ARMKMENNES d'aNI. 07
= » corvée, angarie ». Snq, c'est le latin modius que j'ai traduit
par : « l)oisseau ». — 5 : ij/iîitLnji, les dictionnaires ne donneiil
pas ce mot; il signifie nint à mot : « celui qui tient du vin »,
que j'ai traduit par : « marchand de vin ». lîiiji^Jt^ip, ne se
trouve [tas dans les dictionnaires, mais le sens « ixHe à abattre »
esl certain. — (j : uiuij pour <i'"f • jniim/jim-nj», ne se trouve pa.s
non plus dans les dictionnaires, mais, d'après la composition
du mut, signifie sûrement « portelai.x ». — 7 et 8 : le dernier
mot de la 1. 7 et les premiers mots de la 1. 8 sont iliisil/jcs.
Sans date, mais elle esl sûrement écrite entre 1057 et 1063.
— Fiijitre II" .").
24
AM. — .Vu-dessus de la porte principale de la ville (le
n' -21 du IMan\ e\térieurcment :
I. '/./''■///•/''■/'••/,//7'./"/-r.///'/'/''(,///'r.'/,//T.:/w'.'j,/''iW'.[//.s7//'?)-
//f;/;/'■MW/'^/;^•/''/r./'^//'^7•(r^///•/'^//r/^r./'•^•r..•;/^-{^./'•/'•^.;;/'•^
fw/.s'///'/'.?rr.]7-/-/''/'r./''<7/'.:/'"j,
■1. hhi\h'hin\iisi'r,hr:hi\!U-rj''r:hh-i.r.r,H\r:r.r,i:'i,hi'h
/''•[r.'/r./'///7//'/''//('.'f,'/./'r.;"/:o/"/'./':/'/////'/y7.///-/yi'.;{/'r.7'r.
%l\N\hhH\llin,})lll'V>l'hShl'lll>l'ilrl'l'.'l.l'.f-
:}. hiirjisiihi\hTJii:i''iir.si'nu\:iVH'i'iiirr,y''i>i'i'^iii
•l.lVl/l,l'lll-l;l'lil;'ilhlliill''llllllll<l'l-hSI'i!UlilVh'hhlll>ll'IJII'IIT.
h--hl\(,-LrMhr,rJ>h'l,lllhl\l'lll<l'ihN\lJ\f'hllhl'l''lll'LIII'l''iq
l'i'.i'i'h'r.'ihni'iihrs'iir.i'
',. IIU\r/i/hl'N.JnHJII'HI'l\'IJ\l'llll'hl''hlll'll'hhl/>h^
/o,///^o/w/•//^^.,T^:^J'0[^/'/^.:r.v>///'/'^/■/'•r./^i.'/■•^/i//'... /,■/.
:>j'i-i\'ij\i'!{U;h'hijinji<i>uvii''i,!{rj''iiri'>rjn\i%h
.-,. i>!vin-i,i\'hi>rhhiu\,ii'ni\njnihi'hinii>in\iih'in,'hi\r
l'///'/;/'■^^•/^''.r./'^[////■/''^;r./•'/"^///';;^•^7//'i'/'./•/•./{'^/'^.?)7,•/'/>'/
i\'u\i:h(ih'ihiihii'iiiiiii;hiH\i'uhyhLi^m\ii'i\}>i''i,iii\iir
TranSiTiptinn : 'h^luLpiimlnli ifiiijinnni/m/iii /,i. iiiifJiiis,' i>iiii//i7i
I •L"u>''>-o'>l, OL i/iiiiili i/iii/iiiiM /i/fli)iiii/iriL/f>/iliili ttinnuiijin ii/nniii(/i}<
iiiuinniiuOiiiJfi/rfi i/iiiih/-<ii/'.,/i/i Ll iiiiii/iiii ii><\/ii)iiiiiiii ji^jiiiiiliiiin ji'^jiiiiilijiii
iiiMiiiiiii«,iii'i/^li . /.L /i /(/[iiiriiiiLiinrii fr//iiii/( '/iiiiiii iii^liiiiiji'^jiii, nn LiiLl.
.)S
UKVIi': riK l, OrilKNT rilHKTIF.X.
Hiumiiminniiin IWi/i, /iiiiiii/iÎi<)iilJ, lit, h infeiinL/t/niiil; piiiiiiiip/iii iiiiii/i-
itLiiioiiiiiçii iiiiiiinniiTiiiiiiIi l'njinnn iiiii/ili /il iliiiliiiiililuili, iïl iLiiilni-
liniiiiuintpiiiiiii iiitli <>[ii<Çiii)ili/iii/i, nii/iniîiiidli ItuinnLiiio ^iiiinniui. li
Ilf//1LIIIIIIM /J/ilÎi I>IIIIIIIII>/i|I, Li. /lllin <J|ILMII J IËIIIIi/i Olllll/lll /i «l/llIUI
iiiiiifiii/iiiiii/i /•ii/iiiii!i/i /l î)ni/iiiii/i/iii/i, iiii /iniiiiiiimti lîlîri linnntiL[iti)l
l/lïitll/lîl, /.L lllllll/llfllllll •^llin/l[llIllIlll'Çllll/Vl|II_w/lLO UllllltWlIl iiu . . . , fci-
llHfllinillll, fl<ili<\/il, lIIII(l/n](ILII, IIIIl/lIllIlHlHOUllIII, fcl. IIIIIL/lIlin/lIll/, /i
unie/, /i iiiiirii^ii, Ijl /i ilnLiiiiii/iiii/i (iiiiiiÀiilii/i/i . cl niii!(l[_nn tih <,iiiii(i)i
lill lliuiiil II Mllllllin iiiiiimN çii, ii/iiiiiiiiiiiIi iblll/lll/lllillllliç/l piiini\/l]li .
Il (?) iiiiii iii'i)/iJi iiiii^il( mil >Çiiiiiiiiiiiin/iM/ili) :
Traduction : « l'ar la miséricorde du VcrWe d[ivin], iiianoi-tei,
r( aimant les hommes, |et pour la longvvité du roi des rois,|
|iadicliah étab|lipar Dieu|, prince des princes, qui a la sagesse
(le IMi'u et qui a eiid^elli le pays; sous la ro[yauté des Géorgiens
dans ce pays dont la métropole Ani fut domaine royal,] sous
rautoi'itc sur cette ville des pieux maîtres Grigor-agha et
Ilovliannès, et sous l'évèché de dom H|ovhannès, le Dieu
miséricordieux observa les difficultés de cette ville, et] dans le
canir des barons Grigor et Ilovliannès naquit la bonne [pen-
sée! ^'6 restaurer et de reconstruire notre ville; el ils ont
supprimé tous les impôts sur..., sur les sacs de denrées, sur
les cavaliers, sur les bouch|ers, sur les a/.iisrt/iamar, et sur
les permis d'entrée, et ils (les) ont changés en péage, en timbre
et en contrôle, de même ils [ont supprimé la taxe que les
méchants avaient ultérieurement imposée à l'évèché, et ont
retiré les concessions qu'avait révêque,[ et (?) (ils ont rétabli)
l'ancien ré(gime). »
Ligne 1 : ilmi/J^in»,", c'est le mot turc sliolj := « nii, mo-
narque ». — 2 : /uiiiii^iîi^nL, je crois voir dans ce mot un composé
do ^i/iiiii (ar. ^»^'-^ = royal) et de ^iLoul (djagiiataï _??^"'' =
domaine). La forme in/fjniLp^iLTi pour iiit/>"<-/t'/'«-ï' est à noter.
— '.] : lijuiiiijiiiîi = « inailre, patron ». et 3-1 : 11111111111 =
« liâron », mots français; V. à ce sujet N" 56. mi^iii, c'est le mot
turc Lil = « agha, monsieur ». — 1 : /Jimjiuji c'est, d'après le
1'. N. .\kinian, le turc j'»-=, qui signifie « sac de cuir, mesure
pour les denrées ». «jm/i^, c'est le mot arabe >_jL^ =
« boucher », avec la désinence turqui' ;=- = « fabricant
L38]
LF.S INSCRIPTinxs ARMKVIEN.NES n'.WI. 7>0
de, maivhand «le ». L [ol ligne T) un autre /l iloutnixi i.'st
lii/:irri', car cette liaison cs( emplovéo dans les lettres iiiinus-
ciiles seulement. — ô : ijrLiiuiif^ifi, je nai pas trouvé ce mot dans
les dictionnaires: il dnit siiinilier : « permis d'entrée ». /{mij^Jm
pniu- (^iiiiJijiii, mut iiuv '-»-^ ou '-^..^ ^ « timbre, droit de
diiuane » (1). SnLuiujjitn, n'est sûrement pas l'arabe ^^^^l-^a* =
" compagnon, courtisan ■>, ni -;--.—'» ^ « négligeant », mais
l 'est le même mut que if/ii_pii^^ = ^.^vm»;:^^-" := « contrôleur ».
/fii>iifiii|l est II' mot turc «•%' = « pri.x à forfait, concession ».
I.'inscriptiun est restée inachevée.
Hestitutinn d'après Sarguissian {Topographies, p. llM).
^ans date, mais elle est probablement de 1072.
25
.\M. — Sui- le mur extérieur de la chapelle à di'ime du
cuuveni de Békhentz (le n" i:! du Plan), côté nord, écriture
gravée à l'aide d'un couteau :
! . <np
'1. iiLpu
• >. [>u
I . Ilflfljfllj
5 . tuinnh
(>. /...,/.../f
/ . iiiuinii
S. //// p./[.î,
I ranSCription : ofcimnîii, hhnubu, mimiuiiuin/tîi /iiii/iii/iiiiiuiii/ :
Traduction : « Par (la grâce) du Seigneur, Nersès, évèque du
couvent. En tiiCj. ><
Ligne 3 : 'l>LfiuLu pour hbpul^u . — O-' ■_ ^ni^^iii/^iun^iii/ pour
/.ii|^iii/^.iiijfiu r= « évêque ». — s : ^/i//i)> pour ^Jol/iL ou bien
pnLiii/^iiiîi^iï/ = « en l'an ».
La date (jU3 de l'ère arménienne correspond à la date 1156
de notre ère.
(Il ChCif les .Mongols les droits de douane et de transit étaient désignés sous
le nom de tamga. (C. D'Ohsson, llixl. i^es Momjols, t. IV, p. 386.)
[39]
60 REVIE DE l'orient CHRÉTIEN.
26*
ANI. — Sur le mur extérieur de la ville, côté occidental,
tout à fait il l'extrémilé :
I . NII'il'H'N'iV.'l'lM'Iirill'l'fblVh
■1. 'hl'V.Si'hlIiihir.itl'lV'lhSIlhl'H.'lVfri,
3. WlH\l'll'l.hhlH\N'l\U\ll'(;l>'i,hnh
',. oi'-iii'i'MiiKi'jjM.iWhhiVhni'irii
5. !iiil>t,l\Sl\iiFh!>hhh%ll'lfJil>iril':i
G. iiri'M\n-niH'-iiMihhh%iiyihir
Transcription : /' lil'^' pLiiilnuilui, A |Jiii^uii_n^ni_p/jiiiîiTi '/'muim-
uni, /i <)iiiiniimffeinni_/(/Liiiou uiç/i l'uiniinp, hu llpniii»)iiiii, npliLnli
iiiinLnV^ii, h ^liffiiif luniiLuilin liuiitif ilintinniuli /tua (ii- aunntttn nunn ;
f/fip IjuifffifiJf n '//>if, u<- cfhniiu m), cïi. n t^fLiiiptïiiij ilutniiiuuibui
iiiiiiiiilh/u (/ï^"t'V*/ip :
Traduction : « En 009, sous la royauté de Phadloun, sous le
pontificat de dom Barsegh, moi, Abraliam, j'ai construit cette
tour de mes ressources légitimes, en souvenir de moi et de mes
parents. Vous qui lisez (ceci), souvenez-vous de moi, de mes
parents et de vardapet Araqial, dans (vos) prières. »
Cette inscription n'existe plus. .Je la donne d'après Kastner,
cité par Brosset (Les liuiiies d'Ani, p. 59), et d'après Sarguis-
sian {Topographies, p. 111). Ces deux auteurs ne sont pas
d'accord pour la ligne G. — 1 : fJi- pour piii_(ni/^iiiïi^ni) = « en l'an ».
— 1 : pni_pO, ne se trouve pas dans les dictionnaires; mais c'est
le turc ~ ji = « tour », écrit ici pour ^ni-pn = gr. T^ôpyos =
« tour '-.
La date 609 de l'ère arménienne correspond à la date 1160
de notre ère.
27
.\N1. — En dehors de l'enceinte, à 600 mètres de la ville, au
bord du fleuve Akiiourian (^ Arpa-tchaï), en amont, sur le
mur extérieur de l'église dite « Karmir-vanq » (= .couvent
rouge), côté méridional :
[■10]
£>
---'->'*^. *»*«:
.ïillriî'
iiî:i]T.}r^^'l1Xiii
j||,||(-.''|-(!Mfffn('l!ll!fl!l!(ï jj-Vr ff
''""uH.lii:.{j,ii.N,i)i,iu:- i \i-
S>i;iAl:ijillil[|J'(IUI:IVpll!H:M:ll;i
,). ^'- '■•'■"f-Tjr'.'r'
■fi' il
- -'F^i!iiiH>i^!'li!iin"
( 'ir^!"J).'illlii:)f)OMIiriilf;|'i-^>l|ii
^^- 'Jllj!lffil-f]||IJJ;lir)lli)liiiii^''ll
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ir pages i<ll|-[4tj.
LES INSCRIPTIONS Alt.MKNIENXES d'vXI. G1
I . -^ i'i'>-iihii,hrhiiriiHh!iN;u:\
■2. :r.;;/T."i//.s'
Transcription : /' ^JdLni/jmîi^io Ihh'h, LnjimjCLij^i L»'] •iimim-
ttjLtn :
Traduclion : « Kn lil I, |miii|, Ilaïrapet, [j'ai] rostauré. »
La date 01 1 de l'ère aiménienno correspond à la date 1165
de noire ère.
28
ANl. — Sur le inur extérieur de l'église de Saint-Jean, située
sur les rochers de <^iz-qualé (le n" 9 de nutre l'Iaii); côté
méridional :
Colonne I.
I . [/',/r. //T.», r.] '////'. nsiii'ivo'i\'in\shhr.h\r
■2. a'f'.ISI'iri.ll}>.V;hl'i-l'.'hll h U-l'MH-r.
3. vHiici'ii(ii;Vi:.r.hi'.si'.i'i>inri'.n-
4. U'.iii u'hh'hhr.i-ivi.i'jihr.hrxh'i.v.
:,. \.iihrii'inrjirjj\i'ii>rj'unri:ij'hiir.niihmvh'hv.
(5. isiii'iH\vii'hiii'':ihiir.irhi'ii'iir.in'.i.i\rr,i\L'hr,i\
7. Li!{r.yi'rj'i;hi\in\i'-hrMhiVh'h'i,hni'!{r.i'iir.
s. n-//'/./'//']r./"y///'.v^(/r.;f/'///.///-/////>/7/!'/r./''7/'/.
'.). [/•'//.// . . .vi.h'i'i' in:'i.r.iisi':i.i'iiin;i"jr.ihi:'ii-'iJ'-">h
10. a\niiv>i''hhi\i.hi.iii'iii'.hiii'!>i:i,irhi'tiiiii'rii(n,'i-rh
'l'iir
I I . ai(t. . . ]///''//'. . . . v'-i\i'bm\-]r,Ht.i\n\\m\
12. .s'/'.M'///' u i'hiihi>iii"Hir,irhi'ii!ir,r.iLhr,r.^:.i'hi>r.hi\
'Ih'b
I .; hhithr.iisvji u'hr : bbh''i,n'if.r,irhi'iini:Siihhiihi:i'
l'i. /•./•.'{.'>/'r.'/-r»M'»,///'/.:/'.v,'/-/.-"/'M';/,/'/;/////..'u/'''/»,///''///
15. ui>v.i'hr<i>r:h'ijihiihi'!ii;i'i;i'ni<in'.in;'hrM'i.u'.'iiN
■hl.-h
ic. . . . /■/•/'î)-r.'i.'////rj,/'. '/■/,///.! >) : it(?) .. .v.'i.i'.nnr.'iin.iih
(V2 liKVI'E DE I/OIUKNT CHRETIEN.
17. . . JU'iif'i. /!■ .'hriui'H.iihiinriiiii/hivi-hsivi.n
is. !ii;i'!VJiii'r/ii\rKV\'ij\!n%iiii'hin'M-rMh
I'.). i'ii'Fh'hhi><vu[i\si;<iii(ui'iisiiriisn'i/if:hH}
■20. iii;hohh!iNn\Hiiiii[:u'r:iJhiji''n\i'Shiiiii\H
■21. lin\U'h'hlUmr(r(\ni\llhl'fhhVi,hl'Win\Ul\hllil'-l'Ulll
/'M
1 rail^CriptiOIl ; C/' f/miliiilmij/in iii(iiuiiiLumiiiuiiiim/iL) iiiLat'><"f
Ifl/l/l/flIV^J lil^ H/llfllllL*)nfiffI /t'iIlL^nL^I-IM, />Jtl ^llJLIlflfllJfff/llI OlflfL[llll
iHi<\/ij /it/iiiiiliiiiii /M/iiiiiu/iii iiiLilmi iiiiijiiiiiiuiiiiit il/iiiiiniiiiAf^i/ili
f/iiffififf/f , fWiflf/llifLililili/Jilf J HLninLni^u luillin iitnilltniijttln niii^hniti[^'^
.-{iif Jfiniii/;' (/*|, IjtiiîïtttLli ( «ifi/iiiLOfti liitihiiliunli niiffi^xiirLiiii i//it)Jifiitfi-
/ififif, fiiriiffffif ifii.ufii luinLnii Intililnni^lilit^u . . . Jrii^^fif /i u^uii/iji/iiiin/iii,
ll/i/lÀ lillL l^ljlintitiL[_iunilJ n/i/i/iiiii n i/tLlilllLllIiiÇll lîtillllç llnniiili
/•|i/iiiiiiiLmi . . . ]/i/i /iiii . . . tiiiiintiiiiKjiiii ')'iiiii[iiiiijiiiiii iiiànLtilihii
iiL. nniinn î)tiniui ilttll_<^tt^tu]^h /iL 1 «Lllffl/l/f , /il_ f/loflflflfjf/i ll/ill /»L
o/llinnill tïtinilllf /^lllllL Inil^t^n nU,.\ltllhn M / 'llfflllf V^fl, lîll /;" '^lllhllt^ltt
l/lll/>/lllli, /iL ll»J/ll;/l llll ';"*/' '«Lbll '/'lllIlfll)L/l, fiL llt/lldnllLII, lllini/lllllll
^llllllli/ll liL ... /iLii oiiiii/iiillli iil/ili, Ll (?) /. (.') Vilinillll llll III II II II LU
4\iiii/ili . . . iiiLiipîi, /" iiiiiiii) M /.iiLiiiiiiiiiiçu, nauiniiinuin fei. nanniiiiiuiti
V^iiiiiiiiiiiiiiiiiili oiiiiliiiiiil/ii/ii-u/i, iti. iiiiiiiiiiiiii^iiii iiiiL utnniininnil
llllltiltllll, IiL l|/l'l\ /l ("'(" Illll^l)lll£llll/ll lllllllllllf^ll /llllllHl) IIIl)LlIlllMU
Olllll IIIIII1.»7/|1.U1I ; f/l. IIIIJlIlllIIlLIlC/iP llJlTIIllI
folonne II.
I . 'i>ni"i\riMi\siii' inii.-'t, irh}va\h n'i-h'iirii
A . ,s ('.[/' /,-] i.U':hi\"H'.!ihii'i!ii'r:hi:sr.rii n'i. wh-hUhh
/,. \.r,iir.-]si\riihii%su\i'iiwi,hh(nuiiiv'ir.isi'iihi:n,isù)
.-, . 'i.lll<'hh%ll'l.l\ni;l'ri;r!ih iril!illlVIV:in\l'!Jl\'t,
c. i\'ii'hi\ij:hi'ij'r,hirjisr.siii>i.iihrh)Uhi'i'h'ivi'iii'in.
7. lirNIii'hrMiU.-l'irhNi : hl'fhlII'WMUhlVihhhithUV.
s. i''ihn'hr>ii'in\ui\iihmii>nir:hi:hiqir:i.hi.>>A':hi\ii
'.). 'iM-i'ni'jMi.iîv. . . . ihr.'i'r.ri.htnii-bhuvi.r,
I
LES IXSCIUI'TIONS ARMKXIENNKS d'aM. C>?,
10. hU'hV.i^i Wrll r.Sh.U-'hV.hlir . . . 'i, ■. NI'i ih 'iV.S
II. r.i'hui''i-rii\_ii}inir:i,i-iir:i,v.i.i>ifi'irh • r.iinh'i,iii;r:t.
\i. iiH'i:i''(tiiiVih'i>'ir:i.i'i:!ir.hi>sbr:hii o r.iriyh
1 railSCripIlOll : i/iii/iiiiiii/,/i '^itiinm uiiLli iILêi iinnunt /iiiMiii>l//i//
fiiiijiniiffiiiifiu, fiif i)lf uni i/j ffiiri, f/ii) fif/ifii.)f ififiifiiiiL/il'J/ ^iif/fiiiiiififii, /f
ii/jfiMiiiljJ^ inijffifiiu tlliuxUL Lii/iiif JifififfifiLi/lf uiLiii/iriJili //i. ("M"
L!ifiifji/if>/ii-l;'/il' fjjjLnLij ouiinii/if f«L P"Ptl /x^'i'li "/>L<(/J'»" iiiiikXiiilfiJi'
itiiiiini ^. Ifi. f/i'l/> ^iiifffiififinfiLli, iUf(/j)\Li. Il oiifiiiiLi/lf fi/iiifiifi («it-
iflflt.Aflf i/îri/iu/ifi : i/A'/^ Ml> '^fii/jffffl iff/f/l Ll r/lll iiinfiLiiil/ifif ffiifi/ffii ii/i-
ililLllLi""/^ i<i J >jlliu/.l Oïlililil^, m/ (i/> /"l',. 'l/'"* i/i . . . , {.jillllijuiiiuLiiill,
Ll ^fiiLfi/7 iiuiii I .*), I •iiuifiLiiia iJ^iiiuv^ulJiiiLnif . . . /i . />f'// .1 /ifiii/iiffii/ivii
i//"i[(]" i;iiii//iiJiiiîiii/^i /.L I?) (un mot intiécliiriVahle) /^/.mlm ^i
7'fl/liflfirlif/^ I «iilfiriLonf , rifi |_/j/i//flllflj/l^ fifft miiniiilfii J ; f«il/;;lf ;
Colonne I.
Tr;i«Juclion : « |.\u temjps de la [daine oinjte et (honorée de)
I»ieu, la rfeine des reines, |nin]i, |Za'cii;ina (II). clialinciia[li|,
manda torlha-ouklioutsès et aniir spaçalar, fiilèle ser vitour
du g-randj Sarguis ndviiargrtzel. prince des princes et a[niir
spjaçalar, j'ai érigr, par la volonté de Dieu, |ce] monument en
pier]rc, cette Mère de Lumière, cette] sainte catliédr[ale,|...
dans le monastère, prés des éiijlises] bùties par notre saint
lirigor l'Illuminateur et jai donné, en mémoire de ma
|)ieu|se (et) légit|im]e femme, pour nos fils, Clia[hnclia|li et
Avag, en souwnir de nous et de nos parents, cumme présents
lauadj (|ui est en face de ce couvent, et qui anciennement
s appelait « Ruine F'anghouk », ainsi que Érérouq, avec tous ses
terrains et les sources de son jai-din de fleurs, et aussi 8 (?)
mipulins dans la vallée des palais (?), I drachmes de Loustzrotz,
lusage des moulins sur le fleuve et dans l;i vallée, des jardins
;iu pied de ce couvent, ainsi que [tonte| la jouissance du jardin
l'ontenu il;iii< ces limites. Kt le- <eivite|urs| de [c|o couvent)
Colonne II.
en récompense nous ont assun- la messe quotidienne de
l'autel principal, qu'ils dir[unlj toujours en mon nom, depuis le
G'I RKVUE DE l'ORIEXT CHRÉTIEN.
commencement jusqu ['à la flinde ra[nn|ée; et que cette [rec|om-
mandation au nom de mes parents et de mes sœurs soit observée
coin[m je il est inscrit, ju|s]qu'à rapparition du Fils de Dieu au
ciel. Si quelqu'un, qui que ce soit, s'y oppose et dimi[nue ou]
tente de soustraire les revenus de mes dons Dieu (?) éternel;
mais ('^) ceux qui exécuteront cet écr|i|t, l'inconcevaljle du
Christ Dieu, qui [est vivant éternellement.] Amen. »
Col. I, ligne 5 : «uJ/i^i uii^nmiu^m/i est composé du mot arabe
j^A = « prince, chef » et du persan ^i-^-i.-.^ = « commandant
en chef de l'armée », donc notre mot signifierait : » généralis-
sime ». iJ^uiKjiijjiÂtf est un nom de famille composé du géorgien
uii.Koo = « épaule » et du ô^^aîr^o = « longue », qui correspond
au Longuemain historique. — Ô-6 : lîdiL/jmi/injipixi m-^um-^liu
est un titre géorgien signiliant « chef des adjudants », géorgien
;i.)ri(ii.i(')(0('^)(ii ;')l'r)ù;)'"'- le nuarie que Siuïinnnnnnpiu lunLni^u. — [) :
J^iiiiiui/iiiiTi et ^/i/iiitii/i pour ShltinuinuiL et t/ifeiifen/i. — 13 :
tuiHL pour /.uiiii.; ce qui prouve encore ce que j'ai avancé dans
le N° 9. — ]'t yiiij pour ^nn. — 10 : «iiiiiiîrnLii pOUr luii^iiijiiiiL^iij .
— 18 : OiiKiiiiiiiiiïi/i pour Oimiiiinn . — 18 et '21 : AmiLiunL/J/iLTi pour
oiii(i_iiiiiil/i;/ii_/j .
Col. Il, ligne I : iijiiiuijini_t{i pour niimnnLtf •
Sans date, mais elle est sûrement postérieure à l'année 1191
de notre ère. — Figure if G.
29
ANI. — Sur le mur intérieur de l'église de Saint-Jean, située
sur les rochers de Qiz-qalé (le n° 9 du Plan); au-dessus de la
porte gauche de la sacristie :
■1. iiri>iiin\iiv,sr.i'hiii'.:,nii'hi'>siih
:{. h%nh'l,hHl\IHU'hnhhN'i\
',. 'hhhi'Hvii\i'nri\im\;{iin
1 ranSCriptlOn : l/nL^ip tL JLiiiiiiipuii_/i< uiiuiniunuittL nn 11 uiiiu
/^Ull/IIIip^I, //lIlVll/j<^/lIIIllI^ /^, l\ilI.lLIj/l HtlH>Uip^llUj^ (/'•) i,L /'Lllll/t/l (7'.),
jihiiiiiin iiiiiiiii «iiiiiiii :
w>r.
iiii'<îi::.iiirHT.'ii»i'(ii-^<i<n.
uifM'irrnni-.niii
ii"iiL.i'^ii-iai'.
iliU'.IU:|l,l1:Jl!lr,
i:ui;-iiHiiiirn!'jii'!iir!Ji.:
riU',i!r/rLi/fJi{i-H|iiriri-â(j^fvij.5ii:.r. __ .:
llfH.-s/'L-^f^U-lJ'IJiyiiruOUf^lOIrni-K
[ijr/!">rr/;rfijii;;if(,f:(rui(n;fifK.ri:^it(:fi; . _
W(fr() i:iiilHi:ll,i,f^ïil^(iiriK:ill o "(l'eHm'lKlS a''
rf(//oiioiirni7.:Qijiriur[;^Gr:ii:Vij;i:0(jniJiJr;i,i:Fi-r"
fûiiw;;,iT:h]c'i:Mi/îifjii/:ira:i'HiA^i;z.'^!.t!''.>'ir
|[w■f•l-;l,■J.ll::(iH'^l'l''l•,^l^-IJ^>^(^HJ=iJ^lLr|
,ri.i.f::i!;ij!rMi^i;jr]iff,ii(iiîii
1 '
iiKJi.i:H-uiir.ii!.in;i.i!f
\i
Figure II 7. — inscription S- M. Voir pages [4.VJ7.
LES I.VSCRIPTIOXS ARMK.MEXNKS d'am. fir,
Traduction : « La sainte messe expiatoire qui s'v ,iit est de
tealiakdouk ht, ni.Te desroi<!/c;V.n,ioc A • • " "'i e.-,i ae
ot Ivané(I). I '^^^'^O'MS^^.') (les Arméniens, Zaci.aria(II)
Il est .Hrange de voir i.-i Zacl.aria et Ivané nommés « rois
V ;;::: 3;v',r" ^'"^^ ^t ^^ ''^' ^^^ "-^ .-n^ror
en Nr^nr-^ ^'""'" ^'^"' "■^'■^'•^^«i' l>l"s; de mémo
e. Nm.1,g.. un certain Sembat se nommera /roi do V^ '
pou a an ., après la ci.u.e de ce royaume local (l.„a - ""
^ans date, ma,s, sans aucun doute, postéri.-ure à l'a'n 1191.
30
ANI. — Sur le mur extérieur de ré"-lise dp Saint in.r. . ■
sans date; postérieure à l'an 1191.
31
ORIENT CHRÉTIEN.
[45]
gQ REVUE DE l'orient CHRETIEN.
'^ :'''///''/./.['j/7./'//T.;yv//..s/./J///r'.'n'.''.//'-ii/.-'' = 'f'-"''' =
"'■' .,.t././»/"Muw.(i'y-/;/'/./;/;ii/'^//({ = uhm'iiv.hi'.Hn'ii
\ rt^/5^^.//^f//'(/v./;^•(w•s'N'./^a9/.^''/^.îro•^.«•ft/./.^;•/•'^'^
'''',0. ,,,.//.;.r,r./'//^r./uw'M.'.aNr.rLN'îWNr.'JTH./:'.,îrU3n
^ Tk '" M/^J•f////w.^(r^///':/wr(W/^;(/i>;^///w/;'^»•/;^ïî}i^lv^/'
'""r,. /./.^',(l//r.;T.,;n^/'•'JnNW'r^, o/'V-f/or./w/j/T../r.fm
,(•,. •MV'ir.;r./;,r./''/-L-/AS'/''/-r.N^/'/.-/W//'/>-n'//-.-./.(/ /■'///■(,
''^'7''•^^^r/^'r;^'^///•/'^/;^;(,^w.//''»^
//•{,s'///«a-/'-
[4U]
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aNI. 67
18. UIII'lll\in-hiirj'lllu^\}{'U\'^\rbl'li<)U'h'i,hl'!{hllh{?)
l'I'.h-hhh : /t : •IJ'.l'hr.UIll'Ml.
W). hh : /'• : SllhiJ;hhnj;r,l<llii-l/lhlirJUn;h'l\l'SI'-bH;-h
ni,. A. iir.'iiAii. iri-'i,hiri'i-i:in,i'>)i'
■2U. <l>ll'l.l'l.l-l;hl;'i.r,i,r.iilll:h'il'l,ri.hii. ('J'I-ll'h'hVMUI'V.
ol"r.SIII'l-il;hh'iir.l"l'hl'h
■2\. ''/r./^sV'■^./•^J^r;^v•///''^•/'•w>';v,^//7//•'/r..s■r./'///./•J/7/•^
±2. : h: Sl>lll''hhllhr,lll'r,h-I,l;h : /'• : IH'.I"HI 'l r.l/hll l"hll II
ii'ijiinn,hr:i,i"r.<i>r.
2:\. 'hf|^\s^\l'hlJiiu><)^\s^\hllu^'rl^^VJhl';m'.'l^lll'lrhll
ni'iid'h
2\. VI, hh in'iii'hi^hhiinhrjiiuH-i.nr.n-hiVhniiLiwsn
si-ijini'^
2.K W-<l>l'h!2l:IIJ\'iU\IH:lim\Sllhlir,l:hhlll'llhhlir,l;^^^
26. (ihoi\Sl\hllU'l;l'hl'l>lrr-hlll'lir,l;linhh'l>l\IH'.!ilini>ll
2:. a'ni>rhPJhKhl\IJ;'IJ'!il'hiri\lhbMiblVirr-Ul\Sr.ri'!ir-
2H. u'ij'Hi'i.. r.u'i/h.
1 rnnSCriptlOn : muJu niuinnuiuattiuiiuinlii. bu ^naliLnn inbiuiili
/ 'fiffilffi/i, ^fiffnil Iffff/r/rlft/i/inif/i, Ll iiinj/iruiiiif /ii/iiiL/J/tiifflu nttinhiutinLli
l7'/;( l/iii iiiiii/i/i, "l"tl' t.ll/l/i U lll)l)ltLUtll, IiIhilIi II mil il L\l^ji, iiill)'/l
lll"l' uhtLitiliiiihliu . iiinil, 00 oiiiiiuin piu'Çiiiliiiii, >>/>'l/' i//iiii?/-}i/^i/
fiiiiyi>uiu^/i, HiKtli /"ÇLiiniiiii^, lULiiin Lii/iiirii («nâfii, (jl 11111.11111/1/111 /ni
/"(iL'illLj, llilliii/ii/il/ 7'ii/iiiiiinii/l, iiiLliiililii/ inniijiilni.MJ}iiili l.iiiflllLO/li
i/iutiiiiin i/Iiiiiiiiift/ili iii)/iii luiiliXiiinnh •^iiimlilijtpii, iii/iiliii' '/'/i/i/i»ii
jiliiii iiii/iliiiilirilL/</Liiii)i> . /.(. linpnnLiiiiin iiiiii iiiO/id iiiiiii<\iiiii m /J/ii iiii ,
n\ III l/fii/ti/ iiiip iiiiiiliiii/iiiil/, iiilil iWiiiii/i iii'iiii iii/iiiilili iiiiiiL/iiuiii/i, iiiini/
liiiiiiifiiillliill» Ll uiui/]llinl<llilili . 111(11 >'•- lihcliuiiilllLn Lniiip /i nui. /i
iiiiii/l/i '«uiiii^/, iliiiii«)ii iifiiiiiii sj/iiii//! iiiiiiiiiii iiiAiiiii/i(\ 1111111/1111111)1111 n .
uni liL Illllllllllll IIIIIIIIIIIILII /l »I11IlL||/|I1 /lllllllllllllll , llllll llIllllIllLnll'll
•fiiili/ili /i ii/,iiiiili, iiiiiiiiiiiintfL iil/uiiiLiui ii'{iiiàiii/i)i liiiidiuiili «iiiiii
■iliuuiiiiiiiiiii : tiluiLniiip uiliiJ JiiiuiuinnLUU iiiiJiuniuiliiii /.l c\ J/<iiiui}ini ,
[-17]
gg REVUE DE l/ORIENT CHRETIEN.
V, cV-'/' .../■■"""-P'-'^ '- T-cH^-t -rcf '—];
L^if., 43/' /• '^■■"^- '- /' '''""'P = ""'"""''''^'^ ''"' *"' '
''"^Ù^ : « Dans les ann.es du seigneur f^^f^J^^^^^
de Dieu, Barsegh, catholicos des Arméniens, e sous le cal at
de (Key Sultan, de bon renom, lils d'Amir Malimoud prt -
fiUle Ilanoulclié, en l'an G 12; or, moi, le prêtre 1 -^^f ;J^^
du prêtre So.thùnès, petit-fUs de Guêorg, cure d Aroutcl , ains,
ue mon q.ouse Khouchouch, servante du Oiir.st. ayant espou
n la miséricorde do Dieu, nous avons reconstruit, avec beauc.^p
d'effort, ce Saint-Sauveur, notre propn.'te achetée de nos
deniers, et nous Pavons restauré dans sa splendeur P^/'^'^i^^e
sans aucune aide de personne, ayant suffisamment d ai^^n
pour tout, avec lequel nous avons pu (le) laire et nous (1 av ns
?ait: nous y avons aussi apporté des présents; inspire pai D eu ^
nous avoiis ajouté de nouveaux dons aux '^"^•^"«'^^^.^ '
nous avons (donné) pour les quatre aute s des ornement pu,
1. service, qu'on s'est hâté d'exposer sur l'autel, sacr.l.ce leelle- 1
mcnl dédié et agréable à la volonté du Père. Nous avons cons-
truit des presbytères estivaux et hivernaux, et nous y a\ons
servi, pendant la durce de notre vie, les hôtes voyageurs. Lntin,
moi, le prêtre Tiridate, et mon épouse Khouchouch, nous avons
donné de notre héritage paternel, p-nir le service de^ besoins
du pain el du vin, quatre vignes à Aroutch : ceux de Vaghai
,U. (Uilik et de Rou(?)ratz, 2 terrains labourés à Khatchik, ainsi
m
LES INSCRIPTIONS ARMl^NIENNES D'aNI. 60
que (itnix maisons en face de l'église, un grand champ de 100
cliéiiices, à Békiieiitz, un (autre) ;i Miqès, du côté de la conduite
d'eau de Béklieiitz, c'est-.'i-dire à l'eghpeghik. Maintenant pour
ce travail et ces dons les héritiers doivent dire, après nous,
une quarantaine (de messes) par an : 20 pour Tiridate et 20
pour la dame Klioucliouch, ainsi que 2 pour Sargsik, fils de
Soglioinon; faire notre mention, sans opposition, jusqu'à l'ap-
parition du Fils de Dieu, et personne n'osera détourner les
revenus de Saint-Sauveur, établis par nous. Si quelqu'un ôtait
et éloignait notre int'moire, que lui-même soit éloigié de la
gloire du Fils de Dieu, (et qu'il soit) maudit, dans la mort et
dans la vie, par les 318 (Pères). Ceux qui exécuteront cet écrit
sont liénis. Amen. »
Li;jne I : //nu^tit" pour llnupi.iilçu. — .j : 'hi;Lnfiq pour
'i'ii"i;t{, donc n se prononçait vo, en 1103! — 0 et 10 : on notera
la forme très ancienne m^ij i)our la forme courante mj^, surtout
à côté d'une expression tout à fait moderne, comme t^ti^feijLn^î.
n/iiliiiii (1. 10). — 15 : iiiiîiiifiiiiîtn et »\iî/iniiiLn pOUr iiiiîiuniiiiîrni l't
i\i)/iiiiii^Ln^ . i() : i^iuhuiiumsi pOUr âuiijiiiii>iiin<Ç . 1/ : uiliinnlin
pour lu/ii/ifii/in . 24 : ^muuiuiinti pOUr *Ju»uiniuinfci .
Je dois noter particulièrement l'emploi, dans cette inscription,
de la virgul.^ qui manque dans d'autres inscriptions, excepté
dans les N ■ 39 et 214.
La date 612 de l'ère arménienne correspond à l'année 1193
de notre ère. — Figure n° 7.
32-
AM, — Sur la Tour d.-molie, entre la porte principale et la
Cathédrale (le n" 1.5 du Pian) :
1 ranSCriptlOn : l/p ^uiumuiuintli uiw'^Lli, uiLn^^îi/iIr iL.umnLèni :
Traduction : « Ceux qui veilleront à la conservation, sont
bénis de Dieu. .\men. »
Cette inscription n'existe plus. Je la donne d'après Khanykof,
[49]
70 liicvuiî DE l'orient chrétien.
rcproduito dans le 3^ Rapport de Brosset. p. 130. \'. aussi le
N" 60.
Sans date, mais elle est probablement de l'année 1199.
33
ANl. — En dehors de l'enceinte, à GOO mètres de la ville, au
bord du fleuve, en amont, sur le mur extérieur de l'église dite
« Karmir-vanq », côté méridional :
1 . r,'hiii't.M''hVj{\:hi II v.u'hrii'inwv.ijM'mr-
2. nri'V.hsiihiVii'.ru'hnmr'hh'h .Ji . nvhii
3. UINIhKShll
Transcription : (/Lii^i^/ilÎt llumnLfmi, [t]u' mSlin iiiiiiiitiiuiiiin
►^uipuin/im (•'), çintiL n'Iiiinùlin uiiinnjib h nuihliu miLiiii nt-luifi/iu :
Tratluction : « Par la grâce de Dieu, moi, Zacharia (II), amir
spaçalar, j'ai donné à ce saint couvent les 2 deniers de Karmir-
marg. »
Ligne 2 : kmnL pour tmni.; V. à ce sujet N" 9.
Sans date, mais elle est écrite entre 1199 et 1215.
34*
ANL — Sur une des tours de la muraille, non loin de la porte
principale :
1. Wm]
2. t,bV.PMVI'V.ri'
;l IMtWbWihhHlin'h'hV.
:^. i>M'hn-iin-h^iMriMnv,srhiiii
6. llt,V:iA,hlJU'l"NH\r
Tianscription : l\uwni.iuf>, u^m-Çtii'i ij/^m^iHji/iiin d'iS (/'■), [fei-
linnii/iîi] (>iiiyiniii<Ç (l«), n/'li/iniin, Li 'l.lllOlui J llilliinil/i/l, niiyil/jLçil,
f/'/,./.fJ.,,,. :
Traduction : « 0 Dieu! protège Zacharia (II) le Grand, [et son
fils| Chahnchah (I), (ainsi que) Grigor, le patrice \'ahram,
llovhannès, Mkhithar. >>
[50]
LKS INSCRIPTIONS AR.MKNFENNES d'aNI. 71
.le n'ai pas vu cotte inscription; je la donne d'après Kiistnor,
npnuluitt' p;u' lîrnsset {Les Ihiincs d'Ani, p. 581, et recons-
tituét' par moi.
Sans liate, mais elle est écrite entre 1199 el 1215.
35
AXI. — Sur l'extérieur d'une lies tours, à rextréniité orien-
tale di' la Miuraillt' au-dossus d'une petite porte étroite :
1. i>ïiyri;i<f-iih(ri,iir:.i-i'i,
■2. lÏÏ-hlIIIT.'i.'hI'.SIII'l-ir.l"
:}. iih!>i:in'.irhi'ii'iir.in\i.r.i'
:,. h'hhni'!U\r2r:hiihi<!V'i .
G. i\ri'ii"iihij'.in.ni-(-,r.s
7. r.iii'ii'huhh'o'hinj'.nirhi'iir,
Transcription : /' IITPI; pm-iul^wlltu, ^inp<ijtLi "fipliuinnuji, Lu
ifiiiîiiiiiiiniinilrliu /iini_iiçii, iiiil/iii iiii/uiiiiiiiiiiii, 2"'V'2"'S »''iipi"/i/iiii (•*)»
o/iliiiii/i ntunXiuliu bu iiiiiiiiii/iiiiiiii, i/iiiiiu WMiiiiniii/j/i ùLa bl dunnuin
ifif/irifi :
Traduction : « En 057, par la grâce du Christ, moi, Zacharia,
chalinchali, mandatortha-khoutsés, amir spaçalar, j'ai cons-
truit ce monument et cette muraille, en souvenir de nous et do
nos parents. »
Lignos 2-3 : lîiuÎKjimnnjipiii ^iinLijtii est un titre géorgien signi-
liant « chef des adjudants ■>. géorgien i1.-ir)a>.)5o:iô)m 1'>36<')'>"ï
le même que lîu/ldiiiiuinnWiii nL/unLiit».
La date 057 de l'ère arménienne correspond à l'année 1208
de notre ère.
36
ANI. — Sur l'extérieur d'une autre tour, vers le nord, près
de la porte de Kars :
■1. rilhWh UT:h'l'L\SIH'IH\HINi
[51]
72 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
;{. i;iia\iri'nmiwni.j\rr,n:,'hnn
4. i<ir.i'r.i'hv.hiiinMvi-hniir'hi'n-:i
:,. iin-i\h'i\ihni'hr,hChhr,h<a\i'!J2
(;. iVhihijuih'i'riiiihi'f-han'hhiii'U'in
7. r:i,'i'hin''t,hi'iu\^'i''ns
Transcription : /• |3i_io/^iiiîi/iii llh^h, ^mp^^^iJi llouini.Anj, ^i «i^-
nitLklLnili ihiiiiiiiiitnnnjîliu jiinLnl^u, [.tuilpn ii]uiiiiiiiiiiiiin, riiii<|li^i/i<Ç
^uinmnjuiÊi il'), fe" lliiipi.ahu, nniili /'çjnnniiii, Aihiliiii '/'n/iuiiinii/i,
rtpLÏ'till/l flllin4.\Jfllf/lf l/lllll/i l/lll/(flL«/(jlllU LS"'î'^"( /'""IJ< /'"'/ "lihli "L
uiunjiiiii'n ;
Traduction : « En G57, par la grâce de Dieu, sous le règne
de Zacharia (II), chahnchah, mandatortlia-klioutsés, [nniir
sjpaçalar, moi, Sar[guis, fils de GJuéorg, serviteur du Christ,
[j'ai construit ce monu|meut pour le salut de [mon âme] ainsi
que... »
La dernière phrase est resti'e inachevée.
La date 657 de l'ère arménienne correspond à l'année 1208
de notre ère.
37
ANI. — Sur le mur extérieur de l'église décagone (Saint-
Élie), derrière l'acropole (le n" 7 du Plan), à gauche de la
porte :
1. Wil'f-
:j. JMTbV.
4. «....
.5
Transcription : //'/ /Jm-u/^mî/^u, i/m^iAiiiiîtiu^ (?) l\ :
Traduction : « En 6GU »
Le reste iliisilile. Ce n'est pas une inscription proprement
dite, maisiuie entaille faite sur pierre à laide d'un couteau.
La date (iOO de l'ère arménienne correspond à l'année 1211
de notre ère.
i.i:s iNsritiiTioN's Ai!\ii':\if;.\Nr.s h'ani. 73
38-
ANI. — Sur iino tour, rn face de la porte minée :
/• iiiic. .v.hi'iii'ifhr.nr-i, r-h hii invi/icsni'i-t-r. hiih
!ii:ii ('.UN' ii'in'.iir.ij'.r oi'rjhhV.ii' nr.rr.ri'r. r.h-i.hni'
iir.i".2i':i.ii 'i.vMi. l'.rbhhi'.siihi'ibivi, mu hh nrihiin
l'Unn
Transcription : /' //'//'.. i^nn j.m ^J/,lillJpîi 'l'fi^uunnu^i, Lu' ifn/).-
MifiiniirrJffiif ni ni ii/^'ii, iiiil/fn uilfilliffjffiiiri, ^111*^11^11/^/1 ,\iiinitinpitl (1*)^
a/i/jLii/i niff/f Afifuif i/iififu tiipLLntutnnLHiLiuu uLii Lt. "/"/' "'/ jiànti :
Traduclioii : « iùi (lt>l, par la puissance du Clirisl, moi,
Zacliaria (II), cliaiincliali, uiandatortlia-khoutsès, amir spa(,-a-
lar. j"ai construit ce monument pour notre longcvité et pour
celle de mes fd.s. »
Cette inscription n'exisie plus. Ma copie est de Sarguissian
( Topograp/i ics, p. 1 1 1 - 1 1 J ) .
La date (JGl de l'cre arménienne correspond à l'anme 1212
de notre ère.
39
ANI. — .Sur le mur extérieur de la Cathédrale i^ie n" 1 de
notre Plan), côté méridional :
1. /■/'^^7.////'//'.^^.H7w■7n/(:î/(//y^7•7•/'r/(/o•^w^^.5i7w•(î^■^t■
lihir.lJ'.IJl'hUl'H'l'U'Il'I.
2. u^\r>sl',^^\'hhl'll^l^^h'^\^l^^\ll^llrNlim\l'|■ll'lJ•ul.■l•ll!{llr
hi'-v.uni'ir
;î. r./rr./;;/;.s7./"('./'/"/'././//'./7./'^'/'//.s7//''f,///'/./'7'-/'///'-'/r./''-
llV'hI.IIUh
\. /r/-r/(,i.'r.7-/''»,'////'7."//'.'/j,///'/'';r.-s'-s"(,///;/''/,/.//.s7//>/,/''/
///•.S7'./''J,
.V r.iiiVhhi'iir-'i-i'h'iiirim,, hi'i;i'iiiii>, iiiii>r.i'h'r.i<tH'-
r./'r.7/"///'r/j, /■■»,/;/' /.-
(i. 'H>ijihh-i''i,hi'i'.ii'in\iir.i'iirv.r>iiiii'r.hsi\ri'h {laciine)
"ir.sr.i'i'.'ihiji
7 . IVhlIh'hh inm.Shn-V.l.llh IIS'irN'
m
74 REVfE DK I.'ORIENT riIRÉTIEN'.
Transcription : /' pLni^iiii/ni HhJ', /^iuiÎiul^Îj ïîuumLàn^, fei/
iS/iiiniiiïi, Âiiiriiiii 'l' Il II II III 11 II II, nliliLiili *|iiiiiiii nh\liLn hilniT iiiiiiin/i-
l^lll'l>/<llll iWirtiiii/iiiiiL iiiiuiii /iiiinTiiii/i/iyiii, iiiiii /i luiiiinLil iiiiliuii >JLinç
jiiiiiiiliiiiijlinii t;n . CL hinriL- hriLt^iip /i iinLnn iiiii/i/nii/i/i/711 ii/iil aiiitiAiii-
n/iî/ liiiLntiiiiilili, un /i 'luiiiiiiilinnjiU t; . biniiL. bnlinL. iSiulLiii/iuiL,
ti_ l/nLniî hnliann ilnh, kl. fenuiiL ii/i/i iiinrtiuW/in iiiLiiin /unnmîi/iîi .
ti- t'i/' I"i " /' illiiiiiii i/iiiiiiiiiiiLnniun iinniii /i i/iiiiii/iîi { h/rllJU') iiiiii-
iMiiiMiiiatii iiuliiii-Ti mi, u/iu\/iL /i iiiiiini-iiinu 'riiliuuiniiji :
Traduction : « En (IG-', par la volonté de Dieu, moi, Tigran,
serv'itenr du Christ, j"ai consiruil de ma fortune légitime les
marches de la très glorieuse et sainte cathédrale, qui étaient
détruites depuis nombre d'années; J'ai aussi donné à cette
sainte cathédrale ma boutique de Kattnotz, achetée de mes
deniers, ainsi que deux Lectionnaires, dont l'un à Saint-Gré-
goire, et deux calices d'argent pour l'autel principal, et j'ai
imposé aux serviteurs de cette église de dire {lacune) messes
par an en mon nom, jusqu'à la venue du Ciirist. »
Lignes ô-G : t^/i pour iyij/»; V. à ce sujet N" 9. — G : un
espace vide pour marquer le nombre de messes.
La date 6G2 de l'ère arménienne correspond à l'année 1213
de notre ère.
40
ANL — Sur le mur extérieur de l'église de Saint-Grégoire
riUuminateur (le n" 1 du Plan), côté méridional :
1. + i<H.:n.h.'h:<ri'iir:.hi''i.hi'ii'i.iii'iriii'i'i-i'-i.in,iii'U'
iiNH'--i.(sk!)i\(UiiirM\u\shrir;uwi'ji\ii\SN'hn(sir!)fdVi
ni'hiirxiiii : naM'n-hShhn
2. hi'i\hi\ij\im'ii'in\in\iA\i'hhiriVh'hi\siii'riHn'i''iih
nhinuvi'v.i'hiuthh iin-i>'iri, ///• i\ nr, c; v, r, (i; ////.s'/-'/-/' m.
MUI-
:!. rMi'.iiiini'iiiirnsr.hri/hniiiihi.hirr. ■. iUMVi-iMii'h
4. ni>PAA\'bi'uui'-ui''Hii'noiinhî,hVbiri\sihi]'bJi\Tiw]'
[54]
LES INSrRrPTION'iî AHMKNIENNKS n'.WI. 75
•^'»//i'/■/■/v//7;/'7Wl/'^.'/'■^//^////7•./;r.//•.s7/'/./'r./.•^7>///'/•//•:r./.
r.i.'hiVh'jihi'hh
;,. lr:ihlCI;l'l:lJ:Shl'l\r,l;l>IU'.!UII'in'.r.hr.SIII'IH;l'-l;l''ir.
'i.uihi:>irj'ii''iir:iiu^iii>i\'>jvt,i\hi>r.i''i,i;!ih!{t;iii.-'i.i.-r,hiii{r:i,ii
hhlll'inn.ljlh
(\. iirj<iirui''i,'i'i'i''HiiU'hi<!{i\i''i't\i'ifnNu\!{iii'U'!{rj"i-h
l'H'i'iir. hr.'i/hr.i\'iA\i'riii'hi\2hi>iiiiuM'hhrjnt-r.i'>M'.i;i.
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r.i'r.i'i'iiriinr.nr.i'hiji
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l\lJ-'l\l>l'-lJ;l'l\lll;l.l\in.!il;in'!ir.lll'Hlllliilll;l'l'.l'h-r.l'Hlhl'
iH\!iiii'iiyj\i''hi\M'ni--i.i;ni'iinirh-hVM'i.r,h'i.
!). !{r-hi\hrj'i\'h'ij\i,i\hn'hrJihi'h^hi\'iA\r,hhhi\riir:ihi'
///^:;^/!r.:/^^^.îT/••''//;^wI/wy^//^7w^■/w/'^// /;///• r,/'//V(,7W'//
rr.'hhr.'i'r.i.'iir.sr.rr.'iin'.sui-iju'.n-h
Kl. hr.siii<iH;sl\'ir:U'ininh([ii.r,i\ii'i;hiir'Hi:ii'hrii:ih
l''IJII'Nl'IJII'l'N;llhUJ\!ihininhhl;SIII'i:-h2l\iniHJ':i,l'-lllir-
•ll'h'hlII'linH'Ml'h'i.l-rmin-'i'hl.hh
11. 7-/:(,i'//'/.///''/..»'//r.//7';/*.;{/7/j, /.-.s'/'/'r./; ///•/>///'/; ///•:/'
r.r:,sh'hh'i-r:i,iri,iiT,r.iiiii''hir:',iii.in.
12. hr/i:ijii'r,i,hi:irhnrjn\i'h-ihi:i,iuiijii'j"iii'!ii\h'im
Linii>'i/ii'hrj'iihr,in;riii>n.iii'ij:i/hiii{T-'hr:i.'i''i,. l'V.niwu
r:i,-i,.:.ii'ij;fhhi"i>'i,'i-iii'ii'h
i;;. i>i'i\nj\i'hiiu\in'irhH-i'-r.'i:i.i'irhiii>in'i:i.hini'i-t':h
hllhr:hl\'iirrhhlll''l.''irJi'i,ll'i:hllhhl[UTJ'L\iil\'il'l>i.'HII>iihll
i'im'r.'i-'i,U;SN'.'i:i,i;ni,si'iir.niii'
I '. . r.hiiih'hiih in'.rr.ri.niirri.hnhiir.ii.hhi'-r.ii'i.'ji-i-i-r.
llVirN;hl\hlin-i,hllhUrj'l\'l-iJ'-IJVhhr,llh'hlHVhtl'U\'h
r.ii-.u-i'''i('.'J:!>j,iii'i.i':i.>>:i.i''i.L>iih
\:^. l''l.l''hl.l>'^lll'h'l-lll'lh'hhi,h!>'l,l>'hl;S'l,llh'l-l;SI;!il;r'l,'il
^.:/;/>;^/>///'•^'J,///./.•/•///•^/'■/,/,•/.'^'0,/•.'^/^/•.•^■^'//,•//r.'/W>r.'/.r.
ni'i'i\i'>i>in'r-iii.iii'iihu'h'hr.iiij'ii\i''i>i>-i,
[bô]
70 REVUE DE I.'ORIENT CHRÉTIEN.
ic. f7(i/i^•rJ'/'v•/./^l'///•/•^i>^.^^./ljîr'^^.A''/''^(7ïï^•7ï^/•/'/•/i/.■
(7f-//VW'.^r/7///,/''»,i'///'/''/./''/r./'//Y//''j;.«r».'/-//.s' /■'/,'//,•//'!, /w/7"f,
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1 V» . r'hi.rMti h ) hi> mif'iMiiii' w'hrv.h irhVM-nwriiuiu'
i'ir/,r/y7'///{/''/.r;^r./{M/./',s''/.///.///'/''-/.-,s7.-/'7i'i,/''-r.'/'//"i,/H/'i/'"j,
•i.v:hi'jiii.<wi'ni'i'hr>i'(nvh
-20. 'h^\l'Ur/l^rl>•hhUl'rhlJ;h!i•l^\VI'^llr'h]•'h'hnl|ll!>l;!ihi
/>///'////(;/''(W7î{/'^-/'V,///v/7-///;/'/:/,i>/'.;;n/'7:'/'r./7Jrjn'..'j///'.'{/'
2 1 . 'iJi'i:hiir-i-ri''iiiriiiN.iVhVMii:.im\!W'iji (sien '^//7-r.
ii!WI'''lhlllll'l'>hl\rU-HIII'l'fl'lf<rl'>:i^i^
iiiinu'iU'SfU'iui
7w;///7'^/;«^./'7■//"f,«// ///'/•// M7i;r.//,vr..s7//./.-'/('j/'/>;j/M^r.,s'r.'/
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2;5. /^•{///;o7i//-r.;7(/')//r.f7/-'r./wî'j,/.-/>/'7,i>^-/-/'.-»7/';r..svr./y-tî
^7••(^Y^•'/^//^^//^/7/(^/;/././■■^/.7'^//■^./^^///'7•//;^^(ifa•^/>''HÎ,V
24. /;'/,/'///«/>;7///'7.r.Mr.//r.7,77////{/./'7-/.///'/"/'/'/7//'?//7;
7w//W7/7.( //7j //;rjW//w^'^7.r./////'/;:/7.VMS'r.( '/^.),'^^/>//•M//.//^/■
,';/'/,•/•«///v/7/7.^.
2;,. /;//;^J/7W7/^7îô7y'J,rJ^('J>/•(i;;///•'/lîM7'./'lly'■^^J/^;lî
w.s7î.s7//>v,«//î://7./'-'/,r./'/';'f,/'"j,f{r.(7+7^/AS
Transcription : /''"i^iïi /y'/7'. ^nj,^l,il Ll nijujiiîiiLptiiiiî^iî/
l.ilUinLOiii, iniiffiiii) inlinLn nimiiiin/iii l.îini ^iiii(i_n ijl uinLnLniiilniii
lllll^lji llliiiiiiiiiiiiiin l/L l?iuîriiluilinLii/r)iiL IllIlLnl^u 'iiunliinlitlll (/'), tl.
"/"//' '"7""i (/iii^Jîiiiu'} (il), tu' iS/innuiîr, ÂiiiiLiui l«uuini_Ân^, "I"//'
ili)j!iiiiniiiLpl,lin r/iiLi/iiîiui, iiunnj^^îf in^nîi/iîtn, i/iuuîr ilinliiiin likunuilinL-
m
i
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES D'aXI. 77
PLtuh inLniuhii litlnn Ll nniiLnn uiiiiiii, ^/iui<ii/i iiifiiilinii lltiLnii l'ph —
iiiinni, nn h '>/iuu II luinniuli (•iiuini.iiiaïuo/iu liiit/iiii, nii /;^n niiifiiiii/ili
/il II i^iiiiliilii i(il>ii/i iiit~in, lillii m) •,11111111 niiiliAiii/ nli/iii/i /i •^l,jit;hlç-
i/i/liiiilii, /.i l'iii.'iiii l) lli'i/iiilii>lllL(r/Lllll)li /iL liiilliAiii/ iiiiiiiiiiiii/iil/i '>nLli-
Ollllllll/i/l . ^llllLlljt ll/wilillLll/lll lluIiflLll //lII'lIIU /,riLlllllL>lll>/l6 /•ll/lllll/l/l,
liL ■lllllIfllUIllill/l l'IlIlinLl) lllllllfl/ll l> l/ln//lll/llllll U^IIIUIlILn . IlIlLpi' luiu\f$L
niililip Ll itÊnOtujiiltnf Le iiiiijifi/i/ffiiijnrinn jiiiutnLnntj iiiifrififiinciiff
nii/ffii/ fjL fffMOiif Jf/fii/, Ll fff/jiiji)f> n Ll littinnntnitu ^ Ll uiuuklLnitii n
nif/f/i Ll ijffiOfjfMi/i, Ll ifi/iiiifrifULf) iiriiifiri ninttinLinn I Ll] iliiiriiri/ii -
finifififi, Ll f)iiiifijfi)M iifiiinnLiifa/i/i/ififf Ll inq^fifiLliiu/jiniJ /ufif\/tii, Ll
fifiïLuiiiilf fluri auiuiiip inif/ini Ll iiifiAuiH/ftf . Li iituiinLi) iiifinniuLp
^/iiiLn/r ffiifinjuiifiif riLri ifi'/ifffLiffniii/i tliiitiiiiltitiliiiiii Ll h-^jiittthinn . Ll
IniinitLnli II tit)iiii niti'^ttÊUtuin iiitiiiiituniiuitin n tlitinillini Ll ntnLluuu
'hnlttiinmillf nn iiihlunitltitlh tliiuifliunilffi l)llfint/f l/ujl/L itinLL^ltlumL—
tuLuÊli inLrifiiUfi ni)nn 1rtti*)U^iii*^n il.»] ul nnnnn liLiinn^ Ll tjiuuh
jftnnnLJitLtuh îiLnttin jitinn . Ll LtnnL nhiMuiit h tjutupn ihiLnii hnjinn-
nnf^ *)fuinLii/ip II"/» unLi t^li fiiiluAiii/ \nt)nih Ll ilàn tui)n »,iiiifiLii/,in/i—
iiiiiii, Ll (iiin Lu /i •^Inhit; "/loLi ç/i iiiiiiiiiiii/i/i . l'iuLtLnjiinuLn nLn/ili
/ic^uli, Ll piiin'^injui 1/ iiiii/i/ili, Il 2"i'inLhLn /i^iili, '/iiiririnLiiu li^uu
nuji)iiiponi/li pnnin^ /iinLfiiiio i)iii^,i)iiLuii fi '/iiifiiiLii iLn/i/rnfi, HL iphnni
/• iiillliii/f, /"iii\n/i/iiiiliïi, •^nnLph Ll intiinLlili, p pitiiptiplnt ^luntLtipp
ptuninhpuh iil *^hl" /' i)fli|iil''/iif , /liiil/iiiliiiiiiii/i unLintpHlilittilh , nL
tputittipiiitpniii ipliitnLLhj nL litupttinli '^Lui iiiiiii/iLiifi, ifi^ri Ihupniip
tupiniLU nL dtupuinh nnp niiLnllf lifufli Ll /' iiififi «\/lArfiii*)iiiLp, Ll
ui/uiiiLli/l nL ùtiipintilip tlttlhptpi^ p niLitihn ijniïipnti iiiilV^/jL upti^^i^nli^
nL iiiiIiOL /i/i»iiLni/,'i ri/iAiiii/i iifiLiLU, plisijp iiLi/iL nL iiLinLuLph
iipti^t^iili iinii ijui»/ tl' "•- 2'' I l'tP'iiiiiiLUlU'ii . lil^u ui/ili V'*ii"l><<t|f
fhtipip i)/i nnntp, nL ành iijii Ll m p ili jilt iiupinMli /■ lOLfi |/i| /"i/iiXiin/iu
Oiiiniiili(Ii I . [lllupALini I (. jthnptpli iiiiiiiii/i/li /• iiilii : /' I •l^ipl^liinlpn-
lil/,/i /l)i«nLliil/i /iili/ilinL/lOli llLill/iîl /ifjiili /ii{ n)iiii(\ /, '/iillii/ibll
luinhiupilip' ll\li h iiiii/iiili (IL lllLlliu /iliLnilllll/ili, iininii uiuLli «iuiii/,illiLii
iinLiiiii/i/i, niiiiiiiip/iii iiiLiuuu puinnLÛ ^nnLp, nuuio (eu) : («iq/' '•
^liplLiuli, iii(ij/i (. i^IhuiLiii'li, l'imli I. f/i) "In'i, ^n/i (. ^(.nnLÎ^ nn
I' l/iiinninli ' //n\/i, iii(ij/i (•/! (/ii/iîi, m(il/i (./i 0"iîiii/i/i}i nn « '/luWn-
1P'1""1' ">"7 » '/">/'• '/"M" "/' <|î""«\ ti/'l, ''L ii'll uiu/iolJ /iiJ) linulL/lilIllA
[ôîj
78 REVUK DE l'orient CHRÉTIEN.
/711 iiiiii ii\ iiiiiiUuiiiiinntii/i, i/iuLiuiiu ç/i inJui : llu pç uiç^pli jduiijthu
iiuljlili i/ii/liiiiiiii iiiiii iiiii/it /iil iii/iiiioiiiMi/iin/iu tu '}/•'•/« '•'- nil'utinii
hLluLlin /iii\j>iitiiii iiiiii /.Il p/i/itii/i ti_ Unnnabnh, nUtXuiiuiLn i/iiun-
liliiii)itiiint ii/i tiiùt,linij\i. f/iiLiii! /•ii/umiini ijiuliuinii '^nnuiiinnu ^nuuii
ijnntijjuiiiLjJnLli : '•/"/i t/"t "iî /' '"•"""/ l/""^ A i/mpni_liii iliiinn /iiiiii
iKLi/iiiiMiiiii iinn /i/i\ iiiiuviiiliiiiuii/iii ç /uiiiuiiiuoi V^iuuiui, liimJ Ht;^ /'P/;
^niiHfr; iittnniïiuunn nn II titUii ^liii/iniiiuitiiii/ ^, liiut) nin2tniiitiih niiii-
nni-uLiiti Ofjfri fiff( /ijii («iii/ini.anf /uuiiiiiiuÇf Hu"'^ "'- rH*y iiinimi^tit-
iLiiii-i>, iiiiliiii/iii/iu ULii/i'itixii ;/i''/' i/iiiiiLiiiiiu l/niiLiiili (•iiinni.oni, fei_
illIllIlUl/lc/ll '/llllfeo/l DL ll!)lILIIlII(/< dlKlLIUOllLlIlIÇ /i iiinLiu /"-/', fei-
"php unLIlu. {Inijntjnili Lu 1"' niiilliiLll '^nLniniuljilia uillll/Lllll Lii/in/i,
ai. jliïfi uliiutinu ^itiuiupu iniiniLh lurLiii^/i («liuiriLani . ni. /iiiiniuriiiffipu
iji- ^iiii/uiiiiuini-ii ufiii^nnnu ttiun^hnh 1 t»ui/ïni_CTn| : Piinitiihn tinlix :
'l'i'ailuction : « En GGl, par la grâce et la miséricorde de
Dieu, lorsque Zacharla (II), le puissant et le conquérant, amir
spaçalar et mandatortha-khoutsès, ainsi que son fils Chalincliah
(D, dominaient dans cette ville d'Ani. moi. Tigran. serviteur
de Dieu, lils de Soulem des Sembatorenlz, de la famille des
Ilonentz, j'ai construit, pour la longévité de mes maîtres et de
leurs lils, ce couvent de Saint-Grégoire, qui s'appelait ancien-
nement « Notre-Dame de la Chapelle », sur un bord escarpé et
de tout temps broussailleu.x'. Je l'ai acheté au.x propriétaires, avec
ma fortune légitime, et, avec beaucoup deffoi't et de dépenses,
l'ai environné d'une enceinte. .J'ai construit cette église au
nom de Saint-Grégoire l'illuminateur, et je l'ai embellie de
beaucoup d'ornemenis, de Signes du Salut : de saintes croix, eu
or et en argent, d'images peintes, ornées d'or et d'argent,
(le ])ierierios et de perles, de tlambeaux en or et en argent, de
reliiiues des saints apôtres (et) martyrs, et d'une parcelle de la
croix du Seigneur, qui a porté Dieu, et (j'ai donné) toutes sortes
d'oijjets du culte en or et en argent. J'ai aussi construit, avec
beaucoup li'ornements, toutes sortes d'habitations pour les reli-
gieux et pour les princes. J'ai établi des prêtres olfrant le sacri-
lice du corps et du sang du Christ, afin qu'on puisse offrir ce
sacrifice sans obstacle jidur la longévité de mes maîtres, Chahn-
ciiah (1) et ses fils, et pour la n^mission de mes péchés; et j'ai
fait dun à ce cuuvenl de Saint -Grégoire des propriétés achetées
[58]
LES INSCRIPTIONS ARMKNIF.NXES d'aNI. 70
avec (mon) trésor et avec la décision des propriétaires, que
j"ai bâties depuis les fondements, ce sont : la muilié du village
(les Goroklmnenq et les 7> di'niers du marteau; la innilio de
Mcliakounenq, la moitié de Kaglighouq avec tout son continent,
le terrain (?i taillé dans les pays de Kars et les deux deniers
dr la liaratle, Khatchorkan, ses terres et son hôtellerie; dans
cette ville même les bains, ma propriété, ainsi que la stèle de
l;i place publique, le marché ('?) avec ses boutiques, le fondique
voûtée et le fenil, avec les bains, l'écurie et le fenil que j'ai
achetés de dom Sarguis, l'aire et deux meules d'huileries, des
I curies et des fenils de ce couvent: le jardin potager qui est
devant la porte de ce couvent, et la côte, jusqu'à la porte de
Glidzor, jusquà la rivière et jusqu'au potager du quai que
j'avais acheté et bâti à la porte de Dowin; une demi-pièce de
moulin, un duit entier, et un autre duit, deux fois par semaine,
dans le moulin de Glidzor; (encore i un duit, deux fois par
Semaine. Depuis Béchqénakap jusqu'au pont la moilii' de la
rivière a été achetée par moi. Les quatre deniers du marché des
Papenq et la Imutique de la porte, toutes les maisons de la rue
des llatétzonq, beaucoup de terrains près de cette porte de la
ville, (siint) achetés (par moi); une vigne à Érivan, une vigne
à Ochakan. une vigne à Koch, une vigne à Aroutch appelée
« Mazot B, une vigne à .Mrén, une vigne à Tsmak appelée « la
terre de Katoghikus », (tout) cela que j'avais aciieti', ainsi que
lieaucoup d'autres qui ont été payés (par moi) et que je n'ai pas
inscrits, je les ai donnés à ce couvent. Si les possesseurs de ce
cuuvent le dépouillent de son or que j'ai inscrit avec précision
dans mon testament, ainsi que du couvent dit « Békhentz » que
j'ai bâti, reconstruit et enrichi de dons de toutes sortes; que le
surveillant de l'e couvent de Saint-Grégoire le surveille dans
ces conditions. .Maintenant, si quelqu'un des grands ou des
petits, des miens ou des étrangers, tente de mettre obstacle à
ce qui est tracé dans cette insei'iption, ou dérobe quelque
chose des produits qui y .sont conlirmés, uu supprime le
souvenir de ce pécheur serviteur de Dieu, pour n'importe quels
uiutifs, que celui-là soit exclu de la gloire du Fils de Dieu;
qu'il hérite en sa personne des châtiments de Gain et de
.ludas; qui! soit maudit par les trois saints conciles et par
[59]
80 REVUE DE l'orient CHRETIEN.
les 9 cliu'urs des anges, et qu'ils rendent (.s/c) compte de nos
péchés devant Dieu; mais ceux qui exécuteront mon désir,
ainsi que ceux qui observeront la conservation, qu'ils soient
bénis de Dieu. — Israël l'écrivain. »
Lii^ne 1 : des mots répétés. — 3 : imuïitj lire uifejiuiîrij, comme
l'indique la ligne Ki : miuï/u. — 4 : JkiukliuÎi pour iJuim^mlf .
iiiJ^ui pour iiii-tui = iiut-tm = « toujours ». — .1 : "Çfeiitîit'"/'/"",']
pour "Çiiuntî/imn/ipiiin . — 7 : kinnn-bji, pluriel avcc la désinence
tji, piiur ^miiiii-^) ; ce mot n'est pas arménien, mais c'est l'arabe k:^
= « ligne, raie », qui signifierait, avec le mot ui^unnl^Lfiiut^nph,
K image peint ». — 10 et 1.") : ijîifej t/"; H et 15 : 2^î''f[ t/i; 10 :
t/i ">i/fc{; '20 : /,iîijji/,j; ce snot des Ibrmes vulgaires. — 11 :
Vii^ji/ilitm^ijuiiii pour '^itiinLiiiutnliniuti . '^hSfhli pOUr '^hânitil; . 12 :
yiiiiîiiipA-di^, je ne trouve pas dans les dictionnaires; cela peut
signilier « continent ». — IJ : lîiu^Jntîi/j, je ne trouve pas non
plus dans les dictionnaires; il me semble qu'il signifierait
« terrain ». d'après le contexte. ^ïr>j, [pï-'ini^, ici ne signilie pas
sûrement « la gencive »; il est peut-être la racine du verbe
jîiij-i,iî := « baratter ». — 1- et 17 : Çui-bp, pluriel ave(" la
désinence tji, comme à la ligne 7. — 1.3 : lîuijiiiîi n'est pas un
mot arménien, mais c'est le mot arabe-persan ^.l'-V = « place
publiqu(; ». — 13 : ^uaiLiuu^iu^ et 17 : ^uiiiîiuipmji, je ne trouve
pas dans les dictionnaires; mais il doit signifier « marché ».
puiqliliij pour p iiijiiiïrfeiun . — 12 ct 13 '. i^îrijni_^ cst uu iiiot arabe,
^jj.9 = « fondique, entrepôt ». — 1 1 : m/jîi signifie « a:'il »,
et aussi « pierre », mais ici signifierait probablement une
« moule », signification que je ne trouve pas dans les diction-
naires; \'. à ce sujet N" 175. iu/uniL-l<|i, thtiptun'h^t, pluriel avec
la désinence îr^i, qui est tout à fait vulgaire. ijiliuÎ/ pour ijjuuîr.
"/'"S'.'ff d'après les Arméniens de Van, signifie « jardin pota-
ger » (I). — 11-1.") et IG : /iL^iiLj..//. et 1.') : /'*<»'/[', sont des
formes vulgaires pour lî/iL^fei. = « jusqu'à ». — 15 : /«'"i/n/i,
d'après les dictionnaires, c'est un creux dans la terre commu-
niquant avec une rivière pour attraper des poissons; j'ai traduit
ili Les .\nnénioii'< de Karaljagli rapiicUenl uitymi.
LES INSORIPTIONS ARMKXIENNF.S I)\\NI. 81
ce mot par << duit ». — 17 : mh-L^,, pluriel avec la désinence
/,ji, comme plus haut. Il 7 et IJ. ijul/^ui^ n'est pas arménien,
c'est l'arabe Ji^^j = « rue ». — 18 : //^lu/^uiî» pour Ojm/jmîi.
t^^, forme vulgaire pour m^ij^i — : « vigne ». — 10: ij^imi/jlninV
pour iiniiii tiilituhixia . uii/Li. |inur i/iiil(>u/i nLithn pUUT nnnn • —
21 : v"/""/"'/ pour vii^mi^nij. ^,^11, piiur ipki dont j'ai déjà
parlé dans le N' 9. — 22 : /umpiuLt^ pour /iimi/miîit^. — 2;j :
liiiiiiMiiLç pour /iiiiii/iiiiuç . nLnn^/ji poUI' "ri'i^Liui .
La date UGl do l'crc arménienne currrespond à l'année 1215
de notre ère. — Fiytirc ii' 8.
K. .). Basm.\djian.
[61]
URIEKT CHRÉTIEN.
UN RECUEIL D'HOMÉLIES
DU l\' SIÈCLE EN LANGUE SYRIAQUE
(Suite.)
II
l'Ai\NÛN-CIAT10.\ de la sainte VIERiiE.
Le deuxième chapitre traite de l'Annonciation do la Sainte
Vierge, en corrélation avec l'Évangile du deuxième dimanche
de l'Avent syrien. Il ne présente pas les mêmes caractères que
le morceau précédent; d'abord beaucoup moins étendu (huit
colonnes et demie seulement), c'est plutôt une dissertation
qu'une homélie. Il comprend deux parties bien distinctes : la
première est employée uniquement à montrer pourquoi l'An-
nonciation eut lieu le Kl du sixième mois, c'est-à-dire le 10
d<; Nisan : la raison ou les raisons en sont symboliques. La
deuxième partie d'allure apologétique est consacrée à la réfu-
tation de l'objection : comment est-il possible à une vierge de
conccAoir sans rapports avec un homme? C'est un miracle,
répond Bar-Kepha, miracle qui n'est pas plus difficile à con-
cevoir que tous les autres miracles que Dieu a faits au cours
du temps : et il énumère toute une série de miracles pres-
que tous tirés de l'Ancien Testament, tantôt d'une façon très
claire, parfois sous forme d'allusion très vague, ce qui rend
assez difficile l'intelligence du texte.
Au nombre de ces miracles, l'auteur range un certain nombre
de faits cosmologiques, par exemple : « Comment le soleil,
dont la nature est feu brûlant, tourne-t-ii sous le firmament,
dont_ la nature est eau, sans qu'il le fasse fondre en rien,
depuis près de T.OdO ans? Comment le lirmament n'éteint-il
pas ce soleil, tout en étant eu eau et plus grand que lui? »
[1] '}
f :
IN REfl EU, d'homélies. 83
Il y a 1h. à n"eii pas iloiiti r, des ri'miniscenoos des écrits apo-
cryplies de l'Ancien Testament. Dans l'apocryphe syriaque « la
Caverne des Trésors » se trouve une description de l'œuvre des
six jours. Le deuxième jour, y est-il dit, Dieu créa le ciel
inférieur ou firmament, ainsi appelé parce qu'il a la nature
condensée de l'eau. Bar-Kepha était d'ailleurs au courant de
toute cette littérature puisqu'il conipusa lui-mèiiie un Hexa-
inéron.
L'énuraération des miracles terminée, l'auteur conclut d'une
faeun qui peut paraître quelque peu simpliste, mais (pii ren-
ferme lieaucoup de sai^esse, et dont certains — chercheurs
trop raisonneurs — pourraient faire leur profit : « Il est certain
qu'une vierge a conçu sans que nous sachions comment,
parce que c'est un miracle, miracle qui ne peut être compris
par des intelligences créées, car s'il était compris, ce ne sei-ait
plus im miracle. »
("est plutôt une dissertation qu'une homélie, disions-nous
plus haut; elle ne parait pas en eiïet avoir été composée pour
lire prononcée dans une assemblée de fidèles; son titre d'ail-
leurs indique qu'il s'agit d'une sorte de commentaire sur ces
mots de saint Luc : » Dans le sixième mois fut envoyi- l'ange
Gabriel... etc. »
On pourra s'en convaincre en lisant le chapitre que nous
reproduisons in exlenso, non point tant à cause de sa valeur
exégi'tique, que pour bien montrer qu'à celte époque et dans
ce domaine de l'allégorie mystique on savait pousser jusqu'à
l'outrance la recherche du symbolisme.
TEXTE SYRIAQUE
84 REVUK DE l'orient CHRÉTIEN.
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[3]
UN RECUFII. n'iIOMlill.IF:!!. 85
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86 RKViK UK l'orient chketien.
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)joi o2^ o^ po .)ooi o.JL^^>;M )-wV^.=> )t m\ ^ .^i^^
.|joi ^^^^^o jooio )ooi ^t-û^o 061 jJ/ .oôj '•'î&^^io jooi
^^oLi/; -éi ^^^^JbO jK.»,».*^^ jK^O. .|ijl3o j-icLâo^ t-*'^
joi)^ lo^ -.^^oot.j; ^>~^ JJ v|-^^! ^:'^^! -Nooila^
j_3*,j ^'^SO; .^o; |^.2J V:io/ yO^t^so .^OOW; ^poÊOO
yOOl^ ^-i->.\|jL:>0 ^)K^ ^'I^V^JO I^^I^O I^^OJlS f.:2L^s' j-Vf^
.^o«bs3^^.^ ^ yoxâjo )^po P^-CD; l^'po;^ ^'^'^^^^ ^J^^ '^1°
•>o(-L.^ 090 j_iy:)0 ^^ ouLihS ôJSs.^/) )bw^^^ o(»^ /-^po
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[5]
V\ lîKiUEII. D'tlOMÉLIES. 87
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♦ l^jj ),_^ yC>o^.K»,/o );;i'u>^ ^-iw^^v^^ ss/ 0001 ^-j^^poio;
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) I T./ <-l^'^ «-^0/ vO»oi/j {jl.«.'>. )v4*^— U-^^l •>vOOUi'0
qiKm iX JjLiCL». ^^01 U^L^Z -t'Iooi v\..i..a^; }if\^ >^o | *>o,'i
J^Jii jtOisoj |jji-./ -r-liXv) l-»^)— '■^'ii^^œ l-^"; )t-ûQ^
woi t^o .0001 > « vi\ ..)^s.^o ) I ..o > "^N. I001 ) yi . mli^^jao
Jij^L^ );qj l-^ill J-ta-./ -î-lï^^ ^^!>^ )J-2ù ^ j^^Li. U-OA
[6]
88 RKVUE DE l"0R1F.NT CHRÉTIEN.
ooo» ) '•>-/; .J^ yol^/ > « l'^V^o ^^ y/ .)-~^-JLiO V^«;
^^l .ôis^ It.:^.- Uau./» .yoa^ ^i^/ ^iu^/ •^ç^'^ot
.K_)V—V-* -oo«î x:J-^t— ^ot^^-3 ^^\otj ^o^J/ ^-Vio/
.^ju^fl. jJ i.^^ ^-î U^^h. '^^-^^ ^)»-'t^ )^^oK-3
)l; -o» ou)^/ );oi |i»aio;lo .ch-K-,/ jljoio;!; '''^^^Oo
TRADUCTION
Dissertation de Bar-Kepha sur rAiinonciation de Marie.
Explication première sur les paroles de saint Luc : » Dans le sixième
mois fut envoyé l'ange Gabriel... etc. »
Saint Luc décrit et expose l'Annonciation de la \ierge Marie. Le temps
est déterminé, c'est le sixième mois qui est ici indiqué. Ce sixième mois
n'est pas celui qui, comme d'ordinaire, se compte à partir de iNisan,
premier mois des Hébreux : le sixième mois après iNisan, c'est Eioul :
et son caractère remarquable et spécial désigne ici, selon moi, le
sixième mois après la conception d'Elizabetli : en sorte que le sens
du te.xte est le suivant : Eli/.abeth se tint cachée pendant cinq mois,
c'est-à-dire : Tischri second, Konoun premier, Konoun second, Sebot et
Adar — puisque c'est le dix de Tischri premier, en la fête de la propi-
tiation, que Zacharie reçut le message de l'Ange, comme nous l'avons
exposé plus haut.
Kt dans le sixième mois, qui est Nisan, l'ange Gabriel fut envoyé à
Marie, et comme en commençant à compter par Tischri premier le
sixième mois qu'on rencontre est Nisan, le sixième mois que Luc désigne
ici est bien Msan, puisque c'est en Tischri premier qu'Elizabeth est cen.sée
avoir conçu. Il convient de savoir que le prêtre Zacharie a reçu le message
de l'ange le 10 de Tischri premier, mois lunaire, et non pas mois solaire,
m
L.v nnrfRii. o'iinMKi.if:?;. SO
et r.\nnonri;ition lio M;irio eut lieu le 10 do Nisan. lun.iire. Du 10 de
Tischri on effet au 10 de Nisan il y a six mois. Marie reçut donc bien le
niessai-'o do l'ange le 10 de Nisan, ou ",'"> d'Adar mois du soleil.
l'ne deuxième explication nous fora connaître pour quelle cause la
conception du Seigneur fut annoncée dans le sixième mois et non pas
dans un autre. Et nous dirons qu'il y a à cela plusieurs motifs : d'abord
parce (juc lo Soigneur ayant créé le monde en six jours, il convenait que
dans le sixième mois fût annoncée sa conception qui rénove ce monde
vieilli dans le péché. En second lieu comme le sixième jour il créa
l'tiomme (1) et que celui-ci tomba dans le péché le sixième jour, il était
convenable qu'au sixième mois fut annoncée cette conception qui rachète
l'honinie et le justifie de son péché. In troisième motif, c'est qu'en ce
sixième jour l'ut unie la matière à l'esprit, et des deux l'homme se trouva
composé; mais parce qu'un commandement fut transgressé, il s'ensuivit
une inimitié entre les êtres matériels et les êtres spirituels, il convenait
donc ([ue dans le sixième mois fut annoncée la conception du Seigneur
pour qu'il brisât en son corps l'obstacle qui sépare les anges et les hommes.
Kn quatrième lieu, puisque c'est dans la six millième année du monde
(|ue lo Sauveur prit chair et se fit homme, il convenait que sa concep-
tion fut annoncée dans le sixième mois. Enfin comme il devait souffrir la
passion et la mort en le sixième jour de la semaine, il était convenable
que sa conception fût annoncée dans le sixième mois.
L'ne troisième explication nous fera comprendre pour quelle raison
c'est en Nisan et non pas dans un autre mois qu'eurent lieu l'.Xnnoncia-
tion et la conception du Sauveur. .\ cela plusieurs raisons. La première
c'est que .Nisan est le premier et le principal mois: et le Seigneur lui
aussi est le premier, et le premier-né parmi un grand nombre de frères,
au témoignage de Saint Paul ('21. L'ne deuxième raison, c'est qu'à l'origine
Dieu fit les créatures dans le mois de Nisan. 11 était donc convenable, que
par sa conception, un créateur nouveau les recréât dans ce même mois.
En troisième lieu, le premier agneau pascal, qui fut donné en symbole
par Moïse et Aaron, figurait, comme il est écrit, le Seigneur, notre agneau
pascal; et c'est dans ce mois des fleurs qui est Nisan, qu'il fut immolé.
Puis c'est dans ce mois qu'il devait souffrir et mourir et aussi ressus-
citer. Et enfin puisque c'est en ce mois que fut promise sa conception à
son premier avènement, il convenait bien que son deuxième avènement
se fît dans ce mois de Xisan.
Il faut maintenant en une quatrième explication dire pourquoi il a été
conçu le 10 du mois, et non point, d'après un autre compte, avant ou
après. Et à cela encore, nous dirons qu'il y a de multiples raisons.
D'abord parce que le nombre dix est le nombre parlait. Il n'y a pas de
nombre au-dessus de dix, car si vous montez au-dessus de dix c'est
(I) D'après une tradition, .\dani aurait été créé le tide Nisan; dans les mêmes
cODditions N.-S. aurait clé lui aussi conçu en Nisan (cf. Payne-.Sniilli : Thés.
Syr., au mot »W). — r2). Rom., viii. 29.
18]
00 HKVLK DK l"OKIENT CHRETIEN.
toujours d.iiis la prcniitTo et deuxiéuie numération que vous retombez et
ainsi de suite. Ensuite parce que le youd (1) placé en tète du nom de
Jésus, indique le nombre parfait et complet qu'est dix; et à cause de cela,
c'est le dix Nisan que Jésus a été conçu. Enfin parce que l'agneau pascal
qui précéda et figura le Seigneur, fut immolé le 10 de Xisan, au temps
où les Israélites sortirent d'Egypte. Bien qu'il soit entendu que ce n'est
pas celui-ci (2) qui prit naissance à cause de celui-là (3j, mais ce fut
lui (4) qui préfigura celui-ci (5) par des traits et des allégories.
l ne cinquième explication maintenant, à propos de ce que certains
disent : Comment est-il jiossible à une vierge de concevoir sans rapports
avec un homme? \ous leur répondons ([ue ce qui nous est impossible à
nous, e.st possible à Dieu; et c'est pourquoi dit le prophète David : « Tout
ce que veut le Seigneur, il le fait dans le ciel et sur la terre » (0).
Et interrogeons-les à notre tour sur les prodiges que Dieu a faits, et
(|u'ils nous répondent à ce sujet ! Comment a-t-il fait de rien la crcatureV
Gomment la terre se tient-elle sur rien? Comment tourne le soleil dont la
nature est feu brûlant, sous le firmament dont la nature est -eau, sans
qu'il le fasse fondre en rien, depuis près de sept mille ans? Comment le
firmament ne l'éteint-il pas, puisqu'il est en eau et plus grand que lui?
Comment tourne le cycle planétaire alors que rien d'extérieur ne le fait
tourner et qu'il est privé d'intellect? Comment tournent le soleil, la lune,
les étoiles, alors qu'il n'y a rien qui les fasse tourner? Comment se
maintiennent-ils, alors qu'ils ne sont suspendus à rien ni appuyés sur
rien? Comment Adam enfanta-t-il Eve? Comment l'arbre produisit-il un
bélier (7)? Comment le feu allumé dans le buisson s'acharnait contre
celui-ci, sans que le buisson se consumât (8)?
Comment la verge de Mo'ise devint-elle un vrai serpent qui dévora les
autres serpents? Comment les eaux du iNil devinrent-elles du sang, sans
être changées de nature? Comment la cendre de fournaise produisait-
elle des cancers sur les corps qu'elle touchait (9)? Comment le feu et la
grêle tombèrent-ils ensemble sur la terre d'Egypte sans se détruire réci-
proquement, alors que ce sont deux corps opposés? Ces gréions qui
tombaient là se composaient également de feu et de grêle, c'était donc
une pierre à la fois de feu et de grêle ; et le feu et la grêle qui étaient
ainsi mélangés l'un à l'autre ne se détruisaient pas mutuellement, et ça
ne faisait qu'une seule pierre.
Comment la mer fut-elle divisée par une verge (10), alors qu'une verge
quand on la jette dans la mer, flotte et est emportée par les eaux?
Comment un petit rocher laissa-t-il couler douze fleuves, qui en coulant
abi'euvérent des milliers et des myriades tout en progressant? Comment
(1) Le youtl qui coinmnnce le iioiu de Jésus ^o».., sert à désigner le nom-
bre 10. — - (i) C'est-à-dire : le Soigneur. — (H) L'agneau pascal. — (-1) L'agneau
pascal. — (.0) Le Seigneur. — (ti) Ps. 113. — (7) Un des arbres du bois où
Abraham se disposait à immoler Isaac. — (8) Le , buisson de Moïse, Ex., m. —
(9j Ex., i,\-8-10. — (lU) Passage de la mer Rouge.
19]
UN HECLKIL U HO.MKLIES.
01
1.1 verge sèclie d'Aaron produisit-elle des feuilles? Comment cette mâchoire
tlesséchée dune mort laissa-t-elle couler de l'eau et abreuva-t-elle
Samson? Comment l'ànesse de Italaam le devin parla-t-clle? Comment
un morceau de bois c-oula-t-i! dans l"eau et le fer surnagea {!)?
Comment le soleil rccula-t-il de dix degrés à cause du roi K/écliias?
Comment un gâteau de figues jjlacé sur ses plaies guérit-il celles-ci. alors
<|u'il forme des plaies quand il tombe sur des corps? Comment le feu fut-il
conservé dans une fosse pendant les soixante-dix ans de captivité des Juifs?
Comment un poisson apportât-il du fond de la mer un stator (3 ? Comment
les ]iains furent-ils multipliés dans les mains du Messie, et plusieurs
milliers d'hommes en furent-ils rassasiés? Comment se sont-ils opérés
tous les autres miracles qu'a faits le Seigneur? Et si vous nous répondez
comment ces choses se sont produites, nous aussi nous vous dirons
conmient une vierge a coni;u. Mais si vous dites : • Toutes ces choses, nous
savons bien qu'elles se sont vraiment jiassées. mais comment cela put-il
se faire, nous l'ignorons », nous vous répondrons de même : « une vierge
a réellement conçu, sans que nous sachions comment elle a conçu » parce
que c'est un miracle; miracle qui ne peut être compris par des intelli-
gences créées; car s'il était compris ce ne serait plus un miracle. Donc il
est notoire qu'une vierge a conçu vraiment et réellement un fils, le Messie.
Gloire soit à lui, avec son Père et son Ksprit-Saint pour toujours. — Amen.
H. BÉGUIN.
Longchamps (Eure), 15 février l'-^U.
(1) II Reg., VI, 6. — (2) Matth., xvii, 26.
[10]
SÉVÈRE D'ANTIOCHE EN EGYPTE
I
C'est, sans dinilc à l'état déplorai île de la littérature copte,
telle qu'elle nous est parvenue, que l'on doit d'èlre si médio-
crement renseigné sur la vie de Sévère pendant les longues
années de son exil en Egypte (518 à 538). Que les Égypiicns
d'autrefois n'étaient point sans connaissances de la période pré-
cédente, c'est ce que nous prouvent les restes coptes des biogra-
phies que le hasard nous a conservés. En effet, outre la \'ie
de Jean de Beith Aphthonia, traduite directement du grec (1),
l'on avait comjiosé, en Egypte même, une tout autre Vie, mieux
adaptée au goût national et dont il existait une récension sa'i-
dique et une bohaïrique. De cette composition, d'un style tout
copte et d'une valeur historique presque nulle, découla la ver-
sion arabe, perdue à ce qu'il paraît, mais dont l'hypothèse est
indispensable pour expliquer la traduction éthiopienne que
nous possédons en son entier (2). Autrefois on possédait sur le
grand patriarche d'autres histoires encore : du moins le frag-
ment que nous publions plus loin (III) semble-t-il en faire
(1) Voir CalnL /{i/lands, n- 99 et un autre frag. du même Ms. à la Bibliothèque
de .Munich, dont je dois la photographie à l'obligeance de il. le Dr. X. Reich et
ijui correspond aux p]i. i\l à 214 de la version syriaque (P.O., Ilj. Provenance
inconnue; proliablement du Monastère Blanc, dont le catalogue des livi'es
énumère en effet une (Vie de) Sévère {Journ. Tkeol. Sliid., IV, 5G.5). Un autre
extrait de cette même Vif sa trouve sur un ostracon de la collection du .Musée de
New York (.\' !<1 tie ma prochaine publication). Pour se convaincre (si toutefois
il y en a encore lieu) que la version copte dérive immédiatement du grec, il
suflit d'examiner la grande quantité, et surtout le genre, des mots grecs qui
d'un côté se rencontrent à chaque phrase de nos deux feuillets, et qui de l'auli-e
ne figurent point dans les parties correspondantes de la version syriaque.
(2) Éditée par M. Goodspeed, P. 0., IV.
[1]
SVhKIlE d'antioi'iif. kn kgypte. 03
(bi (1); tandis que l'Histoire des l'alrinrdies (2), les récils du
Si/iia.raire (3) et les liyinuos de VAutip/ionaire ( 1) ti-moignent
d'iuie iraditioa indigène assez éloiynée des sources où ont puisé
les biograpiics ^-itcs.
Il nous faut donc renoncer à lu l;iclie de reconstituer l'histoire
de ce long exil. Tout ce que nous en savons c'est que bientôt ("?)
après son arrivée à Alexandrie, Sévère fut obligé de quitter la
métropole et de se n'fugier dans les déserts, d'abord sans doute
dans celui de Scété (5). Déguisé en nmino — >■ moine étran-
ger », nous dit le Si/iiaxaire (6) — il fut sans cesse forcé de se
dé|>laceret de se cacher. Ses propres lettres nous le disent (7) :
à l'un de ses correspondants, « je me tenais, dit-il, caché... tu
ignorais où j'étais » ; à un autre, « ... quoique je demeure en
cachette et que j'habite en dilïérents endroits »; àun troisième
il parle « du ilésert, où je demeure inaperçu "; et encore « des
changements de demeure auxquels je suis contraint». Il errait
constamment de ville en \ille. d'un couvent à l'autre, assidu à
furlifier et à encourager ses lidcles, ne négligeant jamais sa
vaste corres|)ondance. Les amis d'Alexandrie trouvent moyen
de lui faire parvenir son courrier (8); de sa part il est obligé
d'être Sun propre notaire; ce dont il .se plaint (9).
Quelle fut la durée de ces i»éripéties'.' Nous l'ignorons. Que
tôt ou lard le patriarche revint vers le nord, en passant par
Sakha-Xois, au centre du Delta, c'est ce que nous disent elles
(Il I.«^ t'atalogiie d'Abou'l-Harakàt ((■-/. Kieclel, Oolliii;/. .Vachr., 1902, 675) parle
I d'une Histoire de Sévère : laquelle, nous l'ignorons.
-'i P.O.. I. '1.03 s.'(|q.
il Le calendrier officiel enregistre, comme l'on sait, 3 fôtes de Stivère ; au
ibeli, au 10 Kiliak et au 11 Aiuschir. Quant au vieux calendrier sa'idique,
M" doit truère être le hasard qui n'en a conservé que la mention delà dernière
i/w. co/iles... Lcide 108, l'aris copte ii'.Y-", f. 173), jour du décès et seule vraie
i' if di' Sévère, dont l'importance se trouve confirmée par le lectionnaire n-S**?)»-!
'lu Caire, qui signale le 14 iMesoré comme • fètc de six mois du patriarche Sévère
'l'Antioche ■.
1 Catal. RijlaiiJs, p. 21 1 .
• P. 0., 1, 314: IV, 71 1. Sur les déserts et couvents immédiatement à l'ouest
voyez E. Schwartz dansWoess, Asylirese», 1923, p. 258 sqq.
.1 /4., 1,314.
: I Selecl Lctiers, Brooks, pp. 138, lOI, 208, 341.
^1 Op. cit., 195.
'I O/j. cil., Iir^.
91 REVUE DE l/OfîIENT CHRÉTIEN'.
clironiqiicurs syriaques (1) et (ce qui est plus signifiant) Vllis-
toire des Patriarches (2). Il n'en parvint pas au delà; c"est
selon (>u.\ à Saklia qu'il mourut (P.).
Son corps fut enseveli, au dire du Sf/naraire (4). au Monas-
lère (lu Vitrier (5), à l'ouest d'Alexandrie. Or il paraît que ses
reliques furent par la suite dispersées; on en parle, en effet, au
village de Beit(Mît?) Samnàt (?)dans le Delta oriental (6), tan-
dis que d'autres seraient parvenues même jusqu'à Edesse(7).
Jusqu'où Sévère avait-il poussé ses errements vers le midi'?
Personne, que je sache, ne se l'est demandé. Or il est au moins
deux indices qui manjuent d'une manière assez intéressante
son passage à travers le Sa'id. Au village de Rifeh, à peu de
distance au delà de l'Asiout, on remarqua, il y a trente ans, une
dalle en marbi'C, dont l'inscription a été publiée par M. Grif-
filh (S). C'est une prière à l'intention de [ceux du nionaslére de
Saint-SévèreJ, patriarche de la ville d'Antioche, qui en avaient
construit (ou rétabli) la porte. Cette inscription se trouve être
datée de l'an 181 de l'Hégire (le 3'' chill're est abîmé), c'est-à-dire
l'an 1091 ('!) de J.-C. Il ne peut guère être douteux qu'elle appar-
tenait au monastère nommé plus d'une fois dans la littérature
égyptienne du moyen àgc. D'abord dans la dédicace d'un codex
de l'an KH};! de J.-C. (9), qui fut offert à « l'église et monas-
tèi-c du patriarciie Sévère, sui- la pente (10) du mont d'Erèbé
(Rifeh), au sud de la ville de Siout >>. Puis par Abou Sàlih, qui
(Il /'. U.. !1, 300, :!14.
(2) p. 0., I, 457-8.
['■ij A quoi iKjint la tradition ùtait devenue vague alors, c'est ce qui l'cssorl
lie la C/ii-onique de Michel (Chabot, II, p. i-13). où il est dit que .s. mourut à
Alexandrie, à un endroit nommé Ksouta.
(4) y. 0., III, 418; XI, 825; Cf. IV, 717.
(5) ZuijijiUj est 'vitrier' et non 'verre', comme on a coutume de le rendre.
Voir PSBA., XXIX, :501. Cf. Munyat ul-Zayyà;,, Kindi 36.
(0) /'. ()., X, 471. Cr. Rcnaudot, Hhl., 231.
COI'.O., X, 11.
(8) Iiiscrijiliijiis ofSlul (1889), planche 17.
(il) Crum, Papi/riiscodex, l'Ic. (1915), p. 105; Amélineau, r,fy,;/r., 127. IG5.
(Kl) i,)u'il nie soit permis d'observer que le mot ïAllTOO'i", qui y désigne
remplacement du monastère, i)arait correspondre à Vluif/ii- du passage de Makrizi
cité plus loin. C'est ce que je n'aurais pas dû oublier en rédigeant ma note sur
liàf/ir dans ]i(i<U Sai(/u, p. 7. .l'ai noté depuis que Wilkinson en a déjà
ildimé re.vplicaliou ii la p. III de sa Tii/,n, /,;i/, /,,/,,/ T/n'hfs.
SEVERE D ANTIOCriE EN EdYPTE. 9.1
placo le nionaslère d'Abou Sawirus en haut de la monta,i;'ne de
Siout(l); enfin par Makrizi, auquel nous devons une légende
liicale non sans intérêt pour la matière qui nous occupe (2).
Selon elle, ce Sévère fut un des grands moines et devint
patriai'clie. Kn train de partir pour le Sa'id (3), il prédit qu'au
nn'inenl de sa mort, un grus éclat de rocher tomberait sur l'église
du monastère. Ce qui, en ellèt, arriva; car les moines, la nou-
velli' du di'Oi's t\r Sévère étant survenue, purent constater un
accord parfait entre les liâtes des deux r-véneiuents. Donc, sui-
vant une tradition longtemps subsistante dans le pays, Sévère
d'.\Mtii)Che — car il ne peut guère s'agir que de celui-ci (voyez
plus loin) — aurait pénétré au delà de Siout (4). Et c'est ici que
vient s'ajouter notre seul et unique témoignage matériel de son
séjour dans la Haute-Thébaïde (."> .
Il y a quarante ans, L. Stern a publié un court graffito, copié
dans un tombeau thébain, sans tnulefois réussir à idenlilier le
persunnag'e qui s'y trouve nommé (6). De ce petit texte j'ai sous
l''s yeux un calque gracieusement communiqué par M. N. de
li. Davies. Le texte, écrit sur la paroi du couloir principal, y
parait entouré d'un cadre rectangulaire de 9 x 9 cm. L'écriture,
qui devrait bien être des environs de l'an 600, n'est ni régu-
lière, ni soignée; bref, nullement officielle. Le tombeau (Stern
1 1) Churches and Munasierics. f. 89 a.
'■.') Miiniisiéres, n" 50. .le cite le texte arabe d'après la petite édition de la
v.";iVïf Tiiufik, Le Caire, 1898, p. 81.
(:î) J_»-a3l Ji j__, UJ. Sur le sens et letenduc de ce terme voir J. .Maspero
' <j. Wiet, Malciiniix, etc.. p. 117.
I) -N'était-ce qu'une tradition indigène {voir ci-dessus) ait li.xé le lieu do
inoit de Sévère dans le Delta, nous serions lonti'-s de le clierclicr plutôt en
Tliébaïde. En effet colle forme syriaque de Ksoua-Ksouta se jjrète à des inlerpré-
lions tout autres que Xois.
.'>) .l'avais cru pouvoir reconnaître, dans le calendrier lestai dit d'O.xyrliyn-
nis (/■•. Oiy.. XI, p. 43), une allusion au retour de .Sévère vers le nord. .Mais
.ibord le titre de KÔr.a; s'y oppose et, de plus, l'exil contemporain on Tliébaïde
ilu patriarche Théodose (P.O., I, 4W, ICS) offre une explication plus probable
! ■ cette - descente vei-s Alexandrie •, en l'an ô:î5.
(j) Dans la ZeiUchrift, 1.S8Ô, p. 98, il s'est évertué à découvrir un Sévère con-
venable, mais sans succès. Il s'est pourtant heurté en pa.ssant au bon : car c'est
juslement S. d'.\ntioche qui a, comme l'on sait, trouvé place aux diplyehes
'pies (voir Calai. Copte du Mus. Uril., au n° 817). Stern est revenu sur noln-
Aie dan.s \'L'iic>jclu/j'-ilir d'Ersch et (Iruber. i* sect., t. XXXI.X, p. 19.
9G UEVUR DK L'oRIKNT CIIRKTIEX.
avait oublié de le noter) est celui (\\[m-n:h, approprié plus tard
par Mer;/. Il se trouve sui' la eollinc iFAbd el-Gourneh et porte
le n" SI dans le Catalufjiie Gardincr-Weigall. Ses textes hiéro-
glyphiques ont été publiés par M. Virey, qui parle à plusieurs
reprises des « barbouillages coptes » dont furent couverts les
parois (1), mais qui n'a eu soin de n'en rien copier. Voici ce
que dit notre graf/itu : « Jésus-Ciirist, Amen. Le lieu de repos
du patriarciie Sévère. Priez pour moi, mes pères. »
Que faiit-ii entendre pai' là? La locution ha nnuoru n"a
guère qu'un sens : elle traduit les mots -/."/.(vri et -/.sity; et veut
dire ou « lit », ou bien « couche » dans le sens de concubitus.
Souvent ce n'est qu'une simple variante de cr.voo-, « lit » (2).
Une seule fois elle correspond à y.aTc./.Tripiiv (3), et ceci en dia-
lecte boliaïrique, a\ec variante lia iioutoii et équivalent
sa'idique ma iiovcoe. Aussi est-ce par « lieu de repos », ou
tout au plus par « demeure », qu'il faut la rendre ici. Pour
« tombeau » {cf. ivixajju) elle ne m'est pas connue (4). Est-ce
donc dans ce tombeau que le sou\enir |)ieu\ de la génération
suivante mettait l'asile du patriarche fugitif? Je ne vois guère,
si l'on veut prendre notre texte au sérieux, d'autre explication
possible. D'ailleurs, ces « barbouillages » méprisés nous auraient
1res probablement l'enseigné là-dessus; car parmi eux il doit y
en avoir où des visiteurs coptes ont marqué, comme de cou-
tume ailleurs, leur vénération pour l'endroit ainsi sanctifié.
Soixanle-dix ans en\iron après sa mort, la fête de Sévère était
un jour solennel à Thèbes. Le biographe de l'évêque Pesenthius
a soin de noter (5) que tel év(''nement eut lieu « le jour de
rarchevêquc et patriarche Apa Sévère, le patriarche d'An-
tioche », sans doute le 14 Amschir (8 février), jour qu'honora
Pesenthius en célébrant une y.aOoXaï; c7Ùv:(çi; (6).
(1) .)/-■//(, -/.■ /(( .!/;.«. franc., V, pp. 341, 353, Recueil, VII, pp. 11, 43. C'est à
-M. lii-ilTitli (pic je suis rcdcvablo de ces renvois.
ii) l'ar e.\., Gen., .xi.viii, t; Luc. v, 18. A noter IVmploi dans Lagarde, Aeg.,
itll et dans Actes, v, 15.
(3l Apoc, .wni, 2. De son coté xaToix. est régulièrcmonl LIA llî'ULHin-
(1) Stcrn, lue. cil., l'a pourtant compris ainsi, mais sans en l'ournir de^
prouves.
(5) Budge, A/jucrypha, \). 120 = Ahhii. I,is:l. Ér/l/pl., II, :'.!>:!.
((1) Ce ipie sii/niliriit ees mots une ridiiii|ue ilii .Als. cojjte, l'aris 12il-",l'. 1 lU^",
SÉVÈKt: d'aNTIOCIIE KN KiiYPTE. 97
II
Parmi les luoinosqui peiiplaii'iit alurs les tuiiilieaux tlicbains,
le nom de Sévéïv était toujours vénéré; ses écrits, traduits en
copte, leur étaient familiers. Nous en possédons, soit copiés sur
des ustraca(l), soit servant de décor aux parois des cellules(2).
L'u texte de ce genre provient du tombeau de Daga {« le
monastère d'Épipliane »)où il fut copié jadis par Wilkinson ('.3) et
plus récemment par Bouriant (4). J'ai parcouru tnutcr qu'il y
a de publi(' jusqu'ici drs écrits de Sévère (5), dans l'espoir de
retrouver notre morceau; mais en vain. De semblables décla-
rations de foi se rencontrent d'ailleurs, enfoncées soit dans ses
Immélies, soit dans ses lettres (C). Pour ce qui est de notre
texte, il est évident, d'après ses premières et dernières phrases,
que c'est d'une lettre qu'il a été extrait, et non pas d'une
homélie.
+ (Mr.'iipo-.- iKV I |)iA()Vo." AirriDXOiAC : qt> -j-
iiicTevocro triiov e]Aon neio^fi] | mu oviiovre
noL'rtojT cfuioï niiAï | cvrpiAf; ocijno'.-iin to.'a iiiuiv-
iinr'rovA (ic^no'.' i|)iA(;' iiiii io'.-a' | luiii' (ii.o.v .vco'.—
LiirriiovTi: no'.'lui Tio" ri'jouifj nz'."iio«iiAcic | eniMii-
TA(no n<ivu)i •■ rerpiAC ag j on (jbo.v A<iriinrt)'i'A
nous le dit : • Ensuite les (leeonsj qu'il convient de lire aux xa9o"/.ix«i et aux
grandes ttles de l'année. • Comparez Mss. copies... Leidc 133 : • Si c'est une grande
xi9o>.ixTi, où l'on récite les grands caivjns, tu diras ceux-ci, selon leur ordre. »
(1) P.O., XIV, 290, un ostracon qui va être publié au-x Annales du Sereice
par M. Engelbach et 2 ostraca de la collection de New York, en outre de l'extrait
de sa Vie, cité plus haut.
(2) .Mem. de la Miss, franc., I, pp. 41 à 40.
(3) Copie conservée dans une collection particulière.
(4) Mission, 1, p. 13 D. voyez llyvernat, .Album Vlll, 5.
(5) Une source riche, mais, senible-t-il, jusqu'à présent ignorée, c'est le3
Calenae bohaïriqucs, publiées par Lagarde (1880). Elles contiennent plus de ■
1 10 citations des écrits de Sévère, qui s'y trouve fort souvent nommé tout court
• le Patriarche -. C'est qu'en effet pour ses admirateurs égyptiens il est resté
toujours le patriarche y.a-' iloyjiv.
(0) Par ex. Catal. Copte du Mus. Brit., n^ 217, 2 p, ou P. 0., IV, 650.
[6]
ORIENT CURÉTIEN. 7
f)^ REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
nmiovTO r" ccimv oÂu^ouio n;viiocrAci(; orolnei-
,„,,„3 iinii:'M.|..: iiniu=..nA (novKvAii .m-rciiipioii rA|.
nroipiAr. 1 ."..v<|m«.|'^ avu, _iuu|Ma.p.x. ."Ku,iuolpx
,„M. ,nnev..ocTA,:.o- uuq.uopx l'^ AO enrunTMO VTO
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CTACiC OAT()/(M .Tei.TOV .XI 1 CApH" T[..n]Tpt3C|TAVfi ZAZ
rA[p] l'OHovro [TA]n(;()(boo oT:yoT|eiTTu n.i2eA.\.iir
fiviAvo' n|y(H.i.ovT(3 nzom-T i.n2(n..ioTlTe nceiue
Tum.M)v.n lAp 1 ..ui;..«)[pA] nzoovr (1) e.ce.uo un
0) i-'opie enul.
(2) La lacune pourrait, à en croirn la copie, porter 2 ou 3 lettres.
(3) Copie .inoVA.
(4) Lalacune ne permettrait guère UBOA; or la lettre qui la suit porte le trait,
ce ciui exclut l'n- que l'on y attendrait.
.SKVKRK d'a.NTKjCIIK EX KCVPTE. 99
l'CIIOIT*»' (!)■ 1" O.ACCO IIAI()«:j rA|)|M:" AV«(> «•.•lAT'f"
loyiicr^ A'.'UI ()-.AI()|)Ill«-(: (lïO-.ir [nZ(;.\.\]llll AI;
nlroov [ ^ t) m;ninnii|ii()v,\T (2) u[ ]i
«;iioviiovl'*To crrBC5nA[ ]«<: (ivovoi'ju | [u^nn-
iiAooc [. . . .Jovti (Mi<:(()(()(| I .\<;(;'.(;i|)(; n[uoov]|nov^•^D."^fi
n|iMr.ii<)-.ri: [. .] (3) moK \o. ovcifiJi! niiKiiov[T6] eBo.v
.•iiiiim;k|"'i>ioc a-6[o]va^ [au]iiieTn iH\n n||)«;<|+CB[u)] (1)
Ci-O.ll (;LTA]p<nil linlll[ . . ]2Al[ . ]U[ . ] «lOG (III nTAIIIU)]
<|) o •:' iiA'.Aoc cïAï xiif o()o'i'|()(: nniKr.'Tc emuiin-
CtOIIA
TRADUCTION
« Z£jr,3:j Ux-iiipyzj 'AvTt:-/£{a;. Amen. Cl'ois [r.iz'î-Js.v)) donc
avant toute chose à un seul Dieu, celui que l'on reconnaît (vîeîv)
("tre une Trinité {-six:) dans une unité et une unité dans une
Trinité (7,5.). L'unité d'abord ((aév), parce que c'est une seule divi-
nilé, les trois hypostases (Jz.) en ce même honneur; et puis (àé)
la Trinité, parce que l'unité de Dieu s'applique à trois hypos-
tases (ù-.), à savoir le Père et le Fils et le Saint-Ksprit (-v.).
Carc.'ip) le mystère (;j.'ji-:.) de la Trinité se divise et ne se divise
pas. D'abord (;a.£v) elle se divi.se en (ce qui est des) hypostases (j-.),
mais (:ï) elle ne se divise pas en (ce qui est de) la divinité. Et
ceci, quand nous le disons, nous ne proclamons point trois com-
mencements {xpyT,); [).T, -;îv:tTî. Plutôt {x/Xx) Comme (ûç) (partant)
d'un seul commencement (àp.), à savoir le Père, le Fils et le
Saint-Esprit (-v.) existant avec [lui depuis] l'éternité, sans
division, sans temps (-/pîv:;); car {-^ip) ils sont (sortis) du Père,
(1) MOI est écrit en monogramme, l'o au-dessus de l'ij, Pi en-dessous. A
comparer le IIOV de lIOVTe en lin de ligne. Celte ligne étant déjà longue, le
TO a été inséré à la lin de la précédente.
(2) Copie p<iii<)iiiU(}V,\c.
(3) Pas de lacune;
(4) Copie Cl[.].
[8]
100 REVUE DE l'orient CHRETIEN.
quoiqu' (/.5v) ils n'aient pas pris existence après celui-ci ; car [yip)
elle existe (1) en même temps, depuis l'éternité, la Sainte Tri-
nité (-p.), avant tout siècle (aîwv) et temps (-/p-)- Reconnais (vssW)
de plus (îî) (iuerunedeshypostases(6-.) de la Sainte Trinité (xp.),
à savoir Dieu le Verbe (Xiyjç), celui qui fut avant les siècles (aîtiv),
a pris chair (t:ip;) à cause de nous : une chair (œ.) semblable à
la nôtre, raisonnable [Kz-;i.v.ii;) et intelligente (vispi;), aucun
signe (s«c) de péché n'étant en elle; ;j.r, yâviiT:; ayant accompli
l'économie (c!xovsiJ.(a) en vérité et non en (xa-:â) apparence (i^av-
-ï-îa); étant et Dieu et homme, ce seul qui est aussi le même et
parfait; {2'' colonuL') ('tant de deux natures {fùiji.ç), différentes
l'une de l'autiv, la divinité et l'humanité. Ce seul qui est aussi
le même est venu ('! s'est appliqué), sans être partagé en deux
natures (?.); [j.r, -(i'/zi-o. Un est donc Dieu, qu'adorent les pieux
(£jiT£6r,ç) en trois iiypostases (û-.), dont l'une a pris chair (a.). Or
{'(ip) la proclamation de plusieurs dieux, c'est (l'affaire) des
vains sages (î:?2ç) des Hellènes, qui proclament des dieux
mâles et femelles. Car (vip) la divinité ne se sépare pas en mâle
et femelle ; [j/r, '-huxz; car (-(-âp) elle est incorporelle (àŒÛiAaToç) et
infinie et illimitée. Mais (-îé) les Hellènes, eux [ ] mé-
langes (pluriel?) (2) [ ] leurs dieux. C'est pourquoi
[ (3)], pétries ensemble avec les passions (-iOî;)
[ (1)] à la pollution, en [en] faisant une liturgie (? un
service) à leurs dieux. Mais (ce) toi {masculin), célèbre (5) ton
dieu par ta vie (nt:;), (montrant) de quelle sorte elle est, étant
une qui enseigne la vertu (àpsT/i) et les [ ], comme l'a
écrit le sage (a;?;;) Paul ((i) : <' Glorifiez donc Dieu en votre
corps (jir.;x3;). »
m
Le fragment de texte reproduit ici se trouve décrit, d'une
façon trop sommaire d'ailleurs, dans mon Catalogue du Musée
(1) La leroii proposée serait diflicile à juslifler, quoiqu'un verbe s'impose.
(■l) Locution rare : se retrouve au Catal. du Caire de M. Rlunier, p. 171.
(;i) Mot grec iirobablement, se terminant en -o;.
(i) Verbe grec?
(5) C'est le mot qui rend si souvent é5o[jio>,oY£i;(jOai.
((i) 1 Cor., \ 1, 20.
[91
SÉVÈRE d'axtiociie kx khvpte. 101
Britannique sous le n° 273. Il appartenait à un volume de papy-
rus ti'asscz grand format : \o louillet mesurait i9 x "21 cm., et
provenait selon toute proijabilitc de Tlièbes. L'écriture est du
type angulaire représenté par le n° 274 de la planche S du dit
Catalogue; elle est donc apparentée au n" 5 de la planche 8 de
l'Album d'Hvvernat, ce qui la (ixe à la première moitié du
vil" siècle. Ce n'est point ici If seul fragment signalé dans la
notice précitée; il nous on est parvenu d'autres; mais c'est le
seul qui ait de l'importance immédiate pour l'Iiistoire de
Sévère; il est en outre de beaucoup le plus considérable. Le
texte est riche, hélas, en lacunes, dont la plupart sont demeurées
pour moi impossibles à suppléer. Même sur des questions pri-
mordiales mes hésitations ne sont guère apaisées. Lequel est le
vrai /ccto (1)".' Est-ce un écrit du « patriarelie » qui parait se
terminer au bas du verso, ou bien est-ce un discours qu'il tient
à l'impératriee'? .\vant tout, est-ce bien de Sévère qu'il s'agit'?
L'on i)our rait, en effet, tout aussi bien y voir Théodose, égale-
ment à Constantinople et longtemps caché au jialais de Théo-
dora(2). Mais là les premières phrases du texte devraient suffire,
ce me semble, à satisfaire aux doutes. La similitude des deux
x-eauxest prise dans le Ki'tliseoursdeGrégijin' di'Nazianze (3);
or c'en est une qu'affectionne tout spi-cialement Sévère, là où
il traite comme ici du caractère de la prêtrise (4).
Ilcclo marge Fibres : ]'erso marge Fibres -►
()|)c> oAogoc riTc . ■ . .] ue]evj: f^po-L fi]
]av<() riiKO Aiiiic .\i T«;ii(;pr<:i nTOOT(| [nii-
othI
nzniiiipAgnK;- m-,- nrAii.xAOf; (jor ii(|
c;a<| C;<|Ttj)
AA'.' .... j(()(; riTTUBe HZ eA(t)<)'." niiAi-iMiii
ClITti [lIOVTtî]
(Il L'on pourrait, à la I. 26 du verso, suppléer un verbe à la 2" pers. fém.,
dont Pobjet serait OYnic[Ti(; ii()p]ooAt)EOC.
(2) .Jean d'Éphè.se, cité dans PIÎE'., .XIII, p. "01.
(3) P. G., ;!6, 306 C.
(4) Select Lellers, Brooks, p. 477 de la traduction.
[10]
102 REVUE DE L ORIEXT CHRETIEN.
5 [rn-ro' nzUvr' iiiiTcno' 5 nota rAp nnniGTo[c
n-iA^,- uiovcMc]
G|)cii]fic<|)pAru; novcoT n TAiieoEpAioc xoo[c
nA(j n]
iinT()-/()"nz (;F>o.\ niio- ii(]c)voei;H 2iinTpe[n-
«;iK n^AC;' iiovie]
ri[nii()niK n;'io pu xn-
ixAAi) iiAi- uiiet:ir[iic
iiAiiiii(»VT«; Avu) n
no-.coTiK;' A'/(() \(opi(; iiHTpo niiicToc n[nG-
Cllll T «|1IA
lu K.Micic" ciKnoiiiiK.Mi- {Q xqov uav evsco nuoG
CIO l'Ap iiAq xe
nnoviiiiB ziiKeuA tgt- ^Ase iiuiiaii nTo[K
scoK nreTii
eiiOA iinq.iAei' iiAq au ,,,iovto ^yAse iTTiuAii
nc;' ciiA;'M()no rAp m—
leiiiio'i" Avco II e iico-
<ru MOV ^ oviio-e
iiiiB (;(|XAi>ii iK|iiif3r :vet|()' MAT novA2iiec|
OTlill niiA
in HT<|" A-.u) n[. ih-uJa- 15 ?piiniiov[Te] avio ac-
sooc; Ail tiere
,"yeii(|iiA(;i' aii[. .ov]iihb' peiiiiovT[e .\to] riiioov
nui OToq
riiiiiAV n()vc[iA KAJii nuTTAVo [quJoov IIAV-
qWBBU V née
— r InTAqxooG lijAq seiiAï
KAII (|,\A?ir (iq[ 1—
r ■ MCIK
nriiiciiG" ;■)! .
[llA.XOOV eillljï niAKU)B
iiro'/
20 iioqeBiiTG !ia[ 20 [oiieoT gboa elfiiMHpe
nniGpA
ii<|Ai no'rKA.[ eoei] [ii.v iiAnoviinJB aii-
(V<|(;I1G ÎApO
[11]
I
SÉVÈRE D'aNTIOCHK EN ÉGYPTK. 103
H»; on Aooc n?ii Tirr iu\;\\ai\ a.\.\a t aiiiic-
riv.ru'
nexAv xeeTBe[ ]n<;iin; .\«;iiiii:
(ocK (;m,"i\ha[ [tic JAï noi
IIIIAT|)IA|>
•25 ;'jAi|ei paohÎt 25 [\iir. Arpixo'
eAVTp[ ()(;()A(()
[pA ."Jllllo
ncAo-.'iiic
marge marge
... foi orthodoxe (:îO.) [ ]. Et ce n'est point à toi (fém.)
de [(1) ] (les œuvres [r-pilt'.;). Quand il a [ ]
d'entre (?) (2) les deux cachets (3), celui d'argent et celui de
plomb, [ ce sont] ces mêmes empreintes (ispavî;) [qui] ap-
paraissent sur le dernier pain (l)et Csur) le premier ]pain]; car
ce sont celles du même Dieu. Et sans {■/wpL} l'cpirlèse (;-.) —
car (yi?) ce fut l'épiclèse {ï-.) du prêtre (prononcée) ailleurs qui
compléta (l'acte) — il ''5) ne lui serait pas venu du tout (ï/.wç).
Car ("isi, il adviendra que l'on (0) trouve le prêtre souillé et
qu'il ne vienne pas à cause de lui. Et (7) [. . . l'on ne] dira pas
qu'il ne viendra pas à tout prêtre, àrheuredusacririce(0'jaia)(8),
qu'il soit (y.iv) pur, qu'il soit (y.i'v) souilli': (tandis) qu'il | ]
(I) 'Douter, juger, distinguer". AICTAÏ.O réclamerait un (;- du complément
(Budge, Mise, 134), AI A K pu M; ne parait guère en place.
;-2) ? OVT (l)G. Mais quel verbe le précède?
(3) TBBe 6axrJ).io;, ofpaYÎ;, mot des plus rares. Sauf les endroits cités par
Peyron (= Rossi, Pap., 1, i. 30, '>i), je ne le connais que dans II. Thompson,
Thebnn Osir., n" •.».
(1) Il est à remarquer que c'est de la cire dont parle saint Grégoire, auss;
bien que Sévère dans ses Lettres (voyez ci-dessus), tandis qu'ici il s'agit des pains
eiN-'iaristiqucs.
(0 .ju'est-ce qu'indique ce pronom (qui se retrouve aux 11, 16, 23)? Est-ce
Dieu, ou le Saint-Esprit, ou bien la bénédiction due à l'épiclèse ?
(6) Lit. 'que tu [mnsc.) trouves*.
(7) La portée de cette phrase à double négatif m'échappe.
(8) ovciA n'est pas bien; il faudrait plutôt le verbe OVClAï.C [cf. miA'.'
iKr.'iiAi'e); mais la place manque.
[12]
104 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
la foi (tJ.-.) f 1 ses œuvres seront [ ] et il
recevra un |(1) | K'auCuns aussi [ont?] dit parmi [eux?
nous"? j, en disant, « A cause de [ nous] persistons à
prier [ [il viendra, j Insensés, [ ] qu'ils ont[
Ve7'so. . . .] penser à [ J qui agit (âvspYeîv) par l'entre-
mise [du[ prêtre, [que] le peuple {Xxzz) a entendu prier pour
eux devant [L)ieu[. Car {-{ip) pareil au fidèle (t.igxôç) [Moïse (2),
auquel] parlaient jadis les Hébreux, du temps où [Dieu] le leur
avait ('tabli en médialeur {■^.nh-qç) [et] témoin fidèle (zitts;) de
[cequ"[Il allait leur dire, en lui disant (3),« Parle-nous toi-même
et que Dieu ne nous parle pas, (de peur) que nous ne mour-
rions. » Et nous savons en elïet qu'il leur servait d'interprète ( 1)
devant Dieu et les choses que Dieu leur [dit], ce fut lui qui les
leur communiquait. Ainsi [qu'il] lui [dit (5),] « Voici ce que tu
[diras à la] maison de Jacob et que tu [déclareras aux| enfants
d'Israël. » 11 n'est donc pas (question) du prêtre seul, [mais] de
la foi (zt.j.) [ ] de savoir que c'est la foi (-w.) [ ]
le patriarehe (-a-p.) (G) [ ] la reine Théodora [
s'enquérir] d'une foi (-w.) |
VV. E. Crum.
(I) La 3° lettre est de forme arrondie; donc KAB-, plutôt que KiVt[a.
(■2) Cf. Hébr., IH, D.
(3) Exod., XX, 19.
(1) Le mot 0VA2lin(| est nouvean.
(ô) Ib., XIX, :i.
(6) ("est le patriarche qui est ici le sujet (il(ri) il'uii vei'be perdu. Lier
eTA(|3;G IiJaI 'Ayant dit cela', c'est priver TIIICTIC du mot indispensable
pour le compléter; car la lacune dis[ionible est limitée. Ou bien : AqcîJAI
licri nn. [gtotaab ^]aT|)|)(1) Le saint patr. écrivit à la reine'. A
la dernière ligne on supposerait alors le verbe à la i" pers. fém. et l'on trans-
poserait, comme je l'ai proposé dé jk, le verso enrcclo.
[13]
LE CULTE DE PlIOTIUS DANS
L'ÉGLTSE BYZANTINE
I
Le cardinal Ilergenrotlier a consacré quelques pages de sa
nia^-istrale étude sur Photius au culte dont celui-ci a rié l'objet
dans l'Kg-lise grecque dissidente (1). Apres un examen attentif
lies sources dont il disposait, il a conjecturé que ce culte ne
remontait pas au delà du xv" siècle ("2). On ne peut plus, de
nns jours, s'arrêter à cette conclusion. Papadopoulos-Kérameus
l'avait déjà fortement ébranlée dans un article donné à la
Ili/zanlinisc/ie Zeitschrift, en 1890, sous le titre : Le patriarche
J'/tolius considéré connue sainl Père de l'KijUsn ortho-
dn.re cat/ioliqite (3) Elle apparaît tout à fait fausse depuis la
publication du Synaxaire de l'Église de Constantinople par
le P. Ilippolyte Delehaye (1). Mettre en lumière ces nouvelles
données et quelques autres, que nous avons pu recueillir, en
même temps que critiquer certaines afiirmat ions aventureuses
ou nettement fausses de Papadopoulos-Kcrameus, tel est le but
de ce petit travail.
Le principal argument positif que faisait valoir le savant
1 ardinal pour appuyer sa conclusion, était le témoignage de
Grégoire Mairinias, patriarche uni de Constantinople, de 1 143
à 1 t.jo. l>ans son Apologie confre Marc d'Éphése, écrite après
(1) HERfiENRÔTHER. Pholius, Potriarck von Constanlinopfl, t. II, ji. 7I7-7iI. Ratis-
bonne, 18(>7.
i2i Ibid.. p. Tin. Nous avions nous-m<"'mc reproduit cette affirmation dans
notre élude donnée au Bessarione, t. XXV, Wrîl ; De Photii niorali effi>fie.
|3| PAPADOPon.os-KlciiAMr.is, 'O naTfiâpyr,; *o>tio; i.i; narrip âyio; ■:>); of'JoôôSou
x»6o).ixf,; 'ExxXriaia;. fl>/zantinische Zeitschrift, t. VIII (I8;19), p. 647-G71.
i4i II. Dkiehave, l'ropylneum ad Acta Snnclorum .Vovembris. Synaxarium
Erclexiae Constantinopolilanne e codice Sirmondiano nunc Berolinensi, adjeclis
$ijna.Tariis selectis. Bruxelles, 1902.
[1]
lOG REVUE DE l'orient CHRÉTIEN. .
le concile de B'iorence, Grégoire apostrophait en ces termes le
grand adversaire de l'union :
« Photius, nous dis-tu, a enseigné que le Saint-Esprit ne
procède que du Père; mais songe que Photius n'a pas été mis
au nombre des saints. Photius et Ignace vécurent à la même
époque; mais tandis que ce dernier est compté parmi les saints,
et que son nom figure dans les Synaxaires au 23 octobre,
Photius n'a jamais été catalogué parmi les saints (1). »
Une déclaration si nette, en l'absence de témoignages con-
traires, autorisait légitimement Hergenrôther ù conclure que
le culte rendu à Photius dans l'Église grecque avait dû ne
commencer que sur la fin du xv" siècle. En fait, cependant,
Grégoire Mammas s'est trompé, et le nom de Photius paraît
dans certains Synaxaires de l'Eglise de Conslantinople bien
avant le concile de Florence. Nous disons : « dans certains
Sijna.raires » et non dans tous, comme il ressort de la savante
pulilication du P. II. Deleliaye. Alors qu'Ignace est nommé
dans les plus anciens et les principaux exemplaires parvenus
jusqu'à nous, Photius est absent d'un grand nombre. Cette
absence explique les paroles de Grégoire. Il est vraisemblable
qu'à son époque, très rares étaient les manuscrits qui portaient
le nom de Photius (2).
Piiotius manque tout d'abord dans le plus ancien exemplaire
connu, le Cad. 266 de la bibliothèque du couvent de S. Jean
l'évangéliste de Patmos, qui remonte au x" siècle. Il est égale-
ment absent du Ménologe dit de Basile II (963-1025), rédigé
sous le règne de cet empereur et contenu dans le Vatie. grae-
cus 1613, qui est du xi" siècle. On ne le trouve pas non plus
dans le Cod. Mediceo-Laurent., San Marco 787, écrit en 1050;
ni dans le Cod. Paris. ir,f)0, fonds grec, daté de 1063; n'
dans le Cod. Paris. r,S9, fonds grec, du xii' siècle.
Son nom figure pour la première fois dans le Cad. iO du
(I ) Et s" 6 'I>wTtt itaTpiipxi? sTnev, àXV opa, ôti èv âytoi; où suvieTaxtai' xottTOi
yE cv T(Ti aOtcïi Te xai évi xatpw <1>ûtio; xac 'lyvaTtoç, a>X ô[ji£V oùv àyîoi; tÉraxTai
xaî VI '% xy' Toû 'UxTwêpîou èv toï; dUvaÇaptoiç |xeTà twv àyimv auvrâTTEiai' ô 6è
<l>(i-io; oùSaiiû; toi; âyioi; c!uvripi'û|x-(iTai. Greyorii Afammae Apologia coiilra Ephe-
sium. P. G., t. (XX, col. 7(>.
(2) En fait, le nom de Piiotius p.-irait dans le Cod. A. 111-16, de la biblio-
hrque de Bàle, riui est du xv sièrlo.
[21
I.E CULTE DE PlIOTILS DANS l'ÉGLISE BYZANTINE. 107
couvent Sainte-Croix de Jérusalem, qui d'après l'apadopoulos-
Kénim.'us, date du x'-xT siècle (1). Au loi. 1<mi rei-to de ce
luauuscrit, à la date du G février, se lit la courte notice sui-
vante :
<• Mvr,)Air; tsû Èv â"''îi5 ~x~pï^ r,[Awv xaî xpy_'.i~{-Y.i~zj KwvjTavTt-
v:'jr;"/.£ii)^ '^tl>T{;•J■ T^AEÎTat Cî y; ajTsU oûvaçiç èv -m r.pzor^iiiu} t:0
«vt'îu rp:sr|-:ïj -/.xl ^x~-i~-ij 'Iioiwîu, tw îvt'. âv tîî; EpT;|j.{a;.
Mémoire de notre saint Père et archevêque de (Jonstanti-
nople, Photiiis. Sa fête est céléljrée dans le couvent du
saint prophète et baptiste Jean, situé dans te quartier de
Eremia {i) ».
La même notice est reproduite mot pour mot, sauf le nom
de 'Epr,t(.â;. qui devient 'y\zt\jJ.xz, dans le fameux synaxairc dit
de Sirmond, aujourd'hui le Cod. 219 de la bibliothèque royale
de Berlin, transcrit au xir-xiii" siècle. Le Cod. Paris. I'>9'i,
fonds grec, du xiT siècle, présente une variante importante :
Photius y est qualifié de thaumaturge : -lû.t'-x'. li r, -z^i zziz-j
iraTpsç f,;j.(ôv -/.x). (ix-j[j.x-z'jp-;o'J gj-/xz'.; v-'k. Nous Verrons plus
loin ce qui a pu attirer à Photius cette nouvelle auréole. Les
manuscrits où la même notice apparaît sont les suivants : 1" Cod.
AmOrosianus C. 101, du supplément, xii" siècle; i" Cod. 227
de la bibliothèque impériale de Pétrograd, du xii"" siècle ; 3° Cod.
351, de la liibliothèque synodale de Moscou, transcrit en 1295;
4° Cod. lo'.i de l'Université de Messine, xii* siècle, où le nnm
de Photius a été effacé dans la suite; 5° Cod. 231 de la biblio-
thèque impériale de Pétrograd, du xiv' siècle; 6° Cod. A.
m, 11] de la bibliothèque de Bàle, du xv' siècle.
Ces indications des Synaxaires sont corroborées par certains
manuscrits des Évangiles et des Épitres des diverses fêtes de
l'année, où la péricope à lire le 6 février pnur la fête de saint
Photius se trouve marquée. Papadopoulos-Kéranieus a signalé
quelques-uns de ces manuscrits. L'un remonte au xi* siècle,
( 1 1 P'après le P. Delehaye, Prolegomena, op. cil., p. i.v, le nom de Photius
ne figurerait pas dans ce manuscrit. Mais à la page «l^^Me, en note, il donne
une indication contraire, qui concorde avec l'affirmation très nette de Papado-
poulos-Krrameus, dans son article.
(i) Sur le manuscrit du couvent do Sainte-Croix, voir Pap.\dopoli.os-Kéramei;s,
'lêpoooJuii'.T'.xr) giSXioOr.xr,, t. III, S9-90, 4K, et les Prolegomena du P. Delehaye.
[3]
108 REVUE DE l'orient CHRETIEN.
un autre au mi'' (1). S"il faut en croire le même savant, Photius
est représenté avec Tauréole des saints dans un manuscrit do
la laure saint Atiianase de l'Atlios contenant les néjwuscs à
Amphiloque (2). La peinture et le manuscrit seraient du
x° siècle. Soplioclès Oekononios, qui reproduit l'image en
question en tête de son édition des Ampldlochiana, ne datait
le tout que du xiii" siècle. C'est une question à reviser de près,
car l'enthousiasme de Papadopoulos-Kérameus pour Pliotius a
pu le tromper inconsciemment sur l'âge de la miniature et
même sur celui du codex.
Quoi qu'il en soit de ce dernier point, il n'est pas contes-
table que le père du schisme n'ait été mis au nombre des saints
dans l'Église byzantine, dès la tin du x" siècle ou au commen-
cement du \\\ Mais nous prétendons contre Papadopoulos-
Kérameus, qu'on ne saurait faire remonter ce culte plus avant.
Cet admirateur décidé de Photius a écrit que son héros fut
canonisé quelques jours après sa mort, arrivée, d'après lui, le
G février 897 (3). Dès le dimanche de l'Orthodoxie de la même
(1) Papaiiopoi'i.os-Kérameis, art. cil., p. 6fi8 sq. Le manuscrit du xi" siècle est
celui de l'église de Kertchi, et celui du xii' appartenait à la bibliothi'que de
l'Académie eccli^siastique de Moscou.
(■2) Photius est représenté assis, la tète entourée de l'auréole, et bénissant le
métropolite do Cyzique, Am|)hiloqiio.
(3) La date de la mort de Photius est loin d'être encore définitivement fixée.
Jusqu'à ces derniers temps, on plaçait généralement cette mort en l'année 891.
Le P. A. Lapôtiu;, Éludes relif/ieuscs, 1891, t. I, p. 252, et Le Pape Jean VIII,
Paris, 188."), p. 00 en note, a mis en avant la date du 6 février 898. Sa princi-
pale preuve est tirée des paroles obscures qu'on rencontre dans le chap. 88 de
la Myslaijogie du .^aint-Espril sur le compte d'un Pape, que Photius ne nomme
pas. Ce Pape aurait abrogé le prétendu décret de S. Léon III (ou plutôt de
Léon IV, d'après les dires de Photius) obligeant sous peine d'anathème les
Romains et tous les Latins à réciter en grec, sans aucune addition, le symbole
de Nicée-Constantinople. En punition de ce forfait, -au:, Ttï/ajivatou? :ipâ$£ii;, ce
Pape aurait fini misérablement : [iâ)).ov 6è Titxfwî olSsv t-St) xal àùXiio; tjjv Sixyiv
èxsïOev EcoTtpaTTOiXcVo; Tri; ûpiXo'J T(S).[jitj;- àW èxEÏvo; [lèv (diT? fàp xat oOtôç, e! xoù
(!>) Ixiiv) £Î; Ta '.fi-, (jiYîit aTtEppffOw y^Mpiov. P. (!., t. Cil, col. 377 B. Le P. Lapôtre
voit là une allusion à la dégnulatinn posthume du pape Formose, en 897. C'est
loin d'être convaincant, d'autant plus i|ue l'ouvrage de Photius, en cet endroit,
abonde en erreurs et en inexactitudes de tout genre. Quant à Papadopoulos-
Kérameus, il adopte la date du 6 février 897, parce qu'il fait commencer l'in-
trusion de Photius en ilécembrc 8.57, au lieu de décembre 858. Il admet, par
ailleurs, l'opinion du I'. Lapôtre sur l'allusion au pape Formose dans la M'js-
tagogie du Sainl-Ksprit. L'histoire de la fin du schisme pholicn demeure encore
[1]
LE CULTK DK PIIOTIUS DANS L'kgLISE liVZANTlNK. lUO
année, on aurait crié par trois fois du haut de l'annljon de
Sainte-Sophie : Tw ip'jîîirw -x-^<.T.z-/r^ «l'u-rCw aîu-n'a |J.vr,;j.'»; — Ti
"/.2/,r,0iv:2 y.2'. -/îiîï'vTa /.aTa "lY'/a-i'îu 1.%'. ^wti's'j, twv âyM^"^"'^''
r.x-.z'.xpyC,)/, iviOsua : .1 (^ l'altiuichi' orlliodu.ce, PItutius,
mémoire clcrnelle. — AnatliOme à tout ce tjui a été dit et
rcrit contre les très saints patriarches orthodoxes, Ignace et
l'hotius (I). La même acclamation et le même anathèmc
auraient été répétés dans le tome dit do Vunion, promulgué
en laii 9-2U, pour mettre tin au schisme occasionné par la
ijucstion de la tétrayamie. Bien plus, sous la poussée de la
tl>-votiun populaire, les reliques du patriarche exilé, qui avait
expiré dans le couvent des Armuniaki ou Armeniald i'I),
autrement dit couvent de Bordon ou de Gordon (3), auraient
été transférées sans retard au couvent de Krémia, fondé par
l'hotius lui-n>r'me, et où son culte ne cessa pas, dès ce moment.
Des miracles sensatiunnt'ls auraient été' opérés sur sa tombe,
au point que l'irréductible antipliotien qu'avait été jusque-là
Stylicn de Néocésarre, ému par ces prodiges, se serait empressé
d'écrire à Rome qu'il était prêt à faire sa paix avec le parti de
Photius et à reconnaître les ordinations de ce dernier.
D'affirmations si étonnantes Papadopoulos-Kérameus n'ap-
porte absolument aucune preuve. C'est par un anachronisme
singulier que le savant grec a transporté dans le tome de l'union
de l)-20 et dans l'office du dimanche de l'Orthodoxie de la fin
du ix"" siècle, l'acclamation et l'anathème signalés ci-dessus.
En fait, cette acclamation, et peut-être cet anathème, furent
ajoutés au « T:;j.:; -f,^ évoiîem; », SOUS le patriarche Sisinnius
(996-998), lorsque les derniers Euthymiens, partisans des
quatrièmes noces, firent leur soumission à l'Église officielle.
Cela ressort de la rubrique placée en tète des acclamations dans
les textes imprimés (-4). Le texte des acclamations dans la
envclopiice d'épaisses ténèbres. A pi'ine est-on arrivé à dOtenniner que ce
schisme avait pris lin aux environs de ran OiJO.
(tl Papadopollos-Keramels, article cité, p. OCiC.
(2) Èv T5 (lov^ Tîiv 'Ajjiîviaxûv, ou, suivant une variante, tûv 'Apjxovtxvûv. Je
n'oserai traduire avec l'Abbé Makin, Les Moines de Constantinople, p. 221 :
• ... dans le couvent des Arméniens. •
(3| TaÉoPHANE coNTiNLK, lib. VI, 2. P. G., t. CIX, col. .%9.
(4) Le tome de l'union de 'J20 n'est suivi d'aucune acclamation et ne renferme
[5]
110 RKVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
collection des conciles de Mansi ne porte pas l'anathèine « Ti
Ix'/afivKx -îi 7pxiîVTa » etc., mais simplement l'acclamation,
jointe à beaucoup d'autres : « Au patriarche orthodoxe Photius,
éternelle mémoire (1) ». Il faut peut-être conclure de laque les
paroles de cet anathème furent ajoutées au document quelque
temps après, en même temps qu'elles passèrent dans le Syno-
clicon du dimanche de l'Orthodoxie. Il est vraisemblable que
cette addition date du patriarcat du successeur de Sisinnius,
Sergius II (999-lUIO), qui, d'après les chroniqueurs, était de la
parenté de Photius (2).
C'est donc par cette voie des acclamations et des anathèmes
insérés dans un document officiel sous le patronage de deux
patriarches iiostiles à l'Église Romaine (3), que le front de
Photius commença à s'auréoler aux yeux des Byzantins. Il est
aucune allusion au schisme de Photius. Voir Leunclavius, Jus Graeco-Homanum,
t. I, lib. n, p. UM-IOS. Mansi, Concil, t. XVIIl, col. ^35-342. La rubrique à
laquelle nous faisons allusion suit immédiatement. En voici les passages essen-
tiels : Taùta (làv, w; ôeorjXwTai, ûtco twv TiâXat PaaiXeucâvrtov èupâj^byidaV vûv oh
Toij; r^5T]7rpb évevi^xovTa ■/Çi6'^tù^ £V£X£v -riîç 7ipooT]Xti)6£c<Tr,ç atTia; xai àçop^J-ïî; aTroppa^vÉTa;
UpeTç xai [lOviÇovToii; -fi patriXeia tû>v OeodTeçàJv PaciXÉMV :?i|jimv Konjùdo-j xai Kùjvotoiv-
TÎvou (iuvii'|/é Te xai <juvt)VM(Je xo! |j.îav xaOoXixfiv xai à7io(7ro).ixriv 'ExxXyiaîav xatei-
pYocsato" éiOev Xp^"'' àvaXYip'JtTEoOaî xe xai (iiyaXOveffOai toùç to toio-jtov OeojiXéç xai
àlioXo^ov ëpyov TïETrXTjpwxÔTa;.
(1) HEitr.ENitoTiiEK, op. cit., t. III, p. 72G, uotc 94, pense que l'absence de l'ana-
thème dans le texte de. .Mansi, qui ne fait d'ailleurs que rejiroduire celui de
Leunclavius, est due à quelque négligence de copiste, et il ajoute que plusieurs
manuscrits, entre autres le Cod. Monac. 380, fol. 40, portent les paroles en
question. Cette hypothèse a sa probabilité; mais il est tout aussi probable que
l'analhéme a pu être ajouté par un successeur de Sisinnius et, par exemple, par
Sergius II. Il ne faut jias oublier, en effet, que l'Église byzantine célébra pendant
deux siècles, au premier dimanche de juillet, l'annivei'saire de l'union de '.120-
996. Comme llergenruther le constate lui-même pour le Cod. Monac. 380, qui
date du xiv siècle, le nombre des acclamations et des anathèmes augmenta avec
le temps. Ces sortes de documents sont voués aux interpolations.
(2) Cedrenus dit positivement de Sergius II : tô yé-vai âvapepMv Ttpb; <Jia)Tiov rbv
7iaTpi£xp/_»iv. /'. (!., t. CX.XII, col. 181.
(3) Il y avait eu des difficultés entre le Saint-Siège et la cour de Byzance à
propos de Francon (Bouiface VU, élu en 974), que soutenait le basileus. Ces
difficultés duraient-elles encore à la fin du x° siècle? 11 est difficile de répondre.
Toujours est-il que Sisiiuiius et Sergius H passent pour avoir repris contre
l'Eglise occidentale les griefs de Photius et avoir promulgué de nouveau sa
fameu.se encycli(|ue aux Orientaux. Cf. Hergenrotheh, op. cit., 111, 727. Le seul
fait que Sisinnius inséra dans le tome de l'union l'acclamation à Pliotius est
déjà suffisamment significatif.
[6]
I.E CULTK nn l'IIOTIUS DANS l'kOLISE BVZAXTlNi:. I I 1
poriuis de conjecturer que c'est à cette époque, c'est-à-dire sur
( . tte (in du x'' siècle, et par l'initiative de Sergius II, qu'eut
lieu i;i tianslation des restes de Piiulius du couvent des Armo-
niai<i à celui de Eremia. En tout cas, c'est juste à ce luuraent,
comme nous l'avons vu plus haut, que son nom commence à
paraître dans les Synaxaires et autres livres liturgiques.
L'Église Romaine traverse alors la plus mauvaise période de
son histoire. On peul dire que le schisme existe déjà vir-
tuellement, sinon formellement. L'épitaphe du pape Jean XVIII
( liMi:j-l(M)) fait allusion à une réconciliation des Églises arrivée
s"us son pontificat (1). Cela insinue qu'il y avait eu rupture
ouverte, au début du patriarcat de Sergius II. De fait, c'était
lien le schisme que l'on proclamait tout haut, à Constantinople,
quand on y disait anathème « à tout ce qui avait cld dit et
vrrit contre P/iolius ». Cela revenait à tenir pour non avenus
le huitième concile œcuménique et les nombreuses condamna-
tions prononcées par les Papes de la seconde moitié du ix" siècle
contre l'intrus qui s'était si souvent moqué de l'autorité du
Saint-Siège. Chose plus grave encore : En criant « Mémoire
< hruelleà rorthodoxe Pliotius », on canonisait par le fait même
sa doctrine hérétique sur la procession du Saint-Esprit. L'union
rétalilie sous le pape Jean .XMII ne devait pas persister
longtemps. Il y a, en effet, de bonnes raisons d'affirmer que le
schisme définitif commença, non pas sous Michel Cérulaire,
comme on le dit communément, mais en 10-2 1, après l'échec de
l'ambassade que le patriarche Eustathe (1020-1025) avait
envoyée au pape Jean XI.X pour en obtenir la confirmation
officielle du titre de patriarche œcuménique (2). Le nile de
(1) Cette épitaphe est ainsi conçue :
Ooctrinis complus sacris et dosmatc cl.irus.
Per patrias sancla scmina fudil o>ans.
Nam Graios superans, cois partilius unam
Schismata pcllendu rcddidit Ecclesiam.
WATTEitirii, VUae Ponlifirum, I, p. 8'X Par ailleurs, Pierre (r.\ntioche, écrivant
à Michel Cérulaire, qui avait prétendu que le Pape n'était plus inscrit dans les
diptyques de Sainte-Sophie depuis le sixième concile, affirme avoir vu de ses
yeux le nom du Pape dans ces nièraes diptyques, en l'an lOU'J. .P. O., t. CXX,
col. 800.
(i) Sur celte ambas-sade voir Altiskba (Leqliex), Panoplia contra schisma
Graecorvm, p. 197.
m'
112 REVUE DE 1,'OIUE.NT CHRETIEN'.
Cérulaire consista à empêcher une nouvelle réunion des Églises,
désirée à la fois par le pape saint Léon IX et la cour de Byzance,
et habilement préparée par le comte Argyros (1).
Mais revenons au culte de Pliotius. Pour établir que ce culte
a commencé dès la fin du ix'' siècle, Papadopoulos-Kérameus ne
se contente pas de supposer gratuitement que le nom de son
héros a été inséré aussi bien dans l'office du dimanche de
l'Orthodoxie que dans le tome de l'union de 920. Il fait valoir
encore d'autres arguments. Tout d'abord, dit-il, ce qui dépose
en faveur de la sainteté de Pliotius et du culte qu'on a du lui
rendre sans retard, c'est qu'il est mort un dimanche. Le 6 fé-
vrier 897 tombait, en effet, un dimanche (2). Or « toute mort
de chrétien survenant un dimanche est considéré comme
bienheureuse. L'âme d'un tel défunt est regardée comme sanc-
tifiée en quelque façon et agréable à Dieu par le fait d'une telle
occurence » (3). Éviilemment, s'il suffisait, à Byzance, de mourir
un dimanche pour être canonisé, Photius aurait pu avoir cette
chance. Malheureusement Papadopoulos-Kérameus ne prouve
ni que Photius soit mort un dimanche, ni que les Byzantins
aient été si accommodants pour grossir leur's Synaxaires.
Le savant grec apporte ensuite, à l'appui de sa thèse, un
cei'tain nombre de témoignages du x^ siècle favorables à la
mémoire de Photius. C'est d'abord celui de l'un de ses disciples,
AnHhas de Césarée, qui n'hésite pas, en effet, à placer son
ancien maître en paradis, à côté de saint Jean Chrysostome et
de saint Nicéphore (4). Un autre ancien élève, Nicolas le mys-
(Ij Ce point a été déjà mis en lumière par J. Gay, L'Italie méridionale et l'em-
pire byzantin, l'aris, 1901, pp. 4-^7 et 4'.tl-5Û0. Plusieurs des lettres échangées
entre Rome et liyzance, eu 10ô3-10ûk1, supposent que la rupture entre les deux
Églises existait déjà avant cette correspondance.
("i) Nous avons vu plus haut que rien n'était plus problématique que cette date,
l'our établir sa chronologie, Kérameus pai't, du reste, d'une fausse donnée,
l'intrusion de Photius s'étant produite non en 8ô7 mais en 858.
(;î) ToiaÙTr) rinépa êïi>,oû[j.evo;, 6iva-:o; «IouStitivo; -/pKiTiavoû GeMpeirai (i«xâpco;,
Tri; ij/u-^i;; tO'j Ovri(7xovTO; ÈxXaiiêavoiiivy); TpOTtov Tivà ri-j-iaditév»]; xai tii 0£m âpEOTîîc.
I'ai'auoi-oli.os-Kekajieus, art. cité, p. 657.
(IJ A la lin de son oraison funèbre de saint Eutliyme, patriarche de Constan-
ts]
LE CCLTi: I)K l'MOTIL'S DANS L'ÉGLISE BYZANTINE. Uli
tique, doux fois patriarche de Constautiiiople (de 901 à 907, et de
!Mi à 9-25), parle également dans ses écrits « de l'homme de
Dieu, du (n>s saint patriarche ijrand et célèbre entre tous les
ponli/'es de fHeu, qui s'appelait Pliotius » (1 1. Un liagiographe
de l'époque, Basile, archevêque de Thessalonique, auteur de la
lie desainl Euthyme de Thessalonique, et peut-être, lui aussi,
uu ancien diseiple, s'exprime eu termes fort élogieux sur le
cninpte « du bienheureux l'hnlius, qui lire son nom de la
lumière et a illuminé toute la terre par ses enseignements.
Cl insacré au Christ, dès le berceau, il partayea les glorieux
iiudiats de son père, qui subit l'exil et la confiscation de ses
iiiens pour la défense des saintes images » (2). Après ces
liiiople ('.W7-0Iii, Ari'Uias dit. on c(Tt>t : [tetà toO Xp-jïoO 'lioàwo-j iv èÇopta
ijjvOavaTO'j[iEve, (isTi Ntxti^tipou x»! •I'coti'cj tûv àoiôs'iiuv 7taTpiap-/wv tôt;
îiMYiioT; xat (lotvâiot; >î-jv«o5i!;oii£v£. Celte oraison funèbre, d'abord publiée par
l'\i'Ai>npoLi.os-KKnAMF.is, a été rééditée par nous avec une traduction latine
: iiis la Pnlrolo:/ia Oricnlalis de Ghakkin-Nau, l. XVI, p. 4118. Le même
\r.thas, dans une réponse à une Ictti'e des .\rraéniens, conservée dans le cod. 111
■ !.• la bibliothèque synodale de .Moscou, dit également do Pliotius ce qui suit :
;jL=')' l'ii y.»i 6 /fOi; t£ xit itpa)r,v iepb; (lèv rb YJvo;, iepioTîpoc 8j t^v dOBtïv, oTr] te Oeix
•li oar, Ti xa-:' àv'jpionou; Xo^i'etw. Ti;o'J*o;; '*• toï; oCpxvloi; àoùxoi; -i. vCv
•; xa7oixi;6|i:vo; >l>roTt&;. Texte cité par I'ai'Aimipollos-Kéuamels, d'après le
loi. l:>"-ll' du codex moscovite, loc. cit., p. ()62-(j6:î. L'opuscule d'.Vrétha.s a été
juiblié pari'. Kkkvmei s dans ses .l/yni(»i<;ni(i graecn et latina ail hisloriam Pholii
jiatriarchae perlinenlia. Pétrograd, ISOil-l'JOT. Il ne faut pas oublier qu'aux yeux
lies BvMniins la seconde déposition de Photius, en 88t), avait paru absolument
' injuste et odieuse. .Sa rupture .avec le Saint-Siège comptait bien peu à leurs
yeux. Léon VI, du reste, n'avait pas fait valoir ce motif pour le dépcser. Il avajl
• ■>sayé de l'impliquer dans un complot de lèse-majesté. Mais cette tentative
'•■■lioua. Photius sut garder, en cette circonstance, une attitude pleine de
dignité. Voir le récit du continuateur de Théophane. P. G., t. CIX, col. 372.
(l) àYiwTatTOv 7ïaTptap)^Tri/, £v àpy^tîpEC'ît 6îoO [lÉYtff'Ov xotl ào(ct{iov, Etiov (ièv £v
llv£*j[ixtt àyi*!» T.^-iyx, iv(»pu):tov toC HïO'j xat noÀ'Jv ri zi OîTa xa: ri àvOpw~'.va.
P. C. t. ('XI, col. :W, :t7, 36.0.
ri) <l>u)Tto; yàp V' * iJ-ïxipio;, ô îtoTo; àxTÎçt ses(iiv'J|jliii; toO ovotiaro;, nÀ^Osi Si5ai7xa-
)tâ>i xiTi/àa{/ï; Ti rjpaTa, ô êÇ aÙTÛv citapYavuv à^ispuOEi; tiS .XpiOTiTi, û; OnÈp tt)
iOtoO E'.'Ovo; ôriji^î'jfi xii £;opia, toJtoi; St] toï? àOi.riTixoî; £X i:pooi|xi<>>v àyû^i, ff-yxoi-
vuvTioi; T.ji -(vtfrr.o'^i. Papauopoulos-Kéuamels avait cité ce passage, dans sou
article, p. tW». Depuis, la Vie de saint Euthyme a i;té publiée par M«' L. Petit,
clans la Hevue de COrienl Chrétien, t. VIII ( 19(61, p. 108-205. Le passage eu
question se lit à la page 170. On voit par ce qui précède et parce qui suit, que
Basile donnait toutes ses sympathies à Photius et à son parti. Pour lui, le
successeur d'Ignace était orné de toutes les vertus et bien orthodoxe : ■ xal
tïOti op'Jo5ô;o'j ôvro; xat :tàTai; tiî; ipstaî; à— aotpdirrovTo; toû veVj narpiàpyou •,
et il a peineà comprendre que Nicolas, l'Iiygoumène du monxstére de l'Olympe
OHISNT CURÉTIEN. 8
111 REVUE DE l'orient CHRETIEN.
derniers mots, on lit dans le texte de Basile : « auYy.oivwvv-jaç tw
6aÛ!J.a(jt [j.xp-uf îjsv.-vîv ». Xous traduisons : « Pliotius partagea
les combats de son père, dont la vie fut admirable et la mort
digne d'envie, marquée par Dieu du sceau des miracles. »
Papadopoulos-Kérameus n'est pas de cet avis, et rapporte le
relatif « :5 » non pas au père, mais au fils, à Photius, bien que
le substantif « --r/vY-Tjpi » précède immédiatement. Nous sou-
mettons le débat au jugement des hellénistes. Rappelons seu-
lement que le père de Pliotius, Sergius, est porté dans les
Synaxaires, et en termes autrement élogieux que Phofius lui-
même. Son nom apparaît dans ces sortes d'ouvrages, au moins
dès le xi' siècle (1). Cela suffit, semble-t-il, pour enlever tout
fondement sérieux à la traduction de Papadopoulos-Kérameus.
Un Photien fanatique seul eût pu trouver admirable la vie du
patriarche intrus; et l'on ne voit pas comment sa mort eût pu
lui paraître si digne d'envie; tandis que ces expressions se
comprennent fort bien de Sergius, martyr des saintes images,
sous rimpieThéoi>hilo, morten exil, après avoir été dépouillé de
tous ses biens et avoir subi toutes sortes de persécutions et de
mauvais traitements, comme nous l'apprend la notice des
Synaxaires.
Cepiîndant, nous avons vu plus haut que dans un manuscrit
du xif siècle, le Cod. Paris. d59k du fonds grec, Photius est
qualifié de tliaicmaturge. D'oix a bien pu lui venir une pareille
renom niée? Papadopoulos-Kérameus nous en indique la source
probable. 11 s'agit d'une courte phrase de la chronique du
où vivait Eutliyme, ait refusé d'entrer en communion avec lui. Dans un lonp
passage assez alamliiqué, il rejette sur le démon les scandales qui suivirent et
qui éçlabousséreut i|uclqne peu — il est obligé d'en convenir — la gloire ilc
l'Iiolius. Au moment où il écrit, le schisme a enlin cessé.
(I) Il est nonimé notamment dans le ('od. Paris. 1617, du fonds gi'ec, transcrit
en 1U71. Sa fête se célèbre le 13 mai. La notice qui le concerne est ainsi conçue ;
[XvriiiY] ToO ûoiou iia-pôç rjixùjv lEpyiou 70"j â[j.ù>OYr]ToO. "0; yévo'jç uTtâp^tùv. £v6ùÇo'j xai
(i£Yà).ov, £v KuvuTavTivoujti^îi ^ewriOei;, 7ipo(jX'jv»i-i?iç twv Oeîuv xoi asitxiûv eîxôvwv
<iéyti»fi^i.roy>. napiuiaTOi ouv nô Siwxtt) xai àOéw paffiXeï QEOjjiXw' /.ad o-/oï-
vtciiç 6£0[iEÏTai Ti6pta\j)[évioî, xoc èTui xrjç àyopâ; àfeiat xai itepidcYE-ai w; xaxoûpïoç"
eiTa 9'jXaxT) iiapeô^Ori. Kat (jTSpTiOsi; tiXoijtou iTA£t(rTO'j navoixt (jOva[J.a t^ yuvaixi
Eipf.vr, xat toîç TÉxvot; 'JTtspopiîjETai' b'vOa noXXà; ÙXi'iJ/ei; xoi JtoixiÀo-j; 7t£ipa5|j.ci'j;
■J7io[ieivai npoç Kùpiov £$65ïifj.ri<rev. II. Dei-BIIaye, op. cit., p. Ci8i.
[lOJ
LE CULTE DE PHOTIUS DANS l'ÉOLISE BYZANTINE. 113
lontinuatfur de Théophane se rapportant au '.siège de Consta,n-
tinople par les Russes en 860 (1). Le chroniqueur anonyme
semble attribuer aux prières de Photius la tempête subite qui
brisa ilaiis le Bosphore les vaisseaux des barbares et les força
à lever le sièL:e de la ville :
ti OîCsv â;'.Xïi>)7a|J!.î'vs'j, tîû -f,: 'Ev.v.'/.r^'^'.x: -z-j: ilay.zç ïyz-/-:^,
zl/.xli ky.r.tT.zptj^-i : Mais les barbares furent alors abreuvés
de la coupe du courroux divin, Photius, qui tenait le gou-
cernail de l'Eglise, avant apaisé la divinité; et ils s'en
retournèrent chez eux (i). »
Voilà le grand miracle que certains Byzantins ont attribué
à Photius, et qui lui a valu le titre de thaumaturge. S'étant
produit en 800, à une époque où le patriarche intrus n'avait
pas encore rompu avec le Saint-Siège ni enseigné son hérésie
sur la procession du Saint-Esprit, il ne saurait auréoler le
reste de sa vie; et la phrase du chroniqueur ne prouve nulle-
ment qu"au moment où elle a été écrite, c'est-à-dire vraisem-
blablement dans la seconde moitié du x" siècle (3), Photius
était l'objet d'un culte liturgique. Remarquons, du reste, que
le chroniqueur regarde Photius comme un intrus, durant son
premier patriarcat, bien qu'il lui reconnaisse beaucoup de
science et même de la vertu, au moment où il fut l'objet du
choix de Bardas pour remplacer Ignace (1).
Mais sommes-nous vraiment en présence d'un miracle upéré
par les prières de Photius? Le récit un peu plus développé de
Syméon Logothéte, dont la chronique a été jointe à celle de
Georges le Moine (.j), nous présente le fait sous un tout autre
jour. Cet historien nous dit qu'à l'arrivée des Russes, Photius
(Il L'invasion des Russes se produisit en juin SCO. Cf. II. Gei.zf.u, dans la
(ieichiclile der bijzantinistlien LUteralur de Kiumbacuer, 2* éd. Munich, 1897,
vl) Theoph. conl., lib. IV, Ï3. /'. G-, t. CIX, 212 A.
(3) Cf. KiasiiiACiiKii, op. cil., p. 348.
Ml Voir, par exemple, lib. V, 41 : «TtEÔMxev [BaaO.eio;] aùOt; ti^v 'Ex/.),T,(jtav
xa^û; Tfp |1T, xx)û: i/Ti-0'.eT5'Ja'. t"o npivepav Sô|avTi, x«i xiTÉ(mi(jev Èvv6|jUi>; -à'Z xal
xavovixti; TÔv ffO^ÛTaTOv <l>aïTiov èni tyiv ff^o/.àsO'jTav xaOioçav rr,; ^aotyiôo; tùv
it6).C{i>v. ( l-j (iT.v oOôè Tcpô TOUTOU GtÈXctne 3i>09povo'j[X£vo; aÙTÔv xal Tt[xûv Sià tt.v èv
aJTôi TcavToSaxi) çosCav te xai âpïT^v. /'. (i.. ibid., col. 292 D.
(5) Cf. KitiuBicHEK, p. 355. Syméon écrivait vers l'an 903-%9.
[11]
110 REVUE 1)K l'orient CHRÉTIEN.
et l'empereur — il s'agit de Miciiel III l'Ivrogne, que personne,
je pense, ne songera jamais à canoniser, — se rendirent à
l'église des Blakhernes, dédiée à la Mère de Dieu, où ils implo-
rèrent la miséricorde deJ3ieu et cherchèrent à apaiser sa justice ;
puis, prenant Yomophoriun ou manteau de la sainte Théotocos,
conservé dans le sanctuaire, ils se rendirent, au chant des
cantiques, sur le bord de la mer, et là trempèrent dans les eaux
la sainte relique. Aussitôt s'éleva le vent violent qui détruisit
en grande partie la flotte des barbares et les contraignit à une
retraite précipitée (I).
D'après ce récit, le rolc de Pliotius dans la délivrance mira-
culeuse prend un tout autre aspect que celui de Moïse ou
d'Élie intercédant pour le peuple de Dieu. Le patriarche n'est
pas seul acteur: il a, avec lui, le chef de l'État et tout le peuple
fidèle, qui implore dans une commune supplication la miséri-
corde de Dieu et le secuurs de la Vierge. Dans le discours qu'il
prononça après le départ des barbares, l'hotius nous fait lui-
même un tableau saisissant de l'aspect que prit la ville sous
l'empire île la crainte. 11 y eut un mouvement général de péni-
tence et de ferveur. On passa des nuits entières en prière; on
fit des processions expiatoires. On recourut spécialement à la
protection maternelle de la sainte Théotocos; et c'est à elle, à.
la relique bénie de son manteau, que le patriarche lui-même
attribue la délivrance (2). Nous ne sommes donc pas en présence
(1) (ietiriju /lamartoU chroniuon, lib. V, 21. P. (i., t. CX, col. 1053.
(2) Voir cette homélie clans l'édition (I'Aristarchis, Photii orationes cl /lomUiae,
Constantinoplc, l'.tOÛ, t. II, p. SÙ-Ô? : ô-c -à Osiov ),i-aïç xii Ojivoi; èSexaXo-V^ûa,
ÔTï (j'jvTpi(iH(T) xapS'ï; 7T]v (lerâvoiav itpoffîjipojiev, OTS x-'P"? ''^fd Wïfjv Si' 6>.ï-,;
vjy.Tà; UxTiXovivTe; Trj; a-jro'lii iiXscvfJptoTia; èSsôjjietla ânio-/]; poy)0£i'a; àïtoy-jjxviju-
Osi/te; 7.at Trj; è; ivOptixwv ijO|jL(jia);ta; ÈîriHop/ijiÉvoi ini raî; itapà ira |jir)7po; to-j Aovo'j
y.ai Oîo'j r,u.<7)v inî-^ovTe; ^ipoaSoxicti; S'iu/aYioyoùpisOi, aOirjv eI; TrapdtxXriTiv xivo'jvtî;
ToO l'io-j, aùtï)v Eiç £;iAaT|j.6v tmv ôXi(jfJ/i|jiàTuv, TauTï]; Trjv itappriaiav si; aMTï)p;av
sitiêotinevci 'II; xai t/,'/ ii£pi6oXT|V ei; àva>TToX:?)v |ièv -cwv îtoXiQpxoOvTuv, çuXotxrlv
Si TôJv noXiopx'juiisvcov (7'jv È|Xoi Tiina vj jtôXic iitiîep(5(ji£voi -rà? é*ouaia; éxo-jaiiÇotieùa,
-rii XiTavîîav iKv.ojft.ill x, if' o'iç à^aTu IçiXavOptoTti'a, [iriTpixT); nappyiTiacraixévr);
évTdOÇst.);, xai tô OcTov iKty.'i.iOn. Ibid., p. 10-12. Sur cet événement, voir un autre
document conteuiporain, ii savoir une liomélie de l'ami de Pliotius, Georges de
Nieoiiiédie, prononcée vers 800-807 et publiée par CoMUKns dans son .Xovuni
Auclarinni t. II, l'aris, 1018, pp. 7."Jl-780. Georges fait allusion à la supplication
générale de Coustantinople. mais il ne parle pas du miracle opéré par le m;iu-
teau de la Vierge.
[12]
LE CULTR riE PIIOTII > PANS l.'ÉfiLISi: BYZANTINE. 117
ilun thaiimaturgo invitant Dieu h opérer un prodige par la
force de sa seule prière et de sa sainteté personnelle. Le mérite
<li' riiotius, en Cflte circc instance, lut toul autre. Ce fut de
reni|ilir sa charge de pasteur, charge d'ailleurs usurpée, en
excitant le peuple à la prière et à la pénitence dans un sermon
que nous possédons encore, et où l'on ne peut s'cmpéchcr de
trouver un peu trop de rhétorique (1).
Tels son) les témuignages qu'apporte Papadopoulos-Kéra-
meus pour établir que Photius était honoré comme un saint,
antérieurement à l'apparitinn de son nom dans les .Synaxaires,
c'est-à-dire avant la lin du \" siècle uu le début du x\'. On
conviendra qu'aucun ne prouve précisément ce que le .savant
grec en voudrai! tirer. Ce qui en ressort hien, c'est que, à côté
d'adversaires déclarés et d'historiens le clouant au pilori,
Photius a trouvé, à Byzance, pendant sa vie et après sa mort,
des amis fidèles et des admirateurs (2).
Celte double altitude des esprits à son égard a persisté, après
sa canonisation discrète de la lin du x'" siècle, pendant toute la
période byzantine, et n'a pas complètement disparu même
dans la période moderne. S'il fut un saint pour une certaine
catégorie de Byzantins, il fut pour d'autres ce qu'il est pour
l'histoire impartiale : un mélange bizarre de vertus et de vices,
qui n'aurait jamais dû être présenté à l'imitation des chrétiens
par un culte public. Ce qui prouve l'existence de ce double
courant ù son sujet, c'est dabord l'absence de son nom dans
de nombreux exemplaires des Synaxaires, parmi les plus
anciens et les principaux. On trouve même dans certains de
ces ouvrages, à la date du -23 octobre, fête de saint Ignace, une
allusion transparente à .son intrusion (3). Il y a, ensuite, les
(1) Voir ce discours, ihid., p. b-îl.
f'2) I,e P. Lapùtiie, op. cil., p. 65, note 3, signale encorr comme étant favorable
à Photius l'auteur anon)'nio de la l'ie de S. .\icolas .Stndite. On lit, en elïet,
dans co document. le passage suivant : 'Ex-ivov i= Ignace) Tjpawixûc iîwT^évTo;,
oûtoi Ttfoêi/XovTiî Tf.a, «l>ÙTiov (lèv.npooaYopôjOiiîvov, -ptoTOsrjxpr.rr.; -it-i ÙTtdf/ovTa,
En' tViièila ii taX -rvwos'. r.ttù.r, çinjuIJoiiEvov. l'. G., t. C\', col. 9il8. Ce passage
n'a rii^n de bien spécialement flatteur. I.e biographe rapporte plus b;is, col. ;tl2.
que S. Nicolas ne voulut jamais se joindre à Photius, et déclina ses avances,
en prenant la fuite.
(3) Cf. Deubave, op. cil.
[13;
118 RRVIE DE l'orient CHRÉTIEN.
épithètes péjoratives et les critiques sévères que l'on rencontre
çà et là sur son compte dans les écrits de plusieurs historiens
et théologiens. Si les Pères du concile constantinopolitain de
1156 lui empruntent des textes comme à un Père de l'Eglise,
pour corroborer une thèse dogmatique (1); si le patriarche
Michel d'Anchialo (1170-1177), un antilatin farouche, cherche
à justifier la conduite qu'il tint au concile de 879-880, contre
ceux qui l'accusaient de versatilité (2); si à partir du xiii' siècle,
justement par l'effet des attaques des unionistes et parce que
le schisme se fortifie de plus en plus, le nombre de ses disciples
et de ses panégyristes augmente considérablement (3), il trouve
cependant, à toutes les périodes, des censeurs sévères de sa
conduite.
Voici d'abord Nicétas de Nicée, qui dans son opuscule sur
les schismes entre les deux Églises antérieurs à celui de
Michel Cérulaire, relève l'inconséquence de Photius dénonçant
d'abord dans son encyclique aux Orientaux plusieurs erreurs
et usages abusifs des Occidentaux, et se réconciliant ensuite
avec eux, sans examen préalable des griefs susdits. S'il y avait
vraiment quelque chose de répréhensible dans la croyance et
la discipline de l'Église latine, il fallait, dit cet auteur, essayer
de corriger ces abus, et en cas d'insuccès, continuer à protester
énergiquement, mais non renouveler l'union, comme on le
fit alors (4).
(1) Les Actes de ce concile ont <Hé publiés par Mai, Spicilegium Romanum,
X, p. 38 sq. On y agita la question de savoir si le sacrilice de la M(>sse est offert
à toute la Trinité, ou seulement au Père et au Saint-Esprit, le Fils étant le
sacrificateur et la victime.
(2) Voir le texte de Michel d'Anchialo dans Allatius, De perpeliui coitsetisione,
p. 555. Papadopoui.os-Kérameus le reproduit, lue. ci/., p. 665.
(3) C'est au xiv siècle que, pour laver Photius du reproche de versatilité, on
invente la fameuse lettre de Jean VIU à Photius, dans laquelle le Pape anathé-
matise le l'iliaque.
(4) 'AXX' el |JL£v àyvota ^v 7(ûv p(o[iaVxo)V (7ya).[xà7wv, ti^v xotvtovtav L(7a); o'joe t;
è[AÎ[£9&T0. 'Ettei 5£ aTià T>iç £xtt]ç (T'jvôoou èYvtÔTOïiaav, xai eut toù «l^wrio-j TpavwTSpov,
(isiXTTréa t| Ëvwat;" è/pïiv yàp o Ixpivav xaxov, xai aTioffTpêçeffOat, ^ ûiopOwTafffJat.
Et ce T^v êùva|jiiv ÛTtîpéëaivev t| SiopOuxjiç, téu; Stà Xofutw àvTi(rT?,vai. De schismale
Graecorum, P. (!., t. CXX, col. 714. Cf. Ai.i..\Tius, Ue oclavu si/nodu photiana,
p. 20j--.;05. En terniinaot son opuscule, Nicétas fait retomber sur les (jrecs la
responsabilité de tous les schismes qu'il a énumérés. Aveu d'autant plus digne
d'être relevé, qu'il est jilus rare.
[M]
LE CULTE DE PHOTHS PANS I.'lVil.ISE BYZANTINE. 110
Nicétas de Nicée n'était pas le seul i\ penser de la sorte. Sur
la lin du xii"" siècle, Michel (i'Aiichialo nous apprend que plu-
sieurs Byzantins, parmi les plus fanatiques ennemis des Latins,
ne craignaient pas d'appeler Photius un cxrollenl schisnia-
/i(jue et un mauvais tinionisle (I).
Au \v" siècle, Georges Scliolarius formulait le même reproche
en d'autres termes :
« Photius, dit-il, se servit de la divergence sur la procession
du .'-^aint-Esprit eomme d'un prétexte pour st'parer les Églises;
puis, do nouveau, il les réconcilia pour des motifs d'intérêt
personnel, faisant cesser un mal moindre pour en amener un
plus grand. Il vaut mieux parler ainsi de cette affaire, que de
tenir le langage habituel (2). ->
[•]ucori' en plein wii" siècle. Nectaire, patriarche de Jérusalem,
un antipapiste décidé s'il en fut, déclarait avec une franchise
qui n'était pas sans mérite de sa part, que tout n'était pas à
ajiprouver dans la conduite de l'hotius. Il louait son ortlioiloxie,
son amour de la discipline ecclésiastique (!), vantait sa science
des choses divines. « Mais il est manifeste, ajoutait-il, qu'il
a divisé et uni les Églises, au (jré de ses intérêts. Et nous
ne saurions approuver son intrusion et les persécutions qu'il
lit subir à Ignace. Sans savoir exactement pourquoi, nous
conjecturons qu'il anathématisa le pape Nicolas moins par
amour de la justice que sous l'impulsion de la haine. Car Nico-
las, et après lui, Hadrien, avaient pris contre lui la défense
d'Ignace (3). »
(1) xai toCtov aÙTÔv xa/ov StaipÉTr.v xïi xaxbv oovayéa tivè; Einsïv oOx ïi8é(rt»iiTa[v.
Loc. cit.
(2) '0 làp ♦ÙTio; xal 5'.e>.£ïv Ta; 'ExxXTiaia; npoiixOr), -/ptiiiaTi t^ ô'.iyop^ tt; ôô^/i;
/pTiffàjjLÊvoc, xai niXiv ta; lûv 'Exxàtiiîiwv oufiôiiei; (ituOov <i:céSbixE t<ôv iSiuv ir-jiifE-
povTtov aJTiT), ïva xaxoû tô xaxr>v (leiÇovo; ùviî'jr,':ai TO'j),),aTTOv oûxu yàp Seï |jiâ>.)ov
liltvi T) EÏuÔE )iY£o6ai. Ve proccssione Spiritus sancti, I, cap. 3. IIergenrotiier,
"p. cil., II, 52<î.
(3) • Quae circa Photium facta sunt, neque nobis, neque illis qui post ipsum
vixpnint omnia probantur Quod ob proprium commodum, non vero ob
lomniune, conciliaverit et divisent Ecclesias, nianifoslurn est Quoil ille piaotcr
Ifgem. priiisquam baculum pastoralom accopisset, sanctissimum Ignatiuni
expulerit, et contra illum multa insidiose molitiis fuerit, iieque nepamus.
neque laudamus. Quod autcm Nicolauin papam anathematizaverit, et propirr
quae crimina, non invenimus e.xpressuui ; quod auteni magis hostili aniino
quam j usia ratione idem fecerit, conjicimus. • Ilepi tt,; àpx>iî toC Ddna. Jassy, 1682
[15]
120 REVI'E DR l'orient CHRÉTIEN.
Plusieurs chroniqueurs et historiens postérieurs au schisme
de Miciiel Cérulaire ne se gênent pas plus que les théologiens
préci'dcnts'pour dire son fait au père du schisme. Ils n'ont
nullement l'air d'apercevoir son front nimbé de l'auréole des
saints. Au \ii' siècle, Constantin Manassès ne craint pas de
l'appeler un orgueilleux et un mauvais sujet (1). Au xu'*" siècle,
le chroniqueur Ephrem parle de son astuce et de sa fourberie (2),
tandis que Nicéphore Grégoras flétrit son orgueil et son ambi-
tion, et déclare qu'il s'empara comme un voleur du trône
patriarcal (3). On pourrait glaner chez des historiens dissidents
plus récents des appréciations qui ne sont guère plus fa-
vorables (1).
Nous citons la traduction latine do cet ouvra{,'e rarissime, publiée par l'Anglican
Au.ix sous le titre : De 'impcrio Papae, Londres, 1708, p. 36 sq.
(1) "O Se xaxrjOpyo; 'I'wtioç ÈxëâX^ETai toû Opovou. Oiiîto; o'jôèv Ta P'/isapa Meoû
ôtSpiaxEt. oOtm; àvraitoSiSiùai Osb; {iTOpricfàvoi;. Cf>mpendium\chronicum, vers. .5160-
5163. P.C., t. CXXVII, col. 413.
(2) 'AvSpa TravoûpYov mi aoycoratov >.iav. Ephrucm'i'i i:hroiiolo</l Cacsares P. (t.,
t. CXLIII, col. 365.
(3) no)-),yiv ÈTTotïWtv à^oa(jL:av tô toO <î>WTtoy (pîXap'^ov xaî çtXôooçov Tô xïj;
çi).apy_£aç viyoc Tta^ù te xat (lo).Epbv iitOTpÉ/rjv ufôôpa ÈTtEffXOTSi Toù; ttj; Siotvoiï;
p>.£çopo'j;, xol auvopâv oOSapiû; o-jve-^wpEi, tîj; à-/.o\a'Jio\jni. toïç TipâyiiaCTiv à|jioi6ai
xaOïÎTtep Xr,iti\; tôv jraTpiapxixbv àSixio; ÈmÉêri Opôvov, xai aÙTÔv fiaxpaî; xai itoix'lat;
xo/âaeci tûepiéôiXe tov 'lyvâuov. Citation tiréo de la Vie inédite du patriarche
Antoine Cauléas par Nicéphore Grégoras, et produite par HEur,E\niVniEii, op. cit., 11,
719-720, ea note, d'après le cod. graec. .x de la bibliothèque de Jlunich.
(1) Le canoniste ru.sse Souvorov, dans .son Manuel de Droit ecclésiastique,
•1" édition, l'elrograd, 191i, justifie pleinementla conduite du Pape Nicolas dans
l'affaire de Pholius, et donne tort à ce dernier, p. 52-54. L'historien grec K.
P.^i'AKniGOPOiu.os, dans son Histoire de la nation hellénique, parle de Photius à
peu près dans les mêmes termes que Nectaire. Il déclare qu'il eut à la fois tous
les défauts et toutes les qualités de ses contemporains, et qu'il faut faire deux
parts dans sa vie : 1° ce qu'il fit ou laissa l'aire pour s'emparer du trône
patriarcal et le garder, et en cela, dit-il, sa conduite fut condamnable sous bien
des rapports, eIç noiXà àÇioxa-àxpiTov ; 2° .ses efforts pour défendre, justifier et
maintenir les droits de l'Église orientale contre les empiétements incessants de
l'évéque de Rome; et en cela, on ne peut pas non plus le regarder comme
absolument irréprochable, xaÎTÔ êsOrEpov Sàv SùvaTai va loyiaôri xaO' oXa àva|iipTïjTov.
Il reconnaît ensuite que ses compatriotes, pous.sés par leur reconnaissance et
leur piété envers le grand défenseur de l'Église orientale, se sont écartés de la
vérité historique, en voulant à tout prix trouver Photius impeccable en tout,
YlOEÎ.rjirav va TtapaTTiicruiîiv a-jrbv èv TtavTl ôitTaiTTOv. 'IffTopi'a toO é/Xr,vixO'j ë6vo-j;,
t. m, Athènes, 1887, p. 727-728. Plus loin, dans le même volume, p. 757, parlant
de la conduite de Photius, à l'assassinat de Bardas, et de ses basses flatteries à
l'adresse de Michel 111 l'Ivrogne, il dit que l'histoire digne de ce nom ne peut ni
cacher ni ajiprouver ce di-rnier degré de l'avilissement de la dignité humaine
[16]
LF cri.TP: nr piiotiis pans i.'komsf. ryzantine. \~\
Il ressort donr de <es quciquos lémoifrnages. qui ne sont
certainement pas les seuls dans l'immense champ de la litté-
rature bvzantini' éditée ou iui'ilile, qur si Pliotius a été honoré
lomiiie un saint jiar certains, d'autres n'ont pas Ccrnié 1rs yeux
-nr les tares qui déparent sa longue vie. Le P. Lapôtre a écrit
lie lui « qu'il possédait, à la fuis assez de vertus et assez de
défauts pour être proclamé un saint ou un inisérahlc, suivant
qu'il était jugé par l'amitié ou par la haine » (1). En dehors
de l'amitié et de la haine, il y a place pour le jugement impar-
tial et l'quitable, et ce jugement n'est pas favorable à la eanoni-
<ation de l'hulius. Il n'est pas étonnant qu'à l'i'poque du roneile
de Florence, .son culte fût tellement tombé en oubli que Gré-
u'oire Mammas ait conclu à sa non-existence. Il a repris quelque
]>eu, depuis, sous l'inlluenee de l'hostilité grandissante contre
la Papauté dans les milieux dissidents. 11 est resté cependant
rontiné jusqu'à ces derniers temps dans un ou deux monas-
tères (-2). et n'a jamais dépassé les limites du patriarcat de
Cipnstantiu'iple. Les Églises slaves ne paraissent pas avoir
jamais célébré sa fête, bien qu'il existe de vieilles traductions
slavonnes de Synaxaires constantinopolitains oii son nom
était marqué CA). Tout au plus, l'a-t-on proclamé, au moins
durant un certain temps, à côté d'autres patriarches anciens
et nouveaux, dans la cérémonie des acclamations et des ana-
thèmes du dimanche de l'Orthodoxie (4). On l'acclame aussi
varit le violateur rti' toutes les lois divines et humaines, ô'vi â-iTfeîTeTa! eî; tr,/
--o-..5x;av îcTopiav va xa).'j'î/rj t; va SixatoÀOYTidîj TÔv îtsy^T-'O-i toûtov tt,; àvôptoTtïvT];
àÇ'.OTTpsTCÊî'ot; sSeuTe).nj(jLov évÛTEtov toC Tiapaoiro'j êzeivou ô>.cav Toiv 0£t'b>v xai àvOptoîïivwv
v<â[i(ov.
(1) Op. cit., p. &").
(2) En dehorïi du mona-stère de Eretnia. qui a disparu depuis longtemps, et
dont on ignore l'emplacement, le culte de Pholius trouva un refuge dans le
couvent de la Sainte-Trinité de llalki. D'après une tradition, dont il est bien
difficile de vérifier les titres, Photius lui-même aurait fondé ce couvent sous le
nom de Nouvelle-Sion. Cf. IlEBiiENKiiTiiER, op. cil., II, p. 710.
(3) C'est du moins ce qu'affirme Papadopoi.i.os-Kéhamels, art. cit., p. 668, note 1.
Quand il donnait aux .le/a Sanclnrum son Annus ecclesiaslicus f/raeco-slaiirus,
Oduhrc: t. XI. p. W-til, le P. .1. .Maktinov affirmait encore que le Synaxaire de
Sirmond était le seul à porter le nom de Photius : - Caeterum in nullo alto
Menologio graeco nul .ilnvico menlio fit de f'hotio. ul jure direris cum Pinio illum
ab aliquo privalu el avdaci schismalico in sanclorunt album fuisse insrriptum. •
(4) L'office du dimanche de l'Orthodoxie dans l'Église russe, qui était autrefois
calqué sur celui de l'Église grecque, a été complètement modifié sous Catherine II,
I-2i? REVUK DE [.'orient CHRETIEN.
dans l'Kglise grecque actuelle, le mardi après la Pentecôte (1).
Quant à son insertion dans les anciens Synaxaires dont nous
avons parlt', il ne faudrait point y attacher une importance
excessive. On a remarqué qu'un grand nombre d'exemplaires
des Synaxaires portaient le nom d'un hérétique manifeste, le
patriarche iconoclaste Anastase (730-75~) (2). Par ailleurs,
tous les patriarches de Constantinople, depuis l'origine jusqu'à
Sisinnius II (990-998) inclusivement, figurent dans ces sortes
d'ouvrages, à l'exception des grands hérétiques nommément
condamnés parles sept premiers conciles œcuméniques, et de
quatre ou cinq autres noms, dont l'absence ne s'explique
guère (3). On ne peut quand même s'empêcher d'éprouver un
certain étonnement, en voyant, dans cette longue liste, le nom
de Photius suivre immédiatement celui d'Ignace. En associant
dans un même culte l'intrus et le patriarche légitime, le persé-
cuteur et le persécuté, l'adversaire de la Papauté et celui qui
proclama d'une manière si nette ses droits et ses privilèges,
sinon toujours par sa conduite, du moins dans ses appels
réitérés, le clergé byzantin n'a fait qu'augmenter d'une unité
le nombre considérable des incohérences qu'un remarque dans
l'Église grecque dissidente.
Rome.
M. JUOIE,
des Augustins do l'Assoiuption.
cil 17(jl. Ou n'y voit plus paraître les longues acclamations et les interminables
anatliématismes introduits, au xiv siècle, par le patriarclio palamite Pliilotliée
Kokl<inos, et Photius n'y est plus nommO.
(l) Constantin Typaldos, mi'tropolile de Stauropolis, 'AnùXo-jefa toù év àyioiç
TtaTfo; r||j.ûv xil iija7io/jTÔ)o-j '1>wtl'ou, p. à\ Constantinople, 18-18. Cf. AiiiSTARCins,
op. cit., t. 1, p. pv;'. Photius fut aussi acclamé dans l'Église byzantine, le premier
dimanclie de juillet, jour où l'on faisait mémoire de l'union de 920 et 096. Cette
fètc'dura environ deux siècles. Cf. Papadopoulos-Kérameis, loc. cit., p. Ci6l.
Ç2) II. Kki.i'.havk, o/i. cit., p. i.wui-lxxiv et 4.58. Le nom d'Anastase parait au
10 février.
(lij Fia liste des patriarches de Constantinople nommés dans les Synaxaires a
été dressée par le P. Dei.ahave, op. cil. p. lxxhi. Parmi les noms qui manquent,
il y a celui d'Euthyme, patriarche do 907 à 912, mort en 917, l'un des per-
sonnages qui méritaient le plus de figurer dans les registres de la sainteté. Il est
vrai que il. (iEUEON a trouvé trace du culte qui lui a été rendu dans un manus-
crit des Évangiles, le Constaniinop. i2l'i. Cf. Bu^avrivciv éopTo),6Yiov, p. 149.'
[18]
LA l.lSTi: DKS P.VTRIVRCIIKS I)'ALEXA.M)KH:
DANS QALQACHANDI
L'extrait suivant est tiré du volumineux ouvrage de Qalqa-
cliandi, le Siibfi el-A'c/n'i, dont la Bibliothèque sultanienne du
Caire vient de donner lï'dition complète ( 1 ).
Conçue sur un vaste plan, tel que les aimaient les auteurs
arabes, cette œuvre a pour luit de faire connaître aux futurs
secrétaires de la Chancellerie égyptienne la suddiic des rensei-
gnements qui leur étaient nécessaires. Pour l'Egypte, ce fut un
besoin périodique, qui, à côté des épigraphes, nous initie
heureusement aux protocoles successifs d'une administration
rigide et compliquée. Ibn el-Seïrafi nous renseigna sur l'époque
des Fatinudes; Ibn Mammàti et Ibn Cliith (2) nous donnèrent
un aperçu du régime ayyoubide: sur la chancellerie mam-
luuke, on connaît le Ta' ri f à' Van Fadl-Allah, complété par le
Tatliqif de Taqi el-Din Ibn Nàzir el-Djeïch (3), et, après Qal-
qachandi, la Zubdah de ?àhirî et le Diwdn el-Inchâ, encore
inédit 1).
Du tous ces ouvrages, celui de Qalqachandî est sans contre-
dit le plus vaste : le copieux énoncé des chapitres et de leurs
il) Quatorze volumes, éditfe de I'.U:3 à l'.ilO.
Ji Cf. ADFL-wi, p/i' sa'id, éd. du Caire (19U), p. IDe-lnS; Z.D.M.G., I.XX,
p. û«Jb Pl seq.
(3) Cf. Hartmann, Polit. Oeogr. d. Mamlukenreichs, Z.D.M.Ii., L.V.\, p. 9.
L'intéressé s'appelait Taqi el-Din 'Abd el-Rahmàn et était le fils du qài.li .Muhibb
el-Din, mUir el-djeïch (AsuRi, in .1». ReaL Acad. Lincei, 1884-8."), p. 7). D'autre
part, Ibn lyàs (I, p. ÎUI, HU, 316) signale un m'izir el-djcïh, nommé Taqi
el-Din '.\bd el-R;ilimàn ibn .Mul.iibb el-Din el-l'eimi (+ 786 1381), qui pourrait
bien être l'auteur du Talhqif.
(4) Telles sont les œuvres principales. Voir encore Massé, Code de la chancel-
lerie d'Élal, Bull, de l'Insl. franc-, XI, p. 66-67.
[1]
1-21 lîEVUK DE I, ORIKNT CIIHKTIEX.
subdivisions, qui comporte près de vingt pages de texte (1),
permet en outre de suivre la pensée directrice de l'auteur.
Celui-ci expose tnut d'abord le rôle et la composition du person-
nel de la Chancellerie, non sans avoir lait l'éloge de l'écriture,
et, ceci (ait, il passe on revue tout ce que doit savoir un bon
secrétaire. L'énumération en est longue : calligraphie, gram-
maire, élégance de style, géographie, histoire, et, enfin, ce 'qui
l'orme la plus grosse part du Siib/j el-A'châ, la technique du
métier. Les titres protocolaires sont soigneusement examinés,
et, en outre, un nombre considérable de pièces officielles montre
d'une part les difiérentes sortes de documents qui arrivaient à
la Chancellerie ou en émanaient, et, d'autre part, les formules
(ju'il convenait d'adopter suivant les cas.
Une certaine méthode a présidé au classement de ces pièces
officielles, et, après avoir lu l'ouvrage, on ne peut plus affirmer
comme certains l'ont dit à tort qu'il est en réalité une sorte de
pot pourri. Pourtant, comme beaucoup de ses congénères,
Qalqachandî ne sait pas résister au charme d'une association
d'idées, laquelle ne dérive pas toujours de la plus saine lo-
gique, et quelques titres de chapitres sont ainsi trompeurs.
Piiur ne retenir que le morceau traduit ci-dessous, la liste des
Patriarches d'.Mexandrie ne se trouve pas dans la section his-
torique relative à l'Egypte, ni même dans la notice consacrée
ii la religion chrétienne, mais elle remplace le catalogue des
anciens rois d'Abyssinic, sur lesquels Qalqachandî avoue ne
posséder aucun renseignement.
Ci^te liste patriarcale, comme on peut s'3 attendre, étant
donnée l'époque de l'auteur (756-S21/13ÔÔ-1418), n'apporte pas
de vues nouvelles sur la question : pourtant elle n'est pas
dénuée d'intérêt.
Elle permet notamment de connaître pour ce chapitre la
source de Qalqachandî, qui ne cite là aucun auteur, et, en
outre, de préciser les rapports qui peuvent avoir existé entre
cet écrivain et son conlemporain un peu plus jeune, Maqrizî.
On sait que ce dernier, à la fin de ses Khiiat (-2), a étudié aussi
les patriarrhes d'Alexandrie.
(1) Vol. 1(1" éd.), p. (j-i2.
('i) .MAQRizi, Khital, II, p. 48'l-500.
LA LISTE [1ES l'ATlUARCIIES D ALEXANDRIE. l..i
I>ans la préface de la traduction de la partie du Siib(i cl-
I lui qui traite de l'Egypte, Wiisteafeld (1) insinuait que les
deux liisloriens avaient dû se connaître personnellement et
que, iiir-me, Maqrizi avait utilisé (Jalqacliandi. Kvideiiinient. —
et Wiistenfeld l'a observé le premier, — ceitains passages de
Qalqacliandi se retnnivent dans les KUiiat et ils sont même plus
nombreux que ne h- pensait l'orientaliste allemand. .Mais cela
l>rovient uniquement de ce lait que tous deux ont puisé aux
mes sources. La lecture intégrale du Suhh el-A'c/id et des
ixintai permet de se faire uni^ opinion à ce sujet; il ressort
netti-ment que .Maqrizi n a pas mis à o>ntriliiitiun l'ouvrage de
> Il devancier. D'ailleurs le plan adopté dans \esK/iitat ne per-
mettait guère l'utilisation de nombreux passages du >^iiO/i, et
Wiistenfeld a été hypnotisé par ce fait qu'il n'a connu qu'une
partie du chapitre consacré à l'Egypte (-'l.
S'il est, en tout cas, un sujet pour lequel Maqrizi pouvait
co|iier .son devancier, c'était bien l'histoire des patriarches
d'Alexandrie, et un examen superlieiel pourrait le laisser
: lire. Pour ne retenir que la partie antérieure à l'islam, l'or-
Ihugraphe des noms propres est presque toujours la même
(réserve faite des points diacritiques placés par les copistes au
petit bonheur), et les deux chronologies concordent presque ab-
solument. En outre, les deux auteurs arrêtent leur liste au der-
nier patriarche cité par el-Makin. Pourtant, si l'on examine les
niiticesdes patriarches du vi" siéi-le, on perçoit des dilTérences
importantes : .Maqrizi et Qalqachandi ont tous deux utilise el-
Makin sans le citer (3), mais .Maqrizi eut à sa disposition les
^l/(/(i://(.'.sd'Eutychius, ou encore une copie de l'œuvre d'el-.Makin
remaniée d'aprcs Eutychius, analogue au manuscrit arabe de
Paris n° 4729(4). Cette source supplémentaire a permis à Ma-
qrizi de connaître un certain nombre de pati'iarches melkites
et jacobites dissidents du vi"= siècle, Zoile, .Vliiauase et deux
1 WûsTF.NPELU. Die Géographie and l'envitliiin;/ von Aeijypten, p. ti.
. En réalité une toute petite partie du Subli, III, p. 28-2-."j32.
'■• Qalqacliandi ne mentionne pasel-.Makin à propos des patriarches d'.VIoxan-
'. mais il le cite en d'autres passages (V. p. 32.'!, :îS3-:W6, 3.s'.I: XIII, p. .'75.
■ .S'il. On chercherait en vain son nom dans .Maqrizi.
'•■ Tout ceci a été IjnguomMit exposé dans .Ikas .Maspeuo. /IIxI. des pdlriar-
ches d'Alexandrie, p. il9--iJ2, noie
13]
1-26 REVUK DE l'orient CHRÉTIEN.
palriarclies du nom de Jean : Qalqachandî n'a pas soupçonné
leur existence.
Si l'on examine, d'aulre part, l'étude consacrée par les deux
auteurs aux fêtes des Coptes (1), on se rend compte qu'ils ont
utilisé probablement une source commune, mais que Maqrîzi
na pas copié Qalqachandî, qui donne certains détails absents
des K/tita/.
Ce chapitre relatif aux fêtes des Coptes a été édité et traduit
pas Seiden à la fin du xvii'' siècle (2). D'autres extraits ont été
publiés par Aniari (3), et plus récemment par le P. Lani-
mens (4), et M. Gaudefroy-Demombynes doit étudier tout
prochainement la géographie et l'administration de la Syrie
d'après Qalqachandi.
(Qalqachandî, V, 308) Liste des Patriarches d'Alexandrie.
...Les Patriarches représentent, aux yeux des Chrétiens, les
successeurs des Apùtres, lesquels furent les compagnons du
Clii-ist (sur Lui soit le salut!). Les Chrétiens possédaient
autrefois quatre sièges : un à Rome, capitale des Itûni: un à
Alexandrie, en Egypte; un à Antioche, capitale de la province
d'el-'Aivàsiiii (,j), en Syrie; un à Jérusalem. Le siège de
Rome échut aux Melchites, et leur Patriarche, appelé Pape, y
réside encore aujourd'hui. Le siège d'Alexandrie passa plus
tard au Patriarche des Jacobites, placé sous la protection des
Musulmans d'Egypte, depuis la conquête islamique jusqu'à
notre époque. Les sièges de Jérusalem et d'Antioche ont dis-
(1) Q.u.QALiiAMii, 11, 1-1. ll.>l-,'0; .MAijRîzi, Khihil, éd. de l'inst. Fi'aiu>, IV,
clia)). ic; trad. Casanova, III, p. 37-5-1; (iiuvEAu, Lex frles îles Copies, l'atrol.
or., X, p. [i^-:,!] ;u,^-3i:i.
(2) Seuies, De synedriis velerum Ebrueorum, Amsterdam (I07!l). 111, p. iOl-
•2-20; l-'riincfoi't (I6iiG), p. 12!)8-130G {= QALyACHAXDÎ, II, p. 415-425).
(3) Uc' litùli clie usava la cimcellaria de' sullani di Et/ilto in Atl. Real. Acad.
Lincei, 1884-85.
(4) Lammens, Correspondiinrex dijiloinaUi/ues enlre les suUinis mamelouks
d'iir/yple et les puissances chréliennes, Heo. Or. chrétien, 1904, p. 151-187, 359-
3f)2 (= QAi.(^\ciiAMii, VIII, ji. 33-53, 121-12.5). — Le P. Lammens a l'ait précéder
sa traduction d'un court examen critiiiuc de l'ccuvre de Qalqach:indi : nous ne
pouvons que sousciirc à son jugement.
(5i .Sur cette dénomination, xo\r Encyclojiedie de l'Jstam. 1, p. 5_';;: IUi.aiihi ni,
p. 132, 103; TAbAKi, 111, [}. tJUl; La»ime.\s, Lt Sy}-ic, I, p. 13G.
[4]
LA LISTE DES PATRLVRCHES d'ALEXANDRIE. 127
paru par le l'ail do l'établissement do la religion musulmane
dans ces deux villes (1).
Lursi|Uo le siège d'Al<'.\aiidrie doviiit lo partage dos jacnbites,
lo l'atriarclio, île croyance jacobile, ((ui y était instaili', eut
autorité sur les Abyssins, les Nubiens et le reste des Chrétiens
(du Pays) dos Ko'irs (el-Sialàn), et fut considéré par eux comme
le chof suprême (Khalifoli) de la religion clirotienno (t). 11 eut,
chez oux, lo droit de nommer et île révoquer ; et l'accession au
trniu' d'uii de leurs rois ne fut valable que par son investiture.
C'est au point que l'autour du Tarifa pu dire, dans le
chapitre relatif à la correspondance avec le souverain d'Abyssi-
nie : « C'est un article de foi, pour la secte jacobite, de croire
qu'un baptême n'est valable que s'il est donné par (une per-
sonne qui) dépend du Patriarche. Or, le siège du Patriarche
liant l'ogliso d'.VIoxandrie, cela exige la présence permanente,
(iii Abyssinie), d'un évêque (nommé) par ce Patriarche. S'il
n'en était pas ainsi, (le roi d'.Vbyssinie) serait bien trop fier
jMiur cnrrespondre (avec le Patriarche) : mais il y est contraint. »
« Les ordres du Patriarche (3), ajoute (le même écrivain),
sont considérés par (le roi d'Abvssinie) avec le même respect
que la loi religieuse. Lorsqu'une lettre écrite (par le Pâtriarciie)
arrive à la frontière de son royaume, lo gouverneur de la pro-
vince frontière se rend (au-devant du courrier) : la lettre est
placée en haut (p. 309) d'une bannière Ca/nni), que le gouver-
neur porte lui-même jusqu'à la limite de son territoire. Il est
accompagné des principaux dignitaires de la province, prêtres
et diacres, qui marchent en encensant. A leur arrivée à la
limite de la province, ils sont rejoints par une délégation de la
province voisine; et il en est ainsi dans chaque province jus-
qu'à ce que l'on parvienne à Amharà. Son souverain sort alors
en personne, et le même cérémonial so produit: mais c'est
l'évêquequi porte la lettre : ce n'est pas que le roi s'abstienne par
dédain, mais le rang considéré de l'évêque l'exige ainsi. Le roi
n'accomplit ensuite aucun acte de gouvernement, quelle qu'en
(1) Sur les sièges patriarcaux, cf. en outre QALQACiiANui. VI, p. '.fi; XIII, p. i'i\.
(i) Cf. SïNAXAiKE, Patrul. or.. XV, p. [92^] iSi : ïs)}^ j< J' ïf,j ^tJI
A~j« .'.'"'', lo p.itriarcat qui est lo califat clinHicn.
(3) (jalqBcliandi cilc ailleurs ce pxs-age (ViK. p. Il|.
12S HKVHK I)K l'oRIEXT CHRÉTIEN.
soit rimportance, avant que la lettre n'ait été lue en public, à
ré_ylise, un dimanche. Le roi assiste à cette lecture debuut, et
il ne siège pas sur son trône avant tl'avoir mis à exécution les
ordres contenus dans cette lettre. »
Ktant donné qu'il est difficile de connaître l'hisloire des rois
d'Al»yssinie, nous nous contentons de mentionner ici les
Patriarclies, dont les souverains tirent leur autorité : ce sont
eux, en effet, leurs \ éritidiles rois.
Le premier Patriarche de l'église d'Alexandrie fut .Marc
l'évanoéliste (1), disciple de l'Apôtre Pierre, lequel fut envoyé
à Rome- par le Christ (sur Lui soit le salut!). Marc fut surnommé
VEvangélistc pour cette simple raison que F'ierre lui attribua
rL\*angile, qu'il avait lui-même réiligé en grec (rùmiijah) (2).
.Marc resta pendant sept ans sur le siège patriarcal d'Alexandrie,
préchant la doctrine chrétieinie à .'\iexandrie (3). à .Misr, à
Barqah et dans le .Alaghrib. Il fut ensuite mis à mort par Néron
César, fils de Claude (Iqliyùdich ) César, le sixième des Césars (1).
Son successeur, AxNHCN { IJ and nii/à), qu'on nomme en iK'brcu
Aiuhiiijù, mourut en 87 du Messie (5).
Son successeur fut Mh-hjs [Filibù), qui mnurut après treize
ans de pontilicat ((>).
Son successeur fut ('eiuiox {Knrliijnnù) : il mourut dans la
onzième année de son pontifical, sous le l'ègnc de Trajaii
('laranbich) César (7).
(p. 310) Son successeur. Prime (Iriinù) fut patriarche pen-
dant douze ans (8).
Juste (NasUn;) lui succéda sous le règne d'Hadrien (Anda-
rijânùs) César. Savant et éminent, il mourut après onze ans de
pontificat (9).
(I) Cf. (jALcjACHANui, XllI, p. iî^-iri.
(i) El-.Makiii, l'aris, 1521, p. lôo. — CI'. Eurvciiius, I, p. !)0; Q^ujalhanhî, XllI,
p. 2;ti.
CS} EWIakin, p. 101.
^ll Kl-.MaUin, p. l'ib. — ijulqai-haiuli imcoiiI" ailleurs (V, p. 38j) que cela eut
lieu dans la ddU/iùms aimée du rè^^iio de Xérou.
{:<) EI-.Makin, p. l.')5, 101 .
IIJI Eutyclùus, I, p. ;i!i.
(7) El-Makin, p. 16a.
(8) El-Makîti. p. \m.
(Ui Kl .Mukiii. p. liiO.
L\ LISTE DES PATRIARCHES D'ALEXANDRIE. 129
Son successeur, Eumène {Anndniyim), resta patriarche
, pendant onze ans également : il mourut aussi sous le règne
d" Hadrien César.
Sun successeur, Maroiex (Mùqii/ànû), resta patriarche pen-
dant maïf ans : il mourut dans la cinquième année du règne
^ d'Antoiiin .[ii/ànis) Césai \\
' Sun successeur, Célauiu.n {Kalùtujànù), mourut après
quatorze ans de pontilicat, sous le règne d'Antonin Cé-
I-C2).
Son successeur, Ahkiim-inus {Agritûs), mourut après douze
ans de pontilicat (H).
.liLiF.N lui succéda, sous le règne de .... Il mourut après
ilix ans de pontilicat (4).
L)i:MKriin s lui succéda, sous le règne d'Aurélien, et resta
patriarche pemlant trente-trois ans (5).
Son successeur. WmkCLK^ {Tâwaklâ), mourut après seize ans
ili' jiontificat (6).
Son successeur, De.nys {Dùtiùchiijùch), mourut après dix-
neuf ans de pontificat (7).
.Son successeur. Maxime, mourut après ilouze ans de ponti-
^ficat (8).
B^Son successeur, Tiiéo.nas, mourut après dix ans de pontifi-
^«(D). Les chrétiens avaient jusqu'alors accompli les rites de
^TCur religion en secret : à sou avènement, ce patriarche se
! ménagea par des cadeaux la bienveillance des Rihn, qui l'autori.
lent à fonder l'église de .Marie et à y prier publiquement.
Son successeur. Pikrkk. fut mis à mort par Dioclétien César.
après dix ans de pontifical (10).
(l)El-.Makiii, p. IW.
{i) El-.Makin. p. Iti6. — Ccladion mourut (lendant le règne de Marc-.\urèle, ce
que précise el-Makin, mais il donne la nolice de Céladiou dans le chapitre con-
sacré à Antonin. ce qui est la cause de la confusion de Qalqachandi.
i:!) El-Makin. p. 167.
ili El-.Makin, p. U-i.
(5) El-Makin, p. 171. — DéouHrius devint patriarche sous le rèjrne de Commode.
(C) El-Makin. p. 177.
(7) El-M:)kin, p. 178.
(8) El-.Makin, p. 181.
(!•) El-M:ikin (p. ISil donne : 9 ans et !i mois.
(10) Eutychius, I, p 110. — Entre l'ierrect Alexandre, Qalqacliandi omet Achille.
[7]
ORIENT CURÉTIEN. 9
]30 REVUR DlC l'orient CHRÉTIEX.
(P. 311) Son disciple, Ai.kxandke, lui succéJa : il était le plus
important de ses disciples : il resta i)atriarche pendant vingt-
trois ( 1) ou vingt-deux ans (2), ou même pendant seize ans (3).
11 détruisit l'idole de cuivre qui se trouvait dans le temple de
Saturne, à Alexandrie, et convertit ce temple en église. Cette
église l'ut démolie plus tard par les 'Ubeidites (Fatimides) lors-
qu'ils s'emparèrent d'Alexandrie (1). Ce patriarche mourut
dans la vingt et unième année du règne de Constantin, roi
des Ihhn.
Son disciple, Atiianase {Inâsiyùs), lui succéda. Le peuple
d'Alexandrie se révolta contre lui et voulut le mettre à mort,
parce qu'il avait adopté une doctrine différente de la sienne :
Atiianase s'enfuit alors (.")).
Li (ILS [Lùqiyûcli) lui succéda. Mais il fut chassé au bout de
cinq mois, et on rétablit sur son siège Atiianase, qui resta ,
patriarche jusqu'à sa mort ((J).
Son disciple (7), Pierre, lui suco'da pendant deux ans, mais
il dut s'enfuir devant une révolte des partisans de Lucius, qui,
rétabli sur son siège, resta patriarche pendant trois ans. Il fut
alors chassé (de nouveau)', et on rétablit Pierre qui mourut
dans l'année niém(> (S). Mais on prétend aussi qu'il fut empri-
sonné et remplacé' par Ariiis de Samosate (9).
Puis vint TiMOTiiÉE (T/inàndirfh), frère de Pierre, qui mou-
rut après avoir siégé sept ans (lU). On prétend aussi qu'Atlia-
nase, dont il a été question plus haut, fut rétabli sur son siège
et mourut alors (11).
(I) El-Makiii, p. 18G, 132.
(i) Ibn Uàhib, p. 110 (22 ans et PM joui-s); el-Makîn (p. 192) : 22 uns et
li) mois.
(:?) Kutycliius, I, p. 121.
(•1) Cf. "maqrizî, A7«7«(, éd. de l'iiist. Franc.. 111, \i. 1 11-112, 325.
('j) lîl-Makîn, p. 193, 200.
(6) El-]Makin, p. 200.
(7) Disciple (l'Athanase.
(8) El-.Makin, p. 200.
(9) EI-Makîn, p. 201.
(10) El-Makin, p. 202-203.
(II) I.'orisine de cotte confusion n'a pu être retrouvée, ni dans Eutycliius, ni
dans 11)11 Ràhil), Agapius de Manbidj. el-Makîn. — .Maqrizî no dit rien de seni- ,
blable. — Qaliiachandi a-t-il trouvé extraordinaire qu'un secrétaire d'Ailianase'
succédât à Timotliéo?
I.A LISTE DES PATRIARCHES D'ALEXANDRIE. \?<\
Son secrétaire (secrétaire (rAtliana.se), Théophile (Tàwn-
fim't), lui succéda (1)... Après sa mort,
siégea son neveu, Cyrille (2)... Après sa mort,
Dioscoke lui succéda. Comme il avait inauguré une hérésie
ilans la croyance admise par (les clirétien's), ceux-ci, d'un com-
mun accord, l'exilèrent (3)
(P. 312) et établirent à sa place I'rotéuils {IJartàrus) : c'est
1 partir de ce moment que les chrétiens se divisèrent en jaco-
bites et en melchites (l).
Puis, les habitants d'Alexandrie s'insurgèrent contre le pa-
triarche Protérius, qu'ils mirent à mort dans la sixième année
de son pontificat. Ils lui donnèrent comme successeur Timotiiée
[Tiitiitii'nviis). jacobite, et ci' fut le premier patriarche jacobite
d'Alexandrie. Lorsqu'il eut siégé trois ans, un ul'licier (i/'iid)
arriva de Constantinople, exila Timolhéc, qu'il remplaça par
Slkls (5) (.s'»/v's), melchite, lequel siégea pendant neuf ans.
Le précédent, Timothée, fut ensuite rétabli sur .son siège, par
ordre de l'empereur Léon : on dit que jusqu'à sa mort Timo-
thée avait siégé vingt-deux ans ((i).
Son successeur, Pierre, rauuriitaprés avoir siégé huit ans (7).
Atiianase, qui lui succéda, mourut après sept ans : suus le
pontificat de Pierre, il avait été desservant (8) d'une église
d'Alexandrie (9).
Son successeur, Jean, jacobite, nu lu rut au bout de sept ans (10).
il) El-Makin, p. 203.
{■ij El->Iakin. p. ^(Js;. — Cf. Qalqachasdï, XIII. p. 280.
(3| Cette façon de s'exprimer prouve que Quiqacliandi a utilisé ici un auteur
mcicliitc. Ou ne lit pas cette plirasc te.xtuellemont dans Eutvcliius. — Cf.
Qak'\c iiANijï, XIII, p. 278-280.
( 1; El-.M.ikin, p. 212-213.
i.'j) 'lupi; (liutschinid, \'er:eichniss..., in AV. Schriften, II, p. 152). Il s'agit
lie Tiuiotliée Salopliaciole.
(Gl El-Makin, p. 2U.
(7) El-Makin, p. 215.
(8i Nous traduisons ainsi l'arabe qayyim. Qalqacliandi (XIII, p. 27-1) en fait
T'équivalent du diacre (chammâs). On le rend habituellement par sacrislain
Vansleb, llist. de l'éijl. d'Alexandrie, p. 38; Uctler, Ane. Copt. Churc/ies, II,
|.. -2781.
(9) El-Makin, p. 215.
(lOi II fau: prolialilemcnt lire neii/' (confusion entre a—, et «-~j*i. — El-Makiii,
:■ 2U.. *'-' ^
132 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Son successeur, Jean le reclus, mourut au bout de onze
ans (1).
Son successeur, Dioscore le jeune (el-djadid, io nuuveau),
mourut au bout de deux ans et demi {i).
Son successeur, Timothée, jacobite, siégea pendant trois ans,
ou, ù ce (lue d'autres disent, pendant dix-sept ans, puis il fut
exilé (3).
Son successeur fut Paul, melcliite: il siégea pendant deux ans,
sans avoir l'agrément des Jacobitcs (1).
L'empereur désigna alors un de ses officiers, nommé Apolli-
naire {Atliàli,nà)-iyùii). Celui-ci pénétra dans l'église en tenuo
militaire et revêtit ensuite le costume des patriarches. Il pressa
vivement les Alexandrins à adopter la doctrine jacobite (.")),
tuant ceux qui s'y refusaient, au nombre de deux cents (0)
{sic). Apollinaire mourut ai^rès avoir siégé dix-sept ans.
(313) Son successeur, Jean, mourut au bout de trois ans (7).
Mais les Jacobites d'Alexandrie, en grande partie Coptes,
fii'ent bande à part et choisirent Théodose, qui pendant trente-
deux ans, fut leur Patriarche. De leur côté, les Melchites
désignèrent comme patriarche Gaïanus [Dà(jiijàiiûs) (8) et
chassèrent Théodose de son siège durant six mois. Ensuite,
sur l'ordre de l'Empereur, Théodose fut rétaldi, puis, dans la
suite, exilé (9).
Paul le Tabennésiote (10) {el-Tinnisi) lui succéda, mais les
(1) El-iMakin, p. -iV.K
(2) El-M:il;iii, p. -.ili).
(3) El-M:ikin, p. 2-21.
(1) El-JlaUiii, p. ii'i. — Sur lu désoriiro dos auteurs arabes depuis Timotiiéc
m jusqu'à Damieii, cf. .Iican .Maspeuo, Uiitl.. des Patriarches d'Alexandrie,
p. T."), -.JlS-îI!). Nous relrouvoroas d'ailleurs plus loin l'aul (do Tabenne) après
'i'iiéodose.
(■^) ■>--J_jï«j' ^', J^ »^U'.^. Apollinaii'e lit précisément le contraire, et
Qalqacliaiidi, ou ses copistes, ont di"i sauter quel(|ues mots (|iii rendaient la
chose évidente (El-Mal<in, p. -J-^X-^ÎS).
(G) El-MaUin, qui est la source de Qalqachandi, et les aulres auteurs ilMiiicut
ici deux cent mille (CL .)ean Maspeiio. op. cil., p. IBÎ).
(?) El-Makin, p. tih.
(8) CL .lEAN AIasi'Eho, op. cil., p. Il 1, n, 8.
(9) EI-.'\Ialdn, p. ti').
(10) Voir plus liant, n. •!.
[lUj
I.A I.ISTI riKS PATItlAîiCIlKS n'AI.F.XANDIlIF.. I-"i3
Alexandrins ne l'acceptèrent pas et méconnurent ses décisions.
Vprès sa mort, on ferma les églises des Coptes jacoMtes, qu'
.■iiiliirèri-nt île violentes persécutions des Melchites. Tliéodose
mourut en exil (1 ).
Le patriarcat fut ensuite dévolu à I'ikiîrk. qui muurut au
bout de deux ans (-2).
Son successeur, Damif.n, siégea pendant trente-six ans : les
.ouvents lurent détruits sous son pontificat (3).
Ji:a\ i.'ArMÔNiKR devint ensuite patriarche pour les .Mel-
1 liitos, Alexandrie et Mi^r : c'est lui qui fit construire à Alexan-
drie un linpital pour les malades (1;. Lorsqu'il apprit la marche
des Perses sur l'Lgypte, il s'enfuit à Chypre, où il mourut,
dix ans après son intronisation. Le siège ilu patriarcat melchite
d'Alexandrie fut alors vacant pendant sept ans (5).
Les Jacobiles avaient alors comme patriarche An'astase, qui
siégea pendant douze ans, et récupéra avant sa mort les églises
jacobites dont les Melchites s'étaient emparés (G).
Son successeur A.nuromc fut durant six ans le patriarche des
Jacobites : les couvents furent détruits sous son pontificat (7).
A sa moi't,
Benjamin lui succéda, dans la première année de l'hégire et
siégea pendant trente-neuf ans. Sous son pontificat, Héraclius,
roi des Rthn, s'empara de l'Egypte (8).
P. :>1 I) 11 nomma son frère Manàniyà, qui était melchite,
patriarche et gouverneur d'Alexandrie (9). Suivant un avertis-
sement qui lui fut donné dans un songe, Benjamin se cacha.
Puis Héraclius se fâcha contre son frère, Menas [Manàniyà), à
(llEl-MaUin, p. 22.5.
(21 Hl-Makin, p. 225.
(3i i:i-.Makin, p. 22t>.
(I) El-.Makin, p. 231.
(5) El-Makin, p. 232.
\!à) El-Makin. p. 233.
(7) El-.Makin, p. 237.
(8) El-Makin. p. 2:î7.
(!l) CiMie phrase étrange est très facilo à morlilicr à l'aide du texte d'el-.Makin
'.lalqacliandi n'a rien compris, omettant Cyrus et confondant - maiiicliéen -
•>t Menas. Il faut remplacer cette phrase par la suivante : • Cyrus, qui était
manichéen [inandniyan), devint patriarche et gouverneur d'Alexandrie ■
El-Makln. p. 237-238).
[11]
131 RKVLt: DE l'orient chrétien.
cause (le sa croyance religieuse, puis il ordonna de le brûler et
fit jeter sa dépouille dans la nier. Quant à Benjamin, il resta
caché jusqu'à la prise d'Alexandrie par les musulmans. C'est
alors que, sur une sauvegarde écrite par '.\mr ibn el-'As, il
revint à .\lo.\andrie qu'il avait quittée depuis treize ans (1).
11 conserva son siège jusqu'à sa mort, survenue en l'an 39 de
l'hégire (6.'J9) (2). A dat<M' de cette époque les patriarches jaco-
bites furent seuls à dispnser de l'autorité religieuse en Egypte,
et ils installèrent sur tous les sièges des évêques jacobites; ils
envoyèrent aussi leurs évêques en Nubie et en .\byssinie, qui
devinrent jacobites.
AdATiioN lui succéda, et mourut en l'an 36 de l'hégire (076),
après avoir siégé pendant dix-sept ans (3). C'est sous son
pontifical, (1) que les églises inelchites furent arrachées aux
Jacobites. Les Melchitcs eurent alors un patriarche, après être
restés sans patriarche près de cent ans à compter du califat de
'Umar : la dignité de patriarche appartenait auxpacobites, qui
nommaient les évêques dans les diocèses. C'est à dater de
cette période que la Nubie, et plus loin l'Abyssinie, devinrent
jacobites. C'est (Agathon) qui lit construire l'église de (Saint-)
Marc, laquelle fut démolie sous le règne d'el-'Adil Ayyùb, lils
d'Abù Bakr (5).
Le patriarche qui lui succéda se nommait Jean (6).
Le patriarcat échut ensuite à Isaac, qui siégea deux ans et
onze mois. Son intronisation eut lieu dans la dix-huitième (année)
de Jusliiiien (Vùchilii/dri), roi des Rûui : il fut alors décidé que
les patriarches seraient toujours intronisés un dimanclie (7).
(1) Kl-.MaUin, p. 238. La promiri-e pai'lie do la clironique s'arrèto là: les rcii-
soigiiemoiits qui suivront, sur Ronjariiin et ses successeurs, sont emprnutés à la
deuxiénu- parlio, éditée et traduite par Erpénius en 162o sous le titre û'Ilisloria
Saracenica {Hist. Sar.). Sur le retour de lienjaniin, avec le motif et la date
cl", flist. Sar., p. 30 et 43.
(2) HixI. Sai:, p. '13.
(3) llhl. Sar., p. 43 et .50.
(4) EI-.M ikîu ne dit rien ici des Melchites, ni d.» l'extension de l'autorité des
.lacobites; voir plus lias.
(5) Hlsi. Sar., p. r>0.
(6) Ilisl. Sar., p. 50: 8 ans de ponlilii-at.
(7) Ilhl. Sar., p. (17-G8, avec la référence à .Justinien et la décision relative à
l'i ntronisation du patriarche. Cf. Vansleb, Hisl. de l'église d'Alexandrie, p. 163.
[12]
I.A LISTF DKS PATRIARflIKS n'AI.FXANDRIE. 1 3")
V. 'MT>) Il fut remplacé par Simkox le Sj'rion, qui siégea
sept ans et demi et mounil sous le califat de AIkI-cI Malik
ibii MarwAn, le.-21 abib 4 k) des Martyrs (IS juillet 70l).
(•a dit qu'il reçut la visite d'un ambassadeur de l'Inde qui
venait lui <lemander de désigner pour son pays un évêquc et
des prêtres. Le patriarche n'en voulut rien faire avant d'avoir
reçu des ordres du gouverneur de l'Kgypte. L'ambassadeur
s'adressa alors à une autre personnalité, qui lui donna satis-
faction (1).
Il fut remplacé par .\Li:\A\:rinf: en l'an SI de l'hégire (TCH>),
le jour de la fête de saint Marc I'Im angélisto de l'an 120 des
Martyrs (i.") avril 705). Il siégea pendant vingt-quatre ans et
demi, ou, suivant une autre version, pendant vingt-cinq ans.
Il subit une pi'uible persécution et l'ut soumis deux fois à la
confiscation (2), devant payer à chaque reprise une amende de
trois mille dinars (3). Il mourut à Alexandrie en l'an 108 (s^'c)
de l'hégire (720) (1).
Son successeur, Co.me {Quseimn), mourut au bout de quinze
mois (3).
Son successeur. Tmkodokk, nomu)é en 109 (727), mourut
après avoir siégé onze ans (G).
MicHKL [Djàtil) lui succéda en l'an 120 (738) et siégea pen-
dant vingt-trois ans. Il eut à subir des persécutions du fait de
Wbd el-.Malik ibn Mùsà, gouverneur au nom tlo Marwàn el-
l>ja'di(7), puis de .Marwàn lui-même, lorsque ce dernier arriva
en Kgypte. (Il fut alors emprisonné) et ne fut remis en liberté
avec (d'autres) chVétiens que par le gouverneur (nommi' par)
.Vbù l-".VIibàs el-SalTàh, après le meurtre de .Marwàn à .\bùslr.
(l)Toiilos lesilonnoes relatives à Simi^on dans Hist. S'ar., p. 68. Cf. Illst. des
Patriarches, Palrul. or., V, p. [ilKj] ;i»i scq.
(i) i-5j~=. Voir sur le sens de musàdarah, '/.. D. .AI. (1.. I.XllI, p. Sô^i seq.;
I-XIV, p. 481 soq.; LXV, p. 392.
(3) HUl. Sar., p. 68.
(4) ffist. Sar.. p. 82.
(5) Ibid.
(6) Ibid.
(7) Ilisl. .S'oc, p. 8-2-8:? : la libération de .Michel y est attribuée au gouverneur
■.\b(l eI-.M:ilik ibn .Miisà, qui pn-ml peur à la suite d'un Ireniblciiient do terre.
Les persécutions de .Marwàn contre les chrétiens et lo patriarche, ainsi que Kur
libération par le lieutenant de Saffàh sont racontées p. 99.
[13]
136 liKVUK I1K l,"nHIK\T CHRÉTIEN.
En Tan loi (M!)), l'orrln' avait été donné en Egypte de restituer
aux Mclcliiles les églises que leur avaient prises les Jacobites.
Ceci fait, les Melchites se désignèrent un patriarche : or les Mel-
chites étaient restés sans patriarche durant quatre-vingt-dix-
sept ans, du califat de "Uniar ibn el-khattàb (que Dieu soit
satisfait de lui!), au moment de la conquête musulmane,
jusqu'au califat de llichàm ibn 'Abd el-iMaliic (1).
(P. 316) En Tau 117 (761), Abu Djafar el-Mansùr déposa
Michel (2), le patriarche jacobite, et le remplaça par Miînas, qui
siégea pendant neuf ans et mourut sous le califat d"el-Hàdi
Muhammad ibn el-Mahdî (sic) (3).
Son successeur, ,Ika\, siégea pendant vingt-trois ans et
mourut le 16 tûbah de l'an 515 des martyrs (11 jan\ier
800) (4).
En l'an 172 (5) (788), sous le califat d'El-Rachid, le patriar-
che Marc le jeune lui succéda et siégea vingt (6) ans et soixante-
dix jours. Sous son pontificat, el-Rachîd donna l'ordre de res-
tituer aux melchites les églises dont les jacobites s'étaient
emparés pour la seconde fois (7). Les Arabes bédouins et les
Maghrébins causèrent du dé'sordrc et démolirent les couvents,
dans le Wàdi Hubeïb (8) : il n'y resta qu'un nombre infime de
moines. Marc mourut en l'an 211 (826) (9).
Son successeur, Jacques, reçut la dignité patriarcale dans
(1) Hisl. Sar., p. 83-81; c'est ici que se trouve dans el-JIakiii lo passage re-
latif à la juridiction des patriarches jacobites qu'on a vu plus liaut (p. 128)
répété deux fois à propos des patriarcats de Menas et d'Agathon.
(2) El-Makin ne parle pas de cette déposition et donne 145 comme date de
l'élection {Hisl. Sar.. p. lOû).
(3) Il faudrait pour la correction du nom Jlûsà el-Ilàdi fils (l'el-Malidi, ou
Jlùsà el-IIàdî, fils de Mul.iammad cl-.Mahdi. Jlais el-Uàdi n'est devenu calife
qu'en 16'.i, et les neuf ans de pontificat de Menas (sept dans Jlaqrizi) n'aboutis-
sent qu'à l.J6 ou l.'iB, suivant qu'on les fait comnjencer on 117 ou en 145,
comme cI-.Makin. Quoi qu'il en soit, le renseignement semble tiré de VHist. S'ar.,
p. 111, où il est dit que Jean, successeur de Menas, fut élu patrian-lie en la
première année du règne d'el-Hàdi.
(4) Ilist. Sar., p. 111.
(5) 11 faut évidemment lire V.H (808), VHisl. Sar., p. 122, jiorte : l9'o.
(6) Hisl. Sar., p. 122 : dix ans.
(7j //is(. Sar., p. 123, où el-Makin cite Eutychius.
(8) Le désert de .Scété (Cf. J. JIaspero et Wiet, .Malériau.v pour seri'ir à la
géogr. de l'Egypte, p. 22G).
(9) Hisl. Sa7'., p. 140.
[14]
i
I.A LISTE PKS PATRIARCHE? P'AI-EXANDRIE. 1''T
la tfoisiôme aniii'O du règne d'el-.M;\niLiii, à ci- qu'on dit
(■Jitl/8lt)) (I) : les couvents- furent alors restaurés et les moines
y rrvinient cJl. Il inoui-ut on l'an ■2-2-2 (S:î7) ('.i).
La même année, sous le califat d"el-.Mu'tasim, cul lieu Tavè-
ncmiiil de son successeur, Siméon, qui siégea pendant une
seule année, ou même, dit-on. pendant sept mois et seize jnurs.
i'uis. après sa mort, le siège demeura vacant pendant un an et
vingt-neuf jours ( 1).
En l'an 227 (812), on élut patriarche I'ierre, ou, dit-on, Jo-
seph ( )'i'/s<'(l)). au couvent de Macaire, dans le \\ ïidi llubeïb. le
11 liàlùr (."il de l'an Til? des martyrs (7 novembre <S:'>1|. Suivant
une autre version, intronisé sous le règne d'el-Màmùn (5), il
siégea pendant dix-huit ans : il envoya des évèques en Afrî-
qlyah et <i Cairouan (7). Après sa mort, survenue en 212 (800),
le siège demeura vacant pendant trente jours (8).
(P. 317) En la dixième année du califat d"el-Muta\vakivil
i212'8jG). il eut comme successeur AIichel {Djàt/l), qui était,
dii-on, prêtre au couvent de Vûliannis. H mourut après un
pontilicat dune année et cinq mois et fut enterré dans le
couvent de Macaire : ce fut même le premier patriarche enterré
dans ce couvent. Après une vacance de quatre-vingt-un jours(9),
il eut pour successeur, en l'an 244 (8ô8), qui est la douzième
année du califat d'el-.Mutawakkil, Côme {Qusehnà), diacre au
couvent de Macaire. Il mourut au bout de sept ans et cinq
niois et fut entern- à Danùcliir, puis le siège demeura vacant
pendant cinquante et un jours (10).
(1) Lire ■ treizième (211/826) • au lieu de • troisième ..
1,2) llUt. Sar., p. UO.
(3) llisl. Sar., p. 14 1.
(4) Hisl. .Sar., p. 111 : ol-.Makin ne donne que le deuxième coniput, d'après
lisloire des Patriarches, puis 27 jours an lieu de 2i) : confusion classique entre
. et ùu_j .
(5) H'isl. Sar.j p. 14-1, où manque le nom de Pierre, avec la date du 21 liàtiir.
(6) .Màmùn étant mort en 218/8:13, ce détail serait plus conforme ;ï la clirono-
lofrie de Tère des .Martyrs.
(7) l/isl. Sar., p. U.'i.
(8) Hinl. .Sur., p. II.", et 152.
(9) //..«/. .Vn;-., p. l,-)-2.
(10) Hisi. Sar., p. 152. Suivant el-Makin, il n'était que diacre au moment de
^on élection.
[15]
138 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Ckenoudi (Asâ.'^û ou Sàlûsû] (\) lui succéda dans la première
année du califat d"el-.Mutazz (2.J-2/866) e1 pendant le gouverne-
ment, en KgTple. d'Alimad ibn Tùiùn. Il mourut après un
pontificat de onze ans et trois mois. C'est lui qui fit construire
les- conduits souterrains pour amener l'eau du canal d'Ale.xan-
drie dans les maisons de la ville.
MiriiKL lui succéila. sous le califat d'el-Mu'tamid, en l'an 261
(878), et siégea pendant vingt-cinq ans. Pour payer une
amende de 20.000 dinars, que leur avait intligée Ahmad ibn
Tùlùn, il dut vendre des immeubles (affectés à l'entretien) des
églises, à Alexandrie, et à Birkat-el-l.labach, dans l,i lianlieue
du Vieux-Caire. Après sa mort,
le siège demeura vacant pendant quatorze ans, soit jusqu'à
l'au 300 (913) (2). (C'est à ce moment) que fut incendiée la ca-
tliédrale d'Ale.xandrie, édifice bâti autrefois par ordre de Cléo-
pàtre, reine d'Egypte, comme temple consacré à Saturne ^3).
En la septième année du califat d'el-Muqtadir, soil en l'an 301
(91 1), Gabriki, fut choisi comme patriarche : il mourut au bout
de onze ans (1).
(Il Crs deux versions du nom <lc' Cliriioiidi vii'nni'iit, :i rr qu'il si-rubli', ûv ce
qu'cl-.Maliîn, dans lo<|ncl ont |inisé yali|aeliandi ri .\Iai|rizi, parle do ce pa-
triai-i-lic à deux rr]n'i><es, Hisl. Sur., p. !.')!•, «^::.-;'™oj élection sous le califat d'el-
.Alusta'in, et p. Kjl, , ^»~.' ■,', élection dans la preniièfc année du califat d'el-
Mu'lazz. .Mat)i-izi donne une série clironologiquenient impossible (II, p. 401:=
Wiisteiifeld. p. ii, trad. p. lil) : après Cômc (Quseimà), élu on 214, qui rv^w
1 :uis et r> mois, vacanc(^ de 51 jours, puis Sàtir pendant 19 ans, enfin Yùsàuiyù
au commencement du c-alifat d'el-.Mu'tazz. Or el-.Mu'iazz devient calife on 254,
et les l!i ans de Sàtir conduiraient à 270 au plus tôt. Il faut donc admettre qui'
Asàsi'i et SàU'isù d'une part, Salir et Yùsàniyijs de l'autre, ne sont qu'un seul per-
sonnage, Clienoudi, qui fut patriarche pondant 11 ans. Los deux passages d'el-
.Makin donnent comme durée de son patriarcat 11 ans et II ans 3 mois; on ne
sait d'où vient à .Maqrizi \r ehilTi-e 10 attribué à Sàtir. Un annotateur d'el-Makin
avait déjà remarqué (llisl. Sar., p. Kil) qu'il n'y avait pas deux personnages,
mais un seul : Clienoudi, élu en 27)2 de l'hégire, année où el-.Musla"in billah lui
déposé du califat et remplacé par cl-!Mu'tazz. On ni' sait dans l'édition d'Erpenius
où se termine la note, c'est à la .suite de l'observation sur l'élection de Clienoudi
que se trouve la uieution des aqueduc< d'.Vlexandrie et celle d'.Vl.unad ibn Tùlùn.
(2) Hisl. .s'ar., p. i;i;.
(:t) i:i-Makin (//is/. .sV;r., p. lor>) donne, après Eulychius (II, p. 70), la date du
lumli :î chawwàl 300 (jeudi 13 maiOI3) reproduite par Maqrizi; peut-être faut-il
lire 13 ( = dimanche 23 mai).
(4) Hisl. Sar., p. 106.
IIG]
i
i.\ mstf: pks PATRiAnriiEs o'Ai.F.x.wnRiF.. ir$n
(!'. 318) Son successeur, ''ôme, sié;,'ea douze ans. Dans la
Icrnière anm-e de son pontificat, soit en l'an ;!l.{ (925), les
musulmans iucenlii'ivnt l'éi:iise de Marie, à Uaïaas, et la pil-
lii-enl; ils fouillèrent (dans le même buli les églises des .laco-
Mtes et des Nestoriens (1).
A la mort de Côme, on choisit un patriarcln^ dont je n'ai pu
■ iiinailre le nom (-2) : il mourut au bout de vingt ans.
Puis, TiiKOPiiANE lutciioisi tomme patriarche en la onzième
année du califat d'el-Muti' (3l5,îiô6). Il siégea rjuatre ans et
-i\ mois et fut assassiné en l'an '.] IS (îTiO) {'.]).
•Son successeur, Menas, fut intronisé en la quinzième année
du califat d'el-.Mut.!' (349/960), alors qu'cl-Ikîichid gouvernait
1 Kgypto. Il siégea onze ans et, après sa mort, le siège des
lacobites fut vacant durant une année ( 1).
KiMiRKM le Syrien lui succéda en l'an 306 (977). Il siégea
trois ans et si.v mois et mourut à .Misr, sous le règne d'el-'.\ziz
I.' Fatimide, empoisonné par un secrétaire chrétien, à qui il
a\ait interdit le concubinage. Ce secrétaire fut condamné à
iivoir la main coupée, ce dont il mourut à l'instant même de
Sun supplice. Puis le siège fut vacant pendant six mois {')).
Pnii.oTUKE {Filâijâious) lui succéda en l'an 369 (979), ou,
livant une autre version, en la cinquième année du règne
d'ol-Aziz le Fatimide (370/980) : il mourut après avoir siégé
vingt-quatre ans et six mois (G).
'1) ffisl. .S'or., p. 196. El-Maqri/i place l'incendie en :j(C,l, année de la iiioit de
iipereur Léon. Qalqaeliandi aura cru qu'il s'agis.sait du patriarche; or d'après
i-.MakIn, c'est sous Gabriel, prcdéces-seur de Crmie. que l'incendie aurait eu
li''u, ce dernier n'ayant éti' élu qu'en :îl'J. La tradition d'Erpeuius • eodem aniio
'■entesimo primo • est en désaccord avec le texte imprime ^_5-'-=' J^— ^
lij Le nom est également laissé en blanc dans .Maqrizi (M, p. 195); il s'agit du
|i;itriarchp .Macaire, dont le nom se trouve dans //isl. Sur., p. 208. Wiistenfeld
:i|ipelle ce patriarche Cùnie, comme son prédécesseur, sans indiquer rien d'anor-
. il dans son ms. ; mais l'erreur prouve bien que l'original de Jlaqrizi ne devait
:- contenir de nom. Maqrizi et Qahiachandi auraient donc utilisé un même
-. d'el-Makin, ou des copies d'un même exemplaire défectueux.
■î) llis. S(ir.. p. SîS. Le détail de l'assassinat manque dans Mafirizi.
l; flisl. Sar., p. -230.
I.J) Hisl. .S'ar., p. 2-16 : élection en 367.
i6) Hifi. Sar., p. 246 : élection en 371, pontificat de 24 ans et 7 mois.
[17]
110 KFVI-K DE I.'ORfENT rURKTlEN.
Puis, Zacharie {l)al:haryas) fut nommé patriarche en 393
(l(»(i3l, sous le reine d'el-l.làkim le I-'atimide. Il mourut au
bout cil' ving't-iuiit ans et fut enterré dans (le quartier de) Hir-
kat el-I.Iabach; et le siège (p. ;îl9) des Jacobites fut vacant pen-
dant 7 I jours (1).
[ 1
Après lui, \int Curistoulle, intronisé en l'an {'M (1013),
sous le califat d'i'l-iMuslansir le f^alimide. Il siégea trente ans et
mourut en la quarante et unième année du califat du même
el-Miislansir (I6S/1076), à l'église el-Mu'allaqah, au Vieux-
Caire {'2). C'est lui qui éleva au rang d'églises patriarcales (3)
l'i'glise de Saint-.Mercure (lia Martjihri/i), au Vieux-Caire, et
l'église Notre-Dame [el-Sayyidah), dans (le quartier de) Hàrat
el-Rùm.
Son successeur, Cyrille, siégea quatorze ans et trois mois et
demi. Il mourut à l'église el-Mukhtàrah, dans l'île de Raudiih
{Djazirah Misr), le dernier jour de rabi' II de l'an 185 (8 juin
10U2). Tnis le siège demeura vacant pendant cent vingt-quatre
jiiui-s ( 1)..
Michel lui succéda en 182 [sic (.">) : 1089), sous le règne d'el-
Mustansir le Fatimide, souverain de l'Egypte. Il était aupara-
vant reclus à Sindjàr : il siégea neuf ans et huit mois et mou-
rut à la Mu'allaqah, au Vieux-Caire.
On choisit, pour, le remplacer, en l'an 192 (1099), Macaire,
qui se trouvait au cou\ent de Macaire. 11 fut élu en ce couvent
et intronisé à Alexandrie. Il alla ensuite au X'icux-Caire, puis
célébra la messe au conveiit de Macaire et enfin à l'église el-
(1) Hht. Stir.,p. 20:î--2(j4. Nous ne traduisons pas le passage concernant Clic-
noudi II (= fiiM. Sai:. p. iOIÎ). que le manuscrit de Qalqacliandi ne donne pas
et que les éditeurs ont inséré entre crochets, jjrenant le texte de .Alaqrizi.
(i) Ilisl. .sv;r., p. 279.
(3) C'est aussi de cette façon qu'il faut coiniirendro le texte du Synaxaire {P. 0.,
111, p. [■il'J] l.ô.j), Cliristodulc n'ayant pas fondé lui-même ces églises (voir no"
tamment Abu Sàlili, p. 121). C'est aiusi d'ailleurs que Wiistenfeld (p. tiO) a tra-
duit .Maqrizi, dont le texte est corrompu dans l'édition de Roulaq (11. p. -W):
(1) llisl. s;ir., p. 27ÎI-280.
(.")) Corriger on I8Ô : el-.MaUin, — ou un de .ses copistes, — est responsable de
cette erreur, commune à .Alaqrîzi et Qalqacliandi : il donne d'ailleurs le moyen
de la corriger, en olîrant pour cette date un. double comput, celui des Martyrs
et celui de l'hégire, où la première date, 809 A. M. .est exacte : //ù(. Sar., p. 281
[18]
LA LISTE DES PATRLVIICIIES DALEXANDRIE. 141
Mu .ilkiqah (I). Sous son pontilicat, cl-Af(.lal, lils île ruinîr
el-iljuyi"icli, démolit , dans l'ile do Itaudali, une église située
dans un jarJin qu'il avait ai'lieté (i).
A sa mort, il fut remplacé par («AiiuiKi.. Aliù'l-'Alà SiVid, en
l'an ."ijri ll.ir, siius le règne d'ol-I.Iàfiz le Fatimiilc : il était
:ii:itara\ant diacre à l'église de Saint-Mercure. Il fut institui-
p.ilriarclie (p. 3"2o) à la Mu'allaqali, et intronisé à Alexandrie.
Il siégea quatorze ans et mourut à l'église Saint-Mercure; puis
il' siège resta vacant pendant trois mois.
In patriarche du nom de .Miciir.i,. lils d'el-Taqadùs? (M , lui
suoréda en la i|uinzième année du lalilat d'el-l.làli/. (r)3!l/l 1 14) :
il était auparavant moine dans la laurede Dainliiii ( I). Elu à la
Mu'allaqali, il fut intronisé à .Alexandrie. Il mourut au cuuvent
.!'■ .Macaire le 1 chawwàl de l'an 511 ,!J mars 1117). l'uis le
siégo demeura vacant pendant une année et soixante-dix joui's.
Son successeur, Ji:a\, fds d'Abù'l-l'atl.i, dont l'électinn faite
à la Mu'allaqali. au Vieux-Cain-, fut condrinée à Alexandrie.
1) On ni' cniiipi'entl ggèie dans le texte de Qalqafliandi pourquoi il est f;(it
nlion des messes célébrées par le patriarche d.ms les diverses églises citées.
la clef se trouve dans el-.Makin (f/isl. Snr.. \>. 298), ()ui indique les dates :
le patriarclie est élu au couvent de .Macaire le dimanche 13 liàtùr,
il est conllrmé à Alexandrie le dimanche 11 kiliak,
il arrive au Vieu.\-Caire .le samedi 21 kiiiaU, mais ne céléjbre pa.s la liturgie,
il va au couvent de .Macaire et y célèbre le dimanche 1:! tiibali,
enfin, il revient au Vieu.x-Caire et y célèbre le dernier dimanche de tùbah.
Le Chroniqueur quo reproduit el-.Makin, a voulu probablement relever que le
nouveau patriarche était allé célébi'er dans son ancien couvent, avant de célé-
brer dans les églises patriarcales du Vieux-Caii-e, où cependant il était passé, et
en y arrivant un .samedi. Il n'y a plus rien de cotte anomalie dans Qalqacliandi.
(2) 11 s'agit de l'église el-Mukhtàrah, dont il a été question ci-di^ssus (j). 131).
La ruine di' cette église aurait été accidentelle d'après .Maqri7.i (Wiistcnfeld,
p. 27, trad., p. 67i : - En sou temps, un violent tremblement de terre eut lieu
en Egypte dans lequel fut détruite Téglise el-Mukhtàrah dans l'ile de Uaudah;
mais on soupçonna el-.Vfdal, lils de l'amir cl-djuyùch, de l'avoir démolie, parce
qu'elle était située dans son jardin. - El-Makîn (fihi. Sar., p. 2',»!S) dit jdus bru-
talement : " Il y eut en Egypte un violent tremblement de terre le vendredi
3 tùt {sic dans la traduction, mais tùbah dans le texte arabe) de l'an 828 des .Mar-
tyrs à la troisième heure du jour. Or cette nuit-là el-Afdal, amir el-djuyùch
(si,:), détruisit l'église el-I.Iarirah et raconta que le tremblement de terre l'avait
I détruite. • El-.AIakin ne dit p;is que l'église fût située dans le jardin de l'émir.
Ici se termine la chronique d'el-.Makin daas l'édition d'Erpenius.
(3) Originaire de Taqadùs i.Vmki.isf.ai-, Gnii/rnnhlr. p. Oô).
(I) .Maqrizi : Damchiri.
19
1 |-2 nicviii; uk i.'oriknt ciirktien.
siége.i dix-noufans et inourul le "27 djumàilàll 551 (1). Le siège
resta vaeant ensuite pendant ((uarante-trois jours.
L'élection 'de son successeur, Marc, Abû'i-FaradJ, fils de
Zur'ah, fui faite au Vieux-Caire, en 561 (llGt)). e1 confirmée à
Alexandrie. 11 siégea vingt-deux ans, six mois et vingt-cinq
jours. Sou» son puntificat, l'église Saint-Mercure, au Vieux-Caire,
fut inccndiiv. Après sa mort, le siège resta vacant pendant
vingt-sept jours.
.Ii;\N, (ils d'.\bi'i (diàlib, lui succéda le l(t dliù'l-[ddjj;di .581
(;j() janvier 1189) : son élertion eut lieu au Vieux-Caire, et son
intronisation à Alexandrie. Après avoir siégé vingt-six ans,
un/e mois et treize jours, il mourut le 14 ramadan vénéré de
l'année 012 ((> janvier 121()) à la Mu'allaqali, au Vieux-Caire, et
fut enterré (dans le quartier de) Birkat-el-Habach.
Son successeur, Dàwud, (ils de Jean, appelé communément
Ibn Laqlaq, fut impo.sé parel-'Adil, (ils d'el-Kâmil, mais les
Egyptiens, ne l'ayant pas a.yn'é, annulèrent son élection au
pali-iarcal. Le siège resta alors sans palriarclie pendant dix-
neuf ans.
(P. 321) Puis on dr^sii^na comme pat riarclie Cviui.i.E, Dàwud
ibn Laqlaq (2), qui fut intronisé le 29 ramadan vénéré de
rannée {yx\ (G juin 12.')G). 11 siégea sept ans, neuf mois et dix
jours, et mourut le 17 ramadan vénéré de l'année 610(10 mars
12 \:',): il tut entei'ré au couvent d'id-Ciiam' a el-Djîzali. Puis le
siège demeura vacant i)endant sept ans, six mois et vingt-six
jours.
11 fut remplacé par .\tu.\nasio {Saijns), fils du prêtre Abù'l-
.Makàrim, le 1 radjab 018 (2 octobre 1250); son intronisation
fut faite à .\lexandrie. 11 siégea pendant vingt et un (3) ans et
cinquante-cinq jours et, après sa mort, survenue le 3 muliar-
ram 000 (23 noveml)re 1201), le siège fut vacant pendant trente-
cinq jours (4).
(.1) I.ii-e .ôGl (30 avril lIGfi) : mC'infi ci'reur dans Maqrîzi.
{i) C'est Ijien entendu le même que le précédent.
(:i) Lire onze, comme le fait remarquer l'éditeur. ,
('I) A partir d'ici Qalqaeliandi cl .Alaqrizi sont désorientés; c'est l'époque de la
mort d'ol-Maliin. Nous avons vu plus haut que l'édition d'Erpenius s'arrête au
ponUllcat de Macairp. lin du califat d'el Mustazliir, mqis la chroidques'étendait
jusqu'au déljiii ,lu rè.^ni' de lieïljars m \-M). Dans les K/iikil, .Maqrizi ne cite
m
I.A LISTE DES PATRIARCHES d'aLEXANDRIE. 1 lo
Ben.iami.v fut nommé palriarclie sous le gouvernement d'il-
> Nà.-ir.MuluiMimail ibnQahïwun (1) :il lut le l'unteuiporain de son
Kxcelli-nre Cliiliàb fl-Din ilm Faill-Allali. qui rapporla il'après
lui certains évi-nements il'Abyssinic {2).
Vint ensuite el-Mùtaman Georges (3), (ils du pnHre Mufaddal,
lins le cours de l'année 7(il (i:Ui3).
Knsuilc vint .MArTiiiiL, dont le puntilicat fut de longue durée
• t qui uiiuinit <ians le cours de l'année 812/1409 (4).
l'uis, le clii'ïkh glorieux Rai'iiai'i, (."j), vers la fin de la même
:iiinée, lut nonimi-, et c'est aituellcnirnt le patriarclio en fonc-
Ilnlis.
E. Tisserant et G. Wiet.
K aucun p:ilnarclie, c'est d'autant plus étonnant qu'il en cite d'autres dans
!i .yi(/i(A- (Quatri'inèro, Uisl. ilrs siitlaiis mami-loulm. II, b, p. 177, 180, t-fJ, 230),
. iliacliaodi siiuto cinq paliiarclifs : Gabriel 111, .lean VII, Théodose 11,
!■ m Vlll et .lean l\. S'il nes'agit p:isd'un palriai-clie molchite, c'est do Jean VII
qu'il est question dans un traité di' Qalàwun avec l'empereur «le Conslantinopli'.
__».— Loi (QAI.gACHANDi, XIV, p. 76).
I 1) En 1227 (GuUicliinid, Vcrzeiuhnis.t..., p. 510).
i2l EnelTet, Qalqacliandi donne des extraits du Masàlili el-Absiir. dans lesquels
ce patriarche est cité (III, p. :305, ri07).
(31 .Vu lieu de «s..^, il faut probablement lire -.x=»..j : ce serait .lean X.
Pourtant. Qalqacliandi <lonne ailleurs (XI. p. .'Î;I7-IIX)) le te-tte d'un arrêté
"ii/i'), adressé .à ce patriarche, qu'il nomme encore DJirdjis : il est vrai que
ur sa liste il a pu prendre le nom dans cet arrêté, car sa chronolOKîe est vague.
Qalq.achandi siiute Pierre IV et ."^larc IV.
■ U Cf. QALQACiiANDi, V, p. 333. — Qalqacliandi a sauté Gabriel IV.
(."jl C'est le nom que portait Gabriel V avant son intronisation (Gutschmid,
Verzeichniss, p. 516).
I
I21j
MACxVlUOS CALORITKS ET CONSTANTIN
ANAGNOSTÈS
A l'UOPOS DK i/AHTICLE DE M. LE PROFESSEUR (i. S. MERCATI.
Ce n'est que maintenant que j'ai pu prendre connaissance de
rarticlc public par M. G. S. Mercati, dans le n" "2 de la Bévue de
litrieiil Chrélien sous le titre : « Macaire Caloritèset Constantin
Anagnostès ». Enti-e temps, j'avais déjà fait paraître dans les
Bi/zaii/in/S(/i-.\eii;/riec/iisc/ie Jahrbïicher, t. III, \-i (1922)
une nouvelle contribution qui venait à l'appui de l'opinion que
j'avais expriniL'e à l'éijard du nom grec Caloritcs, rattaché au
célèbre "Avtsv "Opiç (1).
M. G. S. Mercati nous a fait l'honneur de discuter longuement
(pp. 162-19;]) nos opinions consignées dans les huit pages qui
pri'cèdenf le lexte grec de la brochure « Deux poètes byzantins
inédits du xiii'' siècle », parue en 1913 à Bucarest (Imprimerie
de la Cour Royale, F. G<")bl lils). Sans le suivre dans son ('rudite
argumentation, comme il ne s'agit que de courtes poésies qui,
à part leur importance au point de vue de la langue, n'ont à
Coup sûr aucune autre valeur, nous tenons toutefois à rectilier
là-dessus ses opinions.
1. D'abord, en ce (jui concerne Calorilùs, nous avons ('tabli
deu.\ choses irréfutables : l'une, c'est que l'époque où le moine,
vivait ne peut être fix('e qu'au preiiuer tiers du XIII' siècle, ce
(jui a été confirmé d'ailleurs par AI. le Professeur G. S. Mercati lui-
même, car le martyre des treize moines, du nombre desquels il
veut qui' .soit notre Macarios, eut lieu en 1231 : l'autre, c'est que
sous le nom de Caloritès se cache un moine d\)ri(jine grecque
et non pas occidentale [Belmontinus ou Buondelmonte) comme
il) • Riiciiro une fois stir Macar'ion f.'idoi-Urs -. I.p riMivni, d:iiis uno iintc, à
l'article de .\1. le Professeur .Mercati est dû :i la Rédaction.
MViAItlOS CALORITÈS KT CONSTANTIN ANAGNOSTÉS. I 1")
Auaslasiewië le supposait. Ladérixatiun de ce patronymiquo du
nom de KjcXbv "Ops; était évidente. D'autre part, vu les persé-
cutions endurées par les Athonites de la part des Latins. ;i
l'occasiiin de rétablissement de ceu.x-ci à Constantinople, il
n'était que trop naturel de mettre le nom de Caloritès en rapport
avec la célèbre Montagne. Dès le premier abord, nous avons donc
exclu le Kx/.'zi "0:;ç de r.\sic ( 1). .M. le Prulésseur G. S. Mercati
revient pourtant à cette dernière hypothèse et se donne toutes
les peines du monde pour expliquer le nom de notre moine par
le Ka/,bv "Opz; asiatique. Mais le savant italien n'en fournit
aucune preuve, et se borne tout simplement à invoquer en
faveur de son opinion l'unique considération de la proximité de
ce dernier Calonoros par rapport à l'Ile de Chypre, où eut lieu
le martyre des treize moines, dont Caloritès aurait fait partie.
La ressemblance entre le récit contenu dans le Marli/rùnn
13 monachoruia Cijprivruin (A'.r,-;r,5'.; twv i-,'''""' "r'-^' ''■^'- ''-'-^
éjîdiv zx-Tîîuv etc.) et les incidents des persécutions relatées dans
la poésie-préface de Caloritès fait croire à M. le Professeur
G. S. Menati que notre moine doit être identifié avec celui des
13 supplii'iés de Chypre qui porte le même nom (2). Il y a
cependant une sérieuse difficulté à admettre ces conclusions. Le
moine écrivain nous dit expressément dans un de ses vers :
et cette indication gi'nérali' 1/ -ôi "Oii<. ne pourrait se rapporter
qu'à la montagne depuis longtemps célèbre par la vie monas-
tique qu'elle abritait. C'est en raison ile cette céléiirit'- qu'on
put l'appeler tout simplement] tî "Op:ç, car c'était entre toutes
la .Montagne /.x-/ ïlzyr,'. On n'a qu'à feuilleter le Catalogue des
mss. d'Atlios, publié par .Sp. Lamiiros, pour se con\aincre que
-l 'Op:r fut en quelque sorte dans le monde des religieux
(1) Le ti'xlc t'ico iin-mo invoque par notre cntir|Uf rijxclue. En cITot, on lit des
le commencement, à propos di; loaii it Conon, oi x»l ir^f/ov é/. roJ Ka/oO "Ufj-^;,
Iv T'.vi Tûv £X£î'j£ (lOvioTTif ;'tDV àsxo'jitivoi (l'j .Varti/rhiiH aj'. Satljas. Mea. B'.^).. II,
Venise, 187Si.
(2) Le nombre de 13 ne prouve rien à lui seul; lo moines ont sulà aussi
le martyre à Vatojiedion sous f'aléologue. Sp. Lamhros, Ta IlàTf.a «ri iy'-o''
'Opou;, dans le Nio; 'EUiivoiivr.iiuv, '.) dlllii, p. 15!>.
[2!
OIIIENT r.Ml:illK>(. 10
1 |(i I!i;VlE DK LOlilE.NT CHRETIEN.
l'expression consacive pour la fameuse l'épubliquc des moines.
On dit courammcnl : Tj-i/.:v -putiv -:~j "Opcuç; ïltp: xwv
ju;x;iiv-(.)v z/.y:/iy.'KM/ âv tm Opti..', NsiÀsu -;ii 'AOwvtTOU xspl
tï;ç i;vii-/(.>:r,-J(.)ç t?;: yxzùJ.-Tr,; iv. tsj "Opî'jç; II:ûv sf);c tb
■'Opîç -/.x-àa-aaiv; dans les '^-.iya de Joseph de Trnovo :
o = j-;î (iu'/f, Tx; -^lOivi;, ^i'J':t rpbç "Ops;, œwJîj ; 0îa[;,i; Mavouv^X
îîas'.Aïii);... î!ç Tb IlpcôtaTiv - ; u Op:jç; llîfî. .ÎA^S'/;; B3!pAaâ,u. v.xl
'Ay.'.vs'jv:u siçTS "Op:;etc. etc. Dans les Ilzipia t:3 'A-'iju
"Opcjr, publi(''s par Sp. Lambros dans le Néo; 'EX/.r(v:;ji.vv;]j,())v,
9 ^iyi'2), ou Constate toujours la mi'me chose.
Une seule objection sérieuse pouvait être opposée à notre
opinion, et M. le Prol'esseui' G. S. Mercati l'a soulevée : « Nous ne
pouvons nous résigner à admettre — dit-il — que l'appellation
(les moines Athonites soit KaAsp£iVr,ç, tant qu'on n'a pas à ce
sujet -des documents positifs (1). » Or, maintenant ce document
inêmeaété produit. \^a.nii\esJii/:afiti)iisrh-Xeugr. Jahrbiiclter,
nous avons prouvé que déjà du temps de l'empei'eur Constantin
le Porpliyrogénète l'Athos était connu sous ce nom de KaXbv
"Opir. Dans la « Continuation » de Théophanès, l'expression
Ts xaAbv :JT(.) Xîyî;j,£v:v ' Ops; se rapporte sans contredit à la
Sainte-Montagne.
Quoi qu'il en soit, le lieu où se passent les incidents racontés
dans le Marlyriura et l'origine du nom deCaloritès sont deux
clioscs tout à fait différentes. Et M. le Professeur G. S. Mercati
n'a point produit de « document positif ■ qui nous obligea croire
(jue le nom de Caloritès dérive du Calonoros de l'Asie. Jusqu'à
preuve contraire, nous nous en tenons donc à l'opinion qui le
fait venir du nom de K3:"Abv Op:; = 'Avr.:v "Opo^ (2).
La question que M. le Professeur G. S. Mercati pose si gra-
vement : " S'agit-il d'un livre écrit, copié parMaeaire simplement
copiste, ou bien d'un livre écrit, composé parMaeaire l'écrivain,
i'auieur? » — nous laisse absolument froid. Ce serait, certes,
ïkicfxr.y. £■/. jj.jù.: -;i£tv que lie Se poser, à propos d'une insigni-
liante poésie, une pareille question.
(Il Revue de VOr. Chn'Iien. U«l-v'l, N" i, p. IG-I.
(2) l.i- nom se reiiconti-c clie/ les Uuques aussi. Panai les nobles île .Messine,
vers le milieu du xvi" siéclr, il \- a un Ja<;/i(es Cnlorilés. y. Nso: 'E).Xrivo|xv., Il
C.ian. |i. 1111.
m
M.Vi-AUins lAI.ORlTKS KT CONSTANTIN ANAGXOSTKS. 1 17
Notre al'firiuation, concernant la particularité de la langue
employée lians la poésie-préface de Caloritès, nii « les vulga-
risnii's comnienront à se f;iiro jour ■>, est mise en iloute par le
critique, qui croit que res vulpirismes « se rencontrent éj^ali'-
raent nombreux dans la premii re poésie ». C'est une appréciation
t'Ut à lait subjective. Au contraire, tout lecteur non prévenu
peut facilement se convaincre qu'entre les deux morccMux il y a
une proportion tie 1 : lî.
Mais ce qui nous parait une véritable fantaisie, c'est de
I .luper en deux le vers de l(i syllaiies employé par l'auteur
' t assez connu dans la poésie ilos Byzantins. Notre érudit va
M loin qu'il ne se défend pas, après une longue et savante
digression sur les procédés métriques des Byzantins, de briser
les vers originaux en octosyllabes, de les masser en strophes
de quatre vers, tle se ménager des lacunes là où le texte ne les
présente pas, dans le seul bui de pouvoir iibtenir le nombre
exact desstroplies imaiiinées. Iians cette construction arbitraire
el risquée, le Marlyriain prête ses services, bien fiu'il n'y ait
pas de llliation entre la prose de ce récit et la poésie-préface du
moine. Une chose est cependant certaine et on no saurait la
méconnaître : c'est que dans le manuscrit, attril'ué jusqu'à
présent par les savants au même copiste, le morceau en vers
lieptasyliabes de Constantin Anagnostès est correctement
tiansciit dans leur mètre. Rien ne prouve donc qu'une faute de
transcription ait pu modifier le caractère métrique des poésies
(le Caloritès. Les S-i'/î'. May.:zpi:j, tirés de la poussière du
même manuscrit par M. le Professeur G. S. Mercati, sont écrits
dans l'original, d'après son propre tcmoignaije 1). de la même
façon : ce sont ■-'.2 vers de seize syllabes, auxquels le eriliquo
n'hésite pas à appliquer son système, en les brisant en
-H octosyllabes. De cette manière un arrive à un inextricable
fatras d'hypothèses, de corrections et restitutions d'un texte,
qui doit à tout prix se conformer à des moules forgés par un
effort capricieux.
Nous niMisiiornonsà rappeler la traduction on langue vulgaire
, de l'Iliade par Mcolaos I.nul.niiis;, publiée la première fois
1 1 1 L'If. 'il., p. KCi.
1 |S lU'.VLK HE l'orient CHRÉTIEN.
en l.J-.Ti (1). œuvre de longue haleine, composée en vers de
seize syllabes, de la même facture. En voici, au hasard,
deux vers (p. 11) :
"A-/.:j-£, A'.iç Wr(j-r^^, C> hix y.i'j; tcj -îj î:û/,;'j,
"Av T.i-.î 7.x: -M -3.-p'. ;;.;j, tw -:/.î;j.'./.(o Tjiii...
qui. mis en parallèle avec les deux premiers vers de notre
Caloi'ilc'S :
l'iYpjz-Ta', r, jiîÎAi; tj-t, -xf £;j.îij -oO' î/.jc/t'jrîu,
llî'vriT:; y.a' '.v.toTîj, ïévî'j y.:;'. -Twyoj twv •nâvTwv —
feront voir combien l'effurt du savant italien se présente sans
fondement.
■2. Quant à Anagnus/ès, nous avuus rectifié l'opinion de
Krumbacher qui, trompé par la fausse transcription de Steven-
son, a pu croire que le terme de r,[j.'.iij.i'.y. désignait le vers poli-
tique, tandis qu'en réalité nous avions affaire au vers de sept
syllabes, pour lequel le terme convenait assez bien. « L'auteur
— ajoutiiins-nous — aura songé à la moitié du vers politique
ou du telrametre ïambique. » .Al. le Professeur G. S. Mercati
aime à nous faire toute une dissertation prosodique, pour
arriver à la déclaration que ce sont « des anacréontiques hepta-
syllabiquos (dimètre ïambique catalectique) ». Franchement,
nous devons avouer que nous ne comprenons guère quelle
différence peut-il bien y avoir entre « la moitié du tétramètre
ïamliique » et le « dimètre ïambiriue catalectique ».
ijuaud nous disions ensuite que le vers est construit d'après
l'accent, nous prenions cette expression dans le sens relatif
iiiiiércnt à la versification byzantine de l'époque. M. le Profes-
seur G. S. Mercati estime que les vers sont basés sur la quantité.
Mais il ne peut être question de la quantité seule dans des
vi-rs où l'accent en certains endroits est une règle habituelle.
Dans les iii'unambi;!, on lésait, ladouxième et la sixième syllabe
sont ordinairement marquées par l'accent, ijuant aux syllabes
moyennes, l'accent tombe également sur la quatrième (2). Des
(Il Hi^proiluite jiar Éiii. I.egrainl (hiiis .sa (Joli, de mimum., ii" o, Taris, 1870.
i~i \V. Clirist-I'anmiUas, Aiilhol. yracca cnnn. chrisl., l'rolcpomena;
Fi-. Ilaiisseii, Aojenlu.s </rummalhi otc, dans le /Vii/ufo//»*-, 5' Supplenientbaïul.
\
MACARIOS CALORITKS ET CONSTANTIN ANAGNOSTKS. 1 |0
vers comme les suivants forment évidemment une st-rie
1 onforme à ces principes :
-.r,v y.xOapiv x'{i~r,-/ ■
Y.xl r/;v î'.âOcîtv Sîu
r,'/-tp y.a/.M; ipyjffivi
£■/. -/.aXcYviojj.CTJvriÇ
V/Zî'.V.''J~T. -•vy;7"!<i)ç
y.aXtoc z;c.".(j)0£Ï7av.
Mais demander à un versificateur maladroit comme Ana-
gnostès d'observer rigoureusement une technique qu'il ne possé-
dait pas. c'est lui demander un peu trop.
Nous relevions enfin « la tendance du poète à faire rimer
ses vers ». Nous ajoutiuns qu'on distinsui- dans sa poésie « des
groupes de vers qui présentent du moins une assonance >>.
.M. le Professeur G. S. Mercati réfute aussi cette opinion. Tout en
reconnaissant que les groupes indiqués par nous font « la pro-
portion considérable de 30 % de rimes ou assonances ». il n'en
est pas moins d'avis que cesontdes assonances « occasionnelles
ou inévitables ». Les vocatifs, prétend notre critique, doivent
être exclus ; ■j:r,lx[jM: et T.i-:'.')M: >< brisent le sens » ; ->,r,6j7;j.;ç et
z"/,zt'j7;a:; forment un « calembour ■>. Néanmoins, on ne peut nier
la place que l'homophonie tient même dans la prose rimée.
C'est un des moyens les plus usités chez les rhéteurs. .Agapétos
fait rimer ï/.v.lizv.i-yi: avec î7.t.x:Iiji-.x:, i^'.y. avec -pihva (v. K.
Praeciitei-. Iit-r Rtunan Barlaam u.Joasaph inseineni Verhiill-
itis zu Agapels Kiinigsspiegel, dans la Byz-Zeitsclir., II (1893),
p. 151 suiv. ; Cf. Krumbacher, BLG-, p. 7(K"i), et on voudrait voir
le pauvre Anagnostès mieux faire et satisfaire à des exigences
tout à fait incompatililes avec son talent et avec sou époque!
N. Banescu.
CluJ, Roumanie.
[6]
CATECHESE
ATTIIIBUÉE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE
IN|- l.KTTHK APOCRVrill': DK SAINT LUC
L'atlriliulion dv cette catéchèse à saint Basile ne nous four-
nit qu'un nouvel exemple d'un procédé souvent utilisé dans la
littérature clirctienne orientale, pour accréditer certains récits
(lu .i;-enre nii'rveilleux. Elle n'a pas d'autre intérêt pour ce qui
regarde Tliistoin^ de l'archevêque de Césarée. A la simple lec-
ture, le faux apparaît manifeste.
Comme l'indique le sommaire du scribe, cette cathéchèse
cuniprend deux parties traitant, chacune, un sujet distinct. Le
premier de ces récits nous raconte la construction de la pre-
mière église dédiée à la Vierge par les Apôtres. L'autre nous
rapporte l'histoire d'une église dédiée également à la X'ierge,
consiruite par l'auteur de notre composition.
L'histoire de la constructiun de la première église dédiée à la
Vierge par les Apôtres, relè\r' de cette litti'rature apocryphe si
florissante jadis dans la vallée du Nil, dontles fouilles modernes
nous ont apporté déjà tant de débris. Elle appartient à l'en-
semble des compositions qui constituent comme le cycle de la
Vierge. On peut la rattacher également aux actes apocryphes
des Apôtres, soit du fait que la rédaction en est attribuée à
saint Luc, soit du l'ait qu'elle se rapporte aux prédications de
saint l'aul et de saint Barnabe. Sa rédaction remontant sans
doute à un moment où la littérature apocryphe surabondait, où
il était difficile d'accréditer de pareils récits, l'auteur en fait
un ouvi'age retrouvé, qui était tombé dans l'oubli jusqu'à son
temps. 11 lait même l'historique de sa découverte. Dans la mai-
son de Marie, mère de Jean Marc, il trouve une foule de livres
11]
lATÉCIlivSK ATTHIHLKK A SAINT ItASILK DK iKSAKKi:. l.'il
iiiciens et parmi eux une lettre. Cette dernière est écrite en
■ aracliM-es grecs, elle est de la main de saint Luc, le médecin
d'Antioclie. C'était au cours li'un vo\age à .li'rusalem.
Nous retrouTOns cette particularité de l'invention ilans maints
autres documents du même genre et de même valeur. Tels les
« .\cta Hilati <•. La plupart des manuscrits de ces derniers ont
comme titre : « tiesta .Salvatoris Domini Nostri Jesu (Jliristi
inventa Theodosio Magno imperatore in Jérusalem, in prae-
turjd Pontii Pilati. in codicibus publicis, in anno nono
decimo. » Tel encore le Testament des trois patriarches
.Vhraham, Isaac et Jacob, dont le récit est rais dans la bouche de
saint Atlianase d'Alexandrie ',V'- Le patriarche nous assure
qu'il a trouvé ce ri'cit dans îles recueils anciens provenant des
Apôtres. C'est h'i une manière de s'exprimer pour dissimuler
un manque de preuves, c'est une formule pour déguiser l'apo-
crvpiie.
<^uoi qu'il en soit néanmoins de son autlienticité comme du
fond même de la narration, notre récit renferme plusieurs détails
intéressants, tant au point de vue de la chronolugie qu'il sup-
pose que pour les personnages qui y sont nommi'S. Dans les
livres anciens trouvés à la maison de .Marie ci), il nous semble
reconnaître Josèplie, l'auteur des Antiquités judaïques.. Nicodème
est sans doute lauleur supposé des Ac((i l'ihiii. désignés aussi
sous le nom d'évangile de Nicodème. De Gamaliel, s'il s'agit
du maitre de saint Paul, nous ne connaissons guère de lui que
les quelques décisions qu'en a conservé la .Mishna. C'est la
première fois que nous lui voyons attribuer quelque ouvrage (3).
l ne particularité à noter aussi est la distinction que d'aucuns
pourraient voir établie entre deux personnages du nom de Luc.
il) Cf. liendiconti délia ft. Ac. deiLIncei; Classe di Scieinemorati,e\c., ser. V,
vul. I.\, I. Giuii, Jl teslo coplo del teslamenio di Ahraïuu, p. 173. Text.s anu
sTiDiEs, vol. Il, 2. Mont VOIE .Iaïies Kiiude-., The Testament of Ahraliam, p. U-l.
TisciiF.NuoRK, Eianifelia apocrypha, Lipsiae, 1870, p. 333.
[i] Sur celte mnison de Marie, mère de jMn Marc, cf. .-Vctes, XII, 12. LAOiiANt.E,
La Dormilion de la Sainte i'ienje et la maison de Jean Marc, dans Revue
iii/iViu-, 1899, p. .'«t-GiXl.
(3) Dans la lettre de Lucien, .Gamaliel apparaît à ce dernier en compagnie
de Nicodème, of. Epistola Luciani ad omnem ecciesiam. Pal. Lai., t. XLI,
col. S»:.
m
\~y> RKVn-, IJi: I.'ORIIONT CHRETIEN.
Il nous est parlé, en effet, d'un Luc scribe ou docteur et d'un
autre (lualifié du tili'e do médecin originaire de la ville d'An-
tioclic. Ce n'esl là, croyons-nous, qu'une distinction apparente,
nous nous trouvons simplement en présence de deux épithètcs
employées indifféremment par l'auteur de notre récit: toute-
fois, la manière du rédacteur peut laisser place au doute.
La seconde partie de la catéchèse n'appartient h l'histoire
dans aucun de ses détails, tout y est du plus pur merveilleux.
On peut classer celte composition à côté des prodiges qui
accompagnent la plupart des récits hagiographiques de la litté-
rature orientale. Elle nous atteste cependant, tout comme l'épi-
sode concernant les Apôtres, sinon la vérité des faits qu'elle
rapporte, du moins l'existence et la popularité du culte de la
Vierge dès les premiers siècles. C'est l'âme de vérité que con-
tiennent CCS légendes, et par ce sentiment dont elles témoi-
gnent elles peuvent se rattacher à l'histoire. Notons également
la proclamation de la primauté de Pierre. Elle n'a aucune
relation avec la nature du fait rapporté, son insertion au cours
de la narration paraît être bien intentionnelle, dans un but
uniquement disciplinaire.
Nous n'avons aucune donnée positive pour déterminer la date
de composition de nos deux récits. Peut-être existèrent-ils à
l'origine séparément, jusqu'à ce qu'un moine compilateur
d'anecdotes édifiantes les adaptât sous forme de sermon pour
servir de lecture dans les monastères. Ils sont de source grecque,
le style, la langue l'indiquent ainsi que l'auteur auquel est attri-
buée notre catéchèse. Nous ne trouvons aucun détail qui soit
proprement égyptien.
Nulle part, dans la littérature copte, nous n'avons trouvé trace
de ces deux récits. Le Synaxaire arabe de l'Église d'Alexandrie
qui les contient tous les deux, n'est qu'un résumé de notre
document (1).
(1) Ct.Sj/naxariiim A Ifi-Tmidr! nom ihms C. S. C.O., aev. III, t. XIX, p. IRO; P. 0.,
t. I, p. Ol.'i. Les niir.u-los l'apportés dmis notre catécliése .se trouvent aussi dans
le recueil Vdes Mirurles île la Vierge dont les bibliothèques d'Kurope possèdent
do nomlirenx exemplaires; cf. Paris, BUdiothèque Xationale, dis. CO, p. IC.T K''
- - 171 V a. Notre catéchèse elle-même se rencontre dans la littérature éthio-
pienne traduite par l'interniédi.aire de l'arabe; cf. Paris. Mfiwisrrils il'Ahhadie,
ms. l.")S: Londres, Britisii MfSF.isi, or. Cft2.
m
CATKCIIKSE .\TTr(ll!Li:i; A >A1\T 11A?;|I.F. DE f'KSARKE. I.t.«
Lo manuscrit du Vatican, auquel nous lavons emprunté,
n'est pas le seul cependant qui contienne celte catt-chèse. Dans
l(^ fond-! des manuscrits coptes de la Bibliotiièquc du Leipzig,
nous trouvons la seconde partie, riiistuire de la construction de
1 église de la Vierge par saint Basile (11. Dans la description
qui fn est donni-e. il n'est point parli- d.> la lettre de saint Lue:
d après les quelques indications fournies éizalcnicnt par Cruiu,
il parait évident qui^ le récit qu'il contient a|>parlient A une
rédaction diflerente de la nôtre.
Le manuscrit du \atican (Copte UT, fol. Gl)-S9) que nous
avons utilisé semble appartenir au \' siècle, c'est aussi la date
supputée pour celui de Leipzig.
TEXTE
(09 R°) OVKAOIIKICIC OiMJTAOVOC n.\«; llItVI'IOC BACI-
Moc liKinicKonoc «:<><)VAii nr»; koca^ia mn tkaii-
iiAAoKiA <;ii(ipc|)uevi noitnT.voAï niiiTovBo ncilov
iiiBfni ■fp(U).\<|)(= <t)+ ,hnii (>vii(:Oiiiii •fariA ii<\piA-
• :A(|'rA()'.M) n'I'AlKAfHII'ICIC j)(;ll ■flll."j1' n<;KKAII(;iA
nnopi fîTApKOTC IIAC n.\«: (iVIKillIOC IlinpRtlfîCITOn
CAnoeBT n+noAic oTA<|npACiAnii niior, noov ka
nniABOT IIACDIII.
(!A(|()'.'tOli; ri())AI IIAII (:B()A n.V(i IIICA') coovab
IIIACIOC BACIAIOC XC nie?()«)V RTA IIIAnOCTOAOC KKT
fSKKAHCIA iîfni nOCpAM O'.O? A'.'AOK (-BOA IIC COV KA
nniABOT IIACOIII.
A(|(-.A.\I .Vf: oit j)6ll TAIKABIIKHCIC HOBC: 1 1 1 IIOpilOC
lieu IIIIUUIK IIOLI IlipAUAOI DAOIIAI X(i IIIKOAACIC
ne novuAn^ioni ;'ja «un?. J)r;ii orzipiiiiii riTe ^f
AIIHII-
Autoiiii ."lApnii Dchoo'.' (o iiiAAoc niiAivpc lli;'JMpi
«iTAC + IIAKei nU(()0'.' OVOe ACUACO." n,\<; -fKAOOAlKII
(Il Cf. Proceeding$ of Ihe Society of biblical Archaeology. 1907, p. 304.
[4]
ir, I KKVll-: Di: I, ORIKNT CHRETIKN.
rnn;K.VM(;iA. aiiioimi ;'ia|)()M ri(|)0(>i- k» iiiiiaiciuo iii.vaoc
flAKpoATiM: ovo^ np(;<|«)i(:m I (miica.ai n<ht- ai.koihi
IIA."III|>I IICIl IIA."H;|)I »)(()»)vf IKHIIII })(;ll IIAIIKV GGOVAK
[G'.* V" 13) ri<|)()()-.- nToiifi|).")Ai ))nii ovRvnponvini
l)(;il lli;'IAI rillA|)(><;MIK()ll OVOe rilipO(t)MTIKOII lll.'MAI
HKABOMIUI (;!»•; IIHCTixill T(|)0 lieil U I ieT2i:XtJII MKA2I
|)A.")i n))nr<|- AJjoi (;I(;a.\i niiAniKAei niiAovATov eixio
ncjor nii\(()|J()(; fin; iiiait«;.v(»(: iieii iiiAp\HArr'6.\on
IKUI IIIVHpO/l.lll IKMI lll(;6pA(t>lll IIIOpOIIOC IIOII
iMiKnoc iiiApvn iMUJ megovciA iiiiiATpiAp\H(; iieu
llllip(>(|>HTII(: IKMI IMKpilTIIC IIUII 1 1 1 AlUXriOAOC IIIOIIU-
AOITIIIC IKUI lll(;(()ill (iOOVAB nACKITMC <7rA'i':VtOK
(JIUIA ("l ll."IA<HJ- MAI TiipOV CeOO'/lir IKUIAII jiHII
iiAi."iAi (;(»<>■. AI. ri(|)()()-/ Rvepî^Ai nmo-iAiK nre burta
<|>+ +((»0'.' Illll(;il MAC i-IIApOCMOC OVO? OIKVi" Cl(\)f
-fAriA MApiA- O'iAlK AM II(: fXhpM'f DlMAlK flTC MICMO'/
(;I(MMIA'." Ap\(U)(: l|)AI KTO'/CpAlK n,hllT(| flAM; nfilMoi^
n|l)A.\C(Mi MOM MlOVptllOV eTAMAÏl ?I.\(3U IIIKAÏI.
IC.XC; MI().p(0()V nT(; MKAei A/J'l AlieiCG ui" netVIIIlAAAA- ,
TIOM (7Ull°) Ifi ?AII(;p(|)M()VI ."IAV."IU)T DeAMUACI ÏIXHM
-f<:(;M+ iinii ^AlM->Aplli^ iiini eAiiv.iooii nnApr.ApiK ii mai
IWp nilAipilf <:«Mpi fMUtX)-,-. «i.")«<)l| .\(i A/^AMKMII
(;K(()r niiiiiA.wA rioii .•■iA-.o(i)o-.+ tipoq nxn MO(|iy(|)Hp
no . |)<()()-.- nTO-.MM IIA(| n^AMAAttlMA (1) ÏAIMIOVB Mfill
ÏAUVAT M(;ll •<'Ali;>l(; IIGM eAlUOMI (;ilA,")0 flCOVOMOV
(:MAIM,\(()K OBOA nilAAAATIOM (;I(;UHAV <)V02 ."JAVptO"
TUB ^A-,-|iM neAMp(;<|(;pKVOApiï.ill M(;ll 2AMKVOAPA lieil
i>AIIK(;MK(ni IICIl ^AMKVIM•.A.^.\<)II ilOII ?Ail CMBI OAU)
nccipi ni'AllAd) MBof ,l)OII T(;(|llli+ MAI ''JAVCtOK
nfyvvii nT»i iiMcnipi muai niiAipiii- ofi-eeiiiiA nrc
IIIVptOM. ICAC l-Ap MIK-TOIMIAV (iCHpi ClMAipnf jjtill
iiii-r.iKc.i riiiA(»(niix()ii ,i)(;ii MiuAn^MioMi mn imac^bmc
(1) AA((>liA pour àvi>to|xa. Cf. Gesios unil Isidosos de Steindorf ilans Zi-ils-
chrifl lïir ii;/yplische Spiiic/ie, 18s3, p. 153,où on a AII20A0MA.
15]
lATKfHKSK ATTHIIUKE A SAINT HASILE Di: CKSAUKi:. \7u\
IC; A'."(:|J II.VVAdll ll(;|)<|>»:l fi 11 )•.■ |)<l I O'.'Oi" I n;( ; I I A A A.Vf I < 1 1 1
iiiiiAn."M(nii n r<; mAii«;A<)r: fcKKAiiciA flic imiicio):
iiiiiA notoovf (■•.(■.ou ni<; iiiicoo-ai; riiixc.-. fiiAz
rA|) r:()-.iiM."i n()-.|)() (il A.- I rn \"| «moo. J ciiaima
«MMI'.AIi n(|)()(>-.- «niAIIIKA^I Ail IIC O'.l)? flIA'.' I;?AI 1 1 1 1 1 ."1
n.v.'iiAioc n.\(«)|)i lî'.MipcTOAiï.m «rrjio'i'irr imhiaii
(IMAIIAIVpOllUC AU Ml: flIA-.- (:^ A 1 1 1 1 1 l."l OC A A 1 1 IC T 1 1 C
IMHI eAII|><M|(;|)KVpiir.lli nilïAlICApfc Ail IIC (;.(IOVHT
iicMAii (r.(;|)."iAi (:/()a;'ii «c-oe «".«îpcTOAiï.iii Juni iiiiiaa-
AATioii nrc T(r.|)«t) nr«; iii/ioiii nipov +iia|)(M;1I()(;
(;<H).AIi (}IIA'.' n<|>+ f AI'IA IIAplA.
■ MAIIII rCMOC IIA|)(;I|-|-A(:()()II (].\(ni iiica.m n°i'(;
'fKAOiiKii(;i(: nr}i(=ii riiiiiiiif <|>ai crvii iiaii (;I)|)iii
(:•.««»()•.• IKMI 0-. TAIO n()ll«;T(;ll(;|)."JAI I1A(; n(|)()<)V +AriA
IIA|)IA f IIA|>0{3H0(: nAr«l(l)AOIi nrtni'f" flO'.WIOK niiiK:-
(l()-.-Ar> 1 M|)()'.- IIAI (rrOA^fMI IMHIAII (MIAIAIIIMOII COO.AIi
ri<|>()l>'.- O'/OÏ flTtill TAUtOinil })A IIIAAOi: nilAIIIO'.'f .\(:
A."i im; iiipii-h (n(niiiA."U)'.-(()ii fipjoii niciicAAi Jxni
iiAiiii;'ti" n."JAi rMiApA.\()g:()ii «;T<|)()p."i ham f;ii()A.
H A(;."JCOiii Ai; fiiioi no.coii cioi riiipru;!/. rcpoc aiioi;
))A iim;Aa\i(;to(; bacimoc (TIR") rniAio-.oAyiM; r pu)
MApA iiAn.'MA C;(t>r>io(: D'feHiiCKoiiii Ai."i(; uni no'.'coii
<;tAriA flIIOAlC lAIIII J)HII ll«j?t)(»'.- nf AIIAC TACIC (;«)()."All
(;Opi;'IAIIA j)(;ll IIITA<t)C)(: (JTAVVA IKMOIIA rillAOC flJmiMJ
<)■.•()<" niA()'.'(()."ll' |)()li IIKr.'K'l'lipiOII «;TA«|K<)T()-." flAM:
iiiiiAiiio'.'f no/po KcucrAii Tiiioc o'.'o^ Ai;"j(()iii 'x;!!
lAMM niiien fujïoo.- (i(»()-.Ai-. o/oi* iiAKc.co.-rr niiniA-
n().a};";i- o'.o? iiai;'iaiia njmro/. aci'koim ac niioi
no'.'tjïoo'.- Ai;'j(; mil (ij>()vii oiiiii DiiApiA dma/ niioAii-
lllli: (|>llf;TA'.'"fp«;ll(| -AC; IIApKOC ll,"JC»VB nBApilAllAt;
()'.•()? IIAI.hoTJïRT jjOil IIIUA 0I(;AII.")«III ni«; llllll ll«;li
iiiiiA nrifiiii ii<;II<;Iu:a mai aiaiiii no'.'Ko.'A'i fiiiA
riIlCIIOT noVfiKKAIICIA AUHIITJiil 1) «:()-.U;C)OI 1 IO'."(| I
Pour AiiyioAeu.
[6]
l.'iCi UEVUi: riE i.'oniENT chrktiex.
.I)(;m niiiA cTciiiiA-.- (fuvi «iTC QnuuoTfiu (1) fipoq eue?
l)(!ii ?M niiA (;iiiii|H| (riAi."JU mil «i.hovii r|)0(| aixiiii
,i)(!ii iiiiiA (îTfiiiiiAv novimyi n.\<t)ii nApvnoii mai
nTAC|(;j)HT<)v n.\e iiociuirioc (Tl Y°) niovnrpA<|)fivn
iH:M i-AiiAMiiA riipeqfoBiu lieu aotka*; oica)) iinii
iiikoaiiikh: iiiAO-ziriiic. Ai.vnuo-.- ovoi nï'.coc H(ui-
IM)V(;|J1I<)'.- O-i'O; IIAlj)t)Ti)fiT j)OU OVTA.XpO ,')«';ll IIKVIUII
AiAMii novciiicTOMi cTi eiKi()+ nTA((«;l)i iTC n-\n iiiniiA
nAIIOCTOMKOll })I)H lUillMA flAO'.'KAC IIICIIIIII flpJiU-
TAIITIO\IA ."lA IIIOIIHOV KT.heil -flOVAGA IIBU lAHU eilO
AVKHII PAp nt; (i'xOTeB niAKCOBOC HCOII OncrC 0V02
ava:*jai nxv. iiifiolioc hfiii niximiAïf oneiicrc iho nx<;
ii<;u iioqQKAe novAAi. ovoe iiApe +enicTOAn c,')Iiovt
1)011 eAiicbAi nptuiiAïKii lieu îAiiueBueTpev evnzoT
eAvovopiic yiTeii titoii iieii UApinoiiA lieu iioai-
KApiKX: lieu AVAIIATITOC lllUABUTUC OTe nAVAOC
iiipeuoeoAAniliKH- ovo? (|)ai ne uevcoii fixe "feuic-
TOAII Ae-
(.1 suivre.)
TRADUCTION
(69 i") Catéchèse (|ue i)i'ononça saint Basile, le vénérable
•■vêque de Césarée de Cappadoce, pour la conimémoration do
celle qui fut toujours revêtue de pureté, la mère de Dieu véri-
table, sainte Marie.
Cette catéchèse fut prononcée dans la grande église neuve
construite par le préfet Euménius.au levant de la ville (2), quand
saint Basile la consacra, le 21 du raoisde Paoni.
Le vénérable écrivain saint Basile nous y montre que le jour
!
(Ij Poiu nill."H()AUU. j
(2) I.e tiaductcnr copte s'est mépris ici en face du texte grec; il s'agit du j
Préfet de l'Orient. Ce titre qu'il ne connaissait pas lui a fait faire un contre- |
sens. !
[-1
(ATticHÈSi; ATTRIBUKI-; A SAINT BASILE DE CÉSARÉE. 157
OÙ les Apôtres construisirent et achevèrent une église, au nom
de l;i Vierge, lut le "21 du mois de Paoni.
Il parle •'galoment, dans cette catéciièse, des débauchés, des
adultères, des ridios sans cœur, pour qui les tourments sont
leurs demeures jusque dans léternité. Dans la paix do Dieu;
amen.
I
Venez à nous, aujouid'hui. ù peuple ami du Christ, fils que
l'Kglise catholiqu<' a enfantés et mis au monde! \'enez à nous,
aujourd'hui, vous les amis de la doctrine, le peuple docile et
obéissant à la parole de Dieu! Venez, mes fils et mes filles,
rassemblez-vous autour de moi en ce saint lieu (69 V) aujour-
d'hui, pour que nous célébrions ensemble, dans la joie, la fête
virginale et prophétique, la fête universelle, en laquelle se
réjouissent ceux qui sont dans le ciel et ceux qui sont sur la
terre! Pourrais-je parler des seuls liabltants de la terre,
oubliant les chœurs des Anges, des Archanges, des Chérubins,
des Séraphins, des Trônes, des Dominations, des Principautés,
des Puissances, oubliant les Patriarches et les Prophètes, les
.luges, les Apôtres, les Confesseurs, les saints élus des Ascètes,
qui se sont consumés dans le désert? Tous ceux-là sont réunis
avec nous en cette fête sainte, aujourd'hui, pour célébrer la
dédicace en l'honneur de celle que Dieu a comblée de toutes les
gloires, la Vierge et Mère de Dieu, sainte Marie. Ce n'est pas
une dédicace comme la dédicace de ces temps antiques, que
'élébraient nos pères, nos devanciers et les rois qui régnaient
sur la terre. Lorsque les rois de la terre jettent les fondements
d'un palais (7n r"), d'un temple, ils immolent des taureaux sur
les fondations, des boucs et des animaux sauvages. C'est là, en
elfet, ce qu'ils font. Et lorsqu'ils ont terminé la construction
du palais, leurs amis royaux s'y réunissent; ils y apportent
des présents, de l'or, de l'argent, des bois, des pierres de grand
prix pour l'achèvement de ce palais, et ils font un festin. Ils
y amènent des joueurs de cythare, de tambours, de cymbales,
de tlùte. jjour y exécuter des chants d'abomination, qui en-
traînent l'àme de ceux qui les exécutent, dans la géhenne
de léu.
158 lîKVÛK LiK I.'OIUCXT CHRETIEN.
Mais si ces lioinraes agissent ainsi pour des objets sensililes,
poui' irs demeures de l'impiété, combien plus devront-ils Caire
pour le temple de la Reine, pour son palais, la demeure des
Anges, le lieu de réunion des fidèles, l'endroit de l'assemblée
générale de tous les saints! Je vois, en effet, une foule de rois
(70 v") qui sont assemblés dans ce saint lieu, aujourd'hui, mais
ils ne sont pas de la terre. Je vois une foule de puissants vêtus
de l'étole, réunis avec nous, mais ils n'appailiennent pas à ce
temps. Je vois des multitudes de trompettes et de hérauts
incorporels groupés avec nnus, tous en fête, en joie et ornés
de l'étole, dans le palais de la reine de toutes les femmes, la'
Vierge sainte, la Mère de Dieu, sainte Marie.
Mais, revenons au sujet de la catéchèse, que nous avons entre
nous, celui qui nous est proposé pour la gloire et l'honneur de
celle (|ue nous fêtons aujourd'hui : sainte Marie, la Vierge
sans tache, afin de satisfaire tous les saints convoqués avec
mais à ce saint banquet en ce jour, afin que nous vous ins-
truisions vous, peuple ami de Dieu. Mais comment oserons-
nous ouvrir la bouche pour parler en cette grande fête e.xtra-
ord inaire qui s'offre à nous !
11 marriva une fois, tandis que j'étais prêtre, moil'humble
Basile (71 r"), avant qu'on m'eût appelé, malgré mon indignité,
à la charge de l'épiscopat, d'aller un jour à la sainte ville de
Jérusalem. C'était le jour de la sainte résurrection. Je voulais
prier sur le tombeau tlans lequel on déposa le corps de mon
Seigneur, et adorer dans les sanctuaires construits par le roi
ami de Dieu, Constantin. J'étais à Jérusalem pendant les jours
saints; je vénérai les églises et j'y priai. Il m'arriva, un jour,
d'aller à la maison de Marie, la mère de Jean, celui qu'on
appelle Mare, le digne second de Barnabe. Je visitai les lieux
ilu haut (le la maison, ceux d'en lias, |)uis je trouvai une
petite pièce en forme d'église. Je i^erçus ^1), en cet endroit, une
odeur de parfum telle, que je n'en avais jamais senti nulle
autre part. Je pénétrai à l'intérieur et je trouvai une foule de
livres anciens : ceux écrits par losippos (Josèphe) (71 v") le
compilateur, ceux de Gamaliel le docteur, eeux de Luc le
1) Nous avons ici iiiio l'aii.s,se Ifclui-f du te.Me 5,'rec de la part du traducteur
cO])lo. Il a In lo wrlio ôfiw pour le verbi- oiyjfaivw l'ormo moyenne ÔTppxivoiJiai.
[ilj
I
I ATKflIKSE ATTRIBLKE A SAINT BASILE VF. CÉSARKE. 150
scribe, ceux de Nicomède le lévite. Je les trouvai tous ensemble,
l'ouillaiit avec soin j3armi eux, je trouvai, en dierchanl, une
lettre de l'Esprit apostolique, écrite de la main de Luc le
médeein d'Antinciic. adressée aux frères de la .Uidée et de
.lérnsalem, car on avait misa mort Jacques le frère du Sauveur,
et les Gentils qui croient en Notre-Seigneur et en ses souf-
frances salutaires s'étaient multiplies. La lettre était écrite en
caractères grecs avec des témoignages fidèles, envoyée par
l'intermédiaire de Tite, l'aimona, Polycarpe et .Vchanatite,
Thessaloniciens disciples de Paul. Voici la reproduction de
la lettre :
(A suivre.)
M. (.'iiAi.Ni;.
[10]
LA MORT DU KHAGHAÎV KOUYOUK
Six des nianuscrils de l'histoire des Mongols, écrite par 'Ala
ad-Din 'Ata Malik al-Djouwaïni, soas le titre de Tarikh-i.
Djihamjousha (1), et conservés à la Bililiothèque nationale de
(1) I,a division primitivo de cet ouvrage comprenait deux tomes, l'iiistoire
des rois du Kliarizm tHant un appendice au piemiei- de ces volumes. Chacun de
ces tomes formait presque un ouvrage indépendant, comme le montre le fait
qu'ils commencent tous les deu\ par l'Invocation à Allah, et par une préface
spéciale. C'est sous cette forme primordiale que se présente le texte du Djikan-
r/ou.ili(i dans le man. 61', le seul qui ait été connu par Quatremére et par
d'Ohsson, et c'est avec une entière raison qu'ils ont écrit que cette chronique
se divise en deu."; tomes, d'autant plus qu'on lit, à la fin de l'histoire des rois
du Kliarizm, une souscription dans laquelle le copiste insiste sur ce fait,
qu'avec elle se termine le tome premier du DJiliangousha de Djouwaïni :
Jj_»=^ ^LiAJL^ \\ Jj' jJar' Ai >L*j". Le copiste de ce volume savait
fort mal l'arabe, et point du tout le turk, encore moins le mongol, mais tout le
monde s'accordera à reconnaître qu'il était assez soigneux pour ne pas avoir
reporté sa souscription ■■ ici finit le tome premier du Djihangousha de Djou-
«aini », de la fin de l'histoire de Tchagliataï, aux dernières lignes de celle des
rois du Kharizm.
Cette division fut immédiatement modifiée, puisque le texte du man. 1563,
qui a été copié sur un exemplaire daté de %'}'■) de l'hégire, est divisé en trois
tomes, l'histoire des rois du Kharizm formant le second, celle de Jlonkké-
Kliaghan, le troisième; or, le man. écrit en 6.VJ était certainement l'an des exem-
plaires copiés sur l'autographe d"Ala ad-Din 'Ata Malik al-Djouwaini, qui a
lerminé sa chronique entre l'un des mois de 658, la dernière année qui s'y trouve
citée, et 650, en laquelle année on en avait déjà tiré des copies.
Il ''St caractéristiqui- i|u".\la ad-Uin a, arrêté le fil de sa narration en 655, au
nioni'Mit pri'cis où le piinci; Iloulagou va entreprendre son expédition contre
Hagl](hul; 'Ala ad-Din, sous les règnes d'iloulagou et d'Abagha, qui étaient
bouddliistes, a jugé prudent de ne pas écrire sur ce sujet dangereux : la façon
dont il traite les Ismadieus, qui, après tout, étaient des Musulmans, fait présu-
mer des sentiments qu'il nourrissait à l'égard des infidèles, des idolâtres, qui
avaient porté une main sacrilège sur le trùne des Abbassides. Sans doute, Nasir
ad-Din Tousi a écrit un récit détaillé des opérations contre Baghdad, et Rashid
ad-Din s'est l'tendu a\ec complaisance sur les péripéties de la lutte; mais Nasir
[1]
LA MORT ni' KIIACHAN KOUYOUK. IGl
l'aris, disent, au sujet de la uioit de Kouyuuk, khaglian des
Mongols, que ce prince, parti de Ivara-korouin ji^SLJU* ^^^ Ji»,
se L'oiiduisil foniiiic un lenétrat, le jour où !<• prince lloulagou s'inquiét.i des pré-
ilictions sinistres de rastroloj-'ue llosaiii ad-Uin. <|ui le nienarait des plus épou-
uitables c:ilaiiiiti'S, s'il osait s'allaquer aux descendants d'Alibas, aloi'S qu'il
■mmit l'inlauiii' do prouver au clief mon^^'ol que jamais la colère céleste no
■tait exercée pour venger l'assiissinat d'un khalife. Jlaljrré ses protesUitions
l Islamisme, liashid était un juif passé à la foi musulmane, et encore a-t-il éciit
l" récit de la oonquélode Haghdad sous le règne d'un prince, Mahmoud (ihazan,
'{ui avait abjuré le Kouddhismo.
A une date très postérieure, en (j80, 'Ala ad-Din rédigea, sous le titre de
Tnsliat nl-ilihvan. un tJ'aité, dans lequel il expose dos ciioonstancesqui lui furent
|iorsonnelles, en relation avec l'histoiro des Mongols, ainsi que des faits qui
liparlienncnt exclusivement à l'histoire des Mongols, et, eniWI, à la veille de sa
MOrl, il écrivit, s;ins titri' spécial, une continualion de cet opuscule. Ce sup-
plément au Taslial al-ikhwan se trouve à la lin d'un manuscrit de luxe, décoré
de peintures, qui fut copié en l'année 811, dans la dernière période du long
règne de .Shah lîokli, par un certain Abou Ishak ibn Mohammad ibn .Ahm.'id
al-Souli al-Samarkandi, et on lit, après les derniers mots, au folio 11 v°, car l'ordre
des feuillets a été interverti : ^LiXjLj^a. ^li-^ ^„^j^\ v_jLxJi .Ji,^
■-•UoU:'» ^rr^;^i ^-^^^ '■^ J'y^ y^ (^-^ -' J"-" {^.y>: _$^>^
i^' Ajovl ,,^ J-»s-' .f> ■ i^s—l »j1 yJUli] .-isr-'l ,",.»J' Xi JU
.CJ..O^v,^'! : • Ici linil le livre intitulé Tnrilili-i Ujlhfin;/ou.shaiU' Djouwaïni
le l(i' jour du mois di' .Shawwal de l'année .'<ll. par les soins de l'esclave misé-
rable c-t pauvre, .Mjou Ishak ibn Mohammad ibn Aliniad al-Soufi al-Samar-
kandi -, ce qui indique, à n'en point douter, que ce personnage a reproduit le
lo.xto d'un manuscrit, dans lequel l'appendice au Tastiiil al-ikhwan, vraisemlila-
blement le Taslial lui-même, étaient comptés comme des parties intégrantes do
l'ivuvri' de Djouwaïni; tout ce que l'on connaît des habitudes des copistes des
livres de luxe ét;ililit d'une façon irréfutable que Abou Ishak a reproduit lidèle-
ment l(îs dispositions de l'exemplaire enluminé qu'il copiait; il n'y a pas un seul
exemple d'un manuscrit illustré, dont les peintures ne soient les répliques tradi-
tionnelles, plus ou moins modifiées, quelquefois très altérées dans les livres de
basse époque, de celles qui décoraient un manuscrit exécuti' immédiatement
après la conqiosition de l'ouvrage, .sous la direction de l'auteur; à tel point qu'it
est évident qu'il existait, dans les at<'liers de peinture, un manuel d'iconographie
et d'enluminure des c|uelques livres qui éUiient destinés à recevoir des illustra-
tions; il n'y a pas un seul exemple il'un copiste qui se soit permis <raltérer la
disposition et de changer l'arrangement d'un manuscrit de luxe dont il repro-
duisait le texte, et l'on ne trouve jamais, dans les livres enluminés, les erreurs
de division qui déparent quelquefois les manuscrits médiocres, exécutés par des
copistes sans soin ; le fait n'est pas surprenant, si l'on remarque que l'exécution
des livres de luxe était n.iturellemcnt confiée à des artisans très scrupuleux; ce
n'est pas à dire que leur texte soit très correct, car un calligraphe peut man-
quer de IcUre.s, et Abou Ishak. évidemment, ignorait l'arabe, le turU, et jusqu'au
[2]
OHIEXT CUBÉTIICN. 11
162 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
pour se rendre dans l'Occident, aux rives de l'Émii, le ^W
WC '^ i^i ''"^^ Chinois, « lorsqu'il arriva à la limite du pays
nom (le l'auteur dont il copiait la chronique, lequel, d'ailleurs, au ix° siècle de
l'hégire, n'était point très connu ; mais tout cela n'empêche que s'il a écrit, à la
lin do l'appendice au Taslial al-ikhiran : ^j^ p~-.*.M .^L;X_' ^J^-^-iJ
(lire c'jrr') ç'j^ ^^~^'-'^ '■ • Ici se termine le livre intitulé Tarikh-i
DjiluDir/oushn, par Djouwaïni », c'est qu'il a trouvé cette épigraphe dans le
manuscrit qu'il reproduisait, sans qu'il soit possible d'y voir le résultat d'un
déplacement des feuillets de cet exiimplaire, puisque cette phrase, au lolio 41
verso, termine explicitement l'apiiendice au Tnslial, et non une autre partie de
la chronique.
11 est visible i|ue, si' sentant parvenu au terme de sa carrière, et apprenant
que liashid ad-l)in. '.Vbd .\llali al-lvashani, Ahmad ibn Mohanimad al-Boukhari.
et d'autres littéi'ateurs avaient conçu le projet d'éci'ire l'histoire des .Mongols.
'Ala ad-Din a regretté de laisser inachevés les fastes d'une époque dont il
connaissait mieux que personne les péripéties et les seci'ets; mais le récit de
.ses aventur(;s personnellrs l'ut tout ce qu'il jugea prudent, à la fin du règne
d'Abagha, en Ii80, d'écrire sur cotte période affreuse, où l'Islam, en Perse,
tomlia sous le joug des lamas tibétains. Quand Sultan Ahmad, le premier prince
mongol qui se fit musulman, le 20 JIohaÈ-ram 681, arriva au trône, il était bien
trop tai-d pour que 'Ala ad-Din put reprendre le fil interrompu de sa chro-
nique, et en conduire la trame jusqu'aux derniei's jours du règne d'Abaglia.
Il en faut conclure que '.\la ad-Din, en 081, constitua un exemplaire de son
œuvre, de la partie de sa chronique terminée entre (i.ô8 et 659, du Taslial, com-
posé en (i80, de l'appendice au Tnslial, écrit en 681, le tout, sous le titre de
Djihannouslui, et que ce fut cet exemplaire qui lut copié par Abou Ishak, à la
fin du i-ogne de Shah lîokh Bahadour; ou bien, ce qui est encore très possible,
que les amis de Djouwaïni, trouvant, après sa mort, les autographes de ses
ouvrages, eurent la piété de les réunir en un .seul volume, pour éviter que les
diverses parties ne s'en perdissent, comme le fait ne s'était que trop souvent
pioduit.
H est hors de doute qu'à lépoqui' timouride, sous les règnes de Tianour,
de Shah UoUli, d'Oulough Heg, on rechercha avidement les histoires des Mon-
gols, et qu'elles étaient alors connues sous un état i|ue nous ignorons aujour-
d'hui, comme le montre l'attribution, dans un manuscrit qui appartint à
Oulough Beg, à un certain Ahmad ibn Mohammad ibn Alohammad al-Boukhaii,
d'une portion de la Djami'al-tawankk de liashid ad-Din, dont la paternité est
il'ailleurs revendiquée en termes foi-mels par un autre écrivain, 'XhA Allah
al-Kashani (Inlroduclion à l'IIisloire des Mongols, p. 396). Quoi qu'il en soit, le
texte du Taslial n'existe pas dans le man. ïdfi, entre la fin du troisième tome
du Djikanijousha, au folio 1 ri'cto, et le commencement, au verso de ce même
feuillet, de l'appendice au Taslial; le Taslial ne figurait pas dans le manuscrit
qui fut copié par Aliou IshaU, lequel est entré incomplet de tout son commence-
ment à la Bibliothèque nationale, cette pai'lie initiale étant restée à Constan-
tinople, où elle lut acquise, beaucoup plus tard, par M. Clément lluart.
.l'avoue que, posé en ces termes, le problème me parait insoluble, et qu'il ne
me semble pas que l'on puisse jamais expli{|uer pourquoi, et comment, le Taslial ^
[3j
I.A MORT DU KHAGHAN KOL'VOLK. 163
de Samarkanii, dans un endroit qui est distant de Bcsli-baligii
d'une soniaini' de niarclie, le terme fixé pour chaque homme
l'atteignit » : ^i-C àJo ^/>~i U Lsr'l ;l ^ j.^, ^jjj^^ j^ j^
j.™,, V* -j^y Jr"' -^-^-> 'S •^^^- CV'st co texte qui se lit à la
page >!.". (lu premier volume de la chronique d"Ala ad-Din,
que Mirza Moliammad Kazw ini a publié dans la siTie des GibI)
Trustées; c'est ce même lexie, à quelques variantes insigai-
liantcs près : ^J^^ ^j^^ ^ '-==^1 ■] aS' j.~w, j^^*^ i^xs^. ^ys.
j.~-, ,J -^^♦'' J^' --^-J »|i i'^», qui a été copié par Rashiil ad-
Din, tians l'histoire de Ivouyouk, telle qu'il l'expose dans la
7'ari/,/i-i ))ioubarak-i Ghazaiti, et c'est cette même phrase
qui se lit dans la partie de cette chronique que j'ai publiée
aux Irais des Gibb Trustées (p. -250).
Cette phrase, telle qu'elle se trouve dans les manuscrits de
ces deux histoires, est une pure absurdité, car l'on sait, par
DJouwaïni bii-mème, que Hatou. itant parti de son ordou, sur
la Volga, pour marcher contre Kouyouk, apprit la mort de ce
princf à Alakmak, à sept jours de Kaynligh, c'est-à-dire, ap-
proximativement, sur le 71'' méridien \.-E. de Paris, environ
à 550 kilomètres dans l'Est de Samarkand, ;i prés de 340 kilo-
mètres H l'Orient du point oii Kouyouk serait mort, si l'on
adoptait la leçon de Rasliid ad-Din et de Djouwaïni.
al-ikhwan disparut de l'œuvre de 'Ala ad-Din, tandis qu'on y fit entrer Tappen-
dice au Taslial. Il n'en reste pas moins certain que la division du Djihangousha,
dans sa disposition première, de 609, conservée dans le man. 69, comprend deux
volumes; quatre tomes, le quatrième formé du T'aida/ et de son appendice, dans
la recension qui; l'auteur fit en 681, qu'il consacra dans un manuscrit de luxi'.
.destiné à être oiTert au prince de l'erse, ou à un puissant seigneur, et non trois,
ce qui i-eprési'nte une division secondaire de la première rédaction faite en
659, pour répartir d'uue façon plus égale le texte de cette chronique. L'édition
partii-ulière tlu Djihangousha, faite en 681, par '.\la ad-Din, ne sortit dr" la
bibliothèque du haut personnage à qui elle avait été oITerte. et de sa famille, i|ue
pour iHre copiéi', à la fin du règne de Sliali Uokh, puis elle disparut, ce qui
explique comment piesque tous les exem|)laires connus du Djihangousha, ù
l'exception du man. i06, reproduisent l'édition en trois tomes de (>')!•, qui est celle
que publia '.\la ad Din, à une époque bien antérieure à celle à laquelle il eut l'oc-
casion d'écrire le Taslial et son appendice. Cette circonstance n'empêche point
que la <livision de cette chronique en quatre tomes ne soit l'expression de la der-
j nière volonté de '.\la ad-Din 'Ata .Malik al-Djouwaïni. ou qu'elle ne marqui' une
intention formelle de la personne qui fit exécuter les clauses de son testament.
[4]
Ig4 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Il est bien étonnant que Djouuaïni, écrivant que Kouyouk est
mort dans les environs de Samarkand, ait éprouve le besoin
"situer la position de cette ville, qui, en Perse ''^f^^-^
comme Unn.e lest à Londres, par rapport à une localité, Be.h-
baligli, infiniment moins importante, dont le nom n était
parvenu qu'à la connaissance de quelques erud.ts; il serait
étrange qu'un historien, parlant d'un événement survenu a
Lyon ajoute que la métropole du Sud-Est des Gaules est a
une semaine, par la route, de Gray, ou de Néris-les-Bains.
Mais il y a plus : Shiliab ad-Din al-'Omari nous a conserve
dans son encyclopédie, intitulée J/asa/^'A- al-absar, la mention
très précise, mallieureusement avec une lacune produite par la
riéo'lio.ence d'un scribe, des distances, ou plutôt des relais de
lal)oste, sur les chemins de l'Asie centrale : « De Samarkand
à Ycngi, il y a vingt jours; de Yengi à Almaligb, vingt jours;
d'Almaligh à Kara-Khotcbo, (vingt jours) ; de Kara-Khotcho a
Kam-tchéou, quarante jours; de Kam-tchéou à Khan-baligh,
quarante jours », d'où il suit que Besh-baligli, qui, au moyen
âge, s'élevait dans les environs d'< >uroumtsi, n'était point a
sept jours, mais bien à cinquante-cinq jours, de Samarkand,
une semaine de marche, dans le comput du Masalik al-absnr,
correspondant approximativement à une distance de 210 kilo-
mètres (1).
Qu"Ala ad-Din ait commis une erreur aussi grossière dans
l'évaluation de la distance qui séparait Samarkand de la cite
des Ouighours, c'est un fait que n'admettra aucune personne
qui a lu le texte de sa chronique; 'Ala ad-Din est un historien
précis, qui raconte exactement les événements auxquels il a été
mêlé, et qui connaissait l'Asie centrale, pour en avoir foulé, à
plusieurs reprises, du chef de ses fonctions, les routes câpres et
désolé(;s. Aussi, n'cst-il pas croyable qu'il ait commis la niai-
serie de situer Samarkand par rapport à une ville ignorée, à
4.000 kilomètres de Tauris, et que, de plus, il ait commis une
erreur aussi grave, en parlant d'une route qu'il avait suivie
en se rendant à Kara-koroum, à la cour du khaglian (2).
(1) Hcmti' (le t'Oricnl Chrcticn, uniu'e 190S, pages 357 et :i5S.
(■i) l'ii 04 1 ou (il.") (l-il(i-li47), la première lois notaminent, quand il aeconi-
pagiia l'émir Arglioun, dont il était l'un des secrétairos, lequel se rendait a
[5]
LA MORT nu KMAOIIAN KOUYOIK. 165
Lhistoire de la Chine, parlant de la mort de Koiiyouk, s'ox-
|.iimo en ces termes :H^Xlc^ M^ M ^ m t^ ^
-l-U <:. 5â ^ Mk ^ 1i H ^ # 0 + ^ (1) « La troi-
-ième année (de son règne), en l'année méou-shen (1248), au
printemps, le troisième mois, k' i<iiagh;in expira dans le pays de
liininu-siang-i-eni (Ivhounsangir) ; il avait occupé le trône
durant trois ans; il avail vécu quarante années (2). »
Il cour de Kouyouk. Art.'lioun et sa suite apprirent à Taraz, la ville actuelle do
I iirkistan, l;i mort de Kouyouk. puis, après un certain temps, ils rentrèrent en
l'erse: il est à présumerque 'Alaad-Din 'Ata.Malik al-njouwaïni, à Taraz, entendit
prononcer d'une façon exacte le nom de la localité, où le kliaghan était mort,
l'jouw.aini retourna par la suite deux fois en Asie centrale, se rendant à Kaw-
koroum avec l'émir Arghoun (617 liég. = li-10;&IO liép. = 1251); or, la route
qui conduisait de Perse à la cour mongole passait par -Samarkand et Besli-baligli ;
il est impossible d'admettre qu"Alaad-Din, qui lit le ruban de route Samarkand
— Besh-baligh, àcheval,au soleil et à la pluie, ait oublié les seize cents kilomètres
(|ui séparent ces deux villes.
(1) Yuan-shi, chapitre ii, tout à la fin.
(2)I.atranscription J^ iH ^ È3 lloung-siang-i-eul du nomdi>cettelocalité,
qui a été faite au xiir siècle, d'après une forme vivante, a été modinéc parles
'•diteui-s du Yuan-shi, dans la période kliien-loung, d'une façon tout à fait arbi-
traire, suivant leur coutume, en ^ ^ 9# j^ lloung-si-ya-eul, avec une
restitution Kenkisiyar, en lettres mandclioues {buique du Yuan-shi, cliap. iv,
page 10), qui est absolument impossible, et qui ne correspond même pas à la
t'-anscription refaite, ce qui est un comble. La personne qui a inventé celte
■rme ignorait que le caractère \f.i houn^ est de la classe-^ , qui ne peut être
transcrite en mongol que par les aspirées kh, gh, à l'exclusion de k et »/, qui
transcrivent toujours les caractères de la classe S-, et jamais d'autres. C'est
>us l'influence de fantaisies analogues, et tout aussi inexcusables, que les édi-
teurs de l'édition remaniée du }'uan-shi ont changé l'excellente transcri|itioii du
\m' siècle /\ ÇA. ^Pa-ho-tha, du nom do la ville de Baghdad, en gj 5^
•^ Pa-ho-thaï, avec une restitution Bakhataï, en caractères mandchous, et
rcxplicalion t^ iff- - aimer vivement -, de cette forme, qui ressemble à un
adjectif mongol. C'est de même que, dans la transcription très exacte 0^ Jj^^ ^
ho-li-fa du titre arabe, khalifa, du Commandeur des Croyants, ils sont allés
chercher un mot mandchou'!^ yJW (sic), ôlklia, signifiant ironiquement te
• chef d'un village d^' cinq c^nts hal'itants -, et qu'ils lui ont substitué la trans-
' ription absurde ji- îfll 9^ fa-la-ho, ce mot, comme Baghdad, étant, suivant
eux, le nom d'un roj-aume (Lexique du Y uan-shi, chap. m, page 18). Par contre,
[6]
inn REVt'E np: l'orient chrétien.
Transcrit en caractères arabes, d'après les constantes phoné-
tiques du Mil" siècle, le nom de Khounsangir se présente sous
la forme t-C~j.ii, laquelle, à première vue, est incompatible avec
le nom de Samarkand ^x:»,*-. du Dj i hangousha et de la
Tarikh-i moiibarak-i Ghazani.
L'un des plus mauvais manuscrits de la chronique de "Ala
ad-Din. qui porte le numéro 69 dans l'ancien fonds persan, a,
au lieu du nom bien connu de Samarkand, la leçon énigma-
tique ^O, dans la phrase : Ls-»! ;l ji" j.^,^0 j-s-t ,.^
(JJLj à.^^ Lj (1); un autre, encore plus défectueux, le plus
mauvais exemplaire qui existe de cet ouvrage historique,
quoique copié à une date ancienne (2), l'année 700 de l'hégire
(1300), porte très distinctement la forme ^w.», qui diffère à
peine rle^C-,-, dans la phrase... j^-, ^-Cs 3.s^' .,_jr>. (oi.
ils ont liicii vu inie^& ^ sou-tmi est l'ni-alic stil/an. dont l'équivalent chinois
est ^p tivinr/. et la ti'anscriptioni|ii'ils lui ont substituée. gJX ffifl -W sou-lc-lhan,
lui est ri^'oureiiS('m(>nt équivalente, bien (jue ce mot, pas plus que le suivant, n'ait
jamais été, comme ils le prétendent, le nom d'un i-oyauinc; ^i& BB y^': muu-li-hi,
qui, dans le Yuan-ski, traduit l'arabe malik ■■ seigneur », srrait un mot mandcliou
malaklii, qui signilierait^^ - ren.ard ■.. et les éditeurs de l'éililion remaniée du
Vuan-shi lui ont donné la form(>]® 'jn^ ^y: ma-la-hi. Cet étalage d'érudition,
et ces fantaisies, <lissimulent mal l'iiçnoranee, souvent excusable, de leurs
auteurs.
(1) l'olio CiO verso; le manuscrit jiorte S,^=, ce qui est une graphie douteuse,
pour y^^~', le ~ sln étant mal tracé par le copiste; peut-être cette forme est-
elle une ili'l'ormation de »X~x~, avec le sin et. le nonn intervertis, par suite
d'une mauvaise graphie de l'original; la cliose, d'ailleurs, a peu d'iuqiortauce,
car il est certain que c'était bien Xl^l, sous une forme diflicilement lisible,
ou une forme altéive de J^u^^ qui se trouvait dans l'exemplaire sur lequel a
été copié le manuscrit 6!) de l'ancien fonds persan de la Bibliothèque nationale.
(-') Ce manuscrit a été rapporté, vers 1894, de la Transoxiane, par .M. Edouard
Ulanc, qui voyagea dans ces contrées; son texte est inutilisable; sans compter
des lacunes énormes, les erreurs et les fautes les plus grossières ne s'y dénom-
brent pas, tant il s'en trouve; les noms turks et mongols qui fourmillent dans le
récit d"Ala ad-Din sont impitoyablement massacrés, ce qui n'empêche pas
d'y rencontrer, à l'orcasion, comme dans le cas présent, des formes qui sont
plus voisines de la véritable leçon que les variantes de tous les autres manu.scrits.
(3) l'olio 105 verso.
[7]
I,.\ MÛRT nf KII.\r,H.\\ KOlYOt K. 167
J'avais riMiiarqiif ces deux formes en 190"), quand j'établis-
sais le texte de l'histoire de Koiiyouk, dans la clironique de
lîashid ad-Din, cl je soiiproiinais que le nom v. ritahie de la
localité de l'Asie centrale, où mourut le kliaghaii. se dissimulait
>ous ces deux variantes; mais, outre que je ne trouvais rien
qui s'en rapprochât, ni sur les cartes russes à grande échelle
du Turkestan, ni dans le Hsi-tiu-thoimg-iven-tchi (1), il ne
pouvait iHre question d'introduire l'une ou l'autre de ces
leçons dans le texte de Rashid ad-Din, qui a indubitablement
Copié un manuscrit de l'iiislnire d"Ala ad-l)in, dans lequel se
lisait le nom de Samarkand, et qui portait certainement
(1) Pour se rendre de Kura-korouin aux rives de l'Émil, le khaghan devait pas-
ser nécessairement par 13esli-baligh = Ouroumtsi; rien, dans les textes persans
et chinois, ne permet de déterminer si Khounsangir se trouvait sur la route de
Kara-koroum à Besh-baligli, nu sur le chemin qui conduit de iiesh-baligh à
riùiiil. Les relais de la premirre partie de son trajet, la route dans l'Est de Hesh-
lialigh = ( (ui'oumtsi, sont indiqués ainsi qu'il suit, dans le Usi-yu-lhoung-wcn-tchi
(chap. I, pages 6 et sq.) : Oulan-ousou ; Oulyusoutaï; Aktas; Ilbar-Khosho; Mou-
rouï; Téguéré-khoutoulaï; Tobotchok; Obdang-toraï; Dcurbeltchin; Narit; Hesh-
i.Tek; Saïn-tara; Kuriétou; Témégucr. Cette route est, en partie, celle que sui-
\it le prince Iloulagou, quand il vint de Kara-koroum en Perse; elle rejoint,
près Besli-lérek, le chemin de Besh-balighàGutchen, Barkul, Khamoul, An-hsi-
toliéou, Sou-tchéou, qui double la route Besh-baligh, Tourfau, Pitchan, Khamoul,
An-hsi-tchéou. L'auteur du llsi-yu-lhoun;/-wen-lchi a commis dos interversions
dans les noms de ces stations, car les cartes russes de l'Asie Centrale les don-
nent, au-dessous de Besh-térck, dans l'orvlre; Bcsii-térek; Narit; Kuriétou ; T/.eu-ni-
shouan; Saïn-tara; Fuken; Gumudi; Tchilayan; Ouroumtsi. Si le khaghan est
mort sept jours avant d'arriver à Besh-baligh, Khounsangir est, soit Kumurnia,
à 7ô kil. N.-E. de Gutchen, ou liashioun, à t>j kil. X.-E., à environ 210 kil., soit
sept jours, de Besh-baligh = Ouroumtsi. La route qui. dans l'Ouest, conduit de
l;esli-b:iligli à l'Éuiil (iiiV/., page B») passe par Tchangguï; Lokhion; Yang-balgha-
-oun: Hek-khousou; .Manas; Boro-téké-turuku : Khorghos; Kuïtoun (= Kwei-
■oung); (jurtu; .\ntcliikaya; Ising; Boulkhatchi; Boro-tala; 'l'odok; Oroï-dchala-
■ ui; Tchaghan-baïshing; Yar; .Narin-khobok; Dchckdélik ; Kété-khobor; (iuer-
urgué; Shibartou; Khongkhor-oloung; Sari; Urlu; Tchaghan-khoutchir;
Tohorgho; Oulan-klioutchir: Kilghasountchibghatasoun; Tarbaghataï (Tchou-
-'houlchak); Emin ^comme dans le Taï-T/isiny-yi-llioung-lcIii, pour Émil
^5 ^S î5^ ' '^^^*^ "■'• comme dans le nom du fleuve); puis elle continue sur
Ichingguil; .\ikhous; Kholong-obo; Ouyengtchi ; Bodongtchi; Ertchis (Irtish),
sur le neuve de ce nom; Yol-yar; Mogholtaï-odot; Nam (sur le fleuve Nam-ghol
Wi /K jW ^; TarUimtou ; Soukhaïtou ; Nitchuguen-boughoutou ; Ikir; Tchalii-
.liui; Mo'lotou lioughoutou ; Bourghasoutaï: Tchokhor. Sur cette route, les sipt
JMUisde chemin correspondent à peu près à la position de K«eï-loung, ou d'une
localité assez importante, Shi-houo, dont le nom ne se trouve pas indiqué dans
le Hsx-yu-thoung-wen-lchi, dont la rédaction parait bien défectueuse.
[«]
108 RTViE nE l'orient chrétien.
j.^. -v:3^*_ jUrf .,_^ « quand il nrriva à la limite du pays de
Samarkand (1) ».
Li's foniies J-3^w de six des manuscrits conservés à la Biblio-
llièquc nationale, la graphie ^.w du manuscrit 69, celle ^.Cs
du manuscrit de 70(t de l'iicgire, sont des déformations facile-
mont explicables du nom ^C-.;s, qui se lisait dans le
manuscrit autograplie d"Ala ad-Din 'Ata Malik al-Djou\vaïai,
qui avait écrit : a~-.. Jc-as y^ ^sr'. .,_j;^ « quand il arriva à la
limite de la ville de Khounsangir ».
Comme le verront immédiatement les personnes qui con-
naissent les caractéristiques du nasklii cursif du xiii" siècle,
cette phrase, dans l'écriture personnelle et rapide d''Ala ad-
Din, devait se présenter sous la forme A..-y yC. ^^k— '> ^'^'^^
séparation aucune entre les mots, le sin de Khounsangir étant
rendu par une allonge, sans dents, ou les dents du ~ étant
indistinctes, le kaf de ce mot écrit on deux parties qui ne se
rejoignaient pas (2), les points diacritiques étant oubliés, ou
dispersés, de telle l'açon qu'il était impossible à un copiste de
savoir à quelle lettre les attribuer, suivant l'habitude des auto-
graphes de cette époque lointaine. Les deux , ra consécutifs
ont trouille la vue du copiste (3), en même temps qu'il prenait
(1) Il est visible que Rashid a copié le manuscrit qui est aujourd'liui conservé
clans le supplément du l'onds persan sous le n" 205, comme je l'ai imprimé dans
Vlnlrodiiclion n l'histoire dus Mongols, page 118; un manuscrit de la Tarikh-i
mouharnii-i (Hiazani de Rashid ad-Din, contenant le même texte que celui du
man. supp. persan 208, a été copié dans l'atelier d'édition de Rashid, à Tauris.
tout au commencement du vni" siècle de l'hégiro, en une année dont les cen-
taines seules sont indiquées w'-* f-^ i^~, par Rashid al-Kli\vali.
!equel,quclquo vingt années plus tôt, avait copié \c Djihangousha qui est aujour-
d'hui le n" 20ô du supplément persan. Ces faits établissent que Rashid al-
Khwafi était depuis longtemps au service de Rashid ad-Din, et que ce personnage,
comme il fallait s'y attendre, travaillait depuis des années à son histoire dosMon-
gols, lorsqu'il eut l'habileté de s'en faire donner l'ordre par Ghazan, l'œuvre
étant presque entièrement terminée. 11 est clair que l'on n'improvise pas en
quelques années une chronique de celte importance.
(2) La graphie •;- poui- le hë est constante à cette époque ; sa ressemblance
avec le * mhn est une source inépuisable d'erreurs dans la lecture des noms
propres.
(;i) C'est la une conlusion qui se remai'que constamment dans les nianu.scrits,
[9]
LA MORT Dr KUAOIIAN KOUYOUK. IfiO
la barre non jointe du i l;af pour la voyelle a de x^j el h;
("rps du l;af i pour un dal :> (1), de telle sorte qu'il lui.
j _^^,j.o,*_, c'ost-à-dire .v~_, ^^j^~^, ce qui lui él.iit presque
imposé, pour peu que le ^ de^i se présentât sous une forme
cursive de ..• Telle esl l'origine île la leeon Samarkand de six
lies manuscrits de la ihronique d' Ala ad-Din.
La forme yCw- —^LJ des deux autres manuscrits s'explique
encore plus facilement par les étapes suivantes : j-,~ Is^ .,^3.
.--wj fiCL-ij est devenu par la chute du mot t^-i- : is-" ^j_j^,
x~^j ^L^i. pui> fC-^, par la disparition des points, est devenu
en quelques stades, dont rertains peuvent être confondus, X— ^s,
qui a donné d'un coté : X^, puis JLJ (2), ce qui est la
011 les mots sont serrés les uns contre les autres, et il faut faire une pi-ande
attention quaml l'on trouve des complexes tels que -^—i i-^i-iJ, -^-— l,•^•
l I I ■ y^ y ■'• ^^
^ 'i'> jj.i^' surtout quand il s'a^rit de noms propres.
I) Celte graphie du iT par sa partie inférieure x, sans la barre trans-
■-alc, esl conslanto dans les manuscrits anciens, des xii'-xiv" siècles; elle y
ii^litue une véritable plaie ; elle a été la cause d'erreurs sans nombre, car rien
11' ressemble plus à un daf j que co knf incomplet, à ce point qu'il est courant
il ■ voir les t\poj,'raphes, distribuant un paquet de composition, placer les kaf
dont la barre transversale s'est brisée, dans le cassetin des dal. Le nombre des
fi^rmes qui sont nées de la confusion d'un kaf réduit à sa partie inférieure i
■c un dal ^^ et de la confusion inverse, est incalculable; c'est ainsi, à mon sens,
que s'explique le nom du ^r-^ Henkesh, que cite al-Masoudi. dans ses Prairies
d'or, comme étant Tun des principaux livres des Gucbres, et qui est évidemment,
comme j'ai eu l'occasion de le faire remarquer, il y a fort longtemps, le nom du
Buundahish, en pelilvi Roundahishn, i^r-*-^» dans lequel le dal et la voyelle
a i se sont soudés pour former un •> , irH^' (l'ou i/*'^' ''^'^c la dispari-
tion ilu 5_ qui, dans la graphie arabe, se réduit souvent à un trait minuscule,
qui, dans les manuscrits, est une lettre de petite dimension, moins importante
dans IV'crituro que dans la typographie. C'est de môme que s'explique la
forme ,'-l.»=>. Khamdan, que Masoudi donne au nom delà capitale du Céleste-
Empire, laquelle est une corruption ancienne de ^j-^^*^ Djam-gan, avec m-n,
qui transcrit exactement -^ ^C Tcl'l'ang-an, nom de la Cour Impériale sous
les Thanj. C'est à tort que l'on dit que les .Musulmans connaissent la capiUile
des Tliang sous le nom de Khumdan : ce nom ne se trouve dans <ii«;»n livre
chinois, sous une forme qui ressemble à Khumdan.
(2) Il n'est pas impossible que la forme j^—* ne soit née directement de celle qui
[10]
I7n tîKVrE DE l/ORIEXT rURETIEN.
leçon du manuscrit de 700 de l'hégire, et de l'autre ,.C™.0". par
suite do la confusion fréquente du s et du j, puis ^.C^o, yr„.xj, et
JC~^. leçon du manuscrit 09 de l'ancien fonds persan, car il
est en effet constant, rians la graphie des noms propres, de
voir les éléments ->, à l'initiale, se fermer, et devenir un", cju'il
faut n'soudre on ses deux crochets pour retrouver la forme
primitive.
Hien que cette généalogie d'erreurs graphiques soit certaine,
il est déconcerfant de trouver le nom de la ville de Samarkand
dans le manuscrit 205, qui a été copié en 689 de l'hégire, huit
ans, jour pour jour, après la mort d' 'Ala ad-Din (1), et qui
n'est postérieur que d'une ti'entaine d'années à la date à laquelle
cet homme d'état acheva sa chronique; il l'est encore plus de la
remarquer dans le manuscrit 1563, qui a été copié sur un
exemplaire écril en 659 de l'hégire, très probablement sur
l'autiigraphe d"Ala ad-Din, tout au moins sur l'une des copies
qui furent exécutées de l'original d"Alaad-l>ia pnur en publier le
texte, puis(|ue le DjUiniigniislia a été terminé entre les années
(i5S et 659. Il est au moins aussi inattendu de trouver la forme
la meilleure du nom de cette localité, celle qui se rapproche le
plus de la leçon originale, dans le manuscrit qui est daté de
700 de l'hégire, car, malgré cette circonstance qui montre qu'il
reproduit le texte d'un exemplaire ancien, évidemment celui de
l'une des copies laites en 659, le peu de soin avec lequel il a été
exécuté en lait le plus médiocre exemplaire de cette chro-
nique [i).
J'ai déjà eu l'occasion de faire remarquer qu'il s'est glissé
dans ces manuscrits des formes qui semblent inexplicables, à
si peu de distance de l'original, lesquelles ne sont point impu-
tables à 'Ala ad-Din, qui connaissait très exaclement la graphie
et la prononciation des noms propres et géogi-aphiques qui
liguraient ilans l'histoire de ses contemporains. Certaines
se trouvait dans l'autographe U"Ala ad-Diu j>^'' — ^ , par un processus qui est trop
évident pour qu'il soit nécessaire de l'expliquer.
(I) Introduction à l'/tixloire des Mongols, 1910, page ILJ.
cl) Ce manusci'it, copié en 700 de l'hégire, et le manuscrit 69 de l'ancien fonds
persan, pi-ésentcnl cette particularité, qui leur est commune, à l'exclusion absolue
lie tous les autres exemplaires du Djihaïujomha, de remaniements dans le texte
[11]
I,A MORT Ot' KHAr.IIW Kni'YniK. 171
^ do ces erreurs, romnio celle qui fait l'oljjet de cette note, no
\ peuvent guère s'interpréter que par les difficultés que présen-
ta il récriture île l'auteur : II.
Le lait on lui-mènie présente un intérêt restreint; il importe
' peu à l'histoire du monde de connaître le nom de la bourgade
ilans laquelle un homme, fiU-il l'eniperour dos Mongols, a ter-
miné sa carrière; mais il est un exemple typique de la fragilité
il.' la méthode gei-manique, qui consiste à prendre connue base
d'une édition le manuscrit le plus ancien d'un livre, à substituer
1 lutomatisme à l'intolligenre, à reli'guor dans les notes les
variantes de tous les autres, sans s'inquiéter de leur valeur.
K. Bl.OCIIET.
'Ip cotte ctironiquo, et de la suppression îles passages d'une inli^lUircnce diflicile;
l'nii des possesseurs du manuscrit copié en 7û(J a pris la peine d'écrire ces passages
■ mis, dans les marges, d'après un exemplaire complet du texte de la chronique
d'Alaad-Din. Ces similitudes, jointes à la commiinaulé de la leoon t^—-" — j^~^,
infiniment jilus voisine de la forme qui se lisait dans l'original d"Ala ad-Din
i|iic la leçon --9 j-*— do tous les autres manuscrits, tendent à prouver l'existence
■' 'leux familles des exemplaires du Djihangousha, l'une comprenant tous les
nuscrits qui existent à Paris, à l'exclusion du manuscrit 6'J. l'autre, le ma-
-rrit 0!» et le manuscrit de M. E. Blanc. Le fait ne pourrait être prouvé que
une étude particulière du texte de ces documents: il est assez remarquable
illeurs que, pour cette chronique orientale, on retombe sur les deux faniillos
i'ituellesdu s-héma de la dérivation par classes des manuscrits des textes
■ 1 issiquos, si habituelles, qu'on en vii;nl à se domandor si ce schéma ne cons-
iiiiii; pas un procédé aussi artificiel que traditionnel.
I ) Ce fait s'explique assez par la négligence des scribes persans, qui mettent
'i.vant eux le manuscrit dont ils sont chargés de reproduire le texte, et le
:ient à vue de nez, sans se donner la peine de suivre les lignes du doigt, ce
,1 leur procure l'occa.sion fréquente de sauter des lignes entières, tout un
I fragment de texte, môme de plusieurs lignes, qui se trouve entre la répétition
•l'un même mot, et le plaisir d'opérer des soudures arbitraires. Les copistes des
uiuscrits arabes et turcs se sont toujours montrés beaucoup [ilus soigneux
'iiie les Persans et que les katib-i khounsari qui écrivent les textes destinés à
[ être litliographiés.
[12]
ILE DE CHYPRE
NOTICES DE MANUSCRITS ARMÉNIENS
Le R. P. Sérop(' vardapet Samouélian et le D' H. Thakworian
ont eu l'oliligeance de me communiquer les notices de 65 manus-
crits arméniens, conservés dans l'île de Chypre.
Ces notices ne sont pas rédigées dans la forme que nous leur
donnons actuellement.
Cependant, je crois utile de donner en traduction française
et, partiellement dans l'original arménien (1), le contenu des
notices qui m'ont été si aimablement communiquées par les
deux savants arméniens ci-dessus mentionnés.
Haïsmawourq (Ménologe).
Grand format. Écrit en partie à Jérusalem, et en partie à
Chypre dans le couvent-désert de saint Makar; copie achevée
en iLiS'^q, 11:J3 É. A. (= 1681 de J.-C.), le copiste étant le moine
Thounia, de Halou (Palou).
AlGIIWI'lfd . — ^'l"l '/"""'"/'"iiiuL, iiii q/iiipu : h lanLuiLpu ilt-
pnii) IL i^ ^ ij : '/i /j|m^jinii /ji^i^m J>îi/j «ini^iiiLtiuL up L iluurLiuLn-
Jll.lll^ ll/.AlllIipilJjAllllL lllÂlllÂ7>|lll /l tlnnillîl Jlll/llllIlUil <Jfen_UJlîli luliSliui
^/iiLiiiiij iiij>/,i|iiiyi : np lit) 'j, ipuLtuiil^\i piHiLiii ni_ii uiliiil «i/'/'" S"i"("';
(I) l.e i)i-iiicip;il intt^rrl (li> ces mémoriaux, à côté des renseignements histo-
i-ii|iie.s, est (ronli-e piiiloio^'ique. Ils présentent des textes eu arménien de
Cilicie, langue qui a son importance propre et qui a été l'objet de bonnes
monographies, notamment du professeur .Joscf Kakst, Hislorische Grammatik
dcsIxUtkiscIfArmenischeii. Strasbourg, l'JOl, in-8°; xxin + -444 pages.
[1]
ILE DE CHYPRE. 173
i)/jA ihunniuujuinnu ùLunititiiui : n un tçtl . iiLuLtui II. LliLtui ituutn
liiiitntun II. luituninuquiL. mu nnt.nuihl, ntuih nn Lutui untuiuuh tli2h
inu^tniiihu lulin nniiniUL It. iiiifi un iii* ùiulnuntui finLiLii nnLnttn : Il
fiiiijin i/miii/j a nriLfLU nu iiiaiifouiiii LuLnLnnLU uLn lu tut) ^uitui-
inn/ti/tinn : nn II. tunaiulin uiiihr^n (/''^''/"( njifiit iltuî iiinlttiuitu II.
iinliofiir i)Lfi nt)Lmtuutiu /i_ utiiluiinti t)Ln lÊnulinti It- liLiintunnu tiLn
ti^itiintttuiLtnu II nuii/fiiifiifLinu il njutt§\uiuinLnu il nnnunu tiLn II.
nuit) uinLtuh i)/jfiAiiiLfiM»ii /l iILii i/ii iii^/ifiijinnriiiiriu II Lntujuutjtn
itLUuiuunu ^ntiLLunh nLuncttiuliniitunu II i)iiiiiii iMiinrii iJciii iiniiiiulin—
fiiiiiilj IL i)/jn lunnuiin i/iliLintii m/ rm n/i jutun^u ifiiifj ma
liLnLiu ri tjiunnuf^nitnnLti ll*"h iHi ii /ii nLiuhti i)tttiih nttuihh utinnnt Mlsh
"'ir^lr ' "'" ntitintlji Mlm-tiiuijib II *>'»/iu i)/iii/it^iiin/ili il t)t»nh uttinjtfuiiliu
IL iifii nuintuubiuttu nuiuuft ttuiuiLindt juiunCili titu Ltn tuvi uniinillt
fiiiiiiiniu nn imntn/i\(i Iinnnntïiiiii ;
TRADUCTION
" Or, co saint livre fui achevé en notre r-re 11153 (= 1G81 de
.l.-C), clans l'Ile de Chypre, à l'umbre de la sainte Mère de
Dieu, sainte, glorifiée et brillante, et de saint Makar, par la
main de moi, Thomas, moine ignorant, qui suis de la pro-
vince de Balou, où fut donnée l'écriture arménienne au grand
vardapet Mcsrop (1). Commencé dans la sainte Jérusalem, [ce
livre] fut achevé et terminé ici, comme on s'en aperçoit, par
que mentionne le moine de Jérusalem, concernant ce qui a
lé écrit à Jérusalem, et ce qui a été écrit à la porte de saint
Makar. Nous avons mis le mémorial à la porte de l'église de
la- sainte Mère de Dieu, à cause de nous et de tous les croyants,
afin que vous teniez pour dignes d'être mentionnés, mui, le
moine Thouma et nos parents, i^nion pure) Méliton, et ma mère
^li Balou ou l'alou, ville située sur l'Arsanias (Euphratc oricnlalj; des ins-
criptions cunéiformes, gravées sur les rochers environnant celte antique ville,
ont donné naissance à la tradition d'après laquelle ilesrop s'en inspira pour
inventer les caractères de l'alphabet arménien. Sur la population arniéno-
kurde moderne de Palou et sur l'inscription cunéifoime du roi .Menuas,
cf. II. F. B. Lynch, Armenin, Iravels and .iholifs... iLondon. l'J'lli, t. Il, \>. iWI-
yji. et la référence à la publication de Sayce. Ihl,l., p. 392, n. 1.
Ci]
174 REVUE DE l'orient THRÉTIEN.
Oski, et mes frères Hayrapet, Knrapct, et Khatchatour et mes
sœurs, et tous mes consanguins proches, et ceux qui ont
ti'availlé pour nous, et qui nous ont aidés, ceux qui nous ont
enseigné les choses spirituelles, et ceux qui nous ont montré
le bien. Nous, étant pauvres, que celui qui assumera les trais
[de ce travail| que Dieu le récompense, et qu'il ait sa part dans
le royaume [de l»ieu|.
« Que Dieu ail piti(' de Thouma ! 1), et de sou père Miridjan,
et de sa mère Marlha, et do toute sa l'amille, car c'est lui qui
m les trais de la reliure. Dieu ait pitié d'Esaï, qui lit réparer
le cuupoir. »
IIaïsma\\iil'R(j {Ménologc).
<,;rand formai : parchemin; des feuiiiels manquent au début;
écrit à Constantiniiple en /Lû^it, 11:*7 K. A. (= 1078 de.I.-C),
j)ar les soins de lloiiannès iérets (Jean le prêtre).
3
Haïs.m AwouRQ ( Ménologe).
Grand format. Ecrit à Sis et, en partie, à Djokhath, dans le
couvent des Syriens, puis « dans la sainte cohgrégation appe-
lée Tsoroh ». Copie aciievëe en l'an i}{, 760 È. A. (=; 1311 de
J.-C).
MciHOnCtV.r. ^'V} "'/''- l'it-'iinmiiLUli ûiumuunu n liuiinuii-
iiiiiiiiiinii ii/iii iiii 1, iii/L iiinnnninnij tuoiiiituiu'^ iiii/i/i/iu niiii inii i/iiinLii
iii/iijjiijiii />i/i iiiiii^fjiiiit, J/inui /i_ yiiLuiuiiuii, il. iluiuli ii/i n* 1"W
"".'/'"} "''"'j/' "'î"/"/'''/m /' lî/i '/"'IP a/'t"il knlt- lîiuu Itii II uliu II.
iliiilili jiliK h i\uluiiiUlli irli l~ i/iiil/p luiiD/iiin luim/i/l nhll <Jiii/iiiL/iiiil uil
liiOiiiA/i^i/i, Il liiiiii/i hlis h un llLJiiinli Àliiilii /iiisJiiiLiiii i/i"î'P liî"»
>,lll^lllll/illlL III! iMlllIlIlIIlIl lu «Il luAlIlÂll/lIl /l IIU u/iiiL/i : Il IlllILUllllU-
{\\ 11 s'atrit il'iiM 'rhoiiina autre que celui qui exécuta la copie d'une pai'lie
ilu manuscrit.
■ci]
ILE DE CHYPRE.
linchlLu yiiifiii il/iOiiJfi . \/f . Il yjjiniiiiiiJljinni.Hfbii inli IniutntuhiiLiiH^
/jLiifiiniifiiii^lf 11. Il MuiiiuiLnnnt LlLh iijl'iu/i m Oiiiiif/in/i U. iiiiin^iijfii^iii/i •
nniini ilLiiult rt/inn^ ^L/(/f)(i( ii/iii iiii ri/il/(it/i iinnil^u 11 *jîini 1//1 iiriiiiL/ifr/
fi/iififiLiiiii iiio ffiftii/fiifi jLifif/, iifiiiin/,!! /i_ nuit ^fthii h linnnitlii nliinnuttin
Il i)/,V^ Ltinkflt LnnttÊnn lit n il /,ijji_À k}ttitiittt.iin tnttsuti klnnniitiiiil
Il uiniiitti *)iiiiiJiiJi . irifi /i- •^ttitliun^itili Lttinniiinl^ lininiittii iiijj(\iij^/ini.iiia
i)itiiitittint;liU l'iii/i /J^ liiripn ç/i Lu (Lnu.mnii ntl II. liniiLii /i ifiniu
^iifL/i puni : ^ffii It/i, II. n\ iiiiiiiioçn iiiiii ii/uiii't/iuii *>)iiii-fili nnitil^u
tiiuiH-liMt /■<'i(</ iiiiii-O/ii-J/i fi- tihtîiinli iili/iiiififii fini Jl /iiiiifiiiiifriL mIm
tiinni^l^ iii*iii/iiiii_riii *)iiii-i/iii «^iiiiiiii tminliti tiiin Ittin /i. f'i'l/ fltittlttihtultii
IfL/ir^'/iii iiiiliiiiLfi/iiiiiifi ffiff /i- nLiililiitiiliub ItinnuttLlIih liunli nliiiiutnlt
Il nr; iiii tlLitni Lnlittin tiitiitit n (l fii1111n1.1l f/fifi/iiiiiiii/iiiii. : l«/ii| iiintmau
ii^iii/ifi/iiiiLiifiii iILniii iinLttn in2ti'tn*nllf*in U'-^tULtunLitii tuiintlitiixitinsitin
V /'"t/"/ T /' "F '^""""''/"' itiiLi^m nn iLui ilLnni Liliini iiiiiinnLiiiiiiii
i/iiir/ji/^fi /i iiiin '^nnlLiiii infi/ift/ifirinLHfi* . iinin/i dinttiLn l/''^''/ Ittiiittii^iaii
t.\|jfi if/ii)(i iii/iiiiiiiiriLN//i n/iiiiiiniiiiiii/i/i Liii/iif/iniif nu /lu /i_ ifpu *)iii/ifinL—
iiLiiii nLn.lih ntl II. iiiriff/ LntnjiitniuLnnh lit) inns^inhtyU Intintlnn tinihnn
Il 'f P^^'nnphll iitnwli ht) nnintlnn tnniinu . fiini hunh It. it*^ttiinh pu
n tint II In . ut nttinLiiitln iiiii'<)iiiiniii/if(iiii «^iiiiiiiii/ififin linnitinili lit) .
niiiiinijliii lin tiliusiil^n i)iiiLrii_/i/i /,/i irt/iiiir /ifiiif/iinnuiiif /iii/i. iiiiIiiiil-
nlihitin 11 iiiiil^/iii '>/i'|/' linnlih nn inntiilimi iiiim iiiiiiu/tiifL lunintiinnL.jap.
Il pu /l ç /i uiiii<^Liitn/i /i ui> nLJumh ZinjutuMU ituuuLtuuli ifiLliiiin/i
ninLp iifLfiu fifi /;^ri ^luiiiiiNf iiiliiIi fi*"! urlniiii (/>?''i'(lO/f P 'i- ii^iii/ifiiiL-
nutni ^iiiMiJj iiu/iiiMiiii iiiiiiiii(i/iif /l tiuniin hniiliu iiui^iiiif liittijtlnL.h
[ II. fi^iiim iiifiiuui niunniiihjilt Lniitiin JinrLiuI/linri/i ùiuuiLuliti ittilinnnii
quuiLtjnuunti "P'^t ">/> '^ttnnnuint^ iiiiiïjiiiiiiifrL tiiunbuU ttiutn il /i
^lUliiifïnACrfnLuli u. HiiLiniiii il in^nniuain iiiil *^tuiitunuili ulittiittiriu
nnnnîiLtÊnli It uLvili iiiliiliiIi iii^iiiu/iu aiiiilnLU innattiit Ùttinintiiniii-
untjJnLuph niiiupb tiitiitin^lih II, nnnCipli jJtntiitiLnnuu , uliitint ntAtLjnil
titiini^lutULii niitiiiitlitt-lfjli tituin «^lULiiipLiiii tinniitiii lit^iiitinitttixliLn
iiuhnLiiiul^ h nu i/ifiiiLU /i uin ilan nniiLiJ tliuiLir; ilitiiiLn li'yltitiihnLulhLU
II, liituuinL. niiat) Il li/i^ui (l iitn-jitnutuhu ituLhtnLuItu tttùt^h :
•1"! 1311.
[4J
176 REVUE DE lViRIEN'T CHRÉTIEN.
TRADUCTION
" Or, rachèvement de ce livre eut lieu dans la capitale de
Sis, qui est au pied de la forteresse, gardée par Dieu, et que
le Seigneur Jésus protégera toujours comme imprenable. Et
comme on ne pouvait être tranquille nulle part, une partie de
ce Inianuscrit) fut écrite a Sis, une autre partie à Djokhath (1),
qui est un couvent de la nation ssrienne, sous rin\ ocation de
la sainte Mère de Dieu, et certaine partie dans la sainte congré-
gation du couvent appelé Tsoroli (2), sous rin\ocation des
saints signes, de la sainte Mère de Dieu, et de la sainte Sion;
en Tan de la grande ère arménienne 760 (= 1311 de J.-C),
sous le pontificat du Seigneur Konstantin, de Césarée, et sous
le règne d'Oclnn (3), pieux et dévot, fils de Léon (1), fils de
Uétliouin (.")); de même que dans l'ancien temps, Dieu choisit
David parmi les fils de Jessé, de même, dans le [temps] présent,
|il| choisit Ocidn parmi ses sept frères et l'oignit roi de la
maison de Thorgom (6) et de la nation de llaïk (7); afin qu'il
puisse lire librement la parole du prophète inspiré par Dieu,
|i|ui (lit| : « J'étais le plus jeune parmi mes frères, et le cadet
de la maison de mon père (8). »
<' iiien que celui-ci ne fit pas paître les troupeaux de son
(Ij Alii'liiin niciitiomio (s. r. Tciiokli:iUli ou Tcliokat) un village au nord de
Sis, et distingue Tckokhiikli. supri-irur et 'fc/ink/tiikh inférieur (cf. Ai. khan,
Sixsuuiin... tVonise, 1899]), p. 205.
(2) Tzoï'o-vanq - couvent du valluu », monastère de Cilicic, dont remplace-
ment est difficile à identifier, d'après Ai.icei.w, Sis.iuudu..., p. tîS. Tournebize ^
(/lixtijirc polUii/iic..., p. l'Uj, 150, 155) mentionne d'autres couvents, du même
nom, l'épartis sur différents cantons de l'Arménie.
(3) Ocliin, roi dWrmèno-Cilicie, 1308-1320.
(-1) l.ron 111, roi d'Arméno-Cilicie, 1301-1307.
(5) Ilèlhoum 1"', roi d'Arméno-Cilicie, 1220-1270.
(6) Forme arménienne de Thogarma {Gi'néat', ,\, 3), ancêtre dont les Arméniens^
prétendent descendre. Sur la valeur historique que l'on peut attribuer aux
généalogies établies par Jloïse de Khoren, cf. A. CAiian'iRE, Maïsc de Khurcn et\
/rs (leiwdloj/iesjiatriarcatcs... (Paris, 1891), in-8°, passim.
(7) Ancêtre légendaire de la nation arménienne, qui serait lils de Thorgom,!
de la famille de .Japhet. Moïse de Khoren a complai.samment raconté l'histoire
de ce personnage, devenu le héros éponyme des Arméniens.
(8) Réminiscence pi'obable de l Samuel, xvn, M.
[h]
ii.r m: thyphe. 177
père, comme David, il reçut de Dieu l'onction et la couronne.
11 fail paitre en paix le troupeau raisonnable de la nation armé-
nienne. |troupe.iu| (|ui était de It-nips en temps inquiété par
les inlidflos; qu'il reçoive la paix céleste de notre Dieu le Christ,
au bout d'un long temps et de longues années.
« Or. je prie tous reux qui jouiront, après notre départ d'ici-
bas, de la eonsulatiun spiriiuelle de ce saint livre, où sont
réunis les mémoires des saints martyrs, très suppliciés, de se
souvenir, dans leurs prières, de moi l'iiuinble évoque Constantin,
linsi que de mon uncle, qui repose dans le Christ, et de
Hovhannès de Karmir vanq (1), auquel je dois beaucoup, et de
ma douce mère, la dame Aghvor et, avec elle, de mon père
\asil; ainsi que de mon propre frère Sargis qui, encore jeune,
fui martyrisé et égorgé par les infidèles, et de son fils Uchin,
qui mourut en paix, dans le Christ, l'année dernière, et qui
est conservé [enterré] dans la sainte congrégation de Djokhath,
le 3 janvier qui était un samedi.
« Avec ceux-ci, mentionnez Sargis, le feu père de Hakob,
et sa mère Melham Khathoun: et Stéphannos, père du noble
Andranik. qui est le frère de Hakol». héritier de ce livre; (à
.Stépiiannosj, le Seigneur rende ses infiuis bienfaits, ici-bas,
ainsi que dans l'autre monde.
0 Que [Dieu] ait pitié de tous ceux que vous aurez mentionnés,
et de vous qui aurez mentionni', à l'iieure effroyable du grand
jour, lorsque les paroles éloquentes auront cessé et que les
œuvres [seules] régneront; n'ayant pour intercesseurs que
liiacun des saints réunis ici. au nom de \.-S. J.-C, qui est
digne de la gloire, de la puissance, de l'honneur, aujourd'hui
et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. »
il) Celti' expression ■ karmir vanq • (couvent rouge) désigne plusieurs monas-
tères en Arménie; cf. mon article Erzcroum, dans Journal asiatique, 1919,
I, p- '^IS, n. 1. Comme il s'agit, dans le mémorial qui nous occupe, d'événe-
ments se passant en Cilicie, dans la région de Sis, je suppose que ce karmir
vanq doit être identifié avec celui que cite Alichan {S'issouan, \>. UU), expression
i|ui désignait à la fois une montagne, une forteresse et un couvent, dans le
voisinage de Zéithoun (s. r. G.irmir). Ce couvent fut détruit par le sultan
Moliamnied ill3i-li;57 J.-C). si l'on se réfère à un renseignement de .Matthieu
d'Edesse. utilisé par J. de Morg\x. Histoire du peuptr arménien... (Paris, 1919)
p. i:i-17."..
m
UIUENT r.lIKtlIKN. . \'i
178 REVUi-: DE l'okiext chrétien.
Notes complémentaires du D' R. Thakworian :
Le relieur est le prêtre Hakob, fils du grand baron, etc.;
date : la ligne est déchirée; — le deuxième relieur l'archiprétre
Grigor, en 151G de J.-C, à Chypre. Le père de cet archiprêtre
a été tué dans le village de Kaurnodjibu, appartenant au couvent
de saint Makar. Ce village était arménien jadis, et est habité
par les musulmans aujourd'hui.
4
Qarozagirq ou D.iARENTiR [Recucil de sermons
ou Clioi.r de discours).
Grand format. Agé de près de 500 ans; n"a pu être retrouvé
lors de la rédaction de la notice arménienne par le P. Séropé
Samouélian (note de M. R. Thakworian).
5
DjACiioTs (Missel).
Grand format. Vieu.x d'environ 500 ans. N'a pas de mémorial.
6
Charakan {Hymnaire).
Grand format. Copie commencée à Nikosia par llovhannès,
évêque de Ch.ypre, achevée dans le couvent de saint Makar en
1G70.
QAROZAfiiRQ (Recueil dc sermons).
Gi'and format. Écrit par le patriarche Agop Nalian (1) en
il) Un autre nianuscril autograiihe ilo ce |iatriarchc do Constantinople est
le II" SI des inss. aririrniens du Gritish Muséum. Nalian en commença la copie
le 3 mars l/'ô et l'acheva le l!i juin 1758; c'est également un recueil de sermons;
cf. F. C. CONYDinKK, .'1 calaloi/ue of llic aniic/iian mainiscri/jls in tke Brithli
Miixi'iiiii. . (I.ondon, 1913), p. lltO 6. Ce patriarche occupa le siège de Constan-
tinople, une première fois de 1711 à 17-19, une deuxième l'ois de 1752 à 17(11:
cf. .1. de MoiuiAN, llistuin' du iicai.irarmrii'u'ii... (Pai'is, 1919), p. 369.
II.F DE CHYPRE. 179
1753, probablement de la main môme de l'auteur, à Cons-
tantinople.
8
Sacmimos (Psautier).
Grand format. Écrit dans le village do Mouqassa (près de
Césaréc de Cappadoco), par le prêtre Astwadzatour, en l'an
nS^p, 1 139 È. A. (= 1690 de J.-C).
9
Saghmos [Psautier).
Grand format. Offert en 1G76 ;\ saint Makar, par Mahtési
Alixan, notable d'Amasia. Il a été écrit probablement à cette
époque.
MÉMORI.\L.
I /' tr7iiLUil/iiiiffiL/iii <|iiiinn . niiiiil/ ini'LiUliU II •^lunjiLnLnnnnn ,
'2 *)Uiii(fif/i *)>"//' . p'h^ iiJfiiiiijLiiilfif noiiuju/iiu/j/i :
.> niur.nLULni utunnjni tlujinh .
'\ LLLiui luiùiutlltiu niuniun/l .
5 h luiuuiuiuiin/i li/iuinnu/i,
( ) nn utiLnn îjiiiliitin tulini-li lin\it .
/ liiïa ni/îi Itnlttitth ttiiuiuuntunlt ,
O utu*^uiLun ffff/inuijju inn^itn^li .
\) IL ^ifi//iini ii/«iifi •^niiLfij tua nnnnuLiinjt ,
II) fi/i liLlinuiun nptiLnn unnhU LnjitituiiniJi niinnLJaLuIth ,
I I /ffif/LfifUfiniu f nf/iffLli/lir/fU .
I '2 uinïtitinnuiLiln i)onh uiiiiith :
1.) Ltnnt.n ninitin.u ni^tnliji
[ I iff* titttlittiniui nuhtuitttiiinnh :
I .) (1- liJU fillinil/ifl unnltU
l(> //""/ iiptnliL uinLn nnnnniljih :
/■ii.vi III' •fiiinilll II Lniiiuniiii iiiiiiiit/ii) llil/<iiii|(iiiLiui iliif^inLun uii/in—
180 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
uuiiiii iip viiî(i|ijj t ""^ p," iz"!^(î [' '^'"^r""/'"'j/7 '"i<>P" '^^p '■ '<-
ij/jLîi(jiiiî/|ip iiriji/ilj ,j/jnijiii/j/iijîi /ii-{i ijiîtft^î»- '<- "C'il'R^ 'IJ"'/'"'-/''''
utui^p. II. iniiiii tiiSLHinnL.1i Àt/j /l iÎ/<i[ nijn^iî^i uiiit;U :
TRADUCTION
1 « L'an de l'ère arménienne mille (20 x 50 = 1000)
2 Centvingt-cin(i(5x5 = 2rj)[112DÈ.A.= 1676J.-C.](1).
3 Lorsque Sargis vardapet était abbé,
4 Vint de la ville d'Amasia,
5 Au désert de Ciiypre,
6 Qui s'appelle saint Makar,
7 Un grand notable d'Amasia,
8 du nom de Mahtési Aliqsan,
9 Dieu ait pitié de son âme défunte,
10 Car [pour] ses fils vivants dont l'ainé [est] Harouthiun
11 et le cadet Ilovannès,
12 [et pour] leur mère laborieuse,
13 il offrit les paroles des iirophètes (2) en souvenir
11 au désert de saint Makar.
15 Pour toute sa famille
16 dites de tout cœur un « ayez pitié » ;
« Encore une fois, je vous prie, saints pères et frères, de men-
tionner dans le Christ, dans vos prières pures, le feu Mahtési
Aliqsan ci-dessus mentionné, et ses [parents] vivants, sa femme
Méléq, et ses fils Harouthiun et Ilovannès, et tous ses consan-
guins proches; mentionnez-les et dites « Dieu ait pitié d'eux ».
Et que l'Espoir de tous ait pitié de vous et de nous. Amen. »
(\) LilliTaloment : 1. •• on l'ore armùnienno vingt du jubilé et conlièuie.
2. « en cinq fois cinq, l'cro aramiane est contonuo ■■.
soit :
20 X ûO = 1000
100 = 100
h X Z^ = 25
112D K. A. = 107G J.-C.
(2j C'est-à-diro lo psaulirr Uout il est quostion dans cette notice.
[91
ILE DE CHYPRE. ISI
10
Tagiiaran {Recueil de cantiques).
Graiiil formai. Ecrit à Constantinople en 1773 par l'arche-
vt'qiie Martiros. Il renferme des mémoriaux [provenant de|
.lénisaleiii.
Manque en place. Introuvable lors de la n'd action de la pré-
sente notice par le P. Séropé v. Samouélian.
11
Taiiuahan {Recueil de cantiques).
liiand format. Écrit à Constantinople en 1776. Même obser-
vation que pour lo numéro ci-dessus.
12
Taouarax {Recueil de cantiques).
Grand format. Écrit à Constantinople en 1773. Même obser-
vation que pour les numéros 10 et 11.
13
Machtots et Gandzaran [Rituel et Recueil).
Format moyen. Écrit en l'an 1539 de J.-C, par le dpir (clerc)
Gabriel. Lieu de copie : inconnu.
14
Vies des pères (1).
Format moyen. Scribe : Karapet. Écrit àTokat (Eudocie), en
1616.
(1) Cette indication est trop vague pour préciser de quel recueil il s'agit. Un
des plus connus, au moyen âge. est celui que constitua N'ersès de Lanibroii
i\ii' sièclei d'après ililïorentos sources et eu traduisant surtout du grec et du
latin. I.aprciuière l'dition fut ijnpriméc ;i Constantinople en 1720. Cf. C. F. Ntir-
siANN, Versuch einer Geschichie der armenUchen Literatur... (Leipzig, 1830J,
p. 173.
[10]
182 HEVUK DE l'orient chrétien.
15
Awé.TARAN {Évangile).
Format moyen. N'a ni mémorial, ni date. Semble âgé d'en-
viron 300 ans.
16
I. Explication de divers discours. N'a aucun mémorial. Le
nom de l'auteur est inconnu. Semble âgé de GOO à 700 ans.
II. Fii.\(:iMENT du Endlianrakan (1) (pi/ij'Ç"'V"''/"'^) •
III. "Vision de saint Nersès, relative à la nation des Nétogh
(Archers = Mongols), écrit (ou : copié) en Tan i^i_ (1307 .I.-C),
à Erzenka, par Pétros iérets (le prêtre Pierre).
IV. Vision de saint Saiiak Partbew (le Parthe), pontife des
Arméniens, et autres discours, reliés ensemble.
17
Histoires morales.
Format moyen. N'a ni date ni mémorial. Semble âgé d'en-
viron 200 ans.
.1) .\dji'i-til' signiliant : géin'i-il, universel, catholique. Ce titre est ti-op vague
pour que l'on pnisse dire avi'C précision de quelle (eiivi-e il s'agit. Je suppose
qu'on a ici un extrait de n}in<Çui)iiiui/iiuL, ^nLijP j'in^^JujjLfij, cette IcUre ency-
clique de Ncr.sès Clayensis dont Suidas Somal {Quadro... [Venezia, 1859], p. 85)
dit que. > é bcUissima altresi la sua Enciclica Pastorale, clie nel IKiO. scrisso a
tutti gli Armeni, ai qnali annunzia la sua elezione, esalta la digniUi ed eccel-
lenza deir episcopato, e propone poscia une professione di fede, esponendo con
quai sentitnenti dobbasi questa i)roferire... ■■ — Sur les différentes éditions de
cette lettre, cf. P. Jacobus D' D.tsiii.vN, Colalof/ der armenischcn llandscktiflen
in der MechUharixIcn-ISihliolhekzn Wien... (Wien, 1895), in-l", p. 1131, col. 3. —
Cette Icllre paslara/e du patriarche Ner.sès Klayétsi ou Chnorhali se nomme
• universelle ., parce qu'elle est adressée à toutes les classes du peuple
arménien, à partir des évoques jusqu'aux simples soldats et au.x paysans.
[11]
ILE OE CHYPRE 183
18
Discours divers, de Hohannès Orotnétsi (1), de Grigor
Tathéwatsi (2). etc.
Renleriiie, en outre. Vllis/oire, par IVersès Balients (3), îles
Arméniens latins fincomplet). N"a ni date, ni mémorial.
Seiulile âgé dVnviron -150 ans.
19
Théologie (?).
N'a ni date, ni mémorial. Semble âgé d'environ 200 ans.
20
TiioM.\s d'Aqli.v (1).
Écrit avant «/'/t (1118 .I.-C).
Conseils, par Hohannès (5) Erzenkatsi (Jean d Eizenka).
I (l»Un dos principaux ailversaires des Unitaires (Frères uni.s) au xiv" siècle;
if. P. Sukias SoMAi,, Quadro delta Sloria letteraria di armenia... (Venise, 18i9i,
p. 132-133, — et C. F. Neumann, Versnch einer Geschichie der armenischcn
LUeralur... (Leipzig, 1836), p. 214-215.
(2) Gréa^oire de Tathew, successeur du préci'-dent; cf. Soual, »/>. cil., p. 1.33-
136. et Xet' MANX, o/i. cit., p. 215-217.
(3i Ce personnage, originaire de Cilicie et cvêque d'Ourniia (1348) faisait
partie des if'iH'iiifs lounitor), qui se proposaient de réunir l'église d'Arménie
1 l'église latine. Sur ces dominicains arméniens, cf. F. TorRSF.BizE, Lfs frèn-s-
iinileurs.... dans lifvur de COrienl ohnlirn, 3* série, t. II (xxri). 1920-1921, n" 2.
p. 144 et suiv. et n" 3. p. 2IS-279.
(4i II s'ai-'it vraiseniblablenient de la Somme thêologique, qui a été traduite l'n
irménion au xiv siocli-. Ce manuscrit serait contemporain ilu n» 134 des tuss.
:irméniens île l.i Biblioiliùiiue nationale de Paris. L'ne traduction de la Somme
de Thomas d'Aquin est due à .lean d'Erznka, lors du séjour que celui-ci lil en
Cilicio; cf. A. T' iionx\[AN. Lex Irinn^èrex nrméniens... (Paris. I9l>îi, p. .S4.
(5) Ou Jean lilouz, le dernier des écrivains arméniens dont le style est tenu
pour classique: néon 1271 à Erznka (Erzindjan); auteur de différents ouvrages
dont la liste est donnée par Sukias Somal, Quadru delta sloria lelleraria di
Armenia... (Venise, 1829), p. 115-117, et reproduite par C. F. Nei'mann, Versuch
■ iner Geschichie der armenischen LUeralur... (Leipzig, 1836», p. 193-196. —
.\. Tchobanian (Les trouvères arm^'niens... [Paris, 1906], p. 83-85) lui a consacré
une notice et, p. 86-92, a traduit une partie de ses .Védilcilions.
m
181 REVUK DE I.ViHlENT CHRETIEN.
Scribe : Araqél vardapet, de Bitlis. Copié en lan «/A^
(1434 J.-C). Lieu : inconnu.
22
ExPLiCx\TioN de V Apocalypse (1), du livre de Daniel (2), et
Vie de saint Jean TÉvangéliste.
N'a ni date ni mémorial.
23
1 Évangile.
Format moyen. Écrit ;i Nicos enJ^fm (1677), par
Stephannos iérets (prêtre), de Frnouz.
Mémorial . — 'hwn-p miîfeîiui ua tn-UiLÀLLiu II (î/miiiLiii/iiiiî/ up
tnnnniinLHtïiîi ^«/lh It- nnnn L. 'Çnnnili tinan iii^d... : l'nii iiuuijfeitiiij
tu LUI nui Lu tut- piiiiLiii^iiii, Ll aiiiiLtitijintiiu u. pinn_iimni_/iin up iiii-feuiiu-
nujîru /i iLnlilinli Lliuinnuli h puinuipu /.uiLniiiLjç nlf/l <Jni/iiiufcmi- p
unnnt-'Çni luiîl^u ui^hiui tuatuàhnu ixbiLiuûa inauiuÙDn II iniuiiiniiiu
inani uinti/iiulinu ar<«(> "/• t ""' "PHPh" li uinuinni. h nunOt" ^"-~
un uni. (3).
/i fîi//iîr ^"'("T H'ûl'H luiî/iL /i /lUi^ni-n/iAnu/JL Llii^liitiLnii inLiuuM
l»nuin/iiui/ili L. Uiu'^uiLliu . II. iiuinÀuiui ihnlsuÇJip n pu uio nuiniuunn
up lUL.
TRADUCTION
« Gloire à la très sainte Trinité, en trois personnes et une,
au Père, au Fils et au Saint-Esprit, maint[enant]...
(1) Je ne sais s'il s"agit ici du commentaire de l'Apocah'pse, d'Andréas, arclie-
vèque de Ccsarée de Cappadoce, traduit du grec en arménien par Nersès de
Lambron {\n° sièclei; cf. S. Som.u,, Quridro..., p. 98.
(2) La littérature arménienne possède un commentaire du livre du prophète
Daniel, du à la plume de Thomas de Jledzoph (xv* siècle), également auteur
d'une histoire de Tamerlan; cf. S. Somal, Quadro..., p 14)^. Un autre commen-
taire sur le même sujet, du à la plume de Vardan vardapet, date du xiu" siècle;
voir le n" 71 des mss. arméniens de la bibliothèque Bodlélenne (Oxford, l'JlSj.
(3) Lisez 4'n.linuiii. .
[13]
»ii.r; DE CHYPRE. 185
« Or, fut torminé et achevé cet évanjrile à quatre sources,
à quatre rivières et à quatre torrents, dans le pays de Chypre,
dans la ville de Lauqauchê (Leucosie), sous l'invocation de la
Mère de Dieu, très bénie, |>ar les mains du gi'and pécheur el
du scribe, Tétourdi Stéphanos, qui est du pays de Maracli (1),
du village de Frnos (2), l'an des Arméniens n.a/iij 1 12G (= 1677
de J.-C), sous le catholicat en Cilicie des seigneurs Azaria(3)
otSahakd).
« Et, de nouveau, souvenez-vous, dans le Christ Dieu, de
l'acquéreur de [ce saint évangile... »
24
ÉvANiilLE
Format moyen. Écrit en 1G71 J.-C. Mêmes renseignements
qu'au n" -23.
25
Maciitots (Rituel).
Format moyen. Incomplet. N'a ni date ni mémorial. Semble
âgé d'environ 300 ans.
26
Char.\kan (Hymnaire).
Format moyen. Même observation que pour le n" 6.
27
Gantzaran {Trésor d'hymnes).
Format moyen. Écrit en ^^^ (1437 J.-C), à Tiflis, dans le
(l) Au N.-E. de la Cilicie; l'ancienne (jermanicia.
i2i Ou Fernouss ou Fernouz, bourfr et district de la haute vallée du Djahan,
prés de .Marach et de Zéythouii: cf. Ai.icinv, Sissouan... (Venise, 189f»), in-fol..
I p. 193et 211--.;i3,
i3) Azaria II, antipatriarche. 1683-1688.
(4) Sahak I, catholicos de Cilicie, 1673-1683.
I [14]
ISG REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
désert de Bethlahem (1), par la main de Karapet abégha
(moine).
28
David l'Invincible (2).
Format moyen. N'a ni date, ni mémorial. Semble âgé d'en-
viron 250 ans.
(I) La fornip hi'braïijiio DHi Pt^, bri Irliètn signifie « maison du pain ■• ; la
l'orme ^ - j ir'/ /<(/(//(■• maison do la viande u est peiit-Otrc aussi ancienne ;
elle est employée par les Arabes de nos jours pour désigner la ville natale du
roi David. Le tétraévangile arménien de Moscou, copié en 887 (le plus ancien
actiiellement connu) porte p/;iiniii<Çti{ « liédghahém » (Matthieu, n, 5). — Un
tétraévangile arménien, maintenant à Tubingue (Ma., xni, 3), provient de l'église
de liethléhem à Tiflis; cf. F. X. Finck et L. G.rANDSciiEzux, ]'crzeichnis dcr nrmc-
nischen l/andschrifle» dcr kôniijUchrn UnwcrxitmsbihlitAhck... (Tiibingen, 1907),
in-1", p. GG. — En ce qui concerne la solitude do Bethléhem, près do Tillis, je
suis heureux il'offrir aux lecteurs de la HOC. un passage de l'historien Wakhoucht
dont la traduction par Brosset a été aimablement revisée à mon intention par
le R. I'. Paul Peeters : « Dans un rocher très élevé du Mqinvare ■■ iKazbek)
•■ sont creusées des cavernes, appelées Bethléem; mais l'accès en est difficile,
car une chaîne de fer pend do la caverne et c'est par là qu'on y monte. On dit
que là se trouvent le berceau du Seigneur et la tente d'Abraham qui se tient
drossée sans piquets ni cordes, et d'autres merveilles, dont je ne dis rien. Au
'bas du rocher est un monastère creusé dans le roc, pour servir d'ermitage : il
est aujourd'hui désert • (cf. Description i/cogfap/tiqiie de tu Géorgie, par le
tsarévitch Wakhoucht, éd. M. Brosset, Saint-Pélei'sbourg, 1842, p. 226-228). — 11
sera également intéressant de rappeler qu'une localité nommée Béthanie se
trouve dans le voisinage do Tillis; c'est à la fois un couvent et le lieu do
.sépulture delà famille des Orbéliants; on y ensevelit le brave Libarid (Liparit);
cf. ."^. Ki'HiuKiAN, Palkérazard biiitclikharhili bararnn... (Venise, 1903-l!)0ô),
1, p. 111. ("est dans ce couvent de Béthanie près Tillis que fut instruit et élevé
(iiorgi (en i-eligion ProUhoril, qui se rendit au mont Atlios, puis en Palestine
où il fonda le célèbre couvent géorgien de la .Sainte-Croix, près de Jérusalem,
au début ilu xi° siècle; cf. J. 0. Wahohop, apud F. C. Conybearu, A cnlnlugiir uf
llie arineiiiim ma»HX):ripl.t in Ihe firilish Muséum... (London, 1913), )). 101 b.
1^1 Ce titre, beaucoup trop vague.ne permet pas de préciser les auivres de
David Anhaght (v siècle), dont il est ici question. Sur cet auteur, voir, entre
autres, la notice que lui consacre P. S. So.mai,, Quadro..., p. 29. Cf. également
F. C. CoNViiEAiîE, ,-1 raUdogue uf Ihe ariiieiiitin manvscripls in l/ie British
Muscnui... (I.ondon, l'.lllîi, s. v. David luvictus.
[1]
u.E Dr riiYPRE. 187
29
Commentaire des i';pîtres apostoliques (1).
Format moyen. N'a ni date, ni mémorial. Semble Agé d'en-
viron 300 ans.
30
Livre d'ordination.
Renferme les règles d'ordination des évéques. Écrit à Amasia
en l'an n. fu (1591 J.-C), par Minas Sarkawag (-2).
31
Qarozaijirq {Recueil d'homélies).
l-Mi'iuat moyen. Éirit fn Kp'.vpte, en 1850, par Araqél var-
ilapct Mazlmian, de Tliekirdagli (:!).
Introuvable au moment de la rédaction de la présente notice
par le 1'. Samouélian.
32
Recueil et Sermons.
Révélation de Thomas Kembatsi (Thomas a Kempis). N'a pas
de mémorial. Écrit en n-ZJiu (= 1652 de J.-C).
(Il On connaît en arménien ancien les Commentaires sur les If tires de saint
l'aul, par Jean il'Orotn (S. Somal, Quadro..., p. 132), et chez les niodenies, le
coiiiiiienlaire îles lettres de saint Paul, par le P. fiabriel Avedikian lAuclieri,
Mkhilhariste de Venise. 11 s'agit peut-être ici du premier de ces recueils.
li) Coniiiii; nom commun, ce mot sip:nifie ■ diacre -.
'3l II s'agit ici, à n'en pas douter, de Thèqirtagli ou Tht^qfourtagli ou Rotostlio.
u Rodosto, ville qui se trouve sur la rive européenne de la mer de Marmara,
1 quelques kilomètres il'.Andrinople. C'est une ville épiscopale arménienne.
■ ntenant It.OCKJ familles arméniennes, i.'.000 mahomotanes, l.OCK} grecques,
Kl juives et 30 arméniennes protestantes. Les .Vrménions y possèdent — ou y
possédaient — trois églises : Saint- Tliagawor, Sainte-Croix et Saint-Sauveur;
une quatrième, en ruines, est Saint-Jean. Cf. Èpbikian, Piitliérazardlmtn-hliharhili
baiaran... (Venise, 1!I07), II, p. S;)-:?."!. — On' cite un village de Tt-ltir, à une
altitude de 3.'X)i) pieds au-dessus du nive;»u de la mer, dans la région des
• Portes de la Cilicie -, et que fit fortifier Mehémet-Ali, en 1839-1840; cf. Alicii.\n,
Sissouan... (Venise, 1890i, p. 133-131.
[16]
188 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
33
ÉVANfilLE.
Format moyen. Ecrit à MUosia en n_a*^ife (1676 J.-C), par
vStt'phannos, de Maracli.
MCïllOVHll . — '•/■'ï '""'/'■'"/ ii'Liiiiiuj/ïiiiiiiL piiiiLiii'^iiii t/L piiin iiiiiin-
uj/if UL. piiifLiiitifiL/iJ /f unt-nn tui-biniuntuh h ili^nunu bnuipnuli n piuntupli
it^ihynntiitç pun '^ntliiiuLttii^ uniini.'^li iiiiiçu nt^hhtui tiiAtuolinli Ll unn
U ittnnitli niuL-ntuiltiiiiliu : .■Jiîn.fiiiJp niiihuiuLn bi. uiuinuttiiti (linbtlituhnu
nii%/>, nii ç ifcii/ini^îi rbnùiuhjibn, nn /iii»/i liiiiiiiuo . /> /oi//iu ^iiiinn
//'. â. /'* tt . luujih , b biujannlibniint-lfJb limlibbnLnn tnbuitvh Uiu^wbtin
bu ^1 ^rLÎiiu/^iii^nL^tJtiuîr (cloux ligiies abîmées) 'hmptjbtiii i^l'2bghg
ntinolau ntluihnb phpho'lr h"hnH^" "P uuiiuntuL iinii iiiLbtniiiniuuu
/ii-ii *^iuiiiii iliuttinujbnnh /»l f^n tbntinntub hi-n ohnniunh biibl^htnt^nbu
bc ilonU 2'"^nh'"hl'" ^nnnm ma '//"-/i i/i^uiuiiii/ili ui^m-laii uiui'^buat^
luijçu . V"(/' ""/■ "/> • * •
TRADUCTION
« Or, fut terminé et achevé ce saint Évangile à quatre
sources, à quatre fleuves et à quatre torrents, dans le pays de
Cliypre, dans la ville de Lêvqocliaê, sous l'invocation de la
sainte mère de Dieu, la très bénie et de saint Sargis (Serge),
le général, par la main du scribe Strphannos, plein de péchés,
et indécis, qui est du pays de Germanik (1), qui s'appelle
Marach, en l'an des Arméniens n.zî/>fe (= 1676 de J.-C), sous
le catholicat en Cilicie du Seigneur Sahak (2), et sous la
tyrannie de... (deux lignes abîmées) (3).
.(1) Ou (iermaiiicia, nom latin de Mararli. .Sur l'histoire de cette ville au nio3'eii
âge et sur son état actuel, voir la notice de l'ulaurier dans Recuril ilrs his-
lo)'i('iix (les croisades... Documents arméniens... (Paris, 1869), in-l'ol., t. 1. ]i. xi.v.
ii) Sahak I, catholicos de Cilicie, 1GT3-1()83.
Ci) Le texte poile an.^iiuliiuini.p\it^i , ■■ tyrannie », « despotisme », » pouvoir
despiitique ». Etant donné la date, il doit s'agir ici de la domination turque qui,
sous le règne de Mahomet IV, après s'être emparée de Candie en 1670 et après
avoir i-èvé de conquéi-ir la Pologne jusqu'à Dautzig, fut refoulée par Sobiesky à
Lemberg en 1675. La paix fut signée en 1676 et la Turquie gardait Kaminiec,
la Podolic et une partie de l'Ukraine.
[17]
ILE DE CHYPRE. 189
« Souvenez-vous de nouveau, dans vos prières, de Mirvèn,
[originaire] de Qirich, [province) de Van, qui acheta ce saint
évangile de ses deniers bien acquis, et le donna, en souvenir
de son pèro, Iskendor, e( de sa mère, Cliaiizédé, pour leur)
âme; que Dieu conserve sa mémoire avec bénédiction. Amen.
Notre père... »
34
G.\\DZAR.\N {Trésor d' hymnes).
Format moyen. N'a ni date, ni mémorial. A été relié en
•^(?)(= 13G0[?]de J.-C).
35
Commentaire de l'évangile selon Jean.
Format moyen. Composé par Grigor Tatliéwatsi (1). N'a ni
date, ni mémorial. Texte incomplet.
36
■ Pauai'mants {Occupa tio)is), de saint Cyrille d'Ale.vandrie (2).
Format moyen. Incomplet. Écrit en 1391 de J.-C.
37
TlIÉOLOOIE.
Format moyen. N'a ni date, ni mt'niorial. Semble âgé de
3U0 ans environ.
38
ÉVANXilLE. ^
Format niuyeii. Lieu, scribe et date inconnus. Agé d'en-
viron 300 ans.
(If Né en 1310, mort l'ii 111 J; ilisciple do Jean d'Orotii; ennemi, comme son
niaitre. des Uniinires: composa de nombreu.x ouvrages, dont la liste est donnée
par SoMAL. (Jaaiiro..., p. l:i^l-l:5G.
'it Sur cet ouvrage, voir, du point de vue arménien, la note bibliographique
que je donne dans ma traduction d'ETiENNK Asolik de Taron. lUMuirc unicrr-
[ Klle..., Impartie... (Paris, 1917), in-8'. p. OS, ii. .'..
llSJ
190 REVUE DE l'orient CHRETIEN.
39
ÉvANiilLE.
Fonnat moyen. Scribo : Grigor Ardzgétsi (1). Écrit à Jéru-
salem sous la protection des saints archanges Gabriel etiMiqaël,
et de la très bénie Mère de Dieu, en l'an "/i (= 1 141 de J.-G.),
sous le catliolicat, en Gilicie, du Seigneur Grigor (-2), et sous le
sultanat, en Egypte, de Tchaklimakh (3).
40
Discours.
Format moyen. Scj-ibe, lieu et date inconnus. Agé d'environ
-100 ans.
41
Gandzar.w (Trésor d'hymnes).
Format moyen. Scribe, lieu et date inconnus. Agé d'environ
100 ans. Manquait en place au moment de la rédaction de la
pri'sente notice par le F. Samouélian.
42
Machtots [Rituel).
Format moyen. Écrit à Kharpert (4) (dans le quartier Sina-
muud), en Tan ^^t (= 1468 de J.-C.). Scribe : llakob qalianah
(Il OrigiiiaiiT de .Vrdzjîè ou Ardzkr, au nord du lac. de Van. Cf. F. Macler,
Erzci-iiiiiH..., dans Juariuil. iisinl'iqiu', 1919, 1, p. 187, n. I, et p. 'i\> du tirage à
pai't.
cJi 11 s'agil de Gi'igor I Mousabêkcnts, sous le patriarcat duquel eut lieu la
séparation entre le siège de Sis et celui d'Etchmiadzin: cf. H. Gelzeii, IhuiKin'it
initmnulhiun IIiûdIs... (Vienne, 18971. in-8", p. 11!"), et Alicii.\n, Sissuium...
(V('ni.se, 1899.1, iu-4°, p. 2.')0.
f'.h De li")l à I.JIT, l'Egypte fut gouvernée par les Mamelouks, avec deux
dynasties, les Biilwrilfs i!l les Bordjitcs. — 11 s'agit ici de Jlelek el-Daljor Abous-
saïd .lacniac, mort le 13 février 1453; cf. M.\s-L.4trie (C" de), Trésor dr rhrniid.
/iii/ii: tl'hi-iliilre et (II' !/ifiigriip/iii\.. iPuria, 18S9|, in-fol., col. 1830.
(4) Ou Kharbord, ou QarbiM-d. (Ui Kliarpnut; cf. mou /Cr^rmiini.... dans .hmr-
ji(ihix;,iri,jnc,\\n'j. i, p. 218, n. 1.
llUJ
ILE DE CHYPRE. 1(1 1
lie prùtre Jacques), suus le catholicat de Ter Aristakês (1),
Ils prélats du diocèse étant les évéques Scipion et Araqél.
MélllOnol. Viun-p utù up LfiiiiifiiiriLlr/tiiiiu •^uii^p II nnijni II.
^rilifiMi lif'ni. Il'/*'/ ittiLu fjfu/fLifff tilluu\Lt) niiitiLuLtiLtiih : nt^Lunnn
Il ilttinniiitliiun iijiriiiJLHflf Atwf (ifiiifirifMj . jitiut)nLnli . II. Un linniuliUiiU
nn^jiunlf 11. liLa nnnnli fiif/inf'O . tltiinniiiu . ^liiui/flif li . iil hnintiinlt II.
nuinLnnli l'iiiii/iiuiuiu . uiuuiu/tiii^lj . unnnài; . tluinLiiiUh >)^/i/ip^u nu
nn l/'7Ç u. nnnpùn luut; iii(> /"-P" "nnpùLtinp p ûpniu luunuiù iiiuiuui-
Liulib iuilf;u :
LtiuLiuiiL. ^sic) (2) /> P'^l" "UinLU (!i I ri aLilu ^/lfLllll^^LUUUi^/llU-
l iiin/i ppùillhpu p <ÇiiimiijiiitinriLK//i inn liinnnilph iSir) ■ — Il
piit^tuunLklp mp puuiLtptuhntiph :
TRADUCTION
« Gloire à la très sainte Trinité, au Père et au Fils et au
Saint-Esprit. Or, face contre terre, je vous prie tous : men-
Monnez dans vos pures prières M. Thamour, sa femme Gohar
: son lils aine Hakob [et] Vardan. Habib, et Nohqar; et ses
filles Bazkhat, Mananah, Soghomè, Mariam. Quiconque les
mentionnera et dira un Dieu ail pitié, [que Dieu] ait pitié de
lui à sa seconde venue. Amen.
[Et fut écrit ceci] en l'an..., par la main du jeune diacre
|,)iman, sous le pontificat du seigneur Poglios(l); — sous la
prêtrise du Seigneur Stéphanos. »
43
COMME.\T.\IRE SUR MATTHIEU.
Petit format. Composé par Grigor Tathé\\ atsi (5). Scribe, lieu
' et date inionnus. Agé d'environ 50u ans.
ill Aristakés II. coadjutcur 1 H8-llt)6. seul catholicos UtJ6-l 170.
r2) A lire probablement : L nphgiuL. • et fut écrit •.
(3) Texte incompréhensible. Il devait y avoir ici l'indicalion de la date, omise
sans doute par le copiste.
(Il 11 s'agit ici probablement d'un l'aul (Pogliosi qui était évê(iuo du diocèse
dont dépendait le diacre qui écrit ce deu.xiéme luéiiiorial.
lôj Cf. su/iia, p. 178, n. ^.
I20j
192 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
44
Explication [des LPiTRKs| i.atiiolioles, par Sargis Cliiior-
liali (1).
Petit format. Écrit dans le désert de TchorlDert (2). Scribe :
Stéphannos. Copié... (manque la date) sous le catliolicat du
Seigneur Constantin (o) et sous le règne de la reine Zabei (1)
couronnée par le Christ, qui est la fille du rui Léon.
45
Narek (5).
Petit format. Scribe, lieu et date inconnus. Agé d'environ
GUO ans.
46
Discours.
Petit format. Écrit à Sébaste en l'an 1528 de J.-C. Scribe :
Thadêos iérets (prêtre) .
McïllOl'idl . — LUii/iuiuiiiLn tnnitihthnii litutntunlïnuiL. nutipiltnnnna
h piunitipu ubiituuuinni, /''"/ '^ntliiitiLitiL. iiiiiuhiui^n<^hbtui un luait/au/iu
It- ua inLuuiiLnn(/iu , ADii-Uiup. linLuiuin jJuinçnii /iii/iiiiii . /i Hl'jpu
P<)Ç : IL p/i i/iiun.p ^uiLJiutbuiuu itiil^ii :
./{uuiiiiiinii uniiiiii . n iti S m nui la nli ( ?) niuiuinnihh i/iflfciiçn /i un
iiiiiiiil/i/u aLii ii/i iiiiiniiiiiiiii- nun nnnnu . h iiiiniiiiin iluiuinuilinn liLpna
i/ifliiiuiui/i <,niini jiLpui II oLiiiiiiiii /iLiifui :
(I) Sur cet auteur (xii" siècle), cL l'. S. So.mal, Qiimlro délia sluria lellcraria
di Armi'niii... (Yenezia,. 1H29), p. 89; — et Ai.iciian, Sissuuan... (Venise, 189'.t),
|i. ■1,S9-190.
{'■it Lecture douteuse sur le manuscrit que nn' communique le II 'l'IiaUttorian.
Il laut peut-être lire Tscrberd ou Tzorbei-cl, à rapprocher de Tzoro-vank « cou.
vent du vallon », cité par Alichax, Sixsoitini... (Venise, 18991, ji. 68. Semble
devoir être identifié avec Berdtzor [nkniiÀnn) où fut copié le ras. u» 27'1 des
l'P. Mkliitharistes de Vienne (voir le catalogue du P. Dachian).
(II) Constantin 1, catholicos d'Etchmiadzin, 1221-1207.
(1) Ou Isabelle, reine d'Arniéno-Cilicie, 1219-1202.
(T)) Recueil de prières, du nom de son autour, Gri'goire de Nai-ek (.x° siècle);
cf. S. Slp.mal, (Jiiiidi u..., p. 01.
[21]
K.r UF. rnYPRr:. 19/5
7*iii/iii/i ini iiiiiLii/irMiiuiif/iiif/i nai/ili nn tiiui^ r'h ' '</iff'''/t "/> niunnli
HiiiLiij/i /i If /il I If . Il- nhinit$uLtitli {hu • tjutuh "/">l l'-nnnnnLiuttL h tii^nh
nh . tun lunltuitiut^n unutnninhh . ii. nutniunuiL II. Liti 'W"l 'l'Iri^lV I'
*)iiiiiiii nhwfin jiinnn. tittijii [p/'.'J '■- m'^iifiniufi ^nniii nt-iini. /i. oljiiniun
/rifiriii *^uiLnh ni niti lunui ^[tu U, ittnLith jn-nni uninjtiuijijntJiliu . il. liiii-
Iiiiii iiilifi tiinnjutuMnLuItli . np n unnjnt luhnL-lth fifi/iiiiiiL nltnnu . II.
llllslnlo) IL nniîtnnt liLniii tunnluunnh : li_ iiii) iiinLiii// àLnAiiiLnntnntt .
MM inLuiuLant^ nh^-P S"^/'" '*- 'ib'-P ""n'I""!" • '*- "/''//"/ '"/'/'."'("' -
Jff/(U lunr/nilj/i iun.uj~ : luur^h : S'um : (i- uiif/inriiuL/i/i ((innfjfi.rili ufliV^fi-
Li/iu. IL iiftririfiu niiiLii/jii/f'/iiiin/iu /i_ 'i/in/il//il; :
TRADUCTION
Ici lut terminé ce oskiphorifj (1), dans la ville de Sébaste
-vas), sous rinvocation de la sainte mère de Dieu, très bénie,
et du saint Illuminateur, par la main du modeste prêtre Tlia-
dèiis, en l'an ^l't, 077 K. A. (= I.rJ8 de J.-C); gloire au
Christ, pour l'éternité. Amen.
■ Mentionnez dans vos saintes prières l'acquéreur de ces livres,
Aiiiaratli ('.') l'atran, qui acquit ces saints livres de ses propres
deniers bien gagnés, en souvenir de son àme et de ses parents.
« Car, d'après la parole lumineuse et heureuse, qui dit :
« hciireu.x celui qui aura un fils dans la Sien ot une famille en
Jérusalem », à cause de cela, le pieux Patran fut enflammé de
l'amour du Christ. Et il acquit et fit écrire ce livre de ses
deniers sacrés (halal). Par crainte [du Christ?) et en souvenir
de son Ame, et de ses parents, son père Arewcliin, de sa mère
Marklialhoun, et surtout de Markhathoun; car c'est en son
nom que ce livre fut écrit et (illisible)... et [en souvenir) de son
fils .Vlpiiiar et de tous ses consanguins rapprochés. Que le
Christ ilinnùne son àme et celle de ses parents, et les rende
dignes du royaume des cieux. .Vmen. .Notre Père. Au frère de
Patran, Antjrew, et à ses fils Daulvatliiar et Chirin. »
(\)i)n Osh'iilwriq • fosse d'or -, • mine d'or -, désigne un recueil de contenu
varié. Un des plus connus est celai de Urégoire de Tatliow, publié à Constaiiti-
noplo eu 174t«. On se fera une idée de ce genre de recueil, en consultant le con-
tenu du n" 119 des mss. arméniens des Mkliitbaristcs de Vienne.
m]
OllIENT CHRÉTIEN. 13
194 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
47
Charakan {II y ni)} a ire).
Petit foriuat. Incomplet. Scribe, date et lieu inconiuis. Agé
d'environ 400 ans.
48
Charakan {Hymnaire).
Petit format. Même observation que pour le n° 47.
49
Maciitots {Rituel d'ordination).
Petit format. Écrit en ».\ij (= 1335 de J.-C); dans le pays des
Apaliouniq, (1) dans le villaye dit Tjourtcli[ejkali OnL/'t/^iu^l (i),
par le scribe Sargi.s.
50
Charakan {Hymnaire).
Petit format. Incomplet. Scribe, date et lieu inconnus. Agé
d'environ 400 ans.
51
Charakan {Hymnaire).
Petit format. Incomplet. Même observation que pour le
n" dU.
52
A(;HOTHAr;iRQ {Livre de prières).
Abîmé et mangé par les mites.
(1) Un dos cantons de la province de Touroubéran, sur les bords de l'Aradzani,
ou /Vrsanias, ou Mourad-Sou, ou Euphrate oriental; cl'. II. IliJRSiiiMANX. D!e
ailarmenhchcti Or(s)/(rt»ic?i... (Strasbourg, 1901). p. 323 et 328-330.
(",') I.itlrralcnKMit •■ il n'y a pas d'eau •. ■
[23]
ILE DE CHYPRE. 195
53
Maciitots [Rituel).
Pelit format. Scribe, ilate et lieu incomius. .\j;t' ti'envirun
2ôO ans.
54
CiiARAKAN (Hi/mnaire).
Petit Ibimat. Ecrit en n.",*^ ('') [^ l(r2l?|. Lieu et scribe
inconnus.
55
Jor.HOVADzmi (Recueil).
Petit format. Lieu, date et scribe inconnus. Age d'environ
'400 ans.
56
Enterrement des prêtres (1).
■ Petit format. Scribe : Mkrtitch. Écrit en n.<Jp (^ 1023 de
J.-C). Lieu inconnu.
An'tyiOt'H/l . iihnn^^htAt tui limiif nnnntini A'/'u ttn lULttininLniuL.
•vbrLLiuilp luuiunii II ttiliiijjnntuh •^nn lu i/in^/i uju/iLiiiLilr! tlliitiiu .
i\n(i (iiiMiin? niuinuin/i iilLiuiL [Ull VlOt illisible) ipLâitAi lî/i
fiiiiiiiiWi lun^p tunjiuli nâlininh\ nnnnti ujuiuinui lu (i-^ioLnnLiu/iu/iiuL .^
(/i^/iiiO/i i> iiuniuL*/!/ iNl.ii '>/'/'" moiuiiiLO» (III ç £'>''( /»""/. /■''/•
IL. -j'^- . ""i/{i/i;' /"; :
TRADUCTION
« Par la grâce de Dieu, j'ai commencé, et par la miséricoi'de
de Dieu, ceci l'ut achevé, par la main du vil et inutile scribe
Il C(. F. Maclf.r. Xi'licex..., dans limie des eluilrs iinnénieniii's (U>21|, t. I,
-•icnle ?,. p. •,'."i9 ot suivantes.
19G REVUE DU l/ORIENT CHRÉTIEN.
Mkrtih'li, qui n'est que poussière...; rendez-le digne d'un Dieu
ait pitié de lui.
« Mentionnez dans vos prières cet écrit inspiré par Dieu, qui
est l'enterrement des itrétres, l'an 1072 (= 16-23 de J.-C), le
21 aviil (?) ».
57
Sagiimos ( Psautier).
Petit format. Scribi', date et lieu inconnus. Agé d'environ
250 ans.
58
SaghiMos {Psautier).
Petit format. Scrilie : Dawitli sarkavag (le diacre David).
Lieu el date inconnus. Agé d'environ 230 ans.
59
Vie des saints.
Petit format. Texte aliré'gé. Écri1 en lG(î:3. Lieu et scribe
inconnus.
60
CiiARAKAN (Hymnaire).
Petit format. La moitié est en parcheiuin. Scribe, date et
lieu inconnus. Agé d'environ 600 ans.
61
Saoomos {Psautier).
Petit formai. Parchemin. Scribe : Israël. Lieu : Stambol. .
Copié en l'an id^^l, 1(»6!) (= 1620 di> ,I.-C.). Manque en place
au moment de la lédaclion de la notice.
[25J
ILE DE rinpnE. 197
62
TôNATSOLiTs {Calendrier des /'êtes).
Petit iVinnat. Scribe : Amirklian sarkawag (diacre). Liou et
date inconnus. Agé irenviron 3(Mi ans. Manque en place au
moment de la rédaction de la notice.
63
AoHOTHAWRQ {Recueil de prières).
A l'usage des catiioiiques. Scrilie, date et lieu inconnus. .Agé
d'environ 150 ans. Manque en place au moment de la rédaction
de la notice.
64
S.\iiii.\ios (Psautier).
Vieux, abimé et mangé par les mites.
65
ÉvAXlilLE. LlVRi: DE LA Ri:VÉL.\TIOX {.{ pocal l/pSC). .\i'TKS DES
APOTRES. Proverbes. Des épItres et du repos de Jea.v.
I-'ormal moyen. Écrit en t^up, 71-2 È. A. (= |-29o de J.-C),
-'lUS le règne de Hétlioum (1), sous le pontilicat de Stéphanos,
iholicos, le Confesseur (2), qui fut emmené en captivité à
cause de sa foi dans le pays des Ciiiciens, près de la grande et
célèbre capitale Sis. dans la sainte congré[gation...]
Il IlOtlioumIl, roi d'Arraéno-Cilicic, 12.f!9-I2fJT.
•-') Etienne IV. à Romkla, I-2W-li93. C'est le dernier calliolicos nui siégea à
Ronikla: cf. «Jelzek, llamarûl pathmottlhiuii llnïuls... (Vienne, 18îl7i, p. 111. II
fut élu en 12!)), emmené prisonnier en 1202 et mourut en 1203; cf. Or>ianiv\.
L'Kglixr arménienne... (Paris. 1910), p. 176. La ville do Romkla fui prise d'ju'^aut
on 12!»2 par Mélik-Achraf-Klialil, fils de Kélaoun: les hommes furent passés an
fil de l'épée: le catholicos Etienne, les femmes, les enfants furent emmenés en
"l'tivité; cf. J. de Morca.n, Histoire du peuple arménien... (Paris, 1919), p. 210.
:2C]
I
19S UFVt'F DK l/ORIEXT riIRÉTIF.N.
M ('i}}(irUf I . — /i lani.tulttinint^Mliiu ^fiiinii uhvtnn v/"/' - /» hhiiiiitiLn-
Mfii_/JLiiiuu 'Çii/mii ^Lhh)ni iitihititinLuinn tri_ lucituunnh : Li_ /i ^iifiniu-
tnhtnni-ItlLttih juntiinntliuhnn ^fiiinuiiijLin/il/ inîi uinlitlttulinuli nn
ntiin utunnnni innntltuitil^ hnuunniin iltiinLnniL n aLtinLloliL-U (/'/"/>
•Çiiiii/i/i/i : /i iLnlijinu liJiilitiLnLnn t)LnX n ur;h II. n ^n \iultuit_nn tiiinn-
niniiintun iiliu nuaiunlittiL nLJuinnu t)Lcitiiin , tun. nuiu luuuhtiiLn^^iiLtui
tuniiinxnhbiui innnni-'^ni cl tuutniuo . . .
TRADUCTION
<' L'an de la giamlc èiv arménienne ^«p, 7 12 K. A. (= 1293
(le .l.-C), sous le régne en Arménie de Héthoum, austère et
pieux, et sous le pontificat du seigneur Stéphanos, le Confesseur,
qui, à l'instar de Jérémie purifié dés le sein de sa niére (1), fut
emmené en captivit('' après ses ouailles, dans le pays des Cili-
ciens, près de la grande et célèbre capitale Sis, dans la congré-
gation habitée par Dieu, Mecha'ir (2), au pied de Notre-Dame,
très bénie, qui conçut le créateur, et Mère de Dieu. »
(1) Voir Jéromie, 1, 5 et Conda.min, Le Livre de Jeremic (Paris, 1920), nd locnm.
(i) Ou Medz qar. Cf. Alichan, Sissouaii... (Venise, 1899), p. 68 et 216-217.
[27
MÉLANGES
l'IilKRK POIR CON.fUUFJî LES DEMONS
Toul orientaliste sait que, dans les manuscrits éthiopiens,
les interpolations sont Iri'quentcs et que lieaucoup de celles-ci
consistent soit en de simples prières, soit en des prières
magiques.
La présente l'rière pour conjurer les démons, extraite du
iiis. n" 3 de M. Emile Delorme. nous apparaît plutôt comme
une prière mixte, car les cinq mots cal)alistiques de la lin :
«^^•C [•] hf\F'C ■• Wl- ■■ hiLi' •■ t^fitl •■ Sàdor, 'Alâdor,
hânàl, 'Adèrâ, Rodas ne sauraient justifier son classement
[)armi les prières magiques.
Nous l'éditons pour deux raisons : d'abord, parce qu'elle est
déjà intéressante par son seul contenu; ensuite et surtout, parce
qu'elle l'est bien davantage à raison de l'utile contribution
quelle apporte à la philoloirie éthiopienne, comme on le verra
aux annotatiiins du texte et de la traduction.
Le nom pnipre mt\?, • 1'nfrh.A M'akla-Gabr'él, qui est
répète plusieurs fois, di'-signe soit le possesseur du manuscrit,
soit leserilie lui-même, la prière ayant été- composée en faveur
de l'un ou de l'autre de ces deux personnages.
[I]
200 REVUE DE l'orient i'IIKÉTIEN.
TEXTE
[Scriptio continua dans le ins.)
(F. 15S 1" a) Whao : ■hnw.hnth.V. ■■ •i'^i'^'P. ■ tthittA ■ f-
wr ■■ flA-P : fmt?{,i\ ■■ Uh'HlA ! "/'/' : lO^J. •• ifA* •• WKiWh '•
if:hr : Hrii/- •• '/'Mi^'i- ■ HhHîA • "i^r \ nii-i- ■ u/v-v ■ hft
ri : ^..p.-vr : h'rnLjp • ajaïp'j ■ A-jnch : ©Ae: • •î-nc^.A .■
ntioD s hin.h-tt,h.c : /^A-ft ( 'ïnv. : waï • (2) 'in-h • (3)
:S^.A ? (I . l')8 1° h) H^^feA-'Afl»-?» I -J?^/** ; (^i) \\h.i!.iP
?.r9' : h'rf\m • rionAVi-iî ? whn-'/ : n '>.<-'!-- 1 HKrh-i- : y. Al
fr : hr-iin ■ rtnhC-] flj/w»Ahyil- ■ A-ii : ft-nrhl- i ( )) A'JA
»» ■• "/A'/' : nil'}-!: • hil'^'l' • t\(m ■ ?i"ÏH.h'nrh.C ■• Jl«wAïi
mhrhy^ •■ ïf-A-tfi»- : h/j-jj-i" I A7'n<: ■ h"ïn.h-nrh.e: • oja
flft'^w : ?,"ïll. A» rh-C •• llfiil'i ■ -ïf/l •■ ai?x'(\ih •• n/^'A^nV- :
(1) Forme rare (au Ik'u de 'ï?-!»»). Cotte l'orme n'est pas indiquée dans le Lex.
acili. de liillmann.
(il UAIÎ («'(-■)■ l-a l'orme qu'on doit lire est i)'»iî. Primitivement, il y avait la
forme a/\y. La scribe a corrigé trop liàtivement : rectiflcalion des première et
dei'nicrc lettres (u au lieu de i) et «B au lieu de jp, mais maintien par inadver-
tance do la lettre médialo A),
(oj Primitivement ; "Ifin")! (sic). I^e scribe a ol'facé (grattage) la lotti'O (1.
(4) Cl', supra, noti! 1.
(ï)) Primitivement : fi-ll/li-l' (s'f). l^e scribe a bilîé le pétiole supérieur du A
primitil.
(0) Ici et plus bas, le nom propre <nA.C : 711(:^.A l.de seconde main) a été
ajouté après coup, la place ayant été laissi-e en blanc pour cette insertion.
(7) Le mot "ihV i (do seconde main) est en surcharge.
MÉLANGES. 201
uhtii;'iu •■ rtfih • flj'/'rt./- • a'/"U';i' • ?r>i/ ■ .e>fl»"î : '/""/
Al- : (n{\A.i- : nri^'/'^nv- ■ (o/i^.i-i, • ?,^/o'}a'i- : ttnhvi
i- : i/A-i: • y.{\.'Ç\,h' '• ï^A• : nh»» : wiri : Aov- • \'i\\ •■ ,t'.i-
««wiAA • -va.!»- •■ nm?; : vfA- ■ fi«hr ■■ a''/A^/« ■ "/M" -.
>•} : -ïn-f •■ hhluM •• ( I ^.Prt-ft ■• )ni:{ifl\ : .1 ir.s v a)
flJA.p. : ?i"ïii.hnrh.c: •■ riiya»- • otaja^. = "vcj?'/' • iii tiiat- -.
OT.n/.«^ : «nAïl-Tl- •■ f^ny,i'']{, : Vwli'W •• fmMi-1' : -niîô : WiO :
r/uAïl-l- : C:fl»-A : M-i' •■ foMl-l' : aH)-?. : Prl^V : «nAil'l- :
Al^^. : ( ') >y.[:] '/"AÏVl- -• at-h-y. : fitt'/ : f^M^'l' : hO*
JB^ : ICI ■■ '/"Aîl'l- : ^/"tlrt.P.- : V(lAnA : «"Aïl'l- : '/.P.' • 'P/>
e : ^/DAiil- • VC : (4) fliA;i- ■• <wA1t1- •• rto^C -• M'ii • ""A
>il- • tùvc. : ( i) c:nv • OTAii'i- • nv'i. = hm; : «"•Aiil- •• «w"\
% : /"A^V : «"Aïl'l- • aaip% . JT/. : <wAill- : :S PA : ?i«ï
•1- • '/"AÏVV : OSA : t\y.i. ■ OTAlll- : ftïA : .«l'A : otAÏ1> :
n^,'r ■ vriAHA •• ^/nAïi> : OT.e.'nr* .• ?\e.n •• /«'Aïiii- • ^
/"Il : "7'ï% : otAÏi'I- : HA.U : ^.(1/. ■ «nAïl'l- : '/VlV* : ^Wl} '•
otAÏ1-> : «/"fl^4' : ll-.e.A : «"Aïl'l' : h'?',"i '• (~ ) <>nf •' «"A
(F. 158 V° M Vl> : ft^.'J : (S) -nCV, '. ffnAïl'1- : «î'^'r : \\Ç[h
'^1 •• li') >iroc. ■• I iOi /,.e."vr : Ainfih = > 1 1 1 a''/A'w> •• "/Ar ?
(I) Primitivement ; îi"Jll>if sir). Le scribe a corrigé n en II. par la simple
addition cVun point, ce point (levant former, dans l'esprit du correcteur, le
pétiole infiTieur de la hastr droite de la lettre II,.
("2) Le nom propre '^C^!'" est de seconde main.
(3) l-a forme AO-f. est bien moins fn'quentf que la forme fWf,. Cl', infra,
p. 205. note 8.
( Il Mot arabe : .'_>. Cf. infra, p. ZKj, note 11.
(.">) Le scribe a confondu la forme fllsC ide (1^:4, i, 1) avec la forme flli-C
(sans signification possible ici. Nous laissons subsister telle quelle l'ortlio-
graphe fautive du manuscrit. Cf. infra, p. 206, note 2.
(6) La lettre T" ide seconde main) est en surcharge. Cf. infra, p. 20ij. note 0.
(7) Cf. infra, p. 206, note 13.
(8) Ms. : n+'V (sic). Cf. infra, p. 21)6, note 1.").
(9) Ici le texte est incomplet.
(10) îi^flc ! (de seconde main) est en surcharge.
(Uj Ms. : ïim-flctl S'''). Deu.x trail.s horizontaux (d'une graphie lègèi'C et à
;3i
202 ■ Rr;vuE PK l'orient chrétien.
-fil- : Hh-ncir • AXA«n'l- ■ ofh ■ hs •■- ht: •• 'Ti<«..c.- ■• ôv-
o»- : (2i /iao'/y.'j»*;-} : at- : h, •■ ^ • n-W : L'7^11 ■• (3) Hi:K
Hn'l•^'JP• : l'fmC'i'P •■ An.h ■■ hCft-fcJP'J ■ œ- -.Kltliao
/'■«prtl- : 'j}^.,-h[.] HrtA'i- • "ica • ns.fl • bo ■ ffoM'i\ ■■ hx
-jArh • i4i flj- . ^. : In : 'n?irt. •■ ^ti-v- •• (orvi ' HÏM"-
Jt/.*!-.'!' : «^JihA : ?i'>'l"[!] (I 150 r" a) XA^ • n,7i'^«»- •
ai%A\é, •• tù •• (O'tï'l' •- T-'iy. • «wft+A- ■• rtA«» ! n+A»» •■ .^o»- •■
,?bCO' '• tD^^ao' : (;i^ Al'fK- : A'JA»» ■■ "/Al»" î
flj,e,?,H.3r : -jnhA» ! h«» •• .e./'V.jp. : Aï : :V«ifl>-Â.> • «.aft
rfih • A> ! hri^v !
nxrt-;J- : AhTHhlV : *.e."fil- •• (6) ^-nA • He'^C^
î»" : 7) flïA'î.'ï- •' hî'"Ah ! flin}\A"|- ! Vth'itl •■ ^T'/** I
fl»flXA-|- •' WA"<n»- ! *-S«ï'J ■ aifl'"1fi^ : hA •• Â/^/wCÎ" : A
peine perceptible sur la photographie du ms.) indiquent que la lettre îi doit
être considérée comme l:)iffé(\ I^a présence ici de cette lettre j, après hK'^V
et avant A7-nn*l, indique nettement que le scribe avait commencé à écrire
'hV"OC, qui /ut ajouté ultérieurement en surcharge (cf. note précédente). -
(1) Au-dessus de la lettre 7 de f\T/i9" un signe de renvoi, constitué par deux
petits traits en forme de nos acct^nts graves, indique le mot "i4>-fl-|- : (de seconde
main), qui a été inséré après coup dans la marge gauche du lolio. t)n obtient
ainsi : A'V+'tl'/' ■• T/'/V", '«'s ijurdirm de la yéhenne. Comme le scribe n'a pas
étendu sa correction au pronom suffixe du verbe qui précède (llh.Ç'V?}', lequel
aurait dû être corrigé en nh.?"/??*"»-), nous n'avons pas tenu compte, dans
l'édition du texte, de la note marginale.
(2) Cl", infra, p. 2(17, note 2.
(3) Forme rare (au lieu de C.t-'W). Cette forme n'est pas indiquée dans le Lcx.
aelh. de Dillmaun.
(4) Cf. hifra, p. 207, note 6.
(.""j) Cf. infra, p. 207, note 11.
(G) Primitivement : rt4>£-ft-V. Le scribe a efl'acé (grattage) la lettre A.
7) Le nom propie •"IC.^T' est de seconde main. Cf. supra, p. 201, note 2.
[4]
^K tro
MKLANGES. 20^
yxomi'i»' : I Art.f.'Ti'-l- •• fU'nAïi-l- •■ h-n •■ rnfliA.P.' : m
nh'tt •■ ?il'BhA : r/»nfl»A.e.- : ?i'1'lrLAA •• «Ml'W><<.ft : ^yi'
t\ ■ ?»7.AA :
f\F'{:{/\ (!' 159 r b) h'\?'i: ■ f,*:^' ■ h9„/.- •■ v:i',i\ ■ (i)
tï-fi ■■ hCft-f-n •• n|: •• ArtWi ■• .lini- •• A'/"'|- ■• H>-/-/"P«l'rn •
:hh : Ainch • «»AP. •• 7-nL7i.A ■ a'^a^ •• 'i^'r •■•• h"Vi •■
TRADUCTION
(F. 158 r° a) Au nom du Seigneur, premier sans au-
jourd'hui; dernier sans hier; médial sans demain; ancien
des jours sans année; auteur de tout sans fatigue; mer de
miséricorde sans limite (6); unique {en son) existence (7)
éternelle (8). Par ces noms, (noms) du Père, du Fils et de
(1) Ici et plus bas, htoiVao- au lieu de >,«DT|i<n»-.
(2) I^ lettre >i est de seconde main.
(3) Ms. : >i?" 1 M-O- (sic). La mise de 4. au lieu de ^ semble être une
cacograpliie propre au scribe. Cl', supra, p. 201 , note 8 (cas où le scribe a écrit
ti4.1i au lieu de ft4.Tr).
(4) Forme rare (au lieu do >i;>TrTr^). Cette forme n'est pas indiquée dans le
LcT. aetli. de Dillmann.
(5) Cl", infra, p. 2ii8, note 5.
(Cl L'expression lOi'VflA > 04"?" signifie : infini [illimilé).
Cl) Dillmann. dans son Les. aelh., col. 7, ne donne au mot uft-ï que le sens
de essenlia.
(8) JI. à m. : unique d'existence jusqu'à jamais.
(5
201 RKVUE DK I.'ORIEXT CHRÉTIEN.
l'Espril-Saini, sauve, (ô Seigneur), de Dàryà (1) et {de)
Jjagèwon (2), ton serviteur Walda-Gabr'él.
Au nom du Seigneur Fils, (du nom du Seigneur) qui est trin
dans tes personnes el est un dans In dirinilé; Dieu des dieux :
roi des rois; qui es/, g/ori/ié par la houc/ie de toute créature,
sur la terre, dans lescieux, dans lu mer et dans les abîmes,
pour les siècles des siècles. Amen.
An nom du Seigneur trin, consubstantiel; {être) caché qu'on
ne voit pas; feu quon ne touche pas; esprit qu'on ne palpe
pas; puissance (3) (F. 158 r" 1)) qu'on ne comprend pas; roi
qu'on ne prépose pas; )iotre Dieu par sa divinité; notre
Père par sa houle ; lui qui , à la fois (1), est adoré par les
Iiornmes et les anges. A lui gloire pour les siècles des siècles!
Par ces noms, le nom du Seigneur dans la divinité et le nom
des trois personnes, sauve du maléfice {b) de l'homme et de la
(1) Le surnom de OCP, Biiri/n, donné ici au démpn, est certainement une
corruption ilc -flCPA, BrryiU, Bept'aX {Ascension d'Isaïe) et probablement aussi
une corruption ilo n.A/»<C, Bclhor, B;>iap (Sl'lS^, Bcî.iaX). Cf. II Cor., vi, 1.0 : Ti;
81 -jujj.ïûvTidi; XoioTM xpo: liE/.îa). ; Cl'. S. GniinAUT, Les Trois derniers traile'x ilu
Livre des mystères du ciel et de la terre, p. 1 18 (au sujet des noms de Satan, des
noms des djels de son armée et de l'équivalence numérique de ces noms) :
my.y/xioy. ! H.C.n.V. : hfl''7-tl''<n>- i Afl.&oi"/ : YiftV : rtj:[V :] anëv : ^ft.!" =
."î.uiwv; : m-U'rl: : hll-n- ■■ hOiflI- : ,hi-V- : Aft,t'."rV i h = >,.JVV^ = -tt'LA '
n :ft.('."rV:-(lV.A :: O» : "7fl/: "/ : -IIV.A :=: .1' ! .('..('. = nir/.A : It ! ll.A<l-r. : il'iA :
•s. : ■<i.yt\IVl\ ■V- Tiû veiil dire les noms de Satan, h -.'(JO, ù SOU, au 200, .en. •'?",
.ç_ .'tJ. Ce soitt les noms des ehefs des armées de Satan- h vent dire îi;j'Vï->
(démons); il veut dire ft.Rni'î (Satan); <n» veut dire «•7f|-I;'»y (persécuteur;; y
vent dire flfi; 0, veut dire (\,g\,H'. (Bs^c'ap); .S. veut dire .S..lWlrt"fl (diable).
(■J) Le nom de AV.}*""/, donné ici au démon, n'est autre que celui de l'Kvan-
gile; cf. .Marc, v, 9 et Luc, \m, :!('. Dans son A'ovum Testamentum, Th. P. l'IaU.
donne l'nniqne l'orme A.'/.}""/, p. 71 et ]). IK. Dans le Le.r. uetk., col. 6'J,
Dillmann signale les dcu.x formes AjU**"/ et H,"iyi {Mytùrj).
(0) .M. ;'i m. ; force.
(1) hitti' si^'tiilie ensenihle, à In fois et aussi en même trui/is, simultané-
ment. Le texte très clair du ms. n» 3 de M. Delorme : y,"in.h-tttiuC : /"A-
(I ■■ ... llhrh/- : y.m.P: • >iy"->n : A-(lîi ! mon'\>,\i.'i- : Le Se'ujneur trin... qui, à
la fi/ix. est ail)ré par Ivs homnu'set les ani/es, parce qu'il se trouve être identique
;i .■l'Iiii du /.(■/■. nei/i. (i;itation de \'Orf/anon .\Iari<ic), corrobore le sens .second
(pie Dillmann donne à. hM'. Cf. op. (il., col. T-'3 : « h/lil* i a.) semel... p) "n/i,
simnt : 88. Tiinitas, llhWrJ- : .ftftV,^- : (quae simul adoratur), Org. 1. -
(.Oi Sens de cnchanlemeni, sortilège, charme.
[6]
MKLANtiKS. 20'»
feiitiHi' vl de la main de fous les dénions le serviteur du
Sei[/n('ur Watda-dahr'él paiir les siècles des siècles.
Au uoni du Seiijncur (/ui a dispose l'aurore {\\ et le malin
par sa puissance; qui a hien réglé {i) le crépuscule et le soir
par sa doniination (3); {cola) en allongeant le jour et la nuit,
c/iai/ue {augmentation) en ses proportions {convenahles : le
jour plus que la nuit) et la nuit aussi plus que le jour;
chaque {augmentation} à ses époques; lui que tous {les êtres)
glorifient, (chacun) selon que parle sa langue ( l); chacun
en le suppliant dans la surface de tout lieu (Tj) pour les
siècles des siècles.
\'iens vers moi, n mon Seigneur Jésus-Christ, (F. lûS v" a)
Fils du Seigneur viva)it; Fils de Marie incarné; éclair de
li( divinité terrifiant; charbon (6) de la divinité allumé;
flèche de la divinité rapide (7) ; feu de la divinité ardent;
soleil de la divinité brillant (8); flamme de la divinité
resplendissante; pierre de la divinité lourde; majesté (9) de
la divinité effraganle ; flamme de la divinité ardente' (10);
ardeur de la divinité embrasée (11); bouclier de la divinité
(I M. à m. ; pointe du jour, aude.
(2) Sens de • suo quidque loco ponere, ordine disponere, benecomponere... •;
cf. Dillmann, Lex. aeth., col. 652.
(3) M. à m. : autorité (empire). Le sens second donné par Diiltuaiin : • ler-
riloriuin jurisdictioni vcl poteslali alcjs suhjectuni, dilio, provincia, dominiiim,
praeferlura, imperium -, dans son Lex. aelh., col. 857, est trop étroit pour
Lonvcnir ici.
(-1) Le distriijutir n'est pas exprimé par la rédiiplication do l^A- ou d'une
préposition proclitique (a ou n), mais il est impliqué dans le sens général de
la plirase.
(5) JL à m. : son lieu.
(6) M. à m. : charbon ardent, pruna.
(7) Le sens de rapide, vif, pressé, que possède C'V'A, s'emploie au propre
comme au (iguré. Les significations données par Dillmann, Le.i: aelh., col. 308,
ont moins d'o.xlension.
(8) Sens dcnilidus. La l'orme AO'fi est assez rare. Cf. supra, p. 201, note 3.
(9) M. à m. : ■ majeslas verenda Del roirisvc, maijnificenlia veturanda vcl
formidahilis •; cf. Dillmann, Le.r. aeth., col. Il.>l.
(10) M. à m. : flamme. Les mois ïnAlA et >^ signifient tons deux : flamme.
(111 .M. à m. : feu. L<' mot Tc ne se trouve pas dans le Lejc. aelk. do Dillnmnn.
Nous le considérons comme la transcription de l'arabe ,'j, feu (cas d'arabo-
l'iinnie).
200 REVUE nie l'orient chrétien.
utile (1): lance de la divinité perforante (i): ardeur (3) de
la divinité dévorante; force de la- divinité remplissant {l'uni-
vers) (4); puissance de la divinité victorieuse; fulgura-
tion (ô) de la divinité puissante; feu de la divinité bril-
lant (6); glaive de la divinité aigu; parole [l)de la divinité
redoutable (8); llamme de ta divinité merveilleuse; hache
de la divinité tranchante (9); or de la divinité rouge;
perle { 10) de la divi)iité pure; hache de la divinité aiguisée;
montagne de la divinité élevée; ardeur (11) de la divinité
brûlante (12),- foi'ce de la divinité puissante (13); majesté (M)
de la dviinité (F. 158 v° b) suréminente (15); lumière de la
divinité parfaite; {Fils du Seigneur) véritable, sauve de
r Ennemi (16) toti serviteur pour les siècles des siècles.
Jésus-Christ est la verge qui a frappé Satan; Jésus-Christ
(I) Le "sens second indiciué par Dillinann, Lex. aelh., col. iob : • jucundus.
bonus, pulchcr... » est troji étroit pour convenir ici. Le texte de Jéréniie, x.\iv, '2,
que cite Dillmann : 0»+ = flAfl : f^ao-c. : "VAr : -/p^istd; (opp. oo-ft-Tr :),
montre que le sens : de bonne qualité, bon pour l'iisaye, qui peut bien serrir
(signification du grec x?litôç) est jiri-fi'ralile dans le cas qui nous occupe.
[i) II s'agit ici de la forme n>JîC (de ù^<;., i, 1). Le sens que nous donnons ici
(à cause du contexte) n'est pas indiqué par Dillmann.
(3) Sens .de blancheur causée par le feu.
(4) Cf. l'exemple de VOrganon Mariae cité par Dillmann, Lex. aelh., col. L'iO
" Christus on^h, : \{-tf i ",([9" : Org. 1. ■•.
(■>) Sens do lueur relatante, lueur de la fondre, éclai)-.
(G) Nuance de sens : éclatant.
(7) Autre sens : voix.
(y) Autre sens : vénérable, auyuste.
(9) Cette forme ne se trouve pas dans Dillmann; cl. Lex. aelh., col 1190.
(10) Nuance de sens : grosse perle (îraio) ,• autre sens : pierre précieuse {gemma}.
(II) Sens premier : llamme.
(12) Sons premier : chaud.
(13) Sur le mot hTÇ-'/ Dillmann. dans son Lex. aelh., col. 1236, dit : ■• Ji-rW •■
(v. >iTÇ"V s) n. prgr. corruptura, se. «Tvavsîv v. àTvai'v, eui in textu llcbr. uiliil
respondet: mi-m. -. -V.ert : iihTî'V t (v. II>,tVV ;) 1 Reg U, 48;inde variis in
ocispootarum Abyssinorum repetitur, ut . n->,i'.A = >iTT'V l H'J">< = Art.ft'n'i I ...
IDeg.; "LBAïl : (sc. Eliae The-sliitae) -JjeA : >iTVV : Eue. lied. I3;->^.A : Mhf
H-i I Org. G. ...
(M) M. à m. : grandeur.
(15) Cf. supra, p. 201, note .^. Dillmann, dans .son Lex. aelh., col. 40,'5, dit:
" fl4.'V : part, praevalens, principaiis, ut : U'^'RIJ' : A^.'V ! subslanlia ejus potior
[supereminens], Lurl. e .Mss. Colb. •
(10) C'esl-à-dire Satan.
MÉLANGES. -Ô?
est le glaive qui a épouvanté la géhenne; Jésus-Christ est
la lumière tfui a chassé les ténèbres; Jésus-Christ est. la
lampe gui a illuminé les ténèbres; Jésus-Christ est la tour
solide devant la face de l'Ennemi (1) et le mur de salut qui
prutégi' (-2) les fidèles; Jésus-Christ est l'Agneau égorgé {?,),
au.r trois conics et au.vsejit geu.r; Jésus-Christ est l' Epoux
céleste qui, au Calvaire {4), a épousé (5) l'Eglise; Jésus-
Christ est le sacrifice pur qui, le jour du vendredi, sur le
bois de la croix, a été immolé (G); Jésus-Christ est l'homme
flagellé et répudié qui, par ses plaies mortelles (7), nous a
rachetés; (qui), par sa résurrection, nous a consolés; qui a
démoli le mur intermédiaire (8) {entre Dieu et nous), c'est-
à-dire (F. 159 r" a) l'inimitié (9), par sa Passion; et (qui) a
inscrit pour nous, dans le tronc de sa croix, la paix, avec
l'encre (\0) de son sang. {C'est pourquoi demandons) qu'on
fasse cesser {l'inimitié) et qu'on établisse {la paix) {II)' pour
son serviteur pour les siè'cles des siècles.
Maintenant aussi demandons-lui de nous pardonner nos
péchés et de nous effacer nos fautes.
l'ar la prière de .\otre-Dame la Sainte Vierge, double-
ment (vierge : en corps et en esprit), Marie, génératrice de
Dieu (12); par la prière de Jean-Baptiste; par la prière de
tous les saints et martyrs qui ont plu au .Seigneur, sauve de
l'Ennemi (13) ton serviteur Walda-Gabr'él pour les siècles
des siècles.
(1) Cf. supra, p. 206, note 16.
(2) Forme verbale a.ssez rare.
Cîi Douille sens : percé de coups el éyorgé.
1 1/ +^'VV^ est la transcription ilu grec xpav£o-j (touo;).
(5) Verbe einployé surtout au sens iii_vsti(|uo.
(6) Sens do pro holocanslo o/ferri; cf. l'illnianii. A'r. ncl/i.. l'ol. \2Xl'i.
(7) M. à m. : sa blessure de mort.
'81> M. à m. : le mur de milieu. Cf. Éph., n, 1 I ; >u»t i )xi,v.-\- : "V>iliA > >i"/t '
JfrA>. > ttt^po-s Xov. Test., édition Th. P. PlatI, p. Kî; (... tô pleooto'./.ov toO
7oaY|jLO'j >'J5a;, Tr,v éy6pav, Iv -^ Tipxi aÙTO-j).
(9) Nuance de sens : hnine.
(10) Sens assez peu fréquent.
(lll I-acunes évidentes dans le texte éthiopien.
(li) Sens de Bîotôxo;.
(I:! Cl. supra, p. iOti, note 16.
208 ni:vuE de l'orient chrétien.
J'exorcise (1) les Satans par la 0vinité du Père, du
Fi/s et dit Sainl-Ksp)-i(, un seul Seigneur, de la bouclie de
qui suri un glaive de feu, afin i/u'ils n'approchent pas de
niiii. J'exorcise les démons méchants, afin ijiiils {demeu-
rent) éloignés (2) de moi.
Dans le Père je me confie; dans le Fils Je me cou-
ronne (3); dans le Saint-Esprit je me couvre d'ombre (1).
Sâdor. (F. 109 r" b) 'Alâdor, Dàiiàt, 'Adèrà, Rodas (i3).
Par ces noms, par les cinq plaies (G) (faites sur) la croix à
Xolre-Seigneur Jésus-Christ, par lui (7) le poison (8) de la
mort derient inefficace (*.)) et la puissance des Satans est
brisée. (Fais, 0 Seigneur), qu'ils (10) n'approchent pas de
rame et du corps de ton serviteur Walda-Gabr'él pour les
siècles des siècles. Amen. Amen.
Sylvain GiiÉiiAUT.
XcMil'inarclic (Si-iiu'-Inlëricurc). le i mars 19-o.
(li Sons gi'Urral : charger d'imprécalions. diris devuvcre.
(i) Nuance de sens : s'éloignent.
(3) Le sens à la lois ivllrchi et mélapljorique n'est pas in(lii|iii' par Dillniann ;
cl'. Ux. (lelh., col. 81G-SI7.
(4) Voir la noie précéilento; cl', up. cit., col. 12ô()-l-..'ri7.
(5) Noms niai,'iq nés.
(IJI l,e pluriel >t'"i<p^- ilésigne onlinairement des clous. I/expression /j4''ï<P-'i*
sij,'nilie lex cinq plaies (de Jésus-Ckrist).
(7) l'ar Notre-Seigneur Jésas-Chrisl qui vient d'être nommé.
(8) Nuance de sens : venin.
(9) Ici et plus bas, le verbe est au passé. Le sens du présent n'est indiqué que
par le contexte.
(10) M. à m. : afin qu'ils.
tlOJ
MKLANGES. ~09
II
NOTE SUR L'EXPRESSION COPTE
(M)()-.(HIÏ nilOA
Il y a vinjit ans, lorsqu'il publiait ses Ostrara, \V. K. Cruin
souliirnait l'ipithète qui se trouve dans l'expression : m m.-it
ncMK)-.' coo-.oiii" ci.o.v il). 11 la signalait de nouveau, en
l'tudiaul les iiiamisirits de TiscliciidKrr lègues par re dernier à
l'L'niversité de Leipzig ("2). Dans une noie, à propos des fnig-
iiicnts qui forment le manuscrit XXV ', dans lesquels se trouve
iiiitre expression, il écrivait : << ovioii? «hjo.v wlience it
iiiay lie that E|)ipliany is liere too précise ». Il s'agissait du
texte suivant que \V. K. Cruiu ne donne pas dans snii T'tude :
o'.-oi npioiii iiii.cii (;niKvu|>AiiAiri'Aii (;ii()'.'<;|)M()'.' 1)1:11
o'.'(:?()«)'.' niupcviKvricHi: n.')iii(| iia.mcia imii^'j'f
flC-OO'.' «■;0()VOII^ (ÏBOA IKMI IIIU^OO.' CTCI I A|)(t)0'."r flTO
nii(;()()'.Ar> iKvpiA iiuu iiKiïoov tiDOVAr. ni(-; +AriA
rih'.piAMi 3).
Après lui, Gaselee étudiant des fragments de là Bibliothèque
nationale ( 1). relevait cette même expression que nous extrayons
de son travail avec la traduction qu'il nous en donne lui-même.
a — HKvpiAKii lin nc(jVA un n;'JA niurro-.AAii (iTttvoni"
eBo.v n^ovo A(; on iineua oeoov (jtovaab ^Airrovei
emioo- niiA<;\A (rrovA.vr. ... Dominicas et primos mensium
dies et lestas sacras manifestationis sed praecipue autem qua-
draginta sacros dies donec perveniant ad magnum Pascha
(1) cf. W. E. Criiin, Cuptic Osiraca from the collections ofllie Efjypt Explora-
lion hunil, IheCairo Muséum and olhers. I.ondon, lfl02, OstniM, ir -29.
(il Cf. W. E. Crum. Itai/iugraphica from Leipzig manuscripts dans Procee-
dings of the Socicl;/ of Dibliral A rcliaeologie, Ueceinher, 1907, p. 301. Voir un
inventaire du fonds Tiscliendorf di> Leipzig dans: Lripoldt : Katalog derislamis-
phen Ilandschriften, etc. Leipzig, ItOi.
(3) Leipzig, copte, XXV\ fol. .50.
(4i l'aris. lupte. nis. \i'X\ fol. IXi.
[1]
OIUENT CUKÉTIEM. 14
210 REVIÎE DE l'OHIENT CHRÉTIEN.
corum. » Il ajoute dans une note sur l'expression m iii."if
fnii-oo-.- coo'.-oiiy (Mio.v, dont il fait l'équivalent des mots
n^^A niKiTovAAii oTovoiie eiioA : « Epiplianiam noslram
sig-nifiari non duco, quae apud orientales Tiieophania nuncu-
patur, scd potius D. N. lesu Chrisli manifestationem inter
Resurrectionem et Ascensionem (1). »
Cette interpnHalion de notre locution, donnée par Gaselee,
parait i)lus que douteuse. Sa véritaMe l't totale explication nous
est luurnie, croyons-nous, par un des papyrus du musée de
Turin puMié par Rossi dont nous trouvons le parallèle en grec.
Ce papyrus nous sert également à préciser comment il nous
faut entendre la fête di'signée par Crum sous le nom d'Epi-
phanie (2).
Le papyrus publié par Rossi s'exprime comme il suit :
lllipilA|)AI>A no TIIIICTIA flTC; TlXOeiO CTU IIAI 116 llf;(|T()()V
un iicoo.- un iiiApACKc;-. Il (iiiiirrei nreir.G ?n o'i-.'ncoiuî
\(()|)i(: iicii'i'CKoc'i'ii niiATc- un nvoo'i' e'ro'.'one (3i'.{)\
(1) Cf. Slcph;inus Gaseli'C, l'arerç/d coptica II. Cantabrigiae, 1914, p. 3 et iliid.
note 2.
(2) L'acception du mot Théoplianie que Gaselee affirme employé dans l'église
orientale, à l'exclusion de tout autre, du mot Epiphanie lui-même, pour dési-
gner ce ijne les Occidontaux appellent communément la l'été des Rois, est
inexacte tout au moins jionr l'époque à laquelle remontent les manuscrits
Cdjites dont nous nous occupons ici. Ces deux mots se trouvent, en elïet,
employés chez les Orientaux pour' désigner deux fêtes distinctes ai éopi-ai rfi-r\
uïprjî'Jrjv là TE 'jEojivia xai ÈTtiçâvia ^P. G. 1, col. 859, note 62). Jlais nous ne trou-
vons pas cependant toujours i>n leur emploi cette rigueur (|ue veut bien dire
l'auteur des Ptn-enja. Ainsi le mot de Oeoyâvta est employé ))Our désigner les
fêles delà Nativité par saint Basile de Césarée (P. G., XXXI, 1473), saint Gré-
goire deNazian?.e(P. (;., XXXVl, 313), saint Grégoire de Nysse (P. G., XLVI,584);
pour désigner la fête de l'Epiphanie par saint Jean Clirysostome (P. G., XLVll, î
lor, I.IV, '275). Ce dernier appelle aussi cette fête de l'Epiphanie : Èniyâvta (P.G.,
.M. VIII, 459), il se sert encore du même mot pour signifier la Nativité (P. ('.,
XI, VIII, 15S; I,\'l, 29). Saint Grégoire de Xazianze appelle également la fête de
l'Kpiphanie : imçâvia {l'-G., XXXVI, 5G1). Le double emploi de ce mot nous est
expliqué par .saint Isidore de Séville - Duae sunt autem Epiphaniae : i)rima in ■
qua natus Christus pastoribus Ilebraeorum angelo nuntiante apparuit; secunda,
in qua ex gentium populis Stella indice praesepis cunabula magos adoraturos
l'.xhibuit (Originum, VI, 18). Nous trouvons par ailleurs le mot èitiyivia dès les
pi-cmicrs siècles de l'Église. .N'ous lisons dans les ConsiUulions apustnlii/iies :
Observez, mes frères, les jours de fête et par-dessus tout le jour de la .Xativité
du Seigneur que vous célébrez le 25 du neuvième mois « et, après ce jour, que
le jour (|r l'Épiiibanie tj è-iti^fàvto.- soit le |4n<' honoré • (V. 13.2).
1^1
MKLANOES.
211
T«H:cA()AK()(;rii nri: ii^ai-ioii n;'iA «no'.'oiii' ci.o.v a'.mo
movAAii eA|j«;ï (;|)«»<r/ irn o-.tïTmj (1).
Kn irrec, nous possédons l'cnumération des mêmes jours de
jeune dans la « Didasralie des 318 Pères » ;xt; zx^Ht./- tt-.v
v£r::ûv -/.jpizj -zj-i-zi -î-.pizx -/.xl -xp3GViz\>r,v, î! \t.r, t'.v. vîîw ^î6i-
:r72'. '/_Mz:z '.%: -vt-.i/.z--.f,z \i-z-)r,z y.a'i T(ov àY''''''' i~t53!V''(.)V ('2).
I II manuscrit de \enise, nous fournit la variante suivante : ;j.ï;
-lïiîa'.vî vï;7T-;av v.jZ'.zj tî'jt î7T'. TîTpâîa y.al zapaî-z-syriV, s! ja-J; iti
;-'. v;j(.i 3î'i?^"2'. X*^?'-î "''î' ïizz'iJ.xizç -ij àvisu zir/a -/.a; -f,^
-iVTïxc-Tf,; 7.a'. Twv S î ît: : T iy.(o V èipTwv tûv îtosîy.i y.x'! txç îà
/.:'.zi; T,;x£'p3[ç ày.p'.6tôç çûXaTTS (3).
A ces documents nous pouvons encore ajouter le suivant qui
fst la roprodutiun des deux que nous venons de citer. 'Ep(',)-r,v.;.
Azi -.f,z v.i') r,J.xi ;j.:vv',r xzù.^zz -'.: r.zz -zW/.z'j izzzrx/.r, -xpx Trj;
r,;ji(7)v x-txz'.z-zT-.zz ~p'z:. -zr,'/ ôf[»ù::j'/r,-t j'^îif/ kpu)-:f,GX'. v.x': Ïti Sît
vr,sT£Jî'.v -/.xi vi x'jzf) Tf; ~v/zv/.Z'zfi v.xi tw 5tosîy.ar,[JLip(ï), '/Mp'::
Tijç ïiiz[>.xzz: -f,: z'.xy.'.'rr,7i\i.zj.
'0->. ;j ov. r.xpxzx':iv.t -iTiZ-.v.x'i (y.'jpiîj) TÔv |ji:va'/;v r, tsv ùpEa
zz'j-iz-\) -.t-.pxzx -/.x'. zapajy.Eurjv, î! ]i.r, -.<. ï-\ vÎtw ^zSxpr,-x'. "/«pU
T?,; T=vTîy.;iTf;r y.xl Ttôv iziiavfijv (1).
D'après ces textes, on le vuit, l'interprétation de Gaselee est
inanifostement erronnée et celle donnée par W. E. Crum est
rendue plus précise, plus exacte. En comparant le copte et ie
trrec, nuus avons les équivalents suivants :
nv«)()/ ("ro'.oiii' (;ii().\
Twv aviuv îzifav'.wv.
TÔJV 2î-T:5Tly.<ôv ÉCÎTÔiv TIOV îd')-
17.x.
TiT) Zh)zv/.xr,\j.ipM.
TÔJV IT.lSXHiàf*.
Il ■ Non transsredirc il digiuno del Signoro, che cnde nella quart.i c scsta
■ lia I' ni'Ua vifrilia del sabbato salvo clio tu sii travafjliato da malattia ad ecc>>-
/lono solo délia l'i-ntocosle c dei ^'iorni délia iiianifestazione (del sitrnorel. La
qiiaresimae la settimana santi délia Pasqua, osservarle dili^'entamente • Kossi,
Ipapiri coi>li del musea egizio di Torino dans ilemorie délia U. Ac. délie Se. di
Torino, XXXVll. p. 1».
(•2) Cf. lialtilol. iJidascalif des .118 Pères. Paris. 1887.
(3)/'.C.,XXXVIll. IGIO.
(4) P. C, . 1. 903. noloUJ.
;3]
212 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Les ^ours de fête dont il s'agit ici sont parfaitement détor-
minés. Il n'y a rien qui permette l'étrange explication donnée
par l'auteur dos Parcrrja. La manifestation dont il est parlé
est celle de l'Epiphanie. A noter de plus que notre expression
ne désigne pas le jour seul de la fête mais, avec elle, l'intervalle
do temps qui existe entre elle et la nativité, soit les douze jours
qui séparent ces deux fêtes comme le portent deux de nos
textes grecs.
L'expression otovoh? eBo.v ne se suffit pas cependant à
elle-même pour signifier l'époque dont nous parlons. Nous ne
connaissons aucun substantif issu de la forme de ce verbe em-
ployé en ce sons (1). C'est d'après le contexte qu'on peut déter-
miner l'accoption de cette locution. Nous on relevons un exemple
dans le papyrus de Hossi cite plus haut : n^Al■lOll n^A gto-
voiie oiio.v signifie manifestement la fête de Pâques.
Parfois elle est employée pour désigner un simple jour de
fête iiidoiminê ac.'mcoiii a(; (uio'.'n^c.o'.- e()()^•()ll^ (3r>().\ nrv.
iii.xpicTiAiioc (2). D'autres fois elle désigne certaines solen-
nités particulières comme dans les textes suivants nceiiie
nc(;(:i (;^|>Al i>n n."iA(; rKHiicouioii (£7:t-Y;;/c;) ii."ia n toikk;
un nnotr ri,")A (ri()-iAn? (nu).\ (3). hotaiiaii ei n.vAAi-
np(()ii(; neiiAA'.- niiceou-i- niKi-piAKii un niunioo- n,"JA
(1) C'est à tort que Spiegelberg dans son lexique copte donne ovtoil?
fiBO.V comme substantif indicjué par W. E. Crum pour désigner la fête de
l'Épiplianie. Dans la note, à laquelle il renvoie citant comme référence le tra-
vail dont nous avons déjà parlé, Proceedinr/s, December, 1907, \V. E. Crum
ajoutant après ()V<OM? eiU).\, qu'on peut inférer d'après le texte, qu'il s'agit
' do la. lëte de l'Epiphanie, ne rapporte lias la forme du texte qu'il étudie, il
donne la forme radicale à laquelle il faut raaieuer la forme du tCNtr étudi('.
Dans 11- m!Uiiisci-it de Leipzig, nous avons llllli;'J'i~ ncî^OO'i' (U)0'i"()ll?
(:lîO\; il y a ici une forme qualitative employée cOMune épithèto et non
comme substantif. Cf. Spiogelberg : Koptisches /landwurlerburk. l/cidelheri/,
I9JI, p. 17(1.
(2) Cf. ('. S. C. U. Scriptoros Coptici. .Séries III. Tome 1, p. -.'03 du texte, p. 124
de la traduction. Voir au.ssi la mèine expression dans 0. von Lemm : Ka/ilisc/ie
MixMllcn, n" VM.
(IS) Stei-n ; Dus Tcshuiiinil der Suzaiiiia dans /eitschi-ifl /'»/■ Oyi/plisclie Spi'ache,
/6'M, p. 1 ir.
[4]
MÉLAXOES. 213
«novdii? GBo.\ (I). Il esl possible que dans ces textes, dont
l'expression se rapprociic de celle employée par le manuscrit
■ ipte (le Taris, nous devions comprendre qu'il s';igit des
. (es de rKpiplianie au sens que nous avons expliqué. Néan-
moins, d'une part, au lieu du mot (ieoov que nous trouvons
dans les passages où il s'agit certainement de ces fêles, nous
avons ici le mot .-kv, et, d'auti'e part, le contexte ne nous
fournit aucun art^ument topique pour nous en tenir à cette
interprétation, à l'exclusion de toute autre. Les éditeurs de
ces textes ont traduit ces mots par « les grandes fêtes con-
nues ». Cette vague traduction, sans rien préjuger, sauvegarde
les précisions que l'étude suijséquente des manuscrits pourra
nous permettre et, sans aucun doute, avant de se prononcer sur
i;i nnturc particulière des fêtes connues dont il s'agit ici, il nous
faut attendre que l'expression qui les détermine, nous soit à
nous-méme plus et mieux connue.
M. Chaîne.
(1) C. Sclimidt, Fragmente einer Sckrifl des Marlyrer-bischofs Petrus von
A'exandrien, dans T. und U. n. f. v, 4, p. 6.
l5]
■21 1 RKVL'E DE l'orient CHRETIEN.
III
LA DURÉE DU PATRIARCAT D'ISAAC
Xl.r' PATRIARCHE d'aLEXANDRIE
Dans la Vie d'hivir, patriarche d'Alexandrie, publiée par
M. E. Porcher, au tome XI de la Patj ologia orientalis, nous
lisons dans la préface cette note due à M. F. Nau. « Les auteurs
ne sont pas d'accord sur l'époque et la durée du patriarcat
d'isaac. Son patriarcat aurait duré deux ans et neuf mois ou
trois ans (P. 0-, \, i&); ou deux ans et 336 jours, Cf. Pierre
ibn Rahib, C/axniicon Orientale, trad. Cheikho, Paris, 1903,
p. 131 ; ou trois ans et demi (P. 0., III, 268).
Si Isaac a été ordonné un dimanelie 8 Koiak (4 déc), cf. Vie
d'isaac, p. 57, ce ne peut être qu'en 684 ou 69U. S'il est mort un
mardi 9 Ilathour (f) nov.), cf. Pierre ibn Rahib, loc. cit., ce ne
peut être qu'en 687 ou 692; il aurait donc été patriarche de 684 à
687, car 690 à 692 ne donnerait pas une assez longue durée à son
patriarcat; mais les jours delà semaine sont-ils authentiques"? »
L'auteur de la note ne nous indique pas la chronologie qu'il
suit ici, ni quelles sont les sources de sa chronologie.
Apparemmeni, la chronologie employée est la chronologie
dionysienne. Los dates qu'il nous donne nous fournissent en ce
cas les concordances suivantes d'années avec l'ère égyptienne
de l'Incarnation.
681 A. D. 670-677 E.E. 687 A.D. 679-680 E.E.
690 A. D. 682-683 E. E. 692 A. D. 68^-68.) E.E.
Ces mêmes années nous donnent pour les mois et jours cor-
respondants du calendrier Julien :
681 A.D. (677 E.E.) 8 Koiak, dimanche (4 décembre).
687 A. D. (680 E.E.) 9 Athor, mercredi (6 novembre).
()90 A.D. ((i83E.E.) 8 Koiak, dimanche (4 décembre).
692 A.D. (68.J K. E.) 9 Athor, mardi (5 novembre) (1).
(1) Ces années do l'in-e égyptienne de l'incai'nation eomnieneent par les jours
snivant.s : G" : liuidi; G80 ; vendredi; 683 ; lundi; 685 : jeudi.
[1]
I
.\ii5i.ANnEs. 215
Nons avons en 687 A.D. : 0 Afhor, mercredi, de l'an 68UE.E.
h raison de l'an bissextile (iTO E.E. qui prérèdc cette année
680 E.E. et relanie d'un jour toutes les concordances de cette
année de|)uis le 1 Totli au 1 Piiamenot.
il résulte de là que la durer du patriarcat d'Isaac ne saurait
être fourni par ces dates. De 6'.tn A. D. à 602 .\. D. la durée du
patriarcal ne se tniuve pas vérifiée de l'aveu même île l'auteur
de la note. De 681 .\. D. à 687 .\. D. nous n'avons pas toutes les
dunnées requises pour justifier ces dates.
Nous avons dit que nous pensions qu'il s'agissait ici de la
chronologie dionysienne; en ce cas les dates sont inacceptables ;
il y a eu méprise chez l'auteur de la note dans la détermination
des jours de la semaine.
S'il s'agit de la elironologie suivie par Pierre ibn Rahib. les
dates données sont incapables de nous fournir la durée voulue
du patriarcal dont nous nous occupons. Les jours de la semaine
s'y opposent. Nous avons alors en effet :
681 E. E. (6!U A. D.) 8 Koiak, mardi.
600 E.E. (697 A. D.) 8 Koiak, mardi.
602 E.E. (699 A. D.) 9 Athor, jeudi.
687 E. E. (601 A. D.) 0 Athor, jeudi (1).
durée de ce patriarcat, le lait commencer en 6182 \. M.
682 E.E. et le fait se terminer en 618") A. M. (JS."} E. E. 11 nous
dit de plus que le patriarche Jean, prédécesseur d'Isaac, mourut
le l Koiak. comme nous l'apprend aussi Sévère d'.Vschmounein,
cf. /••. U.,l, llislorjj of f/ie Patriarchs, p. 27."); il ajoute que
c'était un samedi. 11 fixe la date de la mort d'Isaac au
mardi 0 .\thor.
Si le 1 Koiak en 682 E.E. était un samedi, on eutee mois-là
les jours 8, 15, 22, 20 : samedi; les jours 2, 0, 16, 23, 30 :
dimanche. Ce jour de semaine, samedi, 1 Koiak 682 E.E. se
trouve etïectivement vérifié par le comput : Toth commença
cette année par un dimanche.
(l) XoDS avons comme jour de semaine le 1 Toth de ces aunécs : 684 :
mercredi ; H92 : samedi ; 687 : samedi.
216 RKVLK DE l'orient CHRÉTIEN.
Les années fournies par Pierre ibn Rahib nous donnent les
concordances suivantes avec l'ère dionysienne :
C82 E. E. 689-690 A. D.
685 E. E. 692-693 A. D.
Nous avons pour les concordances des mois et la détermina-
tion des jours, ce qui suit :
682 E. E. 8 KoiaU, samedi 689 A. D. (1 décembre).
685 E. E. 9 Athor, mardi 692 A. D. (5 novembre).
Mais le texte de la Vie d'Isaac porte qu'il lut ordonné le
dimanche; il y a môme une remarque au sujet de ce jour cons-
tamment observé dans la consécration des évoques (1). Va-t-il
falloir rejeter les dates de Pierre ibn Rahili?
Nous avons donné les éléments de la réponse plus haut.
Le 1 Koiak fut effectivement un samedi. Pierre ibn Rahib est
exact. L'erreur est dans la Vie copte qui donne le 8 de ce mois
comme un dimanche. Le 8 fut un samedi; le dimanche fut le 9.
Nous nous trouvons ici en face d'une erreur de scribe ou d'une
fausse lecture de la part de l'éditeur : il faut h au lieu de h.
Cette correction au texte copte absolument nécessaire faite,
nous avons :
682 E. E. 9 Koiak, dimanche 689 A. D. (5 décembre).
685 E. E. 9 Athor, mardi 692 A. D. (5 novembre),
et nous trouvons très exactement les deux ans 336 jours indiqués
par Pierre ibn Rahib pour la durée du patriarcat d'isaac. En
nous portant ici garant de l'exactitude chronoloo-ique du présent
calcul, nous ne saurions en faire autant pour ce qui regarde
l'exactitude historique des dates auxquelles nous nous sommes
arrêtés. Ces deux questions distinctes el tout à fait différentes
ne ressortissent pas à la même science.
M. Chaîne.
(1) " Ils imposeront l'étolc à Georges pensant le laire arciicvéqin' au milieu
de la semaine : ils voulurent accomplir un acte contre les canons. .Vussitùt,
l'archidiacre s'écria du sanctuaire, comme s'il avait été poussé par Dieu : » 11
n'en sera pas ainsi, que nous fassions un acte contre les canons; attendons,
jusqu'au dimanche. >• ]"u! il'JstKic, p. 51.
- 11 arriva qu'au jour du saint dimanche, pendant que tous les évoques étaient
rassemblés dans l'église de Saint-Serge, le saint Isaac entra. Pendant qu'il priait,
voici que, soudain, la lampe se brisa sur lui et l'inonda tout entier. Sur-le-champ,
la foule s'écria : ■• 11 est di{;ne, il est digne, il est digne, le treizième apùtre,
Isaac l'archevêque. » Jhid., p. 53.
L3J
BIBUOGKAPIIIE
"SOTTAS ET DtiiOTON, hUrodurtion à l'étwU' des hiéro'jhjpliex. .wi-lOÔ pp.,
Paris. Ceuthner, \{vn (.'O fr.V
J'imaaine volontiers que plus d'un compa^rnon de liouaparte ci'it
-lisse dans un coin de sa giberne le volume de MM. Sottas et Dbioton,
si le livre avait paru en mars ou avril 17<t8, quelques semaines avant
rembarquement du corps expéditionnaire qui avait pour mission de con-
quérir l'Egypte. La lecture de cet ouvrage est aussi intéressante qu'ins-
tructive, même pour le profane qui ne s'adonne pas à l'étude de « l'écri-
ture des divines paroles •, car on y trouve des données précises et' des
vues suggestives sur l'un dos points les plus importants de l'histoire de
l'écriture.
La première partie de ce petit livre traite du système hiéroglyphique,
envisagé successivement dans son principe et son application, et retrace
les différentes phases qui ont marqué l'extension de ce mode d'écriture.
On suit l'évolution de la graphie dans la furme des signes, dans leur
apparition et disparition, dans leur emploi et leur groupement : autant
(le variations ou de fluctuations inhérentes à ce qu'on pourrait appeler la
vie de l'écriture. On saisit l'étroite parenté des trois types d'écriture,
hiéroglyphique, hiératique, démotique, le second dérivant du premier et
le troisième du second par l'application des mêmes principes de simpli-
fication et de codification. On se rend compte des lois empiriques aux-
quelles obéissait, pour la disposition matérielle des signes, soit l'artiste
(pii gravait les hiéroglyphes sur le marbre ou le granit, soit le scribe dont
le calame dessinait les caractères mystérieux sur du papyrus, des
tablettes de bois ou des ostraca.
La seconde partie offre un conspeclus /lisinrictis de la connaissance des
hiéroglyphes d'abord chez les Egyptiens eux-mêmes, puis dans l'antiquité
classique et chez les Pères de l'Eglise, enfin dans les temps modernes
xvr' et .wu" siècles). Le secret de la lecture des t divines paroles » avait été
perdu presque au début de l'ère chrétienne : il fallut le génie de Champollion
pour le retrouver. Les pages consacrées à l'histoire du déchill'rement
l'xcitcnt notre admiration pour celui à qui des qualités de premier ordre,
notamment une curiosité toujours en éveil, une imagination créatrice, un
esprit critique des plus avertis, permirent de réussir et de triompher là
où tant d'autres avaient échoué : l'œuvre de Champollion est de celles
[1]
•21S REVUR DK l'OHIF.NT CHRETIEN.
qui ;issu:c!it l'immorUilité a leur autour et enricliisseut à l'infini le patri-
moine intellectuel de l'humanité.
Un tableau cliHaillé des principaux hiéroglyphes et l'analyse méthodique
de quelques textes égyptiens complètent le volume.
Ce livre est destiné avant tout aux néophytes et, dans la pensée des
auteurs, il n'est que le premier-né d'une série de manuels qui assureront en
France la continuité de la science égyptologique. La langue en est claire
et précise, le plan bien distribué, l'érudition .si'ire et discrète, la méliiode
scrupuleusement scientifique. On a la sensation de trouver dans ces pages
l'écho d'un enseignement éprouvé et contrôlé par l'expérience, chose
estimable entre toutes. 11 convient d'ajouter que l'exécution typogra-
phique est des plus soignées.
A. Tkicot.
Pmtirrium palacosluveniciim rroalicoijtiigolilicHm. — Tr.iiiiiii ijlfujoli-
licum e codicilius Pragensi et Parisiensi liUeris cijrillicis exscriplum
annolnlionihiiii variis leclianibus reliquonim codicum glossai'io instriixit
Dr. Jos. V\js, in C. R. l'niversitate Boh. Pragensi docen.s. — Tomus 1 :
Textus. Annotatioiies, Tabulae. Pragae, MCMXVI. -^ Ciii.lectihn :
Glagolitica. Publicatiimes .Xcademiaê Palaeo slavicae Veglensis.
Le docteur Jos. Vajs publie dans ce premier volume le texte du Psautier
en slavon ecclésiastique serbo-croate, d'après les manuscrits écrits en
caractères glagolitiques.
L'Introduction contient une courte description des treize manuscrits du
xw" et xV siècles, où est contenu ce psautier (p. ix-xi). Le Codex Lobko-
wiczianusPragensis (1359) y fait l'objet d'une étude toute spéciale (p. xi-xv:
xvii-xxiii). Les particularités phonétiques et graphiques qu'il présente i)ar
rapport au manviscrit de Paris (écrit circa 1380), le second en importance,
sont signalées avec brièveté et précision (p. xvi-xvii).
Le Texte du Psautier est donné sur deux colonnes parallèles en carac-
tères cyrilliques, d'après ces doux manuscrits principaux. On a ainsi
face à face les deux transcriptions, ce qui facilite singulièrement la com-
paraison.
L'apparat critique et le glossaire sont renvoyés à un second volume.
Les (luatre-vingt-huit dernières pages de ce premier volume contien-
nent des spécimens tirés des manuscrits de Paris, de Prague et de Zagreb.
Les reproductions sont remarquablement nettes. et seront précieuses pour
les étudiants slavi.stes désireux de se familiariser avec l'écriture gla-
golitiquc.
L'édition parait f.iite avec beaucoup de méthode et avec grand soin.
C'est là une contribution importante à la littérature slave et (|ui complète
heureusement la célèbre édition du Psautier de Bologne par \". Jagic.
Louis Mariés.
m
I
BIBMOr.RAPHIE. 210
Anton Bm'MSTark, Geschichte der nyrischen Lileralnr mit Atisclilwi.f iler
christlirh-palaslinensischi-n Ti-.rti', .\vi-378 pp. Bonn, A. Marciis un<l
E. Webcrs Verl.ifr, 10-J2. pour l'étmnger 18 fr. suisses.
L'ouvrafre que présente au public M. Baumstark, dans un temps ((ui
peut sembler si défavorable aux travaux de pure érudition, est di'i, à ce
(|uil nous dit. aux invitations de l'éditeur et du ])rofossein- Mans Lietz-
mann. Heureuse initiative! Depuis longtemps, M. Baumstark avait songé
à la rédaction d'une histoire de la littérature sjTiafjue, et depuis 1900,
il n'avait pas cessé de s'y préparer, mi'me aux époques où il avait le
moins d'espoir de voir son projet se l'éaliser. Uuatrc ans de séjour au
Ciimpu Santo dei Tedeschi de Kome lui ont permis de prendre contact
avec les manuscrits syriaques de la Bibliothèque Vaticane et ceux du
fonds Borgia, transportés au Vatican en 1902; puis, en Palestine, où il
passe un an. il étudie, malgré de nombreuses difficultés, les manuscrits
du couvent de Saint-Marc à Jérusalem et ceux de Damas. Rentré en Alle-
magne, et, pour gagner son pain <iuotidien, obligé d'enseigner dans un
établissement d'enseif:nemcnt secondaire, il reste fidèle aux études orien-
tales. Aussi bien, la constance de son effort a été récompensée : la
direction de VOriens Christianus lui est revenue en 1911. après qu'il en
avait été évincé en 190."), et l'.Allemagne. qui a plusieurs chaires officielles
pour l'enseignement du syriaque, lui a confié à l'Université de Bonn
un enseignement de sa spécialité.
La Geschichle der syrischen Lileralnr est dans la ligne des ouvrages
capitaux de Krumbacher et de Brockelmann pour les littératures byzan-
tine et arabe musulmane. Ce n'est pas un livre d'une lecture attrayante,
mais c'est un livre qui, pour longtemps, fera autorité en la matière. .\u
lieu d'adopter, comme l'a fait Rubens Duval. une division en deux par-
ties : histoire des genres littéraires, histoire des auteurs, M. B. applique
à un cadre chronologique très large une subdivision en littérature jaco-
bite et littérature nestorienne. Cette subdivision est justifiée par l'oppo-
sition des membres des deux grandes sectes issues de la controverse
christologique du v* siècle, car les ouvrages de l'une sont, en général,
inconnus à l'autre, et, même lorsqu'il s'agit d'ouvrages grecs, les attaches
dogmatiques des interprètes et des copistes leur imposent des préfé-
rences. Voici les titres principaux : A. Littérature de langue syriaque
avant l'islam : 1° jusqu'au temps des controverses théologiques: 2" littéra-
ture ne.storienne ; .3" littérature jacobite. B. Littérature de la période isla-
mique : 1" littérature nestorienne jusqu'à la fin du x' siècle; '2" littérature
jacobite; 3° littérature nestorienne des .m-.mv siècles et renaissance de
la littérature jacobite aux xii" et xin"^ siècles. Un court paragraphe traite
pour finir des œuvres liturgiques et autres d'origine melkite ou jacobite.
Pour chaque auteur, une notice biographique, généralement très suc-
cincte, dans certains cas trop succincte, nous semble-t-il. est suivie de la
liste des ouvrages connus, conservés ou non ; entre les notices, quelques
aperçus d'ensemble sur le mouvement littéraire d'une époque ou d'un
13]
220 nEVT'E DE l'orient chrétien.
mili":i f(i:'.;)oiit les't:Mnsi'Jj.i.i. Au bas des pages, une abondante série de
notes donnent les sources des renseignements contenus dans les notices
biographiques et indiquent pour chaque ouvrage les témoignages anciens,
les manuscrits, les éditions, les traductions et travaux divers. C'est
par là surtout que l'ouvrage rendra service. Quiconque voudra doréna-
vant préparer soit une édition de texte, soit une étude sur n'importe
quel sujet de la littérature syriaque, textes bibliques, traductions du grec,
ouvrages originaux, devra, s'il ne veut se condamner à perdre du temps,
commencer par consulter son t liaumstark ».
iVous avons relevé, au cour.s d'un premier examen, quelques défauts
que nous croyons utile de signaler : p. .\ni et passim. l'auteur écrit N-Dsém,
avec un accent, comme abréviation de Notre-Dame des Semences; c'est
une faute due à son séjour à Rome, où les typographes ornent volontiers
d'un accent l'e muet français; ibiil. et possim, Vahré\'ia.tion T//? pour dési-
gner les manuscrits syriaques du fonds Borgia ne me parait pas heureuse,
surtout en opposition avec VIS ^ Vatican syriaque, et 17.-1 r= Vatican
arabe, car il n'y a pas que des manuscrits syriaques dans le fonds Borgia:
il aurait été plus cohérent d'abréger BgS, avec une contre-partie Bf/Ar,
pour les manuscrits arabes du même fonds, dont plusieurs auraient
mérité d'être cités; p. .\iv, 1. ïl ; Sér.] lire : Ser. ; p. .\iii. n. 2 : PO]
lire : PS; p. 20, n. 6 : le ms. du Diatessaron arabe au fonds Borgia porte
depuis 1902 la cote Borr/ia arabe 250; p. 29, n. 6.: au lieu île VtS 92.
4" 39, citer VtS 92, 4° 39": p. 31, I. 21 : 8. 445] lire : 8. 345; ibid. 1. 26 :
J 23/4] lire : .] 323/4: ibid. n. 2 : 11/234] lire : 11/23; p. 32, n. 8 : prodo-
gomenis] lire : prolcgomenis; p. 35, n. 5 : TuSt] lire : TaSt; p. 43, n. 9 :
co] lire .•co;p. 50, n. 0 : VtS 92. 4° 1/4.0/8.17/23] lire : VtS 92. 4". 1/4.
6»/8». 17°/23"; ibid. VtSOO 8" f. 822] lire : VtS 00 8° f. 277; p. 55, n. 5 VtS
160 (10 Jh)] les diverses parties de ce manuscrit appartiennent, la pre-
mière certainement, et probablement aussi les deux autres au V" siècle,
ainsi que j'ai eu occasion de le dire dans Anal. BolL, xxxi.\ (1921), p. 338,
après avoir déjà corrigé l'erreur des Assémani dans Specimina codicum
orientalium, Bonn, 1914, p. xxu. Biffer en conséquence ce qui est dit jilus
loin de l'exemplaire du v'' siècle sur lequel aurait été copié ce manuscrit;
p. 56, n. 5 : la référence du début 90. 30>';20'' doit être complétée Dijarb.
96. 30o/20°; p. 59, n. 7 : MedPalOr] lire : PalMedOr pour se conformer à la
table des abréviations; il y a d'ailleurs à la n. 8 une autre abréviation
qui doit se rapporter à la même collection ; on aurait pu choisir comme
abréviation MedOr ou LaurMedOr, l'abréviation Pal étant mieux réservée aux
manuscrits provenant de l'ancienne bibliothèque d'Heidelberg ; p. 73, 1. 6 de
la n. 2 : 1617] lire : 16.17; p. 82, n. 2 : Hss 747] lire : Hss BrM 747; p. 94,
n. 2 VtS 401] lire : VtS 161; p. 94, n. 6 : les Actes de S. Agnès se trou-
vent deux fois en effet dans le ms. VtS 160, mais dans deux parties diffé-
rentes du ms., la deuxième et la troisième, et aux numéros 23 et 38, non
28; p. 130, n. 3 : VtB 81] lire VtB 82; p. 140, n. 4 : la référence à Labbe
(et non Labbé) ne se vérifie pas dans l'édition de 1671, s'agit-il d'une
réimpression de Venise? p. 144, n. 13, lire : Le edizioni e i manoscritti
[4]
lltnLIOliRAPIIIE. ~1\
(lelle Vorsioni siriache...; p. 1+1. n. Ifi : le ms. A. '2.18 de la Itibliothi-quo
AUfTi'lica de Uoinc a été décrit par Ipnazio Guidi dans Calaluyhi dei codici
iirientnli di nlcurw bihlioteche d'Ilalia, fasc. i, Florence, 187S, p. 60 sq.
1. fiiiidi le date du i.\= ou x' siècle, son jupement doit être préféré à celui
de Bernstein {.\i''-\ii« siècle): p. 15!!, n. 1, homélie sur la tour de ISahcl :
L'If).;!"; lire : llô.3'>: p. 2ô4, n. 8 : Sécrt t')9 xi"] lire : Séert 69 \n";
}). 2r>0 n. 7 de la page précédente : Le Canoniste contemporain, "28] lire :
■-?7; p. 200, n. 12 : 26.16"] lire : 26.15°; p. 287, n. 4 : VtB 81 (K VI 4)] lire :
Vtn 81 (K VI 3): p. 315, n. 3 : VtS 256/7] lire : .356/7; p. 3:î8, n. 1 : VtB]
manque la cote du manuscrit; p. 324. n. 4 : la mention du nis. de Paris,
M" 28î^. copie de \fS 245, doit être bilïéc et reportée ;i la note 0 : ces deux
MISS, ne contiennent pas le nonioc.inon d'Ebcdjésus, mais bi(>n son « jai'-
din d'Eden ».
Le lecteur ne s'étonnera pas de ce que dans un livre aussi dense et
rempli de citations, nous ayons trouvé passil)lement à reprendre : à un
répertoire il est toujours possible d'apporter quçl(|ue p(îri'cctii)nnement.
Mais nous tenons (i déclarer de nouveau, en terminant, que l'ouvrage de
M. H. est un de ceux que l'on ne saurait ignorer.
Eugène TissEn.ANT.
Kome, le 20 août 1923.
SkRIKTEn ITC.IFN.V OF KVSO. IILM A.MSTIKA VETES.SKAl>S-S.\MKUNnET I Ij'SAI.A. 8°,
tomes .Wll, .Wlll et .\IX [Ouvrages publiés par la Société royale des
Sciences et des Lettres d'Upsal. 8"].
Ces volumes que donne au public la Société Royale d'L'p.sal. renfer-
ment des essais, les uns fort longs, les autres beaucoup plus courts, sur
des sujets très variés. \ous insisterons davantage sur ceux qui intéressent
spécialement les lecteurs de la Revue de l'Orient Chrétien. .Nous indique-
rons simplement le sujet des autres.
Tome XVII. — Upsal et Leipzig, 1915-1917.
1. — G. P. Vetter, Phôs (*ûi;). Elude sur la piété hellénistique et con-
tribution à l'intelligence (ht manichéisme. — iv-189pp.
Ce travail très instructif, fait dans l'esprit de l'école d'Usener, Dietrich
et Reitzenslein, décrit le rôle de la lumière et de l'idée de lumière dans
le .syncrétisme hellénistique. M. V. étudie d'abord la lumière physique et
son usage dans le culte et dans la magie. Il montre le symbolisme de
l'emploi des lampes et des torches. Mais l'œil corporel, à lui seul, serait
parfaitement incapable de contempler la lumière. Il faut, pour la saisir,
que l'homme soit illuminé intérieurement et identifié avec elle. Cai' le
semblable seul connaît le semblable. Nous avons ici la transition qui nous
amène à la conception essentielle du gnosticisme. La lumière transforme
l'homme en lumière. Et c'est là l'origine et l.i forme même du salut. La
déitication (Oehosiç) n'est rien autre chose que cette transformation. Mais,
la conséi|uence, r'i-^\ (|uc la lumii're sen!^ peut appréhender la lumière.
222 RKVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Tout ce groupe d'idées, on le rotrouve fréquemment dans la littérature
hermétique chez les gnostiques, dans les écritures mandéenncs et mani-
chéennes. M. V. cherche à démêler leur origine, leur développement et
leur influence. 11 traite en passant de nombreux points de détail qui se
lapportent aux origines chrétiennes.
2. — Gu.NN.VR Rk.xius, Origine el caractère du système suédois des deu.r
Chambres. — viii-355 pp.
Le gouvernement de la Suède comporte, depuis 1866, deux Chambres
des représentants. C'est l'histoire des discussions qui, amorcées dès 1830,
aboutirent à cette réforme, que M. R. retrace dans cet important travail.
3. — GuN.N'-Ut RtiniiEKt;, Le texte du Nouveau Testament et les « Xomi/ia
sacra i. — 8S pp.
On sait que la critique textuelle du N. T. entend par Nomina sacra un
certain nombre de mots qui reviennent couramment chez les écrivains
sacrés, et qui se présentent, dans les plus anciens manuscrits, sous une
graphie abrégée. Ainsi Oîoç (0;), zùptoç (z;), 'Iriooû; [h ou lï;), Xpiaxo; (.\; ou
Xp;). L'illusti'e paléographe Ladwig Traube avait attiré l'attention sur ces
abréviations. Il les rattachait à la Scriptio brevior des noms divins dans
l'A. T. Elles seraient donc, à l'origine, de véritables hébraïsmes paléo-
graphiques. iM. R. n'admet pas cette théorie. .Mais il se demande si l'on ne
pouri'ait les utiliser jiour la construction et même la reconstruction de la
tradition manuscrite du N. T. 11 émet sur ce sujet une série de brillantes
hypothèses en partant des résultats bien connus de von Soden et des
théories beaucoup moins répandues du philologue anglais Albert C. Clark
{Tlie primitive lext of ihe Gospels ami Acts, Oxford, l'.tl2). Toutes ces
hypothèses auraient besoin de justifications un peu plus fei'mes.
4. — C. A. Reutkrskiold, Loi ecclésiastique et loi civile étudiées au
point de vue de la législation matrimoniale. — 43 pp.
l'étude juridicpie intéressante sur les accords, les désaccords et les diffi-
cultés du droit civil et du droit ecclésiastique dans l'histoire de la légis-
lation suédoise à propos du mariage.
ToMi; XVlll. — Upsal et Leipzig, l'J15-1917.
1. — GusNAR Rexius, Études sur les luttes au sujet des finances sous le
règne de Karl Johan XIV. — 100 pp.
M. Rexius étudie les controverses sur la politique budgétaire et le con-
trôle financier (jui l'emplirent le règne de Karl Johan XIV à partir de
1809. Cette étude d'histoire du droit constitutionnel en Suède fait pendant
à celle du mémo auteur, dans le tome précédent, sur le sy.stème des deux
Chambres en Suède.
2. — AUGUST Hamr, Eludes sur Part de la ficnaissance dans les p((gs du
Nord. — 1V-106-X pp.
Cotte étude est la 2" partie d'un ouvrage important dont la I''' a paru
dans un volume précèdent de la même collection. Elle comprend deux
))arties : l'une sur riiifluence de l'art de Cracovie en luiriiculiei' et de
BiRLionnAPHiK. 223
l'art poloiiri-slave on général sur l'arcliitocturo sc.iniiin.ivo au wr" siècle;
l'autre sur l'expansion du système des arcades tel qu'on le trouve dans
les châteaux des Piast, à Briei; et en Silésie, dans toutes les régions du
Nonl. A la fin, il donne un résumé en allemand de son travail. De nom-
lireuses et excellentes illustrations enrichissent le texte.
3. — GrsTW Ki.iNr.iiF.RG, Lerons sur l'Elhiqni' du profi-ssfiir C. G. liox-
Irôin pemldiit l'année 1X61 . — 140 pp.
Publication des lcçi>ns iné<litcs d'un dos maîtres les plus influents en
>uède sur le développement des études philosophiques. Les lecteurs
français seront étonnés de voir l'auteur placer La Rochefoucauld immé-
diatement à ciité d'Holvotius. Et les lecteurs théologiens ne le seront pas
moins de la position prise par IJostrom vis-à-vis île la théorie calviniste
du décret divin.
4. — Jakl Cii.VRi'ENTiEB, Lrs torminaisimx verbales en — r. danx lea
lani/ues indo-européennes. — l'20 pp.
Travail important sur un problème de linguistique indo-européenne.
On sait que dans certaines langues de cette famille, en latin par exemple,
■os terminaisons sont devenues la caractéristique de la forme déponon-
tiolle et de la forme passive. Quelle est leur origine? Quelle était leur
signification et leur rôle primitif. .M. Charpentier traite la question dans
toute son ampleur, en faisant appel même aux dialectes tochariques. Il
fait appel, sur ce point, aux beaux travaux des linguistes français Meillet,
s. Lévi et Vandryès.
â. — .\.\EL Brusewitz, Etude sur ht crise conslilulionnelle de l'année
1809. - 1 1:5 pp.
Il faut rapprocher ces pages de celles de M. Gunnar liexius que nous
avons analysées plus haut. M. Brusewitz étudie le développement des
idées politiques au moment de la réforme constitutionnelle de ISO'.)-1810
Il les étudie d'abord chez les publicistes Hans .liirta. Poppius. .Momer,
Silfverstolpe et Maunerhenn. Puis il recherche leur influence sur les
partis politiques et leurs positions respectives.
ToMF. XLK. — L'psal et Leipzig, 1917.
1. — Georo WiTTROCK, La polilif/ue financière pehdanl la minorité de
lùirl Xf, depuis le Livre Bleu jusqu'à l'alliance franraisr^ i('>G8-W>7'2.
Win. 4'."'i-.\.\iv pp.
Cet ouvrage très considérable ne traite pas la question financière en
Suède, pendant cette période mouvementée, du point de vue de l'histoire
'conomique. mais du point de vue de l'histoire politiijae. C'est la con-
tinuation du travail dont la première partie a paru dans le tome .\\ de
la même série sous le titre : La polilique financière pendant la minov'-té
de Karl .\'l : L'administration ftnaneièrc de Guxtof Boude et la crUe pen-
dant la guerre de Uréme. IG6t-iCt(u. Cet ouvaage est absolument indis-
jiensable â tous ceux qui veulent comprendre la politique européenne
(londant la seconde moitié du .wii' siècle. La Suède y joua un rôle de
IMomior plan. Les luttes de Maenus '^:^hn'el c^e La Gardie contre les
221 REVUE nE l'orient chrétien.
partisans de la réforme (|ue lioiide avait préconisée, Bielke, Gyllenstiorna,
Per liralié, expli(|uent les attitudes diverses qu'elle prit dans les conflits
européens.
2. — AxEl, llAGERSTRÙM, Sur la qursliori de la notion du droit olijrclif.
— .\ii-168 pages.
L'auteur traite un problème important de la philosophie du droit. Celui-
ci doit-il être considéré comme l'expression de la « volonté » du prince?
Est-ce de là qu'il tire sa force? M. Hiigerstrom expose et critique les
théories (jui, d'une façon ou d'une autre, ramènent le droit, quel qu'il
soit, au placet du souverain, quel qu'il soit.
3. — Harald LlNDQVlST. La Meditatio de Pnxsiunf Domini de Richard
Bolle, publiée d'après le ms. d'Upsal C. 494, arec une iniruduclion et des
notes. — 78 pp.
Dans l'introduction qui précède la publication de ce texte en moyen
anglais, M. Lindquist étudie d'abord le ms. d'Upsal, puis le ms. de Cam-
bridge LL. I.8., qui renferme d'autres œuvres de Richard de llampole,
et les di.scussions auxquelles il a donné lieu. Il se demande ensuite si la
Meditatio est une œuvre originale, ou une traduction, ou une imitation:
il cherche à dégager la personnalité de l'auteur et sa place dans la littéra-
ture médiévale de r.Vngleterre; puis enfin -— et c'e.st là la partie la plus
intéressante de son travail — il indique les centres de développement de .
la littérature mystique en Suède, et particulièrement le monastère de
Vadstena et ses relations avec les couvents du Yorkshive.
Auguste HUMUERT.
Paris.
Le Directeur-Gérant :
l\. GUAI-I'IN.
iypngrapliic l'irmin-Diilc:! cl C". — Paris.
ISJ
L'ONOMASTICON D'EUSEBE
DANS UNE ANCIENNE TRADUCTION SYRIAQUE
Sa Béatituiio .M"' Ignare Éphivai II Italimani, patriarche
syrien catholique d'Antiociic, a bien vouhi mius donner pnur la
Revue de l'Orient chrétien le texte syriaque et la traduction
française d'un fragment important d'une version inconnue de
YOiioinaslicon d'Eusèbe lui appartenant. Alin de rendre cette
idition plus utile, M^'' Rahniani nous a autorisé à y joindre un
bref commentaire : le R. P. Power, S. J., professeur à l'Institut
Pontifical Biblique de Rome, nnus a remis une abondante
annotation géùgraplii(|ue, dont nous avons largement profite :
M"'' Eugène Tisserant, de la Bibliothèque Vaticane, et M. l'abbé
Robert Devreesse, chapelain de l'Église Saint-Louis des Fran-
çais à Rome, ont étudié les relations du syriaque avec le texte
grec et la traduction de S. Jérôme. X Sa Béatitude le Patriarche
syrien, qui a si ijien mérité des études orientales, et à ses
trois collaborateurs, nous adressons, au nom de nos lecteurs et
au notre, l'expression de notre vive reconnaissance.
LA DIRECTION.
Lesouvragesd'EusèbedeCésaréefurentconnusde bonne heure
dans les chrétientt'S de langue syriaque (1); plusieurs d'entre
eu.\ ont été traduits dés le iv" siècle, les cinq livres de la Théo-
(Il \. lÎAiMSTABK, OeschicMe der syrischen Literalar, Bonn, lihJi, pp. .OS-OJ ;
0. Bardkmikw F.R, (ii'schicMe der aUkirchticlien Lileratur, t. III. l"iibourir-en-
Brisgau, l(il2, pp. 212-202.
[Il
ORIENT CURÉTICN. 15
226 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
phanie, perdus en grec, nous sont parvenus dans un ms. de411,
le plus ancien manuscrit syriaque connu. Nous possédons
encore une recension du traité Sur les Martyrs de Palestine
plus longue que celle conservée en grec, et un Sermon sur
f honneur du martyre, dont le texte original, comme celui de
la Théophanie, n'a pas été retrouvé. Il existe plusieurs manus-
crits, plus ou moins complets, de Y Histoire ecclésiastique ; la
Lettre à Carpien et les canons de concordance des Évangiles
ont passé dans un très grand nombre de manuscrits syriaques
du Nouveau Testament. D'autres ouvrages d'Eusèbe, qui
a\'aient été traduits en syriaque, sont mentionnés dans les
listes de la Chronique de Séert et d'Ébcdjésus ou ont été cités
et utilisés de diverse manière par des auteurs de toute époque ;
c'est ainsi que la Chronique a fourni aux historiens syriens la
plus grande partie de ce qu'ils savent sur les origines de
l'Église. On reconnaît dans le Livre de la figui'e du monde,
ij«i^ Lîoj. ^^^3 cité par Ebeiljésus (1), l'ouvrage géographique,
dont VOnomasticon devait former la quatrième partie; cette
mention est la seule trace de VOnomasticon dans la littératui'e
syriaque, relevée par M. Baumslark.
Le texte que nous éditons est contenu dans quatre pages de
papier, écrites, à ce qu'il semble, au xiv" siècle, qui se trouvent
actuellement à la fin d'un manuscrit. Les bords des feuillets
Sont assez endommagés et un fragment du deuxième feuillet,
à l'angle inférieur interne, a complètement disparu. 11 en résulte
quelques difficultés de lecture aux extrémités de certaines
lignes et la perte de dix à douze lettres au début des dix-sept
dernières lignes de la page 3 et d a peu près autant à la fin
des seize dernières lignes de la page 4.
Comme on sait, les noms de VOnoniasticon sont disposés par
chapitres ou sTîr/îîa d'après leurs initiales, puis à l'intérieur
des chapitres suivant l'ordre des Livres saints et de leur pre-
mière citation dans chaque livre. Notre extrait n'a retenu que
le premier paragraphe de chaque chapitre, c'est-à-dire habi-
tuellement les seuls noms de la Genèse; il a omis le nom com-
mençant par Z, que le sous-titre annonce comme emprunté au
(IJ Bibliolheca Ùrientalis, t. III, pari 1, p. 18.
l'oxomasticon d'euskbe dans u.vk traduction syriaque. 227
livre des Juges, mais il a Pétra, donné comme provenant du
Tentatenque, si l'on en croit le témoignage de S. Jérùine, en
i'absenc-e d'un sous-titre dans le grec actuel. Il a tous les noms
du Pentateuque commençant par F, parce qu'ils sont tous
réunis en un même paragraphe.
Le début de la lettre .\ fait défaut, et le texte est interroiupu
au milieu de 'I»; c'est dire que dans le cadre où le copiste s'est
enfermé le texte est presque complet.
Limiii' comme il est, le fragment syriaque n'en est pas moins
très important : les témoins de VOnomasticon sont fort peu
nombreux, un seul manuscrit grec du xii" siècle, le Vatica-
iius ijraeciiii l'i'tH dont tous les autres manuscrits dépendent,
et la traduction de S. Jérôme. Lorsque les témoignages de ces
deux autorités sont discordants, il n'y avait donc jusqu'ici aucun
moyen de les départager, sauf le cas de citation ancienne. La
version syriaque intervient à point. Assurément ce n'est pas
un témoin parfait, il a des lacunes et qui-iques erreurs, mais
dans l'ensemble, ses leçons sont bonnes, il a moins d'omissions
que notre unique manuscrit grec, une seule par homoioteieu-
ton. alors que le Valiranus en a fréquemment; il permet donc
généralement de retrouver ce que ce manuscrit a perdu.
D'autre part, le traducteur syriaque a exécuté son travail
avec une telle littéralité que sous sa version l'original qu'il a
traduit se retrouve .sans hésitation; il a scrupuleusement res-
pecté l'ordre des mots, a traduit de quelque manière les moin-
dres particules, rendu l'article par le démonstratif, rindéfnii
■:■.: par^r^, etc. La seule fantaisie qu'il s'octroie est l'addition
du verbe substantif, encore l'ajoute-t-il presque toujours à la
fin de la proposition, de sorte que la construetion n'en est point
modifiée. En outre, le traducteur a bien traduit; c'est à peine
si l'on trouve deux eontre-sens dans tout le fragment conseivé
(nn. 3 et 89). La plupart du temps, les noms propres sont
transcrits, plusieurs fois même si servilement qu'ils ont eon-
servé leur terminaison casuelle au lieu d'être au nominatif.
Quelques noms, tout à fait communs, sont sous leur forme
syriaque habituelle, très peu s'écartent à la fois du grec d'Eu-
sèbe et de la Pesitto.
Le lecteur se rendra compte, à la simple lecture des variantes,
13]
228 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
de ce que le fragment syriaque apporte à la critique textuelle
de VOiiomastivoit: la traduction de S. Jérôme est si large que
dans cette édition d'un document nouveau nous n'avons pas
cru devoir rapporter toutes ses variantes; ses leçons ne sont
produites que dans la mesure où elles servent à comprendre les
relations du syriaque et du grec.
Les sigles employés pour désigner les autorités citées dans
l'annotation sont :
G texte grec de ïOnomasticon, tel qu'il a été édité par
E. KIostermann, Easebius Onomaslikon der bibUschen
Ortsnamen dans Griechische Cliristliche Scriftsteller,
Leipzig, V:m.
11 traduction latine de S. Jérôme, ibid.
P ms. Parisinus gvaecus -iGi, du xvi" siècle, dépendant de
V, retouché d'après la traduction latine, cité d'après
KIostermann.
S fragment syriaque.
V ms. Vaticanus graecus J'tôU, cité d'après KIostermann,
avec certaines vérifications sur l'original.
Les autres abréviations sont :
/?. B. Bévue Biblique.
Z.D.P. V. Zcitsc/irift des Deutscheii Palaestina-Vereins.
l/ONOMASTICON D'EUSf:BE PANS INE TRADUCTION SYRIAQUE. 220
f Traduction. — ...1 Bataloua, ili.stantes Tune de l'autre de
neuf milles entre Deri'at cl la ville d'Abilis.
Le début de la phrase manque dans S; il n'est pas sûr que le prcrnior
mot soit IqHI-'- — Le traducteur a rendu 'Aoâpojv par un mot de forme
sémitique analogue à la forme arabe moderne Der'a; il a transcrit 'Aiî;Xr,ç,
sans chercher la forme du nominatif.
|pa^:>o I JS^Ja^o :)K^VJt wwU^/« vm «NaSoy-^^^^.^ y^L,^
Ui^ji )jL:>a.«l ^ ^; { n « ..i .j-o-^op^ K..^^t ^^ot ^^ ),_m
)jloC^ j>^A 01t-â.A vS/ yOOt\^ll )^Q^^^.30 .S2l3 I j-X. jibCUi-CD
Traduction. — .\rboq [....] village aujourd'hui important, qui
était auparavant métropole des Philistins, et séjour des géants,
et résidence royale de David dans la suite. Elle échut en par-
tage à la Iriliu de Juda, et elle était ville sacerdotale, un des
lieux de refuge, éloignée au sud d'Aelia de 22 milles. Le chêne
d'Abraham, ainsi que son tombeau, s'y voient jusqu'à main-
[5]
230 REvrE DK l'orient chrétien.
tenant; c'est sous lui que les anges reçurent l'hospitalité
d'Abraliam et ce Icn'binthe est vénéré solennelieiaent par les
Gentils. Primitivement, elie fut appelée Arboq, mais ensuite
Hébron, d'Hébron l'un des fils de Caleb, comme on sait par les
Paralipomènes.
Hébron] l/X/flii pr. G. — On sait] om. G. — Entre a^aJ>( et ^ovjl- se trouve
un groupe de quatre lettres à peine visibles en tin de ligne, qui doit cor-
respondre au grec oS-.n ènv.. — Philistins] S a traduit àXXo^uXûiv de G par
c autres de tribu, hétérogènes ».
ou^/ t^ .oiloJ^; oôi [ n xmco )j>eL. ^^Ao ♦) i v> .1 O^ji;
yOJÔtAo ... .y ^^, ^îj-io ^ioj yOJÔjA )J^.*j-au._^l^io
.).^k^ooV; ooi )t-m^; ^'-^-^ V^^ V> V"^^ •)->t-ioi ^-^;
)>o » eo . ia^a.^CL^;a3 |jlS_^ )ooi ^oioK^/ |;o|) J^.'ioN «\i
ojK^VJt. uwUfL«./; |la3LS.:>a,3 .VuIS^ \^'r-*h \-»t
Traduction. — Élam est à l'extrémité de la Palestine, située
dans le désert, face au sud et sur la Mer Rouge, qui est contre
celui-ci, étant le port de ceux qui passent d'Egypte et de ceux
qui (viennent) de l'Inde. La dixième légion des Romains y
tient garnison ; on l'appelle aujourd'hui Aïlon, elle était aupa-
ravant au peuple des Élamites, dont fut roi Kodologoinor; il y
a aussi une autre Élim dans le royaume des Philistins.
L'orthographe du début correspond bien à la prononciation grecque
0" ^ é. — Palestine S H] om. G. — La traduction syriaque située dans le
désert rend mal le grec napaxeifiévri -rr)... — Gomme forme récente du nom,
le syriaque porte Aïlon au lieu de 'AïXi G H. — Royaume des Philistins est
un contresens de S; à restituer d'après G : ... aux Philistins dans (le
livre) des liais.— A'ila., à l'angle nord-est du golfe Élanitique, où des ruines
à un kil. 1/2 environ de Qala'at al'Aqabah sont encore appelées Ila(MusiL,
Arabia Petraea, t. 11, part. 1, pp. 260-305).
[0]
I.'o\OMASTir-r.\ d'eUSKBF MANS U.VE TRAniTTION' SYRIAQUE. -231
4
:^oof_£D< jK 'i.,v> vjL2ieLM ^-^ jf^ ô(->l^/ l-^l;/ —
Tradictiox. — AJama est une des cinq villes de Sodome,
qui fut détruite avec les autres.
Cinq villes] IlEVTanéXeojî G.
.5 -
[»ftm!°>; vQJÔi UVo^o/ ooo« ^^.^clI^; ).a-./ -.y^lKj) eo[ roi —
|,^^ vm . fn'=^)v> ^-^ )n «..?; Ji)-^)i ^«-^ )^t-o ^;
ôi^K^/ )jioi; wô( ■j-o^jl vOi-suM [k]^ \*-^)l y-^ ■^^ ).:>oo.^
Traduction. — Assasantaniaroù habitaient les Amorrhéens,
iQue tailla en pièces Kodolo'omor, située dans le désert de Kadès.
|0n dit aussi qu'il y a un village de Tamara, distant de Mapsis
une journée de marche quand on va d'Hébron à Aelia ; c'est
^aujourd'hui un poste de soldats.
A noter ^^ pour exprimer ti;. — Tamara (Ez., xi.vii, 29) est située par
lia plupart des auteurs près de Qurnub, à 20 kil. environ à l'O.-S.-O. de la
[Mer Morte. Ma(m)psis, suivant MusiL. AraLia Petraea, t. II, part. I, pp. 10-1,
197; t. II, part. II. p. 147. et Hauser, Palestine Exploration Fund Quar-
terly Statemenl, I90f>. p. 144, aujourd'hui al-Mesas, à 26 kil. environ au
N. de Qurnub, mais d'après Ptolémée et la carte de Madaba, Mapsis était
à l'ouest de Tamara et à l'estd'Élusa. C'est pourtiuoi Hartmann, Z. J). P. V..
KtOS, pp. nom, place Mampsis près de Qurnub et Tamara près de 'Ain
al-'Arous, à 18 kil. environ à l'est de Qurnub dans T'Arabah.
6
[7]
•232 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Traduction. — Alloud est la région des princes d'Édora,
située maintenant près de la ville de Gabalène, Pétra.
S soutient Edom. qui manque dans G. — L'ordre des derniers mots est
troublé dans S; il faut entendre d'après G : contrée des princes d'Édom
dans la Gabalène d'aujourd'hui, près de la ville de Pétra. — Le nom de
cette localité n'est pas Alloud comme SV (AXXoùS), mais 'AXojâ aujourd'hui
Udrul.i, à 14 kil. environ à l'est de Pétra: le mot arabe udruh est le pluriel
de darih « colline, région élevée », et parait ainsi être une traduction du
mot hébreu mSy.
...ex )K.>va |.Aoi!^ l-^t->>; ^oi •jxMJK^ l^^u^i); -.vJj/ ou^~>/
♦j»i/ ..^Jl3 ^io \oQ\ y Cl .K.^; r|1pK.3 )ooi
Traduction. — Énan est dans le passage de Tamna, mais
aujourd'hui, Énan est un lieu désert proche de Tamna, qui,
elle, est jusqu'à maintenant un village important et habité,
situé entre Aelia et Diospolis. Il y a une source à l'endroit
appelé Énan, près de laquelle était une idole vénérée par les
habitants de la région.
Énan est à clierchor dans la région de Tamna, aujourd'hui Tibné, au sud
de Lydda.
(1) Corr. ex Wl
[8]
l'oXOMASTICOX D'EITSÈBE DA\S VNE TRADlTTinN PYRI.VQIT. 233
Tradittiox. — L'airo d'Atad est au passage du Jourdain, où
fut pleuré Jai'ob trépassé, éloignée de Jériclio de trois railles et
(lu .liiurdain d'environ deux milles. (Elle est) appelée mainte-
nant Beit l.lagla, qui est interprétée « la maison du cercle »,
parce que c'est là qu'ils tournèrent en pleurant Jacob.
L"ensomble de cet article est omis par V. La première partie jusqu'à
Jacob est suppléée dans l'édition de Klostcrniann d'après Jérôme et les
■^t'ptante, la seconde partie d'après P et Jérôme.
a^.2i!S..3l/i ^oi^ .\\ 1 1 ^ !Ot-=!>-'! otlotXv) K.i. »,>o ^; looi
.-) I » »i )ooi; vQ-io(; .oaIiU/ jJ^^:^\ ^t^o<i v^oi; ) ï «N
0ISJ3 ^ yo[jo 001 t^ 001 ) K « «M .M W.01 JJo 'i . fn\ jJf^^o
^j ^^^>,io .^'^lo ''^■■«■.3l:5 )io^^i^w.X-a!^ ♦-"•^ J-»'»-^^ •)-<^^t-o
t_3 JJn 1 « m >â/ );oi^ (jjlJUls; jLo 1'^ lo^^^/o )jL'ii.\
vOOuN_>/ jLo 1'^ v.>.»nii )jli.'«' i.a yoou^o yji oIjlsoi l't.^/
yonmj y^o(Ot..>)~3« )jjl>/ -.^ot W^J^; i'f'^^ ^7*^ y» '»' 1 / :oooi
^.«NiiNo jJ^^^io^ ^otaââoi •.\^oi Of^a. ^ ^; )oC^ .|.*.>fl t\
Traduction. — Babel, c'est-à-dire Babylone. est interprétée
« confusion ». C'était la ville royale du géant Nabrud, où
furent confondues les langues de ceux qui alors songeaient à
la tour, ceux dont le chef, comme dit Josèphe, était Nabrud;
et comme témoin de l'histoire relative à la tour, il (Josèphe)
produit la sibylle païenne, quand il écrit ainsi : le lieu dans
[9]
•231 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
lequel ils bâtirent la lour est appelé maintenant Babylone, à
cause de la confusion manifeste qui survint auprès de cette
première tom', car les Juifs appellent la confusion Bal>el. Au
sujet dos langues et de la diversité de la parole des hummes, la
sibylle témoigne encore en disant ainsi : Alors que tous les
hommes avaient une même voix, certains bâtirent une tour très
élevée, dans l'intention de s'élever par elle jusqu'au ciel, mais
les dieux envoyèrent des vents, renversèrent la tour et donnè-
rent à chacun un langage particulier, c'est pourquoi il arriva
que cette ville fut appelée confusion.
C'est-à-dire] om. G. — alors] om. G. — pa'ienjie] hellénique G. — Va
perdu par homoioteleuton un passage qui s'étend de confusion 1° à con-
fusion 2". La première partie du texte restitué par Klostermann roO-lvsp-
yoù; ne répond ni à H sermonis eorum qui allissimam lurrim omni studio
fnbricabanlur, ni à S; celui-ci a lu ;:pGiTOv et probalîlement ivapYou; =
)Lc^ € qui survint » ; d'autre part, S a en commun avec H turrim. Il
semble que S ait omis à tort la mention de la langue, mais soit juste dans
le second membre de phrase qui survint auprès de la tour. L'altissimam
J° de S. Jérôme semble dû à l'influence à'allissiinam 2°. Dans le passage
qui suit au sujet des langues G H ont au sujet de la tour, leçon certainement
préférable. A noter que le syriaque rend toujours çwvr; (ici dans àXXoywviaçj
par iLo i-.^. — Le passage de Josèphe est Arch., 1, 2, éd. Dindorf, 18G5,
p. 14; éd. Naber, pp. 24 sq., § 118.
10
•:>c>i.aLb«:>a.x ^^"-^^ t^ ^qju. >* ^ » ^j j;oi^o .«.iwjo
Traduction. — Béthel est encore maintenant un village
éloigné d'Aelia de douze milles, quand on va à Néapolis, à
droite du chemin. Elle était appelée d'abord Oullamaous et
Louza; elle était de la tribu de Benjamin, dans le voisinage de
Beit Auga de Nephtali et de 'Ai, que Josué assiégea après en
avoir tué le roi.
[10]
l'O.VOMASTICON D'ElîSÈnE DANS L'XE TRADUCTION SYRIAQUE. 235
S justifie la restitution de Klostermann d'après IMI inHSvToiv eî; Ne»;:oXiv
osjiï- OjXXajiaoD;, V ayant seulement oji) pour représenter tout ce membre
ilo phrase. — D'autre part, S correspond à la leçon de V Hr|0a3 tï,; xaX
N-ïTiXi;;! où Thom^en, L(ic/t sacra. p. :>[. a reconnu une glose marginale
se rattachant au mot OjXXïaà (cf. Klosteiim.vnn, p. 14'.t, 1. lô). Beit Auga
(ou Auge) semble formé par la réunion de Br.'iaû et -fa: (prononcé f/éj. S a
reconnu ensuite qu'il s'agissait de la ville d'Aï au détail de la prise par
Josué et il a inséré ce nom une seconde fois sous sa forme syriaque
normale.
11
.jLâ;o yo V)| m\ j-3 oiio^ w^ojio .)..xCS3; ôu)^/ |liâ.^
Traduction. — Bala, qui est Sigor, aujourd'hui appelée
Zoora, la seule qui ait échappé de la région des Sodoniites.
p]lle est habitée jusqu'à maintenant, située près de la Mer Morte,
et c'est un poste de soldats ; auprès d'elle croissent le baumier
et le palmier, preuve de l'antique fertilité des lieu.\.
Sur le site de Zoora, cf. Abel, Une croisière à la Mer Morte, R.B., t. .\IX
(1910), pp. 100-105.
12
Tr.\duction. — Le chêne de deuil; c'est celui sous lequel on
enterra à sa mort la nourrice de Rebecca.
13
•:*t.^^; ot'f^cd ;)«)-3o >JUi;)j3 K^po ;)i)-^ —
236 REVUR DE l'oRIEXT CHRÉTIEN.
Traduction. — Barad. Entre Kadès et Barad (est) le puits
d'Agar.
Eusébp s'est contenté de citer pour Barad l'expression de la Genèse afin
de situer le puits d'Agar. Klostermann a eu tort d'ajouter d'après H ïti vOv
Scc'zvuTat, qui ne semble pas primitif. — Barad est probablement Djebel
Umm Bared, à 40 kil. environ au S.-S.-E. de 'Ain Kadès. Le puits d'Agar
serait alors le Bir Ma'in, à mi-chemin entre Kadès et Barad, Jaussen, Le
puils d'Agar, R.B., t. XV (1906), pp. 595-598.
14
^) looi ).y^l^^ .jo^K:» ^■•o;;o ^^>-*/; oiV-SbA ^/t ).x./
Traduction. — Bethlreni est la ville de David où également
est né notre Sauveur, île la tribu de Juda, à une distance d'Aelia
de 6 milles vers le sud, sur la route qui mène à Hébron; on y
montre aussi le tombeau de Jessé et de David. Bethléem fut
appelée au.ssi Maison d'Éphrata, comme on le trouve dans les
Paralipomènes.
S permet de restituer le début de la notice perdu dans G, où la mention
de la naissance du Sauveur prenait place avant œuX^; 'Ioû2a, l'article pré-
cédent se terminant, comme nous l'avons indi([ué, au mot 'Ayap. Cet
exemple montre combien le latin est peu sur pour restituer le grec. — En
ce qui concerne la mention d'Éphrata, S a interprété la leçon d'Eusèbe
Bethléem était aussi le nom d'vn fih d'Éphrata comme dans les Paralipo-
mènes (I Par., II, 50; iv, 4), probablement sous l'influence de l'expression
évangélique Bethléem Éphrata.
15
[1-2]
l'onomasticox d'eusèbe dans vne traduction syriaque. 237
Tr.\ductio\. — Gihon est le fleuve qui, chez les Égyptiens,
est appelé Nil : sortant ilu Paradis, il entoure toute la région
de Cus.
Esl appelé] om. G.
16
OJ-.K.*/ yooy.£0^^ JKjl:;^ lojLj^ia-* ^io »— jiioiOQ^ —
Tradui.tiox. — Gomorrlie est une ville de la Pentapole de
Sodoine, qui a disparu avec les autres.
17
I •; l.\ J ^1 I V)C> ..À yau,^ n,^ loOl O^lS'^l .jjL:)Cui. w^IIâjJ OiS
^; |..^CL->.£D .U'KiJ^^; jl^^O^^o I^OLi^oo .).L^a«l w^ZajJ
|ooi; .^o-CDo sju.;).^ -li^t.^ V*'^- l'^^p^^ t-sl^ V^h. U^^^l
Traduction. — Gérar, d'où est appelée maintenant la Uérari-
tique, est situé au-dessus de Daromas, distante d'Éleutliéro-
polis de 25 milles vers le sud; elle était autrefois la frontière
des Cananéens vers le sud et ville royale des Philistins. Elle est
située, comme dit l'Écriture, à mi-chemin de deux déserts,
Kadés et Sour; celui qui touche à l'Egypte, est celui où par-
vint le peuple après son passage de la Mer Rouge; quant à
Kadès, il s'étend jusqu'au désert des Sarrasins.
Située à 25 milles seulement au sud de Beit Djibrin, probablement
vers le Hirbet Umm Djérar actuel, Gérar ne peut être dite exactement
entre Sour et Kadès, mais plutôt entre les chemins qui mènent à Sour ou
à Kadès, lorsqu'on vient du nord.
[13]
238 REVUE DE l'orient chrétien.
18
^ on ON. >îsJLio 0|.^j oôi JÎQ^ «-oio^/ ;)^]l|.^ —
^''^ \jo\ .j-t^oJ^ys/ oôt va...*.JP )ooi V^o^j ooo .-^mq^ ^io
o»ju.j vA ooi Kj/ ;):s.jjj^ ..v*io/ ^-; ).-.io;|^o .v,^)aio;
otA Uax K-qjl )KjL.po i)^jJ)^ «3/ ^; K-./ .y^l ^\;
TftADUCTioN. — Galaad est la montagne où parvint Jacob
fuyant Laban après avoir marché sepi jours depuis Haran de
Mésopotamie. Elle est située à cheval entre la Phénicie et
l'Arabie, touchant au Liban, elle s'étend à travers le désert
jusqu'au passage au-dessus du Jourdain. C'est là qu'habitait
Séhon l'Amurrhéen. Elle fut donnée en partage aux fils de
Ruben et de Gad et à la moitié de la tribu de Manassé. Et il est
dit dans Jérémie : Galaad, tu es pour moi la tête du Liban. Il
y a aussi Galaad, ville du même nom que la montagne, située
sur celle-ci; elle fut prise à l'Amorrhéen par Galaad, lils de
Machir, fds de Manassé.
Nous avons traduit littéralement le passage qui est au-dessus du Jour-
dain une expression qui doit correspondre à un original grec où entrait le
le mot !t;f.av. C'est de ce mot que proviendraient les leçons fautives de V
néTpa; et de P IlEpafas; il est à noter d'ailleurs qu'il y a dans V entre ujtsp et
TÔv 'lopoivriv l'espace de huit à dix lettres, ce qui insinue que l'état actuel
du texte n'est pas primitif. Ajoutons que le latin porte trans Jordanem,
qui répond à népav toO 'lopSivou.
(1) Tria vel quatluor verba suprascripla quae légère neqMivimus.
(2) t'orr. ex Uw-
LU]
l'onomasticon d'eusèbe dans une tilvduction syriaque. 230
19
I
TuADucTioN. — Gader est une tour où. tandis que Jacob y
habitait, Ruben viola Bilha.
En hébreu Migdol 'Eder. c'est-à-dire la tour du troupeau, à un mille
environ à l'est de Bethléem.
20
03» Ij»/; )KjL.^io K-.)o/ p^Jxi. ^-./; -.ot ^Ul-v^ —
..« I. « \)-s).^ ).AOij -6( -.CH-ts.-./ )-fci^-.^i» ^o?)-^ y^'-^/?
TiîADLCTioN. — Géthem, selon l'hébreu .A waith. ville d'.A.dda,
le quatrième qui régna en Édom, appelée aujourd'hui Gaba-
lène.
S soutient "Ao5i de V. — S a ensuite la leçon la plus brève et conforme
à l'usage de l'Onomasticon, qui prend Édom comme nom de contrée.
G a un doublet •f'i: 'Eob;! et h t^ 'ISojaaii. H a une leçon composite, in terra
Idumea. Le doublet du grec doit provenir d'une note marginale introduite
à tort dans le texte.
21
Tkaduction. — Gessen est une région en Egypte où Jacob
habita avec ses pères.
s a faussement écrit avec tes pères au lieu de avec ses /ils.
[15]
210 REVUE DE l'orient CHRETIEN.
22
Traduction. — Dasem, ville importante des Assyriens, que
construisit Assour entre Ninive et kalah.
En hébreu Rosem, aujourd'hui probablement Sélamiyyeh, ou Fou trouve
des ruines entre Ninive et Kalah, sur la rive orientale du Tigre.
23
Traduction. — Cliéne de Mambré, qui est auprès d'ilébron,
et jusqu'à présent on montre un térébinthe à la place où campa
Abraham, et il est adoré par les Gentils.
24
•:>)ooi Iv^o^s.^ ^ool^3/t oiN.*.^ l,»>i^^ vâ„cD|.^o; ôiv^o V-»^
Traduction. — Damas {Damasqos), ville renommée de Phé-
nicie; c'est ainsi également que s'appelait le fils de Masel<, l'es-
clave domestique d'Abraham.
25
L16J
L'ONOMASTrCON d'eUSÈBE DANS UNE TRADUCTION SYRIAQUE. 241
Traduction. — Dan est un village, qui est ainsi appelé jus-
(|u'à présent, à i I milles de Pani'as sur le cliemin de Tyr; c'est
lui qui était la limite septentrionale de la Judée; de là aussi
sort li'.lourdain.
s porte à tort 1-1 milles au lieu de 4; il est remarquable que cette leçon
-oit aussi celle de Procope. — G omet, vraisemblablement à tort, septen-
trionale, représentée par S H. — Dan, aujourd'hui Tell al-Qâdi, ;i 4 kil.
environ à l'ouest de Banyâs.
26
:>oo;/j )jlS^^ »q^|-3j o|-»^ ^jj)-»; oiNj^po )^)j); —
SM ^^s-^ jK »•, n jjioi ouN->/o oo.»/ yNv>/» o6i iK.d
^« K.«/ .yQjW ^'k^jJ ^^'J / r^ v.m »\.3o) y \ ^^ ) . vi . tn
Traduction. — Danaba, villede Balac, fils de Béer, roi d'Édom,
après lequel régna Job. Elle est maintenant un village à
8 milles d'Aréopolis, quand on va vers l'Arnon. 11 y a aussi un
autre Danaba, sur la montagne de Phogor, à7 milles d'Hesbon.
S a omis le nom de Dannéa, laissant anonyme le village proche d'Aréo-
polis, maintenant Denn, ;i 11 kil. environ au nord d'ar-Habbeh (MrsiL,
Araijia l'elraen, t. 1, pp. 376, 381). Le nom de la Danaba de Job s'est con-
servé au village dad-Duneibé, au sud-ouest de la Ledjah (Dhorme, Le pays
de Jié. H. R., t. .\1X (Util), p. 102-107. — Quant à l'autre Danaba, elle a
été identifiée avec IJirbet as-Siyagà, à mi-ehemin entre ar-Romeh et IJesbàu,
cf. TiicjMSE.N, Loc. sac, p. 54; Z. ft. P. V., 1903, p. 187.
27
:> .«..N» yS v^oicLmJJ >3j»(X. ww^sa/) |.â^/ -.^eullov —
Traduction. — Dotaïû, où Joseph trouva ses frères paissant
il) .Ms. U»-U» corr. iii U"H;-
[17]
ORIENT CHRETIKN. 16
212 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
(les troupeaux); elle subsiste jusqu'à présent sur les frontières
de Sébaste, distante de celle-ci de douze milles dans la direc-
tion du nord.
s suppose que lo texte grec traduit portait après ota|isvEi quelque chose
comme ëti v3v, usque hodie de H. — Tell Dôtaii, à 17 kil. environ au nord
de Samarie (Sabastiyyah).
28
Traduction. — Édem, le lieu du paradis divin vers l'Orient,
est interprété « délices » .
29
vjr>Q.i...'=»aia ^^^ s..oicLw/ V>- p^ jf-^s/; oôi .'jooi >^oioJ^/
V^^ÇL^; vJpgaL^jpQ-. )L^.Kjl^ ÔiIqlS,; j-^f-Aj» ^^.^o -.j^^oi; ))0|J
j^sK^ 't-^/; oèusi -.iLoi^) )v-3pa.3 V^jK^ ^; '^j.jt^oaoA /
Traduction. — I.Iévila d"où est l'or, l'escarboucle et la pierre
turquoise; c'est une région à l'est qu'entoure le Pison, qui
(sort) du paradis, le Gange des Grecs, se portant vers l'Inde.
Hévila était aussi le nom d'un des petits-fds de Noé, lequel ainsi
que raconte Josèphe, habita avec ses frères sur le fleuve Ko-
phinos de l'Inde et vers la Série, qui lui touche. Il est dit qu'Is-
maël habita dans le désert d'Hévila, lequel, dit lÉcriture, est
[18]
I
l'oxomasticox d'eusèbe dans une traduction syriaque. -213
au milieu du désert de Sour, face à l'Kirypte, et s'ricnd
jusqu'à la terre des Assyriens.
S a préservé une leçon très intéressante où V a un texte corrompu. Tijî
r.f'oi apta;; il justifie la correction tî)? -yii aÙTi; i^rjciaç. Par Sôrio. il laut
entendre évidemment le pays des Sères. DAREMUERti-SAni.ii), Dictionnaire
des Anlii/iiilds greci/iies et Romaines, t. V, col. rJOl, n. 8.
30
Traduction. — Euphrate est un lleuve de Mésopotamie, qui
sort du Paradis.
31
Traduction. — Telasar est la ville royale d'Arioch.
Etlasar G H. — Larsa, sur la rive orientale de l'Euphrate, à 160 kil.
environ en amont de son confluent avec le Tigre, aujourd'hui Senkéreh.
32
Ot-i.fl ouxto/ ^'^OkO .|;oou>i jl^'f-»^ \-^ ^>^^î [^^».ys
Tr.\duction. — Éphrata, région de Bethléem, la ville de
E»avid où est né le Christ, de la tribu de Juda. Sur son chemin,
on enterra Rachel, à 1 milles do .l'rusalem au lieu dit Hippo-
drome. On montre ce tombeau jusqu'à maintenant. Le père de
10
244 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Bethléem était aussi nommé Éplirata, comme on sait par les
Paralipomènes.
Judo] Benjamin G H : S a corrigé d'après la FMble .
33
Traduction. — Zapiioïm, région des princes d'Édom, dans la
Gabalèiie d'aujourd'liui.
34
•>|..^f.:»o wJIâjl Iv^l^; JV-co^; va^L^a-«.jD "^^
Traduction. — Élatli, aussi région des princes d'Édom et
ville d'Ésaii, à 10 milles de Pétra vers l'orient.
Eusèbe semble identifier Elatli à Udruh située à 10 milles environ à l'est
de Pétra, mais plus probablement, à cause de l'identité des noms, il vise
Ijirbet Ail à 10 milles environ au sud de Pétra, MusiL, Aralna Petraea,
t. 11, part. 1, pp. '275 sq.
35
^^/; l'']^ ôu^>-•/ ^^peua -Jy^i^; jKjL.^ —
Traduction. — La ville des géants est en Egypte, là où Joseph
rencontra son père.
Aujourd'hui Tell el-Masuta, un peu à l'ouest d'Isma'ilia, dans le wady
Tumilat, appelé par les Égyptiens Thekou et identifié à tort par les Sep-
tante avecGosen.
36
jL^fjSL^t mÔC^ .^tOCLS jKl^po |;0| va/ vrf>>\°K> »\./ —
I
l'oxomasticon d'eusèbk dan's une traductiox syriaque. 245
Traduction. — HtMiopolis est aussi une ville (i'Éfrypte, que
riu'brcu appelle On, dont il est dit que Petepheros était prêtre;
citée aussi dans Ézécliiel.
L'orthographe s'écarte de celle du grec IIïTEopi;;, mais n'est pas celle
de ta Pesitto.
37
Traduction. — Étam, qui est aussi Butam, est une étape des
enfants d'Israël au désert.
G H placent en fin de phrase la mention du second nom qu'ils orthogra-
phient Buliin.
38
.).>,y> « CD ou y^l [|'^^j)3 ^^ I n » .«i; ;>^).^|1 6u^~>/ |l^'«-o
>â->^ jooi ''^>^.^^too |.â90( ^^ .sâ_l^ pL^,3i Ji.« .<o oua;
â/ .)_«V^1^00 JJ.30I ) J.W .1 lo^; v^ô( I^Oo; ^^oo .j^bs.^
Traduction. — Téman, région dos princes d'Édom, en Gaba-
lite, de Téman tils d'Élipliaz, fils d'Ésaii; mais maintenant
encore il y a une bourgade de Tém/n, éloignée de Pétra d'en-
viron 15 milles, où réside aussi un détachement de soldats;
c'est de là que sortit Éliphaz, roi des Témanéens; et Ismaël
[21]
246 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
eut un fils appelé Téman, et toute cette région-là qui est vers
le sud est appelée ainsi, car Téman est inteiprété « sud »
par les Hébreux.
s a Gabalite au lieu de ra[3aXiTizïj. — G n"a rien qui corresponde à;;^»-
les lléhrcux de S II. — On a proposé d'identifier Téman avec at-Tavaneli,
à 30 milles environ au nord de Pétra, d après un texte de Pline, Hist. nal..
VI, 33 : « Nabateis Tliimneo.s iunxerunt veteres, nunc sunt Taveni », cf.
MusiL, Arabia Petraea, t. II, part. I, p. 158. Mais plus généralement, on
pense (ju'il s'agit de as-Sobak, à 15 milles environ au nord de Pétra, cf.
Lagrange, Noire explonition de Pétra, R. B., t. VI (1897), p. 217; Dhorme,
Le pays de. lob, R. B., t. XX (101 1), p. 107 ; Hartmann, Z. D. P. V., 1013, p. 188.
39
♦ Ijooi-.; o/ y^j; |.^ 1 1, -) ^j looi o«..*K../ .I-»!^!! ^-*^*j/
Traduction. — Thamnat où Juda tondit ses brebis. Elle reste
jusqu'à présent un gros village aux confins de Diospolis, à mi-
chemin pour ceux qui vont à Aelia. Elle était dans la tribu de
Dan ou de Juda.
Cf. ci-de.ssus, n° 7.
4U
Traduction. — Une autre Thanina, ville des princes d'Édom;
il y avait une autre Thamna, servante d'Élipliaz, fils d'Ésau,
qui lui enfanta Araalec, d'où (viennent) les Amalécites.
41
[22]
l'onomasticon d'eusèbe dans lne traduction syriaque. 217
^^>-.)i.xa-/ oco t^Ji/ ^/; i^-l .-oi^ s^>-*l/« 061 ^ON jiKal/
o^MO^kj) t-^Xi-M yO^ei)-^; )■[ .. vi ,. roi ;
TruDUCTioN. — laboq, fleuve, c'est-à-dire torrent; c'est après
l'avoir traversé que Jacob lutta avec celui qui lui apparut et là
aussi qu'il fut appelé lsrai-1; il couli' entre Amman, qui est
Pliilailelpliie, et Gérasa à quatre railles avant Gérasa et [...| il
se mêle au Jourdain.
S permet de reconstituer mieux que ne l'a fait Klostermann : la vocali
sation du syriaque GerasOn et la leçon de V rr.paawv montrent qu'il faut
lire uLîTa^J — r.3.\ Pr.paswv inb o 3r,u.£;'ov l\^c,xoùii. Lcs mots disparus ont été
perdus par homoioteleuton rr,paawv... rr.paawv.
42
1)V^)l3 la^j ^6t )lv— /o ^j ts^l .|ooi Jv^too J)0o;/
1
Traduction. — Edom. région d'Esaii, qui de lui a reçu son
nom, car il ... était appelé Édom. 11 y en a aussi une autre près
de Pétra, qui est appelée Gabalène.
Au lieu à'Édom, G H ont lo'/jfiati. S a pris la forme habituelle de la
Pesitto. — La dernière phrase de S diffère de G H, dont le texte semble
incomplet. La Gabalène, dont la partie septentrionale porte encore le nom
d'al-Djébal, est une région montagneuse, située à l'est de T'Arabah, entre
la Mer Morte et le golfe d".\qabah.
43
(1) Vi.l. ^..«0
[23]
248 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Traduction. — later, région des princes d'Édora, dans la
même Gabalène.
Musii., Àrahia Peiraea, t. II, part. I, p. 77, 240, retrouvo le nom de later
dans wady al-Watar, situé à l'ouest du Djebal Umm 'Urkan, à 32 kil.
environ au sud de Birseba'.
44
ts^l l.oo^)] oi^^.*^ ^^ci^>o jln I viN-iL^ ^^; ^/; J.X./
<.)->^f |.^eLXjSD jjji)^ j^'t^/ l^t~o ^;
Traduction. — Karnaïm Astarotli. Il y a maintenant un
grand village ;ï l'angle [...] de l'Arabie Batanée, qui est appelé
Karnéa, au delà du Jourdain, où d'après la tradition on montre
la maison de Joli. Il y a un autre village de Karnéa (?) milles
d'Aelia.
Tandis (jue S a Karnaïm une seule fois au début de l'article, G H ont
Karnaïm AsUirolli Karnaïm. — Il y a entre antjle et Arabie 5 ou 0 lettres
illisibles sur la photographie; telle quelle, la leçon du syriaque participe
à la fois du grec vT\^ Apï^ta; et du latin in angulo Bataneae. Le mot ytovia,
simplement transcrit en syriaque, devrait être substitué à xXîtei dans la
restitution que Klosterniann propose en note. — A la fin de l'article, en
face des deux leçons de (i âv opiocç 'AiX{a; et de H in nono ab Aclia milliarn,
il est impossible de lire tioa-t « confins » ; la leçon ivi.m semble plus pro-
bable; toutefois il n'y a aucun espace entre ce motet lo précédent pour
placer une préposition et un chiffre.
45
Traduction. — Kadès, c'est oii (se trouve) la source du juge-
ment.
46
J.^^ wK.^V OÔ( Jt-df.^ «Oio)^-./ w^l^l^^N JUjljLo
[24]
I
I
l'onomasticon d'el'skbe dans une traduction syriaque. 249
).|jia^oo ^|-po fcocLboL oi_35 )-^^)»/; vm .\o'=^)v.^|.iL^
.|oo« )ot|» ).^Q.\\ ).. nt ^^JJ i3|j^ )-w..ioo 'fX^l j^j
) ■ * -«;" .^a_v.io; 6«V-^-o [)jLio|a-.\ [^♦^ I ji^— '^'-^'oo
Traduction. — Kadès do Baranée est le désert qui s"étend
jusqu'à rétrapolis d'Aral>ie, où mourut Marie et (où) Mnïse
étendit (la main), frappa le rocher pour donner à boire au peuple
qui était alté'ré. On montre jusqu'à ce jour le tombeau de
.Marie, et c'est là que Kodulo'oinor tailla on pièces les chefs
d'Amalec.
S a réuni en un seul mot IliTpa noXi; de G. — G ajoute à propos de
M.irie àva,3iîa. — Aujourd'hui 'Ain Qades, à 80 kil. env. au S.-S.-O. de
Birseba'.
47
Traduction. — Kénaz est une région des princes d'Édom.
48
1— s),. ^...V»; ^; <^a.Ofl-«.m ^Jtf .jllj^ojs j-pojK^t :|^k^|i/i
Ti'.AïuTTiuN. — Kouritiarim. ville dos oflram les de Ruben, et
actuellement il y a tout un village cle chrétiens, près de jMadaba,
ville d'Arabie, qui est appelé Karéata, à 10 milles de Madaba,
vers l'occident, dans la direction de Baré.
S a écrit Kouritiarim, en pensant ;i la localité bien connue des environs
de Jérusalem; G et H ont Karialhaïm. —La \eçon off'randes de Ittiben au
il c^iao cancell.
l2d]
250 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
lieu de que bâtirent les fils de Ruben provient, semble-t-il, d'une corruption
survenue dans le cours de la transmission du texte syriaque m^ïoc prove-
nant de Mj ajji. — On peut relever ici la servilité du traducteur syriaquBj
qui a laissé la première fois au mot Mr^Sa^àv sa terminaison casuclle. —
Aujourd'hui Kourayat, à '20 kil. environ au S.-S.-O. de Madaba. — Bari est
avijourd'hui Hamman Zerka' Ma 'in, à l'embouchure du Zerka' Ma 'in, cf.
Manfredi, CalUrhoc cl Baarou, R. B.. t. XII (1903); p. 260-271, Abel,
Croisière à la Mer Morte, R. B.. t. XVllI (1909), pp. 231-237.
49
♦^'^.^X »af jL^et^eo vOt»i.^ ÔW.N-/ )joi <^c»i)I^^QJ3 —
Traduction. — Kouriatarba", c'est Hébron citée plus haut.
50
p^kio i)j)LD JjLoib. |.iop.; ).-.:») »/î |^~.'i-o .^UU» —
Traduction. — Kanat, bourg d'Arabie, qui jusqu'à uuiinte-
naiil est appelé Kanat: lorsque Nabau l'eut pris, il l'appela
Naboth; il fut de la tribu de Maiiassé; il est situé jusqu'à
présent dans la Trachonitide près de Pétra.
S justifie les restitutions vuv KavaOà et iXwv ôNaJîau de Klostermann d'après
H, mais il est à noter (ju'il n'y a aucun espace entre hi et zotXrjuijivT) tandis
qu'il y a l'espace de treize lettres environ entre rjv et wvo'jiaaEv, — S sup-
pose la leçon de V TpayCivi et non TpaycovÎTiSi de Bonfrère et de H. —
Aujourd'hui al-Kanawat, en Trachonitide, à 20 kil. au N.-N.-E. de Bosra,
niais la ville bibliiiue de ce nom est généralement identifiée avec Kerak,
à 15 kil, environ au N.-O. de Bosra, Tiiomsen, Loc. sac., pp. 7C sq.
51
).ij)bo ^^-is-iô; )t-=i-ix^ voot-.^-/ j'io^ ))_cDop|.^|.£» —
la^) ^; jpojK.^ .jw^DojMj ^^^K^ )jia^ >>3.^; vOJÔi
[•261
l'onomasticon d'euskhI': dans une traduction syriaque. 251
^^ oooi > . 1.^ .^>--t^.io )jio»» vOJot )ju-J» ]J).i:^|.io
TiiAiiii TinN. — Kata ta cliruséa. Ce sont des inontagrirs dans
11' désert, pleiiifs de |>aillett('S dor et éloignées de treize jours
de la montaj:nc d'Horeb, près desquelles Moïse écrivit le Deu-
1. roncime. On dit que les monts des mines d'or étaient proches
aiitrefuis des mines d'airain, qu'on montre maintenant.
s a omis une fois la syllabe la par haplngraphie. — Au lieu de treize,
li II donnent onze. — S montre ensuite qu'il avait sous les yeux une leçon
: liofrue à celle de V èiisiivi;/ au lieu de h çaivwv de l'^Faeiio II). —
nùn t'st aujourd'hui llirbet Fenàn, à .35 kil. environ au sud de la Mer
Morte, Lagihnoe, Plwunon. Il B.. t. VII (1898), pp. 112-115.
I
g.. . m lo^
TnAnucTioN. — Kadémoth, désert d'où Moïse envoya des
luis.saires vers Sélion.
.m ."S^ o>^- ^ . Nrt N,..i„i»l .,OuK^/ |KjL,>t^O -.ij-iil-O
TRAUucTinN. — Kariatli est une ville sous la métropole de
Galiatha.
V a I'o,;aOi et non rajJcK.'iv, ainsi qu'a édité Klostermann Gnlia H. —
Aiijourd'iiui Kiriat al-'Énab, à 12 kil. O.-N.-O. de Jérusalem.
'A
Traduction. — Kadès ville que prit Josué ayant tué son roi.
Elle fut de la tribu de Juda.
[27]
252 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN. i
Le Kadùs dont Josuc tua le roi (Jos., xii, 22) est Kadès de Nephtali, à
30 kil. env. E.-S.-E. de Tyr ou Tell Abu Qadis au S.-E. de Megidda.
55
Traduction — Kadémoth est une ville des enfants de Ruben.
56
Traduction. — Kedson, aussi ville de la tribu de Ruben;
réservée aux Lévites.
Kedson est dans les mss. grecs Bclu et la version arménienne de
Jos., .\.\i, 37. 11 est à noter que le texte grec a perdu par homoioteleuton
Kedson. aussi ville de la tribu de Ruhen.
57
Traduction. — Lasa, frontière des Cananéens du côté de la
Sodomite.
Aatjeiv V. — Lasa était selon les Juifs Gallirhoé, aujourd'hui 'Aïn az-Zarka,
sur la rive orientale de la Mer Morte, à 14. kil. au nord de l'Arnon, cf. Ned-
UAUER, Géographie du Taiiimd, p. 254.
58
).^f^ ^; )t-*-^°>^ ."'^s^jK.K-â oon\.» oi^aA );oi!^ A)'^ —
•;♦. v>) « I •>!» J.^«^.2lJl^ iooi >^o{ .»m »\n°>))j ^^
Traduction. — Louza, que Jacob dénomma Béthel; habitée
jusqu'à maintenant, c'est un village à gauche du chemin qui
mène de Néapolis à Aelia; elle fut de la tribu de Benjamin.
Cf. plus haut, n" 10.
[28]
l'onomasticon d'eusèbe dans une traduction syriaque. 253
59
^ Traduction. — Autre Louza, qui fut aux fils d'Ésau, proche
de Sichem, à !) milles de Nt-apolis.
Le syriaque porte à tort Esaii au lieu de Joseph G H.
60
Traduction. — Lotan est une ville des princes d'Édom.
Traduction. — Massé, région de l'Inde, qu'habitèrent les fils
de lectan, fils d'Éber.
s a correctement, comme H et Procope, .\//fssé (uiesse), V MavaaoTi. — Il
s'agit (lu pays de Mas des Assyriens, autrement dit la région située entre,
l'estuaire du Tigre et de l'Euplirate et le désert arabique, Hagen, liealia
bihlica, p. 263-
62
^j '-i-sj-io .^'^s^X ^-io ^l \^&^£0 .yoy^l K»«^» v5^^>
•>^ooit^/; s^oto.acL^''»' ^-:)0 ^^o jooi )^K^
TraoucTioN. — Ma(rn)bré: c'est Hébron, où se trouve le tom-
beau de ceux d'Abraham. Il en est aussi question plus haut. Un
des amis d'Abraham s'appelait aussi Mambré.
[29]
254 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
S confirme la restitution de tûv dans tmv àufl tbv \^pxâfj.. — Cf. plus
haut, n" 23.
63
)KjU;.>o w^ >cl.;).^; jKJLs 0)0^0; jKJLa^o •.JLâlS>J ^)
Traduction. — Madicin, ville qui est dénommée d'après un des
fils d'Alii'aham et de Céthura, Madiam: située au delà de l'Ara-
bie, vers le sud dans le désert des Sarrasins, à l'orient de la Mer
Rouge; de là tirent leur nom les Madianites et ce qui est appelé
aujourd'hui Madianè; l'Écriture nomme aussi les fdles de
Moab filles de Madian, d'une autre ville, qui est aujourd'hui
montrée di'serte.
S a lu la premirro fois Madian. les deux autres fois Madiam, comme G H.
— S a lu à la lin de l'article un texte semblable à celui de V où une ligne
est tombée. (Jette phrase doit être restituée iTÉpa lottv mXtç oaclJvu|j.o; aÙT^
sXriaiov -ou 'Apvwvi xiî 'ApîojtdXew;, OÙ l'on voit que la perte du membre de
phrase est due à la répétition de la syllabe r.aX... — Le ms. V porte ÉTipa;
61
TiiADiJcnoN. — Moal), ville d'.Vrabie, de Moab, fils de Loth;
c'est maintenant Y\réopolis, citée plus haut. La région s'ap-
pelle ausisi AJoab, mais la ville Rabbath-Moab.
I
L'oNOMASTICON D'RUSÈBE dans INE TRADUCTION- SYRrAQUE. i')5
Ci II ont ville d'.Xratiif après pis de l.itlii. — Aujourd'hui .ir-Uablicli. .'i
l'.!kil. environ au N.-N.-E. de Kérak, Mi'siL, Arubia l'clraea, t. i, pp. 'M^),
:tsi.
65
Tkadultion. — Masreka, ville du royaume d'Édom, vers la
Gabalène.
66
TitADiCTiox. — .Mapsaris, jusqu'à uiaiiitenanl eucore il reste
un village important (sous le nom) de Mapsar dans la Gabalène,
soumis à Pétra.
Klostermann a édité d'après Jérôme Mijisao si; ëti /.ai v3v; S a réuni au
nom la préposition cî; comme V Mimiç. Le .sj'riaquo a préféré la labiale
forte p au lieu de la douce 6. sous l'influence plionétique de s. Le ^tos
liyuri; de Mabsara est probablement Mamopsora de la descri])tion de
deorgesdeChj-pre, Abel, £'7)i'^ra/*/i('c5cec7Me /^rt/e.s/iHie/ine. R.li., t. .Wlll
lOOlti, p. 06, que Musil identifle avecBosra de Gen., .\.\.\vi, 33; Is., x.xxiv,
• >; I.X1II, I. reconnue dans Bu-^ra, à 40 kii. environ au S.-S.E. de la Mer
Morte, Arabia Peiraea, t. Il, part. I, pp. 3'..'0, 3.'37.
('.7
TiiADUCTiox. — Magédiel est aussi des princes d"Édom, dans
la Gabalène.
68
•:-j^oj ^j l-ûJLâKio .CH-K-/ ^l-o ^■;^a^; jju./ j^i.;/ ,^)j —
[31]
256 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
TiiADiuTioN. — Naïd est la terre où demeura Caïn : on l'in-
terprète « tremblement ».
69
p^KjbOf [)^',LaL^f] jNjUf.:»o |jLO(A j^^t^o ^; K>/ .yMflP
.j^i^^li/; ).^ua^ •.s^ojuu
Traduction. — Ninive, ville des Assyriens, que bâtit Assur à
sa sortie de Sennaar. Il y a aussi jusqu'à maintenant une ville
[des Juil'sl, qui s'appelle Ninive, à l'angle de l'Arabie.
Par l'autre. N'inivo, on entend an-Na\vali, où les Arabes du moyen âge
localisaient le souvenir de Job. — Sur « angle de l'Arabie » cf. ci-dessus
n" 44.
70
Traduction. — Nahaléel, dans le voisinage de rArnon, cam-
pement des enfants d'Israël.
Probablement le wady al-Walé, affluent de l'Arnon, qui vient du nord-
est, Musn., Arabia Petraea, t. I, pp. 244, 253.
71
â^>^'^/ ^-^noN ^MO^ ^^ ''^.^^ IT'^ <>)^-^| —
Traduction. — Nabau, montagne au-dessus du Jourdain, en
face de Jéricho, dans la terre de I\Ioab; on l'indique mainte-
nant encore à 6 milles d'IIesbon vers l'ouest.
Moab] iiù mourut Moïse, aj. G H.
[3^J
I
l'oxo.masticôn u'eusèbe dans lxe traduction syriaque. iT»!
72
^; ts^l .t^>.:M«/ 3/0 •. 0)0^0 "^i.» oot )o>w>.i_:» )-.^xii/ r...l
Traduction. — Naliau est une ville des fils de Ruben, dans la
terre de Galaail |que mentionne! Isaïe dans la vision contre
Moali. et aussi .léréinie. Mais Nabau] est aussi le nom d'un
homme, qui d'après soi dénomma Kanath et ses environs
Naboth; on montre cette Naboth à présent [déserte, distante^ de
Hesbon de S milles vers le sud.
Xa/io] NaJi.ioV. — Naboth] Na^aj G, Xaha H. — Aujourd'hui llirbotal-
Mul.iaj^ah sur le versant sud du Nébo, cf. Mlsil, Aiabia Petntea. t. I.
pp. 337-347.
73
TuADUCTioN. — Nageit, c'est le sud chez les Hébreux.
A la fin de l'article, G H ajoutent 1' uLsoriji^pia quod Symmachus est inler-
vrelatus meridie H .
74
Traductiox. — Arrch, [ville] du royaume de Nebrod à Babel.
.1 Babel, c'est-à-dire t en Babylonie ». — Aujourd'hui Warka.
7.5
«•,_a-Do ^)0or^/; >.^a-»/ v^ot ^--wio; |.X./ -.^'t^O; ;©/ —
[33]
ORŒNT CBRETIS.t. 17
2ii8 RETUE DE l'orient CHKÉTIEN.
Traduction-. — Ur, ville des Chaldéens, où mourut Harran,
frère d'Abraham, dont le tombeau est montré jusqu'à mainte-
nant, comme écrit Josèphe.
Comme] om. G. — écrit] latopeT G, refert H. — Aujourd'hui al-Mughayir.
76
Traduction. — Oulamaous, que l'hébreu nomme Louza.
Ensuite elle fut appelée Béthel; elle est indiquée plus haut.
Mais il y a [aussi une autre OuJIamma à 12 milles de Dio-
césarée, vers l'orient.
Cf. plus haut, n" 10.
77
Trabuctiox. — Olibaraa, ville des princes d'Édom.
Cet article inan<iue dans G. — Peut-être à identifier avec l'Ellebana de
Bersabée, CLERMONT-GANNEAr, L'édit byzantin de Bersabée, H. S., t. XV
(1900), p. 42G, aujourd'hui ai-La 'bani, près d'at-Tafileh, à 30 kil. environ
au sud de la Mer Morte.
78
Traduction. — Odollam, citée plus haut; Isaïe la mentionne.
Aujourd'hui 'Id al-Ma, à 10 kil. environ à l'E.-N.-E. d'Éleuthéropolis.
[3-1]
l'oNCMASTICON D'KtSÈHK DANS LNK TRADUCTION SYRIAQUE. ','5Î>
79
^; h^l .f\i m ^^o viX3j ^
Traduction. — [Roholiotlij est uac ville des Assyriens, que
bâtit Assour en sortant de Senna'ar. Il y en a aussi une autre.
80
•>)-iVA&Oo |jO( I )vi> *>; )K_dt |K.>Vfio I
TuADLCTioN. — Rohoboth [près du fleuve], où était le roi
d'Édom, et maintenant il y a un poste dans la Gabalène, et un
grand village, qui est appelé de ce [nomj.
G omet tout ce qui suit Gabalène.
81
Tkaduction. — Ramsès, ville que bâtirent les fils d'Israrl «n
Egypte; ainsi était appelée autrefois (toute^ la région où habita
Jacob avec ses flls.
Ilnmessi- G II.
82
K_i/o .->ti.ajL« ^eii^j yû-ioi j^iiu.^ ^ir^^î <5»J-^; oo—i ' —
'Il Librarius scripsil >-» in (iac lineae, deinde expun.xit.
[3ô]
260 REVCK DE L'ORIf:NT CHRÉTIEN.
Traduction. — [Roliob, par où] passèrent les espions qui
(étaient) avec Josué, et il y a un autre village de Rohobà 1 milles
de Scythopolis ; il était réservé aux Lévites.
Autre om. G H. — Aujourd'hui Say har-Rhahâb.
83
TiîADUi'Tiox. — Ralaka, campement des fils d'Israël [dans le
désert].
En hébreu Dophka, cf. LECESimE, s. v. Daphca dans Dictionnaire de la
Bible, t. I, col. 12'.ll.
84
TiîADUcTioN. — [Rafildim, lieu du désert, près de la mon-
tagne d'Horeb, où, du rocher qui est dans la montagne d'Horeb,
coulèrent des eau.x; elle lieu est appelé « tentation ». C'est là
au.ssi que Josué combattait contre Amalec, près de Farân.
Wady Arfayid, à 10 kil. environ au \.-0. du Djebel Mû.sa, Lagrangk,
L'ilincrnire des Israélites du pays de Gessen aux Lords du Jourdain, E. B.,
t. IX (1900), p. SO.
85
^^j^CQ-,/ «.*JL3J (jlSUULiO •.\jt>]'l .■rt\â io^jf .1^1)» —
[36]
L'oNOMASTICOX d'kUSKBE dans IXK TnADUCTIO.N SYRIAQUE. -Hl
TnADUiTiox. — Ratham. Ranioth Parés, Rasa, étapes des
fils (l'Israi'l lians le désert.
G : l'âOixa. rraOaô; Tûiv uiûv lîo»/,). : II : /Uit/ima in ilesirto casira ptioritm
Israël. Hemmon Farea. itlii filii Israël raslraini'laii sunl. Res.ta castra
filiorum Israël. S se place entre les deux textes et pourrait rej)résenter
l'état primitif. Klostermann a restitué d'après H.
86
. v^ .^^j j-^ 1 i; )K— uoi_3 .-01 l^s. I .»v> laio/i —
Traductiun. — Ranintli, ville sacerdotale de la tribu de Gad,
un des refuges dans la Galaaditide, et maintenant elle fsi
à 15 milles de Philadelphie vers Touest.
S donne raison à G contre H (contrit orienlem).
87
Trai>lction. — Rékem, c'esl Pétrapolis d'AraMe, sur laquelle
régna Rékem, que tuèrent les lils d'Israi'l. On le dit aussi roi
de Madian.
Sur Pétrapolis, comme ci-dessus n" 4''>.
88
V*Ji/; {.^^..aj^o .■"'^i^|i..ûû-.; jlolv.-; looi ..*ot >â/; '"''iSs^wio
[37]
262 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
j.^^/; ).^>.jl» chjlîo yx^il )ii -.j-sto pè/ )!/ ..j-maLs K^oo
Traduction. — Sidon, ville célèbre de Phénicie; autrefois
elle était la frontière septentrionale des Cananéens, et en der-
nier lieu de la Judée, car elle fut de riiéritage d'Israël: elle
échut en partage à la tribu d'Aser, mais l'Écriture dit que la
tribu d'Aser n'en chassa pas les étrangers.
Nous avons traduit jiar étrangers àXXoçùXou; du grec, rendu par le
89
vrr>n°> . rem .o ^; oi^ «ot^ ...^ai^wl^ jjuâo ..ioi/ vn^v i; )jL*f
^ocsK.:^ •.i<.\,.3L.s oôi lil\-s V\i.ff> j^ji^^^) ^6i )£o_aâ
Tradi;ctiûx. — Senna'ar, plaine de Babylone, où la tour fut
bâtie, d'où sortit Assour pour bâtir Ninive. Josèphe le mentionne
en ces termes au premier (livre) de l'Archéologie : « Au sujet
de la plaine qui s'appelle Senna'ar, dans la région babylo-
nienne, Estiaios s'(en) souvient quand il dit : Après donc que les
prêtres eurent pris ce qui avait été sauvé de Zeus guerrier, ils
vinrent à Senna'ar, qui est Babel avec des holocaustes. »
Arch., I. 1, "i, éd. Dindorf, p. 14; éd. Nabor, p. ?5, 2 119. —La dernière
phrase a été mal traduite par S à la suite d'une mauvaise coupure: la
phrase doit être restituée d'après G : « Les prclres qui purent s'échapper,
prirent les objets sacres de Jupiter le guerrier ('EviiaXiou) et vinrent à Sen-
na'ar de Babijlonie. »
[38]
I
l'oNOMASTICOX D'KUSÈBE DAX3 UNE TRABOCTIOX SYRIAQUE. 263
90
• . Nn-«^j> 3/« ■^ |vi . n tSD 3/^ .^ yoQ^ojD —
.)b«.3'»_«< -.ouAs^/ wt )-&oi .on n\ .» oilS> 1 ., V) ^^ v> .» n i v>
oi^^jo y-<^^a..a/ ^^ otv-o^w^ ..'^ ton .; n{\ - n vl« m 3/t
: VLX^io-. ^« oiM-..fi/ .sâ-iKs JjlL.^* U^o^l •)....N v>
^^ .-|oo( jv^l^^-^ ^a^a^; oi,-3 sâ/o ^; >a3a.a> .)o_.^/«
^CL.t.3/» jio^^k^ yn-yr\%o ^j )oo» K-/ .jKso; ^o» »a/j ooi
TiiAiiLi TioN. — Sichem, qui est aussi Sichima et Salem;
autrefois ville de Jacob, maintenant est détruite. On montre
son oniplacement dans les faubourgs {-pzx7-v.x) de Néapolis où
aussi se trouve le tombeau de .losi'pli. Abimélecli la renversa et
y sema du sel, comiue il est écrit dans les Juges. Jéroboam la
releva, comme il est exposé dans les Kois. Elle se trouve aux
limites dans le lot d'Éphraïm. Un fils de Hamor était aussi
appelé Sicliem, d'où lo lieu. Il y avait aussi Sicliem dans la
montagne d'Flphraïm, ville de refuge.
Aulrefois] oin. G. — détruite] lpTi[jioçG. — se trouve] ?£:/.vjTa: ■/.anzaoix.v.-xi
G; oglenditur iuxia H; S suppose le seul /.v.-x:. — Il est écrit, it est exposé]
om. G.
91
o6» .-^^^^^.io/ )ooi w.oioK_/; )j^/ ^^ -Jbf^l \\in> —
TitADLCTiox. — Autre Senna'ar, d'où était Amrapliel, qui
combattit contre ceux de la maison de Sodome.
Autre] om. G H. — Amrapher\ om. G. — de la maison de .S'odome traduit
TOJ; i^ïii TTjv iIo3o;ii. cf. Il" 62. — Cf. a" 89.
139]
264 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
92
laJ^ ..K.fc.^o.1/; )_b^.*AV 1^^»^? )Kju^ ^o,jo —
Traduction. — Sodorne, ville des impies qui fut anéantie,
près de < la Mer Morte. >
93
Traduction. — < Seboïm, une ville des impies, qui a été
détruite > près de la Sodomite.
S a perdu la fin de l'article précédent et le commencement de celui-ci
par homoioteleuton lai. ..■ loi..
94
j-Kl,^^ jJULii tsXl; |jLaj ^^^ yQ^oni\o,«\ sa/ ^; \^ioi ^^
♦jKjoi.^ laSsv [looi]
Traduction. — Sophira, montagne dans ITnde orientale, près
de laquelle demeurèrent les fils de loctan, fils d'Éber, lesquels,
dit Josùphe, possédèrent depuis le Kophène, fleuve de ITnde, et
à partir de la Série, qui est près d'elle; c'est de là aussi que
durant trois années une flotte transporta une cargaison jiour
Saloraon.
Bans l'Inde orientale] Cpo; àvaioXaiv r.pi; -fi 'IvStzî) G. — Sa transcrit
ophinos. sans remonter '.\ la forme du nominatif. — Kophène- Inde] du
[l] llaec verba cecidorunt pi'0|itor homoiolcleuton.
[40J
l.<iNnMASTICON D'eUSÈHE DANS L NE TRADUCTION SYRIAQUE. "205
fleuve Kophène et de l'Inde G 11. — de la Série] Svipia; V, cf. n» 23. — Le
même passage de Josèphe se retrouve sous le mot Opliir, éd. Kloster-
M.ANN, p. 1"G, d'act-ord avec S. ce <|ui montre la valeur de celui-ci.
93
Traduction. — Soora, des environs (r.ipîyiùps^) des Sodo-
luites, laquelle est aussi appelée Ségor et Zoora.
Sodomites] SoSéjKDv G. — Cf. plus haut n'^ II.
96
««ôi ^Jio ^'^Ski^ )K.^iwN_^. W.CH |K » .»,v) >-o|a —
•:• vv>o> \o \o « as
Traduction. — Saweh, ville ancienne au-dessus de la Sodo-
mitide, où demeurait le peuple des Amorrhéens que massacra
Kodolii'oraor.
97
o) m «N )cx3( V-z^o^; )ju>/ .• yooijy v..o(oK_/ )ia^ .-;«>> co —
Po/ .t «N (T> ^f> ».?llSoo «-'^^ )t^^ .)^0 'iN joOl .^OlolSw/o
jooi v^a.:^» ; oot |_.ia— nm «\ yo^ ^s/i r..)LiiKj ^j
.V.^OQ.>.ar^;QJ "'^^ïv.^'kiï; ooi .)ooi j^ISjy: ,..«3«.jn ■.|N..3o,-3 oi.3
K-yoo^Jt oot )o>'wi..=> )..«.i>.*/o V » S m\ ^1 t->o0>
Traduction. — Séir est la montagne d'Édom. où hal>itait
Ésaù dans la Gabalène: elle tire son nom d'Ésaii, car il était
entièrement velu et il était épais; .Séir, en effet, est interprété
266 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
« poilu ». L'Écriture dit aussi que celui qui habitait le lieu de
Séïr avant Ésaii, était appelé Horréen, celui que massacra Kodo-
la'omor; et Isaïc mi'ntionne Séïr dans sa vision sur Édom.
Édom\ de la terre pr. G. — entièrement velu et il était épais] TEtp'/r.JTo
fàp, SXo; Saajî (ov G: 5aaJ; a les deux sens de « velu « et « épais •, S a
choisi le second.
98
.rr. . \f^ o,) n nm ^^ ) . 1 Vil; vQ..».aO... ,<T> ''^.^ .)Kn O OIi 'i
^b^^o/; .^ôi ^o-nl^^^ ôt^J^^/ ^CL^ );oi; po/ ^.«j s£oaq . tV)Q-.
Traductiox. — Salem, ville de Sicliima, qui estaussi Sichem,
comme dit l'Écriture. Il y a aussi jusqu'à maintenant un autre
village dans le voisinage d'Aelia, à l'occident. Il y a aussi une
autre Silumiya dans la plaine au huitième mille de Scytho-
polis. Josèphe dit que celle-ci est Salem, sur laquelle a régné
Melchisédech et il dit qu'elle estlerosolyma, et a été finalement
appelée Jérusalem.
^lus.s-/] om. G, qui finit à autre village. — Silumiya, aujourd'hui Tell ar-
Ridga, où se trouve le wely Sayli Salim. est le lieu où baptisait Jean-Bap-
tiste. — Le Salim, voisin de Jérusalem, serait Ilirbet Dor Sellam. à 4 kil.
environ au S.-S.-E. d'Kmmaus-Nicopolis.
09
oôc .•)— OL.iOQ_oo JLia.. ^^^ It-^t^o oôto ^j ^£o6 .;»)-»
[4-2]
I
L'oNOMASTICON d'ÈUSÈBE dans une Ta,VDUCT10N SYRIAQUE. '267
),So,i^ "^ 'i f)n\ s-*bviol^ ioj o5i -«ois..*/; ^io/ io-ûD;
).àCL.> o^-âu^ p ^'^^K^I^.^Q-/; I •«• » •> o V iv>; l-^-'jJ '\-'^P°-
•;•! f>v>o tp
TriADLCTioN. — Sour, où ran,i;'e trouva Agar, entre Kadès et
entre Barad; et ce désert s'étend également jusqu'à la .Mer
Kouge et arrive jusqu'aux confins de l'Egypte. Kadès est le
désert qui est situé au-dessus de la ville de Pétra: et l'Écriture
dit que le désert de Sour s'étend en face i-pzzià-z-/) de
l'Egypte, où arrivèrent les fds d'Israi-l après le passage de la
Mer Rouge.
G a perdu cet article. — Agar] ancillam Sarae pr. 11. — Sour 2"]
Codes H: S est ainsi d'accord avec E.x., .\v, 22, où saint Jérôme a lu aussi
Cades.
ICHI
•]Loi<nJ
Tradui.tmx. — Les campements [lieu où| habita Jacob à son
retour de Mésopotamie.
s a omis l'article Ségor i[ui précède celui-ci. — Ahel, //./y., t. .XIXilOlO),
p. 556, a retrouvé la tradition de ce nom h Tell Ahsas t colline des tentes ». :'i
1.3(X) mètres environ de Tell Deir'Alla au nord du Yiiboq, là où il s'inflé-
chit avant d'arriver au Jourdain.
101
l^j/o yâ.;sÙJ J_flû_.5,3 ^; ooj '.^otots^l )iou tv^^JS»
t.nv>off> |.^A^-a ^4 ^^^.âu .iol/ "^ i oo\ l^sto V-^/< U'O^l
"^-^^.M • , sCOa^'^..^^ OC>o1S.Jl^OO .«XDOâuiw £00^ t-^/^ \->OkSl
[43]
•268 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Traduction. — Le fleuve Tigre est celui qui, sortant du
paradis [se porte], comme le dit l'Écriture vers Assour, tombe
dans la Mer Rouge, comme dit Josèplie; [il est aussi appelé]
Tigrios à cause de sa rapidité, semblable à l'impétuosité de
l'animal de ce nom.
1Ô2
<'ôi^h^l vm .\n°i))j; )-3>f>n-> -.{-.paj
Traduction. — ]Térébinthe de Sicbem], sous lequel Jacob
cacha les dieux étrangers, est dans le voisinage de Néapolis.
103
ooC^ tjîow ^; ».*oioK-./ .)lo| . ,^tv) [^sfi t°iK.^; yQJu^J —
iyL^i ^l pojKjM .|.^eu^^ \N,a.jL>n JK^IK.^ ^3 jK^o^Joi ^t
[s\so vfiOsjiKj/o )-2l1^ oÔi )-aoi;; [jji-/ JLo— ; i-^^il oCSj^
Traduction. — Pison [est interprété] « multitude » ; c'est le
fleuve que les Grecs appellent Gange, qui [sortant] du paradis,
]allant] vers l'Inde, se jette dans la mer. Il est dit qu'il entoure
toute la terre de ]Hévila. où| est le bel or et l'escarboucle et la
pierre turquoise.
104
^^m)V.IX1^/ wJLs O'^.'tN Ôi^l .-jt •^^■>0.S; yOJOI j-*-^ lo^
[44]
l'onomasticox d'elsèbe dans unk traduction syriaqli:. JGO
Thaductiux. — Pharan est la ville qui est situé.' au-dessus de
[l'Arabie], près du désert des Sarrasins, par où passèrent les
enfants d'Israël, quand ils quittèrent le Sinai; [elle est située]
au delà de l'Arabie, vers le sud, éloignée dAila vers l'orient à
[trois jours] de route; [dans le désert] de Pharan, dit l'Éiriture,
haliita Ismaél, de qui viennent les Ismaélites. Il est dit aussi que
Kodolo'omor tailla en pièces ceux qui étaient dans Pharan,
c'est-à-dire dans le désert.
Sarrasinx a été rendu U^ par S. — Dans le iléxerl de f /laran om. (;,(|ui
aoi;la leron de S, quoique eu partie perdue, est certiine et confirme 11.
105
Traductiox. — Pulistim, qui est appelé maintenant As-
cal]on; et la région qui l'entoure est connue (sous le nom de)
Palestine.
lOG
«ot
Traductiox. — Le puils du serment; i-'est celui que crrusa
(Abraham, où] il jura. 11 est maintenant appelé Birseba' dans la
Géraritique.
107
''^ -■ '•" -/ )oot pô^i [sl,1 ly-nyiat ) oy^i jtj-s —
•ou
J^l
[40]
-270
UEVUK DE I, ORIENT CHRETIEN.
TiiADUcTio.N. — Le puits de la vision est au désert, là où habi-
tait Jacob.
lus
Traduction. — Le puits du jugement jusqu'à maintenant est
Je village de Berdan dans la Géraritique.
Cf. Jacsskn, Herdan [le -puits du Jugement). B. B-, t. XV (1906), pp. 598-
600.
109
va/ >n .. m ./ Cl >■>»-.; j-^-»/ JN- v^« N«. ))|_â —
. . . y^aa-n-s/
Th.vductiox. — Le puits des serments, où jurèrent Isaac et
Abimélech [...
Ignace ÉniREM II
Rahmani,
Patriarche syrien d'Antioclie,
E. TiSSERANT. E. POWIÎR, S. J.
R. Devreesse.
1.46]
caté<:hese
ATTRIBUÉE A S.UXT BASILE DE CÉSARÉE
INE LETTRE APOCRYPHE DE SAINT LUC
{F m.)
TEXTE
^■(UIICTOMI m»; lll.\lll\A(;<:ll+ fil»: +RKK.MI(;iA ,')»ni
aii(;Oiioc-
TOIITAIIO flTeTeilLIGTCCOIIl 1 1 1 Ll AOI l'IMC llllfiTijeil
+ IOVAOA IJ(;I1 lAIIII non trAAIAeA Tlipc OAI l-AJ)
nllAlpll'^ Aiiovopiic (72 R"l <;r>().\ ïitcii jitoc non
nA|>ll(()IIA 11(311 IlO.MKApnOC licni AVAIIATI r<)(: ihiia-
Oiri'IIC npnilOGCAAOllIKH- (;A1l<r.'(0|)ll i^AIXO'!'*:!! <;irl°AII(>
ÛLICUTeil tiNieUOT (;TAqAIT()'." II6UAII n,\(: ll<»<; 0'.'0'<*
noimovi" iieiicAJ) ovo? iioiipnqtcfiui rixt; .\u i)ciJ
niCHOv (jTATepcTAVjxoinii DLiuq Cixo niAoïii ()'.•+ fliov-
kAAi Oi](;(|2(ori C;|)<)ii ni(3(|AiiA(:iAci(; (;oc).Aii (JAqxu)
lilAII nT()(|IIA'.' flIlApfXillUC (;(;C)I IIAII nilApAHICHA CiUGOA-
<;UA nilOM jxill IK-COBOJO'.'I n(OIJ,'). AC^JIOIIJ O'.ll CTAq-
cnu nocx'Jiiii nA(; i\)f .nec^+j,pi -ovo2 n^mn o^^+
Feo-.'ooiKJC, uiioA ri(|)pii+ npuxui hibou «voe niotioAc
i)ATOT(| ni'(:(|'i°MI(: DACOpOII nillllllA OBOVAB <|>AI OTA-
qopAriAï.iii fiuoc; iiA(| ni)VCViiApoiit>c o<|<vc>ci. c)'/(W
JIAipHi^ AtfOVCO^ nXli IKl-C 4)+ n4<jAIIT<)KpATU>p OK«OT
n^AIIOKKMICIA j>(3n lICCpAII KATA liAKI IICII KATA V'COpA
0Op()VTAA(; OVOIA (-lU'jaJI nj)l IIOV ,l)OII (hpAII nT«;<)UAV
riiiApo(;MO(; ooo'.'Aii h~ ^°). ()•.*()? nT()'.'r((ir>z n<|)1- rioo-
272 HEVUE DE l'orient chrétien.
;')iipi i)(3ii iiKiHHOc ,b(3ii necpAii ooovab oto2 xe. nrc
I1IAAOC THpq -f peuA-f- lieu eAiiAuipou ejjovij enecep(|)ei
p.eovAR- GoiU: <|)Ai aiicIdai .•yApcoTOii niiTAUO nutoTeii
«;iinerAV,"j(orii iiuu iiHCTAqcAAi riiitoo'»" iieuAii nxa
(|)-f- (mpcMiAiTov lieu riipH-f (-pavanai nse iiieeiioc
j)fiii insiiicoTeii n\c ovo2 iiACcljHovr niiAipH-f.
AC^torii nescoov ctaiikhii eiieuoi^ j>eii Kopiiiooc
ovoe eAii.xAoc (;Vo^'^ lieu 2Aiiiiii."i nATo-inn nuioov m»;
iiieeiioc AVIIAZ+ en\c ovoï ûuoii eKK.VHCiA ^cuii lie
eopecTtooviiov i^A niuH^y. ovoe iiAiiepcviiArecee
AIIOII .')A IMAilOCTO.VOG lieU II 1 ApVII TOC flTO III.VAOC
j>eii mil flApieTopDvvoc n^iipi niiAiiepA. ovoe nccosii
niii.VAOG iiA(|()i nATCviiAreeoe aomio (ri eBO\ lien
iiiccoiiA iKMi iMciioq nre rieiurc: me ii\c- otoz a
iiietoi; î'itDui ecjeop^ Cineuoo riiiA'/.\oe iieu bapiiabac
o'i-oe A'.(;.')Ai ."lA +eKK.\uGiA eTi)eii ptouii (73 R") ueu
«;(|)ei;oG- eAV(;j)Ai (1).")a iiexpoe luni KOAiiime ueu teK-
KMiGiA eTJ)eii AiiTio\iA- 0V02 ûiieql-UA'f" n:5:e nov
cocriii :xe nunii x'J:xoii nuoii au esAuie 2.\i neioB Afriie
iieoirm Oiieiipeq+cBto ;'JATe(|ovAeGA2m iiaii iTTempi
rinere2iiA(| s«: ûroq neiitrG nie nxc Aqovopnreii eiii-
?i(oi."j 11(311 mo(o^eu mt; meoiioe e;'i((jr! ou nT(:-
(|()V(():'i (;+iiA+ J)eii ueT(;iiGO()iii eopovKcor neAii
GKK.MiGiA ijeii nereiipAii eepciMiArecee nhurov n.xe
(huH^ nT(: meeiiuc UApeu.v(i) eepm excou nor^e-
ii2ii()r iHiti o'.iiiiGTiA lieu ()'i-,"jp(()iG j)(;ii ovoei epAT((
OVOZ (|IIA()IK-H| ('2) epOM AU n.\G lieilGAJ) 0V02 iieii-
pe(ffcBU) eopeqi nreqTAUoii enxtoK nueiiexHUA.
ovoe jxjii iiiviuope memcTOAU <|)()e i^'ja bapiiab-
AG 11(311 IIA'i'AOG AVO^OV ÛlieUdO ÛUIAAOC lieU <|)UII^
•rup(| nie meoiioG ne gov ib riiiiABOT uAtoiii u(3
meïOOV (3T(31IUAV nOVeZOOV nGABBATOII 0V02 AIIIA-
(I) MIS. eAlIG.hAI. —ci) Pour (|11A(>B:^(|.
[12]
CATÉCHÈSE ATTRIBUKF: A SAINT BASILE DE CÉSARÉE. 273
iiocioAoc \io fijjpiii o.veii iMim."i noviiiir/riA non
OVTCIVBO fit. n(:?<l()'.'
(73 V") riii.\(()K A(; nriiï. ntiedov novneod'.- ncAHRAToii
n<|)IIAV riAAM ri" «:'.•()?! «;|)AT()'." .')«:ll lllll fl ApiCIAp \<)<;
tîvipi n()'.'."i.\iiA ()(|C)(»-.MiT n.\«; o'.im;'! ))Oii iiiiia (:I(;II-
1IA'.° i'IlllllC IC (>'.'<)-|MII ACIIII rillC'l'pOC (H'iOA l)(;ll piOllll
A(:\A(| ciicciiT j)(;ii ro-.imf ■ «;ii ovii ciiroirr nA«:ii
TAI ."l(|>Mpi AcyKHIAC <;(|>(;(:()(; ACIIII riMOAIMIIK: IIIAIIDC-
TOAoc- iiAiiii riii(j(r."iic3V ciio-.'i" ;'ici)iii p(o ;'iai(;(;-
o(i)()'.*+ niiiAiioc roAoo cboa Jicii IKUVT TIIIKA'^I acoiiov
tjlllllA (;IIAIi;'l()ll nl)ll'r(|. A.Oei (ipAlO/ IMillAII ?(OOV
fi-fpO(;(;'.'\ll O'.'O? IIAI1."J()II n(; ,')l;ll OVIII,"!^^ npA,"J|. {iCII
n.\iiiop(";iiepAciiAï,eco(; niidiKîpiiov o'/o? iiaii;iiiii
niKoo'.' iio ,v«: (jor.n o-.- necoii ApfncimtDo-/^ (miaiiia
n<h(H)'.". AV(:p()'.-(() n,\(; MiAiiocTo.voc (lextoov iiaii ac
TGlIClOd'.M Ail .\(; niKK; A,"J nCTIA AVeilT(;ll OnAIIIA AAAA
l'iTtiii 'fK(;A«;V«;M; flrn ikmkho riip iiic iivc a'.m;iii(;ii
IMIAIIIA IIMIIl TeilIClOOVIl AU ,\G OV OT^OII l(; (;OBO A.")
nAUlIXI (71 R") AVeilTOII nilAIIIA AAAA IIAptillOVI (ipATOII
(;+iipt)(:«;V\ii ."lAioiiiiA-.- An ov ii(;eTeqovA2CA2iii
nuoq iiAii OAe neiip«;(|+cr.(o iiniinc iiir, iiyc ovoz
iiAipiit iiAiiiiiiii n+iip()(;(;'.'\ii jj(;ii «'.-ouoAK (;ii()?i cpA-
rcii (iirrcuii? fiiioc-
(rii OVH HiiTti)B2 riruvc eiiiiiK; k; iieiKVG inc nxc
A(|()-.()iie .')<Mi T(;iiiiii-f eqxAMiovT (;iiiU|2ApuA oxe-
pOVBIII epo. LIApiA Tf}<(IIAV TAAIIOVT GIK^qeApUA ll(3UA(|
(;p(; ?AIIAII"y() nAIT(;A()(; ?l Ap\IIAIT(;A<)(; OZl ('pATO'.'
t;p()(| cpc iii\AiiA niA|)\iiAiT(;A(u; oei cpAiq cao-.iiiaii
rill()(| O'.O? rAlipillA CAAAOII rillO<| O'i'OÏ NIA flï.tOOII
iiA.Aco riniï'.'iiiioc n r(; r(|)e a<; o'.'tooT ,')cjii iMiero-oci
fl(|)^ IMMI ()-.-eipllllll i;iA«;il IIKA^I ll(';ll <)-.-fllA+ ,')(;li
llip(OIII.
iiiArKxrroAoi: ar Jxjh iiMiiopo'.'iiAV niiiccoriip
AV2ITOV ebpill AVOVIO^T ÛUOq 0V02 RTAqt IIIOOV
[13]
ORIENT CHRÉTIEN. 18
274
RKVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
nf izipiiiiii A(|epAcnAï.ecee niiiovAi hiovai niitoov
ovoe ACHpAcnAï.ecoe nutoov eux: nxn oiuiTovAi-, ma|)ia.
(71V°)oT()2 nAipiif A nxc+iiAii nTfiqîipniiii. ueiituiCA
haï AveoLici n.\e niAnooTovoc cvvco nptoov ovoe
GvrouT t;V(;pAnopiiJ xa mu (;OiiA:yepTO.\ijAii G;yoiK|
eoBfi noii:xmi enAiiiA lo eese a^ n.\coi3:i le eoee Aja
n2cnil AV<;IITf)ll (WIAIMA-
IMÏipOC Ae IIIAIIOCTO.VOC A(|OOK(| (iKOAl I II I IC ll(;,\A(|
IIA(| Xfi IIACOII UUAIJIIIIO noOK 110 <;T(K)VOII ;'J:V()I1 ûiiok
fi^')OllAK ^•JA riKuoTiip nAPAGor, (U)peK^'Jiiii riiio<| ye
(iBBO AX'j nouoT iKHi a;'j neiiA ak«;HT(;Ii HiiAiiiA. iiese
KOAiiiiiic nneTpoc >o nAoc nuor neoK iwp (rr(3ri,"iA
(:Hp(;K;y(;ii(| ReoTopoi irroz nooK ik; iumikot Tiipov.
Aqtipovu) nxe iioipoc nesAq niiuAiiiiiic xa fiiioii
.«ysoii uuoi e+nnAovoi encre eepi,")eiit| ee.xi riiivcrv-
pioii eK\H niiAiiiA eoBG ye nooK ne eTAquopK n>e
iHvc ))(;ii Teqï.(oii neeoTAB ovo2 AqcuAi gbo.v ïApoK
nuo'.Mii iiiBeii niio'i-Bcoii nio niXA.xi- +iiov Ae otii
oiTK nxoiic eepoK^iiii nroq eose iiaiuvc- (75 R°)
Tiipioii se eese a^ nexiA AveiiTeM ghaiua
J)(;ii iiAiiiepeqctOTeu ovii eiiAi nxe iuiaiiiihc
AqTcon<| AqBo.\(| (-BOA fiTeq (t.u)i I II eeiiiip niio<| (1)
ovoï A<|\Ac nTOT<|. oToe HAipii-f A(|iio^i ejjovii eiieii-
(xoiiip AC)?iTq eypiii Ac|OTioyT fiiioci ovo? neAAq iia(|
A'e iiAO'c ovoe nAii(>v"h teneur ,hA tau6TX(ob iieu
iiAKey(|)iip iTAnoc; TOAoc iioiiiii ïiiia eepeKTAuoii ye
erjBC; a;'i dclimt AKeiircii eiiAiiiA- A(|(=po'i-c() nve luni-
UCUTHp lieA'A(| nUDAIIIIHO A(; U) ICUAIIIIIIC IIACd)!!!
+iiA?«ni ?.\i epcoieii ah j)oii iiiioTAqcocnii riiuoov
iieiiiii iTAC iiAUOT lien iiiniiA eoovAB- nieoom l'Ap
«:TA<n;()(riii riii<)(| nxe bapijabac iieii hav.voc; notx)
ou A(|(:(>(viii ruKX) iieuui flAC; iiakot J)eii iiicjxiovi
ef)p<)-/KU) r neAiieiiiiAuciA l>eu uikocuoc lupq jjeii
(i) Ms. : nuopii-
[141
CATÉCHÈSE ATTRIBIKE A SAINT RASILE DF; CKSARÉE. 275
IIA|)AII IKMI <|)|)AII riMA|)IA TAIIA'.' (:( > pO'.'T A A () (f.'CIA
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(UOInp O'.AÏCAÏIII noVTpAIKiï.A flIIOVIi OpV: U flCT'.AOC
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niiicpATioii. ic <>AiiK(;ii(i rnpioli niio-.i-. a-.i immi ^aiii><:-
ti(;k()(: n^AT 11(311 ïAiiAii iicii /AiiiiAiniA n;'M;ii(; kaia
in;oii+ niiniAnr;p.")((i()'.-."ii inp»! hmiii iicor.f Hi-cor.
iiinijii n'i-(; iniiAn(;p."j(n()'.-;'ii a'.";'JH)iii Tiipo'.' immi
nTAÏO «;pAT<| nfcïKKAIICIA Ilipc HCO'." K riniAliOT IIACDIII
(1; Ms. : UOVA2A.
(2jPour icaceK.
[15]
276 nKVL'E DE l'orient chrétien.
\(i)|>i<; Mic()r>+ (ncAii;')»)! n1~eKKAHciA lUiii niweo
epAK) nimiA n<;})()vii nrn iiiKvuiTiipioii Ac>ya)iii
u(|iiA2<()Tii n.\(; (|)|)H A iiicu)THp -fcuov niie«(
ritiA()ii-i-iM: iHMi iiiciiiio'r eT\ii iioihddv ovoe a<|+-
luDov ni~^i|>iiiiii n(;a.A<| iicdov xe eitoi^ nm.vAoc tii|>(|
eT\H l)en (|)iAiiinoK; (76 V°) iieu Kopiiiooo eiiiA niifie.\i
npcoui epe.xi neior. nciior nTexiiiiTiic neAiiAToovi
ncoT KA ,\jj iHiioiiiiov n;yujpn nieTr;ii sujk (3bo.\
fTf.WTO'i'priA nT(; ni:^AI. 0'--02 IIAipilt A IIIG(OTIip
;H(;|IA(| (ill,"J(OI eill(|)IIOVI IIRII UApiA TfîClUAV e(|IA-
Mio'.r (;.\(}ii lll^ApllA nvnpo'iiiiii ope iiiaiiaii;^u fiAr-
rn.voc (jpeiiiiion jjAXcuq-
AC''JUim Ail IIGIieiICA MAI A II I AnOtîTO.VOC 2K()I,"J
Cini.VAOC IHpCI KATA (|)OVA2i;A2ll I II fl ICtOTII p «VO?
l1AipH+ AVAIG nSG IIIAAOC TlipOV HT.'yOn lieU IIIOBIIOC
ye ?iiiA niie2Ai nptuui OAUie eAi netuB ))«}ii iio'i-eiiiiovi
nCOV KA nniABOT IIAIjUMI. AC^COni OVIi lieilHlICA MAI
AIIIAIUXÎIOAOC; C)l()OV+ n+eKKAHGIA HGOV KA nillAliOT
IIACUIII AG^yUmi G'i'Oei epATOV G'i'îtDG OVt)2 G'i-c;iiov
e<i)f Omexcope Tiipq ^matg niovuiiiii .'mal GqiiA^yAi
OVII llAG <^pM ACIOlOOT-f- flse (|)AAOC THpt) 0111601100
e+GKKAHGIA OGO'/ KA nillABOT nA(()lll- AG."JlOm GTAV-
ea)ovf ns6 iiiaaog ai|ïi gpat(| n,\G iigt- (77 R°) poG
IJGU IIAVAOG IIGII BApilABAG A'/'hGBU) MniAAOC Tlipq
heu "fcBU) n-re rio-c iieii iiieuroAii flTe neijo^c ihc
riXG. en otij er+CBio n.\e iiiAnocTOAoc, ric|)UHy
THpt) nmeeiiOG enrine ig neiio-o iiig nxc Aqi eneGHT
eBOA jlOII T(|)e A(|0T02 beil OIIhI" nniAIIOGTOAOG
e()TAAHovT eiiizApuA flxepovBiij. epe Te(|iiAv niiAp-
eOIIOG ,\OA2 eGGGAGCOA j)6ll eAII^TAf niGB nilOVB
ZIAKHHBUJOII (ipe OVOII OVOpillll nilOVB eiAGII TeGA(|)e
ueii ov\Aoii riuApi-ApiTiic GAn^ioi ntopiiiii. epe
eAiiAii^yo nArr(;AOG Kiof epoG atta\h Averiov eepm
ATOvco^T Ouo() lieu TequAv nriApeeiioc- oroe ne;xe
fl6]
CATKCIIKSE ATTIUBUKE A SAINT BASILE DP. CÉSARKE. •277
iii(:(()'ni|) niiiAïKicro.voc .\(; Apiiicoiif riiiiiiAnnp.'iKi-
«'.•.'•M ll(;ll iT|>AII(3ÏA IM;II ~fl 1 1>(>(:<|>(> |)A .\(: <|)AI IM: IIK;-
200-.- niA MAKOT IM;II IIIIIIIA (-DO'.'Ali +1IA+ «iOpo/KUT
(r.K-nipiOM IMMI KA(M)AIKII jt(;il (|>|)AII flilApiA l'AIIA'.'
riiiA|>oi:ii(>(:. Td'i'c; hiaiioci'oaoc A'/(:|JiM;()ii'i riiiiiiA-
n(;|)."HU() I ."Il iKMi iMi 77 V°l Tii|J(iv ctvii ^i.\(()c| ovcoii
ilAlpllI A ll(:IIC<UTII|> AIIOIII Mlli; I pOC nAII.\(0.\ 11)
nillAIIOC'l'OAOC A<|IAA() ni(;C|,\l,\ (;,\«;ll ItitlAtlX: O'iM)?
A(|Ai(| ni((i-i- niiicoiioc riipu'.' non <|)iiii:'i nniAiioc-
lOAOC llipo-.-- C)-.-02 IjlJli toVIlOV f:TAMICCI)Tlip TAAO
niMM|.\'i.v JîAeii TA<l>n rtnerpoc irinino ic eAiicini A'.((t,"i
«;ii()A ;'iA 1- ncoii nepiii .'>nii t<|)(: ao Agioc Agioc Agicx:
ApVIMMIICKOlKX: KAIA TAglC fl 1 IC A VICO AK K . MAipil'f
A(p>(0()-.-f n<-AIIK(;(illl(:KOII()(: KATA lUJpOC ll(;ll eAII"
npOCBVmpOC IKMI ^AIIAIAKIOII IKMI ^AIie'.'IIOAlAKtDII
IKMI ^AIIAIIAriKOCrilC ll(:ll '(>AII'l'AAII(()'r()(: l'i) IKMI
McoPif fiiim ri<|)f .')(;ii iiAiiiopc; iiUMOiiip amok ciioa
rilHXO;') nf CKKAIICIA-
O'.'Oi" (|>AI ll(; llipili «"i'A'.'TAi'OC (jpA'l'C fl^O'/lf fltiK-
KAIICIA (iTA'.'KO'l'C ,')(:ll II ICK K AilCi A j)(;ll «|)pAII flBIlU-
IM)-.-All IIApiA OIIA'.- nillHICd) rilp ilIC IIVC-
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nApv(:<)ii (nA'.-(:J)iii()v fiAH iiiAMOfrroAOG (78 R") ."iaih-
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•fiio'.' An Cl) iiAVHipi iiAp«-;ii(;p."iAi Ijnii <)'."n"i'<|)p()(:'.-im
J)(:ii ii."iAi n f A r()(()\(;ii nccMiiiii ^atia iiApiA (»ai «îiac-
iii{:i iiAii ri(|)p(u|()Aiii() riiliKociioc -riip(|. niiciiopt;
?AI 1 0J)O'.*ll juill IIAIUA r;()()-.-AI> ri(|)()()-.- ])«;ll ^AMCIIOI'
n(J)AirrAr,iA(;()«; imii iiaooc tu; OTiiornopiioc ne
OVUOTIUOIK lie <)-.IM; rilAAAAKOC; Il C O'.ll (iTp(;<|(;ll KOr
iHui ^«txjvr lin o-.-u(;iiiAr«)(; ii«; o/iiOTcliApiiAroc; im
()Vin:TpG(|(vi;'«iiii nn o'.-iniTp(M|\A()vili)v inMniopn
(1) Cp mot n'a été signalr iiu'en saliidiqui' jusqu'ici sauf ilans Isaii', \\\, I.
(2) On trouve plus ordinairement 'l'AAUUJAOC, cf. Ciim-STEiNtHiBu ,
Koplische Rechhurkunden. pp. 201 et 245.
118
REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
iw npAiiAo iiAOïiAi I (;l)ovii e iKviiKv (-oovcVB ri<l>oo'r
^■(3 iiiii ik; noiiA'- rmiiii,"jt no-i'po o/o^ mpAiiAo nir;
IIKJCOII TlipOV IIGIICVC IHC ll\G.
MAI IIH lIlKnAlAfiMO'i* !)(:ll lAHLI eVCJjMO'i'T ntlAipil +
yii OVOI npAllAC) union HAOIIAI (ÎT^OII ^IAOII IIKAÏI ,\(;
iiovHi iiG+;'i«t»1 nrn <J)iiovii ^a (hk;?.
(78 V°) -f-iiov Ae uApeii^cuiii (ni + iir;TiiAiiT .heii ct>pAii
Cineuo-c HIC ii\<; iicii t(;()iiav fiiiApooiioc eiiiA iTieqep
nillAI IIOIIAII JXMI ll(;(|lillllA (U)()l n-fof X6 (t)AI l'Ap rio
nillA (:TOII()l flIIIIIAI CpOII n.hMI<). OVOI OVOI OTOI ;'JA
r ncoii npioiii iiiBoii fiATArAiiii ovo? nA-riiAi no îhki
ll(i pAllAO .')(;il IlOÏOO'i' ni(; +KpilCIC AO IIO'iMII iio
illV|)(OII nATOOIIO ;')A (31102 IIOU IIIC|6ilT nATOlIKOr
lien invAKi otcabov non nicoopiep nio iiiiia.\';i-
•IMilOnOl nATCMIl Ail (;01i(; IlipAllAO HAOIIAI (\^AI fV]-
^Aîjyee iien nec|2BiioTi Tupo^- (|)ai OTAiiovcopn iia(|
eoBO tnAAS neiAKvnoinon .\o nioiic|)toT2 ïuotc n+c-
T'.Aii mo onooo'i'AB iiApiA se ov no (;TA(|opovto
rnioi| iiAii ooBO +11AAE OTOiniAV Ao o'i" 2U)(| no
eKKMKilA lO uni ÏCOO no lUVpiA OAl 010VKH)T 11A(;
riiiAi(;p(|)(;i iiAci.vKx; rAp ccoo'.n au ao a()ovoh ()•»•
npo'.ïi iiA."Jiipi iwp OTonii^AnTAinAAg neHAKvnoinon
o'/oe Ai:'iAiiKnii euov nio'i'iinc oboa za ovnii^ nno'.'B
ZiiiA nco (7i) R°) ."jAii^'j nj)nTov. tiiov Ae opo ovoii ov^'io
0<|)pn'f noAi nroT no +iia+ o-.i ni(«)ov ikotoii au ne
o'i'Ao niion ^a)v, nriii ikmi ai-ahii au o'i* 2<oc) ne
■fArAini- on ()-,ii rniAio iiicaai kiiii i)oii )>to() niiiA-
G(;Bno oroiniA-.- Atn-oi (iiiocuT A(|i^riniiiiiA. iio<|."nipi
Aoiioii iio(|i>ioiii (;rAiiiA-.- f;(|)ii(:rA(|;')coiii rnio'i'itor
AO ,')AA"on o-.KovAi iiAt|A(o ni'Aniii^+ ncuvAi ovAop
onA.-jK). i-nov AO A(|ei neqonov ovo? nAipnt aov-
iii."i+ nzo+ 1 eiAon iio(|."inpi inni ii(U|eioiii. ovo? 'xiii
+OV1IOV Avoi n+n.\AE n;iAK-i-iioiiioii non k HAVipA
nno'.B non o\i.iii."i nconi Duin ïi iiAprApiTiic Avonov
m
CATKCIIKSK ATTRIBUÉE A SAINT IIASILE DE CÉSARÉE. 279
uni AIIOK MKI.VA Vie roc l'.ACI.VKX: IIICIIICKOIIOC (>'.-o«>
HA-.|>IIII Ml: .')(MI ^All(:pll(0()'.'l <:'/t);'l ll(;ll eAllf ÏO (■•l();'l
M: \(i) iiAii (;r>o.\ iiciiMor At; A(|(;|>ii()r>i n.\(: iiciiicor
cni'.c iiii(ri'A(|(:A.\i mikimi'.' kai'a 'i'(M|M<rrA'r<>ii'i'. i'iiiiiKi
l\V|) ^.^\^l ll(U|()ll()-.- A(|l.l()'.' KA'I'A f KOAir/CIC HTtl <!)+
(UIIK; A(; A«|A(Ur.-A (i<|>+ IKiU (79 V°j ItHIIIA'." rillA|>(H:ll(>(:.
Ilio.- A(; l<: 1 IIAAg n?IAK'.lll»lll(HI IMMI K flA/ipA flllo'.li
IICII (-AIUOIII MMIII ll);ll ('AIIIMI."I H II A |>l Af) I I 1 1 C COptiK-
<|)C() li" opoc; nt^iKtoM nrn oiKioo'.Ab UApiA- aiiok A(i
l)<:ll IIAIII(>|)I(:<() rcil CHAI aiiok ni(iAA\l<:T()(; BACIAIOC
Ai."i(oiii (MOI n;'i<|)ii|)i (MiAVKo Aifaio'.' riiMUKrt; nu;
IIX'C ll(:ll 'r(;4|IIA'.- flIlApCKnKM: O'.'O^ 1 1 Al I C p'(>(C) l'i (:III6-
pATIOII D'il; IIIO.-CIACOIipi')!!-
AliOK i>(() AIO'I mil nfllAAt. n/IAK'.'IIOIIIOII IKMI "^K
OA'.'TpA nnO'.'li IMHI IIHOIII 011111 (-1 IIApi'Apl'I'IIC Alllll
«:|>o-.'ii no'.-(f_n)rpA<|)0(; flcA}) <)•.•<)? n'iMJviiiri'iic (iiiieo'.'o
<;(|(:(()0'.'ll n<|>(OT? DKAAIOC O-.'O," AICAA'I llKLIAq A"«;
(Mo'.Mo;-! «;op(;K(;p'<.((ii'pA<|>iii mil ni"?iK*()ii nre oiiu-
oo'.wij iiApiA (rrAiii.vAî: n<>iAK'.'iiomoii Jx;!! o'."iio'."i>
l;(|TO'.-|lllO'."i' IKMI O'.MOIII Mil ApK ApiT 1 tC . 1 1 1 ï.t (I fp A<|)(»(;
Ai: (;rA(|o-i ni~iiAAg iicmi m-|-imoiiioii ikmi iiiiio'. r> iinii
iiKoiii riiiiii iKiii iiMom riMApi'Api'riic iSll K") ()'.°o<>
A(|o-rro-.- (;ii(i(|m- A(;,"i(oiii ac (i(|iiA^co'i'ii nA°(: c|>pM Aiipi
nTAC-.IIAEIC KATA +KA2(; JXJII rilllA (;+6IIKOT n})MT(J
iiAipiif AKMiKO'r <;a'<hi iiA(|>pii;'j.
(ni o-.ii (HciiKor AIMA'.' cpoi Jx-ii ()'.-?opA(;i<: ïkk.
niiiA'.- (:o'.(;ïiiii t-(;«;p(r.'H)iiii n<|)pii+ rK|>pii cpc; ihm;-
eBtOC i'KMriJilipilA" no'.-<OIIII (MiOA (;p(: AAOV (iliovf
rillApBGIIOC llO,"ll lUillAC (;II(;(;COOV (:UA;')(0- IK.'A'AC
mil jxill lir^OpAIIA A'(: ACCIIOAA BACIAIO'.- AH KClOO'.'ll
ÛIIOI .\(; AIIOK mu- AIIOK AI: ll(:A°lll MAC A'(: (:l(;(()0'.'l I
riiio n(Moii (o TAoc ikhi iiAim,"jf ncoo-.- (nKiot «ipo-
iicAAc mil A"«; AIIOK ik; iiApiA 'friApncnioc (»ai (rrt-K-
K(Or MAC fmAIIII,"jf rUi'.'KTIIplOII O-.-OÏ CKipi nMAlm."lf
[19.
280
REVUE DE l ORIENT CHRETIEN.
n^enjiioi eoBHTc. Oioe taia.vov giiov+ OiiApeeiioc
(U)M<);'n IKMIIII (;l|>llllll TG IJt3ll C()c|)IA IIAI OTcVVVOe
eTAiiApeoiiiA icj^GiJ TovueTKovsi ovoe A-/<|)(()ii rinovc-
ii()<) niu).\ 2IXHII <|)|}Aii rinA,"iiipi riiioiipiT me ri\c.
(SU V") +II()V A(; +II.\AS neiAKVIIOIIIOII OAI <;TAKt).\C
fiTOTci nnipu)iii npAiiAo aiia'*' riiicp^lxi) re niAeiKtoii
epon xe ovo'inAoïic re 6tac|o-itc;. aiiok a»; q+UAl-
n.'îiiTc (1) Ail n,\e riAniiA iieii {J)0'."U)>'j riiiA;yiipi.
AK^AiiKiin oc|)((jr2 apoc, fiTAeiKiDii Miioii^^ou mu
<J)iiee n()vp«i<|(;piioBi +K(nii eAf;ii TAAcl^e (2). aaaa
AK;')A:ri(()iiK n^AiiAioo'/i iia^khak caikiihbt n+no.MC
e(|>i.iA ni'Ai'^ptoT riApxeoii fjKe^yiDKi ojipni jx-ii iiika,>i
riii."jA'i- niiAïi II (:ii(3(:ii'i- ivrm nAipii+ (3K(3aiiii noiiiAAg
nAO'i'Aii nA(;ii(; opu rA(3iv.\ii t|)oi2 epoc aoiio aia
npcoui ovo? Bpfi •rAiciioT+ nnApoeiioc (|)ot2 cAncf^ip
nilOI Oil CAOïlIlAII ()-.-<)ï +KeO'i-| CAAAOII flIIOI. O'i'Oe
BKeTA2oi; npAit; riii(3iin(> nniupAAioii nri; iiiiiAnep-
^coov^yi ovoï AIIOK Gieepe ;aiiiiiiiiii >'J{oiii njjiiTc
beii nezoov nre riAAriACUOc iieii hta20 opAiq ûha-
eVKTHpiOll. AIIOK A(3 M ie.\A\ICTOG liACIM" (81 R°) OC
ii(3Aiii iiAc !)(;ii iii^opAiiA A<3 TAiri; 0V02 oiiAV niiAox;
eiiiiiie l'Ap T«;0(O'.Mi AG ■r(3ii(ri f3poii ncTVAoc 11 nujpA-
TiKoii 11(311 riTAïo epATci fi H I II An(3p;y <oov,"j I • Acepovco
neAAC iiHi nA(3 oiioroi rniApoeiioc ncuov iiib(3ii jifiii
llieopAIIA A«3 IIA."I(3IIAK K(of ITCA +ll.\Ag HAOVAll HAOIU;
AIIITC e-f(3KK.\IICIA AIIOK ON +IIAIAIIOK t;<|MIA finiC-
Ti-.VOC IJ GOpnKTIlirO-.' (3lll(3pATIOII. MAI AC OTACAOTOV
mil nA{3 +(;2IIII AM;p AOHA'i" GpOC3.
(3TAir(OUT A(3 OïAHATOOTI AlOVlOpil DCA IHï.tOPpA-
(|)Ot; AltO.M nT()T() nfll.VAg neiAKVIIHmoil 11(311 limovii
non iiKom niim ikmi mK(30'i'oii niiApi-Apii rue aiiok
Ae Aïoi mu nii()p(3A iiiAp\impf3(;BVT(=po(; ikîii ka.m-
(1) Ms. : nj)IIT, le c est en surcharge.
(2) ils. ; TAtjx- avec un .second a en surcharge.
CATÉCHÈSE ATTRinUKE A SAINT BASILE DE CÉSAUÉE.
281
IIIKOC IKMI IIa[cT JaiKOll MIAIAKCOII D |)<;l I A A 1 1 A(:i;( x: ■
MAI A<; AMI'I'I'O'.- |>(-:M (|-.',-(l)ll CIIIIIA CI' Al : i 1 1 1 1 i 1 1 I IIMI
t;|)(l(| •)(:ll llie()|)AUA n,\(: OlKMXI'.Wr. IIA|)IA- (;iAli;"M()KI
A«: mineur fn»VKOv,\i n,"iA-.' nuAei li AIAIIII nfllAAt.
nA«)'.-Aii n.vjjiic (SI V°) v:\)(i «•.•(iii ïboc ntiu: (:^()lll n,\(uc;
I. ntiAociprKoii (rrTAiiio'.'T. aiiok au (;taiiia'.' iipoc Aiup-
Vi(|)M|>i (:Iia;'I(() iiomii ,\(; amkxoc k; ((■.•(•i'OO'." flTC
'fei|>iiiiM (|)Ai (JTA iiiiiiiiiii ni'i; iioc ()'.'(>ii/(| ^l^\iut
n.')Mr(|- AIIOK A<: Aïo'copii niiienoc noAocipiKoii oi.oa
AIMA/ (Hieo n + )f.(()l'I>A<|)IA ni(; OimOO'.AIl IKVpiA IKill
iiiVApAK'i'iipioii nri: iiocMipocioiioii o'.oï Ai^nr ciiii-
«:iir Ai(r.-{o."jr n+cn-.'Aii «rrciiAptoo'.'T- iiAco'.'ccotDii
l:IIA,"lt() OVOÏ IIAIICpTAACIKOpill n(; .\«; AIIIIA."I<|AI (XDII
IM; niAir;r'.-.\ii niiAipiif ()^•()^ iiAiicodiii ni; immi iiciH;-
piM).- (;m>(; iiipiit n<|Ai riiioc- +iiaae a<; ackiii npoc
,')(;ii iii;'»iK AO(|(().\i CAii,"i(i)i n'f'(|)0(:c:A iicii iiii^iioc:
noAOcipiKoii o-.-oi» iiAipiii" iiAii."i()(;p()(()p in; (;or.n
iicco'.occKiii ii(;ii iiMi^'Jiii .\(; aiiiia.'ticoo.iio/ niicx;
Oa;') npiif ■ ïiiriiif; m; o'.-ciiii a(;."I(oiii «iiiOA JXHI +iiaa£
(;p<; M\ApAK- {Si R") Tlip IlOHeOO'.-AI'. IKVpiA (|)<)T? CpOC
,\n noBG ov Tm-niioi iiAïUJAfu; n(|Ai niioi viiiiik;
+A(:i(0()-.' +zop,"i AU m; viiiiik; ivvp +c<;iri(ur (:ii(),"ii
IMHIAK MAI AO nTAIClOTIUl npciX)'.' AipA."ll CMlAÎ'Md AIIOK
AI; IICII lIlKMipiKOC <iBUO;*JI lieillll AII()AI ))A f IIVAg
•)«;ii o-.-uoHii(;(; Aiiniic cfonKAiiKciA ^y.•^y^ aiivac (jiuîciiï
niimioo iiKipATioir iiiiiii;'j ac (;ta-.ma-.- c+iiaaf, <u:vii
(Mincirr o-.-oï iiA'.'(;p"i<|>iipi ii<3 ninciiAiii immi iinciipi-
iiiKipioii- o'.oe iiApc; iiivApAKiiip nri; fci-.-Aii ^oiii: lU:
jxMi iiriT.oi: noAoc'.'piKoii o'.'o^ n iio'.'ciii n.\n iiiiiiivi
Ac; (;pu o-.-ï.torpA<|)iA (;,')iio'.-r lipoc
r;Ti o-.-ii f:<;\ii niM;(:iiT nxn tirvAg actao.c (iiioA
ACIIA," IIIIIA O-.OZ h'îll toVIlO'.- ACJO-OAI n.\(; IIIAAOC;
■iMp<l Ci'piii <;.\(;ii iio-.(-piio'.- C:BpoviiA-.- (;-f;M<|)iipi.
eimiu: ic ovceiiii aci (jJiovii ope «vovoii o'.'iiApAii-
■i(oiiA SJ \ l)r;ii imm:(;(uiia. (•TAcniA"/ c+iiAAg «:(;iA-
lidlj
282 RKVL'E DE l'orient CHRÉTIEN.
ovn lice er.oA aciom cbob n))iiTC AceAïcc 'tGn f oviiov
ACKtOK ncc;?!- Tll|>(; j)(MI lltJGCCULIA IIGU ll(;<;?(). III|)(UIII
A»; (JlWVilAi- (h|)II(;TAC|,"J«)MI rillOC; AVAIIOIII riiKu;
a'.'uik; iiopcA (1) iiiA|)\iiiip(;c;iiVT(;|)()(;. iiToq .\u ciaci-
iiAV o|>«)(; A<|Aii()iii niux; a(|«ii(; ."jApoi aiiok J)a iik;-
.\A\ICTOr, IIAOIAIOC CCOHpxep PAG fceilll.
AIIOK A(i (riAlllAV (ipOC AI^IOMI (MOI n;'J(|)lipi (3IIA*'JU)
fiepiii (iAini <|)im;ta<|."I(oiii ntc^im aiiok au iiai."jiiii
nuoc MO AU Ap(;."Joii j)cii a.-i riiior.i noo m; ov ikmjiaci
^UHii Oiio ."lATOtpycom nA<; iiAicti^r jxni iigcioiia
Tlip<| IMMI lIGlipOCCOIIOII- nooc. A(; AGI: pO UOAO f 1 1 1
GGAIO MIIOG Sti IIACrC nitOT \CO lllll GBO.V AG AIGpiiOlil
nilGIlOO rKh^ IKMI lilIGKIlOO GBOA- IIGAMI MAG A(; TA-
."J(ipi OitOlie niKillor.l GliOA ÛIIGIIOO nillllll,"! Ilipci
riGAAG mil AG Oi-oi lllll MA- (83 R) uor oviii;'if iwp
ne nAiioBi iiApA o-.-oii iiibgu
ovoii iwp niiii niiA'/ novGtoiii nGenii gagoi noveAi
aiiok ZU) MIIIO'UAI aiiok AG AIGpiil I lO'.'ll I II GIIGG^AI.
AITtOIIT AI^GIIIII ."JAOVpUIIII nA\tO AC|AU)pA noVAc|>OT
lllll AIIIIK| niAG<OIII OiOÏ GBOA ÏIIGII lllc|)AJ)pi OïlK
G rGiii)iiiq AqoiriKAe hag neGCAj)0'iii riipci ikjii iiec-
BOq. UGIIGIIGA O'iMIII'M (iGeOOV GG.'MCOIII (3(;IAO'iG GIIO(|
GBOA O'i'oe ilAipill ACei IIG«;OIIO'.- AGIIOV- O.oe lliniGIIGA
MAI AlO'IHIAlOpi GAGII II^AI HTAGIOIII AIOTr(| lllll GOV2AI.
?IIIIIM; IWp IG lA npOIIIII IGAlill GTAIIAI ."HOIII O'.'O?
AIIOK ll(;il teGIIGI IIGIIAC) 2COG G2IIII OVOe AIA(|)0 IIA(|
III- ii,"jiipi nïcoovT iiGu r ii,"jGpi nGeiiii. eilllllG IWp IG
llll TlipoV GTAV^KOIII flIIOI AITAIUOOV GpOK IIAUOT
GGOVAB.
AIIOK AG; GIAIG(OT(;ll GMAIGAAI AIIOK 1 1 IRAA\IGTOG
BAGIAIOG Al.")l(llll ,I)GII OVIII^i- fl.-lOOpTGp IIGII OVeof
giia;'1(og (83 V") iigaiii iiag ag t)-.-oi iig (o oiiGietoov
AG ApGipi 111- IIIIOI'.l nAiycO (MIOA ."lA GIIGÏ ApG Ol ,')(ill
(1) Pour nilGpGA.
[22]
CATKCHÈSE ATTRinUKE A SAINT BASII.K DE CÉSARKE. 283
irni nrcKAiii iiiiioiniiioc iifiii iiptoAiic niiiA|>Aii()ii(>(:
iinii lo.AAi; iii|)(;(|)iA rciurc- +ii«)-/ Ac; ;'m«iiii cpuicoiii'
rillO'C IICMO'.' IIIKCII llljll 'l°(;(|IIA'.' rillA|>ll(:ll()(: cVpilO'.'
IIO'.'IIAI IKHI 'r(»'.'AI°AIIII IIATA^O IICIIAII (i'.'COII D'I'f;-
TO'.'IK) CliOA^A llliCliïT ll(;ll IKMIOlil (-Td,"» .
A|)(:'l'(;ilA'.' (() IIAII(HI|>Af XV: IIOpilOC llIliCII Ci^COt)
riutnioo ci'iO.v ri<|)f im;ii 'r(H|iiA'.- fiiiApooiioc o'.'oe riiioii
ll(H)IIAII(;<| IIA'I'A'(>(; (:A|>t. IMIitMl AÏI (;'l'()l flIIOpilOC
rii|)|)iit »;r(:(|,\<() niioc fiMi iiiKopiiulxioc lun-poc; au
IIIIIOpilOC IMMI IIIIKOIK i\if IIA+eAll CpiOO/ ■ Api A'."I()T-
OIIIM)-.- (() IIA."llipl .\(: ÏIIIA ni CI CIIIAÏC; I I Ur (:l I Cd) Il A
(;pA'l'<| n()'."(;p<|)(:l ri<|)1 llllil TOtlIlA'.' rillApOUIIOC JXJII
O'.'I'AIIOC ncIMIIIOM IMHI ()'.' 1 1 A pOCI 1 1 A (iC.MIK (:I'>()A- O'.'OI
IIAII (O IIAVIIlpl Ap(i."IAII(|>f ^-Jllll flIIOII (;(>lt(; ll(;l|-
81 R"! IIOIW IKMI IIIK: rCllipi nillDOV nil(3ll(:pi lO'.'. ()'.(»l
npcoill llll'.IIII liOllACpcMlir.-lllll (JTC^IIII rill(K|."J(|>lip
(ip(i <|)iiA nciiTciii niiAi )»(ni 't^imuf nrii <|>ii()'.'ii ikmi
iiupniT nA'i-(;iiKur-
+ IH)V A»; C«) IIAIKilipAf 1 1 Ap(;i I Ap(;^ CpOII jxill TO'.IIO
iiiiuMi ))(;ii iii(;20()-.- DKAOoMKoii M= o'.c^oo'.- (■'.•npi;-.—
HAPncof; n))iiT(| uAAicriA iiiiiiiy^- ntieoov eoovoir;
CBOA lllill IIMieOO'.' COO'.AIl ni(; +AriA lUVplA IKMI IIM;-
200V «;C)()'.-AI1 nie fA|-|A nK/piAKII JxMI TO'.'llC) lllIKill
ni»; iiiccoiiA ?iiiA n r(;ii;')(()Mi n()-.(;p(|)ni fiiuiiio-c me
ll\(; IKMIIIO'.f nAMMtlIIOC-
IIApUHTACIM) O'.ll (3,\(MI flCTOpiA niC MICAÀ'I .\(:
n^.'.'^ npiif a'/ia^o cpAïc n+(n-.\ii nic oimîoo.ai;
•fAriA IIAplA j MAptXMIOC n ATOCU Af ; Il •
Ac;yi()iii (Cil (m;\ii «;!)piii nxn +i;t'.\\ii n tc f atia iiApuv
■f'iiApix-iioc niHMioo nmepATioii cii o.ii (iiciiKor
Acovoiiïi; npoi n<|>piif n."H)pii on o-.-ov ii(;,\'a<: nui
iS4 X") _\Ci (MM.c ()'.• KOI ncMiKAï nenr o-roz ckoi nAiin-
wa: nrAiJ)«; riipc KKcoi^ au ncA iiict'.'acx; niGKTA.vpo
i;i"pin «;Atoo'." niAi:i •.Ail. iicmii iiac a»; taoc ?iiiiiifi
[23j
284 REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
TGCtOOVIl yO AIIH=;"IT ()VIIM,"J ÛllcV eiKlot nCA ÏAIICTV-
.\()c KAiA rit'ii fiiKn-AK) copiTAetoov epAïov niieiioo
nillfîpATIOII IKMl TCCIVMI HBOVAIl. IIHXAG lllll Xfi ICAfi
XOVtO^M nTAÏO (3|)AT(| fl 1 1 lOTV.XOC ?linrH5 IV. 0"np<[)fil
CAIIULUilIT nfllOAU; IIAI C(:TA2MOVT (jpATOV jjfill Ollllt
Qniopof; nri; iiiHp<|)Oi ovoe iiaigtv.voc b icacii iichov
nillA(|>(()<|) (-TAVIAetOOV CpATOV (;p(; eAI KhAIITACI A
n.vnucoii nom niitoo/ fiiioii ^aoli nvn zm np<oiii (miov
(JIHÎCHT CIlll.V ,')(;il lll<)VA2(,A2lll OIM; IIA.")lipi niKMipiT.
AOinnil AK."IAI1T(()IIK n?AIIATOO-.l rilI6pt;pAT|)(t)()V^'JAII
eOBH IIAIOTVAOC B ."JATeKei l() V nT(;KTA?a)()V (jpAlOV
nnoLioo niii<;|>ATi()ii (85 R°) ovoe nrnKTAApo itiacivaii
f-ypiii (;,\(()<)v KAiA (|)ova?(:a2iii niiA^'jiipi riiiciipri--
MAI A(; ('lACAOTOV lllll 11X6 'fceiUI ACGpATOVtOI lï
oiioA ^Apoi o/oi" iiAipiit Aiiineci (iepm (inoA .hcii iin-o-
pAiiA. i)(;ii luviiiopiiiceci Ae en.'ytm j)(;ii lll^()pAllA
iiAir;pTAA(;iu()()iii MO (:iA«o niioc ,\e a.-j ik; iiipnf
(3<)pi(|AI ))A IIAICTVAOt; iTIAIIIAMI ."lA-hlIil niUOOV
niioiloo nmcpAAioii- an nvii oiiiokikîk (;iiai l^fiii
iiAeiir nepiii .'xmi iii(;.\ci)p? a»; o',iii^-f rAp no iiAieioB
HToi n.")<|)iipi ^iiiiiM; m; o'.ciin ac^ioiii eApoi (u;a<o
nuoc uni niiAipnt ac baciaioo bagiaiog gobg ov koi
iKiiiKA? neirr gob»; iiai gt.wog <[)+ cj>ii6TAt|i,'yi hab-
BAKo'.ii GpG iiiApicron \ii nroi(| a(|()A(| gobabvaidii
A(|'l'lll(| nAAIIIIIA l)GII (|)AAKK()G HTe IIIIIO'i"! (S.') V") n()()(|
on IIG (;OIIAKIII GIIAIGT'i'AOG GBOA j)GII llfj'i'IIA ÏTIMill
<hoVA?GAeill ll<|)-h IIGII rG(|nAV nilApOGIIOG OVO? IIAI-
pilt A illO'.'(OIIII G(0|) GBOA.
(;<)iia;'iai .\«; nA<; <|>pn AiGpovepKvpiï.in flniAAOG
Tnp<| GOpoVOtOOvf GIIAIIIA GOOVAB (I^AI O'/O? IIAipilf
A'.o(oo'.-+ nA«: ni<|)'iAoiionoG non iiiKAiipiKOG iigii
IIIAAOG Tnp(| nopOOAOgOG OVO? IIAipnf AITAIKOOV
GHBG niIGTAIIJAV GpcOOV. OVO? AC|6pOV(() lllll OAG
IGpGA (1) llllipGGB-.rGpOG IIGAAt) AG IIAI(i)T IIApGllipi
(IJ Pour llopiiA.
[24]
CATÉCHÈSE ATTRtBL'KE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE. '2S5
riMAi,'(i»i> f\iA7f xv. <|)h iiA(t(-i- iiciiyiri' )><;m <|)ii(;i iiiiKtot
n(:(()(| ))(;ii <|i()-.(()."i niifiiurr. inc iixc ikmiamioiik»»:
niio-.t o'.'o? nT(:iiA()to()-."r. iiA|)C:H(ri iiaii nowApriK:
«)'.(»? iiA|>(:ii(:l>Ai n|)()(| n f'(:(|)|)ArM: no.AAi nie; iiic-
TA'.'pon (:<>C)'.'AI> IIA|)(ill(:l)AI (•])()«: ri(|>|)AII niKîlKVC IIIC
l!\(: IMMI (|>|)AII nf ATIA IIA|)IA +1 1 A pOUI lOC (8G R°) nOO.AH
O'.'Oi' IIA|)r;ll()-| nO'.'VIIVU) T ITl'l;inA.\0 (;|)()<| riiiiiiiiliil
flTf; IlICTAVpo»; no'.AAI OVCIÏ IIA|»<;II."M;|IAII (;<|)MA
niiu;|)<|>ui ()•.()? iiA|)(:ii\(() (;ï|)iii (;,\c()(>'." ri<|>iiiiiiii muc-
TA'.'pot; iKiii <|)|)Aii niMHio-i: me iiyc iicii <|)|)aii ni(H|iiAV
nilA(>(H;ll()(: ICIIIIA^-f l)«;ll O'.'l I (M) I I 1 1 I ,\«: (h+ IIAA'CJIK
IIAII (]i>o.\ riiieiio'i'iuiA.
AIHJK AU HTAICCOreil RUAI nT(»T<| n«:|>(;A IIIA|)\llll|)(U:-
r.-. r«;|)or; aioiii .\<; <|>+ inrrcAAi nj)|)iii n!)iii<|. iiAipiij"
AIOI mil rilll\A() TIIC AlcJjAI «;|)(»<| nilllf;iA<|.\() rO'.' n.\(;
iiiiipocii'.' repoc ovo? aiioi iiaii n^Aiic lA-.poc niio'.i,
iKMi ?Aii^ovpii neAT in;ii iiiiiripoii niiVArreAioii
Aii."iniiAii (iniiiA nrcuiiiAV (;Iia<|()'.ii(>'." l'Ap ru; cauoa
ntiioAu; ne ov.xoc nuvAioii «vo? iia(|!>(;ii oviiaOïii-
pciioc f;C|()i nz()+ eiiA."m> (86 V°) ovo? ."lApc oviiii,"!
n(|>ApiiAr()(; ."j(; iMoo'.- oiiiMA i;i(;miA'." n ro.oicBto
nilAV (iOVllHJ'l nUAI-IA flTC: lli Al AliOAOC (;IA'.-(;t(J r(:l 1
.\(; JMiAi rmAipiii" AVi"!»; iKoov j){;ii ()'.'iii;y+ nyiooprcp
IKMI ()•. ■lAAfJIMOpiA IIAVOAIIiU nZAIIIII^'lf n<|) AI IIACI A
nr(: IIIA(:ll(OII.
eTAii,"ie Ae eiiiiiA ("rtniiiA'i- aiiiuo^ niKsiieo (hica
fTfAIIAIOAII A IIIA|)\IIAIAKIUII i O 1 1 1 il pOCAATI IC AMOK
Ac; ?(o Aif nfuv\ii nru n\y>uneiH)T iicwi oaiiiiiiia
nAKAOAproil OVOe IIAipili~ a HIKMIPIKOC llf:ll lll<|).\\0-
iiuiiuc iicii iiiAAOc nopooAot.of. o'.oi" A'.i;')i nro'.ciiii
rillAipil+ A(; KVpitîAeiCOIJ- O'.'OZ IIAipil'f Aimi rilll."ll>ll)T
Ai\A(| c;Anii Mir.TVACH; n ()V02 ,')«:ii ■f'O'.-iio'.' a ïaii,')()II-
))nil ."MOril IjApATOV milCI'.'AOC j)J:ll O'.'CgAI 1 1 II A A'.—
(|a)Ai lieu iiovBAGic «ivoe iiAipitf AvcKCipKep ns«;
D25]
286 REVUE PE l'orient chrétien.
iii{;tv.\()<: ."iatovi (;(|»iia nmcTcVAi- (87 R°) on iTrn tai-
IIOMC AIIMIII lll|)(()lll CinOlllipOC MKAKOVpi'OC OVO?
n(|)A|)iKvr'()(; iiiinTAïKip.-iopii n(|)ipi optoov yo (ivcpetois
i)nii lll^lill(>vl n(|)AiiTA(;iA ovoe iiAipiif Avipi n?Aii2-
r>iio-.i niiAriA A-.;'i(()"jr nmcTVAoc b bcii oiiiif^ nfiio-
AK; OVO? IIApH III.VAOC Tlipq <()."! OBOA >•(; KVpKÎAOlICOII
Mil Ae IIAV."K()."JT IMCTVAOC jjBII 01111+ n + HOAIC. AC-
."uoiii A(=. (-TAciytoTii ilAn <hpii ïtooAO nie iiie:vtope
^'Jlo^l cr.oA ovii ?ii(ni iieovo niii.hici nrc mioïoov Aiif
n+eipiiiiii nniAAoc ^•^A netipAct o'.-oe Av>')t5iiioov
(nio'i'iiAn."j(oiii (;/()i iKiiiKA? n^irr niiAipiii' o'/o? iiApc;
IIIATOIOT neilT MTO IIIAAOC Ol nAOllAet IH3 ov:xou
nOIHJOOVAB IIApiA- AllOK AG eTAI."((31l M I OU AU Afl^'JCOII I
riniov(oii <)VA(; nilicco aaaa iiAioei (spAT ne (jij'jaiia
iA(i)'f xti no'i; i(;\(; moko'.io^'j ne c|>ai ope nAiiiApAuo-
noc xeuson opoK m UApe; iieiiovco^^j ^toin (o i\\c.
iiAiiovi- (87 V°) OTi ovn tnozi epAT eni^yAHA ennne ic
ovcpou neniu a(|i eepni esioi- OToe aiuav epoi ecuc
epe ovc?nn oei epAïc cniAfioo (-boa nea:AC nni se
BAeiAioc (;Koi iieuKA? nenT eoBe nicTVAOc ■hno'»- Ae
ic nA>ynpi nie n\(; A(|0'/A2(;A?ni nnici'i'Aoe eopo'.oei
(ïpATov ?i,\(;n no-.BAcic nneiioo ninepAiion nii Ao
^too'i' eiA'iipi niiAigcoB eiecoov nie tnernepieproc
me "fiieichApuAcoc ?iinne ceoi nseAAe evsonseii.
OiO? tiiAAg; epe tacivaii \n eepni escoe iKiii 'h(;no'i"h
nnA|)oeno(; ynnne (;(;TA,\pnovT eepni extooi- nnenon ,
OniepATion- aiiai' Onepoi nen +nAAg nnipnf^ eiiAcoi
Oiio(| AO iiAio-i'A^cAïiii (|)AnA."nipi nnenpiT ne- ovoe
■fiiAope Oi-.-Koi niKoo.' BeBi (3n."ja)i cA.hpin nincr.—
Aoe eTCAoviiiAii nniepATion- ovon iiiBeii eoiiAStOKeu
(jiiOA iij)iir(; (1) KAii i(;.\e e(|.")«oni ))eii aiii."icoiii
iiiTAAoo iia:m(oiii nA(| eiioAiTien nA^'Jiipi nnenprr.
ovoï nipioni ("lA/ipi niniieT- (88 R°) ïtoov Ouerne-
ili njiirre est en surcharge dans le ms. ^\
■i
[26]
^^
CATKCHKSE ATTnimKF. A SAINT nASII-E DE Cl'iSARÉE. 2S7
pxipi'oc ))(;ii imicTAVco .v.";"i((iiii nr.cAAc im;ii fc^im
CIA linCCdlllA KlOKnctJi'T A'.'.") A 1 1 ."Mî M(()()'.' (-IKiCII'l' .\"<i
lTI'()-.'.\(OK(MI ■f'IIA»)()(; (|>ll<>'''*l <)'."U)II n|)((M| n'l"l)()COUK
niMoo/ ni()'.-,"n(Mi.\(:ii()'.- ac; ;'rA (ïiiny- nctoK Ac- u)
liACIAMX: ÏITOTK nKA\(()i: (!(|) |)(()()'.-."l fl f C H K A I ICI A i MA"
(■ri'or ii(3iiAK ))(Mi ','(()i'> imicii ()'.'<),> <:K(;(;|>ai'iav.iii riiMx:
,")A (M)'.- KA nilAlOIII. ()-/OÏ <|)Ai IIC 1 1 ICi'O» )'.' «-TA IIA."lll|H
o|>(; MiAiiocroAoc Ktrr (iKKAiiciA uni n.l>ii'r(|. mai c'I'ac-
A"()l <>'.■ mil ITAO +ceilll AI(:|)A(»ilA'.' «;|)J)(;.
AiioK ai; riiiAT(!<|;'iAi MA"*; <l>["' Ai;'M;mii c+ckkaiicia
AIMA.' «JlliCI'.AOC l'> C'.-IAc'IIO'.'l CpAIO." niKMICK) flIIK;-
pATioii t-po +iiAA£; rAA(>ii()'. r (J^pm (;a(«)(»'." ?((k:a"«:
()-.li()ll()IIA<)(; IICIKOO'.' T(\ AOIK; (JxopA" (illOA Ciri'lip(|-
()•.•()? AIAIIII fifllO'.lll flIKOO/ «SACfieOA'l (;ll."l(()l CAO'.!"
iiAii nmcTV.vac exqAi J)a incpA non ^(oca'c k: o'.mii.-i
fICIK)-.- 188 ^'^l IIA(;."JIIK ne nilA'.- (nAIIIA'.- AO CIIAI
Aiynoin i)«:ii «>vni;'jf niioiri" iicn ()'.ni;'i1 npA,"Ji. (riA
iiio'.Hoini ciop tJiJOA A inuii;'i inpci «Moo-.f c(|>iia mue-
i'.Aoc nii()'.-.\(:iio'.' jxni iiniA irro-.vn ri!iiii(| o.oï
liAipnf A'.croAi (;+(;KKAn(;iA a/iia/ cnicrvAot; jïvta-
i'iio'.r (ipATov eiAcni no-.'iiA(;i(: (;'.(|ai .^a nicpATion
^(ocAC ic; o'.'inci ncno'." i(;A'«;n «riA-. rA?(0()'.' cpAiov
o'.oï iiApc tiiAAg TAA'pno'.'T iM: (;^pnl cA'cii inci -.Aoc
HDv.xfi o'.'f;iu)A rinioo." m- o'/oy nAvto>y ijivoa ne ))(;n
ovin^t ficun ac K.picAOïicoii iioc <M~ riinAUTOKpA-
icop o-.ni;'i+ ne mrr. (|)+ nie nve ,')nn ne(|ïr.nc)'/i
inpo'.- lien iic()in")+ n."M|)npi (ri()()<:i cie((ipi ninoo'/
,l)cii niKJOo'.AH iiApiA tiiApoenoc nAin((»A(;i> n-.oe
ouAV u(f)+. ()•.-()? inieo.-Kom i iipo-.- iia-.oo.ii r ne
evA«(iKen .beii +;y<of o.o? iiApe iiidvaai ."ion ikoov
n«; er.c)A eiTcii <|)+ niAi-Aooe (89 R°i nen oiicdovaii
IIApiA flIApOCIIOC nATCHDACIi. OVO? Iliptoni 1 1 1 ICTAVi pi
ninuTnepiiiproc f\rii +ueT(|)ApnAr()e a/i'hoiii ni.cAA»;
evAouAcii iiAipnf Avovcon? riioa munioo Oinuii,-)
lien fi;enn btackcok neoer ovo? iiAipnf A-.;yeiito()'.-
288 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
AT; uviiA.\(i)K(ni jxni iiiLicoov eTjieii +;y«j-f ovoe !)oii
•foviiov A iiKcVïi ()-.K)M npax) A(|u)iiK nuioov evi|)i n
iV. ,'l(JM TOVimi IMMI -fceiUI OTACKCOK n(;(3?T. OVOÏ
i(:,\«;ii iinîzoo-.- (rrcMiiAV aov20+ (vi Ciriiiiii^'j tii|i(|
no|)o«»A()g()c onoiKto M<|)f ii.xHii nii6(|a)i>''j epoii n,\<;
«bf" fi<|ep«iiO|)riii j)nii iiaiha Goo'.Aii ;'jai()'.\\okc| obo.v-
i'iiiiiK; i-A|) cov KA nniAiiOT nAioiii ne (|hïov Aiinp-
^yopii flTA iiu)TeM A(; (|)Ai ne ncjopn ne20ov eiAV-
TA,\|JO (;KKAHCIA jjCJll <1>|)AII noneOt)VAB IIApiA njlUT(|
(89 V") -fiiov Ae ecDci iiApeiiotoovf •)eii ovcnovAii
meiIlipAr-lAïni HTAI AI"IA nKAOO.MKII nOKK.MICIA eii-
■ftoov noiieoLiee ncoov iieii taio miieii ^atia ruvpiA
■f-riApoeiioc riAT(»(().\(;r>. <«) oviiiATt) n<|)neoiiA'h nov-
ijeniAiir oiii^hki i)eii iiAie^oo'i- me ij^oov xe cciiiA-
epei|ov(Oii tsBo.v heii iiiaiiiiioii nie ni^o npoinii-
co ()-.'niA'i'<| n(|>HeonA('.,')Ai nTAïKAoniincic oai e'/;ye-
nep<|)H(;Vi iiioov nen noviot xe eenAep<|>iievi nno-
vevvn niKHioo eBo.\ ii<h+ neu oiieoo'.AB nApiA nAe
niAiTtsAoe nie <|)1- (-opeippi Oiiiiiai neiaoov en
evonj) ))en iiaikociioc <|)ai ne at^aiiciiii bboa niiec-
epo/iiA'.- eKOAACic yiA enee- «o Oi-niATti ncl)HeoiiA-
ecoo'i+ nieq(;u)Teu eTAïKAOHKHcie Ae c|>+ nAopec|Gco-
Teii e+ev\ApiGTiA nie i.miii nre T<|)e.
TRADUCTION
Lettre de la fondation de l'Église parmi les gentils.
Nous vous informons, disciples de choix, qui êtes dans la
Judée et .Jérusalem et la Galilée tout entière, que nous vous
adressons cette lettre (72 r°) par l'intermédiaire de Tite, de
Pannona(l), de Polycarpe et d'Achanatite, disciples de Thiessa-
(1; Parmona, dont il est parlé ici, est le diacre jtap(i.eiaç. Cf. Actes, v, 5. Il est
cité dans le Pscudo-liippolytc et le Pseudo-Dorothée.
[28]
I
CATÉCHÈSE ATTRIBUÉE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE. 289
Ionique. Nous vous l'adressons, pour vous instruire des grùces
qui nous ont été faites par le Seigneur, notre Dieu, notre
niaitrc et notre docteur le Clirist. Au temps où il fut crucifié
par les juifs athées, il ne nous caclia pas sa sainte résurrection.
Il nous laissa sa mère, la Vierge, pour être notre consnlation,
nous fortifiant par sa doctrine de vie. Or, il advint que Dieu
son fils, le fils de Dieu, vint la visiter, f^lle trépassa connue
tout homme; elle fut enlevée auprès de lui, pour recevoir le
don de TEsprit-Saint : celui qui l'avait consacrée pour lui-
même en un trône sublime. Et le Seigneur Dieu tout-puissant
voulut qu'on bâtit des églises en son nom dans les villes et les
campagnes, pour qu'on y offrit le sacrifice au nom de sa mère,
la Vierge sainte {li v"), qu'on priât Dieu son fils parmi les
Gentils en son nom, et que tout le monde offrit la dimeavec
des présents en son saint temple. Pour ce motif, nous vous
écrivons pour vous instruire de ee qui est advenu et de ce que
Dieu nous a dit de faire, ainsi que de la manière dont se sont
multipliés les Gentils qui connaissent le Christ. Et la lettre
poursuivait, ainsi rédigée.
Il arriva, quand nous eûmes achevé nos prédications à
Corintlie, disaient-ils, que des multitudes considiTaldes et des
foules sans nombre crurent au Christ, et il n'y avait point
d'église pour les contenir, à cause de leur affluence. Nous nous
réunissions, nous les apôtres avec les principaux du peuple,
dans la maison dWristorouchos, le fils de Panera (1), et le reste
de la foule demeurait hors de l'assemblée, sans participer au
corps et au sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ. — Le fait parut
grave à Paul et à Barnabe, ils écrivirent à l'Église de Rome —
(73 r°) et d'Éphèse. Ayant écrit à Pierre et à Jean et à l'Église
d'Antioche, leur avis ne concorda point. « Il est impossible,
répondirent-ils, de faire quoi que ce soit sans l'assentiment
de notre maître, jusqu'à ce qu'il nous ait commandé de faire
sa volonté. Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a envoyé pour la
prédication et la vocation des Gentils; si donc il veut accéder à
votre sentiment, pour qu'on bâtisse des églises en votn- nom,
afin d'y réunir la foule des Gentils, imposons-nous la prière,
(I)Cf. Actes, \\, 1; xxvii, -2.
129]
ORIEM CHRÉTIEN. • 19
290 REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
le jeûne elles veilles avec constance. Il ne manquera pas, notre
Maître et notre Docteur, de venir nous instruire sui- rexécution
de notre désir. »
Et lorsque les lettres furent parvenues à Barnabe et à Paul,
ceux-ci les lurent devant le peuple et la foule des Gentils.
C'était le douze du mois de Paoni; ce jour-là même était un
samedi et les apôtres imposèrent un jeûne et une pénitence de
sept jours.
(73 v°) Au terme du septième jour, le samedi, à la troisième
heure, comme on était dans la maison d'Aristarque pour vaquer
à la prière, une foule étant assemblée en ce lieu, voici qu'une
nuée amena Pierre de Rome et le déposa au milieu de la
foule (1). Nous étions encore dans l'étonnement de ce prodige
et la nuée alla à Éplièse et amena l'apôtre Jean. Avant même
qu'il se fût écoulé deux heures, la nuée assembla les apôtres
des extrémités de la terre, elle les amena au lieu où nous
étions. Ils se tinrent avec nous en prière et nous étions dans
une grande joie. En nous embrassant mutuellement, nous leur
demandâmes : « Pour quel motif ètes-vous réunis en ce lieu
aujourd'hui ? » Les apôtres nous répondirent en disant : « Nous ne
connaissons pas pour quelle cause on nous a conduits ici.
C'est par l'ordre de Notre Sauveur Jésus-Christ qu'on nous a
amenés en cet endroit, nous ne savons pas cependant pour
quelle raison ou pour quel motif (74 r") nous sommes venus.
Mais demeurons en prière, juscju'à ce que nous voyions ce que
nous ordonne notre maître, Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Et
nous restâmes ainsi en prière avec persévérance, persistant à
prier le Seigneur.
Nous étions encore en oraison devant le Seigneur, quand
voici que Noire-Seigneur Jésus-Christ apparut au milieu de
nous, porté sur un char de chérubins. Marie sa mère était
portée avec lui sur son char: des multitudes d'anges et d'ar-
changes se tenaient devant lui. Il y avait l'archange Michel
(I) Ce transfert miraculeux sur une nuée, nous le trouvons dans plusieurs
Apocryphes. Cf. Tischendokk, Apocalypses apocryphae, pp. xxxvi, 09. Whioht,
Contributions to the upocryphal lileralure of the New Testament, dans Journal of
sacred lileralure, .lanuar, April, séries IV, VI, VU. Encer, Joannis apostoli de
transitu lieatae Marine l'iryinis, Elberfeld, 185^1. M. Chaîne, Liber de transita
\'iryinis Mariae, C. S. G. 0.,sér. I, t. VII.
[30]
I
CATKCItÈSE ATTRIRIKE A SAINT BASILE DE CKSARÉE. 291
lebout à sa droite et Gabriel à sa gauche. Les quatre animaux
récitaient le cantique du ciel : Glulro à Dieu au plus haut des
lieux, iiaix sur la terre et joie aux hommes!
Les apôtres, à la vue «lu Sauveur, se prosternèrent et l'ado-
rèrent. Lorsqu'il leur eut donné la paix, il embrassa chacun
d'eux. Sainte Marie aussi les embrassa; (7 1 v°) et ainsi le Christ
nous donna sa paix. .\près cela, les Apôtres s'assirent en silence,
■ tonnés, se demandant qui pourrait avoir la hardiesse de
l'interroger sur notre venue en ce lieu, pour quel motif, pour
quelle affaire, nous étions venus ici.
L'apôtre Pierre s'en prit à Jean et lui dit : " .Mon frère Jean,
tu es celui à qui il est possible d'aborder le Sauveur de bonté,
demande-lui : Tour quelle raison, pour quelle cause nous as-tu
amenés ici'.' » Jean répondit à Pierre : « Seigneur, mon père,
c'est toi qui es plus digne de l'interroger que moi, car tu es
notrt! père à tous. » Pierre reprit en disant : « Jean, il ne
m'est pas possible d'aborder le Seigneur, pour l'interroger sur
quelque mystère, toi étant ici, parce que tu es celui que le
Seigneur a ceint durant sa sainte vie et de qui il a écarté
toutes les sources de mauvaise mort de la part de l'ennemi.
Maintenant donc, fais-toi violence, interroge-le sur ce (7.j r")
mystère, sur la cause pour laquelle on nous a amenés ici. »
En entendant ces paroles, Jean se leva, délia la ceinture qui
le ceignait et la donna à Pierre. Il alla ainsi vers notre Sauveur.
11 se prosterna, l'adorcj et lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu,
aie pitié de ma faiblesse et aussi de mes compagnons les
a[)ùtri's qui sont avec moi. Apprends-nous pour quel motif,
tu nous as conduits en ce lieu. » Notre Sauveur répondit à Jean et
lui dit : « 0 Jean mon élu, je ne vous cacherai rien des desseins
qu'a formés mon Père avec moi etavccl'Esprit-Saint. Le dessein
en effet projeté par Barnabe et Paul, mon Père l'a conçu avec
moi dans les cieux : bâtir des églises dans le monde entier, en
mon nom et au nom de Marie ma mère, pour qu'on y offre le
sacrilice. jour et nuit. Maintenant donc, vous, je vous ai
transportés en ce lieu pour que vous y bâtissiez une église. Ce
jour est celui voulu (75 v°) par mon Père, pour que vous en
jetiez les fondements. » Et alors, le Sauveur conduisit les apôtres
vers l'oi'ient de la ville de Piiilippes; il leur indiqua un lieu
[31]
292 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
spacieux. Il dit à Pierre : « Toi, prends un côté de cette pierre et
que Paul prenne l'autre côté; faites ensuite le contour des
fondements: moi-même, je vous verserai l'eau (1). » Et le Sau-
veur signifia de la sorte sa volonté en cet endroit. Pierre prit
alors la pierre, en soutint un côté, Paul soutint l'autre côté, et
ils la firent suivre les contours du tracé que le Sauveur mar-
quait sur le sol. La pierre était molle comme une cire, allant
avec eux tranquillement, sans effort et sa hauteur s'élevait de
douze coudées comme une colonne. Puis le Sauveur commanda
à des colonnes qui se trouvaient en cet endroit et elles allèrent
et s'établirent au milieu. Personne ne voyait le Sauveur, sauf
les apôtres seuls et les disciples moindres, et la foule des
Gentils (TG r°) voyant tout ce qui se passait, était dans l'étonne-
ment en face de tout ce dont elle était témoin.
Selon l'ordre de Dieu, l'église fut établie sur trois pierres et
elle se dressa comme après trois ans qui se seraient écoulés
pour l'achever. Après cela, le Sauveur commanda à une table
d'or que supportaient cinq colonnes de pierres précieuses et
elle vint se fi.ver au milieu du sanctuaire. Des vases d'or vinrent
aussi, avec des plats d'argent, des patènes, des étoffes de lin
pttur l'aménagement de tout l'autel. Les préparatifs de l'autel
furent tous faits ainsi que l'édification de l'église le 2U du
mois de Paoni, sans parler de l'arrangement du haut de l'église
et de la construction des parties intérieures du cimetière.
Quand vint le moment où le soleil allait se coucher, le Sauveur
bénit ses disciples et les frères qui se trouvaient avec eux. Il
leur donna la pai.x et leur dit : « Prêchez à tout le peuple de
Philippes (70 v°) et de Corintlieque personne ne fasse un travail
manuel au matin du 21, avant que vous ayez accompli la
liturgie de la fête. » Le Sauveur s'éleva ensuite dans les cieux
avec Marie sa mère, monté sur les chars des chérubins, des
myriades d'anges chantant devant lui.
Après cela, les apôtres prêchèrent à tout le peuple suivant
l'ordre du Sauveur et tous les peuples qui sont parmi les nations
exécutèrent cet ordre commandant que personne ne fit
(1) A noter ici la façon orientale de déterminer les limites d'un champ, d'une
bâtisse, d'une propiiùtô, au moyen d'un tracé l'ait avec de l'eau répandue.
Nous le voyons faire chez les premiers lîoniains avec do la farine.
[32]
CATÉCHÈSE ATTRIBl-KE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE. 293
œuvre manuelle le 21 du mois de Paoïii. Les apôtres s'assem-
blèrent ensuite à l'églisi' le 21 du mois de Paoni. Ils demeu-
rèrent cliantani di-s cantiques et iiénissant Dii'u, tnute la
nuit jusqu'à ce que l'aube se levât. Comme le soleil allait se
lever, tnut le peuple des Gentils se réunit à l'c-glise le 21 du
mois de l'aoni. Tout le peuple étant assemblé, l'ierre se leva,
(77 r") ainsi que Paul et Barnabe. Ils instruisirent tout le
peuple de la iloetrine du Seigneur et des commandements de
Notre-Seigneur .Jésus Christ. Les apôtres prêchèrent aussi la
doctrine à la foule des Gentils dis((iil : Voici que Notre-Sei-
i^neur .lésus-Christ est descendu des deux, Il est venu au
milieu des .\pùtres mnnté sur des chars de chérubins. .Sa mère
la \'ierge était parée, ornée de franges travaillées en or, cou-
leur de jacinthe. Elle avait un diadème d'or sur la tète, avec
une couronne de perles au-dessous du diadème. Des myriades
d'anges l'environnaient. Prosti-rnés ils adoraient le Christ avec
sa mère la N'ierge. < M- le Sauveur dit aux apôtres : Préparez le
temple et la table et l'offrande car celui-ci est le jour que mon
Père avec le Saint-Esprit ont déterminé pour qu'un construise
un sanctuaire et un lieu de réunion, au nom de Marie ma mère,
la \'ierge. Et alors les Apôtres préparèrent le temple et
77 V") tout ce qu'il renferme en même temps. Pareillement,
Notre Sauveur prit Pierre comme prince des .\pôtres. 11 plaça
SCS mains sur sa tète et le lit le père de toutes les nations et
de la l'iiule de tous les Apôtres. Or à l'instant, où le Sauveur
plaça SCS mains sur la tète de Pierre, voici que des voix crièrent
par trois fois dans le ciel : Digne, digne, digne est l'arche-
vêque selon l'ordre de Melchisédeqh. Il assembla aussi des
évcques à leur tour, des prêtres, des diacres, des sous-diacres,
lies lecteurs, des chantres et le mobilier de la maison de Dieu
pour l'achèvement de la disposition de l'église.
Telle est la manière suivant laquelle fut établie la première
église construite parmi les églises, au nom de la Sainte Marie,
la mère de Notre Sauveur Jésus-Christ.
Voilà ce que nous avons trouvé dans Jérusalem, au milieu
dhistoires anciennes écrites par les Apôtres (78 r°) à ceux qui
demeuraient dans la Judée et Jérusalem.
Maintenant, ô mes lils, célébmns avec joie, la fête de l'im-
[33]
294 REVUE DE i'ORIENT CHRÉTIEN.
maculée, la vénérable Sainte Marie : celle qui a enfanté pour
nous le créateur de l'univers. Que personne ne pénètre en ce
saint lieu aujourd'hui, avec des dehors d'ostentation ou de pas-
sion, que ce soit l'impuretcS l'adultère, la mollesse, la sodomie,
la magie, la sorcellerie, la divination, la prédiction. Qu'aucun
riche sans cœur m- pénètre en ce saint lieu aujourd'hui, car
c'est la maison de la nièi-e du grand roi, le riche de tous les
mondes, Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Voilà ce que j'ai trouvé dans Jérusalem ainsi rédigé : Malheur
à tout riche sans pitié qui est sur la terre, car sa demeure est
le puits de l'abîme pour l'éternité.
(78 v°) Désormais, soyons miséricordieux, au nom de Notre-
Seigneur Jésus-Clirist et de sa mère, la 'Vierge, afin qu'il nous
fasse miséricorde à son tribunal terrifiant, car celui-ci est le
lieu où nous trouverons pour nous miséricorde. Malheur,
malheur, malheur, ti'ois fois, à l'homme sans affeclion et sans
pitié, soit pauvre, soit riche, au jour du jugement, sa demeure
est le feu qui ne s'éteindra pas jusque dans l'éternité avec le
ver qui ne meurt point, les ténèbres extérieures, les grin-
cements de dents !
Vous n'êtes pas sans connaître le riche sans pitié, celui tout
adonné à ses affaires, celui que nous fîmes venir à propos d'un
bloc de jacinihe, sur lequel nous voulions tracer les traits de
Sainte .Marie, et ce qu'il nous répondit à propos de ce bloc.
« Qu'est-ce donc que l'Église? Qu'est-ce que Marie, à qui on
bâtit ce temple? Basile ne le sait-il pas, que mange-t-il le soir?
Mes enfants ont besoin de ce bloc de jacinthe. Si je meurs, ils
le vendront pour une somme d'or afin de (79 r°) se nourrir.
Maintenant, en aurais-je un millier de cette espèce en ma pos-
session, je ne vous en donnerai pas un ni rien de mes biens
et de ma cliarité. Qu'est-ce que la charité'.' » Le mot n'était
pas encore achevé dans la bouche de cet impie, quand il tomba
et rendit l'esprit. Ses fils et ses filles furent témoins de ce qui
était arrivé à leur père, pour avoir peu auparavant prononcé
des paroles extrêmement insolentes. Lorsqu'il eut expiré,
une grande crainte s'empara de ses fils et de ses filles. A l'ins-
tant, ils prirent la tablette de jacinthe avec 20 mesures d'or
et une quantité de pierres précieuses et des perles et me les
[34]
CATKCIIÈSE ATTUinUKF. A SAINT BASILE DE rÉSARÉE. 205
apporti'i-ent. ;\ moi l'huntble Basile, l'évoque. Ils pleuraient
avfc d'aiiondaiites larmes et avec force prières ils disaient :
« Accordô-nnus le pardon de notre père car notre père a péché
p;ir son lanf^age sans pitié. Voici qu'il a rendu le dernier
S'iiipir, il est mort suivant l'ordre de Dieu parce qu'il a blas-
pliémé lontre Dieu et (7'.t v°) sa mère la Vierge, \oiri la tablette
de jacintiie et 20 mesures d'or, des pierres précieuses et
quantité lie perles, pour que tu fasses graver l'image de Sainte
.Marie. » Kn entendant ces paroles, moi l'humble Basile, je
m'étonnai grandement. Je glorifiai Notre-Seigneur Jésus-Christ
. t sa mère, la Vierge, et nous travaillâmes au .sanctuaire du
lemple.
Je pris la tablette de jacinthe avec les 20 mesures d'or,
les pierres précieuses et les perles, j'allai chez un peintre,
excellent ouvrier, connaissant parfaitement le dessin. Je lui
dis : " Je voudrais que tu nie dessines l'image de Sainte Marie
sur celte tablette de jacinthe avec de l'or pur, et des perles. » Le
peintre prit la tablette, la céruse, l'or, les pierres précieuses et
les [perles (80 r") et les plaça dans sa maison. Cnmme le soleil
allait se coucher, je pris mon repas selon la coutume, dans ma
chambre, puis je me couchai sur ma natte.
Tandis que j'étais couché, j'eus une vision. Il m'apparut une
femme brillante comme le soleil. Ses vêtements étaient éclatants
de lumière, deux jeunes vierges l'accompagnaient, extrême-
ment belles. Elle me dit dans la vision : « Seigneur Basile, tu ne
sais pas qui je suis? » Je lui n-pondis : « Puis-je savoir d'où lu
viens, n ma souveraine, avec cette grande gloire qui t'en\ i-
lonne. » Elle me dit : " Je suis Marie, la Vierge, celle à qui tu as
construit ce grand sanctuaire et pour qui tu t'es donné cette
grande fatigue. Ces deux jeunes vierges qui m'accompagnent,
sont Irène et Sophie, celles qui se sont faites les émules de ma
virginité depuis leur enfance et qui ont versé leur sang pour le
nr.m de mon fils bien-aimé Jésus-Christ (1). (SO v"") Maintenant,
pour la tablette de jacinthe que tu as reçue de l'homme riche,
garde-toi d'y faire tracer mon image, car c'est une injure pour
celui qui l'a reçue. Pour moi, mon esprit ne l'accepte point,
1 11 s'agit de sainte Sophie et de sainte Irène dont le synaxaire copte
Ale.xandrin rappelle la mémoire au 2 de Paoni et au 21 de Messori.
[35]
296 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
ainsi que la volonté de mon fils. Si tu y as déjà fait dessiner
mon imatje, il n'est pas possible que l'huile d'un pécheur coule
sur ma tète. Lève-toi, au matin, va à l'orient de la ville, à
l'endroit où se trouvent de vieilles meules. Tu creuseras en
terre, la profondeur de deux coudées et ainsi tu trouveras une
tablette couleur d'escarboucle. Mon image s'y trouve dessinée,
non point de main d'homme, et ces deux vierges sont repré-
sentées à mes côtés : l'une à droite, l'autre à gauche. Tu la
placeras devant le sanctuaire de l'autel et par elle, je ferai des
prodiges au jour de ma dédicace, quand on la placera dans
mon sanctuaire. » Moi, l'humble Basile (81 r"), je lui dis dans
mon songe : « Ma souveraine et la mère de mon Seigneur, tu
sais qu'il nous faut deux colonnes pour le culte, pour les placer
dans le temple. » Cette toujours vierge me répondit en songe en
disant: « Va chercher la tablette couleur d'escarlioucle, apporte-
la dans mon église. Je t'enseignerai l'endroit des deux colonnes
pour que tu les transportes dans le sanctuaire. » Après m'avoir
dit cela, la femme devint invisible.
Quand je me levai, le matin, j'allai chez le peintre, je rap-
portai la tabletj-e de jacinthe, l'or, les pierres précieuses ainsi
que les perles. Je pi'is avec moi Nérée l'archiprêtre, Calinique
avec Pastamon, les diacres de Damas. Je les conduisis en secret
au lieu que sainte Marie m'avait désigné en songe. Lorsque
nous eûmes creusé un peu, la profondeur de deux coudées, je
trouvai la tablette couleur d'escarboucle : (SI v") un voile de
soie la recouvrait. En la voyant, je fus rempli d'admiration,
je m'écriai : « Voici un jour de paix, celui dans lequel le signe
du Seigneur s'est manifesté. » Je retirai le voile de soie, je
vis la figure dessinée de sainte Marie, avec les traits de son
visage. Je me prosternai, je vénérai l'image bénie. Elle était
extrêmement grande, nous étions en peine pour savoir
comment nous transporterions une telle image. Nous déli-
bérions entre nous sur le moyen de la transporter. (»r la
tablette se remua d'elle-même dans la fosse et s'éleva, se dressa
de la cavité avec le voile de soie. A cause de sa largeur et de
sa longueur, nous étions, saisis de crainte de ne pouvoir la
monter. Voici qu'une voix survint de la tablette (82 r°) sur
laquelle étaient tracés les traits tie sainte Marie : « Pourquoi
[36]
rATKCHÈSE ATTRIBUÉE A SAINT RASILF hF. CKSARKK. ^^l
tardez-vous à me porter? Me voici légère, je ne suis point
lounl(\ nio voici prête à marciier avec toi. » Kn entendant ces
paroles, je me réjouis grandement. Moi et les clercs qui nfac-
compa!.rnaient, nous soulevâmes la tablette avec facilité, nous
la portâmes à l'église et nous la déposàim-s devant le sanctuaire.
Lorsque la foule vit la tablette déposée, elle fut remplie d'admi-
ration pour sa masse, sa qualité de choix. Le dessin de l'image
était caché par le voile de soie, et la foule ne savait pas qu'une
iinajxe y était tracée.
Une fois déposée, la tablette laissa couler une huile qui
remplit la place. A ce moment, tous les gens accoururent,
les uns sur les autres, pourvoir le prodige. Or, voici qu'il vint
une femme qui avait péché (S2 v"l en sa chair. Lorsqu'elle
vit la tablette qui répandait de l'huile, elle prit de cette huile
et s'en fit une onction. A ce moment, elle fut couverte entière-
ment de lèpre, sur le corps et sur, le visage. Les gens qui virent
ce qui lui était arrivé, se .saisirent d'elle et la conduisirent chez
Nérée l'arehiprétre. Lorsque celui-ci la vit, il la prit et l'amena
chez moi. l'humble Basile. Cette femme était remplie de terreur.
Pour ma part, en la voyant, je demeurai stupéfait de ce qui
était arrivé à cette femme. Je l'interrogeai : « En quel péché es-tu
tombée, ou bien que t'est-il arrivé, pour que cette lèpre soit
survenue sur tout ton corps et sur ton visage? » Elle confessa,
en di.sant : « Mon seigneur et père, pardonne-moi, car j'ai péché
devant Dieu et en ta présence. » .Je lui dis : « Ma fille, découvre
ton péché devant tout le peuple. » Elle me répondit : « Malheur
à moi, mon ()<:i r°) père! mon péché dépasse tous les péchés!
.l'avais une sœur : elle était mariée. .le n'étais point mariée
et je désirais son mari. Je me levai, j'allai chez un magicien.
11 empoisonna pour moi une coupe, je la donnai à ma sœur, et
par le venin du poison qu'elle contenait, ses entrailles et ses
jambes furent endolories. Après de longs jours de maladie, elle
rendit le sang et ainsi elle expira et mourut. Je violentai ensuite
le mari <le ma sœur; je le pris pour mari. Voici déjà treize ans
depuis que ces événements se sont passés. Je demeure avec lui
comme sa femme et je lui ai enfanté trois fils et trois filles. C'est
là tniit ce qui m'est arrivé, je t'ai tout appris, ô père saint. »
En apprenant ces laits, moi, l'humble Basile, je fus dans une
[37
298 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
grande crainte et une grande terreur. (83 v") Je lui dis :
« Mallicur à toi, o ]iervers(>, tu as commis trois péchés impar-
donnables à jamais, à toi revient le sort du miserai île Caïn, du
criminel Ilérodc et du déicide Judas! Implore maintenant
sans cesse le Seigneur et sa mère, la Vierge, peut-être leur
miséricorde et leur iionté te placeront ensemble avec nous,
et tu seras purifiée de ta lèpre et de ton grand péché. »
Vous voyez, ô mes bien-aimés, que tout fornicateur est impur
devant Dieu et devant sa mère, la Merge, et que le bien ne se
reposera jamais sur toute chair qui est impure, comme le dit
Pierre, le chef : « Les fornicateurs et les adultères, Dieu les
jugera (1). » Pour ce qui est de vous, ô mes enfants, gardez
votre corps comme le temple de Dieu (2) et de sa mère, la
Vierge, par un mariage saint et une virginité parfaite. Malheur
à nous, ô mes enfants, lorsque Dieu nous interrogera sur nos
(84 r") péchés et ceux que nous avons commis entre nous!
Malheur à tout homme qui aura convoité la femme de son
voisin; le lieu de son repos sera le puits de l'abîme et le ver qui
ne meurt point.
Maintenant donc, ômes bien-aimés, conservons-nous en toute
pureté pendant les jours fêtés partout ou le jour de réunion,
surtout les grands jours marquants, le saint jour de sainte
Marie et le saint jour du Dimanche, conservons-iions dans toute
la pureté du cnrps, afin que nous soyons le temple de Notre-
Seigneur Jésus-Christ, notre véritable Dieu.
Revenons au récit de l'histoire, voijoiis comment on établit
l'image de sainte Marie, la Vierge sans tache.
Il arriva donc qu'on avait placé l'image de sainte Marie, la
Vierge, en face du sanctuaire. De nouveau, tandis que j'étais
couché, la Vierge se manifesta à moi comme la première fuis
et elle me dit : « (8 I v") Pourquoi es-tu aflligé et tardes-tu de la
sorte"? Tu n'as pas cherché les colonnes pour dresser mon image. »
Je lui répondis : « Ma souveraine, tu sais que j'ai parcouru bien
des endroit s, cherchant des colonnes qui soient vraiment dignes,
pour les élever devant le sanctuaire avec la sainte image. » Elle
me répliqua : « Si tu veu.\ l'érection des colonnes, voici qu'il y a
(1) Épitre aux Ilrbn.'ux, mu, I; I l'iene, iv, 3-û.
(2) I Coi-., vi, 9.
[38]
rATF.rHÈRF, ATTRIRUKE A SAINT BASIKF, DE rÉSARKE. 299
un li'inple à l'occident de la ville. Ces colonnos sont dressées
au milieu du sanctuaire du temple. Tnules deux sont érip'es
depuis l'époque des ^^éants; des représentations diaboliiiues
les recouvrent. Il est impossible à un Imuime de les renverser
si ce n'est avec Tordre de mon (ils biin-aimé. Lorsque tu te
lèveras au matin, n'oublie pas d'emplpyrr tes soins à propos
de ces deu.\ colonnes, jusqu'à ce que tu les aies amenées et
dressées en face du sanctuaire, (S5 r°) et que tu aies établi
mon image au-dessus d'elles, suivant l'ordre de mon lils bien-
aimé. »
.■\pres m'avoir dit cela, la femme disparut à mes yeux et je
m'éveillai ainsi <le mon rêve. En me levant, j'étais soucieux,
disant : Comment pourrai-je porter de pareilles colonnes pour
1rs amener en face du sanctuaiie. Je méditais ces considérations
en mon cœur durant la nuit, car c'était une grosse affaire,
prodigieuse, quand une voix vint jusqu'à moi me disant :
Basile, Basile, pourquoi te préoccupes-tu au sujet de ces
"lionnes? Dieu qui souleva jadis Ilabacuc, portant son repas
dans ses mains, et le transporta à Babylone pour le donner à
Daniel dans la fosse aux lions, (s.') v') Dieu lui-même ébranlera
ces colonnes de leur emplacement, par l'ordre de Dieu et ûc
sa mère, la Vierge, comme la lumière est distribuée. ->
Le soleil allait monter, je convoquai tout le peuple à une
réunion en ce saint lieu même. Les ouvriers, le clergé, tout le
peuple orthodoxe se rassembla et je les informai de ce que
j'avais vu. Le prêtre Xén'C m'interpi'llanl me dit : « Mon Père,
exécutons cette affaire, je crois que Dieu nous consolera dans
notre poursuite de la volonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Prenons une feuille, inscrivons sur elle le signe salutaire di> la
croix sainte, inscrivons-y le nom de Notre-Seigneur Jésus-
t lirist et le nom de Sainte .Marie, la Vierge (80 v") sainte et
prenons un bâton pour y fixer le signe de la croix du salut.
Allons ensuite vers l'endroit du temple, nous y déposei'ons le
signe de la croix avec le nom de Notre-Seigneur Jésus-Clirist
et celui de sa mère, nous croyons vraiment que Dieu réalisera
nos désirs. ■'
En entendant ces propos de Nérée l'arehipréti-e, je connus
que Dieu parlait en lui. Je pris alors une feuille, j'y écrivis ce
(39]
300 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
qu'avait dit le prèlre. Nous prîmes des croix d'or, des encen-
soirs d'argent et les quatre évangiles; nous allâmes vers cet
endroit, distant de la ville de cinq railles et demi. Il était situé
en une région déserte tout à fait terrifiante (86 v°). Des multi-
tudes de magiciens venaient en ce lieu pour y apprendre
quantité de sorcelleries diaboliques. Lorsqu'ils connurent nos
projets, ils partirent avec une grande crainte et avec peine,
et ils faisaient de grands signes diaboliques.
Arrivés en cet endroit, nous nous tournâmes la face vers
l'Orient. L'archidiacre se mit en tête et je récitai la priéi'e
d'action de grâces avec celle des esprits impurs. Les clers, les
zélés (1) et la foule des orthodoxes élevèrent la voix en disant :
Kyrie eleison! Puis prenant le bâton, je le plaçais sur les deux
colonnes. A l'instant, des fentes se produisirent aussitôt aux
pieds des colonnes. Elles se soulevèrent avec leurs bases et
elles se mirent à rouler jusqu'à ce qu'elles fussent arrivées à
l'endroit des stades (87 r°) de cette ville. Nous trouvâmes des
débauchés, des malfaiteurs, des magiciens, ceux dont nous
avons déjà parlé, qui exécutaient dés œuvres de sorcellerie.
Leur action magique fut telle, qu'ils arrêtèrent les deux colonnes
au milieu de la ville. Tout le peuple criait : Kyrie eleison!
mais les magiciens arrêtaient les colonnes au milieu de la ville.
Or il advint que le soleil se coucha, ce fut la nuit. Par suite de
l'excès de fatigue de la journée, nous donnâmes la paix au
peuple jusqu'au lendemain et il rentra chez lui attristé. Il y avait
certains indociles parmi le peuple qui demeuraient incrédules
dans la vertu de sainte Marie. Pour moi, je rentrai à ma
maison; je ne pris aucune nourriture ni aucune boisson, mais je
demeurai en faisant à Dieu cette prière : « Seigneur, si ta volonté
est telle que ces pervers l'emportent sur toi, que ta volonté se
fasse donc, ô Christ, mon Dieu ! » (87 v°) J'étais encore en prière
quand un sommeil extatique s'appesantit sur moi. Je vis comme
une femme qui se tenait debout en ma présence. Elle me dit :
« Basile, tu es attristé â cause des colonnes, or voici que mon
fils Jésus-Christ a commandé à ces colonnes de se dresser sur
(1) Sur celle classe do fidèles, voir Échos d'Orient (1901), p. 341; Crum,
Caialorjue of Ihe coptic manuscripts in the Brilish Muséum, London, 1905,
n» 1013. Jt. 0. C, 190(3, p. 47.
[40]
rATÉCIIÈSE ATTRIBUÉE A SAINT BASILE DE CÉSARÉE. 301
leurs bases devant le sanctuaire. Quant à ceux qui ont accompli
l'oeuvre mauvaise de l'art di' la magie, les voici n'ollement
aveugles. La tablette sur laquelle se trouve mon image avec les
deux vierges, a été dressée sur les colonnes, devant le sanc-
tuaire. Prends garde de touciier la tablette dans Télat où elle
est, cet ordre appartient à mon (ils bien-aimé. Je veu.\ faire
jaillir une fontaine de la culonne qui est à. droite du sanctuaire.
Quiinnque s'y lavera, s'il est malade, recouvrera la santé de
mon nis bien-aimé. Et les hommes qui accompliront (88 r") le
mal de la surcellerie par la magie, qui sont devenus aveugles,
ainsi que la femme qui a la lèpre, s'ils descendent pour s'y
laver, j'y ferai s'entr'ouvrir un gouffre pour les engloutir de
siirte qu'on ne les retrouve plus jamais. Pour toi, ù Basile,
prends bien soin de l'église, je t'aiderai en toute chose, tu la
consacreras le -21 de Paoni. C'est le jour où mon fils me fit
construire une église par les apôtres. » En disant cela, la femme
devint invisible.
Avant le lever du soleil, j'allai à l'église, je vis les deu.x
colonnes dressées en face du sanctuaire. La tablette était placée
,iu-dessus, de sorte qu'elle faisait corps avec elles sans aucune
séparation. .le trouvai la source jaillissant à droite de la
coloime placée auprès du sanctuaire, comme si elle (88 v") eût
ité creusée là depuis longtemps. En voyant cela, je fus dans
une grande stupeur et une grande joie. A l'apparition du jour,
toute la foule se réunit à l'endroit où les colonnes avaient été
laissi'es, elle ne les y trouva pas. Elle courut à l'église, elle vit
les colonnes dressées sur leurs ijases, placées auprès du sanc-
tuaire, comme si elles eussent été érigées depuis longtemps.
La tablette était posée au-dessus d'elles comme si elle en faisait
partie. Et la foule criait avec de grandes clameurs : Kijrie
eleison.' Seigneur Dieu tnut-puissantl Grand est le Seigneur
Dieu. Jésus-Christ, dans toutes ses œuvres et ses grands prodiges
sublimes qu'il fait par Sainte Marie, la Vierge immaculée et la
mère de Dieu ! Et tous les malades se réunissaient à la fontaine,
s'y lavaient et ils recouvraient la santé grâce au Dieu bon,
89 r") et à Sainte Marie la Vierge immaculée. Pour les hommes
adonnés aux u'uvres de magie, qui étaient devenus réellement
aveugles, ils apparurent tels à la fuule ainsi que la femme
[41]
302 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
couverte de lèpre. Ils vinrent pour se laver aux eaux de la
source. Mais à l'instant, la terre s'entr'ouvrit, ils furent en-
gloutis. Ils étaient au nombre de seize avec la femme lépreuse.
Depuis ce jour, la crainte s'empara de tout le peuple ortho-
doxe en présence de Dieu. Toutefois, Dieu ne nous oublia point,
il exerça son œuvre en ce saint lieu, jusqu'à ce qu'il fut achevé.
Voici le -21 du mois de Paoni, nous vous avons déjà enseigné
que c'est le premier jour où l'on édifia une église au nom de
Sainte Marie (89 v°). Maintenant donc rassemblons-nous avec
empressement poui- la consécration de cette église catholique,
pour glorifier la toute glorieuse et honorable Sainte Marie, la
Vierge immaculée. Heureux celui qui fera miséricorde aux
pauvres en ce jour, car il participera au festin des mille ans!
Heureux celui qui transcrira cette catéchèse pour en trans-
mettre le souvenir à ses parents, car dans leurs prières, devant
Dieu et sainte Marie, son souvenir sera rappelé par les anges
de Dieu, afin qu'il leur fasse miséricorde, durant leur vie en ce
monde, et lorsqu'ils en sortiront; que cette catéchèse ne leur
fasse jamais voir les tourments. Heureux celui qui viendra
entendre cette catéchèse, car Dieu lui fera entendre aussi les
louanges de la Jérusalem céleste.
M. Chaîne.
[42]
LES CANONS DU CONCILE DE CANCRES
Le texte suivant provient du manuscrit éthiopien n" Gû de
la Bibliothèque Nationale (fonds d'Abbadie). Il occupe les fol.
l-2.')r"a (à partir de la moitié de la colonne) — 127r"a (le
premier tieis de la colonne) (1 . Ce manuscrit est du xv" siècle.
Le titre annonce vingt et un canons, mais en réalité nous
n'en avons que ving't, bien que la numération soit complète
dans le texte jusqu'à vingt et un. De plus, il n'y a pas con-
cordance parfaite entre la table et le texte dos canons. Tout
d'abord — mais ici le copiste n'est sans doute pas en faute — le
premier numéro qui, dans la table, apparaît en marae est
le nuiiit'ro iJ; les préiédents, semlile-t-il, ont été pris dans la
coulure de la reliure européenne. Or, dans la môme table des
titres des canons, avant le titre du canon 9, nous avons non pas
huit, mais neuf titres. L'un de ces titres n'a pas de canon cor-
respondant; c'est le quatrième titre : Au sujet de la prière.
Et comme nous ignorons la numérotation donnée par le copiste
pour les neuf premiers titres, nous avons l'té fort à l'aise pour
numéroter :>'''' ce titre intrus, et ainsi n'avoir i)as à mudifier
les chiffres du copiste. Cependant, dans la table encore, il
manque le numéro et le titre d'un des canons du texte, le n° IG :
Au sujet {(/es enpmls) i/ui estimenl peu leurs /lorenis.
Nous avons cru qu'il était préférable, afin de maintenir la
il) L'iiidioation iiiic donne le K. P. CmiNF. dans son Catalogue des manuscrilx
hiopiens de lu roUeiiion Atiloinc d'Abbadie, p. Il, est incomplète. L« H. P. écrit :
Fol. Vi\ Vingt et un canons du concile de <iangres. — Fol. l-.!9 v°. Vingt-
ipiatre canons du concile d'Anliocln'. • Entre les deux séries do canons, il y
'Il a une autre : c'est la série des canons du concile de Sardiquc qui commence
.iu fol. 127 r a (aux deux tiers de la colonne). — Les caiiuns du concile de
Sardique ne sont pas indiqués, nnn plus, par M. Conti Rossim dans sa .Vo/iVe sur
les manuscrits éthiopiens de la collection d'Abbadie, p. lUti.
[1]
304 REVLE DE l'orient CHRÉTIEN.
correspondance que nous avons essayé d'établir, d'insérer ce
titre avec son numéro dans la traduction de la table; nous
l'avons mis en italiques pour indiquer que ce canon appartient
au texte et non à la table.
Dans le texte des canons qui sont, nous l'avons dit, au
nombre de vingt et non de vingt et un, le canon 7 porte deux
numéros : 7 au titre, et 8 au texte du canon lui-même. Tout en
respectant la numérotation du manuscrit, nous avons introduit,
entre parenthèses, les numéros qui correspondent à ceux de la
table.
La date du concile de Gangres est incertaine : elle peut
flotter entre 340 et 380. — Le concile était dirigé surtout contre
les théories d'Eustathe de Sébaste (qui devait, après sa con-
version, devenir le maître de saint Basile) et de ses partisans;
aussi contre certain « nionacliisme d'ordre inférieur »; ces
moines, presque toujours fort ignorants, étaient entraînés
vers « des pratiques plus ou moins suspectes, des idées plus ou
moins hérétiques » (1).
(1) DiJFûL'RCQ, Histoire de l'Église..., IV, Le Chrislianisme et l'Empire, p. 130,
011 l'on trouvera quelques indications bibliographiques.
TEXTE
(Fol. 125r''a) Tf-J-I: : »/AA = rt.S"^A « h/i •• '\'PiÙ\^ ■ m
nA.C) : f^'P ••■
XA-l- :•:
?iA : ha»'{ï{[' .(1) +^fl»-ft1- :•:
KhVV
n?i'>/-
(1) Ms. : hnft-.
[2]
I.E^ CAXriXS Dr CONril.K DK fiANYlRns. 300
i\h'i\- ■ H^.i»"n •• 'j/'v.-i- : oï-n/y"//' • An.i- ■• v»:n/;jp'> :•:
n?i>/- : Hjl'.h'i'.A- • "ir'i- (Fol. 1,':. r b) l : Mf'.n ••:=
ï •■ tth'il' •■ hA • y.1'"ïïl,h- •• AôA • ?,A ■ ha>-fi(\' ■ (\-\
A'flA :i:
ïi: ■ nh-j/' : ^'>ni- : ?iA : y.t\-i\fï • ^lAOrt •• (>.e." • fl>^.>OTrt
09^F' :•:
ï:»; : n?»'}J- • H^.^OT : rtvni- : mhJAtn - "Ihhty'i •■ at
1'hX\t\ ■• "loo^ ■■■:■
.e.l-.'ï'nh. •■ An'JA :•:
V a OB'}-!: : -if^A^-} : tthm-flO : :^) flJ.e.flA •' n>i'>J- : <•
"j/^h • fi'nyl' •■ mtm-ff: • ?im.'j- : ricMiy'i' ' t\ïxiiihntb.
-flrh-C : K^'ià ■■ atd,m6 ■■■.•■
(1) Ce canon et le précédent sont numérotés par g, ce qui, au lieu de 18, 19,
donne 28, 29.
(2) Ms. : ttohlilt,
[3]
OKIEM CHRÉTIEN. 20
306 REVLE DE 1,'ORIEXT CHRÉTIEN.
ë • l^H'H ■ tth-il' '■ '^Cao-t : nft.0 ■ /",-» :•:
f.r^ : Hh'UlA ■ ^.9" •■ tnCn-tl : (DUa-lh : A^''7Aïl1" •■ atn
ht-ill ■• ^AO ■• -1^4. • afin ■ A^.Td-'J •=:
I: ■ •l-JiH'H ■ nh'j'i- •■ nhm • ^^-nc-f- : j&dAoï. .- ^,1?,^
htioo : at-hi-- •■ ^.RAJP ■ tO'-hll : Af-Yb"» :•:
A •■ H^flJ-rtn : (Ohtl'l'/.'ln-'ft •■ Fol 125 V" b) fl)J?,.nA : Ai.j?.?.A
9* • ^.+^'ft ! t^cni • h'iU • (O-t^-tt ■■ (D-h'U ■ Aj&ïh'î : (D-lx
ë ' ^'hn-w ■ nh"}'»- ■• «.e+AA • «T^n^i : iL-h ■ Vicft
c ■■ nn.'i: ■ Tr+'i' ■ a)h.fl>-A"'iL^ : hao : Hj&7n<- •■ nn.'j' •
yinA-i:.?^ ■ H?»'>nA • 2) p^a- .■ jrftA : +A.ft • n««nA'/' •• ^A
s • l-hH-n ■■ hfmfl : -nhfL ■ iihvyx ■ hrn.'/- ■ incMin >
(1) Ms. : >,y".ç.
(2) Ms. : |IÎ,VA.
il
LES CANONS Dt; CONCILE DE GANGRES. 30?
0- •■ ne«nx>v •• Ad./- : \n:tii:n •• nx"//- •• auhf-/. -. tn",r'
/.■\- •■ \\'i^■n\^ ■ pn,h : hXt\ •• 4'Pf\ ■• ^«»- •• iimun ■ <n?»i»"
Il •• mon ■■ Mid.'t'y. : i/?i'>nA • f'nt],i,^.a»- -. ut-n-u : Ai'.
ïh'> :: 1 ûl ljr,i a) aiWlo- • iinu/dy. : >i'>H • .eA'/'t: : A'.
fil •• l'Mii : tth-i'i' : '}/»'/C.'l" .• «.e-ho-A- • Mf,n •■'■■■
hf^p ■■ ttTxfi. : HV/*'h : ïx'ri\'p'i' •• 'ifi.n •• manfa • uri-in
A •• .e^rc •• h,KH ■• «f'^ft = ?»<"• •• u/.-ttih .1 .fthVA : rfx'P
■I- ■• A,e-n-'j •• at'i'rt : imimin'/. •■ amr'h'/. •• 'înv. ;:=
ï •• ii'>i»ni • n?i'}'i- ■ H<wi-}h°rt •■ (nn.ivi-m -.v-
^otO : nhfl. •■ ]H"T)l^' : h'rhai-f\0 : (U/n-)'," : (OnhM'/..
'»• : '>XMI» : tnfr'JlAV • fl»-?1| : A^.ÏÎ-'J :•:
ÏA ! "lïitni : nhll' ■ .e.''>'7A ■ Hlv/nyi^h •■ AÔA : H^fl>•
An ::
hOTO : ^?,A, s HïiV : ?iir.e.-}"îA ■ ttïi'i'l' ■■ YiCM-fh - ml'
ao)nii\ •■ f\i>h ■■ nh(0'{n\ : at-i'-w • hy.'n-'i ■■:•■
ïë •• ^Mi\ ■ nh"}'!- : H,p.-i-*}\'n •• rftih •• >^y7 :•:
/7,A/rih : if.inc •• rA.h î hof : n^/A : A'/^,e'> : ,('.nh- • 0»-ft
't."i: : m.e.'flAo- ■ n?i'>/' • "hn^hUiM: -v- mi-m .• i*",t •• m
fi.n ■■ rnh/TDO : r> H^np : ,?.?.»»(: : at-tl (Fol 12Gr"b) -J- :
i- •• (O'I'li • A.e.ïi-'j :::
ïi: ■ 1-hHTf • n?i'>'h ■• r/Anrt : nn.p.-fl» •• m/"«Dir),h .• A(>a •
H^.A-nrt ■• H-n.p.-flj :;:
i*",-^ : flJ-lvïi il"V •• fliVS"-!: ! JVV.ft ! flJ'IMl ! Afl»'?»'|J •• «w/
(1) Ms. <cn#ti.
(2) Ms. : «DO.
[51
308 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
^ir"> : H.e.A-nrt •• hfi\nù •■ Ati-a ' h»» s H-l-h-V •■ A'^.e.- : a»-
«flrt ■■ ^'>rtH- ! ?lA ■ h"V/ : <TO>ïl(^l- : œ-l'onflM' : >lAh : h
ï/i ■• l-l^H-H : tth'il' ■■ }x'i'l' ■ ««"jliort-1- : "hrhat-m ••.■
O-f- ! fl>hAh-ï^ ■ Wfi ■ hM'l.'\\^fï • (D-hl- ■ l'tti: : H^.m/. •■
hlW.h'tt.h.C. ' -fÙxM' ■ A-nhrt, :•: n?»"}'!-!! : A^4•'P : Hfl
îi : ffl^irte (I oi 126 V a) ^i : Aipçj?. = h^w • Kn-?. ■ fflh'rii :
i% ■■ l'hHii : nh-H' : hA ■ .e+AA- ! htt'Zirai»' -.i-
ffl^.'ïAA'.î"tf«»- •• flJÂ,«<.?.p- : nhun ■■ hi\\.h-nth.c ■ ^àA.v
nw-A- • 'l'hnii •■ Mi-nc • ^nfl>' • m^vx ■■ ni-hna •• ©««.*
^ffo- :::
XX : VhH-H ■ riK-if- : h'itll' : XA : .P.AXJP = CKl^'J ■• h'J
(Fol. 126v b) ri : U^V ■ r(ïA • r-f-1 '■ (D^anXi-i^ s M-'i •
[6]
LKS CANON.S DU CONCILE DK OAXO.RES. 309
T:i- ■<■■ oiiO'hi: : r'c.o:f' : ^M •■ ?i^ii.^'n/h.r: ■• ^c/i • a
^ïh"» : œ-Tul' ■■•■■
t\y.tp : lif/D : UéMtx'l' •■ dA'/' • aih.y.'l'a)M. .• AII'J'I" •■ l"?!
■iiyi ■<■■
œai'A-y, : n./- : )ni:t\'l:n •• i/K'JOA = y.'S • jifl^* ■• fl>9"'>>'i
fl> : HhAh ■ ^A •■ ni-ll (Fol 127r"a) UCV • oxwrtrt- • HÂ.
n^-t •' fï'^fi> • >iA ■ l'+lA- ■ nhli- •■ fto»- • A^-llUV ■
TRADUCTION
(Fol. 12rjr'>a) Troisième synode. 11 s'agit des évéques qui se réuniront
à Gang;res et édictèrcnt vingt et ua canons.
1. Au sujet «le celui qui s'abstient ilu mariage comme illicite.
2. .\u sujet (le l'interdiction do rnaii.;.x»r de la chair immolée.
3. Au .sujet de celui qui ordonne aux serviteurs de se rebeller contre
leurs maîtres.
3 '"'•. Au sujet de la prière.
4. Au sujet des prêtres qui sont mariés.
ï). Au sujet de ceux qui méprisent les réunions de l'église.
0. Au sujet de ceux qui font hors de l'église ce qu'on fait à l'intérieur.
310 riEVUE DE l'orient chrétien.
7. Au sujet de celui qui donne les dîmes et les offrandes votives à
l'église.
8. Au sujet de ceux qui distribuent les dîmes (Fol. 125 r" b) aux pauvres.
9. Au sujet des iidèles qui se font moines.
10. Au sujet de ceux qui se glorifient de laisser le mariage, en se mettant
au-dessus de ceux qui sont mariés.
11. Au sujet de celui qui méprise les invités pauvres.
12. Au sujet de celui qui se glorifie de revêtir le cilice, en se mettant
au-dessus de celui qui ne le revêt pas.
1!{. Au sujet des femmes qui revêtent des habits masculins et prennent
l'aspect d'hommes.
14. Au sujet de celui qui fuit le mariage avec l'intention de fuir le péché.
15. Au sujet de celui qui abandonne ses enfants pour le monasticat.
IC). Ati sujet des enfants qtd méprisent leurs parents.
17. Au sujet des femmes qui se rasent les cheveux pour s'adonner à la
dévotion.
18. Au sujet de celui qui ne jeûne pas les jours des sabbats et ne fait pas
de distinction entre les sabbats et les autres jours de l'année.
l'.l. Au sujet de ci'hii (|ui n'observe pas les jeûnes de l'Église.
20. Au sujet de celui qui ridiculise les membres de l'église qui se
réunissent jjour une fête.
1'''" j)récepte. — Au sujet de celui qui s'abstient du mariage comme illicite.
Si quelqu'un s'abstient du mariage comme illicite et considère qu'il est
impur pour l'homme de coucher avec sa femme, alors que les fidèles
(Fol. 12.") va) sont purs dans le mariage; s'il dit au sujet du coit qu'il est
impur et illicite, qu'à cause de cela ils ne pourront pas entrer dans le
royaume des cieux, qu'ils seront exclus de l'Église du Seigneur: s'il pense
cette chose, il est anathéme par la parole du Seigneur, puissant et
créateur.
2° précepte. — Au sujet de l'interdiction de manger de la chair immolée.
Si quelqu'un reproche à un homme de manger de la chair immolée; s'il
dit que cet homme se souille; s'il se reg.irde lui-même, par contre, comme
un fidèle pur; (s'il dit que pour celui qui a mangé de la chair) sans sang,
impure et immolée aux dieux, il n'y a pas d'espoir (de salut), qu'il soit
anathéme.
3'' précepte. — Au sujet de celui iiui ordonne aux serviteurs de se
relieller contre leurs maîtres.
Si quelqu'un enseigne à un serviteur h peu estimer son maître et à
quitter son service pour s'adonner à la prière, comme si le service n'exis-
tait plus pour lui; s'il ne lui ordonne pas de servir son maître et de
l'honorer, car c'est ce qu'on doit faire, qu'il soit anathéme.
4'' précepte. — Au sujet des prêtres qui sont mariés.
Si quelqu'un hésite à recevoir rEucliari.stie de la main d'un prêtre qui est
marié : s'il le cunsidère comme impur ; (Fol. 125 v° b) s'il dit qu'il ne doit pas
consacrer rKucharistio. i)uisqu'il est marié, que cet homme soit anathéme.
[8]
f
LES CANONS DU CONCILE DE CANCRES. 311
5" précepte. — Au sujet do celui qui estime peu l'assemblée de l'église.
Si quelqu'un enseijrne à mépriser l'église du Seigneur et les gens qui
s'y réunissent, qu'il soit anathémc.
6'' précepte. — Au sujet de ceux- qui font hors de l'église ce qu'on fait
en elle.
Si quelqu'un refuse soumission à l'Kglise par dédain et fait chez lui le
baptême et l'eulogie. comme si on (les) faisait à l'église, sans se trouver
avec un prêtre ayant l'autorisation de l'évéque, (lu'il soit anathème.
7"^ précepte. — Au sujet des offrandes votives et de toutes (les offrandes)
qu'on apporte à l'église.
("•■I 8" précepte. — Si qucNju'un est hors de l'Église, n'a pas en elle
charge de ministère et retient par devers lui les offrandes qu'on apporte
à l'église : offrandes votives, prémices et dimes, sans que l'évéque l'ait
autorisé; ou s'il (les) donne inconsidérément: ou enfin s'il les donne à qui il
veut sans l'autorisation (de ses supérieurs), qu'il soit anathème. (Fol. 126
r'a) Pareillement (que soit anathème) celui (|ui a reçu (1), (sans en avoir
le droit), alors qu'il savait (ce qu'il) fai.sait.
(8«) 9' précepte. — Au sujet des dimes qu'on distribue aux pauvres.
Si quelqu'un prend (une partie) des aumônes (destinées) au.\ pauvres;
(s'il) donne ;ce prélèvement), sans que l'évéque (le) sache: ou (s'il) fait
un bénéfice sur les aumônes, (au lieu) de (les) distribuer (intégralement),
que soient anathùmes conjoinlciuent et celui qui a donné et celui qui a
revu.
9'' I in»-) précepte. — .\u sujet de celui qui se fait moine et solitaire.
Si quelqu'un se détourne du mariage par dédain, en le considérant
comme impur; s'il désire devenir moine, sans se détourner du mariage,
ne comprenant ])as l'excellence de la j)ureté et de la virginité, qu'il soit
anathème.
lO' ,11') précepte. — Au sujet du chaste qui se glorifie, en se mettant
au-dessus de celui qui est marié.
Si quelqu'un fait partie des chastes par (amour) du Christ et se glorifie,
(en se mettant) au-dessus de celui qui est marié, qu'il soit anathème.
11'' il2«) précepte. — Au sujet de celui qui ridiculise le festin (offert)
aux pauvres.
Si quelqu'un veut, par mansuétude, avec foi et par bon sentiment, faire
un festin ou une fête pour les pauvres (et les invite) à entrer chez lui et
à manger de la part du Seigneur, il agit bien envers les pauvres. Si quel-
qu'un refuse de s'a.ssocier (Fol. rjOr^b) au festin par dédain des pauvres,
du Seigneur et de celui qui a fait le festin, qu'il soit anathème.
12« (13") précepte. — ^u sujet de celui qui revôt le cilice et se glorifie,
en se mettant au-dessus de celui qui ne revêt pas le cilice.
Si quelqu'un revêt le cilice par motif de sainteté et croit que par là il a
acquis la sainteté, comme s'il avait fini de faire le bien et comme si son
humilité et sa voie étaient bonnes : s'il méprise le fidèle qui revêt seule-
(I) M. à m. : a donné.
[91
312 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
ment les habits vulgaires, comme c'était l'usage d'autrefois, qu'il soit
anathéme.
13° (14'^) précepte. — Au sujet des femmes qui revêtent des habits
masculins et prennent l'aspect d'hommes.
Si une femme se fait moniale et revêt d'autres habits (jue les liabits
féminins; (si elle ne ressemble pas à) celles qui sont moniales comme
elle; (si) elle prend un autre aspect, en revêtant des habits masculins,
qu'elle soit anathéme.
14'- (lu") précepte. — Au sujet de celle qui se fait moniale et se détourne
du mariage.
Si une femme se détourne de .son mari, refuse de l'approcher et lui
interdit sa personne, en considérant qu'il est impur de se livrer à l'acte
(du mariage), alors que le Seigneur a créé la femme pour l'homme, afin
de faire subsister la race de cette manière; si elle regarde (Fol. 12G w" a)
cet acte bon comme mauvais ; si enfin il ne lui suffit pas de refuser
d'approcher de son mari; mais si, au contraire, elle considère le mariage
(comme) impur, qu'elle soit anathéme.
15° (16=) précepte. — Au sujet de celui qui abandonne ses enfants pour
s'adonner à la dévotion.
Si quelqu'un abandonne ses enfants, sans les élever; s'il fait cela par
crainte du Seigneur; s'il estime que le fait de les abandonner et d'entrer
dans la vie monastique, où l'on s'otïre au Seigneur, est préférable au fait
d'élever ses enfants, qu'il soit anathéme. Or demeurer avec ses enfants
et les élever est préférable au monasticat, où l'on s'offre au Seigneur.
lH" il7«) précepte. — Au sujet (des enfants) qui estiment peu leurs
parents.
.\u sujet des enfants qui abandonnent leurs parents sous prétexte de
s'adonner à la dévotion, surtout dans le cas où les parents sont des fidèles :
s'ils n'ont pas soin d'eux et ne s'acquittent pas de ce que le Seigneur a
ordonné envers les parents, qu'ils soient anathèmes. On doit craindre le
Seigneur (et) accomplir ses commandements. Or, parmi tous (ses) com-
mandements, le Seigneur a ordonné d'honorer les parents et de persévérer
dans (l'accomplissement) de (leurs) ordres et de leur volonté.
17' (18'^) précepte. — Au sujet des femmes qui se rasent la tête, (Fol.
126v''b) pendant qu'elles se trouvent avec leur mari, et prennent pré-
texte par là de quitter le monde.
Si une femme ayant la crainte du Seigneur se met à se raser la tête et
à se raser les cheveux, pendant qu'elle est liée par les liens conjugaux ;
si elle viole la régie directrice établie par le Seigneur : l'obéissance à
son mari; (si) elle veut atteindre au relâchement de son rôle, qu'elle soit
anatlième.
18'' (19") précepte. — Au sujet de celui qui n'observe pas (le jeûne) les jours
des sabbats et ne fait pas do distinction entre les sabbats et les autres jours.
Si quelqu'un ne jeûne pas les jours des sabbats par motif de pureté ; s'il ne
célèbre pas les jours des sabbats par motif de pureté; s'il les regarde comme
[10]
LES CANONS Dr CONCILE DE CANCRES. 313
les autres jours ; s'il ne reçoit pas le précepte des Apôtres et des anciens
Pères, qu'il soit anathème.
19' StK) précepte. — Au sujet de celui cjui n'observe pas les jeiines de
l'Église.
Si quelqu'un mange en l'un des jeûnes que les Pères ont prescrit
d'observer, dans leur loi et leur rèjrle, aux moines et aux enfants de l'Eglise,
sauf (dans le cas de) maladie évidente ou d'empêchement grave; mais
(s'il agit) par (Fol. 127 roa) impertinence; s'il lui semble que le jeune
n'est pas nécessaire, .sous prétexte qu'il accomplit la loi et qu'il est rempli
lie science; s'il ne veut pas jeûner, qu'il soit anattiéme.
■20' ^31') précepte. — Au sujet de celui que l'orgueil vainc au point
iiu'il rejette les fêtes des martyrs qui ont été tués pour le nom de Notre-
Seigneur Jésus-Christ : que (celui-là) soit anathème.
L. Guerrier et S. Grébalt.
I
[11]
LES INSCRIPTIONS ARMENIENNES D'ANI
DE BAGNAIR ET DE MARMACHÈN
(Suite.)
41
AM. — Sur l'extérieur d'une des tours, en se dirigeant vers
le nord, près d'Igadzor :
I . iWhînFîr,'i,iir:,i'h'h¥hi'Shriihi<t-hu invh'hi\siii'iH\h
■2. iiI'HI: u i\ui-rii'iir.(n\i.i\rt,i\^'hrd\:,iiv.r'Hihhii(rh'hi'f-
;}. l\l'l'iillUVi,Ul\hh!il'M\n-l\H¥T-himn-l\M.lWSl\
/,. '////;r./w'r.:r.w7//<//'<./ir./'/'/'fn/:{fW''j,//f{/'.'>(î/'i'jn,//'/.(!
5ja'/'/'^///'/''/y://'/-/'//"j,///'fy,-/'.-{/'(^jîNr.'W'W-t/>t-/'îr*f,//'/.
Transcription : /' /fJLin/jiuïi^m //'/'/•, ^^'''/''i/'LÎ' 'l'itlnunnuji, [i
uibnnLuibitniu uuÊliituiinnnlatu funi^nçif, uiil/ifi uiifinijuiiuin, oiii^lf^uj*)
l/iiiiinii/i (/'), tiii l//u/i/i/iiiii/uii riii/iÀiu/iLii/i, o<ii;mih 'l'iiliinnnuli, Il
fijfiiriiif/i i/fifiiiniji/ifiii ( «Mfiiii^iiiiJnL ommiiilii h^f^l i^lniLnjt ntunAïuhuj
i/uiiiu i/iii/iiil/J/iiiiIi <ÇnaLni unnui, /ii_ i/iniuiniu/i/i ulJii cl ouniiiuii
iWiiiiiii : ''PP '/'"/"/"'(£ (/'? /t|î illluniu'^iiiu fi 7'ii/iuinnii î»/iuni_ii :
Traduction : « En GHl, par la grâce du Christ, sous le gou-
vernement de cliahncliali Sai'guis (II), mandatortlia-khoutsès
et aniir spaçalar, moi, Mkliitharitch de Gandzak. sei'vileur du
Ciu'isl.j'ai construit ce monument avec les gains légitimes de
mon frère, Abraham, pour le salut de son àme et en notre
L«2]
ROC.
Figure II ». — liisciiptiuii > k). Voir pages [oij{i>lj.
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aNI. 315
-oiivoiiir, ainsi qu'en celui de nos parents. Vous qui lisez (ceci),
souvenez-vous li'Abrali.iiii en .Icsus-Christ. »
Liune 1 : uiL^nL^^iLÎ/ pour inl;pnLpfti.i, est à noter.
La date (KJl de l'ùro arménienne currespond à l'année 1215
de notre ère.
42*
AM. — Sur l'extérieur de la tour contiguë à la porte de
Dowin (le n" 'M de notre Plan) :
I . H-i'hlIII'iViC. UT.I'f'Il'Ull' IIT.h-h'irN'I'ilb
■2. siii'H-hivi, iiT:i,'hr.siii'i'>r.hiih!ii:in'. iri'i'ii'U'.
;{. u^\l^\lu^,^\L^l,rA\l!inf^^\rl>^'.l•llr'l■l>ll{n,r,r.l
4. 'i.r,r.:in'.i"i-iii'hiiin'.i"hi-iiiii"ii'iu\ii'iii<i;ih
.-,. },TJhrMf-hicnij\i.'ij\iisniiii!ihini!ir,h-i,i;ni'!i
{\. l\l'2l\'t.llhiU'r,l\S(\hl-h'JI;hh''hll'l.r.r,hl<!i('.l'l'.ii
7 . v.n uhi'iiniiri' iii'j"ii'.-:ifiihr,hni-i'-u u-hni-rii
s. Hin\i"hi'Uni'r,bnh'i'
Transcription : /'''iii//jiiil|iii //'/'/•, /y.mîniLp n/jn^iJimS^iî. •/'■^|iu-
innij/i, Il UiLtitnLHfLtuh liniltntuinnnjjtn liinLnr^ti , tiiùhn unniniiiiiiap^
Mii'^U'iio») ^luniiin/iiuWi /■ , nnnLnnt «iii'Çu^iii'^ llwnnuli (Ij), tu
I/iuiiii/mi, "P'ih 1/iuuni.çi/i, ouin.iui 'l'phtnnntijt, Il '^luiiui ilujuiniiilinn
nùnn 'iHiLnji niunXiuUu, h i/i<)iuiiiiii/i jihX Ll alinniun Ll iiiiilhi/iiiiii
ùLnnn : llnp lltiittittinp ijtnLnt^iy 't"h^l /' l'/wMli/inu : ^Ulttnunu
Traduction : « En 604, par la volonté du Christ miséricor-
dieux, sous la domination du clialinchah Zacharia (II. manda-
tortha-khoutsès elamir spaçalar, fds de ciialincliah Sarguis (1),
moi, Sarguis, fds de Samuel, serviteur du Christ, j'ai construit
ce monument de mes gains légitimes, en souvenir de moi, de
mes parents et de nos enfants. Vous qui lisez (ceci\ souvenez-
\uiis de nous auprès du Christ. — Souvenez-vous de Sarguis. •>
Ligne 7 : ijiîtij_ pour ^iîti(_i d'après la copie de Kâstner que
je donne ici, reproduite par Brosset {Les Jiuines d'Ani, p. 71 et
pi. XLIi. car cette inscription n'existe plus. — Il me semble
[63]
316
REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
que la ligne 8 est écrite par un autre Sarguis, qui est le fils de
Guéorg.
La date 064 de l'ère arménienne coi-respond à l'année 1215
de notre ère.
43*
ANl. — Sur la croix d'une tour contigur à la porte de Dow in
(le n" 37 de notre Pian), sur l'extérieur :
ain'.n-NJiihnifiihf'
Transcription : Hlliupt^ltu j/'^'-yt^ =
Traduction ; « Souvenez-vous de Sarguis. »
D'après Mkliilliariantz {]'oijage à Ani, p. .j9) et d'après
Sarguissian (Topographies, p. 110). L'inscription et la croix
n'existent plus.
Sans date, mais elle est probablement de 1215.
44*
ANI. — xVu-dessous de la même croix du n° 43.
i.wunr'hhuv.
■2. hrhhiiiin-iih
;{. Hiii'nmiri'i'
Transcription : WnLjip Wm^ij^io, «uLijîri^ /Jui^i^u^ (fc»-) 'hl^njt-
Traduction : « Saint Sarguis, assiste à Sarguis (et) à Guéorg.
Amen. »
D'après Mkhithariantz (Voyage à Ani, p. ."iO) et d'après
Sarguissian (rojoo^/rajo/aes, p. 110). L'inscription n'existe plus.
Lignes 1-2 : "n-ijî't pour iiinjîitiu .
Sans date, mais elle est probablement de 1215.
45
AM. — Sur le mur intérieur du porche de l'église des Saints-
Apùtres (le n" 2 de notre Plan), côté droit de la porte :
m
i
I.KS INSCRIPTIONS ARMÉMENNKS I)*A\I. 317
I . VMM l'.A'iKihh i':i,'ii'hv.ijir' ii'hr.ifhr. '» hv.nh'HVi.'jr. 'i
■2. i\tnn\hi\<iii\si'hi;r,hrjj"iisi\ATj'i\hhhr:hSi;Ui>(n\i'
Vil'.h'i.Sh
;;, lllll'l'>l;H-f'-'i'i>M'l'''IJ\fllfn;l'l'Sllh!IllhlH:H-'i'î^f^
//./•/w/T.în,:/'/'.//-
I 'i. lVhhSI:Ll\lll;l\l/l>llhlr:UU'l>IIT.Shi:M-'hl\hlll' {sir/) hh
v:i.in,i;hi'H\'i.hnr.i>'in\
:,. 'h'hhsr.hi'i; •(, h'hhn-!f irr:hin\r,i"i\i'U'JiiVhrjii;h'hi'
r-Niriiinihi'Vjyi,iir
i\. ^\r•J■l:r.hlll>l'lT•rJl^'l.l:^\ul;^h^^iiu\h'Sl\M\SluuJl^^;U}W
'H'h'hiiriir.:
"ii'.sr.rr.'ihiji
8. 7w///'/;r'.M"rj/7//'.s'/:i,/'(7r./''/////.//:r.v,//'/(w/v;///'/>///./'
r.K'iirMiyhhhi'dii
9. U''hl\h!>-il\<l>l,l,!in']J;V.IJ,''l.l'nKt,
Transcription : l^iii/ini_iijAiu<Çiiiùni fet nUnnLiui ui»i_m' J/iiiiiifiii-
liLiunh /'iiiLc\iii/fL(i/i, I nn I itlt'lt lua iiuhuiujiuuin /liiiifiiiti, /uninuiâuinui/i
OL iiiliifi/iii /i i)iiiniiliiinjih inLiiiii pLht;, Llih h niiiMiiinii utn, /i i/irii -
xnijilt^lil^u (.iiuifiLort^ : (aiLUuiOiiiib «Jniiiiiioli /i SLitiiiAil^ •^iiiuLtiii ,
ilinliiLniiii. h J^inUM ObUixi-nn (.S'Z''.') //Liiiuiili. tt LliunLtiiuL uiuilirijum—
tUL.nt^ih'f n tiLtiLnùtuhu fifp/ifiif/i«)fif/jiii//iurf : I/l fthpp i/ni iii» nutiLntun
hnniu iidji^lini Uliili iiiilÎ/ç iiii)LIiiiii(> iii/iiiniiio/iuiiiiii :
IVl /jij i/i/,fi l'nliiinn^ titii*^t)tiihtitin m I •ifijifiLiiiOiif off /m /j/ii niif/ii^li
litLnh iiiiunLli /i/iiiifj itiiiitnttinttinLi ij'hnlittinnii : // i/ fiui)ifj linLinnu /i
(liiWn/LÇu •^il/li/;^, limi) inuiiLj h'^jul^, WioiÇo/i tl_ «JuLl/iiiii/i \Jiiii/i/j
hniulLiiii Lri/in/ili :
Traduction : « Le saint ermite de Gandzat;, élu et aprrralile à
Dieu, apivs avoir vécu 05 ans dans la sulilude, se nourrissant
d'herbe et sans être vu des hommes, vint à notre ville, par
l'inspiration divine. A l'instant même recevant l'ordre du
Seigneur, il passa dans la vie éternelle et fut enterré comme
[65]
318 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
un étranger dans la sépulture laïque. Le tombeau de ses saints
restes guérit tous les malades.
« Moi, dom Grigor, j'ai prescrit que le dimanche de la Mère de
Dieu la messe soit célélDrée en son nom. Celui qui en enlé\ e le
revenu à notre siège, ou qui ose y prétendre, soit maudit autant
que Caïn et Ju[das|. »
Ligne 1 : nï/ij^tmi pour nLmpfemi . ;} : innLtnLptîit pOLir
uini-<nLhriîOÇ. 4 : oii/ilinOfei/uiLnn pOUr Ofltn(n l/(>c(iiiii_nn .
Sans date; mais elle a du être tracée entre 1215 et 1227.
46
ANL — Sur l'extérieur de la tour contiguë à la porte de
Glidzor, au-dessous d'une croix :
l. /''■///•...
■1. iiv.imh'hVJihuijn'iinsnn
4. i{h(:i\SlVil''h!>bhh%ll'l,i\{il'U'n
.5. nbhonrifhnv.siihi'ihr.iM,'!.
6. r,n:,hii"ii\i'mhsi'-i,Nn\iiwi\ii
8. W'mrii'ijinrbiMjihiinsh'hiurh'i,
Transcription : /''•ni_(^Ir) ..., l^uitiiuJi Knmm-An^, feii' /.ni_iinujii,
"P'jh ''nh't"P"li ph"''']!' aiuntMuhu, inniutniuL /lUA cl ohnniun ntlnn,
Ll ^iiinti-^iuuinLW/iLlr (»ii/<Çîrjiu<Ç/i( il) iiuiuiniiiuitin/iL ;
/' iiiiil/iniiini-h/bluîr '/.iii<Çniuiîi(ji liuiiniunljnuiu iinup^u :
n^ii l«i<ini7Liiid, rninniltri/i i.nLunin/iu : («iJçlf :
Traduction : « En i"an ..., par la volonté de Dieu, moi,
Loussot, fils de Grigor, j'ai construit ce monument, en souvenir
de moi, ainsi que de mes parents, et pour la longévité du
généralissime Chahnchaii (I).
Cette tour fut terminée sous le gouvernement de Valiram.
Seigneur Dieu, aie pitié de Loussot! Amen. »
Ligne (i : juiiî^ipimiLptiuî/ pour iiuiJ/iiiu/inL/3feuiïr .
Sans date; mais elle a dû être tracée entre 1215 et 1230.
[66]
!
LES INSCRIPTIONS AKJIÉNIENNES h'aNI. 319
47
AM. — Sur ICxlérieur de la seconde tour, à gauclie de la
porte principale (le n" 21 de notre Plan) :
I. l'I'tlIhlIiil.-r.hlII'U'
■2. h'hfhl'Sh-l'llhl'fl.-llinVh'h
.{. r..s7//7'r./"///'/;/.///'//7'/'
',. ii"n'.iu\i.i\i'()r.:.o.r.i'.Lhr,i'-i,i;ni>
:,. in'.i'2i':i,iiviri-iir.i"i'iu{i'
7. nhfM'innii'srirhi'
8. Uhu'hin.
Transcription : /' jîïnLiui^iuîj^ui llhb, jîinjj^J^LL 7'ji^n(innii^i, ^i
inLiiiiLM/iinljn iliuliniuui/mtrriu /unLnl~u, iiii)/in iiuiiKiiiuiiun (»in'^L"J'«u">/'
((• ^/luLn/i fifiiriAlJjJjii ;J /'f>P /fli'/rfllllf P funlu^LlJp, nuLu llt2Lnqp n
'hnhuuinu untinLii^ n iiç"/' liuli : Ifniil^nu :
Tratlurtion : « En Oiiri, par la giàce du Christ, sous le gou-
vernement de Cha|lincliah] (I), mandatortha-kliousès et amir
spaçalar, j'ai construit ce monument|. Vous qui lisez (ceci),
nous vous prions, souvenez-vous de nous en Jésus-Christ,
Notre Seigneur. — Siniéon. »
Licrne 2 : la forme int{ini_pLiuL pour in/,^iniptiiiîi est à noter.
La date 6G.j de l'ère arménienne correspond à l'année 1216
de notre ère.
48*
AM. — Sur le mur de l'église géorgienne, côté méridional :
hlà-llh. llUh.
him'l''HII'l;<ilhllhir'llllll;h'il\U'l\U'''ll\Slunrl''l'.'IA'.'l'hll
L(\usi\sbii'i'<iU'r.invi,iiiii'j'i-ii'i.hiiiiiii'h
Transcription : /• OnLIuitiuli/iu) llhb. Lu' 'hnliann itiiluiLnuinu,
Ll 'I,uj>jiiujiJ, uiuimpnh piiiiuunhu, ^uiuinutmuup nOiiiii)iiilj» /iiiiHiin/i-
lititijut :
Traduction ; " En 66.'). .Moi l'évèque Grigor, et \'ahram,
[67]
320 REVUK DE l'orient CHRÉTIEN.
mailre de cotte ville, nous confirmons les ordres du catholicos. »
Cette inscription n'existe plus; je la donne d'après Eugène
Bore, citée par Alishan [Chiral:, p. 49).
A noter Tomploi du mot u^mm^nli; V. à ce sujet le n" 56.
La date 663 de l'ère arménienne correspond à l'année 1216
de notre ère.
49
AXI. — Sur le mur de l'église des Saints-Apôtres (le n" 2 de ,
notre Plan), côté méridional, qui formait jadis le mur mitoyen \
d'une autre église, aujourd'hui tout à fait tombée en ruines : !
I. [...'/. hlThhllIlhllT.iri'Virhri'i'llhllhn'iAÏlM. 'ilMI'
3. [//w';tw^/«K•/••fiî'./^'^^./.5//^]//r.U(î^'//■JR■/"^^.^^./^/,•
llf^hrVMlbh
\ . a'f'ivu\f'i'tik^bxbnifVMmi>iiivi.ii(wj'Ui\t irivhhi'h
5. arbu\ovhbV:kriiiti<vhrhhu\8ia\iàiiii'nsi\i.bf'M'
G. Cf;r.y7/^r.î?'j,f'}//'/t'ï.fc/i/']Wo/'/'''/w/"/'W'!r.,s''//''f,,s'/î/«'j,
IM'U-U(i
7. avuvi'ij({bi'hnrhb^ivjm\sriiu\m,]'irii(ibhiwd\
H. a-hbVHwiU'U-iinbh'U\w'hiii'i-i'iinvhMhni:iji!iui-i'
iini'Hi'i.Himti
9. L^i\nin\u%'^im/hby'irbiiThbh4'ii'Nihbi>PMsiihïrii
ri'i-i''hi\u-b't.n;ri.bii
\0.lb'IJ;!Wi{bhUnh'hhllf'lH^I»lVhllhl<hl>h'h^m\UVl'M-I.U'
FhUI-'hlMJIh lIS'irFJ'lVilV.blà-
II. [/.• Vd\Sl\l'hUf'Shr,l\SlViNI
i-2 ni>'h(nu{bh(mirb'bi\;rhiii'NUi
13 'ibf':hnvhnhWbbhsnh{n)%
[68]
t;y^rAV\.:
LKS INSCRIPTIONS ARMÉN'IENNES D'aNI. 321
I', v.ni'hrbiVhii
1.-). . . . ///"/•/.•
IG. ['///•f,]'/-('.i,///'7W;"/r.[.S7']///,/M//'////
Transcription : L ■ . I^- [• iÎ/ilciuliÎ iinî/i], m^i t^i |l?nLiii/jiuî<u
ll'l.i, /iiiii)[iiiLpu Lauuini-Oni, Lu "it/i l'njiniiti, "J/"l/' l«iiinLiiiiiiJii/i,
iiin>)/i /,iii/iii/iniiiLnii, liiiiiHiiiiiin niiiiiAiiiij ii/^iij/.i/ii Viifi/i /i i)''ii iiiiil-
tuft^t-tl hlinitlllllll Ll L/i piffrillip/llf iilitinltnLilinuJ /l iftfiiii, ii/i lllff*)l)llllf
çn /i tilinntiiuh; iiiiLiWjUiiii/i qUitt^ Lfi/jricJ 'Ip/'l *>'"ii ntijJntvti tniur, ot_
/i niuniiin/iii Ll'""uuiiiiu iLliLiiLiinin tinniill) iWi/i r^iiiui/i/ili iniiiL.ui jih\ :
(•rin, Lti iLiiirtifinif iLn/iniM liLhjiiin iifiii iriff (M/nin/i /iiWiit, /ii_ fiifitllff-
//iilliiiiil, ["L Lni'iitnn liùnn, Lu i/iiiju// •^(iiiLiiii lili'^t;iil^jiin li^linil fJii'l/i
iiiiH» [*>""/" imitljiuilj iiLmJi, i)LJ(\/i /il ijtnniiL, Ll ^uiiii/i/i i)iijijtlji]i
iui)Luiiiili /./i[/.riLiini . (.i_ »nLo/i np /ii/iiiii/iiilH/ii IjJ iiiiii>^ii>IiV^/ii iWiiix
/i niuinLiiuiu 7'n/iuuinii/i : (<iiiiu twLç :J '/iiiiniiin/itp
in^iiiuiiii/i/iii L iiiLn>jl/tuJii/io M .iiiiiiiLcViii ti. iiiiiIlfUiuiu "p[i-
nn /iLiiiliiiiiiliiiLhrLiuu dl uinLlnjn L iiiul—
iii/fjiifn jtLnbluUn :
. . . npilti L'/''''J'I'"''ni A'"'!'" iiiiiiL'"/']"''/'" l'^'H
Trailuctioii : «[... dans l'année suivante] qui fut l'an ijijij, par
la vci|lûnté de Dieu, moi,J l'arclievêlque dom (Irigor,! ^i^"'
d'Apoughamr, [nous avous voulu suppi-imer| la taxe |impo]sée
à notre canton de Chirak et [aux églises de notre ville] d'Aiii,
ear il avait été décidé dès le commencement que [chaque village
donnerait [deuxj setiers de blé à notre siège, et que [toutes les
églisesl de cette ville donneriiient une peau, à PAques. Maintenant
moi, p(our la longévi|to de mes maîtres, de ma parenté, |de mes
frères et p[our l'âme de nos morts, j'ai supprimé ce [lilé de tous
les villages, gra nds et petits, ainsi que la peau de Pâques de
toutes les égjlises; personne n'a le droit] de réclaim-r jusqu'à
la venue du Christ. Doni;, si [quelqu'un faisait le euntraire.
qu'il soit maudit: mais| ceux qui observeront ce mémorial
[.... soient bénisj par Dieu et par tous les saints »
[69]
ORIE.NT CURCTIE.N. , 21
3-22 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN-
Ligne ~ : t"//'"^""/"" pour feu^^u^nu^nn, et I. 3 : ki^">[ pour
tijtuii; V. à ce sujet le N" 9 7 et 1(5 : iijiuuijmîr, comme dans
rinscription précédente; V. len°56. — 8 : îiîi^tgtf"^ ^hp"^ pour
ïiîiOtotinn lîtnnn . 13 : tfeiiioniuunLHtîHil» pOUl" u'/uniiiîinLlrffcuiîi .
llestitution d'après Sarguissian (Topographies, pp. 133-134).
Il me semble qu'à partir de la ligne 15 commence une autre
inscription, malheureusement tout à lait mutilL^e.
La date 666 de l'ère arménienne correspond à l'année 1217
de notre ère. — Figure n" 9.
50
AM. — Sur une pierre provenant de l'église de la Sainte-
Mère de Dieu (le n° S de notre Plan), près de l'acropole :
i . [/•/''•.//] iiiir.hiii'i ha'W'buuiiNi irsi'ii-]
■1. ih'hU'Hihvisr;iii'i,i\'i.hiii''ij/i'tisi>Vhiirai'hi
3. Lbin'muiHWi\h'h'hiii'^\ii\ijmr'i'hi\o>n^
4. a'iriivu;Nii''hhhii'iUA,i'r.a\^'pnH\ri;'i.iv.siihi
5. vil'^hlll^'PJ;l<h%ll'l^'.r,^^bl•alnll'rlv,l^v.h:i
' (5. inni'iiiii'i\hsi\i'h'hhi'hi'r.hivn\si\rivhiq
7 . f-iia m- fi'h h'hUL nii'ii irsh 'n, vjn uh wi... . .]
.s . .s /' '/"// ('. u'h 'l'hiv/h ht, {'.: /■'/,[ Il r.si\riivi''i'i
9. [(î/'/'];"f,/''f,Hî/..:r. '/!'.// r.'/[//'/.-rf,.'>//'/././'/}/''j,]
Transcription : [/• /J(ji-iii/^iiiÎ//iu //]'i/t 2^nj7',"^i[L 7'^i^7iiinnii/T, tu'
^nn.nu mnlipliu, nnijuinn 'inijiuhjitin, ilbnutiinh 7iiiii[iin/,ii/i ii]l'nLna
(•uuinLiuAiiirt/ilru, h <|uiiiiii itunn LiifCLii /iiîn]n, ti_ ";"//' /iiî /<feîj/iji[iii'Ç :
'/'ii|iiiiijit^îi '^iiiuini_n/iîr] iJtii fei_ ÂIinniiKi iîtii[nii, uuiiiiiiiiii_nri]p unnui,
ji iiiiiiji^i/i n^ifen iiiLn [iiiiiiuiiuimiii /i] '/■n/imnnu . ii St^bii' liltÀ, ^niLnâ
ut^i/j/iiii, ij[iî/;^/^ïi' ] ui^i/jLiii, Sl^LV iil^lili2Ui'^hli : [''""""«/iniinîj
iuljiH'JÎj^iÎ/ ^i 'r^i^iuinniil; . vntiuiLiutCnnp' îinm/ i/iii/iîi :]
Traduction : « [En 6|GU, par la grâce |du Christ, moi, la
dame Horom, fil|Ie de Ilovliannès, j'ai de nouveau resftauré]
cette sainte (église) de la Sainte-Mère de Dieu, de [me]s res-
sour[cesJ légitin.ies, et (avec le concours de) mon fils Zénich[ah;
en récompense les serviteurs de| cette église [ont assuré] pour
• ['01
LES INSCRIPTIONS ARMKNIENNES 1>'aNI. 323
nous et pour n|os) parents trois jours |de messes au) Christ par
an : une pour moi, la danir Horoiu, u|ne ptuir la liame... . (et)
une pour Zénichaii. |Ceu\ qui observeront (cela) sont bén|is
par le Christ; (et; ceux qui feront obsta[cle sont maudits.] »
Lignes 7 et 8 : m^i^Liu pour ui^i/iîmO .
Rrstauration dapns Marr (/{uf/etin etc.. Inscription n° l».
La date iHiÙ de l'ère arménienne correspond à lannée 1217
do notre ère.
51
A M. — Sur l'extérieur dune tour, près de la porte de Dowin,
entre cette dernière et la porte principale :
1. hl-H,Ml.lliil:. . iilMIT.hrhlÛihU
■2. r.ChlIl'hlIiih'hV.
:i. iiNil"V.!2hl'hlll'i.
'i . iVh'hr.r'jii-i, ' ! i"i'.uui'bui''h(i
5. i''hbni'Ui'ni'mi'
6. riiid-rd'.sr.iiirbu
Transcription : h pifjtu II 'il;, liiuSwLgb llumnLftm, feu' r,iuinL-
^u, uLuujujin /"fi/vLfifeii/iL, iii/jriiijrrAnif I .' I r'tuxLnuunh '^/TuLn/f uiinLn^*
hunu, ni^tutntub dLn ;
Traduction : « En 667, par la voluntc de Dieu, moi, Clianoucli,
épouse de Kiiatcliérès, j'ai construit ces t"urs en notre mémoire,
avec les fonds de Khatchérès. »
Ligne 1 : p^f^u pour pnc/m. — Tj-ii : la forme pnLpoLfep, avec
la désinence plurielle -Lp de la langue moderne ou dialectale,
attire notre attention.
La date 667 de l'ère arménienne correspond à l'année 1218
de notre ère
52
ANI. — Sur rextérieur d'une tour des murailles de Nord-Est,
vers Glidzor :
I. Hlh[llà-lurhlirU>h'i,¥hhUllT.U'h'V.là'llh'himiNISI'l>'
[71] .
324 REVLE DE l'orient CHRÉTIEN.
2. J//'<////'^[.[l/'/ifrS/iC"b*/-IÎM7'W7-"J,K5/-r{/'U":r./'A''J,/':
3. i\Ul'hlll'Fi.2Sllhbi\lllT:ir3l'0nSlM-Hh'bb3mr'll
/'/'>.
irbâi^ii'i.
5. i\hlH'yu'hVb{i}:f'hW:
Transcription : /' //'//' j^nLJiïi, ^np'^jiLU 7'ji^iuuinu^i, hu WuiJ
futuPtiiAiu, nnLuuin /"iinfciiou/iîi l^muruanni, uihaïuù n 'l'nputnnu nlriiiii/i .
ifiiî «ÇiuLnlr /i 'Çiuiuii itniiiuhu nn /iÎia irniLUiin çn, luui/i'iiuuiiuu ç/i :
Ojiunnn iiiinLnOuf'i i/ipiumiu/i /i/i.\ iiiil 'l'nhuiniiu : l«f"Jt luniuxaù,
nnp /imnniiiip' ilLu HnnnLW/ii_î( /uLiintii^p /i 'l'nhuuinui^ :
Traduction : « En 668, par la grâce du Clirist, moi, Mam-
Iviiatoun, fille de Katcliérès de Lori, je suis allée au Christ
par une mort prématurée (et), avec l'argent légitime qui me
revenait de mon père, je n'avais pas laissé de souvenir. (Alors),
j'ai construit cette tour en souvenir de moi auprès du Christ.
Je vous prie donc, vous qui lisez (ceci), demandez pardon au
Christ pour nous. »
Ligne 1 : le mot /uiup.iLÎr, qui est le turc ^yi^^ ou mieux j
.y^ = « dame », ne se trouve pas dans les dictionnaires
arméniens.
La date 068 do l'ère arménienne correspond à l'année 1219
de notre ère.
53* t
ANL — Sur une pierre proljablement de provenance d'une
tour :
I. i'ii:,i\ià-}'(rhiu'i,N''i.f-i'hSbi'n
■2. a'I'i-VfllWrlWhnUHUH'Jihh CM-h
;{. bi'r,i\:,'(.f;i\:,i'bhi\i'ivhh'hbub'i,
/,. i'rMrh'iai<ni\ni\(m,i>wn(isi'
5. 'hri%i\hiii'i''hn'iMrinihi<H.'V.iiT''hr,]'
[7-2]
LES INSCRIPTIONS ARMÉNIENNES d'aNI. 325
c. ci.v;!ii':n'.i"jv:hiiiii'<-)i\s(\iiih:\
7. O'iiV.-i'h'hinj'Mi-hur.hr.iiLVJiiii
TranSiTiptiOll : /' //»/'. jU.n/iL, Ainp-^liLh ■/'■n/ioi/mn^i, ^i hiL^uiCl-
LIJLitihii iiiiii/tni.fijaiuif/;'ri fifMriffiMii/i /'Liifu/^/il I * I, i^i f/iif^/i^iff^/ij il),
Ll I «1 iiffi/flf , Lif f/fii'iif (fi/iMii, njiiiri lui inLiiiriIi />i^iM o liurifiiulill,
itnnhti luiitnîini pLnii)iui '^lii.lijLnlt lliiifiAill/iii, f/Miiliriiii/i L/'"»^]. "L
iNuniiiijfi, Li- iiait.iii/jLiJ'ifiiJ :
Traduction : « Kii (571, par la grâce du Christ, sous le gou-
vernefmentj du pieux atabek Ivané (I), de Chalinchah (I) et
d'Avag, moi, Éghbaïrifk, sjerviteur de Tigran, monseigneur,
par sa charité j'ai cons irjuit ce monument en souvenir (de
nioi|, de mes parents et [de mes en fants. »
Lignes 1-2 : mlipni.pitJi pour uit/'nL|i?^7LL est à noter. — D'apiès
Marr [liiiUctiii etc.. Inscription n" -2).
La date 671 de l'ère arménienne correspond à l'année 1222
de notre ère.
54
P ANI. — Sur une tour en face de la double porte de Glidzor,
au-dessous d'une croix :
1. ïïi'i"i\i>iirv.i'hi"i'.hu^l,u.
Transi'iiptlon : llnup^- Imu^^n ^m^i/Juiiitu (^.'i twL/in\/i/. /, : ll^i', -.
Traduction : « Cette sainte croix est l'intercesseur (?) d'.\rlutz.
671. »
La date 671 de l'ère arménienne correspond à l'année 1222
de notre ère.
55
.\M. — Derrière la citadelle, sur une tour contiguë à la porte
menant vers Tsaghkadzor, au-dessuus d'une croix :
1. IIW.
■1. tiV.irilh'hî\ribUUV.I"hl'
L'3]
326 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
3. in-m^ivxni'r.h'hhnh
4. pj''iihri>:hUhU\iMK'i
5. v.iisiviiinhwiuiiir
7. VJ'I'lIKihr.biih'l'
Transcription : //sK : hiuSiuiî [îuuini-àii^, tu' //lupij^u 'y-tijuiL-
n/i ( ?), n/iLLii/i niini-nOuii, A ^'"lu'l JuiuintuLnn bûnn : llpp liiupnt^p,
apu nuntuujiTU ipnuat^n :
Traduction : « 071. Par la volonté de Dieu, moi, Sarguis de
Guézan (?), j'ai construit cette tour, de mes gains légitimes.
Vous qui lisez (ceci), souvenez-vous de moi dans (vos) prières. »
Ligne G : limnnl^n pour /iiunniuip .
La date 671 de l'ère arménienne correspond à l'année 1222
de notre ère.
56
AXI. — Sur l'extérieur du mur contigu à la tour portant
l'inscription n° 52 :
1. l'HJ'U
2. M c=
4. bmpj\vr'V.rh:\ -^
5. mbhiifinriru, ^
6. lU'f,«7(!;^V-//'/-///' ^
, 7. ^'Ul/';r.//""i(Î.S7' /•'/;{ c-
8. nUVf'l.'U in"hl<l-i\r WhhlHM'hU'l,
Transcription : A'"i/iii/;iiiî./iii ll!2 -. Sl^p V.umnLmèt, •iilu,^upiii'\biL
iijiuuip^i/^, (in'^iu'Ll^u, (riultpiun, W/ii/iHiun/i*îj : Uiunnltu :
Traduction : « En 680. Seigneur Dieu, protège Zacharia (III)
et le baron Cliahnchnli (I), Gugor, le patrice Vahram, Hovhan- f
nés, Mkhithar, Mkhitharitch. — Sarguis. »
Ligne 5 : Donc le titre de u^ui^nL (= baron) était en usage en
[74]
LES INSCRIPTIONS An.MÉNIE.VNES d'aNI. Ml
dehors de la Cilicie même, au \iii' sitclc \'. aussi les n' 24,
66, 67, 71 iu,..,p„îi-„../J/,L}is 72, 74, 83, 87, 155, 181. Cela peut
aussi l'ti-e dérivé du mut iijiii.iiji.iÎj t= latiMii. maiti') dos ins-
criptions, p. e. V. les N" 24, 48, 49, 68, 76, 87, 88, 89, 138,
174, 180, 214. — T : '/.mjiv.Kf pour '/.ui-ijimi)' .
La date 680 de l'ère arménienne correspond à l'année 1231
de notre ère.
57
AM. — Près d'Igadzor, à l'angle de l'enceinte septentrionale,
sur le mur extérieur d'une tour, au-dessus d'une ^-ande croix
en miisaïqui' :
i. r.'hlirLhKl.N'hhlI'l.
■2. nru'iii'i'ihi'.ui'U'.h
;{. n,hrii'i,r.i'iii'i',^j>"ii;S
',. ni'i'ib'hr.i'tv.i''r.iii'i'i\
G. I"l'llhl;lliri"hl'i-l\ri''r.h
7. IJ-hhnh-rM-ni'-hl;l'!J>h
8. h'hr.iii":ii>u'invhV.t:r.Lh >,r,hhbn
9. ^\•m'.r2^':l,^iil'r,^•.sv.|||•^h
10. Uhl'h'i,ll'I.V.!i'i.h'l,l'-l\iil'....
il. irhriiH. . . .
IranSCription : Oltnn-^liL.ii 'rnliuutnuli Ll niinpânLBLtuSui «ÇuiLtiL
Lnljiiiut.nnlt ( ?), Il iiii>inni-J()LiiiLL iiiUiupiu/i /'lii»Iiç/i i t«| CL «"S"?'"*»/'
fliunnuji ! /'), tu U lulikliiin /"iiilwLuii, oiuiLtui 'hnnumniilt, Ll (i/il-
niii/i/iii /ij II lu II lu ^ lit •^U {.'], ^/ilj/iiiiiip nilinAiiiuii, (/i<iiiiiniiili /lli.\ Ll
olinntiinh^ Lntîiiiin uLpni. ... :
Traduction : » l'ar la grâce du Christ et par la miséri-
corde du père céleste ('.'), sous le gouvernement de l'atabek
Ivané (I) et du chalmchah Sarguis (11 , moi, Mkhithar de la
famille des Klioths, serviteur du Christ, et mon épouse Sana-
cliah (?), nous avons construit ce monument en mon souvenir
■et en celui des parents, frère notre. ...»
L75]
328 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
LicTies 7-8 : ^li^iu^^iij poui' ijnLijiu^|iij .
Sans date, mais elle est sûrement de 1231 de notre ère, date
à laquelle est mort l'atabek Ivané l".
58
ANl. — Sur l'extérieur du mur méridional de la cathédrale
(le n° 1 de notre Plan) :
1. hM.hlIhi ll'J'I'i (rM//';/'/.UÎ3t/75///';«/.«'/r,/7.'c}/'///'
'M''hlll"liilVi,-hU'hl\r-
2. m,///{r.y//WW'iî//-/y/i'/r./''-//'/./''/t-/'/////'/.-.s7//.r./'/y.siî/'
3. iui'hi'im\in\hiir'Niri'-iwuUwsi\sbiii''birb2hsnni'
i\hn.'IJ',:,l'.rUT.Hbhii
5. bSllTXllhlVi'1-ll'll((l''h!mih'i.b'i,bhiib'hVJiSh'hl'irnSS
i''ù,ni>hiii\si\rii'i:i'V-i'i'^'i'bnr,h
TiaUSCription : /' P'Ihn h- II2'I'. ^np-^lidi Kumm-in^, tu' HnL-
^luiii '/iiifiiiii/i, "("//' /'iiiiu/yiiiïiî/, illiiuniuhaauii ùbàtuihiun. uni-iiu
/iiii/Jnii/i/it/iii, ti. l^innL. (;i_feiiiiiiniiiîi, l/uiiii/i, ^("OnV^'""-, bL i^iui- :
//L II ui lu uilll-nnn ununuu •^iiiuinujuifcn/iu lifcll /l uiuin/iu lULn ij/lli
uiiuuiiuniun, /i uiuiLu/i uiiunii L»u m n uiu oui ah nli, nniuiili bu ubunuili/i
ifiî' /iiî bniiuiLit'L 'l.iu^niiiîuii, Ll ifeui iîiu<Çni.uiL /lU"! nliA lunLUfcu, cl
ficiiiiii/in/iu huni onuhnib ; 'huuiutnnnu lULn^bbuuh :
Traduction : « En (58 1, par la grâce de Dieu, moi, Zoulial de
Kars, fils de Gorguik, je me suis affilié à la glorieuse et sainte
cathédrale, et je lui ai donné (un) Évangile, (un prophète) Isaïe,
(une) chasuble et (une) orifiamme; et les serviteurs des saints
de cette (église) nous ont lixé une messe par an, à la lète de la
Sainte Mère de Dieu, pour mon frère Vahram tant que je serai
en vie, mais après ma mort ils (la) diront pour moi et pour
mon épouse Tikin. Celui qui accomplit (ceci) soit béni. »
Ligne 2 : t^umi. pour tuiuL. //um^^i pour //uuij^i; V. à ce sujet
le n" 9. jji^uiii. pour ^nLji^iun. ^ <> chasuble ». — 3 : J/iîi pour
[76]
i
Él^èiLiJ^JàÂ
LES INSCRIPTIONS AHMKNIENNES d'aNI. ."529
"/' =r 0 un >'. I : '/.iii>,"iinjiiii pour '/.niOiniiîuii . .") : iS'/i//îin<
L'oniploi debouth (pni.p'), pause d'une demi-virgule, est à
signaler dans cette inscription, ligne 2; V. à «e sujet le n" 214,
qui est de l'année 1220.
La date ()84 de l'ère arménienne correspond h l'année 1235
de notre ère. — Figure n" 10.
59-
ANI. — En dehors de l'enceinte, près du village turc Ani,
sur le piédestal d'une énorme croix :
/^////^/vw//^q^/^rJ'^.^v>^^.i'//^.//^7//>r.•o7.'•^'^/•././//'/'•/,•^////•
l;^\lJ'llurJ\^l,(lTr^ll^■ll^l;^\lsl:l%ll^^r•l^^lllll'frrrJll<^'.llr■^hh
l^lul•l^\'hur.u'.nllt{■:i!{uv.u\r,l.^^\l:l•^ll. r.i"i-huiir.i{hi'iiiii"h
i'(i'i;i>inj'ur:i/i-'ht;r,hi{in\h(\riinjihi'i-h('.im'-hiih'i,iiiii'n
;7/w^r.Nr.^/'/,i'^-/'?»'^//rr./;/w/'///»7;/'///'.///'/'///.r./7//'V,r./''r.)
/•'•/'./• . . . /'.//(•./"/•///'///•!</'."j,r./'/7/»,/''7//'/'7'r.;Tf,r.:r..s7'.'///7./,-
/^•</^^//7:/'77^l'r.JT^.s7/7./•//i'.///7:■^'^//^7'/•7'•7•w/'.^^r./':^./>
't, I 'ii'i;iji'ija\i'h'i-f\h-hiVhin':i,i;'if-r.iin,i'Uyjii''i'Shhh>
iirr.'hiih ■(, :///7'7W'./7'./''7'.7./'./'r./7'.o\ hurjuirshurj'hi,
/w^/w^rj'wni/'/r^//fr/,//i^'/r./7'/'o7',v,///./>;/,r../irj^///>//'r.o/''
r.siihi'ii-r. iir-r-hi'hij;'ih(H'M ii in.sh'i.h . r.'i.v.ub irahr.b ■.
I ranSCription : ^unt-nn Ll. lutnimntutn nlinuxti iiiutnnt iiiAnLauji,
nn nLt.hn.Ltui /i 111)111 iuui)ttis^ UntvLtui int^nu ùLn i*nlttiiniittf np liiii^—
nLiiii)('ij ht nnij tuhùtw^uitinni tii)itf)Httihiuinit . iiifwi, hti 'httithnti, '*P*lh
U 1,1 nlin , hiiiunlihtiji niitti, huinnnnt hlhttiiln nhn Itu iinnttif ni'^tttiniiili /lUA
Ll \hnitiuti ht)titi, ht^u tttiiitiLLi ttinhiJttti\ hhu ijattiL. . . . tu Uuintiiiji, lin
^iifuiifLnr,» r^'nt.nntuq uiu^uitntuh htiLc iifjiii^iijnrifiJAiif lu inLit/ii/ 'l"f>
inin ninhi.n nh iiiij^/uijin^(ui_u ( ?\ i}P"l"tl niii/iLnin/iliiu/juiiflJ /«niMiimli
ht), nitn tiiith It juiintuiinnh \ '^nnli, pittniiiPittn utpttiptuci : /' i^iiiiinii-
uiun ttipLuiiikltiiUiiipi t)tttpilUnilt n\ hiiipph vtiiiltLi iiliiii /'iiinni-u
iU2hituinni.klLtiti)pphpL\iu il Lnp itutiitlli tithtjli : ItttttixLt)^ (/T 'i^^ ) '
Traduction : « La croix sainte et immaculée qui a porté Dieu,
sur laquelle était clou-' le mort immortel, Notre -Seigneur
n7]
330 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
(.l.-)Christ, qui par sa mort immortalisa nous autres mortels;
or, moi, Kazer, fils de Mévon, j'ai érigé ceci, par la puissance
de la charge (= Christ) de cette (croix), en souvenir de moi et
de mes parents, bien plus encore (en souvenir) de l'ensan-
glanté ... de Sarguis, qui, dans un endroit inhabité, fut
martyrisé par les Turcs criminels, .... j'ai trouvé mon frère,
semblable au soleil, dans un fossé très profond, enseveli sous
les pierres; à cause de sou corps mazortn ensanglanté je pou-
vais à peine le reconnaître; avec grand'peine je l'ai apporté (et)
mis en ce lieu. Je vous prie, souvenez-vous (de lui). »
Je donne cette inscription d'après Sarguissian {Topogra-
phies, p. 170), car l'inscription et la croix n'existent plus. J'en
relève les mots suivants : uiumnLuiAjriîiijui^ pour imiuinLiuÂ^ïr/^iu^ ;
^unjiuii^nL. pour jun^uii^niji ; lîiunnjiinïr, dont je UB connais pas la
signification;' '/""c/'/' Amî'fef pour //"«pt/i ùmï/imt^; ^'«^"^ p^ur
Sans date, mais elle est postérieure à 1236.
60*
ANI. — Sur l'extérieur du mur occidental du tribunal (le
n" 11 de notre Plan) :
Transcription : «^iiiuiniuuiULU iiiiW^nnpU iui_n'Çu/iu iHuuinLOni :
Traduction : « Ceux qui veillent à la conservation, sont bénis
de Dieu. »
Cette inscription n'existe plus. Je la donne d'après .Alkhitlia-
riantz (Voijage à Aid, p. 78), d'après Sarguissian {Topogra-
phies, p. 137) et d'après Khanykof, reproduit dans le 3" Rap-
port de Brosset, pp. 139-MU. V. aussi le n" 32.
Sans date, mais elle est probablement de l'année 1237.
61
-VXI- — Sur un fragment de pierre provenant de l'église de
la Sainte-Mère de Dieu (le n" 8 de notre Plan), près de l'acro-
pole :
[7S]
LES INSCRIPTIONS ARMKNIENNES DANl. iîSl
I l-M.h
■2. IIII!2I:
l'ranscription : /• /Ji/[iii 1121; -.
Traduction : « En tiST. »
La date 687 de l'ère arménienne correspond à l'année 1238
de notre ère.
62
AM. — Sur une croix taillée dans une des pierres, l'orinaiit
la voûte de la tour, contigue à la porte principale :
I. in.l'l-'l.
■2,
Transcription : ll'l, /3i/(/ii»i
Traduction : « En (J'.)(J ...»
La date GOu de l'ère arménienne correspond à l'année 1241
de notre ère.
63
A.Nl. — Sur un fragment de pierre, dont j'ignore la prove-
nance :
là-
u
Transcription : /''■•/[il/, U -.
Traduction « En TO.i. »
La date 70(i rie l'ère arménienne correspond à l'année 1251
de notre ère.
64-
AXI. — Sur la face extérieure du mur de l'abside, dans
l'église de Saint-Grégoire l'Illuminateur (le n"À de notre Plan) :
[7H]
332 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
/•/'•///. h'hU. Nii\inviA\tiUi\(HM'4\iiV. irN'imMini. v,r r,nt,
'hf;n:,i'r.i''bh{iv,hunhnrbiibVfnNi
Transcription : /' IJin-hl il, U JiuStulnuLu nipiuuniL wSjin uunu-
iiiuiiiin (/ui'^îifliii'^/il t«) fl/iïifcuiiii. iiOLnu clibiiunjiu :
Traduction : « Cette église a vU' construite sous l'ataliek
spaçalar, Chahncliali (I), l'an 700 e. a. »
Cette inscription n'est connue que par Klianykof qui ne
donne pas le texte, mais seulement la traduction française,
publiée dans le 3' Rapport de Brosset (p. liS). D'après cette
traduction, j'ai rétabli le texte arménien.
La date 700 de l'ère arménienne correspond à l'année 1251
de notre ère.
65
AM. — Sur une pierre provenant de l'église de la Sainte-
Mère de Dieu (le n° 8 de notre Plan), près de l'acropole :
1. iifi.rA,iii'i:.hi'h ]
■2. iriiMi . . . snmi
:{. vJibrbi?)iinhN;n-i''(,]>irpj'Shi\i?)nr
/i. h3llh'hl\'flhl,nn'llh'hllhimm'V.W''hU
.5. Ti|?)</-rj/-"Hî.s'r./'r.'/-. . . ii'i.mKus
6 U'br'hillhlMUihimt
Transcription : Ht' -. illnpl-^lid, ] iÎhli^ . . .mji!». ;
wl^bpli (?) np 11 pt^iii/iïi /iiî, n/i uiLiii(P) nii /i iinLiiiiiiiiLïin nndiu it
llni.pp (iuuiiiLiuÀiiiÂ^iLii . /' i^,') Jtuâ uiiuinuinwii ... : II' J iiiiiiu ui. . . .
SLji, Lijiii^/iii/^ ^ jMuiniiLÂni :
Traduction : « 702. [Par la] grâce [de J dans ma forte-
resse . . . j'ai donné ma maison de llounapenq à cette Sainte
Mère de Dieu, (contre) 2 (?i messes. Celui [qui s'y oppose,] soit
maudit de Dieu. »
Ligne 1 : i^mï/ j)our inndi = « maison y.
La date 702 de l'ère arménienne correspond à l'année 1253
de notre ère.
LKS INSCIUI'TION.S AltMKMKNNKS DANI. ;>33
66
AM. — Au-dessus de la [lorte du porche de IV^glise «les
|- Saints- Apôtres (le n" 2 de notre Plan) :
1. iilll'lllhl.'hlll'l'.n-
■2. VJi'hl'Ilhn.lll'hhhlI'iir.
.{. rin.r.'if'iii''i.r.i{iiiii"ii-i'.irhi'
'.. //"//'. ///'. /.r./'(7r.:'i,or.:/'/''////-
:,. '(, U'hh'l''i.!U'.l'r.l'hl'.lil'l;l>hll
a. "n'.rin.i'i-v.in'.rii'iiihiisrhhhr.
7. W.ni'hh'IVhMH'.l'in.l-llh'iSi'.
s. iii''(.shin'.i'!{r:hiir.i'>iin-
9. iihNihrhmvhhiiiirw.n'i
10. iii:i'i''U;ri;'bi''i,uiii' irhni'J"
\
1 ranSCriptiOIl : unLunihi nn hkl L,tiinnLiaa Ll. iir;n îinn/iL, tu"
tuuipnu lanpnLniiiiu ( (• \ "f"j/' "làtin iiiiiiu( iiui liiiiii («iif^/iiiii^)/! (.),
jiInnAi i)Lo/iii »'fifnfffn/iiui/f |/'), "L oï' tinunnh l'''tiiuttinii^ iinnitnn
If^liiiiilittin li^jtiitiun tiitunnh l'itt^ninitiinh , inutitiin ni, Uni lu/r/rirLii /it.
(l/in/lfiiiju/ltf rifl *^lllnli Li^p (SV'*) Il l/Lr*V''/''' '7"/' l)''/! If 11/ /ij fi /m... i ;
Trailuctioii : >i Ayant Tespoir eu Dieu et son auinur, moi, le
baron Aglibouglia I), fils de lamir spaçalar Chalinchali (I),
petit-fils du grand Zacliaria II), et moi la baronne ïlianiar,
fille du baron Boughta, prince des princes, nous avons vu le
siège d'Ani et ses prêtres qui payaient l'impôt que nos ancê-
itres. . .]. »
L'inscription n'est pas aelievée.
Lignes 2-3 : uiuipHi = « baron », et G : ii^iii^uiL pour uiiunnli-
m.","^ r= t la baronne ». Pour l'emploi de u^iupnL voir le n" 56. —
9 : /ip^iijioîi^, forme vulgaire pour hplt^mlp ou [iplufnJj^, avec
une disinence -mL/i pour le jiluriel. — lu : ^tp puur /^myi ^^
« existait »; i^L^/;îi|iîi pour i^tpiuîi^îi = « sur eux ».
Sans date, mais elle est tracée entre 1253 et 1276.
181]
331
REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
67
ANI. — A rintcrieur du porclie de l'église des Saints-Apôtres
(le n" 2 de notre Plani, sur une colonne soutenant une des
arcades :
1 . <rhiirLi>h'hniisiih\rn(ibjnhf'finr'H'
'2. '//iv'/'/r.vo///"'//'./'//'f,r..T(,:/'r./na(î/>"r,
3 . m,ii anvi. htm i'hi"Ui"iv.rin, ivif-ni' %
6. p/hninj/hi'ivi.ivi'hiihhiirh'hrnNi'h
7. iuuirimiR'y:(,uhi'ij.],bWhifrfii\
8. nw%îi'i.iuv.n'hinri'VMVhi'iii>i\ii-'h
9. b^ : INJiriiiMiinM'm'hUMW'lVhi-
10. n\sf'iiJ\ïïin\u'i.bhr-v,ihi''hâ
11. llh'hV.!{l''i.VM-ni:^\llSV.SIIh'i.
\-2. "n\:.ii'if-'hVJ'i':,'hh'hiiiûi ■. VMUi'-vxi'iMhiMi'hiir'hirn
13. h'ilMM'i'bH'llSllhrb'i.b'l, •.-
Transcription : (/Ln^i'i^i-î/ lîuuim-An^, tu' 'l'hi"< "/"j/' "'"i"/'^i"î'ï',
nn ttiuinnuiuuu *)ntiiutuhtuL.h («uni riif/riiJuf\/i t^bf iliuiih tiiuinnh («ri—
iifiLii/in iifrir/f-^uffnrif^/Jlïfifuu ti_ tliuuh ititiinnh ,\ninitimh ^niiniL /(rnn/i
uptiiutublihli unîiiunt^u nttintuphii Li_ nn n nniiLii U'"î, nn iiiin_iiiO/i \/;"n
ilj(ui jf . CL iitiii/iiiiiiiiifiu fii/fiit^iiffi./i/i{j niifiiin/i/i/i MutvhLli : Il tl nn niuin
lunAiiiuu niiuiiiniit^ ntinnn iL^utsint-anij ûuiuu L l. niualni fi( OjnLnninilf
in n tir; : 4i^iifiiU)iiiinnL.u unn^nnnli niLn^^hnh i(*ifuini-an| ;
(•Ml itinhli uiiLiiiOunnii (/ iiliiiiiiuiÇIi fei_ 'l'njiuuinuinnLn tiitiU :
Tradurlion : « Par la grâce de Dieu, ludi, Guêcli, fils de
Papik, qui étais, par ordre des liarons, douanier d'Ani, j'ai
abandonné, puur la longévité du baron Aghbouglia et pour
l'àmc du baron Zaza, les droits de qaçanik de cette ville et de
ce qui vient du dehors, droits qui n'existaient pas autrefois,
ainsi qu'on ne doit pas percevoir des droits de qaçanil,- sur les
brocantes de teinturier. Quiconque s'oppose au contenu de cette
►
LES INSCRIPTIONS ARMENIENNES h'aNI. 335-
inscription, qu'il soit jugé de Dieu et qu'il reçoive la part de
.hidas: ceux qui l'oliservont sont bt-nis de Dieu.
« Ce suiit Mougliaitc et Ciiiist".stour qui ont obfenu cette
faveur. »
Lignes -2, '.i et I : iifwpnL = « baron ». V. à ce sujet le n" 56. —
:{ : ijiiiijiîiu-^i, c'est un mottun- dérivé de '-»*-• ou '-»*^ =; « timbre,
droit de douane » et qui signifie " douanier ». — G : «jiiiiî»jt, mot
turc '•*»>' — « timbre, droit de douane ». /• '//""^y \"<uv m/imiu^-
HLUin. 7 : |t| pour lin"! ■ ^' : /umuiiilif; puUr /uiin/iiiiLt.
-11 : //l/jiii P"Ui- f^Lijiu. — 12 : On notera l'emploi de la
forme vulgaire piuL pi'ur i^npA = « œuvre ».
Sans date, mais elle a dû être tracée entre 1253 et 1276.
68
ANI. — Sur le mur extérieur du porche de l'église des Saints-
.\pôtres (le n" 2 de notre Plan), dans une des niches :
1 . il hl.'I.V.
■1. ,hi: 'hh'i,
:i. (ri.lll'ihh'hl'.iHnrl'Sl'.'IJir.A
',. M'-lhlJI-{hl'iiV.I'hhh'ir:i.lll>l'lh
.-,. ///••/.// (sn-) "iv.si'iiU'Mirhi'iuuir.
7. bH'i'.i'i>ur.'hh'i.h'i,rr.i"jr.f'i'
8 . (UVhll N' NU'Xn h lWJ''l\,l'hl>.H
^). l'hllii!{N':i,l:r.!>J'.SI:l'irhMJ;
10. i'(isi'i.r.ism\ii,si'.sh!u\-runh-h
1 1 . NH'hr.i-r:f,nhi'ti'r'i'..hiih!ii:i.
1 2. llhllUI>'hiH\i{'lll'I.Nil:in'iir.
1:5. 'inyiJII'l.h'hhlhl.r.iU.H'.hlirLV.IIhl
14. iil'.Wl'.'l. inVhl'M-l'l'-'KIII'Hhl
1.5. /.///■ : (t,i-i: : :r.î/[/'r."///.s'/'./{]
Ki. Vt.iWU'.'ifhil'.IISV.lSIlhVU'.l
[83]
336 REVUE DE L'ORIExM CHRÉTIEN.
Transcription : iitHl •■ — /.■^(fmîr/iîr :
(/îinii^/ii-li l'iiuini-Ani, ocp uiiiiiiiÎh/ù/iijii, i/iuiilr ^Ln/iutri Lbuiiuihni.-
jiHiiu'b Ll Juiiiu {sic] Hiiiluinnuiiin ubnnn lliii'^nui rpLuiunu, cl
Uiii'^iliutijni liL. 7'iiiii/iiliiiii/iu/ili, piiiiiAiiip /i i(«tini /in/iitiultni_ii nijijirfîi,
fin/i /» uliniiiuhç tuniiiin i^n . ""P ilbnutnliu uni ^^luutniuinhnttip :
ilnubli np /i^/uiiiîiniLl(//>i-U iiiiirf ni_ii^inL nt, /iïp* luiianil hnç, »'i;i liiiiuil^
ijnp l/iîr/i : /' 1/ '"Il /uiiiLup L'""Çi] 'l"iu uinUuiu iiiliç, puia [ni_iiçjini_,
ilf/'l, <^iufLn(iiii/uinfijf)Jli hiinijtiia ç : >iuiji/iuiLmnL.u tffiif J<^ni] pu iiii-n^-
L/iîi iJ.uinnLdni : /'[iinuiiçij «jp/'»] :
Traduction : « 71S. (Au nom) de l'il-klian.
« Par la grâce de Dieu, nous, douaniers, pour la longévité de
nos maîtres, Saliip-Divan, Sahmad et (iarimadin, avons sup-
primé d'Ani l'iinpiit pour les prêtres que cette ville ne payait
pas primitivement; nous confirmons de nouveau (cet affran-
chissement). Personne n'a le droit de demander l'impùt, de
ciuelque nationalité ou de quelque famille qu'il soit. Celui qui
|ditj autrement ou qui tracasse pour [demander] l'impôt, est
maudit par les 318 Pèrfes]; ceux qui ob[serventJ (ceci) sont
bénis de Dieu. — l[srai'l l'écrivain]. »
Lignes 3- 1 : umifjJuia"^, c'est le même mot que ipu/jiîim/i ou
ijiiiiîijiii^. \'. n° 67. — 5 : /l i/u à supprimer, ii^nim^iiîi signi-
fie ici tout bonnement « patron, maitre », qu'il faut dis-
tinguer du titre u|iiipnîr ir= « baron ». V. à ce sujet le n" 56. —
8 : /ip^gmli/i, V. ce qui est dit précédemment dans le n' 66. —
1 1 : "L'it/ pour PLi^ti. 13 : i^n^ pour np. 14 : lunSmi
iiiLt^ : je ne trouve pas ce mot dans les dictionnaires arméniens;
mais il doit signifier « tracasser ».
La date 718 de l'ère arménienne correspond à l'année 1269
de notre ère.
69
ANT. — Sur le mur extérieur du porche de l'église des Saints-
Apôtres (le n° 2 de notre Plan), dans une des niches :
1. l<HM{?)l'f-
2. ;,/.'/.«'»,/••»,
3. hhlirLI'h'bWibU'bllhriMi'h
[84]
LKS INSCRIPTIONS AUMKXIEXNES O'aNI. '.V.il
/,. l'-h'i'ni't-i'i'tiihnn.iii.rr.hruh
:,. 'ii-in':i.i:sv.ir'ihihi,i.-i'rMsi;in'.m'.
C. hllitl'rHH'.i.llhlIUhr.lll.hhhi.il'
7. l'.in'.hi'hiii'i'iiiiiii'rMi'VJiihsr.
s. in.l\UI:h'l,S'IJ;IJ;IH'Ml.i l'. Il SV.S
0. b!ihhin:i,iil;l'l'.l<rillll'ilUN'.,ISIVi,
Kl. lll'lli>Sl\in.l'.;Sl{l>hUI'l'.IIIJ;l"h'i,il'
I I l\IIT:h-l'i.l:l'l'lll'l.l\l''l.lli{l;l'iil'.l'iih'l,
\-2. 'i'i':i.iii'i'f-i;<i'i\H-hi'.ihi.ii'ijirrM
\:\. IJH\JIII':>J:iil\ll\SI\lllJ\;n\iUlhhVhhMJiri.h'hhlll'
'l.iill'I.IWrl;
1 ', . (ui'.WMi'i'.d'iihsi'jyi. iir.in.n
I ;,. iiiii''ir.i{i'i.hi'<fiiVMh-i,i>-i,r.
16. n'iii::.(i'.iiisi'.siii'i.'in\ii'.i'H''i,r.i'
17. l'L'hh'hVJunVi.l'.llh'H'hU :
Transcription : fà-if^l 2(h{?)là- -. _ /.-^.j.,,},/.}, =
(lunn-^ItLli (•uuinLOni, eu hnLniuitinU 'l'nUltflu, nu nhliLpiiiLiyu
tli/i ^(<li/i . iriiiiilii/iii i/liniiii uitiiiiiti iil.ïiiii jijtjiniiihniii ii/iii/ii iL/ii^i/i
<}|iiifi)fiiuplj nfi /i tiltiinttthk^ tîtiÊij I1L i/iiifi)riiif ^lifth uiilLi . L ti ttin
*)UJui/iiiii/iLfi/i m) nuif/inuicpu, nii nt vtiué miuh nL ri\ iniui)riiiJt . 'll'"^
hiiin iLjiijiU •^ntuùuiupu çit Unntun, Jtuuh iLnliiiin liLhiiiiiliiiLklLiiili
iniiijiJniu^^hh II il nn iiiff niuil riLtit; Iniiu tniiiuiitui («ifijirii.An^f iil
phaLlUilitn i/io/i, iiL Ijiini/iiio /, <»(/■/. >)Uifnii/^iii/<iiiiiiiiL. i)iiitiii nfint-
/iiiji/iu IfL If '/iiif/ju/i/i iijiLii/- «.MU )iJmiifi/inL/j iifiif*)iijL/upu iiiLii'^hnh
li|l<uinnLOni : Il iiiUuiut^ ipl'* '
i'raductioii « En 7 11» (".'). (Au nom) de l'il-kan.
« Par la grâce île Dieu, moi, Noured<iin «Jolliitli. je suis venu
à Ani avec mes camarades; j'ai reniarqui' sur cet octroi que,
daprés les ordres du décret, les prêtres d'Ani ne payaient pas
d'impôt et d'octi'oi priniitivemonl; moi aussi j'ai approuvé,
avec mes camarades, qu'ils ne payent ni imp^'l, ni nclroi; nous
avons laissé tels que les ordres du décret, pour la longévité du
padicliah. Quiconque demande un autre impôt ou un octroi de
ORIENT Clint:llE><. T2
338 UKVUE DE l'orient chrétien.
Dieu, ou lesétMblitc'), est maudit par les 318 Pères, et il recueille
la part de Judas et de Caïn; ceux qui l'observent sont bénis de
Dieu. — Manas?!' I"écri\aiii. »
Ligne 5 ; uiuulq^ui, c'est le même mot que ijunJijt. turc li^v^ ou
Li*j' = « timbre, droitde douane », maisici il signifierait plutôt :
(< octroi ». — (■> : /iji/nj-mL/i, ^'. ce qui est dit précédemment
sur ce mot, au n" 66. — 0 et Id : /muL^t/u, je ne trouve pas ce
mot dans les dictionnaires arméniens: c'est le mot tatare ^f.
qui signifie « ordre impérial, ordonnance du monarque, décret ».
— ~ '■ h ii/iKUiiiîit pour /i iilinauiLl; . 8 : uijtl pOUT innLfcmi .
13 : /lîiijt/iJi^nji, je ne trouve pas ce mot dans les dictionnaires,
par conséquent j'en ignore le sens. — 1 1 : 'Ç"'(f"'j"ifc'" pour
^luinuiiuDui . 1() : ujiii<Çuii./up pour •II"'V"'->IP .
La date 710 de l'ère arménienne correspond à l'année 1270
de notre ère.
70
ANL — En dehors de l'enceinte, à GOO mètres de la ville, au
bord du fleuve Akhouriant. en amont, sur le mur extérieur de
l'église dite « Karmir vanq » (= couvent rouge), côté oriental :
1. hlà'llhhU
•2. Ub
4. /•«'"/^."/7wr^•/.lî/-'/'^/^/•^/////"^/■■/'•//^./"^w/•/'^/y/^'^;//'y■
'NI
(5. l>hl'JMrh'i,l\srhin\L mVhV.hrilLII'i in l;hmN.hhf'l''i>
m
7 . nri'hnniuufhpxi'ninkmvrirmin'hf'bhi-rhui '
8. /'•/W//'/ri/î>-r.^-.';r./'-//'i//'i. /,■/{//.•{///> //7//''/-K'f,/>r//-/'"j,
10. r.''//'V>'/.///'///."?,///./r»////'/w;/«'j,///./>:r./'(r./')///'''«'/.'/'
iviri.
11. hiihnjmhiVhii'i.Ujhivai'i'irhhrdii-riVhans'hbtnn,
LES INSCRIPTIONS ARMKNIENNES d'aNI. 330
12 hh!>J\l'llShhiil\''i'i,l;h!>.H\!>N''lllllin ■. 'h ■. 'hlVh'i'i.hl'
i:i. ^\n^\r,ll^\iu•ll^\n'l'lll;l<l\iUJ;'lf^^\r■l'■ll^l>lll•^^\l'h•hir.
su h a
r,. l'-i.nr.u'h'hi'.ii-hr.v.i'V.H-hV.hi' ■. 'i- . hiirv.hi.ut.-ru'.h
n.iir.niihhi'
i;.. llhl-il:hhin;l'L!h'H\Sl\l\lWH;'hhh -. '/■ : l\hl'Hl\l"ll>
in\rr-r.iii''i,i''i,
Ki. iiri'u\'ii\iiv. iiMVt.i]'i.M\Num\sh'hm : v.irb'h ■.
irH'l'HWbii'Il'i'il .•
Transcription : /' pn^liu iih, jïinjis'/n-ïi V.utnnLhni^, Lu' IL^iul
7'ii;nhi)iii(i/iliii, Ll Lniiium lia '/uillipuill '/.ll»/liniiifl/i/<ii, finil/m
f/iii/ififf/i, hlntiM «.nanffj, /ji_ ^iii/iiiu fii) hittujintui lit tu Ut n lu ii, tiltutuiin
iiilttiuntt ht-tt itttjLhtiim iiiij*^t)iiiuujLnu, '^nnntl ul. ^^ntiijf Ll. '>ltltLtitiip
It Ititnijti^, Lt. nttipnuinunitip iittiiutijiLp Ll anuhiuLPf ul. nUoiu i)uiiiiip
LLLnLnmu aùLn niuhXuitljllt ^iitntLltltnh . njuiithiuui[iun )lut niiililiu,
nit liu^tttLnLh t^n^ '^ttt^tttttijih ittILnuLUf ul iihunpULh ul it^ujn{tiiL]nL
linnùiuhu, IjnLntiiiiilititUntjli, Ll "'l'il' <^/> /' l'itinnuth, liu>m(<>)llinu,
Ll iil»putrtlth Ijiufjju, Ll ttl^tu^ltlttiinni h nttthithf Ll ii^ittniiintt : ^utut
lltitntipu UL luii Lnniiinpii tlttijuttipLu *) ut tu n L 11 Itti lut il Lu m ni 2'"t'"'r'"
iifLn, h lunpiiihhf tlLp *)itiLpu Utiipntip . ulu pfol^ cl uLp iL'f uiui —
ttiiiip tu tiLli Ll h iiiin lltttpnjiii iiinniiinLu/lu : l'pP V"/(mri m /i I liiiiu
nl/Aiu I /inu nuiui/iL /i 'hpliuinnul^ : LtâLh : (/ /u/i Wuiii/i s <}/'/'> =
Tradurtion : « En 720. par la grâce de Dieu, moi. Ouqan
','arimailin, et mon frère, Papqan ^■akhrac^in, fils de Sarguis,
petit-fils de Hogui, et ma bru, Dapta-kliatoun, nous avons acheto
(!<■ terrain de) ce couvent avec toutes ses dépendances, avec les
terres et les eaux; nous l'avons construit sur la friche, nous
(r)avons enrichi d'objets du culte et de livres, et nous avons fait
don à cette église de notre propriété, achetée de nos deniers :
le denier du marché, qui était la moitié (?), le haut de la
propriété du maire, le bas et le coté sud, avec les boutiques, et
aussi une vigne à lîagran (sivec) le vigneron, le lien d'Aqsout,
les quatre deniers de Kiiatchikhor et des moulins. En réconi-
[87]
340
REVCK DE L ORIENT CHRETIEN.
pense, chaque samedi le père Sarguis et mes autres frcres
diront des messes, devant les trois autels, pour notre père
Sarguis; et si ce n'est pas pour notre (père), ils diront quatre
jours de messe pour l'archonte Sarguis. Ceux qui s'opposent
à ces dons seront jugés par le Christ. Amen. — Mkhi-
tharitch l'écrivain. »
Ligne 8 : nLAuitnu/n pour iiî/Aïuifeiiuip . — 9 : hmiLniuiliL pnur
fiiuiLi»tuiun/il/ . lî/ipiuLptîf pour iî^(»xui-£itî' • — 10 : S'"p"'- pour
<Çuif iiii-nL . — 11 : iii^ijfe<îiu^ n'existe pas dans les dictionnaires
arméniens; il signifie probablement « vigneron ». — 13 :
i^n^iiufitL pour i^in^iii^t^j . — 15 : /i/St ••• i^ pour fept ••• ^t-
uiiuuiitinalii pOUr luuiuiuinumfeîr . iiinpujni_î/, d'aprèS le DtCtlOU-
naire manuel (llfuÀtiLÎr punLui^iuL) des Mekhitharistos de Venise,
ce mot signifierait « chrétien » ainsi appelé par les Tatares;
mais d'après N. Marr, ce mot désignait les Arméniens de rite
orthodoxe! Xi l'un ni l'autre; il signifie tout bonnement « chef,
magistrat », car c'est le mot grec à::7<ov qu'on peut traduire en
français par le mot « archonte ». — 10 : <îm/ju»ii-m pour ^m^ui-
n.iu/i . nLAui/inu pOUl' nL5iui/inu . luSLi pOUr iiiiît^ .
La date 7-20 de l'ère arménienne correspond à l'année 1271
de notre ère.
71
ANI. — En dehors des enceintes, près de la porte d'Igadzor,
à l'extérieur d'une des deux ciiapelles taillées dans le rocher
de tuf :
■2. hmirirhiih
A. Wbiwm
4. nhiurhrmiiin
7. ... ii/3''j,iî'i(?)/;.sr.
8. nnf'irbrt^nuM.nr'h
«). IfV.UT-îih'ib'IMhU
10. i-i.wn.uurhnn
[88]
LKS INSfRIPTIOVS AUMKXIEX.NES D'aNI. 341
1 1 . [.Hhriir.l'lll<l'il;V-hl'-l'IJ''h'l>l:
i_> invhhiir.l'hii. hu
\:i. iii'siihhirr.'ij'.r-
Transcription : huiSluiJi l'.tiuinL^i^,'] y. uiiunnlinLLILiii)! •nLhn-
Il^llll^ llfl)/in UlUlUUlUlllIn (/lU-^/lIl^IilvJ/l ( (. , Lu' /."'ItlM/l I ? , /l/<)llll^/l/lll
. . llltr/liiii/i ( . I, liuillinilip llLn •^luillli iiiiill//iiii)i! ii L 11 /• Il Ii f l /l II , [i/iiiilti
/^L]îiiuij i^Lpl^iiipitLJiil.m'li'] /'^iji^i^iL, i^i^iiiiib : /• /iiiil/;ii f; . nnn innut;!
l'un) iiiuiiiup[/iu, H1//111] iJl' : (/iuria|/iii I :
Traduction : « |Far la] vol[onté «le Dieuj, sous la baronnie do
l'atabi'k Chahncliali (I), amir spaçalar, moi, M^rdi (?), épouse
de .... nous avuns acheté cette église de nos ressources légitimes
IP'iur la lon|gé|vité] de Bibil, (notre) gendre. Elle est en tuf;
(nous) l'favons) donnée à [notre] ville, |en) 720. — Sarg(ui.s). »
Ligne - : u^mjmîinLp^LÎi est sûrement le mot franrais « baron-
nie ». V. pour le mot u^mfin}. le n 56. — ."> : (Tiu^Ç/iL^m^* pour
hw^lj'"'^ . G : /jiiliiin/^^g pOUI' /^/lîiiii/i/in . 11-12 : i/it"'"
pour i^itiiiuj. — 12 : /i i/i"t-t signifie « en argile », mais je
traduis « en tuf », pane que ce rnclier est en tuf volcanique.
— 13 : innL^^ pour uini.fc|_ OU miCUX inni-tiui .
La date 720 de Tère arménienne correspond à l'année 1271
de notre ère.
72
ANT. — Sur le mur extérieur du porehe, dans une des niches
de l'église dos Saints-Apôtres (le n" 2 de notre IMan/ :
1. M,I>!>N;.
2. hl.'i.VXh'i.
;{. •H'.ll'htil.-l'iir.l'iih'i/hlVhlIhl'iIrhr.
\. i<>-r.r.:.hi,hhin'.h"i'i-hi'i':i.i--i,irhr-r.
.■). 'hn'hV.'i.in\i2H'iii'i.'hiii<Ltr.hii'iir.i'
G. IIVhl\Sl'.'IJII'h'i,ni"l-l'i,l:Hl\sa'-lh'i'
7. ni'!iiii«i>ii'hiii'V.si''i,'hiii"ii.-i'r-r.
s. hijyi,i'."iri>hir r. 'l'iii'h-i.-h'hii-iVh'h
342
KliVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
9. 'hrh'iPxainhns'inM'xn irnhf-
10. hriihriih'hShin\i'ni'iih,hi'ri\ri\m\
1 [ . 'hi'i'iU'nvi. u lU'hniihb'mi'svji'H'r.
12. IlSI/hiihll . 'inWhlIhh'h U'lrM.bl'V''l'l'
13. b iM'hm. '/'î/ï M'ii'ijWh obr '/ i\r 'i
14. b^nVhlINà-b'l'V.l'ir.V.:,!''!.!'}-!!'!,
Transcription : t^tfj^li 2l'b -. — /.-^rfioîi/iî/ :
'l.imili itii/iiiiii IjL'Liiui'bni.pbiuU i/iiu/J^ui^J/iu bL t/iuCÇl/iui hlii-iiibhh,
Jfcp" (•îriii nm(ium»/jnu, *,unni_*ui/uu, (nn) uiiiinnu ntuinuiJnnlij
nnnjih l^, "uiui[ujj/iïr IlLuni-ipu, l/nLunn/iîi hnnn, ki. /"ihliçu, iuui-
n/inJ(ui)nnnCT, cl lArmiîr ^^/'/''/f f"'!" l/'C ""/'"£ '*""( ""Lp^n/it-
nnLli, tntruiup nn ni-a nn luptua luu/iniuL nuinUutÙbq, nt- cniup iniuL :
hnuiuint^h '/i^u / lui-LUtiLnu . ïl"P tlbnuianbuii niunutuiknnUf uuiitu
ibnljtun libhnuihnulabiiih i/iiulJjn/'Ç/iu, Wnnliupj :
Traduction : « En 725. (Au nom) de l'il-kiian.
« Pour la longévité du padicliah et du .Saip-Divan, nous,
douaniers d'Ani : Hindoutchakli, (qui) est le fils ilu sieur ju.i;e,
Oussoup de Zat[a), Gorg de Nouât, et le mercier Baulé, et le
gdrik du four, nous avons donné cet écrit aux contrôleurs (?)
il'Ani, nous étant aperçus que ceux-ci étaient encouragés par des
iniques douaniers, et nous (les) avons supprimés. Ils percevaient
sur chaque bète de somme la moitié de sa charge ('?); nous, doua-
niers susdits, avons aboli (cela) pour la longévité du padichah. »
L'inscription est restée inachevée.
Ligne 4 : //«u^m^ '/■^ouli pour //iu<J/iiu 'hUnuL . — ."i : nuinSiuift
pour tjuiSquipjt = « douanier ». — ô-G : ici u^iujmïi ne signilie
que « sieur » ; aujourd'hui les Arméniens emploient n^iu^nL pour
« monsieur ». V. le n" 56. — G : fjiumiui^np pour ijuiuiuiLnp . —
(S : u/uj^/ifliîann pour luujn/i^iîiiiann = a iiiercicr ». — 8-9 :
TlPl'k' i^ "^^ trouve ce mot dans aucun dictionnaire. — !» :
mt[iug pour mnLiug. — 9-10 : JnL^tc^fc(>. je US Is ti'ouve pas
non plus dans les dictionnaires; il signifie peut-être « con-.
trnleur », d'après le contexte. — 10 : ni_c/^i{i mpiuS pour n^c/ tf
uifLui = « était encouragé ». — 1 1 et lo : rjnn^iîma^ pour ijinJ/jm^/i.
[<M]
I.Ks INSCRIPTIONS ARMI'NIKNNKS Ii'.WI. 'M'^
— Il-I:i : niiiiiutn est sûrement iffimuui, signilianl « licte de
somme ». — 1-2 : je ne trouve pas le vrai sens do l'abréviation
"/, qui, A mnn avis, signifie « ciiargc ».
La (lato 7-2r> de l'ore arménienne lurrespond à l'année 1276
di,' nnire ère.
73
AM. —Sur le mur extérieur du pniclie do l'iyiise des Saints-
Apûtres (le n" 2 do nutro l'ian), dans la niclio, au-dessuus de
rinscription précédente :
1. l<f.!IH;
■2. hiV-'l'I'i'
:5. r,-i.lll'U-h'hl\ii 'l'hU'hr'hV.
1. [.S ('.'/.//]/' '/W'i// hrushin\-h
.>
Transcription : l<f'nL^jh iibl; -. — /.-jii^iiiL^i/i :
hlinn-^IlLli (.l/U7nLOn( Lu, tiLp niuLnùui\lipu, Jiullh i/<Jm/iiiiii
liL\_UntuunLMiLtuu J/inii tnuutup :
Traduction : « En 725. (Au nom) de l'il-klian.
« Par la grâce de Dieu, nous, li's dou(aniers, pour la
!'on£ré|vité| . . . avons vu »
La date 72.J de l'ère arménienne correspond à l'année 1276
de notre ère.
74
-VNI. — Sur le mur oriental du porche de l'église des Saints-
Apôtres (le n" 2 de notre Flan), à l'intérieur, sous l'arcade :
1 . iiv.irv.i'rhVMhhU'v.mvhV.hmi
■1. i'!rhr/if-iii''i.i''i,hiiiri-i>i'i-r.i'ii
:{. r'hl''H'h'HII'h'lll'!U'llh'i,
-'i. iirr:hinisi'.'ijn\,^'N;i-iji"u\i'iih
.-,. i'.!n,v.rhi'r,i'.siii'i'i-h',,i't-in.hi'y.
(i. v.'ii'ji'hiKiiir.ii'h'i.iim'hr.u'i.
7. iyi.hh!^:hi\:hii'i.ii"n\rirh!J>
;jii
REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
8. IMih'i.aimiliU.-l'N.IIN' irh\r
9. rMhr.u'h'NH'iihmuiinM'iiiVhU
10. l"l\>l>lVhhUT.n-'hh'h (sir!) 'uUthlMlb
1 1 . '/./•/;/> : iîiht\ : iiMwiui'iihsnn
[■2. 'h UT.II'hhhlH\fhl''hâiillh'hlV3l-
1 ;{ . 'h hhil '/ VJih'b h'h IMIUl- /;/• ///'
14.; v.iisi\s"i j'.: /.- i\h /•;■», /■'(,
15. (iWt
Transcription : 'luiâiuLph t'uinni_Ani, /jl ^niuSm'LiUL tuiunnli
l.nfînLiiliL, feu' U liihptun, ni'ifh ''l'["t"P /"nLii/iii/iîi, /iii ••""l uiiuii-
ihuàli L^jt, i/iuiiL uiuinn'UuinL lunLi-niuinnuPLuilili /o/in/i ii^iumunhniu
iiiJiiLni (^'i') imu/iînt") tL nntu'^bli i/iuulr uiiiinnu ^iiuapb ^niin(u :
(7«/ç iip /i ilkàuia Liiiù p ilinpnL. iiiiiiu uincviuliii niuiiniuliç, uuinnli
ti (sic!) Liini/tiiii feii/in/i î«/'/. 'Çiuiniuiiufeiniunî/ . iJiuuL fci. piiid/iL
iiOnLniul/iu /iL n'Iiuilihph iiiri-nç . cl nn <Çiuuiniiiui uiiii^t^ iuLfi<jo/iîi
il<iiuiiiLrtiii :
Traduction : « l'ar la volonté de Dieu et par l'ordre tlu baron
Ag'hboutz'ha, moi, Mkhithar, fils de Grigor Klmutsis, qui étais
douanier à Ani, pour la longévité de (mes) maîtres j'ai cédé tout
l'octroi sur les moulins, et pour l'âme du baron Zaz, (j'ai cédé)
celui sur les gouvernantes. Si quelqu'un, grand ou petit,
s'oppose au contenu de cette inscription, que cet homme soit
maudit des 31<S Fères, (et) qu'il recueille la part de .ludas et de
Gain; celui ipii l'observe soit béni de Dieu. *
Lignes 1-2 et 7 : u^mpnîi = « baron »; V. n" 56. — 1 : u^iuptii,
ici ce mot signifierait sûrement « maître, seigneur », et non
« baron » : V. n" 76. uiiu/jiïma^ pour ijiuJi^iuOt . — 5-G : la forme
Oiuriiiinliii^ii, de Oiunmg-î'/i, êSt à UOtOr. 6 : luiîLLn^ pour tuâh-
îiiiijîi. — 7 •. ijms't'j pour ijiiij/iiii/j ^ « gouvernante ». — 0 .
ilingnL. pour i^inpnJiij |() : t;!) dialcctal pour lu^ littéral est à
signaler. — 1 1 : vii^jimiuifemp pour ^luinuiiubuip .
Sans date; mais elle a dû être tracée en 1276 de notre ère.
K. .1. Basmadjian.
(.1 suivre.)
càtaloCtUE des manuscrits géorgiens
DK LA BIHLIOTFIKQUK PATRIARCALE GRECQUE
A JÉRUSALEM
AVANT-PROPOS
Du 19 décembre Ul'23 au :î janviiT 10-Jl l'autour a séjipurnô
à .li-rusalem où il s'était rendu pour profiler de la larullé qui
lui avait été donnée de dresser de nouveau le catalogue des
manuscrits géorgiens du patriarcat grec de Jérusalem.
Ce travail avait d'autant plus d'importance que les descrip-
tions insuffisantes de Tsagareli (1) fournissaient jusqu'ici les
seuls renseignements que nous possédions sur cette collection.
Les Collertanea de M. le professeur N. Marr dont le rapport
préliminaire (2) fut publié il y a une vingtaine d'années et qu'il
(1) I.o catalogue de Tsaoauei.i a été publié deux lois; la pn^miéro fois dans
^■<n livre intitulé rpy:tiini.i m. Cbhtoii 3eM.ib n iia Cniiat> (IlpaR. !Ia.i.
l'.opiiMKi., HMM. 4, CnCi, 1888 r). Cette édition a été répétée dans ses CBbjjtriiH
na>iHTiiHKaxi. rpyjiiiicKoii inicML-iiiKicTii, Bun. 2, Cno. 1880 r. Nous en
vons une traduction anglaise très soignée faite par J. 0. Warduhr, avec les
citations géorgiennes en transcription, dans le Jom-nal of Hihlical iileratur>\
vol. XII (Boston, 1893). pt. 2. pp. l(ïS-l7'.). Le catalogue renferme aussi des ren-
seignements sur quelques autres manuscrits, jadis à Jérusalem, mais aujour-
d'hui à l'étrognid, comme le n° Cil. .Menaion sur papyrus (dans la liibliotliéqiic
publique à Pétrograd;, et les n" 110-117 dont .\vai.iikf avait fait présent au
Musée .\sialique de l'Académie Husse.
[i) Ceci se trouve dans CDoruneuiii Ihin. IhueciuiicKaro OfimecTBa,
T. 14 (Cn6. lOO:?), -1. 2, CTp. 1-.")1 : II. Mappi,. IIpejuapiiTC.ibHbiii OT'ietn. ci
'I.3JK1; na Cunaii n in. Iepyca.i»>n.. A. Haknack a renvoyé à cette cornmuni-
ilion (Silzungshi'richte der Bcrtiner Académie, 1!I03, [jp. 8.'iI-840) : il reproduit
- ulement les données qui concernent la patrologie et l'histoire de la littérn-
lure chrétienne, et néglige tout ce qui semble trop étroitement lié à la
philologie caucasienne. En dehors de ces travaux, il faut noter que N. Mahi:
a décrit plus ou moins sommairement quatre manuscrits de la collection
:) Ki REVUE DE l'oriext chrétien.
est difficile de se procurer, renferment nombre de renseis;ne-
ments généraux d'une grande valeur, qui cependant peuvent
être complétés. Grâce à la liienveillante recommandation du
il' W. F. Albrig'ht, directeur de l'école américaine archéolo-
gique de Jérusalem, M. Larson a pu photographier une page
de chacun des manuscrits, ce qui a singulièrement facilité le
travail de l'auteur. En effet, les photographies qui lui furent
envoyées ensuite, avant son départ d'Oxford pour la Palestine,
l'avaient renseigné sur les caractèi'es généraux de ces manus-
crits et lui permirent de se documenter plus particulièrement
sur leur caractère paléographique avant même qu'il ne lui fui
donné de les examiner par lui-même.
A son arrivée, l'auteur trouva non seulement une hospitalité
très agréable à l'École Biblique, mais eut aussi à se féliciter
de l'accueil très amical de Sa Béatitude le Patriarche grec, et
de l'obligeance sans bornes du curateur de la bibliothèque
patriarcale, l'archimandrite Hippolytos et du sous-bibliothc-
caire, le Révérend Père Théophilos. L'un et l'autre firent tout ce
qui était en leur pouvoir pour faciliter ses recherches; ils lui
ouvrirent la bibliothèque du matin au soir et ne se lassèrent
point de l'éclairer sur les points douteux qu'il rencontra fré-
ijuemment pour tout ce qui touche à la liturgie. Et si l'auteur
parvint à dresser un catalogue assez détaillé des 161 manus-
crits, il le doit en grande partie à leur obligeance à laquelle
il se piait à donner ici le témoignage de sa vive gratitude.
dans certains de ses travaux, à savoir : le ii° 2 (/Kurie ce. rpiiropia
XaH43TiiicKaro, etc. ii:)ji. H. Mappi ÏP n" 7. Ciiû. 1911, p. xxxviii-xi.i); le
n" ni) (H. MappT>. AiiTioxt CTpaTiin^, Il.i-biieuie Icpyca.'iuMa nepcaMii cb
eu TP II" 0. Tii'Kiiici.-CnC. 1907-9. BBefleuie, pp. 62-64; le synaxaire n" 24
et 2.") dans son Agapni Diiaris Monastrisani lerusalinasasina, Petropoli, 191 1,
pp. vii-xv; là aussi se trouve une description succincte du ms. n° 37, pp. xv-
xix. On doit y ajouter la description revisée dn n" 2 et aussi du n" 3 données
par M. le professeur V. N. Benesevic, où les lacunes de la description de N. JIahr
sont complétées (0 jpeBiieMT> iepyca.inMCKOMî. cniicKl; rpysHHCKOii miihcii-
MCTLCii, -XpucriaHCKiii BocToitt 1 (1912), pp. 65-08. Voir P. Peeters, Ana-
lecta Bollandiana, XXVIII (1920), p. 139 en note; Mélanges Universitaires,
Beyrouth, ix, 1 (1923, p. 1) : Hisloires ?)wna s tiques (/éorijiennes, Bruxelles, 1923,
p. 208.
L-2]
CATALOtiUE DKS MANUSCRITS liÉOKfilENS. 317
Les manuscrits gcorgions de Jérusalem proviennent pour la
plupart du couvrnt de Saint«'-Croix 1 1 ) pns de la N'ille Sainte.
Ce sanituaire que les Falimides détruisirent presque entière-
ment dans le premier quart du xi" siècle, fut rétabli vers 1U35
par des moines géortriens sous l'hégémonie de l'rokhoré
llp;-/:p:; (-2) disciple d'Kuthyme l'athonite (3), le grand saint
géorgien. La reconstruction du monastère dura quelques années
et ne s'acheva pas, il semble, avant 105G (I). Depuis cette
époque jusqu'au di.\-neuvième siècle il y eut toujours des
moines géorgiens à .lérusalem, quoiqu'il arrivât parfois qu'ils
fussent réduits à ne former qu'une minorité (ô) parmi les reli-
gieux d'autres nationalités qui peuplaient le monastère. Pen-
dant le xiii° et le xiv' siècles, les Géorgiens et les Arméniens
eurent à Jérusalem un rôle prépondérant parmi les chrétiens.
Il en résulta entre eux une rivalité qui atteignit parfois un haut
degré d'acuité ((i). Mais l'intluence géorgienne ne cessa point de
rayonner du cou\entde Sainte-Croix bien qu'il veut des moines
géorgiens dans d'autres monastères de la Ville Sainte (7). Les
anciens foyers de iMar Saba et de la .Montagne Noire prés
d'.\ntioche tinireni par s'éteindre et par disparaître. Tous ces
'•vénements se rellètent dans les manuscrits; et quoiqu'il semble
l; .Sur ce sanctuaire voir le livre de Tsacakei.i, o//. 'il., et P. Tiiomsen,
f'ilnitiiia Bibliographie, s. v.
li) Voir sur ce personnage ce que dit P. Pf.eters, Analecla lioUandiann ,
WXl I l'.il2), p. :îiJtJ, et lo livre de TsAi.AREr.i cité ci-dessus, note I, qui est la seul'-
• tude d'ensemble que nous ayons sur les Géorgions dans la Terre .Sainte. Une
MO synaxarienne de Proklioré a été retrouvée par Th. Zohdama dans un nis. de
l'jnic et publié dans son J"cif)o,j,')ôo, 11, pp. 5i5-51.
i:i) Sur ce saint voir I'. Peeters, Uislnires monasli'jues géorgiennes, Bruxelles,
l''.I3, pp. 8 et suiv.
il) Voir P. Peeters, Analecla liullandiaiia, .\.X.\1 ^191î), p. oOl.
5i Nous trouvons quelques renseignements dans les niémoriau.x et les colo-
l'hons des mss. dans la présente collection.
6) Nous puisons quelques renseignements sur ce sujet dans les mémoriaux
<ii-s manuscrits arméniens à Jérusalem; beaucoup de ceux-ci ont été copiés
par N. -Makr, op. cit., pp. 4:5 et +4, qui les a employés comme matériaux pour
- 'U seminar en I'.il.j-I916.
') Beaucoup des manuscrits portent des notices indiquant qu'ils appartien-
iiiMit an monastère du Saint-Sépulchre ou à d'autres monastères.
l:5]
:J18 RKVUK DE I.'ORIENT CHRÉTIEN.
qu'un en ait copii' quelques-uns, il ne s'en trouve que des traces
rares; d'autre part, on trouve quelques feuillets palimpsestes qui
remontent à une époque plus reculée que le commencement
du XI'' siècle. Les manuscrits en caractères asomt' avruli (capi-
tales) l'ont complètement défaut. La collection ne peut rivaliser
ni dans le présent ni dans le passé, il semble, avec les vieux
fonds géorgiens du Sinai (1), ni avec le grand nombre d'auto-
graphes et de manuscrits du x" siècle à Iviron {2).
Néanmoins, la liibliothèque est riche et importante et en
dehors des manuscrits en question, elle en possède deux ou trois
autres de première. valeur parmi lesquels le grand codex des
prophètes (3) et le mravalt'avi (4). Il renferme l'unique copie
delà Vie de saintGrégoire de Khandztha, cette perle del'hagio-
grapliie géorgienne. On verra jilus loin qu'il s'y trouve encore
d'autres travaux qui sont loin d'être négligeables.
La ville de Jérusalem est beaucoup plus accessible aux visi-
teurs que les sanctuaires reculés d'Athoset du Sinaï ; les manus-
crits qui s'y accumulaient se trouvaient par là même exposés à
une dispersion plus grande qu'ailleurs. Ce fut le cas, précisé-
mrnt, des manuscrits géorgiens. En premier lieu, on sait que
le hc'àu manuscrit de la Bodieian Library est de la main même
de Prokhoré (.j) et qu'il a été écrit à Sainte-Croix. Le manuscrit
géorgien n° 1 du Musée Britannique qui renferme une collection
très étendue des Vies de saints palestiniens provient sans
doute de la même source (G). Au Musée Asiatique à Pétro-
grad, en outre de ces manuscrits on en trouve encore une
vingtaine (7) environ qui firent l'objet d'une donation du prince
(1) Co calalogiipse trouve dans Ts.\r,AiiEu, CEtjtiiia, H, pp. 51-98. Le catalogue
<létaillé de M.M. Marii et Djavakiiov est encore inédit.
(2) Le catalogue se trouve chez Tsagareu, C'Biabiiiji. Bun. I. Cnû, 1886, p. 1 ss.
Une traduction anglaise en a été faite pai- J. 0. \\'AiiDROP, Journal of Theologi-
cal sludie», Xll (1910-11), pp. ,".93-(Jfj7.
(3) Voirn"' 7 et 11.
(4) Voir n"' 5, 3, 2 : supra, note 2, et sur ce mot. K. Kékki.idze, -j.ifooi. sr^of).
oIhV'î"»^, Tillis, 1923, pp. 549-50.
(.')) Voir P. l'EETERs, Analccta BoUandiana, XXX! (1912), p. 303.
(0) Voir .1. 0. Wardroi' dans Catalogue of t/ir Armenian and Georr/ian .Uss.
of titc Urilish Muséum, pp. 397 ss.
Ci Comme le dit Tsacarei.!, ChI;a. 1, p. xxuj; et comme l'auteur du présent
«atalogue a pu le constater par ses propres reclierclies dans cette collection.
[■1]
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS. 349
l'iorgi Avalulïau commencement du siècle dernier. Il convient
de se méfier dos relations plutôt fantaisistes de vnyatreurs d'au-
trofiiis comme Sriiolz (1) et (Iregory ^2) sur le nombre des
manuscrits géorgiens à Sainte-Crnix; mais il n'est pas permis
de douter de la richesse de cette Itibliothèque dans le passé.
Les premiers ronsoignoments un peu détaillés que Ton ait •
sur les manuscrits géorgiens à Ji-rusalem, si Ton ne tient
pas compte des relations assez courtes de l'évèque Timothée
(17.V2) (3) et d'AvaloCf (18-20) ( 1), se trouv.-nt dans le catidogue
du professeur A. A. Tsagareli {'>). Les défauts de ce travail
sont nombreux ot évidents ft ils le sont davantage encore dans
la partie concernant les manuscrits géorgiens de Jérusalem.
< lutre une vingtaine do manuscrits décrits d'une manière assez
ilétaillée, quoi(iuo pas toujours e.xempte d'erreurs, les rensei-
-uements fournis sont d'une insignifiance telle qu'il est presque
impossible de les identifier de nouveau. Si enenre les descrip-
tions étaient correctes on pourrait passer outre, mais il se
tiouve que souvent elles ne sont qu'un tissu d'erreurs gros-
sières, comme le dit le R. P. Peeters (G). Il convient cependant
d'ajouter qu'en dépit do ses lacunes et de ses incorrections, le
travail de Tsagareli a rendu de grands services à la philologie
géorgienne comme ayant prouvé indiscutablement l'antiquité et
la richesse de la littérature géorgienne (7). Grâce à son travail,
on peut se faire une idée de la composition et du nomlire des
manuscrits qui se trouvaient dans les oolloclions à l'époque où
il les décrivit. Il y a des cas oii des feuillets avec colophons ou
inscriptions des pèlerins ont disparu depuis lors, ce qui dnnne
à ses remarques une valeur qui subsiste encore.
(1 .J. M. A. SrHOLZ, JûhlisrhKiilmche Ih'hr, l.ri|izi{; imd Sorau, ISi?,
pp. Il8-M;i.
(2i C. R. GiiEiiOHY, Ti-Tikrilik des .\eucn TeslameMs, Leipzife', 11*!-', t- H,
pp. ."iT-l-ôTS.
(3) Publié par l'iaton Iosèliam à Tiflis, INO'i.
(4i Des extraits dans Tsai.arei.i, Cidu. II, p. xxi el suiv.
(ôi Voir supra, note I.
(5) Uitloires monastiques géorr/iennes, p. "J08.
7) Voir notainnient CBtj. I, xxiv et suiv. Aux premiers temps des études
-•éorgiennes on a du soutenir deslultcs vigoureuses sur ce sujet; voir les remar-
iues de Brosset dans son Dif.ours sur C histoire et la lilléralure géorgiennes
liiblio^raphie analytii|ue. n" G7 .
350 REVUE PE l'orient CHRÉTIEN.
11 faut parler maintenant de l'endroit où sont réunis les
manuscrits et de l'état dans lequel ils se trouvent actuellement.
Depuis les travaux de Tsagareli, ils furent transportés du monas-
tère de Sainte-Croix au Patriarcat yrec de Jérusalem (1).
Il n'a pas été possible de retrouver la moindre trace de numé-
rotation des manuscrits, telle que nous l'avons dans le cata-
\o<j;ue de Tsagareli, numérotation qui ne semble pas avoir fait
partie intégrante des manuscrits (2). En revanche, on trouve
trois autres espèces de cotes dans la plupart des manuscrits :
1" un numéro écrit au crayon sur le recto de la première feuille
du manuscrit ; -2" une étiquette portant les mots -/Eipivpasiv yswc-
-.-i'.av collée soit sur le recto du premier feuillet, soit à l'intérieur
même de la reliure; 3° une autre étiquette de même type, mais
collée le plus souvent au dos de la reliure. C'est d'après cette
dernière cote que les manuscrits sont rangés aujourd'hui, et
ceux-là seulement figurent sur notre catalogue. Le format a
décidé de leur classification, le numérotage, en effet, commen-
çant par les formats les plus grands pour finir par les plus
petits.
Tsagareli (3) n'en a compté que 138 à son époque. Le présent
catalogue porte 161 numéros. Parmi eux, deux livres impri-
més (4), un manuscrit arménien {'>) et cinq porte feuilles
renfermant tles feuillets tombés ou détachés d'autres manus-
crits (6) : quelques-uns ne sont, en fait, que des cahiers
disjoints de certains manuscrits et reliés à part (7). D'autres
enfin, parmi les plus épais, ont été divisés en deux parties pour
les besoins de la reliure (8). Tsagareli affirme avoir décrit tous
les manuscrits qu'il a trouvés ou qu'on lui a montrés, mais
il ne va pas jusqu'à prétendre qu'il a vu tout ce qui pouvait
exister (9). Les recherches faites pour la rédaction de ce cata-
(1) En tout cas avant la visite de N. Maiu!.
(2) C'est ce qui résulte également des travaux de N. Mauu.
(3) Cn-ba, II, p. 40.
(4) N" 88, 15.-).
(ô) X» M7.
(<l) N- 58, 59, 1.57, 158 et 159.
0) N" 144, etc.
(8)N- 7, 11,5, 3, 2, etc.
(9) fnhn, 1. p. XXI, I.
[6]
CATALOGLIi DKS MANLSI.IUTS GÉORGIENS. 3r)l
loL-ue permettt'nt de penser que rien d"import;inl n'a échappé
<les chiises que Tsapareli a vues.
Ij's nianusorits sur papiir ont lieaucoup snulTorl des vers;
ciu\ sur parcliemin sont parvenus dans un ilal Inen meilleur,
«liioique les uns iM les autres aienl subi assez souvent l'action
de riiumidité. Les détérioratiuns semblent remonter à une
"■poque assez reculée. Beaueoup de manuscrits ont été réparés
et les inscriptions des pèlerins sur le papier ajouti'' prouvent
que ces réparations datent parfois du xvi' siècle. Presque tous
ont leurs folios numérotés suit au crayon, soit à l'encre. La
plupart ont de fortes reliures modernes en demi-cuir de cou-
leur orange avec les plats en toile bleu marine. Quelques-uns,
parnn les meilleurs, sont entièrement reliés en cuir jaune avee
leurs litres en ^rec sur le dos. Les autres ont gardé leur reliure
ancienne. Du dépouillement général de la collection se dégage
l'impression que le travail de Tsagareli correspond assez bien
à la réalité, mais qu'il faut y ajouter beaucoup de détails et en
retrancher pas mal d'erreurs. D abord la collection ne renfernu-
aucun manuscrit antérieur au xi" siècle. La plupart de ceu.x du
xr siècle semblent avuir été écrits pour Prokhoré (1). Les tra-
ductions de saint Euthyme (2) sont assez nombreuses, mais la
bibliothèque est loin de les posséder toutes et il s'y trouve peu
des travaux de Georges l'Athonite. Il y a parmi les manuscrits
une série de travaux remontant à la \ ieilie période des traduc-
tions géorgiennes (3), mais aucun recueil ne renferme exclu-
sivement des ouvrages de ce genre, et il semble bien que
ceux qui s'y trouvent sont là par un heureux hasard plutùt
que grâce a un choix judicieux, surtout si on les compare
avec le contenu des manuscrits d'Oxford et de Londres.
Parmi les scolastiques, Ep'rem Mtsin- (« le petit ») est bien
représenté (I). On n'a pas moins de quatre manuscrits de sa
1 1 1 Notamment les n<" 7, 11, '), 3, 2, 18, fie. .Vous avons une série semblnble di'
manuscrits des traductions do saint Eutliyuio, qui ont été écrits pour l'évèqui'
Zacliaiiedp Valaskert à Consl;mtino|ili\ ainsi quo les manuscrits du Tserki'vn\i
.Muzéïà Tillis, n°' I,tt6, W8. etc. (v. H. Vliopaania, Oniicanie pvKoniiceii, etc..
1. I, pp. l ss. : 114-11.^.; t. II. pp. 132-13:fi.
e.') X"'^ 14, 73, etc.; voir la liste di' ses travaux chez P. Peeteks, Jlixl. mun. geor..
pp. 31-36.
i3i Surtout les manuscrit.s do la Bodieian Library et du Britisli Muséum.
I 11 On V trouve sa traduction dos «'livres de saint lirégoiro de .Nazian/.oln"' ^.
3'rZ KEVUE DE E'dHIE.Nï CHRÉTIEN.
tFaductiun de saint Grégoire de Nazianzo (les seuls qui reti-
l'crment les commentaires complets dus à Ephreni). Un
lïianuscrit de son commentaire sur les psaumes donne la fin
de l'introduction qui manque dans le manuscrit deMartvili (1 \.
Nous trouvons là aussi un exemplaire complet de son commen-
taire sur les œuvres apostoliques; tous les manuscrits de ce
travail conservés au Caucase n'ont ni commencement ni fin.
C'est bien cet exeniplaire que Tsagareli décrit (-2) comme conte-
nant seulement le texte des Èpitres catholiques, maison réalité
il renferme aussi les Actes des Apôtres et les épitres de saint
Paul. Mais le manuscrit ne renferme pas l'édition du texte sans
commentaire fait par Eplirem et dont nous avons plusieurs
manuscrits au Caucase. Aucun manuscrit de cet oiivrage ne
se trouve à Jérusalem. Les autres manuscrits des Evangiles et
des oîuvres apostoliques qui sont à Jérusalem ne paraissent
pas présenter une grande valeur.
Parmi les manuscrits liturgiques les plus importants se
trouve le synaxaire de (ieorges l'Athonite (3). Ce magnifique
exemplaire appartient sans aucun doute au xi° siècle et a dû
être copié par conséquent peu d'années après sa traduction.
La plupart des manuscrits liturgiques portent des notes
grecques tracées au crayon en lettres capitales : QPOAOFION
MIIN.MON etc. Ces identifications semblent concorder avec la
description de Tsagareli, mais elles ne sont pas toujours
certaines.
La moisson hagiographique a été moins abondante qu'on
pouvait l'espérer; la quantité de â'za; r,bpri\).é^x s'est trouvée
assez restreinte, mais il y a cependant des Vies intéressantes
(en dehors decelles deGrégoire de Khandztha (1) et de Timothée
le Thaumaturge (.j) dont on connaissait l'existence), comme
par exemple celle d'Abdul-Mesaia (Abd-el-Masih) qui semble
1:î. 15, 1)); son comiiienlaire sur les psaumes lu" 1) et sui- les œuvres apostoliques
(II- 16).
(1) Ed. P. A. Im;ohi>i)va, iI^;)?'-'!) î).\-|.>fôip>5;jg:'^c:!, III, pi. I, pp. -J-lo-tl'J.
(i) N" 138; le texte des œuvi-es apostoH(|ues, par exeuiple, se rencouti'e dans!
les manuscrits 137, 18.") et 077 du .Musée Eccliïsiasiique de Tillis.
(3) N°' 21 et 2&.
(1) N"2; voir supra, note 2.
(h] N" 3.
[S!
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS. 353
avoir été traduite du syriaque (1). D'autres manuscrits anciens
renferment les l)iographies des saints géorgiens Jean de Zedaz-
neli et Schio de Mgliwim (2) ainsi que la vie de saint Xéno-
phoro {'3). Deux manuscrits modernes contiennent la vie de
saint Jean Damascène (4) et trois anciens l'histoire de Barlaam
et de Jùsapliat (5).
Les œuvres de saint Macaire (G) dans la version de
saint Eutliyme l'Athonite et les homélies de saint Cyrille d'A-
li xandrie forment le no^au d'un recueil polémique qu'Arsène
Vacesdze a rédigé dans sa forme défmilive (7). l'n autre
manuscrit dépasse de beaucoup par son contenu patristique
I- bornes ordinaires du point dé vue littéraire. Le manuscrit
Il 14, un manuscrit sur papier du xui" siècle, contient les
ui^vrages suivants : a) Basile sur l'IIexameron; b) Grégoire
de Nysse sur la création de l'homme ; c) une partie sans titre
du r.ip: ;jL;Tp(iJv xaî tiTaO;j.G)v d'Épiphane de Chypre avec un texte
anonyme chronologique suivi de d) sept traités d'IIippolyte. On
nignoie pas parmi les théologiens que les sept ouvrages d'Hip-
polyte se retrouvent dans le recueil célèbre de Shatberd à Tiflis ;
N. Marc (S) et G. Bonwetsch (9) en ont publié cinq, soit dans
l'original, soit en traduction. Dans le texte du commentaire sur
1) N" -20; voir /?. H. 0., 4 et A natecla Bollandiana, XL, p. 259.
i-'iN-36.
!i N" 140; ce texte se rencontre autre part seulement dans le syna.xaire éthlo-
II, et va être publié dans le prochain volume des ActaSancloriim, pp. 142-144.
h N»* 20, 36; cf. K. Kékélidze, XpucTiancuiii Boctokî,, III, Pétrograd, 1914 et
II, pp. 116 ss.
.1 N"' 140, 51, 120.
lii.V 73.
7) X" 151; sur celte collection v. 3. ôgôas^od,-]. j.KoOTgstCf SC<'ÔO"^Ôa""'>
"l.f^fjiôo.i, ÔQoe^obo, 1023, pp. 293 ss. et 515 ss.
S) Ilnno.iuTT,, To.iKOBanie ntcnu ntcHcii, in-8», .Saint-Pétersbourg. llXil.
iduit par G. N. Boswxtscb, Hippolyls Commenlar zum Ilohenlied, wif grund
I .V. .\farr Ausgabedes griisinschen Tf.rts, dans TeMe und i'ntersuchungcn (1er
hrisllichen Literalur, t. XXllI, Leipziir, 1!K»2.
■ ') lirei Georgisck erhiUene Svhriflen von lltjppolyttu, dans Ttile und L'nler-
liungen, t. XXVI, Leipzig, 19<J4. Die unier llgii/iolyl's \amen iiherlieferle
'irifl i'iber den lHonhen, dans Texte und Untersuchungeii, t. XXXI, Leipzig,
ORIENT CIIKÉTIEN. ' 23
354 REVLE DE l'orient CHRÉTIEN.
les bénédifiions de Moïse, le manuscrit de Sliatberd (1) offre une
lacune, une feuille s "étant perdue (2). Le manuscrit de Jérusa-
lem contient la partie manquante; on peut en déduire qu'il
représente un rameau indépendant de la tradition manuscrite.
Ce témoin nouveau jette aussi quelque lumière sur l'histoire
du recueil de Shatberd lui-même. Je soupçonnais depuis long-
temps que ce manuscrit avait dû être composé de deux parties
d'orii^ine différente : d'un côté, Grégoire de Nysse et Hippolyte;
de l'autre coté, Epiphane sur les douze pierres et le Ph3siologus
avec la conversion de la Géorgie, évidemment de provenance
étrangère. On peut suivre l'histoire du nouveau manuscrit)' usqu'à
un certain point. Il y a, en effet, à Jérusalem un autre exem-
plaire de ce recueil, beaucoup plus fragmentaire que le précé-
dent; on y peut voir une note constatant que l'original se trou-
vait à Kalipos près d'Antioche.
Il reste maintenant à dire quelques mots du manuscrit dvs
prophètes (3). La description que Tsagareli en fait est assez
détaillée et suffisamment correcte. N. Marr a vu le manuscrit
après lui et en a copié les livres d'Esdras; mais le manuscrit
avait disparu depuis (4). Grâce aux photographies dont j'ai parlé
plus haut, je suis parvenu à l'identifier de nouveau avant même
mon arrivée à Jérusalem. On l'avait divisé pour le relier en deux
parties d'étendue à peu près égale; il va sans dire que je n'ai
pu me rendre un compte exact de ce qui s'était passé qu'après
un examen approfondi de l'original. <Jn avait relié par erreur
les douze premiers folios à la tête du deuxième volume et par
coniséquent le n° 7 commençait avec le 4" cahier (Obédie, v. 9).
La faute la plus grave commise par Tsagareli, c'est d'avoir
compté dans le manuscrit 363 folios, alors qu'il en con-
tient 333. Il lui a échappé aussi que dans Joël il y a une lacune
de deux fouilles : il y manque Joël, ii, 4 à m, IG. Le commence-
il) v. e. TaKainuiîu.'in, Oniicaiiic pyiioniiceii « OôiuecTBa PacnpocTpaue-
iiia rpaMOTiiocTii cpeaii rpyiîinii. », T. H, pp. 6o2 ss.
(2) Voir BoNWETscn, toc. cil., p. 56-57. J'ai copié la partie du te.'ite qui lait
défaut, et j'espère la publier bientôt.
(3) T.S.40AIIE1.I, n" 1 = n" 7 et 11.
(41 liruno Violet, Die Esra Apocalypse, t. I, lierlin, 1910, pp. xli-xliii. La
copie (le N. MAriii est faite sur le manuscrit de .lérusalem, comme il résulte
clairement du te.xte russe de l'OTMeTi) (p. 14).
[10]
i
CATALOOIE DES MANUSCHITS GÉORGIENS. S.'iô
ment est le morne qu'au temps de Tsagaroli (Hosée, xii, 2). Si
quoique chose s'est perdu ;ï la fin, il est difficile de le constater
pane que pour Tsagareli, comme, je l'ai remarqué dans d'autres
cas, la fin d'un manuscrit n'est pas toujours au mot final, mais
bien là où les derniers mots sont encore d'une lecture facile.
Le oataioçruc une fuis dressé, deux heures de loisir periuirenl
il Taiiteur du présent travail de copier le texte du livre du
prophète Sophonie, texte dont il possède une transcription faite
sur la version du mont Athos 0 et une autre copiée sur le
manuscrit U (ms. Univ. Georg. Till. n" 1). Dans une étude
rjuil a publiée il y a (|uelques années (1) sur ces derniers
I Mes. il a prouvé que le texte de 0 a subi une rédaction gri';-
( 'iphile où tous les mots arméniens ont été remplacés par dos
équivalents géorgiens. l'ar contre en U on reconnaît l'œuvre
des Scolastiques qui ont retenu les arménismes. Il était visible
d'après Tsagareli que le manuscrit de Jérusalem I n'était
identique ni avec l'un ni avec l'autre et qu'il était difficile de le
classer dune manière définitivo. Mais de la comparaison des
trois versions il ressort que I s'apparente de beaucoup plus
près à 0 qu'à U, tout en ayant moins subi rinfiuence grécophile
que 0. Une étude approfondie seule établira si les variantes
s 'Ht d'une époque antérieure à cette version ou simplement le
l 'suliat d'une revision parallèle.
Parmi les termes employés dans ce catalogue, quelques-uns
demandent une explication : ( — def.) veut dire à/.îs^/,:; : qui
manque au commencement; (def. — ) signifie /.sXsJs; : dont la
fin s'i'St perdui'. On emploie aussi le mot nuskhuri pour dési-
gner l'écriture minuscule ecclésiastique, tandis que mkhetlruli
désigne l'écriture civile et asomt'avruli l'alphabet capital.
Deleiiave, li. //. G. désigne : liihliotheca Ilagiographira
///•flea/, ediderunt Socii Bollandiani, editio altéra emendatior,
in-8", Bruxelles, 19U0.
Robert P. Blake.
ili IlaBkcTlH KaBKaacKaro OTjt.ieiiiji Moci;oBCKaro Apxeo.iorH'iecKaro
OCiuecTBa. Bbinycin. VI, Tii*.tiict.1921 r. : P. II. E.i3iiKi>, O apeBiie-i-pysuH-
CKiixi. uepciaxT, BeTxaro 3aBtTa, pp. 1-10.
LU
356 REVUE DE l'oIîIEXT CHRÉTIEN.
N° 1
XIII'' siècle. Portefeuille de toile verte avec dos en cuir jaune.
Papier oriental déteinte rougeàtre ou crème. 279 folios qui ont souffert des
vers, particulièrement au dos. Cahiers : les feuilles sont séparées pour
la plupart et se présentent dans un grand désordre; les signatures ont
disparu. Dimensions de la page : 388 >< 292™"; de l'écriture : 328 >:
SOS™™; sur deux colonnes avec un espace de "JG ■"" entre elles : 38 lignes
à la page. Ecriture : nuskhuri arrondi et régulier. Titres et initiales en
minium, parfois encadrés en couleur verte. Encre brune foncée. Ponctua-
tions :.,:,:•'
Mémoriaux : Fol. Gr», dans l'espace libre à la fin de l'introduction,
mémorial du fils royal Démenti : dix lignes en mkhedruli commencement
du XVlll'' siècle. ,-1 ■')J5 3^6 : (pdorq^oî : 2330-) : poCobp.irâOoôygyoTif:! ;
yejQog^l. : yi,v';().ir>;)b : ciy i;)l> Uc^gaflio : 0003 ygoGo : 393 ()g : QCQrogoeja.i :
ÇfâotQ^b : j^K5;>;:ll> : flcjobbgB;] : ^fg^sj^cq : ôoÛ'btomgjmo : ligSo doôjo-
(1^)86 ('/) : 306Q; 9g6ogoîô.i : ô6d55K!OT : [o~96 : ro^-)~6Q6 : SggoGfQOîl-.
<;qc'î9gr)5o (monogramme.) Fol. 87 r°, à la marge inférieure, griffonnage
en mkhedruli grossier en partie rogné par le relieur.
Contient : Lecorainentaire d'Éphrem Mtsiré sur les Psaumes.
Le commencement du fol. Ir" est défectif : «"ob.'i j..r)..(T)
9Ôtoc1 3b ^"ot."). (q^ b^gG^gcDi 8..J0.5 çj)~(T)b.'> i, [...] .>0ob
b.S.ygigOgnKjcîabo).') ^""co ogo 3~ço 5çogccî8... .b^bb...
Ce folio lr° n'appartient pas à Tintroduction; celle-ci va du
fol. 2r" au fol. 6v"; partie non conservée dans l'édition de
E. Takaïchvili, <33açï'o l^^ij^roOTsgç^oî, III, Tiflis, 1913.
Au fol. Tv" commence le texte (titre en rouge) :
Çaofr).^)^ (t)5 Gg(||)6woD.~) 0.')05œ5 BggBcoi ic:^gjb55çofoogçT> 8005-
3.sfo-g5ob3CîoTO.bœ.VQ icoiBibg çq^ 35TOoçmgbo ro^ bbg5co.~» 990(^-
^cîOcoà a.ba)m,~>Q (o.yogaiBgÔiiQ çgb^çj^agGooi \îog5ob6Q. cora.Sgçj'
6c5o56 ib 0îôS8gCT.Q ço.^ .'looGo ajbignSgGo çobgoOTobBo. bp^c"""^
ôgw(16gçr>ob.S5.sr) ^^êSmgçn-'.'^rp om.'ifogO.sG.'^ Bgô^foob.s ;l.>i"lob5
gojPSgJlob SogPS : Commentaire de nos saints et bienheureux
Pères, les patriarches d'Alexandrie, Athanase et Cyrille et
des autres, venus après eux, sur le livre des Psaumes, c'est-à-
dire, les ir)0 psaumes de David : il fut traduit du grec en
géorgien par le bienheureux Père Éplirern.
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS. 3Ô7
Le manuscrit a des lacunes à la lin : les feuilles sont en grand
■ l'sordre et il est im[iossilile d'établir le point précis où
s'arrête le texte. Les folios 1 Ht-l(J(tnnt soulTert de l'huiiiidité :
I' s folios 1!>0-11I7 sont d'un autre papier et d'une main niuins
ancienne (xvii'" siècle"?).
N' 2
Fin du .\I" siècle. Reliure moderne. Parchemin un peu jauni, 268 folios.
Cahiers de 8 feuilles signés de î??~3 (lisez 36) à cî (?) (lisez 70) : en tout
^ à Qir> (lisez 69). Dimensions de la page : 39S X 270""°: de l'écri-
re ; 298 X 185°"", sur une colonne; 'M lignes à la page. Écriture :
iiuskliuri semblable au tj-pe athonite, mais moins incliné, angulaire,
«t assez grand ; on peut distinguer au moins trois mains différentes. Encre
noire. Titres en rouge. Ponctuations : :• ■
Mémoriaux : Fol. 17 r", à la marge inférieure, mkhedruli. ckIjiiwx'î 3~g
.",iU.)(Ôooîr> .)i)o5. Fol. 27 r". à la marge inférieure, nuskhuri : ^.çV~i<i jn.:»
"icî n~,) (5~o «ôgoio tq^ yac?d''JîR~ô sî^ aobBo 33oc!^6o aef'îG'^ejaS-
1 ol. 47 V". 3 lignes à la marge inférieure, nuskhuri grossier : sf'i
'V.'-l'^Ci'yf'J <7;)6ob <tp,«^.>îrX'jô<)b <)~yisjjl>o <,o.>iloô^afi b.jj^gFiejb.V b""j^g^ob.>
~G ilg OcîG^ôgfÔo gciçogoejo Og fl6'b6o gbioi : 6~6 :■ Fol. 68y<>, 2 lignes
la marge inférieure en mkhedruli élégant. 306 o.j.bnrKÔgo) .'>nnbo .^pSci-
i].> l>;^j}?^i)b.> û.xÔyioiJViyi.M'ô Vi.)êj(0 (pgbogwb.^ Omcjq^jjc^ MC'îoioîjio ofiG.b
'',I'^''S','-H5?'<')c^ Vi^ OgCytfjôi oGgôgo) Ggoob.) gôc5 ooJGobi. Fol. 81 v°, à la
marge extérieure deux notes de la même main (nusklmri XVIII' siècle),
mentionnant : 1) le .scribe .Nicliolas (c'llpg<'ô.)s^o Go^c^EpciT)) et ses parents;
le moine Daniel et ses compagnons. Fol. 136r°, à la marge inférieure,
it-morial de Besarion; de même, fol. 21 Ir". Fol. 2t);»r», à la marge
extérieure, inscription en 13 lignes en mkhedruli négligé, très difKcile à
déchiffrer; de plus, les extrémités de toutes les lignes ont été rognées.
Contient : Vies des saints.
l.(Fol. lr''-lUv".)'nJ3^)3cj;'o Bgô.^ôSob.^ 00^3.^6;) «^.■>ajbjjic"ob5n :
jj.Kofo.iQ^çj'gôob^ (D^h '{îOoyiob.) jnOrocnob^GSoîôyçnobi : Sermon
de S. Jean Damascène : sur la mort de la Bieniieureuse Vierge
Marie. Im'. è^a^Ô.^a a.icocr)çjiob;)n 3000^6(36 oo^g^ boîç^c-îOcciG
ôto(3gf)0.-)G... La commémoration du Juste, comme disait io sage
Salomon... Après le fol. 7 un folio a été enlevé; deux autres
manquent au deu.xième cahier. Au fol. Sr", inc. acéphale.
ac^OQQOgîQ^o Qbcjfojjôob.ia : ;)Gj -^oinAm 600^0.^ ,'>0ob."> gOoSifo.
'■ôoiaatr>aiG 050 3;p aj^bC^çj^o bo^jt^oçT-ob^o... Des. (def.— )
[la]
358 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
10v°. a^gac^o 3;^ tooîGob Jo^oiQ roi^LDttjob... Toute intrigue
était écartée...
2. (Fol. llr"-18v".) Homélie ii acéphalon. Inc. t)Cîçc:'c>î 65b
j»]53l)5 3o65 ;)c?o(3ôS5 Ô^rogiQ oi^gOàb^) dob>> ^m^ cng P55Qcn5c)g5
9^cîÔ a^9G,^ acîygàbo aoîygibb.^... Mais, en ce temps...
3. (Fol. 18v°-22v°.) œJg6gc;>o g occt355g tçbaàbjgç^ob.^a :
giôSço^QS^CCgÔolib cn^b ÇOoçQobi çoScocnob 93ociÔaç5^ob.")b.~>. Homé-
lie III de Jean Damascènesur la mort de la Bienheureuse \ierge
Marie. Inc. w^agm^ l^aaSS^Oo^Q Çco^ggç^coùQ Ihm gbg .M-ôb.
foiaoDi 8ifo5çoob biygicogçi^io ogo a^cno o^bgBgÔc^çpgb a;5o:>
Ço6b3g... Parce que c'est la coutume des enthousiastes...
4.(Fol. 22v°-30r°.)OTœggb5 bg^^gaôgfobi g : (note du correc-
teur au-dessus de la ligne ^aoÔO^oa"^^ î9 ÔbÔoç;-'5b:> : 5g
bbgàb^ 3oD5 locntcî) : \î.'>3gÔ5Q ipaorDob:> ço5 5gô-~>P5ob5 .sGcooacîb
Bojcctagçogçm gôobjoîSpjbàa. 3 sept. Passion du saint et bien-
heureux Anthimos, évèque de Nicomédie. Inc. joaa'^"^^ 0001560-
ob.-)b5 ^05^0 âO^''^'^'^ ôotùB^oobà JiÇ5;'.'>jo 5(ob bibgçmooi (jo^o^ag-
tt)()^Q... Il y a une ville du pays de Bithynie au delà de Byzance
appelée Nicomédie... Peut-être y a-t-il une lacune d'une feuille
entre les folios 23 et 2-1.
5. (Fol. 30r°-33r°.)OTcnggb5bg3Ôg3Ôgeobi'b : ^^agÔ^Q^aoçoobi
çni> çogiÇçjioOT-agac'jbocnobi api\î.^aob5 boî'boîGobo. 7 sept. Pas-
sion du saint et athlophore martyr Sozon : Inc. a;)jboao,s6gb
aOT536cîÔ5b5 3oçr>ojo5b. PS58gcr)g ebcîgBçogÔoîçoi ^^gcoom-ab^bg-
fogôàbi 3oG5... Quand Maximien était gouverneur de la Cilicie,
parce qu'il vivait dans l'idolâtrie...
6. (Fol. 33r°-37r". ) wOTggbi bgjôg8Ôg6b5 o7) : ^(i^agôiQ
Ç8oçoobi> <io5 ycî3îs;^5ço ^gÔgc?ob5 ac^Ç^aobi Bo^oj^iûbo.
15 sept. Passion du saint et très louable martyr Nicétas.
Inc. Çaoro.-)OT5 aco.Ç5agcD5 ôgff'oç;-' i,nb b.~>^bgr)gÔgç^iob5 ifobcog-
çr.gÔ5Q... Il est bon d'accomplir la commémoration des SS. mar-
tyrs...
7. (Fol. 37rM5r°.) bg^ôgaôgfob;» 03 : ^^3gÔ5a Çaorçob.^ fo5
ycîSîmàfi.) ^gôgç^ob.'i 3('}.Ç,^aob5 ggtggaoiabo. 16 sept. Passion
de la sainte et très louable martyre Eupiiémie. Inc. 3gi3]('îôjb5
[14]
CATALOGUK DES MAXISCRITS GÉOUGIf:XS. 359
;-)C?0(')or){'îab.^ yi.'» ;"]35^;')Cj'Oîub5 a\)<'\)CroÔ'^'^^M^^'^--- Sous le
\<"j:ne de Dioclétien, sans Dieu et sans loi...
S. (Fol. 45r°-r)7v°.) œcnj^;)yb.^ l)j,^6a*^";i"^'^ o^ : (p.^iJgô.^a
'ornob.'» îp."> yC^.'iÇ^-^y>-J;)ô;'^Cr'f>b.N Jlcî'jî.'x'lob.^ (ijCî.yMlbi) rti.N
!:!.^G;^bo 0('3(p.i<_gob.-> ilobob.Mj. 22 Sept, l'assion ilu saint et tout
louable martyr Pbocas et de Jean son élève. Inc. ^oâSsgç^b.N
Ç;ic;>b.^ 3<^b5.^r)5oDg çpoç^ob;> âgojob^bà... Dans la première
année de Constantin le grand roi...
9. ^Fol. .j7v°-01v°.) mœ^jlb-b o3çjiobb.^ 03 : \i;.>âgù.iQ \-)i)hy3ob5
iirî^^ilob,^ a«Goy.%G(5;)bo. 16 juillet. Passion du saint martyr
Boniface. Inc. cjOgnSOTo B^yGo o-'»6'"-*^'^ba-^"c) ■~'^'^- '■^'■^ XD^
oftoGyôb OpS^^ac^ocT».-) ^yjçpcîôoiDi oi^bocn.'»... Notre Dieu aime les
hommes, et l'a déj;\ montré par sa grande compassion...
10. (Fol. .64v"-69r\) comQOb.^ fgjôgôSa.^çj^b.i ()T> : Ç.^OaÔào
\^log)ob;> y)5 Q)o©gôgçj>ob5 8cîÇi8ob5 cogoïçpcîfog (5oP5c3nob.>Q.
17 février. Passion <lu saint et glorieux martyr Théodore le
Jeune... Inc. ôô'^'^C;' •'>wbf!J.') b.')Ç.->f();)çr 0o}5b;]Ggô;»a8cî^.)(J3CD5Q...
Il est doux et désirable de louer les martyrs...
■ 11. (Fol. 69r°.) cDcnggbà 85obb6 Ô~ : gtc^fogôàn ^j> çog^Çcï^Go
' iQîob;> ft).^ 6g(|).^6ob;> SiOobi BggGob.s .'joD^G.^b;") (lOT53.^c>S-g3ob-
jciocîbob.^ .-»ç:;^9^^b.>G<ofoogcnob5a. 2 mai. Vie et œuvres de notre
saint et béni père Athanase le patriarche d'.\lexandrie. Inc.
■»3-'>Cr'Go Ç()oy).sGo 3o^?3'^il^ C*-* g.'^GoggfooflGgb b^foyocnocni
0 T);]Qob.>Qcn5 ÎQ536 I le texte finit : note du scribe : a^'O ?'^"-
•h.'i .^oi.^G.ibjjb 3boî«gô:)Q ilocn 5foço5fo5 S>à3'pafogo) ôScîagçr)
i<^.>Q (lôS;^rpo oçiP} roi» bb^.Na Sicocniç^o 5(o.~> ô^'^j-jc^Grji.-) : Beau-
( up de saints brûlaient et étaient comme transpercés du désir
d'en haut... Le scribe ajoute : Je n'ai pas pu copier plus de
cette vie de saint Athanase, parce que Torigina! était fautif et
je n'en avais point d'autre qui fut correct. (Voir plus bas n" 16.)
12. (Fol. 69v''-76r".) 0D^g8gîc;^o Ç8oQoob5 çpi 53(5ifîSob5 856obà
R^-)g6obi 0013^63 cîjfocî^ofoob.") : gbtnfogôob.') co5b yoî3ç;;'.>V!0
ÇOorpob.^ p8coor)ob.> i)3c»îÔj)ç;f>ob5 O.ifo.irpob ^•'^cr'Çj'jÇT'ob.s O.ifoo.^-
8t)bb.K Homélie de notre saint et béni père Jean Chrysostome :
sur la vie de la Bienheureuse Marie toujours Vierge. Inc.
[151
360 REVL'E DE l/ORIENT CHRÉTIEN.
3^900^». •• Encore l'évangile de joie, encore l'évangile de la
délivrance...
13. (Fol. Tôr^-DOV.) cr>j;;39gc;io ^iloooob.'^ O.-iaob.'i fi,-;3;]6ol)5
gfDO^oçmo 6e3bgç:^ol>5Q : Qbojrogôobà cn^h çoobi 9obob5 ÇOomobi.
().^jwor).>Qbb5. Homélie de notre saint père Grégoire de Nazianze :
sur la vie de sa sœur sainte Macrine. Inc. tbbg Çog6ob.'>
.-><l()b \îgboOT,s .~5g)^;]wob.^fior>.'>... La forme de ce livre est comme
une description...
11. ( Fol. 99 v°-109v".)(déf.— ) œ^g8gç;^-io \iilorpob.^ fo,-> 6gô56ob.N
95(lob.> lîggBob.'i gfoogcqçj^io 6pîbgçiniob5Q : 3gbb85a ÇSoçoobà fp.i
fl)Ofpob5 Ô.^boçTiobo (38ob5 cD^bob.'>a. Homélie de notre saint et
béni père Grégoire de Nysse : Commémoration du saint et
grand Basile son frère. Inc. ^gœoçno ^gbogo5gÔ5Q ^055035 gçg^-
{mil.sG riggBcrti iO.sco <pçogb b^bÇigçmoDà "bgçoi... Le Seigneur a
imposé une bonne ordonnance à nos fêtes...
15. (Fol. I10r"-II5r°.) \ï9o«)ob;) 005 Gg^bêSobi goocj-^Bab
OTjg9gç^o j^Sfoogçnt) aoo.'igàro-goob^cîSco.bobiQ. focciSgç;!^ 3criC)b55-
6j^o.->b ÇQgf^i^àçmùjbi 0Ç595. b.^ro'p9g6oîgÔob5 oa^b Ç9oçoob.>
95co.'>niol') ^^Ç^Çgç^ob.'i 9.-)foo."59obcn5b. co.^9gœg .^9ob556
^oîfoQogçm OJ965 gçg.^p^o BggGo ogb;g ;)"<^^Ô9- Homélie du
saint et béni Épiphane, l'archevêque de Chypre, qui a souffert
dans la Métropole de Constante : sur la foi et sur la Bienheureuse
Vierge Marie de laquelle naquit Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Inc. ÇQ9g(ocr)o i>(oi> bigji jjob gboçT>53b àro59g^ focri9gçj^o ogo .iôSb
^o>>^cn>> 969ob5OT.v.. Personne n'a vu Dieu...
16. (Fol. II5v°-I29v''.) ebcîfogÔ5Q ço5 çogb'pçmbo Ç9oçpobi ÎQ5
Ggjl^.^ôSob.') 9.^9ob5 BggGob.^ ico^Gibo gSobjoioci^bob^ ."iÇj'g^lb.^G-
ç9TOogç:^^()b.VQ... Passion et œuvres de notre saint et béni père
Athanase, le patriarciie d'Alexandrie. Inc. âro^abç^iGo 3go-
C^giÇGgb foi g55ogg86Ggb bgfi53oç:poco5'8ocD'bgQob5QOT5... Beau-
coup de saints souffraient et étaient transpercés du désii- d'en
haut. (Voir plus haut n° II.)
17. (Fol. 129v"-I31v".) Ç.^9go5Q Ç9oçQob5 c).-> ycQ3ci;'5ÇD-
^gÔgs^obb 9cîÇ;)9ob5 çofoc^bobo. PScî9gç^ oyoî àbgçmo (^foioiGgb
âgc^oba.'i. Passion de la sainte et très louable martyre Drosis.
[16]
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS. 361
;;)œoç^n)... Trajan, le roi impie, avait une fille...
18. (Fol. ISIV-ll-iV.) e^'^v"';)^'-^" ÇOoaJob;! 0.)()(.b.-. liQjGob.s
(•iGcnjoiôSQ g^DSt'îwgôgc^obio u>^ bbg;>tn6 c1;>co ^y).^ôr)C};]m;)i.i.
<">cQi\]ç:^^r)o oboçmBi 5.>(Tj6g5o. Vie tie notre saint père et ana-
chorète Onufré et des autres moines du désert, lesquels Pafnut
a vus. Inc. 8^'<'îf''aô,NQ bijoOâimoîQ yj5b56i(^(03Çjio... La vie divine
et iiéuie...
19. (Fol. 142v°-156r"'.) Qbc'îêîgÔ;>a Çaou)nb.^ u).i r)3f)M'oob.'>
iK^coOtjcl {)g;j5o(5QÇj;>ob.sQ. moîBgç^ oyoî^c^ftii ^y)5Ô6cQoo5 Omt)
(.o^(o^oGob.^(r>.^. Vie de la sainte et bénie Marie TÉgyptienni',
qui demeurait dans les déserts du Jourdain. Inc. b.5on)^-]i)-
v'-'CîQcnà (sic) cljtjob.'iOTi «)59;56b3,iQ jjœoçr. .-ifôb... C'est bien
d'observer les saints mystères...
20. (Fol. lÔôr'-SiOv".) agcocnclàn rn.-» i.lfrîîo,'-).^^;^-'*'^ COOcob.>(0
(^bo3M;^ôob.sn ((lOorpob;» çp,') G^^^iâSob (3.^c1ob.s fi^;)r)()b.> ;-,f5ogoîc^()b()
.^coJoO.'.Gyicoo^ob^ia b.>GdiTi.)bo) çnà 3.)(5ôgô)fiiob.^ .içQil.iSjjGgôgc^ob.^n
yi.^ ilob mibi ^bgG^Ôia (au-dessous de la ligne en noir) 8653.^-
rocn.^ i).)3.ico5 6g(55â)OT5Q bàjocDb^so .>. Travail et labeur de
notre saint et béni père de digne vie Grégoire rarcliimandritc
de khandztlia, le renovateur de Staberd, et avec lui la com-
mémoration de beaucoup de saints pères. Leçon. 1. Inc. 8033-
i^Q^ .)cob boÔmdGg... La saii'esse est donnée...
21. (Fol. 221v''-237r".) o)jgiV-]çj;'() ^Oouiob.s n).-> G;i5.^wobà
iLnlobi fi3j)Gob5 ;5fpwo5 (s^'c) jcoo^gçm .^oob^Pîocîbob.ia : àOcîQoob;)
()i5b^.^30îÔfoo3cn5b533goDiQ ^5 3gbj])QGôgçncoi cn5b : 5""3bG cîcî :
;)bg bi^ocnbùso o3O0Db3gôob : 3.iG.^955co5 : 9305Ï'" (sic) gwobà
bgC'-'ODdbi : f£)5 'bàj^ojOD.'i SgfltPôC^âifo bgç;;nor)6b6 ; rçi OTg goGçogb
fîCPgbQ^ bgç^obi ^bGgô.'ib:) âtjc^f^fcjg : Gg^-icocb;} O.Mlob.^ gcgmoilgb
.))àW50Goîmo 5cob. Homélie de notre saint et béni père André
évêque de Crète, «ur la vanité des choses humaines et sur les
défunts, etc. Traduction de saint Euthyme. Inc. Jg^û^^coo^im
.>ô)j w.>n àîôh b.>^0gco.>5.>Go j.>Qeîô(oci3o>;>o... En vérité rien des
choses humaines...
22. (Fol. 23Sr°-211r°.) b535PS3gç::;^gÔ5D îp5 b^bÇ^geiio ÇOorpobi
[17]
362 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
5ofo3gîm Ç5(3gÔol)5. Miracles et prodiges du saint martyr George,
quand il était encore de ce monde, avant sa passion. Inc.
obyoGyo) (ly.'iGoî lîgilGcî b^^jwygçrio çyof^o... Entendez, ù mes
frères, une grande merveille...
23. (Fol. 244r°-268v°.) œœ^gbi 5g5l)ôrcil)l)5 ^^ : \^à8--]6ba
\îi)o^)ol)5 fo5 yoîsc^^î^ ^aogc^olii fog<^5j5eol)5 (à moitié gratté)
o5l>o5ol)0 fD5 Çilog).'>co."> cIcciÇiOga).") dgcD."» Sobmia cngrQgcciBo^abo.
.S(o.b5ol)o Ç05 5cîr)(5c'îQl)o. 21 août. Passion de la sainte et
toute louable Basiayet, des SS. martyrs . ses fils, Theogonia
(sic), Agapius et Pontos. Inc. 95^bo9oi5g i'ji^gibG ô.^6bQi>
Ôc'îfocc!ôoÔTOf).'^r)gô.su...Leroi Maximien publia un édit funeste...
Au fol. 255 r" en marge inférieure de la même main que le texte :
958560 OT^-^ Qom9oçm OL|CQb 6^ 95Ôfo5gnCîÔor) 56(^OC3^b^gfO0î0D5 135
(sic) oycj b~b()o) Bg9oa) fooî9gçTi rpçog (?) Ôg3foo 9crî30g)C>îÇQ5 Ç559g-
PSgogçji(?) y85\r'^çnH) çp5 J5çji'j)j-^çmo rp5 Q6cîÔ5a figSo <-jç;'^o)5 0)565
oypî <S>^ ;;5côlirp5 ^^ooog ro5 gfoÇygçn oyoî g.. 5 A la fin, il y a une
note du scribe Jonas disant que la vie de saint Basia et
d'autres nouvellement traduites, ont été rapportées de Kallippos,
ou reçues de Kliakhul, puis une liste des vies contenues dans
le manuscrit. Cette liste est très difficile à lire, ayant été
fortement grattée. Ce manuscrit est décrit par N. Marr,
/KiiTie Tpnropifl Xan^aTlilcKaro, pp. xxxviii-xl); quelques
erreurs et omissions sont rectifiées par B. H. BeHcmeBim'b,
XpiicTiancKiii BocTOKt I (1912), pp. 6.5-68. V. P. Peeters,
Histoires monastiques géot^icnnes, p. 208 note 3.
N° 3
Milieu du X!° siècle. Reliure moderne. Parchemin blanc de bonne
qualité, un peu jauni. 220 folios. Cahiers de 8 feuilles : le premier n'appar-
tient pas à ce manuscrit, mais au commencement du manuscrit n° 2. Les
feuilles ne .sont pas en ordre : il faut les classer ainsi (fol. 2 5 1 x_x 4 6 3
(d;) (lisez 35). Avec le fol. 7 r» inc. cahier g» (lisez 4) et ensuite à 3(3 (lisez
28) (déf — ). Dimensions de la page : 398 X aVS"»"; de l'écriture : 294 X
ISO""»; sur une colonne, 34 lignes à la page. Écriture : nuskhuri sem-
blable à l'athonite, comme aux n<" 2 et 7. Encre d'un noir grisâtre : titre
à l'encre rouge, soit en asoiut'avruli. soit en nuslduirl. Ponctuations : :■ •
[18]
CATALOGUE DES MANUSCRITS OKORGIEXS. 363
Mèmoriatix : Kol. ISr", à la marge inférieure en deux lignes inklicdruli :
Xili" siècle (?) : ci fitoni.y'j ocîg.-iBg c'},-)cÔci3o<ôc'i n;)()li<,<-|.){r';i ;)P"<> Jc"i)l>.> :
il('jô.>yMcr)(>l)6 (?) :1').>;j,>i5o.')b6 {ft.i jif'jtl^.c'j (Ig y;.^.... Mémorial assez peu
inpréhensible de Zacharie. Fol. 20v°, à la fin du texte en asomt'avruli
noir : ,-)~y •'>'/'<",";l l>~cr'i>a)i i)~da ,••,"<) .'>r). Prière pour le père (leorgc.
Kol. 7'2v", mkhcdruli à la marge inférieure. vi~ a n^hci ;\~i\ <)~a
ô,|l)6(ooc}6 j-iobcjbtocn i!>5 inixnoi df) (sic) etc. : (t rt à la fin Jf^D-oîBb
l'.'iom = 1814. Fol. 93v°, mémorial de Besarion Kaikhosro. A la fin du
teste inscriptions de trois mains différentes: a) .Mkhedruli pas élégant:
•icre grisâtre, f^flocjjicj ôoaoîœ;^ îl;]opj;)2^jj yc^oo (::') Mémoire d'Klie (?).
Nuskhuri encre noire. \^" bgsr^b;) ôoosi^aflob.i (sic) {pi «lobm.i di);>OT5
.(..jm-^ib,:) çoi jç^i^OùBibi : 0~fi p~6 cjà 3o6g5 JûcôdùBpîb O^bQà 0~6 !?~5.
.Mémoire de Rartholomée et de ses frères Falvan et Djavsan. o Nuskhuri
oncre très noire. \î~fT (^oOcjcna 3~V> ')yM-)3 p~"y j~.'> boy~oc^b.') ,-]abb.') :
Invocation à saint Timothée. Fol. 204 v", 16 lignes nuskhuri du
X\'I"' siècle : p iQ~i'i i3~0('î iQi b^cpc'î f~ci Oyo^.'^.^jîï^a H~'^>-'^ ec'iif,'3"P?"'^
nRf'îif3aSïr3^" 55"* ii~'^'> flc'lB^TpcuBcnà ^Birjfig^^jbo .^^^cjb dob ^b^-^jtjo
b,)p^.>Sî7o âojBitiPîBo îôgmo {ni Oobœi OOcjôac^oDà bggjo o^bgB b^gjg-
Bpjûb;» bbj^a!5;ob;>366 çni Oobo âaSTijoTiagiag çgi OobBo gcjcrn^osrjBo
iftc'jRbsr^aB 3ÙQ Oa GW3~$?;i>''> ^o of'-^'^ac;" a?-'» a6:)Çiojr>30în ;i(î3a5r!'
'/■"pjB Ç~cn6 igpgosTï^a) 9aO(r)bg636a flaspotôbi b~'bo ^ot^sî^o i>(ôi>
•,'i.) îoiBpî Oa'^C'f^''"''' «IcjtlOf-jbaCaofQocD. (t)i> <n^~5Q6 ilc'j^jo^baBc'îb C3"~B
(■>M'ab aB^Bo n>.itn^3Ba6 ni.> b.>j(iaBo ^^■i>u?ùy,>a^23c)'j •
Long mémorial de la moniale Ruth Kaposdze.
Coudent: Vies de saints.
Vie d'Épiphane de Ciiypre (v. plus haut). Inc. (sur fol. 2) :
1 . aoob^cîCj^G : biÔoGgbo : joob^^cîocQbob.^a : Scîç^oôogbi :
,1 MibjCîSoîbobàQ : ^6ç;i;'5^5tQ : foo5cîjPîfo5co5ro : Lettre de l'évèque
Sabinus à Polybius révoque de Rhinokouroura. Inc. a^^-Koc^c^ô
Î^Sgcocnb^ SyDooi:» ôOR?^ OoîfOj^oBgôocoi OcqG^sc:! c)î3f5(T)ob.">cct. . .
Xiptv lyu) T(T) OîôJ 7.x\ Trj ùii-t-ipz ~pz()\t\j.ix...
Des. fol. 3. C?f^63^ a-^3 f>a9 ("5^ îoofobca Oîorc.gçT>OT-6c^(3c);35fooî
Ç3oço5c^ 9i85cci : Trpoceû^o'j [aoi açie r/i; !£fii)ff'jvT,ç Scu Tarep...
Dki.f.iiavf., n. II. G., .j9S-.j99.
2. Vie de saint Sylvestre (continuation du texte dans le n" 5).
Inc. ycctsgçnoD.^ 860D lgfoo6(P5 (3çj;'33àa 3P)œÔ50.)rQ... Vaincre
tous les juifs ensemble...
3. o'J^"]8^C^o ^30î'bO.>G û^b^o^QfiJobo.tÔoîOjjç^ 5f3b Sgggoi^
[19]
364 liEvuE DE l'oriext chrétien.
0023563 C2^ro,cî5o6ol>5or>.~> jcîO^Doot jcîGbôifjôoBaço (^sic). IIoiiK'lie
du Cosmas Vestitor, un des skeuophylaxes impériaux, sur la
translation des reliques de saint Jean Chi-ysostoiue à Constan-
tinople. Inc. S jwaô^gjGoî jwotôgl) 0o3yg5foa6cî çoi lio^Soççob.^
3cîl)gf<56a6c'î... 0 congrégations qui aimez le Christ et voulez
être pures.
Delehaye, B. h. g., 878.
4. orxTiggbi (érasure de presque toute la ligne), glscî^aô^a
(Q>t c1c'î^5çti5^c'îo5q Ç3otool)5 Q56 ço8gf>SoD-3g8cQl)oç^ol)5 9^9oli5
fijT)y[Jol>5 d^oOccicQg b5^5co3gçmcD-8cî(^0g<TDol)5Q. Vie et o;'uvres de
notre saint père Timothée le Thaumaturge, semblable au
Christ. Inc. <Qorpol)5 ço5 gàGoD^gOgc^obi l)535fo3gçmaÔ5a)5
3o65 ^^oOcQoigb OiOgçmo oycî... La patrie du grand Timothée
célèbre par ses miracles était (1)...
T). gbcîrogô.'ia ^iloroobi tbOobi BggBob^ oo:!35Gg 8CT.^iy5çT)ob.~>Q
52og^b55çofogçji Uœ^sàfo-gobjcQoCQbobiQ : .^çoÇg«5 çi^gcriB^ooîb
Go3KiSoîçjogçri955 goobjoîSccibSbb. P)cc!8gçT;>o 5rob 355coobiQ. Vie
de notre saint père Jean le Compassioniré (?), le patriarche
d'Alexandrie, écrit par Léontios, l'évoque de Néapolis. Inc.
3o6gÔg çoi oBgÔgb' 868501.") 8501 ww,8gçji ^oPSagçm BggBobi oysBgb
SQ5 çQ5î^3gb Ç8oroob5 580b 858ob5 Bggbob^Q... Je voudrais, et
les pères qui nous précédaient auraient voulu...
6. 'p.')8go,">n ^'3()(oob5 (!_>5 ôgmoc^i^o) 8dç;;iob5 8caÇ.s8ob5 o5boç-io
^■""•^Off? gSobjPîSccibobàQ. Passion du saint et victorieux martyr
Basile, l'évêque d'Émèse (Hamel.). Inc. SgojKiÔibà 6g8gwo5Gc3-
bobib.'i ^5ç:o;-,jb5 Tjgai.^ .NG^oPîJoibi . 8Çyg8bon-8cn53TO(?îû5b.'>
g3c:?abo5b5 tgc^b... Sous le règne de Namérien sur l'Église...
Edité par Kékélidze, Monumenta Ilagiographica Georgica
in-4°, Tiflis, 1918, t. I, pp. 5-10.
8. QbcTtrogÔ.'iQ <;05 b5^^50)3goT)go.^Go \i6og)ob5 <(j5 Gg(|)5?5ob5 f
8580b.') B^^gGob5 gPSogcctç^o goob3CQoc'îbob5 .-)3(o.')35G5gçT>OT5 j.->Ç5;>5-
^-j()b5û. (oc>î8g2T. .^iob bo^^oçT>oob5û : 5ço\igpS5 ç^goîG bg3gb85G çq5
8oi55'bCT.585G ^i'8oçoob5 853ob5 BggGobà b5Ô5Qb gn53(oob5 8585-
(1) Va l'tre édit(5 par K. Kékklidze dans Bibliolheca Hagiographica Georgica.\
[20]
CATALOGUE DKS MANUSCRITS CKORGIEXS. 365
li.<bc;>ob(l.'>6. fopjOgc^o .'tioh J-'>ç:;''.v]b.> floG.^ moyjbà IfocrjOb. br^c^cî
■ '.■>(0(ji)r).'> ,ir)i)b.> ft;-];^Gb^ b.-)r>i(^fo;)C;Hl.'>& ^p.'j^oœ (|)Oj)çj'9.')r>. Vie
et miracles de notie saint et béni père Gréuoire, révèque de
Girgent, qui est en Sicile, écrits par Léon (sic) le prêtre ot
moini', l'hisoumène de la laure de notre saint père Saba.
Tiailuit en notre langue par le béni Davit Tbeli. Inc. b.^HoGgçno
"' ili)Q\ï<^C'îOjc''o b.^^^iÔggc^aû.m (pj bùfôggôycj'o bgc;;>ob;)Q,..
- :,Ï£pîv v.xi xvjx-ï'.f,--.yi Oaj;j.«...
Delf.have, fi. H. G., 707.
9. mmggb.» O;)obb;> g : Ç.^clyÔ.^n ^Ooijiob.'i rp6 ^ofÇj'jiV-jt^Mib.^
.i(î^.>()()bo> ocoo6gbo. 5 mai. Passion de la sainte et glorieuse
martyre Irène. Inc. Socosgc:^ Ç^wbfogç^-'m.N dbcn j.^aoi;> oyoî 306-
'.1 ^DSO ^^^ac;'" ^"3'^'^'^ (S*c)... Kx-'x t:j; zîOÀagsv-a; -/.aîpsa;
j-r;c-/£v 3^T'.Xîj;...
Les fol. 21.1-220 sont fortement détériorés par rhuiuidité.
Deleiiave, li. H. G., 9.Ï3.-
Des. (def.— )foI. 220v° ©•> 3a>56OT^5.^ ObibgfoGo ç^à gçjôicciQ-
l-t")."» .~>ro.> lco[ 1.^ '^DSO^"* tP'"" -"^f^G'^ 8obcr)56.'>(T).> Oicn àfo.^Ojy/i '^g^^.
Décrit par B. H. BcHeiiieBni'b, XpiicT. Boctok'l I (1912),
pp. 6j-(>S. Voir la description dos manuscrits 2 et 5.
(Tsag.vreli, n" 101.)
Jjo 4
Kcrit par Saba (fol. 91 v°). Reliure moderne. Papier oriental de teinte
^iis brun, assez dur et à côtes, piqué dans les marges par le.s vers.
IU7 folios, numérotés au crayon. Cahiers de 8 feuilles : le manuscrit
roinmence par les deux dernières feuilles du cahier o.> (lisez 11). Dimen-
Mons de la page : 393 X 301 "m; de l'écriture : 326 X 212""™; sur deux
lonnes, avec un espace de 22™™ entre elles. 30 lignes à la page. Ecriture :
iskhuri. Encre noirâtre. Kephalaïa en cinnabar. Ponctuations : . : -
Mémoriaux : Fol. 72 v, à la marge e.xtérieure en asomt'avruli rouge
iichevétré (b r 3010) de haut en bas : çii;iO!f^SS??''-^ •• "O^D!."-»'"''' ••
.1-0 :• (!>-G : que Dieu pardonne à la reine Uousoudan.
l"ol. 90r^-91r°, coloplion de scribe. ,.)~;j (o"^}- yo}c:;;ciô~jc^c'j >-)a)ioj
I iGnrjgO y~6o QC'jroQ.iOo çnofï)obo yGb(^(Ôobi ôgôbj 9dci fOOT Odgi ôbo
'i)Pî6o ôPî(pcciô(5acrb.i. gbg (fo^Bo 9^foôiicno(5o biÇtqjmob OÇoûOcqôtopj-
Uj l'iilbb.) OoR.) ro.^gfgrOoO.) ÇlJ) îibÇ}>>Ç^O rp.) .iîpUjÔgÔ^SÎ^O iôSSJÎï;.') ;
•|.3 OcîOobf^tob ô.>œo3rn.> ^jT^ocoi bjô6 O'pgtÔos^obiûoi.'» : • b.>rnà6'>
[211
366 RKVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
ogcîlFol. 91 V) 1, ;)b;;i ^logRo e^PJG3-^l^^ âf^ùl^'aGcIu) Ôgeoo âcqdjiig.M'oi)
55^cî6() yi.s i);)Q.'> ilgofoo (sic) biôi : 0 Christ Dieu, toi qui as pouvoir
sur tous, pardonne les péchés du maitre des maîtres Antoine Godobréli
du grand monastère qui a fait copier ce livre, « la perle » ; dans son
scriptorium, il y a beaucoup de lacunes au commencement et à la fin.
Il fut achevé par le scribe Saba, dans ce monastère. Que deviendra ce
livre? Souvenez-vous dans vos prières du vieillard .\ntoni et de moi
aussi, le petit Saba.
Contient :
1. (Fol. lr°-v°.) Acéphalon. Inc. wmoî cbor> 0)565 î55{5.^çpgôrj>.)
«>•■> oôa«tQ-'> 3oœ5ilgro Oggi jôSobôgiBy sbn :
2. (Fol. lv°-7r°.) OT^gOçi^Go ^Oofpoli.i ^5 6-]55ô5ob5 O^Sob.')
Bgg6ob5 ôiboç^o jgb5coo5 ^^Ôiçpgjogçjiobiû : Sgbbflia \i9oçp5(o.^
0îP)8gcîQ0D5Q. Saint Basile de Césarée : sur les quarante
martyrs. Inc. y.sw55cî'0)5 ^bg5Ôoco5 cîçogbgi 0^865 g56(3ço(Tj85Q
3cîyg5coob.s 8obob5a... MapTÙptov [avi^[j,-^v -tç ctv ysvsito vispoç...
Delehaye, i?. i/. G., 1205.
3. (Fol. 7r"-Sr".) flobo^g : bgçmob.") m^b ro5Ô5fogôob5Q Scogb
co3ob5 (?). Du même : sur la création de l'âme (titre corrigé).
Inc. 8^8.\3^ .->wo56 coc'îâgfmOTj b^JOgHo ,^gcr>oc;i5o... Us sont sem-
blables à ceu.\ qui ...
4. (Fol. 8r°-8v".) bÇ.')3çv>5a Poroobi Û68ob5 BggBobia c7g cjj-
€6pîoocoob.s.o, : Co^acnb ."ifoi Scvjsgàbçmgôcîgooa) g{5<o>^ b5ço ^roo-
b^gb b5orr);^8çiipîcf)5. Saint Jean Chrysostome; qu'il ne faut
point approcher des mystères de Christ d'une façon indigne.
Inc. sgcpob ^8.^ cj,^3 3530?.... Comprends, ô homme...
(Fol. S v°-16 v°.) Vient ensuite une série d'extraits, de commen-
taires sur les P.saunies se rapportant aux œuvres apostoliques.
5. (Fol. nr^-iUr".) Saint Grégoire de Néocésarée : sermon
sur Tannonciation de la Sainte Vierge. Inc. f<;>£ogb ^CisgçnQ'bai^
g56 ÇycîÔoç;igà56o g5çnc'îÔoo)5 g55ûco\ît|o6çoo56... 2(-i;.£psv àv-j'eXf/.^
7:xpoi-i:^ii JiJ.vwîîa'. <p:tiop:;vsv"X'....
MifiNE, P. a., \, col. 1115-1156.
6. (Fol. 20r''-23r°.) Saint Jean Chrysostom.e : sur l'annoncia-
tion. Inc. ^gàç^iàg) bob^fogçnio bàbiPSgÔia... Encore l'évangile
de joie...
MiuNE, P. a., X, col. 1172-II77,subnomine Gregorii Thaum.
[22]
CATALOOLE DES MANUSCRITS GÉOHGIEXS. 367
7. (Fol. ^-k^-l^OV.) Saint AndiV-, archevêque <le Cn-te : sur
l'annonciatiou. Inc. \Ï5côOiny)^.^ y>i?jb yciaje'ui.^ bolk^cojçno yi.^
il^^r.;)f^^y' oo(î)3;icnol>5 Oolv ^9;);5ob.x . . 'E-£ttt, r^iAîîiv y; rivTwv
•/api...
Mic.NE, p. (;., \CVII, col. SSl-iM:5.
8. (Fui. JOv-l^v".) Saint .André, archevêque de Crète :
sermon sur Lazare, mort depuis quatre jours, que le Seigneur
;i ressuscité. Inc. c;>;>'bi<^)a 3gapy(ooû.):)ÇoFiy);)cnoDj)b6jfoyÔ3çno...
Xilizz- -VI TapivTa ::j-{y.zv.z:-r,Y.i 7J"/."/.:-;;v...
.Mi.iXE. p. G., XCVII, col. 960-985.
9. Fol. l-2v°-55v°.) Saint André, archevêque île Crète :
sermon sur la fête des Rameaux et l'entrée du Seigneur dans
Jérusalem (,bo(^yQôo f)'lJoîôob.i m^b : foj o6ç^<3.-)fp 3Qbç;"3ob."> or):^b
3.5C;^ob.> ft^gGobi ogbg 3toobôyb.i). Inc. 5g3o6 OoSO^"^ '"•^f"'^
C;>it)5TOa 8ob(5g9coG.^ f^aO^--- XOî; r,ii.3: ■iJ.t-.'x -.z'j Inr.z-iu...
MiGNE, P. (t., XCVII, col. 985-1017.
10. (Fol. 52v°-57v".^ Saint .lean Damascène : sermon sur le
figuier desséché et sur la parabole du vignoble. Inc. bo5yg.>a
crOC?5b5 ô^Ç^'ô^gCTob^ ÎÇ5 ogà3ob5 8ob or>5b agB^^ob.i .^{Q(3<]co.)3b
"O bo(J)Cjg5îQ gcooDo icobo {sic) bo(5yg5a c>8c>Sa>ob5 il.>3ob.io...
K'.vïî ;j.£ r.zzz -z 'i.i';v:i...
MiG.N'E, P. f;.,XCVI, col. 576-588.
11 . (Fol. 57v"-65r°.) Hésychius : sur la résurrection des morts
et de la loi et du recours des hommes selon leurs œuvres, etc.
Inc. yobilj) 5fo6 yG;)ôcîb fQ,'> b^wc^mob 8j^fp.~»cocn.> .^toyjj^cjilob^
050 b.>Qfr)g8çn(no... Qui ne voudrait et ne désirerait le mystère
de la résurrection...
1-2. (Fol. 65rM;t)V".) Jean (Chrysostome), patriarche de Cons-
lantinople : sur l'envie des pharisiens contre Jésus, comme dit
IKvangile [qu'] ils sortirent et prirent conseil comment ils
le feraient mourir. Inc. w^afpjnGo b.icoa) ^çnoàab aoîÇ.^gyGo...
Vous tous êtes les di.sciples d'Élie...
13. (Fol. 60v°-68r°.) 8obo :y^. Du même : sur ce, comme les
juifs se rassemblaient et disaient : » Qu'est-ce que nous ferons
de cet homme », etc. Inc. (•^clb^.^jbGab 33oç^Go g,3çngboob;)Go
yto8.->iP.') (l-jjgnb 8\îccia5(oai.)... Les fils de l'Église sont sem-
blables aux enfants nourris par leurs mères...
[2-3]
368 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
11. (Fol. eSr'-TSv".) Saint Jean Chrysostome : sermon pour
le Vendredi Saint sur la trahison de Judas, sur la communion
des saints mjstères, et qu'il ne faut pas se souvenir du mal.
Inc. OQoôSgço biJoTOCQ 5«b fp[ogl) co^ggBob^ 3o35fooD boyg^wj^-
ÇT>ol)5 cn^gBàf^... H faut vous parler un peu aujourd'hui de votre
amour...
15. (Foi. 75v"-77r°.) Saint Jean Chrysostome : sur la trahison
(le Judas et la passion de Notre-Seigneur. Inc. OJôgBsiPSau)
Avec regret je vois aujourd'hui à l'église...
IG. (Fol. 7Tr°-90r".) Saint Séorge, archevêque de Nicomé-
dia : sur la crucifixion et la sépulture de Notre-Seigneur. Inc.
3.->c55ÇT.l)5 ro5 ic)3553ûgçv>b.:i b^bog^isgçpbi ;>çoo\îo.'>... Sur ce spec-
tacle si grand et si élevé...
Au fol. 91 r" colophon du scribe. Le fol. 91 v° est sans écri-
ture, sauf quelques lignes du colophon.
17. (Fol. 92r"-100v°.) Saint Épiphane de Chypre : sur la
sépulture de Jésus-Christ, sur Joseph et Nicodème, etc. Inc.
(0.>a iinh gbg «ÇîÇgb... Te TOÙTo c/;'ppov. . .
MiGNE, p. G., XLIII, col. 140-164.
18. (Fol. 100v°-101v".) Saint Grégoire de Nazianze : sur la
fête de Pâques, etc. Inc. ^iorogcriaob^ çog^ab^... 'AvacTa^îw;
y)[i.Épa...
MiGNE, P. G., XXXV, col. 396- 101.
19. (Fol. 101 V"- 107 v".) Saint Grégoire de Nazianze : sur
la fête de Pâques, deuxième sermon. Inc. b.^^^gSogî^àsbù %q<x^>>
fîgâb.^ rr).'>3C^ô3 «095^- •• (déf.-). 'Eul tt,? «pu'Xay.-îiç pu...
MiGNE, P. G., XXXVl, col., 624-664.
N ' 5
Fin du XI'' siècle. Reliure moderne. Parchemin blanc de bonne qualité,
?<■> folios. Cahiers de 8 feuilles : ^ (lisez l,'' — g (lisez 3) avec deux autres
feuilles, qui n'appartiennent pas à ce manuscrit. C'est le commencement
du codex formé par les n"^ 2 et 3, dont Benesevic avait reconnu l'exi-s-
tence, mais qu'il no parvenait pas à retrouver.
Mémoriaux : au fol. 2r°, à la marge inférieure, deux mémoriaux en
mkhcdruli : le premier difficile à déchiffrer; le second en mémoire de
Sérapion. Fol. 8v", mémorial de Besarion (ci;)b.i(ooc>î6).
[24]
CATALOGUE DES MAXLSCRITS GÉOROIEXS. 3G0
Contient : Vie de saint Sylvestre.
'■' l.lHob.N bocnoÔob(^to(r{bi)br)o iPipiDcn^) ^.'i^ob.^Go. fopîiJ;)îmr)()
.•>\v)(of).'> ;);{b;]àot'îb 5.-)On]()Çn'>ojÇ[nO,'>r> : gybgôocjb a.'>flo^oçv)f)jcni3.->5
b.iyjjÇj'gbooîGo Ço^GGo .sjoljîfoG,') flc5.^;{.>c"Go.
A la suite (fol. iGv") du cahier ô (lisez -2), on a relié dt^ux
iVailies provenant du cahier c;* (lisez 30).
(Fol. 17.) Inc. ;)G(lob,ï j)b;) ^.moGo. w.'^Ojlcn;-) cn!0)jb î);)l;!.^Mfp;)
l.,";i)t;-';)G(li)b.') ^.«obj g)5 Ô'~'^'^ô"6'*^'^ gwdGjùooi,^ OjGom.')...
ilcn.ig.icoo ô.sôftx^b ^.'iÇj'oGc'îb ^.içj^.'i^bi çj)à OogÇrnço.') ÇûoQ3.'>b.'>
ii(ili>.v)gb5. Ç05 0o-ôS.^Q-oy3.>6gb ogo ^ajf^'gô^çj^o...
(Fui. IS.) Signature au verso c" (Usez 30). Inc. [<s^) P)Oîi]j)ç^io
"''^•^i'ij OS-^CÎ'o o^jb^ ;)r)obô;) Oô^osa 3ôaa oyaoGoco... b5o-
)G(]ob;> ogo ^,'>foo âôSJ^.') ^Ooro.^b.'». ûro<l.>Ggoob.'> SgGob^ co^b
.,.>.-.3Çao5b5oç^'.
Avec le fol. 19r° inc. Vie de Sylvestre, cahier 5 (lisez 3) et
au fol. -20 v". des. Voir la continuation au manuscrit n"3, fol. 1
et le manuscrit tout entier. Ce manuscrit forme en effet le
commencement de la grande collection qui comprend les
mss. ."). 3. 2.
(T.sAiiAKEi.i, op. cit., n° loi.)
N" 6
XII' siècle. Reliure moderne. Parchemin assez épais. 9G folios non numé-
rotés. Cahiers de >^ feuilles, commençant avec 0 (lisez 40) jusqu'à 6.>
(lisez 51). Dimensions de la page : 384 X 278°>"; de récriture : 288 X
190 ™m; sur deux colonnes, avec un espace de 16™™ entre eu.x. 3-1 liirnesà
la page. Kcriture : nuskhuri carré de moyenne grandeur; kephalaïa au
minium. Ponctuations : • : " Pat de mémoriaux, mais au folio âGr°. dans
la marge inférieure, deux alphabets complets dan> un nuskhuri i:rossier.
Contient :
Une partie du commentaire d'Éphrem .Mtsiré sur les œuvres
apostoliques.
Le texte commence au fol. 1 r" a\ec la préface de Ti-pitre
aux Hébreux: puis suivent les kephalaïa de l'épitre au nombre
de 2-2.
[25:
ORIKNT cnnÉTtEN. 24
370 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Le commentaire commence au fol. 2v°.
(Fol. 92r".) A la marge extérieure en capitales noires : ;)l'>o
m\io Ôj'jfodBgçTiiçn .v].^ ocjoî. Ce chapitre était ici en grec.
(Fol. 94r°.) Inc. chapitre xix; des. (def. — ) (Fol. 96 v°)
Héb., Xli, 25 : âojQo^gçr'obba:. g^PSt^cngBooD 5g g^gg Sof^^O
ojç^flBgm <\)ôyggçj'ol>5 Oo^giG : cnifogO^Bo:. gbg ogosg i>(oh
lîgaoî-m^gilgcno h.^tgçr,,, gO^oîôgb.^y) Ogôyggçj'o gogôScial.
.">ôgç[;i()li b5l)gçT>ol):>. fp5 .^8ol) âgÔy^OC?"^^ 'à^^ ïi^Bil).') sgi^c'^fl^-
Ç^gôl) 9cc!go^gîmo : IkQg^cc! j^OG.^u gbg 5fob fo^jj^Oli ogo b^bggg-
L'écriture de ce manuscrit ressemble beaucoup à celle du
manuscrit n" 9, mais l'identité des signatures des cahiers
prouve qu'elles ne proviennent pas du même codex.
Milieu du XI» siècle. Ecrit probablement à Sainte-Croix par Siméon
l'Agiorite (iJinjpi^longgc^o), le scribe du manuscrit n" 49. Reliure moderne
en cuir jaune; parchemin de bonne «jualité, très blanc et plutôt mince.
128 folios, marqués par deux séries de chiffres, dont le premier recom-
mence après le fol. 79 avec le n°60. Cahiers de 8 feuilles. Inc. çp (lisez 4)'
jusqu'au 001 (lisez 19). Dimensions de la page : 378 X 295™": de l'écriture :
270 X 192"'"'; sur 2 colonnes avec un espace de 18'»'» entre elles; de 27
à 28 lignes à la page, mais parfois moins. Ponctuations ; ^ : - Très belle
écriture, nuskhuri khutsuri, très semblable à la main de Prokhoré, mai^
un peu plus fine. Sans aucun doute de la même main que celle du n" 49.
Beaucoup de contractions et. parmi elles, quelques-unes peu usitées.
Titres au minium, parfois en lettres capitales, parfois en onciales. Encre
noire tirant sur le gris.
Mémoriaux : Dessins à la plume en marge : Fol. ISv, marg. inf. ;
fol. 15v», marg. ext. ; fol. 90r", marg. ext. ; fol. 23v-24r% marg. inf.,
nuskhuri grossier : go^b6o6 : fi5. ycjgbbi gôG (sic) Jocoib.^ «ïxiçpgôc^nb^
fc;)l)C'i3('3 g).') ôob. Fol. 25v°, de la même main : ô"ô^'^a O- Fo'- 297°,
de la même main, un alphabet. Fol. OSv, 65r, 70r'', 74r°, 87r° : quel-
ques mémoriaux presque incompréhensibles. On rencontre les noms de
Dacione.svili (yiifiooîGjjtlgos,"^,)) et d'Asar (?), au nom de Anton (.idtoOi
JJcîQoçmo .')n(»)C'î6).
Contient :
1. (Fol. h-'-v".) Inc. Abdias, v. 9 : s^^à^h^ aobm^b.
2. (Foi. lv"-lr":) Jonas.
[261
t
I
CATALOGUE DES MAXfSClUTS «iÉORGIEXS. 371
:i. (Fol. lr°-l(tvMMicli.e.
I. (Fol. l(Jr''-i:iv°.)Naliuiii.
:.. (Fol. i:îv''-l(;r".) Haliakuk : los Col. l:i tl I I suut devenus
jaunâtres.
6. (Fol. 13r°-19r°.) Sophonie.
7. (Fol. 19r"--21r".) \ggée.
.s. (Fol., --'ir-aiv".) Zacharie.
9. (Fol. 31v°-31v°.) .Malaclue.
1(1. (Fol. 31v"-98r°.) Isaïe.
II. (Fol. 38r-l-29v°.) Jéi-émie (en partie), jusqu'à la lin du
(iiapitri- wviii.
Ce manuscrit comprend la première nioitii' du codex des
Prophètes, lautro moitié est devenue maintenant le n' 11. Lrs
deux premiers cahiers sont reliés par erreur au commence-
ment du manuscrit n" 1 1. Voir plus loin, p. 3T1.
(TsAGAItKLI, o/i. cit., n" 1.)
N^ 8
XlII-XIVe siècle. Sans mention d'origine ou de scribe. Reliure moderne
du tj-pe usuel. Papier oriental de teinte brunâtre : les pages sont abimées
l'ans les marges par les vers, et ont été séparées. Il y a 102 folios numéro-
s à l'encre rouge. Les cahiers ont chacun 8 feuilles. Ils vont de T (lisez I)
jusqu'à -jM) (lisez 24). Les signatures ne sont pas écrites au milieu de la
marire, mais un peu en coté comme dans deux manuscrits de Zelati.
Dimensions de la page : 365 X 250™™: de l'écriture : 252 X 145™™ sur
une colonne: 28 lignes à la page. Kcriture : nuskhuri arrondi. Encre d'un
noir brun. Ponctuation : accents sur les monosyllabes ':•■:, ^
Mémoriaux : Sur la feuille de garde en avant : 1 1 Mémorial de Basile
.(■..ilnisrio) , nuskhuri. 2) Mémorial du fils royal Domenti (ù.>(y-îri<iî)3(ic"()
•,'K'3i');|f>(^i)) en mkhedruli. 3i Notice faisant remarquer (|ue le livre fut relié
de nouveau par le pécheur Saba (iDÔlxxn.'», sic). 4i Autre mémorial de
Basile. Fol. Or", note en nuskliuri grossier. Fol. lOv", mémorial de Damien
(tQiao.>63b).
Contient : Homélies de saint Grégoire de Nazianze tra-
duites par Kplirem Mtsiré.
l.(Fol. 1 r^-lOv". ) ^<1fifl>.'>(ri.)g.ir)nb.'> JL^ilob.-) fi;-];]r)()l).i gcÔO^C^Çï^o
[27J
372 REVUE DE l'ORIEXT CHRÉTIEN.
l)^oîTOgÔ;)rnioL.^ ()).^r),^ '^<'îl'''(''-''3c:^^a ll()l>b.-> yo^c^otn^L^. Sur Julien
réÇwÛTï;;. Inc. "•'■" •~^wl> c)(3c;;'53fogÔ5a... Tî; r; Tupavvîi;...
MiGNE, P. G., XXXV, col. 1014-10G4.
2. (Fol. 1 1 i'"-2-2r°.) Oolx);;;] 3oîôol),^cr)^l) OiglScaswobi : Sur la
naissance du Sauveur. Inc. ^•jwol'>(«);] oD3;3ool>. ^foofo^oçoocn...
MiGNE, F. a.. XXXVI, col. 312-333.
3. (Fol. 22r°-84r°.) ÇOorii.sio.^g.^Gol».^ O^Oobb fi;j;ir)ob.'^ ;>,o)ogcQC''o
Ç58ô5cr)ol)."> ''oÔHnilSÎ^"^'' ■ ^'^Ôy3'''-^ ;)<5o(|J).>(j^o;)fo «poroob^ ô-iboçiiol»
cnjB : Epitaphios sur saint Basile. Inc. aô3C?oo'^f^'^ ^•'>ft>9a
95ôS.')fp<)b (iio^.-j.^C'' (Joljg'bco^ bo(|J)cj^.')cr).')b5... "E'j.i'akv) iipx...
MiGNE, y. a., XXXVI, coi. 193-605.
4. (Fol. S4v°-87r".)ôrao,'^oîe;iob yo^w ioacoonob a;](«)>-|n;iç:'^ob.-> :
goo(J)i(^().>U,) ("3.'>boç^-'()bb.^ b^ol'x'îbr») ocooîo^oîbGo : o.^(o.>o3W.^bco.Go
6030(^5 O5oçjicciboîç5cc!bob.->r)() : Vers héroïques sur saint Basile
dans la rédaction de Nicétas le Paphlagonien. Inc. qs^ ^mob^gb
8pîyg5fo;]Oî... Voici, amants du Christ...
5. (Fol. 87r"-I00r".) \^i)()y).'5œ.s (IfQwob 8.M3ob.-> Pi;^3r)ob;> ô"'^~
gcigno 55a(5œ()b-i3g5yg6cnob,-> : Sur les lumières, bo^y^^àa
BcoçT'ODi (sic) ai^h. Inc. j^-'^C;''^© o;)bco.^ I^O^f), rp.'> Ô3^Ç1"'^ÇQ b^o-
çogçTicria... IlâXiv 'Ir,c7c5; c èij.bç...
MiGNE, 1'. G., XXXVI, col. 336-360.
6. (Fui. l()Uv''-I33r°.) ^oboag. 65OTg;;'ob ço;]Ôob,^ aoBiraoi
f^^^hlOflsacTf^oocn : Sur le baptême. Inc. ôO^oB ôfoÇyo535c''a
65or)gçm0);> çpjog SoçQçogbàbÇigîmgor)... X6à; -f, '/.x[j.-px...
A la fin, delà main du copiste : c.'-'>a'^wgçT.5 G^mç^^ob cia"'''^^
0030b boôy;-).so : Og,^ç;-'o : lî~ : 5 : 00^ : bmhh amhbh gtco^ag^o :-
MiGNE, P. G., XXXVI, col. 360-425.
7. (Fol. 133v"-138r''.) Ç3oû).yT»5 ac^fiSob a^aob.s IV^gGob,^ gP5o-
gojçj^o çnafooDob (laôyciaR?"^"^" • ôwogoîÇTiob aoa.'ifoOT Go^b^ç^^ob^
ô'dohi) fooonobi Ô5boç;^-'ob.'> <l3arogo:iairiO ^gçjico-m.^bbaob.^ 8('îb6g-
ç^iob.s : A Grégoire de Nysse. Inc. aggc'îôcoob.^i b.x'oÇagGpîab^
.~ipS.->n .^ô)b G^Qj,)ç«ob-b5g3:>cngÔgcr)... 'tfAiu r.i7-:'j z'r/. îttiv...
MiGNE, P. G., XXXV, col. 832-841.
8. (Fol. 138r"-I50v".) ^8oc),V7i.> doimoh a.->aob.s Rj^gGob.'»
i
CATALOGUK DES MAXUSCUITS OÉOULIEXS. 373
ô^"ô^'îCi^" Cîè)(0(T)()l')-(l;)(^tJ;"J;)Oiii)l>.')n. b()(5j-)Q.1U <(M)y)ob.'> .^(D.'iri.^bjjb
."■,b : Sur Atlianaso le granii. Inc. .'>in5r);)bob il\-|;)";)cril.ir) b.xn-
fu'igô.-iu ;i-'>Ji'î... AOïvijiîv i-xuC.y/ —
AlKiNE, l'.a., W.W, col. l(isl-ll-.ib.
9. (Fol. I.">!<v"-I77r°.i '{ît1oyi.-)«n.i Scifoob il.^Jlob.i fi;2)j'"'"^*-"> ô^""
ln>(^i|;-).>u ^^iJHob.^o : Aux 150 évi-ques... Inc. .jom.^M tr)jg;)r)<p.^
r>ri ;)ùr>o (sic) : <l b.>>.j;-).->(Ô;]Çpr)C'î «•'fî<-|;)i1brnî... llw; ■j;j.iv ri r,;j.£T£pa. . .
10. (Fol. 177r°-I92 v") (def. — ) '(•(•o<ii^oi.>;'.'.f)ob.'> cJ.>il()b.> tîj-^jjfiob.^
■Ôogcîçpt) t5i)coOT»)b-(l;)(^i.j;^;)Çpob;>a : bo(^yQ.^a (^^^5^53005 Oc^yg;>-
("ijôob.^ (ri-yh. Inc. ô-'>6'""'^ «ly.incî y>.'> œ^G.^^pSfrKQâoçjiGc:!.
Sur la charité envers les pauvres... ".Vvîp:; icf/.;;'...
Le texte se termine def. — au fol. l'J-2 V.
(Ts.VjAkeli, op. cit., n° 1-2S |?|.)
N 9
La première partie est du .\i'^ siècle, la seconde, du Xh'oudu .\il'. Le
i'Uxième scribe s'appelle Dositliée (gipjboa);) (FoI.Gdv»). Reliure moderne
iii cuir jaune. Parchemin blanc et de bonne qualité. VJô folios; cahiers
de îS fi'uilles commençant avec le n" 03 (lisez IG) et se terminant avec
le n" <lj (lisez 41). Dimensions de la page : 382 X 284™™; de l'écriture :
s") X 180'"™; surdeu\ colonnes avec \\n espace de 20™'" entre elles.
'. l lignes à la page. Écriture : on distingue deux mains : la première va
'lu fol. Ir" au fol. 4r"; la deuxième, du fol. Àr" à la fin. La première
est celle des manuscrits n"' 2, 3 et '). La deuxième ai)partipnt à la même
époijue et ressemble beaucoup à celle du manuscrit n" t"i.
Mihnoriaux : Fol. 4r" à la marge inférieure, on minuscules microsco-
piques de la première main (voir la descrijjtion du manuscrit n" 2 ;
''"ù''05 '"'a fl^' "~ 36^10 (sic) 0;sb 300 fijjilroi (ôjr^ i'cj.'jî'auîo glîoficj
(>,.|.'iri;|nr,l> Ï7 6.)Jil.>(ôr« l>.>Fi.ir)<T .sôSl). Fol. 34v°-35, à la marge inférieure,
en nuskhuri de basse époque, mémorial de Macaire (iJoj.nÔ;^, sic).
Fol. 34VO, à la marge inférieure, par une autre main, mémorial de Silas
(ilojr"->b). Fol. 35r", à la marge inférieure en nuskhuri, du XIX" siècle,
mémorial de Besarion (ô;)b5wocir)).
Conliciil :
Le commentaire sur les épitres apostoliques d'Kplirem
Mtsiré. Le commencement est perdu. (Fol. 6r°.) 00530 3.
r5.)oin.^ .^co.! jjgtio.iwjjôo^moco ;)(lil.>3(r>.> : yi.> (h^am^ ^(^.t 39fooy)g-
:î9;
374 KKVUK liK l/oaiKNT CHRÉTIEN.
^Cob Q^gCQO.^W Çr'C':îQ;!.^l).^ ()()5.') : ;'|Ori.^ ii.->wb;j.%l).> il.>(i.-)i)).-).<! : .if);^
Texte des. (clef. — ) au fol. 195 v" (I Tlies., ii, 17) : o).i,j() ô :
bgfÔaoçfo (p>> boV)5ô$gçj'o Uobo iL^cn co^b : rfj>> Iîtoj;^ 63,^11. (obaai.^
bfo^Çji o^^iiDj^f) : Oc'îQo^j^ç;"ob.~)a bco.ç^^cc! (^Hi')'^ ilJl.^rxo. cQÔco.çf ço.^ cn^j
^-jiljiôjib.yj) ;i,,b.
Le type caractéristique de l'écriture est le même que dans le
manuscrit n° (5, mais ces deux manuscrits ne peuvent provenir
du même codex, car les signatures des caliiers sont identiques.
N" 10
XIII«-XIV« .siècle. Reliure moderne en cuir jaune. Papier oriental d'une
teinte brunâtre. 2r)2 folios, numérotés au crayon en haut et à l'encre
en bas. Cahiers de 8 feuilles : les signatures ont été découpées, sauf au
fol. 14 v» ô (lisez 2j (tin). Dimensions de la page : 385 X 284™'"; de l'écri-
ture : 323 X 219™"' ; sur deux colonnes, avec un espace de 15"'™ entre elles.
32 lignes à la page. Ecriture : nuskhuri arrondi et régulier. Kephalaia
au minium. Ponctuations , • : - Il y a un certain nombre de mémoriaux.
l'oiUient :
La deu.xième moitié du commentaire de saint Jean Clirysos-
tome sur l'évangile de saint Matthieu dans la version de
saint Kuthyme l'Agiorite. Inc. (— def.) au fol. 1 r", avec le
chapitre xlv (Matth., \ni. •21)... '.V/,a-/;v -apx^^Xr,/...
(Fol. ;ir".) Chapitre XLVi : ;iU' b.->(nr)co.;)ô.^a n-'^t5«;)l> -^"l^ b.-.bi{).>-
nco).") : yj.') ï^i'gôil^ .'><)ob^j.'ir) g.^Goco^îtj-jofifoj^b Çiloai.^rxi.
(Fol. -i.jTr".) Cliapitre lxxxix : (oo)) boLj;"].>pSgç;"()b.^ (n^b m.-^
<)()^fjjw.ùi)b.^o)-b ; le texte se ternune au loi. 257 v" avec la fin
de ce chapitre (def. — ).
('e manuscrit semble avoir IVirmé un deuxième volume.
N dl
.\1"- siècle. Ecrit probablement au monastère de Sainte-Croix par Siméon
r.\giorite. Reliure moderne. Parchemin de bonne qualité. Beaucoup de
feuilles sont très minces; elles sont numérotées au crayon ;i l'aide de
1301
I
CATALOGLE DES MANUSCRITS GÉOUGIENS. 375
doux séries de chiflVes : la première commeni;ant au fol. 1, de 1 jusqu'à
'-'14; la deuxième commençant au fol. 5. de 1 jusqua 20â. Il y a 214 folio.s.
I.e.s cahiers sont de S feuille.s. Inc. avec ô (= 2l.fol. 1-4; pui.s ;i(=:3),
fol. 5-12; puis ô (— 20), fol. 13 jusqu'à Oy) (= 44), dont le dernier est
incomplet. Dimensions de la page : 378 >: ^.tD™'" : de l'écriture : 270 X
192™'"; sur deux colonnes avec entre elles un espace de 18"'™. 27 lignes
à la page, mais parfois moins. Kcriture : la même qu'au n"* 7 et 40.
l'onctuations • : -
Mémiiriiiuj- : Vo\. 20r«', marg. inf., main du .WI" siècle : R('it03O!r^obA
il.\j.>ô').il> :;^~()l> <'loi).>b.> rj~f)l) : t:i~ri .liiofi. Kol. 3sr", marg.ext., nuskhuri
tremblant : f>;i'' ;V>" ji'obci b^CMoioin.) (pfjô.m <l''^Kl6t)''- Fo'- '>9r', marg.
inf. , nuskhuri grossier (.XV'III» siècle, tin). j~y J3~ej 3~a bi^yis^o 5,)b.)-
"HK'jf) (ii.i i)ncjo;)C^r)(> (,ii.^ "^^fij ôiôd.iricioi i)>,.);)r>R.) î);V)'>r>ri)C'jb (•l~r)
, -,' wv»'^" '^".'i;)r'f'>'> •>~r'. Fol. i:î5v» et fol. l.'jjr", irriffonnages illi-
sibles de la même main que le fol. 38r'.
Contient :
1. (Fol. lr"-2v".) ost'e, .\ii, 2 jusqu'à la fin. Les feuilles ne
sont conservées qu'en partie ; elles sont déchirées et ont soullVrt
lieaucoup de l'iiuniidité.
i. {Vo\. 2v°-5r°.) Joël. Entre le fol. lv°: «p-^ lôgcogoo Ggbù-;)!).^
boc-^ni) 3.1. ^.) Lj.')3m et le fol. ."ir": c^Bo. Pi" <1«.^;);ir>;'3c;' •'>wb
lMb.i>;-)cr.yô;)çmo, ij y a unc lacunc de deu.x folios (Joël, ii, 15-
III. i:i).
:{. (Fol. 5r''-l-2v".) Anios.
I. (Fol. I2v°.) Ahdias, v, 1-9 (pour la suite du te.vle voir
n" 7, fui. 1 et suiv.).
.">. (Fol. i:ir"-4 Iv".) Jérémie, xxix, I_(pour le texte antérieur,
voir n° 7 1 jusqu'à la fin. o;]fo;)iloô ÇipyçjiOG oÊclom :• «'('îb^G;)"."]-
Çj^io.-) ^•>fo^y;^')6jç^(i).). fp.^ c)ioy<C^nr).> Qp),-^ Ç'pyGoD.i jo.i yob.~> il~i5i))
•)M()b.'>...
0. (Fol. nv°-49r°.) Baruch.
7. (Fol. 19r°-54r°.) Lamentations de Jérémie. disposées en
strophes. Fol. 51r", en rouge : jG 3;) 3(ob?S(l,
.S. (Fol. 51r°-51v".) Prière (c;^f'î(53'>o).
9. (Fol. 54 v''-56r°.) Lettre (a<^"Mf'^c?a)-
10. (Fol. 5Gr'-ll IV.) Ézéchiel. Lr fol. SOVaété laissé en
blanc.
II. (Fol. lllv'-138r-.( Danid.
■M]
376 REVUE DE l"0RIE.\T CHRÉTIEN.
1-2. (Fol. 138a°-171r°.) 1 Esdras,
13. (Fol. 171r°-191r°) Néhémie. Au l'ol. 179v°, nous n'avons
que 13 lignes à la page : l'écriture est très agrandie, mais elle
est de la même main; cet agrandissement se retrouve dans les
dix folios suivants.
14. (Fol. 194v"'-214v°.)lV'' Esdras (def. — ). Il y a peut-être une
lacune après le fol. 209 v", qui est le ilernier du quaternion : (1(J7
(lisez 11). La signature du cahier fait défaut sur le fol. ilOr":
celui-ci et les quatre folios suivants ont subi profondément
l'action de l'humidité et le parchemin est fortement déchiré
et très fragile. Des. fol. 214 v° : <£>^ solâoc;'^ l>çi^[..]o figOo.
Le codex où a été pris ce manuscrit a été divisé en deux par-
ties : la première moitié se compose du manuscrit ii"7, mais les
douze premières feuilles de cette partie du manuscrit sont reliées
au commencement du n° 11 (folios 1 à 12). En général, le
manuscrit n'est pas en mauvais état, sauf les deux premières
et les cinq dernières feuilles, qui ont' souffert de l'action de
l'humidité et de plus sont déchirées. Dans quelques endroits,
l'encre est devenue très pâle. Les titres des livres s'écrivent
soit en onciales, comme dans le manuscrit d'Athos, soit en
capitales et au minium. 11 y a quelques passages où des mots
sont écrits dans les marges par la main d'un correcteur,
semble-t-il, et peut-être par le copiste lui-même; en tout cas,
les mots en marge sont de la même époque que le texte. Un a
coupé les marges de quelques pages, toutefois sans déchirer le
texte. Au milieu, se trouvent quelques pages qui ont subi
l'action de l'humidité, mais l'encre a laissé des traces sur la
page, de sorte que l'on peut rétablir la leçon sans difficulté.
(TSAGARELI, op. Cit., ïï" 1.)
N" 12
Commencement du Xh' siècle. Écrit au monastère de Sainte-Croix à
Jérusalem (fol. 472 v") par Stephaney CbôG, fol.471 r") et son aideZacharie
(T).\.|.yo().>o, ibid.). Reliure moderne. Parchemin assez épais de bonne
qualité et de teinte crème, comme ceux de Constantinople. 472 folios,
mariiués au crayon. Cahiers de S feuilles, sauf le premier, qui n'en
contient (jue 7, signées comme d'habitude par des lettres capitales : •>
CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS. 377
lisez 1) jusqu'à Go) (lisez 59). Dimensions de la paf;e : 370 X 255""° ; de
l'écriture : 272 X 173"'™; sur une colonne: 'M à 32 lifrnesà la pa^'c. F-'criture
minuscule du type athonite, mais avec un peu plus d'inclinaison. Titres
lU n)inium. Encre brunâtre. Ponctuations : : -
Coudent :
(Fol. 1 1-"- 17 1 v°. ) Le cniniiientaire de saint .lean ("lirvsostomc
<iir l'évangile de saint Matthieu, complet dans la version de saint
Euthynif d'.Vthos. Le te.xte Unit au folio 171 v et immédiatement
après nous avons le mémoire des scribes : J.) H;) bçj^o b(5;)6bo (sic
y S- '>Ô.'1"^^'^i)^"t •^'''^^ li>og6ob.> (Ts. ÇgGb.^) UJ.^clÇgfogC^ioba i<i(i
l Ts. ;-)f'î) 3j bçjiQ Tj.^^-J.îfoo.^abo (Ts. T).v].')(o<).'>bo) ^'ônh Ço^riob.»
.•iiil,',;)ôcpobùQ. Ici même, semble-t-il, commence le texte du
• Testament » (•>'JfC);]cotlo). La listedes travau.xdesaint Eutliyme
donnée par Tsagareli se trouve au 1'"!. ITir"; il en existe
d'autres que ceux qu'il cite, mais la page est abîmée pairiiumi-
dite.
(Ts.ViARKLI, ijp.cit., n" II.").)
N" 13
\ll[=-XVl'- siècle. Écrit par le scribeGiorgi Kutiréli (ôocjoijo Jaô""asî?'*
fôl. 271 r"). Reliure moderne. Papier oriental de mauvaise (lualité. un peu
mince et de teinte jaunâtre. '.iS'2 folios numérotés au i-rayon. Cahiers de
^ touilles; le manuscrit commence avec 'ÏÏ (lisez 7), dont il ne reste que
5 liilios. A partir du fol. 6r° (3 (lisez 81 les autres signatures des cahiers
suivent sansinterruptionjusqu'au cahier (lodisez 40). Les signatures de ces
cahiers sont <îe côté et non pas au milieu de la page, comme à l'ordinaire.
Dimensions des pages : 364 X 251™"'; de l'écriture : 270 X 165™"; sur
deux colonnes avec un espace de 18™™ entre elles ; 29 lignes à la page ;
!■ mde écriture forte en nuskhuri un peu incliné du type arrondi. Encre
un noir luisant. Titres au minium. Ponctuations :■:•,'
Mi-moriatix : Fol. lOv», à la marge inférieure, griffonnage grossier en
nuskhuri. Fol. 10 v», à la marge inférieure, mémorial presque effacé en
mkJiedruli d'un type très élégant. Fol. 162 \°, à la marge inférieure,
mémorial en six lignes en petit nuskhuri angulaire du docteur (pi j^olld-
u'jofôo Jean Avalichvili (<i6y o3.>!53oi")3ocj'o). Fol. 130v", à la marge infé-
rieure, mémorial en mkhedruli, très diflicile à lire.
En liaut du fol. 177 r' de la main du scribe : cqcj ipej iff!"iï!a '""> r'Iojirloo)^
H!<i2.'(jôi)in.j rjji i^UotôyG fGo gbg Ço^GGo tf)Ci,']ô"''ac)5ï?aôil)o Oo fo 'h]0~
•3:r
378 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
<ijaL^ : vm.) : ■^MCîCflioçrjoc;^!).^ : .VI. .G : uy;y;f> : Vœu pour l'évoque Davit
de Cqûiididf'li ; et plus bas : _ _
ri1.-)(i\vj(ôri;jl. (^T)() \i();ir)r)() ,V)fc^'""-'' '^'^ Bi'Vi'3i)eT;ob.i ;;o (•)\V;)(ÔO''(il>.^
^gf)oco')S"oÏÏo(j).^... Inscription du scribe Giorgi Kutireli.
Contit'iif :Leii homélies de saint Grégoire de Nazianze dans
la version et avec les scholia d'Éphrein Mtsiré.
1. (P'ol. lr"-:30r".) Acéphale. Grégoire de Nazianze : Epita-
phios sur Basile le Grand.
Muse, P. G., XXW 1, col. 493-605.
2. (Fol. 30r''-3-iv°.) Du même : versets héroïques sur Basile
le Grand dans la parapiirase du philosophe Nicétas. Inc. ;)â'''
^woLôjjb i)(ay^-).K'o;)oî... Voici, amants du Christ...
3. (Fol. S-^vMGr".) Du même: bo^y^-^a GifDgçmm.s («^b. Sur
les lumières. Inc. ,^3.'>ç:!'.^ft> ^Klhj 'îg^^O'-. IliXiv 'Iricoi;; 6 spj;...
4. (Fol.46v''-83v°.) Du même: B.^oDçmob ipjjoob.-) (IoD.'^coot ih^^j-
êçnç<xàomo. Exhortation au baptême. Inc. ôg3oG()ôw'(ic|oG3.'iÇjf>;)...
X6è; T-?, Aa|;.Trpz...
MioNE, P. G., XXXVI, col. 300-42:..
ô. (Fol. 83v"-89r". ) Du même : à saint Grégoire de Nysse sur
son ordination. Inc. i);),',(o.ôt5()b.-> b.-)ô5Ç0;-;)6c':!ab.'>... <Pilo\i iziazoù . . .
iMiiiNE, F. G., XXXV, col. 832-841.
6. (Fol. 89r"-114r".) Du même : sur saint Athanase d'Alexan-
drie. Inc. ."jûDàG.^bob il.vjj^ôjoinil.^ri... AOavzGtov S-«IV(I>V...
MiGNE, p. G'., XXXV, col. lOSl-1128.
7. (Fol. II lr"-133v".) Du même : aux cent cinquante évêques
sermon fait sur son départ. Inc. 30Qri.->co ligGG;)ô.)Go... Ildi;
■jfAÎv rà, y)[^.éT6pa..
.MiiiN'E, /'. 6'., XXXVI, col. 157-192.
8. (Fol. I33v"-163r".) Du même : sur la charité envers les
pauvres. Inc. j.nqGo. ilO.^Gco.... "Aviîps? i^ik'^oi...
MiiiXE, P. q., XXXV, col. 857-909.
9. (Fol. lG3r"-I78v".) ^l'yocy.sm.-) OiTjfoob 0.-)()ob.-> f^^j^Golw
gcÔo^jC'îçmo tO(lô)(_r)()b-();)(')i-|;"]6çj''ob.-) : bo(|^y;"].-)n \\qC:\'^C!^0°"^'*'^^"^^
b-)5y^b,^ (1;')co.coob.s : Du même : sur le dommage causé par la
grêle. Inc. «.x^ Uî^at^bG^m 'pgbbà b5^gû^)C^b.>... Tî "aj-ts tï;v Tà;iv
ï~y.vKJ\i.vrr,'>...
MifiNE, /'. (V., XXXV, col. 933-9134.
CATAtOiiUr: DKS MANUSCHITS CÉOUGIKXS. MO
10. (Fol. ITSv'-lSOv".) \îi).)y).Mj>.^ Drî«^)()l> Jl.Mlob.^ li^.jCiob.^
,',o)<)^i'}5ni,) liHlrtiDdb-iliK^çil-jl'txDb.^ : 3jbb.>ub.> m-^b y>.> y).'>,i)<'î.!-
r);)ôi»b.^ (i):;b. l»u iiiêiiie : sur la fête de Pâques el sur la solitude,
homélie I. Inc. ■~>u'>y>;v'î''-''" y>i!';). ui.^ib.io.^ilo i).M'ô5{;']0... 'Avaj-
-izuo: r,\J.ipx ^p'/r, iîZ'.i...
.Ml. .m:. /'. (;.. X.WV. cul. :3;tti-101.
1 1. (Fui. l8UV"--JUlr.) \ïiluyi.)(().> <)(.}(Ôob il.nlob.^ Iv-jjjbob.^ .i'^'o-
,,.îç<>o c>i)co(j>ob-();)(^tj,-)lîc?'r>l>->"' o.^b;)_.].>nb (j>^;b bi)(5>-j;-).Nu il;)('îfÔ;) :
iMi même : .sur PAques, iioiiiélie ii. Inc. b.\^'-3<1oç[;i.\{b.^ 'lj;)U).^
Ii;)i)b.'> y)i;jory;^;)... "KriTi;; suXay.ïjç ;v.îj CTT,î:;j.a'....
Mir.NE. p. G., WXVI, col. G21-()(;i.
\2. (Fol. •2lllr'-223v°.) «lobo,-!;)- .-^Vl^C ^^^ôio.^jjjb.-) cP^^b yià
.-(TMib.i y).> ;)b^jr)().>()).> u.-b. Du même : sur le nouveau Dinianclie
■ I sur le printemps et IKncénie. Inc. o'^dM^'""'^ <"5->ô".'5*' <^;")^5"
''j(;')C... K';y.xi'i'.x -•.■j.xz'Ix'. r.x'/.x:'zz v:y.;ç...
Ml.. NE, P. a., W.W 1. col. (idS-ti-Jl.
F!. (Fol. -'iiiv'-iSOv".) ilobo ;j;] ;).^_^.^»-)j]eHn.> i))^b. Du même:
sur les .Macchabées. Inc. ôS.hi ;i;| «L^^^-^ôj^çino... Ti ;= :■. Ma/./.i-
;jX\:i...
MiN.NE. P. a., xxw , cul. 'ji-2-'.>;j:j.
1 I. (Fui. SS.'jV"-^ l.Sv".) ilobo.î;) b()(^y;:].^ft clciyjjjçiifn-Oca'p.^Oobùu
"i^ .jv^M')->f>;|b. Du même : sur rhiéromartyr Cyprien. Inc.
■.r.on y).-» ^^i^Scoo.iHjjb iJ->r)i);).{ç;^i(».^ '^3;)^'... M'./.c:i Kjt.z'.xiï: l<.içj';vi
r/J.x:.
Mi...\i:. /'. ^•.. XXXV. col. ll(ia-ll'.i:j.
Au fol. ilQr" se trouve l'épilogue à la traduction dFphrem.
l.">. (Fol. "2 19 v'-'i/Tr". )Ç<l<>y'<>b.-) y).'> r);)5.^W()b.> il.^ilob.i lv-);)r)()l).>
i'fî()j(0(?r) <)~(5c^-'n [sic) o.i5(o«).^(o^^()b.>. ^"ôyn*^" njjbbitub.in
\^il(iy>ob.) (n^h y)i y)oy)ob.") gôîo^c^c;^o yi(]f5o)ob-i);)(|)}j;-)Gt:i'><)b."> :
De notre saint et béni père Sophronius, le patriarche de .Jéru-
salem : homi'lie en mémoire du i;rand saint (iré-goire le Théolu-
fïien. Inc. b-^".)^."^)" yioy») yi.i'r.jjQob.M!... L'nc trompette puis.santi'
't céleste...
• Le fol. 2til appartient à un autre manuscrit : le fol. 271 appar-
tient bien au manuscrit, mais à la partie où se trouvent les
schùlia. Fol. 277v"-27Sr", versiambiques. Inc. S .•>y).MJi)b 'bjjnn).-)
380 UKVUE DE l'ouhcxt chrétien.
^85gîmoîfi)5 ag;5;;)çp V)^(^ob... Les premières et les dernières
lettres sont écrites en rouge, et forment des acrostiches : il faut
les lire dans l'ordre que voici : col. 1,3,2,1; elles donnent les
vers suivants :
btOj^çj^ooi^ (loo) l).Vbo:!8ooi.~) bcogç;" ^96oç^Of)5
dî]ô^l] li;]Oft).') ojOgG f^s^gl).^ g.^BSj^ob^b,-)
6c'î3çmol)5cr)5l) gb.^foo gBroc^ c)Qo(5g ggcoyS :
Le fui. 278 v° est resté en liianc.
Au fol. 279r'' une nouvelle main commence : nuskhuri angu-
laire du xvn" siècle, et papier de la même époque. Les scholia
d'Éplirem commencent avec le sermon sur Julien (voir n°* 8 et
1), et s'étendent jusqu'au n° 22 sur Voration aux IT)!) évêques
(fol. 382v°). La fm du manuscrit manque.
(Peut-être Ts.vG.vRELi, op. cit., n° 131.)
N' 14
Daté de Tan 1050 au toi. 492r<'. Écrit par le scribe lované Dvali (iif'î3->ri;)
fi)3.iC?o). Reliure ancienne en cuir brun ; ce cuir est déclare au dos, mais la
reliure se maintient encore solidement. Parchemin blanc de la meilleure
qualité. 4G'2 folios, numérotés au crayon. Cahiers de 8 feuilles, de •) (lisez 1) à
QÔ ilisez62i: à l'origine, ils se poursuivaient jusqu'à aoj (lise/. ()4), mais
aujourd'hui il en manque à la fin. Dimensions de la page : 360 X 274""' ;
de l'écriture : 270 X 190"""; sur une colonne, du fol. Ir" au fol. 7v°;
puis, sur deux 'colonnes, avec un espace de 17"™ entre elles; 28 lignes à
la page. Ecriture : nuskhuri grand, très lisible, incliné, du type atlioniste et
d'une calligraphie e\traordinairement belle. Kephalaïa en lettres asomt'a-
vruli au minium. Encre noire. En-tètes à la manière bzyantine dans les
tons roses et bleus, admirablement faits (fol. 1 r°, GSr", 380r»). Ponctua-
tions : ■
Mémoriaux : Au fol. r)2v», à la marge extérieure, en 14 lignes en
grand nuskhuri carré (je laisse toutes les erreurs sans correction) :
gl);] tQfOÔsî^o fOi yen o^tiCo fooffio ôbjj^o i);) 6iO3C:^0r) n).i b\îyr]f;-'i;ir)
garaUiGg ()cjR,^T>eîB(b6 a'ba!^33S?;od;^()6 d^)^o^6%'dQ b^sj^ob.:» l)icc!baÔ;içri.in>
9b j),'> crjfpflb d('4\ic:"f)oob5 ,5.')é5o (îi(lca^|b(if)b oo.'^fooDiocn.') yi.') Tifogoi;)
jji.SOT^gyb .■xo5(^.) .'><).> (p^Dob^ ôCî;"^'' 9abaô.ib6 nioêîb 3oy53 O^fléJ^ 5.:)ôoe5-
h66dB 5(^0)06 ooocÔD^îf).^ 5t)obo Î]a3.')'b()^... Ce magnifique et très véné-
rable Basile le Grand i?), moi, le pécheur et misérable moine Germané
Ezdavélidze, je reliais afin d'intercéder pour mon àme, quand les Tar-
tares ouvrirent la porte de compassion (?) et déblayèrent le mur; je n'étais
pas digne de toucher ce saint livre, mais la croix vénérable l'a fait relier...
[Su]
CATALOfiUE DKS MANUSCRITS GKORGIE.VS. 381
l'oiitk'nt : 35 hoanMies rt la vir de suint Basile le Grand
ilans la vci-sinn de saint Eutliymo lAgiorite.
l.(Kûl. 1 r^-Û'ir".) gIh'î(o;)Ù.->« y).) î3;)bV)i).'vu ^iiiloy^job.) U.'iilob.")
l'-j-jGob.') y)ofj)obi> ô:iboç;^obo oiJ3i\"}Ç!;'o (pfloyiob.s il.'iOobà Bg^Bob."»
.■.ioo^cîç^o Ç58tocoob-a;)5ij3;]e>()b.vî : \ie et mr-moire Je notre
-aint père Basile le Grand par saint Grégoire do Nazianze.
Inr. n}(')i).->f!) i).M)(1;-)t;\)ùu).^ ;>■;) uKxno... Le i;rand et théo-
pliore Basile me pressait fort.
i. (Fol. T.'îr'-TûV.) D;)bV)U.^u l()0()ft>ob:i O.^Oob.^ B^j^Gob.^ <poçgiob.">
ô.iboçjlob,") : œJ;']i1;-)çi->o \îOoy)()b.') il.-iilob.'» (Vn;)r)ob.'> ('ifoogoîçjio
n.îbyçT, ;^.'5ob5oî.j(abob.-)n. Mémoire sur notre saint père Basile le
i-rand par saint Grégoire de Nysse. Inc. .^no'^îî?" Çal>o;i6So^-^°---
Ra),/)-; £'!T='Oy;x.ev ô 0cà: tyiv tz^-v...
tMK.NE, I\ G-, XLVl, coi. T88-S17.
3. (Fol. TSv'-SSv".) <"1.K'oV);job.'i co^b. r.id vr.iTeîa; (a'). Inc.
«).'>*làgco3a) 6;]b5gb:> 5bçT)ob:> coisbà. . . Sa)>irîcaTe ovîciv s* veo(A7;via. . .
Mi(;ne, p. g., XXXi', col. lG3-lSl'.
1. (Fui. 8Sv''-97v°.) 9^TOb;{ob,') co5b ,î;). Uio'i vrcTsia? (fi').
Inc. fJg^yOonob b3;]8g)oœ... riaïay.aXeÎTe...
Mi.;ne, )'.(;., XXXI, coi. 185-197.
5. (Fol. O^V-ll Ir".) 3oœ.)toi);)rp .">"•> •'>cob îoU-^ôSoto Oo'bgti Ôeî-
<ÔcQ5or):>a On ojx sariv aÎTio; tùv /.xy.ii)^ ô Oco;... Inc t3co.);i.^C|i
.x'oo.^fi bàbi'iGo 0^,0 b^5;jç;nob.'>Ro . . . FIoT.VjI t-?;; ^•.^a'7)(.x>.îaî oî tîotco'.. . .
Ml. m:, /'. ^■.. XXXI, col. 329-3.53.
6. (Fol. I14v"-l-2(;r°.) bogcj^b^ ilob œ^b c;;'3o-''Qb b.^b.Moj)ôob
Oo»oy)(oob.^ (lob o^b... Eî; t6 pviTov to-j xxrx Aouxâv i\iixf(i\ivj
« RaSelù [AO'j Tx; à-oOr,xx; » /.ta. Inc. «ô'y;)co()cc!u .n'ob bil')6
/i.iGb.^QçpaçTiODùa... AiTT^.oOv tÔ eiboç twv TTSipa'îfxcôv. . .
Mi.iNE, /^. G., -XXXI, col. 201-277.
7. (Fol. 126v"-141 r".) tJjfoçsi^c'îôob.^m^bioilwmob^... napl ei/a-
i'.i-'.TL;... Inc. àl,^ gligcoà 3ab8;iG;)b bo5tj;-].^Go... 'H/.o'kix.-i tùv
OnaZTOjV. ..
MifiNE, /'. G., XXXI, col. 217-237.
S. (Fol. 1 11 r'-151v°.) 0coobl)Gji)r>;)cr)5b. .. Kxtz ôiyi^ojxî'vojv...
Inc. ;{ooD5f9Q5 bÇi3ç;;>56o ogo SjgôiGàçnoDiGo. .. 'ftcirsa 8t:1 tcôv
'./Ti'.y.ôiv TTapavve'Xit.aTuv. . .
Mir.NE, /'. G., XXXI, col. 353-372.
[oT;
382 REVIM-: DK l/ORIENT CHRÉTIEN.
9. (Fol. I.jI v°-l(>lv".) 3;']fool'),soo5b... Uecï (pÔovou... Inc.
b.-)V)o;]co .'x'Ôb joilgfoœo y» l').')T'iogôSyoob.>... 'AyaQoç o ©eô;, xal
àvaOwv . . .
MiGNE, P. G., XXXI, col. 372-386.
lu. (Fol. l(34v''-182v°.) f)îQoçç)56OT5 (n^h... ripôç toù; -Xoutoùv-
Taç... Inc. OT^gOgc;;' 5col) oocosac^Q-"» W>r)C)b.'î. ^-j.^ilb.^ fi3;]G
()Oj']c5... E'ior.Ta!. /.al Trpwviv r,[jiîv...
MiGNE, P. G., XXXI, col. 277-304.
11. (Fol. I82v"-I97r°.) boyagnob^ o)3b <n.-> glp-afongônb.-)
(D^b... 'Ou.t>.îx ^rfiv.na iv "ki^io /.al aù}([AW. InC. çjj^tQclO.^G otj^foB^
ç).'! j^of) .■)«.:> O;)(lor)yi;)b.. . Ascov ÈpeûçeTxi xal Tt; où «poê'/iQ/i^eTat . . .
•MiONE, P. Cr'., XXXI, col. 301-328.
12. (Fol. 197r°-22Ir°.) bi^çcccaOnBob og^goDùo... Eiç tôv àppv
Tùv napoi[y.itôv. Inc. ôi'J'noC;;' •'>"b G.-iycQri^o 050... 'AyaÔoi; ô t^ç
EÙTTEiGeiaç Lttçôdç...
Mid.NE, P. G., XXXI, col. 385-121.
13.(FoI.221r''-229r".) b.sw^pagBcîgÔob:) m^b Çao<yob.^ b-^Hj-i-
Ôob^... . riepl TTWTSto:. Inc. ii.iio.^nirtb ^b^Gaô^a Qclcocnob.^!} jjiœoçm. . .
0eoij [y.eu.vyî'îQat tj.hi S'.v,v£/.wç. . .
MiGNE, /'. G., XXXI, col. 461-172.
14. (Fol. 229r°-246v''.) g\ia3Ôob.-> <n-b ooî3.)6ab b;>V).-)waôob.^...
Ec; -h- Èv àp;(^Y) -flvôAoyoç... Inc. ycîaae'rio 030 bo5yj;35r)() c.:!(nbo).^
(•.•xn... nàcy. v,£v iq Twv EùayvEluov oco-jti...
MiG.xE, p. tr., XXXI, col. 172-481.
15. (Fol. 236v''-2 1.5r".) ^gçï^o^^ Ç8oçQob.s cn^b... Oepl tou âyîou
irveu[/.3CT0ç... Inc. ^0^935^)60 G^cngçi^^b oçogÔçogb bibgç^b.s Tjyy).'»...
'O paT:Ti!^d[Ji.svoç eiç Tpià^a paTTTÎ'CsTai eiç.-.
16. (Fol. 245r°-257r''.) ilc'îi-lo)?)^^^;"^;^^ m^b Mtai);)^^" ">J3^
^O'^'-^'ô'^'î'^^S?. •'>i53^^0""^-''--- K.*Tà jieOuôvTtdv... Inc. .^çoiklwyjjG
9;:) bo(||)yg5y.)... K.tv£Î <^j.é'i ae ttoo; tov )^dyov...
MiG.NE, P. G., XXXI, col. 444-161.
17. (Foi. 257r''-266v".) boQÇ|g6.« rooiOgc^o rn^g.') çr..Vr)()j;)b
3oG6 j.')s;^.^jb.->... 'Oty.ilîa pnOelcx èv AaniV?--- Il^C. obÇfj.-x^ob
359<oo iîggGo f5.buor>.^... 'Avrocyoïvii^sTai ô Èy_8poç...
iMiGNE, P. 6'., X.\XI, col. 1437-1457.
18. (Fol. 266v''-276v''.) .'iOo.^pj^^a.iGgôob^ m^h yj5 bo8çg.^-
CATALOOUE DES MANUSCRtTS OÉORC.IENS. 383
MI..NK. r. G., .\.\.\1, col. Tylo-oM.
19. (Fol. -'TGv'-jîti r".) e;)QV)Ç"()b.> «lob in:;b fon;)j)c"<) n^ia^p.-jà
,;,)b5Pioj)ÇT)OT6 J.^c:;i.^^b.>... ritpi toO ar, Trpoiîr AÛcôxi toï; [ittoTiAOÏ;
y.xl T£cl TO'j YS''Ou.£vou è(jnîoy,ii[/.o'j l^wOîv Tr; Kxx'Xr.si?;. .. Iili'- ''1;i
oâg<^r\')ôy ><)... 'F.ytij ly.èv (oy.Tiv...
MiGNK, y. (i-, .\.\.\I, Cul. 310-0(11.
F 20. (Fol. •JlJlr°-293r''.) bip.\}c»o {sic) aobo3;). Encore une
e.vliortation : celle-ci n'appartient point à Basile, comme on l'a
noté dans l'index. Inc. Jj9«3iâSo(^o o,yi bo0.^(5o1c^(3 . La vraie
justice...
11. {Vo\. •,'93r°-301r°.) 1>^$5P533C['0Ô5OT5 9.^cn tn5b cocriiljjçmo
ojOGd Ipyofjmbi ôùboçj;>ob îq5 GgPibgb (y>-^. Sur les mira<le.s qui
se produisaient à cause de Basile et de Nersès. Inc. (l.->b ■j.Mib.>
goob^^oiioi'îbil.ir). . .
12. (Fol. 3ulv°-309v°.) bÇ.^^îmiBo. Doctrines. Inc. ,v^g<"-
iirîyg^foG i^agcooDo figaBo... Notre Dieu qui aime les hommes...
•23. (Fol. 309v''-312r".) bofwHgcnob^ cn5b. Sur la pénitence.
Inc. <lil->ric<î T);-) ;^^^;-);i px'î<t;)ÇT,o fp.\i83^- ■ • Mcs frères, que rc qui
soit ne tombe...
É 24. (Fol. ;>12r°-323r''.) W-^as^'^ûag. Encore de la doctrine.
Inc. fooîOgçmb.i JjDy.^wo^^rp boîcocîçpob... Qui veut en vérité...
2.'3. (Fol. 323r"-337v°.) bÇ.i3cc.^u3g . Encore de la doctrine.
Inc. b.^bjôSgô.>b.> (3()f).i '{'gôioc^ .)cob... Il est écrit dans l'évangile...
-Après le fol. 337 une feuille non numérotée.
2G. (Fol. 337v°-340v°.) I>Ç->3C;"->n. Doctrine. Inc. b.^^gà-
(-' ignpKQ 3,)3;)œ;-) ilQofogb.^... 0 bien-aimés, si dans un petit...
27. (Fol. 310v"-312v".) b^.^ic^.u!. Doctrine. Inc. ô)ù-j.ii)b
i Sj^ççÊ bgBù^b.^ a;)r)b.N... Quand tu es assis dans ta chambre...
28. (Fol. 342^-3 l9r°.)33ob6(<îÇ^6 Ç8ofoobi i\àdo\,i> Bg.jFmb.^
ù.iboç^obo çn<'"<"<''>-'\"lôH^"];jC"'^^'^ (jfoogoîç^ob (i()<l,>f5o). Lettre
de notre saint père Basile à Grégoire de Xazianze. Inc. .•io8>'J
g5ob(^oîcn6 3gGo... 'ETreyvwv cou tï;v â7:'.(îToXviv...
.MiG.NE, p. a., X.WII, col. 224-233.
[391
384 REVIK DE l'orient CHRÉTIEN.
29. (P'ol. 3 19 r" -.'579 V".) bÇ.xjçj^^Go çç^oîeaob.'s cn^b (jQh blig-'^coi
œococ'îb.'i'bgOTi b.'ïcnGcago.^oi.^ cn^h bàg'bp:!3cogôyC!,i5g) b^çmob.^.
Homélies sur la prière et sur les autres vertus pour revivifier
rame. Inc. co^^-'' \Klofp.'>c).')6 ô;5l)oçmo : çnicîQg.") j]]oGco,Ô5q .^fob
bgç^'obà çoclcoo^ob.^ (loO^îtocn.. . Saint Basile dit : la prière est
la conversation de Tfime avec Dieu...
30. (Fol. 380r"- 107r°.) aojsçî'^tp 'ç'aoroobà c)acoOTob-a3co.Ô3-
îç^obi 8og36çT'gàob,'5 (n^b. Sur la mort de la bienheureuse Vierge
Marie (.André de Crète). Inc. bàoçogâîmcua ifob... MuTT-Aptov -jî
•rcapoùca...
MiGN-E, P. G., XCVII, col. 107-2-1089.
31. (Fol. 107 r°- 1-20 r°.) Giooçmobb ç^aûobi) co5b... Eî; tô àyiov
paTCTiojxa... Inc. ÔcoJiifx) bcofjicjOcîB co^^.^Ob ogo b^ç^ob.N ."«Oob...
O [aèv cocpo; So).'j[/.à)v.. .
MiGNE, P. G., XXXI, col. 1-21-111.
32. (Fol. 4-20 r° - 1-27 v".) ^^g.^ôSobi 5io85îoçraaô.^a. Sur \\''\v-
vation de la Croix (André de Crète). Inc. jç^g.-iPSob ^cogo,-. ^>,
•~>CJ3^bfo^ÇT)go(D... STaupoî) Trav/fyuptv aytop-ev. . .
MiGNE, P. G., XCVII, col. 1017-1036.
33. (Fol. 427v"-447r°.) OabbO^a ^3oçoob5 acnîÇ^aobi gooîfo.
gobo (André de Crète). Mémoire sur le saint martyr Georges.
Inc. y.i(o.')fpob ilôfo^ïyoB^.^çmB.. . 'Ael ij.i-^ "ky.'j.-r.Qx. ..
MiGNE, P. G., XCVII, col. 1 109-119-2.
34. (Fol. 447r°- 162v°.) 3abb85Q 0355^055 aoî'(î.^8ob5.Q... Ei;
TYIV (^.àpxupot 'l0U>.lTTaV . . . Inc. JWQÛ5Q OgO gjÇmgtoob.'iQ. . . 'TI [J-VI
ûttoOeiiç ty)? iy./Jcriaixç. . .
MiG.NE, P. G., XXXI, col. -237-201.
37). (Fol. 462v°- 171v".) 9gbb85a Ç8oçp5ot5 cîfo8g(Tîgor)5 8oî^-).v
890)60. Ei; Toù; j7 i^.âpTupa;... Inc. 95TO(^5ç:nco.'> ^baBgÔ^o . . .
MapTupwv [jiv/i[A7);. . .
MiGNE, P. G.,XX\\, col. .507-5-2.5.
36. (Fol. 475r»-485v°.) bo(«)y5b5 80b co^b 8oîb6 \M>i>Q-
b^.ico t);)5y^'3yfi;''ob5. fooîOgçT>b5 o^^y^b 3of^'"^^Çï'8'" m.S3b5 (IgTjbà.
Sur le texte de Moïse, qui dit : garde-toi toi-même, inc. llpicsys
csajTM... Dans le texte géorgien, l'incipit a été omis par erreur
du copiste.
MiGXE, P. G., XXXI, col. 198-217.
1.40].
CATALOGUE DES MANUSCItlTo fiÉOItlilKNS. 3R.J
(Fol. lS6r°-v°.) Indox du manuscrit.
(Fui. I86v°.) Colopliun du scribe, en asuiiit'avruli rou^-'e
(,n.>i)(j;;)(o.> y^).N s.'>r)bo)j;]Vi'y,'-^ Ç" ;)1>J \^<'ô'^'^ g^sM.), cil nuskiuu'i rouge
ri.HnçT>j]ôj-)ç^o ^OovQobi ft)6 {ou)-DgOoîbç[pobj O.iilobi fiGob.') ôç^iobo
.iii65b(|^foobi i))^b 5^P)ob.'). (oo .^loBgG.^ yîn (106 5toV)fo6 ôPid.^Trjôod).')
(ii.i <l5j)\(î;|ô()0).% |5bc;;«ob^ ^-j^Qob.^ i)c)f>bi yojm^îljlboœà JG «lojig-jG
«'•^U'C^J"" oil'""^^'^ oOÎÎ^'^'"'^ j-^çpocoob.^ ÔQfoob.") <K'î;iG;^ (•*"')
y>;5,>c;->ob.Mio).> (i>.^ H^ioçfob.') (i;)ilob.^ ^^bçnob.') il^-l^oboo).^. . . Ce salllt
livre à lalouange de notre saint pore Basile, eenililable au Christ,
futé crit et achevé pour le monastère de Sainte-Croi.x, monas-
t'To qui fut bâti par le saint jière Prokhoré par ordre lie
riiomme béni, le père F^utliyme et grâce à ses efforts —
que le Christ ait pitié d'eux — par la main de l'indigne
vieillard Iou(.i)ne Dvali et de son lils béni Mikel...
A la tin (fol. 4S7v") nous avons une homélie ^?) sur saint
Basile, dont le litre est détruit. Inc. 3l>a ^ilo^Jàn çp.> îna^focn-
DjOiQbocj^o ,5.^Qo b.\^5c53aç;;if)... Ce saint homme semblable au
Christ (■/f'.îTîsip:;), merveilleux... Les trois dei'nières feuilles
ont éli' déchirées en deux moitiés horizontales, et cillées
• iisuite ensemble dans l'ordre inverse. En bas du foi. 492r°
;'.r>^/)o oycî : bcîj (Usez an IO.j.j) en asomt'avruli noir. Des.
Mlef.— ) fol. 19-2 v°.
Les titres sont très longs pour la plupart; nous les avons
abrégés çà et là.
(TSAGARELI, 0/*. cil., \\" 10."). )
N 15
.\II1" siècle. Ucliure moderne. Papier oriental, dur et brillant, de teinte
brunAtre : les bords sont troués par les vers. 28? folios. Cahiers de
8 feuilles; les cinq premières feuilles du caliier •> (lisez 1) sont perdues;
les signatures se suivent depuis ô (lisez 2; (fol. 4r") jusqu'à la première
feuille de h% (lisez 37) (fol. 282 r"). Dimensions de la page : 350 X 206""" ;
de l'écriture : 242 X 152"""; sur deux colonnes, avec un espace de 24"'"'
entre elles. 27 lignes à la page. Écriture : nuskhuri régulier et arrondi.
Très beaux en-tétes. enluminés en teintes claires et lettres initiales très
ouvragées. Ponctuations : ■ • ' : Scholia dans les marges.
Mémoriaux : fol. Kir", le diacre Palaqtion (36c^;)35ociG); fol. 102 V-
[11]
OniENT CHRÉTIEN. 25
386 iiEVUK DE l'ohient chrétien.
lOSr", ISôv-iaOr", IS3r°, Besarion. Mémoriaux en inkhedruli. :uix folios
79r'', 119v<>-120 r«, 125r", 183 r", 2757°, 282 v°.
Contient : Homélies de saint Grégoire de Nazianze avec
Scholia dans la rédaction d'Éplirem Mtsiré.
1. (Fol. lr°-10r°.) Le commencement manque. Inc. 333301^
oçj;iGf)r)...
■2. (Fol. lor".) i).mJÔ()jco.m ^roobôgb apîùob.^Q. lambiques sur
la nais.sance de Christ. Inc. b.>3oî£'.o> ^Mb;]ô()(i), 'd%-^ ooôSsgç^'
9OT0QÔob.^... Formé dans le sein comme l'étoile du matin par
le soleil...
3. (Fol. llr"-21v°.) Grégoire de Nazianze : sur la naissance
du- Christ. Inc. JwobQjj o33gÔob... Le Christ est né...
MiG.xE, P. G., X.WVL col. 312-333.
Au fol. 21 v°, cinq vers ïambiques sur Basile. Inc. oàboç^ioQ.vn.^
.sfi.^...
1. (Fol. •22r"-77r".) Grégoire de Nazianze : oraison funèbre
sur Basile le Grand. Inc. gggçcogôcQço^ b;5fi)9;}... "Ep.el7.ev apa...
MiGNE, P. G., X.WVI, col. 193-60.":).
ô. (Fol. 77r"-79v".) Vers héroïques sur Basile dans la version
de Nicétas Paphlagonensis. Note en marge : go clcni^aocogçjiob.-)
cnicoga^Go : Traduction de Georges F Athonite. Inc. gs^ j6obô;)b-
Occiyj^^icog... Voici, amants du Christ. A la fin du fol. 79v°cinq
vers ïambiques. Inc. Jicï^'pgç::;'^.-)^ f'5c'îOgçT>05G ^^GO'^^^'--- La
vierge qui comme un homme...
6. (Fol. 80r"-91 v".)(;régoire de Nazianze : G.-xngrccm.'sOT^b. Sur
les lumières. lue. ôcl-^c;"'^'.^ "3^<"] IVj"'^--- Encore mon Jésus...
MiGNE, P. G., X.WVI, col. 336-36U.
7. (Fol. 9Iv"-I21r".) Grégoii'e de Nazianze : Gùwçnniob-cigoob.-)
o)-.ib i1.-.^r-)6rnu9.ôoa)o : e.\hortation à recevoir le liaptême dans
l'Ksprit. Inc. g^Oob Oôw\î<-jor)3.->çjig... XOè; t-^ Xajxirpz...
MiGNE, P. G., XX.XVI, col'. 360-425. .■
8. (Fol. 1 22 r"-! 26 v°.) Grégoire de Nazianze à Grégoire de
Ny.sse. Inc. i););>(o.ôc5i)b.s b.^TOÇa^Bw.Qb.'i... ctt'Xou -kictw où/. I'ctiv...
MiGNE, P. G., .\X.\V, col. 832-811.
9. (Fol. 127 v"-I46v°.) Grégoire de Nazianze : sur Athanase
le Grand. Inc. ^MH.-iG.^bob (l.\.];)Ô;)ç;'x)5r)... 'AOavzdiov è-xivwv...
Mk.'ne, p. g., XXW, col. 1U81-1128.
'U
D»
CATALOGUE DES MANUSCRITS OÉOUOIENS. 387
A la lin du fol. NliV cinq vers ïanibiques. Inc. \] dcn'-
iirKÔ^îoG^iç^ob.^ b.>il;)ôub-i1t;v)(ji 'ijjjOoi'-d 'Gcjo.-m.
lu. (Fol. 1 17 r"-H)lr''.) Grégoire de Nazianze : aux cenl cin-
quante évèques. Inc. 30OT.MO lî--)(3r);iô.^r»()... riiu; JaîvTXT.fAÉTSpa...
Mi.iXE, /'. a., .\\XVI,'col. 157-19:2.
11. (Fol. 161r"-181 V.) Gicgoire de Nazianze : ^^ç^.^b.^jo^-
iitîy^3ùw-)ôob5 o^yh : sur la charité envers les pauvres. Inc.
,.>3r)(>î (1;).^^>(Q... 0 hommes qui êtes frères...
Mi<;.\E, F. ti., .\.\\V, col. SÔ7-909.
1-2. (Fol. ItN-Jr'-igiv"'.) Grégoire di- Nazianze : sur la urôle...
Inc. to.^y» yMl^bHoin \v)bb.>... Pourquoi rompez-vous l'ordre...
Mi-iXE, p. a., X.WV, col. 933-961.
13. (Fol. 19.jr"- 197v'\) Grégoire de Nazianze : oùb;iJ.bab.'>
o-)^b yj.^ u).>^joî36QÔobc) oD^b : sur l'àques e1 sur la .solitude.
Inc. •'JîpflJ^cîflob.i flic?.)... Le jour de la résurrection...
Mio.NE, /'. G., \X\\, col. 39(J-1UI.
14. (Fol. 197v"-217r".) Grégoire de Nazianze : deu.xième
sermon sur Pâques. Inc. b.'i^Ooçji.xjb.^ 'bj«).>... T-\ -Sr,z ou/an-?,;
lO'j 'îT'/i'Toaat.. .
Mio.NE, p. a.. \.\XVI, col. G2-4-6G1.
\'i. (Fol. 217 v"--2-2.jr''.) Grégoire de Nazianze : ^b^c" 35foo;>3;jb.->
.n^b y).> .^ôSob.') o).> jb^jboob.i ir>:^b : sur le Douveau dimanche,
>ur le printemps et sur l'encéniec?). Inc. gGjyboob.^ '5.)5o;{o...
L'iionneur de l'encénie...
Mi.-.NK, l'.C, X.X.WI. roi. 608-G2I.
l(j. (Fol. 225 r"-231v".) Grégoire de Nazianze : sur la Pentecôte
(0;);)63jbob.>a)5b) et sur l'Esprit-Saint. Inc. çpc?;)b.)b\f).>gç^()bj
oi^b... Sur la fête...
Mk.xe, p. a., X.XXVI, cul. 12s- 152.
17. (Fol. 235r"-214r".) Grégoire de Nazianze: sur les
Macchabées. Inc. fo;)u 0;) O^i^^iôjjcnGo... Tî Bï v. Mx/./.x.ixîoi...
Mp.ne, p. g., X.XXV, col. 912-933.
15. (Fol. 244v"-255r°.) Grégoire de Nazianze : sur saint
Cyprien. Inc. ^^BoGço.) ^55ocoo.^Gj)... MixpoO K-j^rpiavoç...
Miii.NE, /'. G., XXXWcol. 1169-1193.
-Vu fol. 255r°. une note avertissant que la traduction de Gré-
goire se termine ici.
38S
REVUK DE l'orient CIIRÉTIEX.
19 (Fol '>5r)V°--2S2v".)etcricoaÔ5afo^ atri3,->e:5^criÔXQ Ç6ou.o\).i
Vie et œuvres de notre saint et bienheureux père Grégoire le
Théologien (par Gregoriuspresbyter). Inc. c7,.>G.to ^R^oce ôac^gb.
" Deleiiaye, B.U.G., /^S.
Des. (clef. — ). Pas de Scholia.
(TsAGARELi, op. cit., n° 99.)
N" 16
Xlle siècle. Reliure moderne. Papier oriental de bonne qualité et assez
résistant, de teinte chrome. Les marges sont perforées par les vers
S folios, numén.tés au crayon. Cahiers de 8 feuilles; ils commencent
;vecl(lis'ez 1) et vont Jusqu'au ^ (Usez 27) fin (fol. ^O'^' -) ' --^^l^
commence une nouvelle pagination. Dimensions de la page . 331 X22o
de l'écriture • 243 X ItiO'-'; sur deux colonnes, avec un espace de 13--
entre elles 29 liunes à la page. Écriture : nuskhuri assez petit, arrondi,
S^ement incliné. Encre brune, avec les en-tètes et 'es lettres initiale^au
minium. Les en-tétes sont parfois écrits en asomt'avruli. Apres le fol. .0.»
vo l'écriture change, et le texte est écrit sur une colonne.
Beaucoup de mémoriaux, mais presque tous sur les teuil es de garde
du commencement et deux à la fin. Les premières feuilles du manuscrit
sont très détériorées par l'humidité.
Contient : Le commentaire sur les œuvres apostoliques de
Jean Chrysoslome (et des autres écrivains), traduit par Ephrem
Karicisdze (Mtsiré); cf. fol. 279r : ^o^'^^'i oœ^foôSG. Ôgcod-
F,^:3ç^ob555G J5ôS(pgç^Mo ^0360 gba çooSbobb aS^^O^ o^f^^ojob .lob..
aoa(o : Ce livre à été traduit du grec en géorgien par le chgne
Éphrcm Karicisdze. , * *
Le livre commence (fol. lr"-v") avec les en-têtes des Actes
des Apôtres :ô56\i3baÔ.^Q œo-^n^a \îao«.ob5 acaGo^acc"^^ ^^^^"-
b5Q • 5 iî5«>ô«'i"^^ 3aas>ô"îî^-^«' jaç^oBm. a.v7,. c^foaacQgœ..
«.çogOT.^ aoG5 IV^GGaÔob.^ œjb a«\Î.V5am.VQb5. «... ooçoaSocn
•Hoa^çoç-aô.-'l^.-' 3Sc:ob5b5... Après vient la préface d'Ephrem
(fol. 2r"-3v°).
(Fol. 4r°.) En-téte du commentaire en asomt avruli rouge.
inc.'çao(^ob6 u... r.aô^wob.. a.^a.ib^ li^af'"^^ "~^'a ^'iè^^'^^'^-
(oob.\ [^^tctVlô^GôoGaScQÇï'aee aœ535PS-a3ob^o7.5oîbob,. : 05B3C0-
]4I]
I
CATALOOIE DES MANLSCHITS r.ÉOnOlEXS. 389
(^gçfyôocncnà (sic) 0D.'>c53i3;iCtn.>g.~>6 OgOoj^^çngôj-^çno f)r).'>fogO;>r);)ô.')u
bjJOob.-) OoîQoj^çmcn^Qb."). ôSoiO;]çj>bi Sofj.'» od^at foigfomsob
bb;-)itr).s ÇOoyjàooi oDàco-^O^Ggôji^çnob.^ gi6 tJt'^iC;';! (],>çt>o boi^ytjb.in :
ùjcnob.^ : £)e notre saint et boni père Jean Chrysostome, patri-
arche de Constantinople : commentaire des Actes des Apôtres,
abrégé des commentaires détaillés oii s'ajoutent parfois
quelques passages du commentaire d'autres saints. Les Actes
dfS Apùtres écrits par Luc l'évangéliste : u)-^to,^3.>o^^ ^■"'J'';)
ik'îQojji^çncD.^ ^■^Çoîtpo.^G \îog06b.> .^0.'>b... bien qu'on appelle ce
livre les Actes des Apùtres...
.\])rfs les Actes se trouve le commentaire sur les épltres
de saint Paul, puis celui sur les épîtres catholiques. Des. le
te.xte avec la fin des dernières épltres, au fol. '279 v°.
Ce manuscrit est sans doute le n° 138 de Tsagareli; il con-
tient non seulement tnutes les épitres catholiques, mais aussi
toutes les œuvres apostoliques.
N 17
Xli'-XVI'" siècle. Reliure moderne. Papier oriental, épais et côtelé.
36:5 folios (174-200 non numérotés i; les bords sont troués par les vers.
Cahiers de 8 feuilles; deux séries de signatures : a) ~ (lisez 1) à l'iô
(lisez 46) (fol. 343) ; b) Une autre : B^î (lisez 37) a «J» (lisez 4). Les premières
18 pafres renouvelées par une main du XVI" ou .\VII« siècle. Dimensions
de la page : :586 X 228">'°: de l'écriture : 240 X 163">ra- s„r deu.x
colonnes, avec un espace de 17™™ entre elles. 31 lignes à la page.
Kcriture : nuskliuri régulier et arrondi : encre noire : en-tétcs au minium.
Ponctuations : • :-
Nombreux m^monajwr .• Fol. 22r'> : riDjcjc^cîT) y.>ri|ij£:-'( i ; ôôv": (5ojjà(ô;)dob
j^Plo; 63v<>-(V4r^-82v" : gî^oli,-) PloiPif)oQl)()a ; 84v'', 148r', 202r".
Contient : Vie des saints et homélies pour les grandes
fêtes.
1. (Fol. lr°-llr°. ) Saint Grégoire de .Nazianze : sur la nais-
sance de Jésus-Christ (version d'Éphrem .Mtsiré). Inc. Jwobùa
o<);?;yiob... Le Christ est né...
Mi.;ne, r.a.. .W.WI.col. 312-333.
2. (Fol. 11 r -22 r°.) Saint Jean Damascène : sur la naissance
■de Jésus-Christ. Inc. co.^j.iOb 'b.'>o]b,-)5ç-'o... (juand l'été...
390 lîF.VUE DE l'orient CHRÉTIEN.
3. (Fol. -22 r"-31v''.) Saint Sophronius de Jérusalem : sur le
baptême de Jésus-Christ. Inc. ooco3gç;^o FiggB Ôgonç^gOfl.sr)...
4. (Fol. 31v"-46v".') Saint Sophronius de Jérusalem : sur la
Présentation. Inc. UVj^ bfob gl^g... C'est un autre...
MiGNE, P. G., LXXXVII, col. 3288-3302.
5. (Fol. 46v"-55v°.)27 (?) novembre. Passion de sainte Cathe-
rine. Inc. ^ç5"ol).s m.Q(fi>' (IgligOTgbi... Dans le trente-cinquième...
Deleiiave, IJ. //. (!., 30.
6. (Fol. 55v°-63v°.) 4 décembre. Passion de saint Barbara,
Inc. oLjfî j.>0a)5 a,->cD... C'était au temps...
Deleiiave, /?.//. 6"., 213.
7. (Fol. 63v"-84v*.) Vie de saint Nicolas de Alyre. Inc.
Q^c^eogÔ^Bo roi 3cî^5çm5^gô56o... Vies et œuvres...
8. (Fol. 84v"-95r".) Saint André de Crète : mémoire
(3gl)lîai>6o) sur saint Nicolas. Inc. ^^.sqoî cnapimob^c?... 0 homme
de Dieu...
Delehaye, B. h. g., 1362.
9. (Fol. 9.")r"-98v".) Saint Jean Chrysostome : sur l'ascension
de Jésus-Christ, traduit par Éphrem Mtsiré (note en marge).
Inc.- ôôiÇyo635çT)g bmh yo... Tout est brillant...
10. (Fol. 98v°-I00v°.) Du même, sur le même. Inc. b-^a^o
g.'>6b5^5ro3ggogÔ55o... Trois grands miracles...
11. (Fol. lOOV-Pjgr".) 8 septembre. .Saint Jean Dama-
scène : sur la naissance de la Bienheureuse Vierge Marie.
Inc. acî3gçoocr) ycî3gcpr)o Ç5foa.s6cn6o... Ici tous les païens...
Mione, p. g., XCVI, col. 661-680.
12. (Fol. I09r"-115v°.) Mémoire (ao:îb5ô^gGgÔgç:;u)) des
saints Côme et Damien et de leur mère Théodora, traduit
par Théophile. Inc. gçgç^ob,'^ fp.~> a.'iglâcafoob.^ lî^gGobi... De notre
Seigneur et Sauveur...
Deleiiave, B. II. G., 372.
13. (Fol. lir)v"-119r".) Saint Cyrille d'Alexandrie : sur la
Pentecôte et la descente de TEsprit-Saint. Inc. jôSob^gb
''3y3-'""a°DÇÏ'^"^--- Oh! ceux qui aiment le Christ...
14. (Fol. II9r°-122v".) 24 juin. Leçon sur la naissance de
saint Jean-Baptiste. Inc. ro.-) o33.-> ogbg ogcoç^gab... Et Jésus
naquit à Bctliléhem...
[■16]
I
I
CATALOGUE DES MANLSCHITS OKORfilENS. 391
ITi. (Fol. 1-2J\ -I IJv".) iMémoiro ('^«^^■'>ô^y''0<">;)c;'o) sur saint
l'ierre et saint Paul. Inc. u>'>ô0cc<'î.if';)'''^'""'6-^^"^"*''- Et dans les
;irts...
Df.lkiiam:. /;. //. G., I l'.DJ.
16. (Fol. i IJv'-l lSv°.) 13 août. Mort de la Mienheureuse
Vierge Marie. Leçon de saint Jean l'évangélisle. Inc. ,40î,îc:i.>>y)
\î(l()rp.->u n>oa>;]Ôgcj'o çnu^ob ODcjiVnj.'o... La très Sainte et glo-
rieuse mire de Dieu...
17. (F(j1. 148v°-I52v".) -2!) août. Saint .lean Clirysostome :
sur la décollation de saint Jean-Baptiste. Inc. obfloGacn om
iiij^.i.nbow tnj;-);)r)... Entendez et on vous dira...
18. (Fol. Iô2v"-10:jr".) ... Pa.ssion de saint Théodore Strati-
laies. lue. aom^fog.^ 91Sy... Comme le soleil...
19. (Fol. 163r"-171v".) 19novcmbre. l'assion de saint Grégoire
!'■ Thaumaturge. Inc. ^nc^'^."''';)"-";)^'^---'^^"^ '^''^^'^'^"^^"""^''•••
i^ô. (Fol. 17 lv"--20Gv°.) -iGseptendire. Les actes de saint Jean
lapôtre par Prokhoré (version de .-^ainl Euthyme l'Athonite).
Inc. gbg ô-^Qo... Cet homme...
DliLEHAVi:, li.ll. (/., îtlG.
-M. (Fol. iOGv'-ilOr".) S novembre. Saint Jean Chrysostome :
leçon sur les archanges. Inc. ;;]?'^'\'1'''*M^ ^iioci-^bà Oc^3oJ^-)în>-
"'■>b.^... Le saint... des apôtres... témoigne...
-■2. (Fol. ilOr^-ilI v".) Saint Jean Damascene : sur les
archanges. Inc. coc<î8gçp0;>r) ^5lÔùU)f>.>... Qui fondait...
•23. (Fol. 212r''-2I7v".) 1 1 septembre. Saint André de Crète : sur
l'éli'vationdelaCroix. Inc. 5^3iP)ob.^,^ê)j)ù()b.-....ï;TauooO-avr;YUfiv...
MiGNE, l\ G., \CVII, col. I(il7-103G.
21. iFoI. 217v''-283r°.) Vie de saint Bagrat (Pancratius) de
Taniuméniuiii. Inc. Occt^j^ab^çj" .scob... Il est arrivé...
Df.leiiave, il II. G., 1 IGU.
2.">. (Fol. 283r''-289v°.) 25 novembre. Passion de saint Clément
de Rome par Phoibaios ((goôgoib). Inc. ;)b;] Ipogbo ;>f5b... Ce
livre est...
2G. (Fol. 290r''-3IGr°.) Vie de saint Siméonibjajjcîbob) Lalos
{'.Il Leontius de Neapolis. Inc. S^lg-^ijb d^cn TOc:ifl;)çj^Go rci^tP^o-
•">;jôj;]ÇT. 5(ooj6... Ceu.x qui sont appointés doivent...
Dei.eiiavi:, //. //. G.. 1G77.
392 liEVUK DE l'orient CHliÉTlEX.
27. (Fol. 31Gv''-329v°.) Vie de saint Jean Damascène. Inc.
b^.'^açmob 8fo.t),^']5mga)5... Ceux qui aiment la doctrine...
Edité par I». Kenciii^ac, XpiicTiancKii1 BocToirt, lU,
pp. 119-171.
28. (Fol. 330r"-3(53v°.) Vie de suint iMacaire par Sérapion.
Inc. gôagœg 3CT535cn g'ISol) ô^a6gÔgçm hfr,h... Si on commémore
^souvent... Des. (def. — ).
N 18
XIII'^-XIV'- siècle. Reliure moderne. Papier oriental, assez mou et de
teinte rougentre. un peu troué par les vers et rongé au coin extérieur et
supérieur par les souris. 243 folios. Cahiers de 8 feuilles ; le manuscrit
dans l'état actuel commence avec le fol. 3 du cahier ô (lisez 3) jusqu'à c,-)
(fol. 239?"). Les signatures du commencement se trouvent au coin inté-
rieur et .supérieur. Dimensions de la page : 339 X 248"": de l'écriture :
244 X 162"'''>: sur deux colonnes, avec un espace de 10"'™ entre elles;
25 lignes, parfois plus, à la page. Écriture : nuskhuri arrondi et un peu
irrégulier. Encre noire brunâtre; kephalaïa au minium, enluminés çà et
là. Les feuilles sont réparées en quelques endroits par une main du
XN'III'' siècle. Ponctuations : . :
Mémoriaux : Vo\. 86 r", Ruth ((ogroo); fol. 228v°, fpcjilgG^o o^i^f'^'''""
agofîjo : Domenti, le fils du roi; fol. 229r'', invocation en grec à saint
Demien avec une signature on géorgien, apparemment de Domenti, car
l'encre est la même.
Contient : Homélies et vies des saints.
1. (Fol. lr"-7r°.) Acéphale.
2. (Fol. 7r°-13r°.) 7 mars. Passion des quarante martyrs,
qui souffrirent dans la ville de Sébaste. Liste de leurs noms.
Te.xte inc. j-)59od.-) çyo^joBocVI') ilgi^ob^o").^... Dans le temps du roi
Lifinius...
Delehave, B.II. G., 1201.
3. (Fol. ISf-SOv".) Saint André de Crête : leçon sur
Lazare, etc. Inc. ç:^-'5T).'io)g Sgilf'^^fogûi .■>^o5m;)ç^io ;)bg... Aa^xpo;
Tov -acovTa '7'jy/,£-/,:6TViy.e cj'X'Aoyov . . .
MiG.xE, 1>.(L, .\CV11, col. 960-985.
•1. (Fol. .30v°-48r°.) Saint André de Crête : sermon sur le
Dimanche des Rameaux et sur l'entrée de Notre-Seigneur
Jésus-Ciirist à .lérusaleni. Inc. ôgSoB il^i^ob;) olsH.^... X6è;r,|jià;
[XSTZTO'J Ù^ilT.r'i-rj'j.
Mio.NE, P. G., XCVII, col. 985-1017.
[48]
<ATALOf;UE DKS MANUSCRITS OEORGIEXS. 393
.'). (Fol. ISr°-r)3r".) Saint Grégoire de Nazianze : sur le
Kimanclie nouveau et sur l'encénie. Inc. j^GjjjGoob 3.>f)o,j<)...
EYi'îtivia T'.u.à'îÔx'.. . .
iMir.NK, /'. ^'.. .\.\\\ 1, col. (JUSG-21.
G. (Fol..'»3r"-61r".) Saint .(ean Chrysoslome : sur l'ascension
lie Xotre-Seigneur Jésus-Christ (long titre). Inc. w.>j.iOb ogo
>(,-).MO()li.^ u>ci;ibb.>b\î.v-)ç:-^b.^ .>io-pbMgçnQÔoïfl)oon... Quand nous
I <Mébrions la (ète de la Croix...
7. (Fol. r>li'°-73v"'.) Saint Grégoire de Nazianze : sur la Pento-
côte et sur rEsprit-.Saiiit. Inc. a'iQO^^-^W-^OCT"'^^ ^"5^ '^6"^'auJ
3i^>]OC^iab('ii»}b('îùyj;)<t)... FIspl -rr,; iopTr,; %'.rt/i% oO.oiîoor.'îwy.cV.. .
.MiL.NE, l'.r,., X.XXVl, ojI. |-2S-4rr2.
Après ce texte suivent quinze vers ïambiques, dont les
initiales des six premiers forniont l'acrostiche ôocîco^jO : (iionji.
8. (Fol. 73v"-S3v".) i septembre. Combatdu saint et glorieux
martyr Mamay (Manias). Inc. il.^il.'ib <ï)o«)bj :)i).ib jwob^jb Oc^^.^-
âgbi... Ma'ax; ô [J^-Y^î O'Jto; roO XpiçTOÙ (Azotu;...
Kklkiiaye, n. II. C, 1018.
9. (Fol. 83v''-91v".) 4 septembre. .Martyre de saint Babylas, l'ar-
chevêque d'.Vntiocho, qui souffrit au temps de Numérien. Inc
6;30gcoo;)Goîb ôjcodgfiœ.^ tJgigcîû.^b.^ . . . NouiAspixvoiï -rà "Ftojiaitov
c/.y.TTTpx. ..
Deleiiave, B.H. 0., iOC).
10. (Fol. 92r"-96r*'.) 15 septembre. (Passion) du grand saint
martyr Nicétas. Inc. OdçngoïôocDi c?3^Ççï;'Ofr).') OciÇ.Nflob.^ Go^jo-
dj.snboi.^ . . . \i/.y;T'.x'j'j; àywvx; to-j azpT'jpoî Niy.r'Ta. ..
Deleiiaye, li.lI.C, 1340.
11. (Fol. 96r''-119v''.) 20 septembre. Passion du saint et glo-
rieux martyr dans le Christ Evstati et de Teopistiay et de
leurs deux enfants Aghapi et Ti'opisti. Inc. 5co.so;>G(^b IwoîO<».^
bjo5(|)coob iloyôSc'îôjÇllic'îô.^b.^ .. TpxtavoO twv 'Pw;i.x{o)v t/.t.tzxox
ois'îrovTOî. . .
Deleiiave, li.ll. C, tilJ.
12. (Fol. l-20r'-l."33v°.) itî septembre. Actes de l'apôtre Jean
écrits par Prokhoré. Inc. jbg ,^^30 çoOjyooi Oj^Oc^boîmo... Cet
homme de Dieu...
Deleiiave. //. //. C. 910.
[491
394 REVUE ME l'orient CHRÉTIEN.
13. (Fol. l.">3v°-167i".) 2^1 octobre. Passion du yrand saint
Aret'ay et des saints martyrs qui soulïrirent avec lui et histoire
des événements du pays en ce temps. Inc. [^;]]c"o^.m^() bùfoGg
Deleiiave, B.H. il., 167.
M. (Fol. 167r°-180r".) \" novembre. Les faits et miracles des
saints Côme et Daraien, les fils de Teodaté. Inc. gçgc^ob.-)
Bgg5ob5 o;]b^ ^^"^^Ô3^ llgajc'îôob^. . . ToO Rupto'j r.y.Civ 'I/;co'j
Deleiiave, /A //. G., 372.
15. (Fol. lSUr°-185v".) 14 novembre. Mémoire (()(r!b.>ôbar);^-
ôae?o) du saint apôtre Philippe, digne de toutes louanges. Inc.
iOf)c5iT)ol).'> ^.'iG çoOgw(r)o bo^yg.'iû... ô toù WeoO Ao'yo;...
Deleiiave, B. H. G., 1527.
16. (Fol. 186r°-2I5r".) 20 novembre. Passion du saint et
glorieux martyr Artémi. Inc. OgOgc^fl^rt) gç5C"ob.^ rp.^ 8.^(:5l')fQ-
SôSob^ Bgg6ol)5 Tiggàfo 5{oOiçoçTigôol>.^... Merà T'/iv toû Kuptou y.al
'jtoT-ôpo; '/^adiv £tç oùpavoOç àvâ7vy)diiv.. .
Deleiiave, B. II. G., 172.
17. (Fol. 215i"-227r".) 16 janvier (titre abîmé). Vie de notre
saint père |Paul] le Théb[éen]. Inc. fp5 âbùôsaç^^c^fogi '^'Q'D'S:
^^Ô^Ç^omin.Sj-î.^GGo.. . Kaî ï^toyozooiç xGv àpy£T'j-cov. ..
Deleiiave, />'.//.(,'., 1468.
18. (Fol. 227r"-235v".) 16 janvier. Vie et faits (i)(':!J,Hm.->^pjÔ5Q)
de notre saint père Jean le pauvre (gcj'ilSà^ôbiQ'). inc. «a". '^•'"»
Q3t5a<T>.'5 3oG5 ^.^Qo 5a3(l5foo(|^o... Il y avait dans ces jours un
homme vrai...
19. (Fol. 235v°-215v°.) Des. (def. — ). Vie et faits (Oc■^j.x^^>-
£Jcqô.'>q) de notre digne et bienheureuse sainte Xenia [Kseniay)-
Inc. .^b.^çpo gbg fi),^ j^gbc'î-y Jg08.>coo(«)5op ^bgGoob QboîPSgô.VQ. . .
Nouvelle et étrange en vérité est cette vie de Xenia...
Fol. 215 endommagé : après lui des fragments de deux
autres feuilles.
(Tsa(;aheli, ()/). cit., n" 109.)
[ÔOI
CATALOfiUE DES AtANUSCUITS liKORGIEXS. :î95
N 19
\ll'-.\lll'" siècle, lù'liui'e inodenie. Papier oriental île teinte briin;Ure;
170 folios. Caiiiei's de « feuilles, commençant avec le deuxième folio de ô~
>ez 2), avec les .signatures en lettres capitales, tantôt coté des marges
-ujiérieures, tantôt coté des marges inférieures; les cahiers vont de
,". lisez 2) tin du fol. 7 v" jusqu'à ,50 (lisez 22) (inc. fol. lG8v»). Dimen-
sions de la page : 382 X 2:57"'"' : de l'écriture : 2:50 >; loi»""": sur deux
CMlonnes, avec un espace de 17™™ entre elles: 'H> lignes à la page.
i;crifure claire, nuskliuri arrondi, de grandeur moyenne; encre brune.
Ponctuations : • -r Pas de mémoriaux.
Contient : Les œuvres apostoliques avec proemia ot keplia-
laia dans la version di" Goortres rAtimnite.
1. (Fol. 1 r"-17r".) Acépliale traitant des apôtres et de l'iiis-
toire biblique. Inc. (def. — ) l>^f)o : co^âgoDg 336 3gb.vlîmgôgc^
1} rp.'iyj^Ggô^n 9ob clo;-)cS.
■,'. (Fol. lTr"--2.jr°.) Sur la décollation de .Jean. Inc. ;iou).Kog.'>
•^u',)b('^';-3cr'0'^Q'-' •""îa-^'';! ^^"'''■''^•'"^^^^'•''■•- Quand Jean acheva sa
course...
3. (Fol. -25 r'-tiv".) Actes des apôtres.
4. (Fol. -ISr'-.'tÔv".) Relation (.-j^yaô.sa) sur les épitres catho-
liques.
•1. (Fol. ôôV-GSr".) Chapitres (00536) des épitres catholiques.
0. (Fol. G3v''-8-2r°.) Te.xte des épitres de saint .lacques.
7. Texte des épitres de saint Paulau.K Romains e) à l'hilémon.
Au fol. I60r°, vingt-sept vers ïanibiques, dont les premières
lettres du premier groupe et les dernières lettres du deuxième
forment un acrostiche : u'-~>abcogçr''> ^^^çra î'no^y-v;;'^-] G«.çi);iOî5r.o
go(}w-',() : Paul est terminé : Christ, aie pitié du pécheur Géorgi.
(Fol. I60v°-166r°.) Liste îles leçons de l'apôtre pour toute
'année.
8. (Fol. IGCr^-lTOr".) b.>b.>(ô;)ù,->r)o b-s^oby^tono ibcngbu : Les
(leçons) de l'évangile de suint .Matthieu pour matines et quel-
ques autres; au total, douze leçons.
(Fol. ITOv".) Table des écrits apostoliques contenus dans li^
manuscrit.
[51]
SOG RKvrE DE l'orieivt chrétien.
N 20
Xlli-Xll"^ siècle. Ecrit par loselj ()c5b;]o (fol. 283v°). Reliure ancienne
en cuir brun foncé avec plats en bois, ornée de dessins en relief. Papier
oriental de teinte jaunâtre. 331 folios (def. — ). Cahiers de 8 feuille.s,
de ;» (lisez 1), à g (lisez 3) et jusqu'à 8Ô (lisez 42) (des. fol. 331v<>). Dimen-
sions de|la page : 340 X 535"'™; de l'écriture : 235 X 151"™, sur deux
colonnes avec un espace de 17™™ entre elles ; 26 lignes à la page. Écriture ;
nuskhuri fortement incliné et un peu arrondi. Encre brune. En-têtes
en rouge vermillon. Lettre initiale enluminée (fol. 6v") et en-têtes enlu-
minés. Ponctuations : - ■
Un certain nombre de mémoriaux : sur les feuilles de garde au com-
mencement. Fol. 1 r", Uesarion (a. 1814) en mkhedruli. Fol. Iv". le
pécheur Antoine (8C'^tP3"ît':!o ^650360) (a. 1764) en mkhedruli; plus bas,
par une autre main, l'indigne Antoine (npotobo ^6(y'j5o) (a. 1768) en
mkhedruli. Fol. 2r°, du Métropolite de Jona Gedonidze (•Irar^goe?'' O05-
to.iâo oc'iR^ Q9CQ(j(3ob dg) ; plus bas, mémorial de Besarion. Fol. 2v''.
en caractères différents 4 fois, mémorial de Beéna Colagasvili, qui a fait
relier le livre en 1518 (4? J3I) h;) (0?). Il y a d'autres mémoriaux de
lui au fol. 224VO et au fol. 260vo, ainsi que du prince royal Leonti
(ô.ifjcsGo se^fjo^Gôo) et de Georges. Fol. 283V", mémorial de Besarion.
Fol. 293^, note de Saba (b.bÔ.b) qui a relié le livre. A la fin, sur les
feuilles de garde : fol. 1 r", mémorial de ,Iean. prêtre et moine, de Besarion
continuant sur le fol. 1 v"; au fol. 2^, mémorial de Barnabas, archevêque
de Tiflis (ô6p555Ô6 j^S^Riaff? âœSlm), d'Antoine et de quelques autres.
Contient, : Le yJà;j.a; de Jean le Sinaïte dans la version
de saint Euthyme l'Atlionite et quelques vies.
1. K"Aî!j.a; de Jean le Sinaïte. Inc. (fol. li°--224v°) avec la
lettre du moine Daniel. coçi5oi.'> I6gô,'>3l)... Qui veulent... (des.
fol. 22 Iv"). Au foi. 225r", dessin du y."/aij.a^ (ô"og). Au fol.
225v°, lettre de Jean le Sinaïte à l'Iiigoumène de Raitha.
Inc. ^gyyàBob^ ^Ool) '(logBo'bi 9g 3g5 ç5cJgcoco-9g8oîl)oçT^o3... Le
livre de cette terre, ô -/pia-ccpipoç, je vous... (des. fol. 246v°).
(Fol. 216v°.) Commentaire (de saint Eutiiyme) sur des pas-
sages difficiles dans le texte. Inc. viba 5cool> gy-^ôSob y«.oi.x<>...
Qu'est ce que la négation?... (des. fol. 260r'').
2. (Fol. 26Ir°-283v''.) çggÔôSsiîmb.-» (sic) : sa ■ 'i^'^'^a'''^^^
Çiloffjol).^) Oc'îÇiOob.s 5ôço;>çm9gl>ol)o (sic), mc^d^çoo ^.sOcnom.STO.yl.^- '
6gÔol) i)(r(R.').Q Jgbo. 2.") février. Passion du saint martyr .\bdalme-
sia, ce qui se traduit par « serviteur du Ciirist ». Inc. .s\î ^oÇo^
[r,2]
(ATALOOLE DES MANUSCRITS OÉOKGIEXS. 'A07
'■) c^.">l>it>-'>Oo ;3^yj)ô.^y> \î.^(l3Ô.'>Q Ç~()b;) flcQ^.iilol).'» iôy)5ç^<)Q-
l' '.-«alxi. cocîilj^çnu ,'^.>(1c'îi)ii).i(o,-^;K'>r>;)(>ob OoîG.iu J~;)bn. -).>ilu).'>
ii;|l>c>il;)y> (sic) i)^yv)-')çj>(i).')l).i (ôdqI'):^!).^ ;)ôo) oi'jriiDùub.-). . . Main-
tenant je commi-ncerai à raconter la passion du saint martyr
Vbiialniesia l'Abdalniasili), ce qui se traduit par « serviteur
du Ciirist ■>, dans l'année 70o et la tioisirnie (annre) selon les
Ioniens...
r. I'eeters, liihliotlieca /lagioyraphira orieiUalis, 3.
:!. (Fol. 284r''-293v°.) o;)f)35fob.^ o"ô : \ï.Ml;)ô.-)n Ç~ob.^ to.'>
fi;)().')(oi)b.^ o^i)ç^;)o);)(r!b()bo : 12 jan\ier. Passion du saint et
bienheureux Philothéoz. Inc. in.'>\î^);)ù.'.b5 rp.^ i1;io3C':!Ô.>b.> r,o;i(Ti,5-
i^o-^Gc^bo... Au commencement du règne de Dioclétien...
P. Peetehs-, op. cit , p. 210.
1. (Fol. 29-lr"-31Tv".) là août. Saint Basile de Césarée :
s;ir la mort de la sainte Mère de Dieu. Inc. b.iilîjà.ML^f) Çaotti.)8;>6
v'.v;3bjô.>Ooî9.>f)... La sainte Trinité sans commencement...
Ti. (Fol. 298r''-331 V°.) \î.^i3gûôa Çflotpob.'» çDi yc^3er'^«> J^ôg-
V -obj ilcirpgçT.oi-(lc>:{^.>3ob.'> ôiÇj>.)ôS.^(1lncnb. focCjOjjOpo ocD.^ôSgOà-
ri;iùi)b bob.->ô;-)c'' ôpjÇyoria.^çn^'j : 17 septembre (mais il y a une
note au-dessus écrite par une main plus récente indiquant le
10 février). Passion du saint et digne de toutes louanges
liiéromartyr Khalarampios (Charalampius), ce qui se traduit par
« joie brillante ». Inc. i';)^')fgoîô.>>b.) 3^>jc^ob.^ fig^Bob.) ogb;^
jioob^abb...... Sous le n-gne de Notre-Seigneur Jésus-Christ...
IiKLEii.wi:. B.II. G., 298.
(TsAiiARELi, op., cit., n° 13() ou 137.)
N° 21
XIV'-XV' siècle. Reliure ancienne en cuir brun, fixé sur planches de
- J1.S. Papier oriental, assez mou et d'une teinte blanchâtre. 33"J folios.
Cahiers de S feuilles, commençant avec .> (lisez 1) jusqu'à <)ô (lisez 42).
Dimensions de la page : .'Î4t) x 202""": de l'écriture : 254 X 182""»;
sur deux colonnes, avec un espace de IC""" entre elles. 30 lignes à la
page. Ecriture grande et peu soignée, nuskhuri arrondi et incliné, avec
en-tétes en rouge vermillon. Encre brune. Ponctuationc : • ■
Mémoriaux : Beaucoup de mémoriaux sur les feuilles de garde au com-
mencement et à la fin : 1. Kouille de garde (Iv»), long mémorial en
nuskhuri négligé qui remplit toute la page, de i->3i)->3->Ja asî^'*^riy (sic)
398 REVUE DE l'orient chrétien.
{Eliané Cavcavatze). 2. Feuille de garde (2'°), mémorial de ,53i)gQ>cîê)3;)t''
■bawù5ocqCl) (Sérapion KumudoroeliJ. 3. Feuille de garde (2v°) : n) mémorial
du eejfp^ogr'o 5f)ôji3.->R;] (le pécheur German); b) mémorial du njibotôdc»!')
(Besarion). 4. Les deux mémoriaux cités par Tsagareli, p. 38, dont voici
le texte corrigé : «) llilarion d"Opizal : ;]li;] pogGo j^3.')cÔ<)l)o Llaoîd'""
O^giol).') yi.y^oaiob g('îCQ3icn.i 8a^'>'5S)'^09SÏ'"'S5 ^9 9f)l>9^6 floîdj^g^ô);).)!'!
oj3o'5.)(0().iB àf)P59.^6 og^iêSoc^G ço^go^LRa liâ.iêSlxjigB 95l) ,"],>9l)ù ('ini;)li
•^':j5éSob OojGMiôa"" li^.'îtobooi tQ^a^ocoi ; b) Béena Colagisvili : yb;) \Vi);/hi
()),')fo3i3^r)o (');) i);)0><dj.> biV)f!r'obi> gl)£)gab9;)G Ô,');)(>-i9 fic'îjmiyùcjgofp-'il.)
0a3-\y')1'>9a ù.jfie^riob ;i;]ii;ol).-) |",oej(05()b.Q b.:)rio[r'aô'^"l')ff''f'îy'-
Co)itieJit :
l.(FoI. Ir".) La deuxième moitié du commentaire de Jean
Clirysostome sur l'évangile de saint Matthieu dans la version de
saint Euthyme l'Agiorite. Le texte commence avec le chapitre
9fp (lisez 44) par ces mois : fc).> sofowg ogo ;^ôyoîfp5 2:).-);](ob.^().ib.
5l5 gbgS.^ «)a«5'~>« (lobo... (Matth., xm, 10 ss.). Inc. de l'ho-
mélie : l')o(^cj;^.'>f)o ;)b;) .ipji œg i>'do\> œ^l> oi^^gG.') gog5çT>85G.. .
2. (Fol. 305 V- 308 r".) Testament de Jean, le père d'Euthyme.
.^Bfpgfodo ocQ.sfigbo ;)(,']0i^(1gl) 9.'>()oI).s.q.
3. (Fol. 30Sr°-315v''.) Leçon sur le miracle de Bérytos.
Inc. ôgwo^^tt iimh j.'iÇ^.VJo...
4. (Fol. 315v°-327r°.) Leçon sur le miracle de Khalkopraté.
Inc. Ij^OggigoîOT.^ b5l)Ç5j"]çiicr)5 l)5,^l)gGgÔgçi-'o...
."). (Fol. 327v''.) 31 août. Le Patriarche Germanos de Cons-
tantinople : sermon sur la consécration de l'église (litt. temple)
de la Sainte Vierge à Khalkopraté (bà^cnj^côgôob^ m^h ^idcoob^) .
Inc. ujoy'gf'nsï''^ '^'"dn"' '^i')''' "^^^^ tl'^Ç^'^^'d'-'-* c^tlôScoob.'ic^...
(Fol. 332 r".) (De la main d'Hilarion d'Opiza) b.sbgç!''ooi.^ [oOfomo-
b^Goo.'i fo.") ()gco.V);)ô()ii);') (piloccxib."» çoOcocnob-clOoîôgcT'ob.^ n,).S ^Çl^'og-
fogÔoOT5 o5(»)oro.bBob.'5 yi."> Qljcci;3gç^-8tj<TjOTgçj^ol>à j^g.'>Pîob.")am.')
gbg ÇogGo o).^ôSgU.'>r)o bib.^ôSgÔob.'iQ ^5o5ocngfoo (çî.^w^ygCîGooiTo
l^o5fol)cn5g5G ilg .~>r)(«)C'î6o çgpSoiçp gcîQJSoçmOùG, 3o^bg6 lîgihnn.^
b.vj^iboîaœi <p5 3g33ob^~fog clgGag ^àSiSm.^b... Plus bas,
mémoire en nuskhuri du vieillard Nahum' (ÔgPSb^ Gàc^Ob).
Sur le fol. 332 trois ou quatre mémoriaux; sur la feuille de
garde suivante, huit mémoriaux de différentes époques.
(TsAii.vitELi, op. cit., n" 135.)
[51]
I AT \ LOI ILE DES MANTSCHITS nÉOROIENS. 399
N 22
\II"^-.\II1'' siècle. Heliure moderne en cuir jaune. Parchemin mince
. bl.mc d'assez bonne qualité, un peu jauni. 2i>v' folios. Cahiers de
^ feuilles dont les t> premières sont perdues; le manuscrit commence
aujourd'hui avec 1'.'~ (lise/. 7) a\i fol. Ir" et se termine à la tin de !r"~;|
(lisez :Xi au fol. 202V». Dimensions de la pape : :fô4 X 24ô"">'; de
l'écriture : 21; X 158"""; sur deux colonnes, avec un espace de 19"""
entre elles. '£1 lignes à la page. Ecriture : luiskliuri arrondi, de grandeur
moyenne et un peu incliné. Ponctuations : • • ' ,
Fol. 2r<'. ;i la marge inférieure, mémorial de Besarion (ùyliitoociC).
Contiriit : Un commentaire sur les évangiles de saint Marc
et (le saint Luc pai' un auteur inconnu. Le te.xte conimencr
avec Marc :
(Foi. Ir".) (x. 36-30)... bcîçjioî t).)G Iwjg-^ à^m : ôS-m» gGgô^i.-jb
■|fÔo)o ().')f55^;'^;]r)oo) 3;)r>b.) yj.> ;)coo")o iJ.'irtQbj^Goa) 3j)5b;> '^•^.'ililiU);)'"
.■•ofogô^b.") 0;)6b.^ : lipjçrxrj ogbj^ IwJq^ Oàcn. àôS^ oQom (o.'ih.^
nullJOîycn (LçrigOQ.S 3ybgilày) l)."»bQi1;^Ç;no foCîO;]C»b.^ 9;] 3;);{b£).^i),
' '.i r).')cncj'ob îoj^ô.in ôSr^Ojicpb.^ Og GioDjjçr) ^oçogô G.~)or»ç^ob iojô^y>
••> O.^oD iT>J;^;)b ().><n <1->CJ'50Q :• (n.'>c5g().')6gô.')n :• Inc bbj-j.in
i.>b.^â);)ô;)ç:>vi <>5d5^ aoœ.^coil;)^) yjottjgôio d^cno iU'îg^Çp.^ jcoo-
b^gb.^. boîçj>cQ 3;)b.^ilb3;>3b ;>tob cQ(5ob.) ^3 ^8G.>a... Le commen-
taire sur saint Marc se termine au fol. 32 v°.
(Fol. 33 V".) Conimentaii-e sur saint Luc avec de grossières
l'iiluniinures. Inc. ct'Oô-"» b.^ioOwmoîco^Q .sG5ocqJo;)ç^->o ^jjK
Me? t3oîj.)çm.jjfnôoœ. b~i]3gfoG.>çno ^^çpoîsGgôocn... Le commen-
taire sur saint Luc des. (def. — .) fol. iOJv" avec saint Luc,
wii, .j(i : Tlx'i-t^.
(Ts.\fi.\REi.i, op. cit., n" IIS.)
N 23
Xll-Xlll siècle. Reliure ancienne, forte, en cuir brun, sans orne-
mentation; vestiges de fermetures. La planche du verso est perdue. Papier
oriental, mou, de teinte gris-jaune. 411 folios. Il manque des feuilles
au commencement et ;t la fin; les premières feuilles sont tachées d'huile.
Cahiers de S feuilles: les signatures ne sont pas conservées. Dimensiims
de la page : 3i)0 X 248°'"'; de l'écriture : 3(J0 X 185">"'; sur deux
colonnes avec un espace de 24"'"' entre elles. 32 lignes ;'i la page.
400 ULVUE DE l"0I!IENT CHRÉTIEN.
Écriture : nusklmri incliné. Encre d'un noir brunâtre ; kepiiahiïa en
rouge vermillon Jusqu'au fol. 179, ensuite en carmin. Ponctuations : . :
Quelques mémoi'iau.x.
Contient : Homélies sur les grandes fêtes.
1. (Fol. lr"-Gr''.) Acéphale. Inc. ô3"onbggçm .^wl) B^yccsoio
2. (Foi. 6r°-F2v''.) Saint Jean Damascène : sur la naissance
de la bienheureuse Viei-ge Marie. Inc. ilcîagtpoo) yccî3gç;oGo
^.icoOiwooOn. . . Ae'jT£ TTzvra ï6vvi...
Mkine, p. g., XCVI, col. 661-680.
3. (Fol. l-2v"-I7r".) Saint André de Crète : sur le même sujet.
Inc. fo^K^ô.^iJo ^•^^^•^(s... 'A^-/rh ;-«.èv •/îjy.îv...
MioNE, P. G., XCVIl, col. 805-820.
1. (Fol. 17r°':52r''.) Saint Jean Damascène : sur la con-
sécration de la bienheureuse Vierge Marie. Inc. coàcQççgBGo
çg8foor>ol) ;icc!J5çTi.->^;] Ijiiwori... Combien de vous aiment Dieu...
5. (Fol.32r''-3Gv°.) Saint André de Crète : sur l'élévation
de la sainte Croix. Inc. ;j^;'}.'>foob5 ^fogô^^b^... Sxaupoij Tïav/iyupiv...
MuiNE, P. G., XCVII, col. 1017-1036.
6. (Fol. 36v°-39v°.) Saint André de Crète : sur le même
sujet. Inc. igiacoflBgcr) ff)[o;)b... K'.v/f'7co[ji.£v âyxif/;Toi r;vi|jt.epov.. .
MiGNE, P. G., XCVII, col. 1036-1015.
7. (Fol.39v°--I8r".) Saint Jean Damascène : mémoire (SgbbObfl)
sur saint Jean Chrysostome. Inc. nà^^ft'-"" ^•^tf»''.']... "E^si pi.èv...
Delehaye, n.n. G., S7't.
8. (Fol. •lSr'-55r''.) Georges, évêque de Nicomédie : sur la
présentation de la bienlieureuse Marie dans le temple. Inc.
ôô)\îy()G35çi''g .')fob... <t>at^p6v tô tt,; T^apouuy,; éopT-^ç...
Delehaye, B.H.G., 1152.
9. (Fol. 58 r^-ÔSr".) Vie de saint Jean Damascène par
Siméou d'Adana, traduite |)ar Éphrem Mtsiré. Inc. bi^-xif/'iob
Oc'îyj'^.^fogcn.^...
Edité par K. KeKe.iiiinae, XpiicTiaHCKiii Boctok'l, III,
pp. 119-174.
10. (Fol. 65r°-73v".) Saint Jean Chrysostome : mémoire
(a^bViOio) de l'évêque Pelagonios d'Antioche. Inc. Og gjgê
gi69'b5<^)gÔgç;o yoy^a 6Ç35ÇT>gôg2;;'cn5 Ç5g5Çc;'OT5 OoOifoto ^ycQ-
[56] ^
il
I \TALiHH K lii:s MAXL'.SCniTS (îÉORfilE.N'f?. lOl
Ô.">tt>... Jetais déjà pivparc ;ï faire la guerre au\ af,'issements
des lirrôtiquos...
Mi.iNK, !•.(!., \L\III, col. 7l7-7r)(i.
11. (l-'ol. 7 Ir'-TSv» des.) Saint Atiianase d'Ale.xandrie :
'"'t>MO"^" .~>to\ï;)(~)()b.'>(r>:^l') 5;i()~(ofr)(»l> il(JoîujçT.()b.>b.> : sercûon on
l'Iiunneur de la Bienheureuse Vierge Marie. Inc. .îihd.moçj..
''n'''\>'"'" "^ô" focîil^çj^no .')ioO(nB^5;^Oii)(,(«i).>r( ('lu\î.ib.i... C^nuim' les
travailleurs qui creusent la terre...
IJ. (Fol. 7!)r°-S2v°.) Acépliale. Inc. eOcrtôù^i) iJi)j.)bçn;'yùgeob.)
i'-^tj... A savoir l'inapprochable...
i:^. (Fol. <s;}r"-91r''.) Saint .Iran Damascène : leron sur
la bionlieureusr N'ierge Marie. Inc. (ovj.>iib 'b.^o^bj^C^-'o...
ijuaiid I été...
1 1. (Fol. 91 r''-9!»r".) S.iiiil Jean Dauiascène : .sur la uii.sùi'i-
corde de Dieu et sur la naissance de Jésus-Christ. Inc. <p>b,^-
ô.Kl.^rp oyrd bo(|)ijj')5n... Au coniaiencernent il y avait le \erlje...
I.j. (Fol.9î)r"-I07r".) Saint Grégoire de Nysse : sur la nais-
sance de Jésus-Christ et sur les saints Innocents de Bethléem.
Inc. fi>.^ lôgrtgm .sbçT>()b (P5b co^j^ti.^ njjbfj^m.s (de Basile)...
— a>,-i(;aT£ çt.c.v âv viO'xr.vîa . .
Mii.Ni-:. /-•. a., WXl, coi. IGiMfSl.
IG. (Fol. lu? r"-Il.jv".) Basile l'Isaurien : sur le massacre des
saints Innocents. Inc. ^cl-^^-'W^ ^^<1 ôjjôjjcoo... rix/.iv ôys'=<»>"' îyw...
I>Ki.i:itAvi;, /y. //. 6'.,S-21.
17. (Fui. 1I5V-12-2V''.) SaintBasile le Grand : sur le baptême.
Inc. ô(Ô<l-)r>o bcîçnc'încQn... O <j\'i -jo'^oçSo/.oy.c-jv...
Mi.Îne, /'. C, \\\1, col. IJl-lll.
l.S. (Fol. I-'2v"-IoI V".) Saint Supin'onc de Jérusalem : sur le
môme sujet. Inc. oocoayçr. I'i^qG ôyo)^^^^^.)^... Avant nous, à
liethléem...
10. (Fnj. l;]2r°-M0r".) Du même : sur le baptême de Jésus-
Christ. Inc. oO-iÇî'.iîQ r).ior>j)ç^o 55fi6u>aôb... Encore la lumière
nous apparaît...
20. (Fol. 1 10r''-i:)2r".) Saint Méthode de Constantinople : sur
l'incarnation de Jésus-Christ. Inc. djGç:;^ l>->Co9y gocDMo ogo
3?ô05f>;-)ô... V[y.\%: •i.ï'i (b; Èyco vcai^w...
,57]
OKIEKT CIIRKrlEN. V>
402 liKVUE DE L'OHIEXT CHRÉTIEN.
21. (Fol. 152r''-157r°,) Amphilochius d'Iconium : sur Tin-
carnation de Jésus-Clirist. Inc. i1fo535ç;i^6o gjorocTi,^ y,-iu>...
Beaucoup de grands...
22. (Fol. 157 r"- 160 r".) Saint Théodose de Studion : sur
la ilécollation de saint Jean-Baptiste. Inc. Ogb.'jOg ^m\> ^o^yj;)-
ô.>.'-!. . . TpiTov irovut^.x. . .
Delehave, B. h. g., s 12.
23. (Fol. IGOV-ieOr".) Saint Basile de Césarée : commé-
moration ((lijWul.^n) des quarante martyrs. lnc.i3.sro55ç^co.>^b;^r);i-
60OT6 . . . IMaprOp cov [avyÎ[A71v . . .
Deleh.we, n. H. G., 120.").
21. (Fol. 169v°-176r°.) Saint Grégoire de Nysse : sur le
même sujet. Inc. ô;"]3oG i1c':!Ç.N();-)r)() LO,~>;iol>5 OocI^cood... X()£; oi
p.âpTupsç Tïpo; ÉajTO'j;...
Delehave, B.H.G., 1207.
25. (Fol. 176r"-181r".) Éphrem Syrus : commémoration des
quarante martyrs. Inc. ;i()r).->QOT35ri ofo^yoGyùç^-'jb.s iil.sb ac^J.^t'"'""-
^ûîô.->a... Vu que cette politie("?) brillante...
Delehave, B.H.G., 1201 (•)•
2G. (Fol. lS4r°-I87r°.) Saint Grégoire le Thaumaturge :
.sur l'Annonciation... Inc. foç^yb .'iG^gç^^oîTScob g.^6\^yoîôoç;i3ô.-.Go
g.'5Çj'>r'îàom.~> ;',."iGofo\îoGQ:io,sG. . .
Migne, p. g., X., col. 1 15-11.50.
27. (Fol. lS7r"-190r°.) Saint Jean Chrysostome : sur l'An-
nonciation. Inc. 33-'>çî;'^q? l)olJ,H'5g5;'ob5 b.>l)ùcogô5Q... Encore
l'évangile de joie...
28. (Fol. 190v"-199v°.) Saint André de Crète : sur l'Annon-
ciation. Inc. ^■i.^foilcQy)^.^ <(Koyb... 'ETTscrn c-zfafpov...
Migne, /'. G., XCVII, col. 881-913.
29. (Fol. 199v°-203r°.) Saint Jean Chrysostome : sur la
parabole du publicain et du pharisien. Inc. b^cjg^fojrjçn-'Gc'j
0.0360 j-^eGo... 0 bien-aimés, les deux hommes...
30. (Fol. 203r"-208r°.) Saint Jean Chrysostome : sur le fds
prodigue. Inc. il.MoiH^ob 10.^6585030 3.^6)00... Toujours nous dési-
l'ons...
31. (Fol. 208r"-212v°.) Saint Anaslase le Sinaïte : sur ceu.\
qui mouraient dans le Christ. Inc. co5q àfob ybg...
CATALOfiUE DES MANUSCRITS OÉORCIENS. 40
32. (Fol. •21-2 v°--223 v°.) Saint Jean Damascène : sur le
mt'nie sujet. Inc. b.Vbfoujjjçjio).^ gyOcj;^.^r)(r).N... Dos plats appétis-
sants...
33. (Fol. •223v°-2-28v°.) Saint Fphrein Syrus : sur la
leuxième apparition du Christ (traduit par Kphrem Mtsiré).
Inc. b.>y^-)5ioyç;>f)(':j Oj-jw-^b... 0 bien-ainiés, que rien...
3-1. (Fol. 228 V" -230 v».) Du niênie : sur les pères décodés. Inc.
,„5cnoftaao Oj^çmAob... Mon cœur me peine...
35. (Fol. 23(»v°-231v".) Du même : sur les mêmes. Inc. .^il.^b
y>{o;)b.> SoG.s... En ce jour...
30. (Fol. 23lv"-2-10i*.) Saint Nectaire de Constantinople :
sur le miracle de .saint Théodore. Inc. Ôto^yo63.'iç;:;>;] .icob...
Brillant est...
Delem.vvk, /;. 11. G., 17GS(?).
37. (Fol. 2IOr°-218v°.) "ESoiax; -?.; ôpfloSoÇeîaç. Inc. agtgob.^
(ogpî(3ocr)gb... Ed. <•) ^'ciK'iiKiit. IleA'Iî.iH npaBoc.iaBiîi.
Ojeccna, 1803.
3S. (Fol. 218v°-252v".) Relation sur le miracle... Inc. m'o.-»
fi.>u .->f6b ybaSj^oi 0;)b.^«^)ô;)çn... n n'y a rien de si réjouissant...
39. (Fol. 2J2v°-26Ir''.) Relation sur les miracles à Chalko-
praté. Inc. b50;);;3o]c-}œ.^ b.>b\r-.g(;^OT.>... Des miracles royau.x...
lu. (Fol. 261r"'-272v°.) Saint Soplironius de .Jérusalem :
vie de sainte Marie l'Égyptienne. Inc. b.'iOfpgOîmoicnà âggo-
b;>co.-). . . Mu'TTrlptov ^îta'.Asw;. . .
DELEn.vYE, //. u.c., 1012.
11. (Fol. 272v°-273v''.) Miracle arrivé au siège de Constanti-
nople. Inc. '{'(IÇ^Oii ofoà^çnob ôypjdgGoi.i... 'Ev toî; yoovo:;
'Hsxx,/.£Îo'j.. .
Deleiiave, /y. //. C, Iu60.
12. (Fol. 276r°-28Gv°.) Saint André de Crète : sur Lazare.
Inc. çjii'bicog Sgypî^tooô.i... Az^xço; tqv TrxpôvTx...
Mio.NE,' l'. G., XCVII, lol. 960-!>85.
43. (Fol. 28(3 v"-29Ir°.) Saint Jean Chrysostome : sur le
Dimanche des Rameau.v. Inc. b.^j5pS3gçj'0)ig55... Des miracles...
11. (Fol. 20 lr°-.302v°.) Saint .^ndré de Crète : sur le même
sujet. Inc. ggîlof) (JggiTjob^ u)ù6.>... X9è; •/;aâ; (AôTa toj Aurrôzo-j .
MiGNE, F. G., XCVII, col. 98.J-1UI7.
[59]
401 REVUE DE I,'ORIE.\T CHRÉTIEN.
i"). (Fol. :!O2v°-306v°.) Saint Jean Damascène : sur le figuier
desséché. Inc. .')[o86m:)31> îl;] l^ogyg^rp... RusT jxe -rpôçTO le'ystv...
MiGXE, P. G., XCVI, col. 576-588.
16. (Ko!. 307v°-30Sr°.) Saint Jean Chrysostome : sur le ven-
dredi saint, sur la trahison de Judas, etc. Inc. SJcIgBsàfoQçp
3b;)co.i;3... Avec regret je vois...
17. (Fol. o(i8r''-315v") Saint Jean Chrysostome : sur les
mêmes sujets. Inc. Sgorogro bijofocî 56b... Il faillit être néces-
saire...
18. (Fol. 315v"-321v°.) Georges, évoque de Nicomédie :
sur la croix et sur la sépulture de Jésus-Christ. Inc. 9.'>c)6ç!^l>.~>. . .
Sur le haut...
MiGNE, P. G., t. C, col. 1457-1489.
49. (Fol. 324v°-333r".) Saint Épiphane de Chypre : sur
le corps et la sépulture de Jésus-Christ. Inc. co^q bPSb gbg...
Tî TOÛTO '7-/îa£pOV. ..
MiGNE, P. G., XLIII, col. 140-464.
.50. (Fol. ;i33r°-333v\) Saint Jean Chrysostome : sui' Pâques.
Inc. TOojOgfmGo ■bifoo) ^ôSob^gl) 3c<îcjg56g5o... Vous qui êtes
amants du Christ...
51. (Fol. 33Ir°-336v°.) Saint Jean Chrysostome : sur l'Ascen-
sion. Inc. Ôw\ïyoG3.sç:^ig brob ao^sg^mo... Brillant est tout...
52. (Fol. 336v°-3.37v°.) Du même : sur le même sujet (traduit
par Éphrem Mtsiré). Inc. b^clDo 3.s5l)535eo3gçmgÔi>fJo. . . Trois
grands miracles...
53. (Fol. 33Sr"-314r".) Saint Cyrille d'Ale.xandrie : sur I;i
bienheureuse Vierge Marie. Inc. ora^o535c«g 5fol> çoçogli boj^yg.sn
fîggrio... <t>aiSpo; -ôfAÎv ô ^.ôyoi;...
Delehave, B.H. 6^., 1154.
51. (Fol. 344r"-348v''.) Saint Tiiéodoret de Cyrrhus : con-
fession de foi. Inc. 3O5 ocjcj 658^5çji3g... En vérité, il fallait...
.55. (Fol. 318v°-3,54r".) Saint Jean Chrysostome : commémo-
ration (3gM')05fj) des saints martyrs. Inc. aogrooϙ^G 305,^,0-
015.^5... En ce temps, parce que...
56. (Fol. 354r°-357v".) Saint Ephrem Syrus : sur le même
sujet. Inc. K\-)râcc!3.sr) y)^ l).'>Ç5çpgçT>... Il est beau et désirable...
.57. (Fol. 357v''-363v°.) Saint Jean Chrysostome : sur la
[60]
I
CATALOnUE DES MANUSCRITS UÉORGIEX.S. lU.')
naissance de saint .lean-Baptiste. Inc. 3--)6r)<i;^ôS... Ejy-xiio;...
Oklehavi:, /.'. //. ^'.. S 18.
.'is. ^Tol. 3G3v°-in Iv.) Mémoire (iWîb.N^bjjfijùjjçno) des
saints Cierre v\ Paul. Inc. u).n ôOC^icpf^iyô.^cr);) OoG.)... K.ai
TWV T£yvà)V . . .
llELEII.WE, B.I/.G., 11915.
.j'.i. (Fol. 375i-"-378r".) Saint Jean Chrysoslonie : commé-
moration (OybVxl.'xa) des saints Pierre et Paul. Inc. s"'^-^ V''
Deleiiave, IJ. II. a., 1197.
OU. (Fol. 37Sv''-380v°.) Saint Jean Clirysostome : commé-
moration (ôgbV)0;>a) des douze a|i6tres. Inc. j^^jcomaGoui.^ y>.>
•3gGG()gfoo(Dù g^G... E'-xÔto);. ..
Deleii vvK, li. II. a., 159.
(il. (Foi. 3Slr°-393v".) Saint Jean Damascène : sur la trans-
liguration. Inc. Ocîagmoa) a'^i?jb.>b.>b\>.v-)0T);jàp7.(!)i')cr) u^çr';)'^'---
Ac'j7£ Tavr,Y'jp{i7io|j,£v rrr,<J.î:'^J•^ . . .
.Mm.nk, /-■. G., XCVI, 515-570.
G-2. (Fui. 393 V"- 397 r".) Saint Fplirera Syrus : sur le mêm>'
sujet. Inc. .■)g5co.>j()bi ^bb ô^^iu... Du champ, la récolte...
G3. (Fol. 397r°- 105r°) Saint Jean Damascène : sur la mort
de la bienheureuse ^'ierge .Marie. Chapitre I. Inc. ^bgGgoon
Mi...\K, /'. G., .XCVI. 70U-7-2I.
01. (P'ol. lU5r°-llI v".) des.) Du même : sur le même sujet.
Chapitre II. Inc. .^cob gyg^]... "Egt-. u.h...
Mir.M:' /'. /;.. \(\I. TJ 1-7.53.
N' 24
XI'' siècle. Reliure moderne. Parchemin blanc d'assez bonne qualiti'.
2'22 folios. Cahiers de 8 feuilles coininen«;ant avec les trois dernières
feuilles, de7 (lisez 1), jusqu'à ^ (lisez 30), dont la dernière feuille est insé-
rée dans le manuscrit suivant. Il manque quelques feuilles ra et là. Dimen-
sions de la page : :!34 X 238™"' ; de l'écriture : STw x IM""', sur une
colonne. :{1 lignes à la page. Kcriture : nuskhuri du type athonite assez
grand; les kephalaia et lettres initiales en capitales écrites en rouge
vermillon. Encre gris-brun. Ponctuations : J, • In grand nombre de
mémoriaux des XIII'^XVIF siècles écrits par des mains différentes.
;61.
• 106 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
Contient : Le synaxaire géorgien de Georges rAthonite, du
6 septembre jusqu'au 23 mai. II y manque les jours suivants :
septembre: 1-5,6 (inc); février : 13 (des.), 14, 15, 16 (inc),
17.(des.), 18-22, 23 (inc); mars: 7 (des.), 8-10 (inc), 12 (inc),
13, 11 (inc), 16 (des.), 17-23; mai : 9 (des.), 10, 11 (inc).
Inc. w.'iâgcD^-^ 'bgço5ûb1jggo5 1)Ç53coood5 ço5 6o(^y5çjiol>,'>...
6 septembre.
Ce manuscrit a été décrit très soigneusement et tous li-
mémoriaux déchiffrables ont été publiés avec grand soin yav
II. le professeur N. Marr dans Bibliotlieca Arnieno-Georgiea^
III, Petropoli, 1014 : Les notices commémoratives du monas-
tère de Sainte-Croix à Jérusalem : (en géorgien) avec quatre
planches paléographiques. La fin de ce codex, reliée séparé-
ment, se trouve dans le manuscrit 25.
N° 25
XI° siècle. Ce manuscrit forme la deuxième moitié dn n» 24. Reliure
moderne. 185 folios (fol. 223-408) ; les trois dernières feuilles sont dété-
riorées par l'humidité. Cahiers : de cm (lisez 30, la dernière feuille) jusqu"à,-)0
(six feuilles seulement). Beaucoup de mémoriaux, comme dans le n" 24.
Contient :
1. (Fol. 223r"-312r".) La partie du synaxaire^ pour tous les
jours de l'année, du 23 mai jusqu'au 31 août sans lacune.
(Fol. ol2v".) Colophon du traducteur Georges l'Agiorite (publié
par N. Marr, /. c, p. viii).
2. (Fol. 3I3r°-40Sv°.) En capitales rouges : g58c<î3ffr)g556o :
^gî^oÇcyob.^ : bigçgçTiooîooà ^sii(5l)-l),^bÇ5gçjicr)55o : çn5 b^lio-
6oîcr)i. Ç8oçr)5cr)56o : çp.") Ç8og)5cr)5 SbtobgicoiBo :
« Exposition des grandes fêtes de l'année et de celles des
saints importants... De cette partie du manuscrit on trou-
vera une analyse détaillée chez N. Marr, l. c, pp. viu-xii.
Sur ce travail au point de vue liturgique, voir K. KeKejiiiii:3e,
rpy.'^iiHcivie JiiiTyprn^ecKie naMHTHiiKii B'b OTSMecTBeHHbix'h
KHiiroxi)ann.iiiimax'b, Tii-t-imcL, 1908 ss., pp. 228-316; 483-
506.
[62]
CATALOGUE DES XIAXUSCIUTS CÉORGIEXS. l(>7
N" 26
.\l\-.\\'' siècle. Keliuro moderiu'. l'épier oriental de teinte gris-jauni'
fortement abimé par les vers. ;}30 folios environ (non numérotés),
l'aliicrs de 8 feuilles, de .» (lisez 1) dont les deux dernières feuiih's seule-
ment nous sont p;irvenues, jusqu'à do (lisez -11). Dimensions de la page :
.505 X 200'""'; de l'écriture : 200 X 151""", sur une colonne. 30 lignes à
la page. Écriture : nuskhuri arrondi et un peu incliné, pas très ré-
gulier.
Mémoriaux : Fol. '2 r°, à la marge inférieure, notice de Beena Colaga-svili
Confient : Ménaion pour les grandes fêtes de toute l'année.
Le manuscrit a des lacunes à la lin.
(TSAOARELI, op. cit., U" 51.)
N' 27
W'I'-.WIl' siècle. Reliure de cuir sans planches avec simples dessins
linéaires, dans laquelle le manuscrit est inséré sans être cousu. Papier
laid d'origine orientale, assez fragile et sans aucun filigrane; sur les
marges le papier est décomposé et fortement gratté. 348 folios. Caliiers de
'^ feuilles, commençant avec .> (lisez 1) dont la première feuille est perdue,
lusqu'à ;in> (lisez 44) (déf. — ). Signatures au coin intérieur de la marge
supérieure de la feuille au commencement du cahier et au coin intérieur
lie la marge inférieure de la feuille à la fin. Dimensions de la page :
:180 X "SSO""»; de l'écriture : 225 X 160""'; sur deux colonnes, avec
un espace de 19'»'" entre elles. 21 lignes à la page. Ecriture : nuskhuri
clair, soigné, incliné et arrondi, mais .sans vie. Encre noire de teinte
brunâtre, qui a troué le papier en beaucoup d'endroits. Kephalaia en
rouge carmin. Ponctuation : " •
Mémoriatix : Fol. 348r' (n'est pas de la main du texte) : bàligcjoai.i
t> uOTo ;)by pogBf) gi.^ ()o(ôV);:j.)G(> t);) 0|Î.>6;)I> yi;]ri).,i')"~F> ô;)(5().')n .^00.,
*'il3-^o"'''^yf)p if!-> i'a3''f'îl'<) ^be^,>(Q îpoj <^,i^ai333"K:^. Fol. 348 v» (même
main) : bcjb^ àOà ÇogGobo 0;),j,>'ba.)3f>b6. rno Dgdpîbacï^obi dljrgfÔojrrjb,)
ri'^Tbb.,...
Contient : Le /.'/.i'^xl de Jean le Sinaïte dans la version
d'Euthvme l'Agiorite et quelques cliapitres ascétiques.
(Fol. Ir".) Inc. te.\te du •/."/.Cy.x; (acépiiale).
(Fol. .Ji"'.) Im-. introduction de l'abbé Daniel de Raithu.
(Foi. 323v°.) Des. te.\te du •/."/.■:;jia; (fol. 3-2-1 r") table du
contenu.
40S HF.VUE DE l'orient CHRÉTIEN.
(Fol. 3-2li".) b\î.^;iC'-'-^r)o, Instructions. Inc. ^-jgjj^^Gobà .^i3ob
\iog6b.-> OoT).^. .. en tout (w chapitres (def. — à la fin).
(Ts.viARELi, op. cit., n" 136 ou 137.)
N" 28
XV'-XVI'' siècle. Keliure moderne. Papier oriental de mauvaise (|ualité
;i côtes, de teinte jaune. 1015 folios sans pagination, mais dont le nombre
est marqué à la fin. Cahiers de 8 feuilles, mais les pages sont brouillées.
Dimensions de la page : 307 X lOS"'"; de l'écriture : 213 X ISO""; sur
une colonne. 30 lignes à la page. Écriture : nuskhuri grand, gothique.
Encre noire. Kephalaia et initiales en rouge vermillon. Ponctuations : • : •
Pas de mémoriaux.
Contient : Un lectionnaire des évangiles avec éléments d'un
ménaion(?)pour les grandes fêtes de l'année. Le te.xte commence
avec le l-''' dimanche de saint Luc et continue pour les cycles
du Carême et de Pâques, et puis pour l'année entière avec des
éléments ménêens pour les grandes têtes. Le commencement
du manuscrit manque.
Ce manuscrit n'est que la deu.xième partie d'un seul codex,
dont la première est le n" 21.
N" 29
X\''-XV1'= siècle. Reliure moderne. Environ 96 folios (non numé-
rotés). Cahiers de 8 feuilles, de ô (lisez 2) (fol. 1 r") jusqu'à o;; (lisez 13i
(fol. '.tiiv"). Fait partie du même manuscrit que le n" 28.
Contient : Lectionnaire des évangiles. Inc. avec saint Jean
f)=5U(vi, 11): n.'Kn ^.iildi.'i DoG.-) ()V)oçï>gb j5Q(T).^ O.scn... Des.
avec saint Luc. nn'W = 117 (x, 17).
Ce lectionnaire est la version de Georges l'Agiorite; à la
dernière page, en rouge dans le texte : cj'ccîQ3.~> y^sm ^<^:ihi,^o\)à
(•yxo.Mgob.^Di-b. coco.ilgçmil.^r) ÇOocp.^,Q ;)l)g l)C)V).-^m;)Ô5.« .-{(rCsôSgtir);^.
« Priez pour moi, le misérable Georges, qui ai traduit ce saint
Évangile... »
N» 30
.Xll'-Xlll' siècle. Keliure ancienne de cuir brun sur planches de
bois avec dessins en relief, <lesserrée. Papier oriental côtelé, assez mou,
.[01]
CATALOGUE DES MAXLSCRITS OÉOROIENS. |l»9
teinte roufïcAtrc. 257 folios. Cahiers do 8 feuilles, de "(lisez 1) (la pro-
;iTe feuille manque) à c^a (lisez 33) (fol '?ÔOr'). Dimensions de la paiie :
.0 >; 33"2'"'"; -de récriture : 340 X l"»"?""", sur une colonne jusqu'au
1 7"2; après, sur deux i-olonnes avec un espace de 17""" entre elles.
'. liunes à la pajre. écriture : nuskliuri carré et droit. Knere brune.
.. allâtes en rouge vermillon. Ponctuations :• : • (jueliiues mémoriaux.
Contient : Homélies pour los gramles liHesilo tonte l'annéo.
1. 'Vo\. Ir'-l-ir".) 8 septembre. Saint Amiré de Crète : .sur
la naissance de la bienheureuse \iergo Marie. Inc. ,vr)ii-
T)OïOc'îb o>-)... Si on mesure... V.'. \j.--pv.-0L:...
yUi.sK, P. G., XCMI, col. >S(il-b^;i.
H. (Fol. lJr'-17v°.) Saint .Fean Chrysostome : sur l'cléva-
lion de la Croi.\, etc. Inc. MCQsacT'o;};] ^-jgj.'^PSybOT.^ ô-'>f'---
I 17.57. aàv vi i-ô Tcôv y îio'jvtov. . .
Di;li:iiavi:, //. //. a., ]:«.
.!. (Fol. lSr''-;5Ui''.) Georges le Cliartopiiylax : sur la
rrt'senlation de la bienheureuse Vierge .Marie dan.s le temple
Inc. ,;;)4i)()ç;''()).-) (l()T>;)'t'>oi.K.. De bonnes raisons...
Mig.m:, I'. (!., t. C, col. I IJU-j 1 |ii.
l. (P'ol. SOr'-SSr''.) 9 décembre. Éiiiphane de Chypre :
sur la conception de sainte Anne. Inc. ô);>u.>(ob b.^oçsj^ç^cîu
il',)... Qu'est ce mystère...
.j. (Fol. 38r"- ly V. ) 2.") décembre. Saint Grégoire de Nazianze :
sur la naissance de Jésus -Christ (version d'Ephrem.Mtsiré). Inc.
jcoobôg oOajjoob... le Christ est né...
Mp.ne, /'. Ci., .\.\\V, col. I3IJ-i:};]3.
>' G. (Fol. l.Sv'-ôOv".) G janvier. .Saint Grégoire de Nazianze :
sur les lumières de Notre-Seigneur. Inc . jg^çj^^c^ o.jb^
iJ.iQboî3;>foo l^ggfio... Encore Jésus notre Sauveur...
MiGNE, P. a., .\.\.\VI, col. ;53(i-:}6U.
7. (Fol. 6Ur"-TGv''.)2février. Saint .Méthode deConstantinopIe :
sur rilypapante (Oo;3aôyô;5o). Inc. <)gac^^ || bM^il;)... Flzî.ai ;j.èv...
S. (Fol. TGv^SSv".) i.") mars. Saint André de Crète : sur
l'Annonciation (trad. par Éphrem .Mtsiré). Inc. Ç^wilc-î^iUW»
C>C>3b ycQ3;)çncr).> bob.yogcpo... 'Eirs'ïTr, <7/i'jji.£pov ■/) irivTwv yj^-'A.--
Mmne, /'. Ci., XCVII, col. SSI-913.
9. (Fol. SSv°-101r».) Saint André de Crète. ôlicQÔob.» ..i^b :
[(55
41Q REVUE HE l'oriext chkétien.
sur le dimanche des Rameaux. Inc. iyj^o^t '\)3VJ"^^-^ m.^G.i...
XOèç lîf.âç [Ji.e'rà TQÛ Asctco'tou...
MiGNE, P. G., XCVII, col. 9«.j-1017.
10. (Fol. 104r°-110v°.) Saint Jean Damascène : sur le figuier
desséché. Inc. ^çnOdfo^sliOg... Riveî [/.£...
MidXE, P. G., XCVI, col. 57()-.j8S.
11. (Fol. 110v"-l 10v°.) Leçon sur le jeudi-saint du com-
mentaire sur l'évangile (de saint Jean), chap. ix (saint Jean
Chrysostome). Inc. Iktiçtic:! oof03gç;-'b.> dàh rptogb;^... Mais au
premier jour...
12. (Fol. 1 lUv"-15Ir".) Georges de Nicomédie : sur la
crucifixion. Inc. a;5çq.^îml>.v . . Sur le haut.-.C?)
MifiNE, P. G., t. C, col. 13Ô7-1 189.
13. (Fol. 154v"-lGlv".) Épiphane de Chypre : sur la
sépulture de Notre-Seigneur, etc. Inc. «.jq 6fob gbg fociyb . . .
Tt toQto c-4[J.£pov...
MKiNE, t. XLIII, p. G., col. 410- 16 1.
14. (Fol. 161v°-179v".) Grégoire de Nazianze : sur Pâques.
Inc. bi^gâoçTibgbi 133505 figOb.>... 'Ei:i T7)ç ou>>a)ffli; [xou...
MiGNE, P. G., XXXVI, col. 624-664.
lo. (Fol. 179v''-18rjv°.) Grégoire de Nazianze : sur le
dimanche nouveau et sur rEncénie('.'') (b^^^oigcogûobà.) Inc.
bi^iggTOgôobb 55{5o3o... 'Eyjtaîvist T.^Zn^a.1 . . .
M\r.sE,P. G., XXXVI, col. 608-621.
10. (Fol. 188v''-19:)V".) Saint Jean Chrysostome : sur
FAscension de Jésus-Christ. Inc. fo^^iâb 050 jj^^coobi ft>ç5ab-
b^bÇi^ç^-ib.^... Quant à la fête de la Croix...
17. (Fol. 195v°-205v°.) Grégoire de Nazianze : sur la Pente-
côte. Inc. mgjgb-b.^b^.NgcJ'obb àOob OT^b... Ospl T-?1Ç éopTviç...
MiGNE, P. G., XXXVI, col. 128-452.
18. (Fol. 20i3r''-211 V".) Saint Jean Chrysostome : mémoire
(3gbb35Q) sur les martyrs. Inc. 1)036000550 aoG^Qai^.if)... De ce
temps parce que...
19. (Fol. 212r°-227r°.) Jean Damascène : sur la transfigu-
ration. Inc. i3('i33<n()o) y<A>cij}b-b5bÇ5gç^9Ôçoyof)... AeÛTE lïavYiyj-
piitoi/pcy.. .
jMigne', p. g., XCVI, coi. .jl.j-.j76.
[6G]
i
CATALOGUE DKS MAXCSCRITS GKORfilENS. 111
•20. (Fol. JJT r-J 17 vM Basile le Graml (c.-à-il. .Vndré île
< rt'te^ : sur la mort de la bienheureuse Vierge Marie. Inc. l^n-
Mici.VE, P. a., .\CVI1, col. IU7-2-1U89.
■-' 1 . (Fol. 2 17v"-2.j3v°.) 29 juin. Saint .leanChrysostoine : sur les
- lintsPierreet Paul. Inc. ^oU.^ y).^ jOJMf''*^"' ••• OùpavoO /.al -,••?.;...
Di;t.EiiAVE, /;.//. a., Il!)7.
22.(FoI.2.j3v°-2.j6v".) SOjuin. .Saint .lean Chrysostome : com-
mémoration (D3bb0c»û) des douze apôtres. Inc. j^Qf'îccisrjofni...
£1X070»;...
Di:i.i;iiAVE, B.ll. G., l.VJ.
(Foi. 2ô7v°). î)j(Jfp3^o. Index du livre.
(Ts.vfiARELi, op. cit., \\° 126 (?].)
N 31
XIII""-XIV= siècle. Reliure moderne. Papier oriental de teinte roupeàtre,
fortement troué par les vers, mais réparé plus tard avec du pai)ier blanc.
Kuviron 170 folios, non numérotés. Cahiers de S feuilles, de .^ (lisez I)
jusqu'à ,v> (lisez 22). signées aussi avec des lettres arméniennes. Dimen-
sions de la page : 298 X 221'"™; de l'écriture : 263 X 70""™; sur une
lonne. 27 lignes à la page. Ecriture : nuskhuri grand, fort, arrondi,
incliné. Encre d'un brun très foncé. Ponctuations'". : :• Quelques mémo-
riaux.
Contient : a''>bu>oÔ3ç^->6o 5îo(030îaoK->r.o (chants pour Pâques)
et le Pentekostarlon.
Le manuscrit est défectueux à la fin.
N 32
Xl" siècle. Copié par le scribe David de Tiflis. Reliure moderne en cuir
jaane; sur le dos, en capitales grecques, EI'MUNHIA TOV KVAITKAIOr.
Parchemin assez raide, blanc, mais un peu jauni. 151 folios. Cahiers
de 8 feuilles, de.» (lisez 1) jusqu'à ,^'t> (lisez 27). Dimensions de la pape :
317) X 232"""; de l'écriture : 2tjl X 174"""; sur deux colonnes, avec un
espace de 10™"> entre elles. 34 lignes à la page. Ecriture : nu.skhuri
petit, clair, incliné. Encre brune. Ponctuations • : :•
Mémoriaux : Fol. 151 v", notice mentionnant que le manuscrit a été
copié par nD^ciu) rt<.'}05r"gîr'" : David de Tiflis. Le deuxième mot a été
ajouté plus tard, au-dessus de la ligne, par une autre main.
Contient : Le commentaire de saint Jean Chrysostome sur
:67;
412 REVUE DE l'oHIEiNT CHKÉTIEN.
l'évangile de saint Jean. Le texte, très abîmé, commence sur
le lui . 1 V" . Inc. [8]^g2)5co(«,') .>0ol) b(r!ajçmob.:>(j)5 . (o.i;j50b ol)ocj>o.~)r)
5t)çm;>yj (lco.bTO;^oTio aorHl;)... Le te.xte des. au loi. 149 r".
Ensuite vient Yanderdzi (testament) (foi. 149v"-151 v").
(Ts.ujARELi, op. cit., n° 119).
N° 33
XIII^-XIV'' siècle. Reliure ancienne de cuir brun sur planches de bois,
ornée de dessins linéaires, de rosaces et de points arrangés en cercle.
Papier oriental de lin (?), poli, épais, de teinte crème. 420 folios. Cahiers
de 8 l'euilles. de •> (lisez 1) à fi^ (lisez 53). Dimensions de la page : 320 y:.
053mm; de l'écriture : 230 X 150™""; sur une colonne. 26 lignes à la page.
Écriture : nuskhuri irrégulier, arrondi, incliné. Encre noire, ou d'un brun
noirâtre. En-tétes en rouge terre-cuite: Ponctuations :•:"'•
Quelques mémoriaux : 3 sur la première feuille de garde en mkhedruli
tremblé; fol. 164 v", mémorial de ôjrjujgjïi.ijo (kandelaki); fol. 32t'>r". à
la marge extérieure en arabe.
Contient : Liturgica et liagiographica.
1. (Foi. lr°-120r".) Ménaion -/.xO' r,:j.£pa: du \" septembre
jusqu'au 6 décemiire (les 1,2 et 3 décembre font défaut). Les
noms des auteurs des cliants sont donnés en marge.
2. (Foi. 120r"-lG4v"'.) \^'^wÔy3a'^3-'>Q ogfogb5çr)e3ob,vu. œjg
a^-^çroo B-)(«)5foob.s b^fo.^Qojo aco.B^'bcîGob.'iQ fooîOgçmo O^jçpco-
oyo? (m.');566b.S (l.'iOob^ ii^gBob.^ b.bô.^obb.'i : gbg cnjg.") ogcogb.^-
ç;n6(J<)b.s ()OT.oî(^wgÔob5 cojb ni.s Ç.'>wôy;L]g63ob.^ m^b ^wob^gb
5^^.~>foob.^. ôScQcîgçm ogo .">fob cigçvio gbo^togônb.^ liggBob.'io. qj;-)
\K)o(i)b(n."> OJCJ^gbo^œi <î)iÇ^3ob.^ ro;> ÇQ^wsg^OSob^ on^b ro.i
Ô9;^gt':!0ob.'i œjb 'tj.sj.stoo.s o.i^^ôSo^cojobi c>^ iloîbm-job^ m^b
«)u>Uigç^''œ.') u)5 fpo.^jc>îGa).> fo.i Oc'îO^'bcciGcDà JwobQgb (Jcr!co\î9g-
r>co.gof),~) gfoob.^ œ^b ro.'i yro.3ç:;^ob;> clob œjb fo^a 050 Oc^ioÇo.)
Dgôjgbbç^^GOb.'» 'Ijgu;^ <o-'> ()35g)P5a).^ Oobm.'j ù^iôoçt^oîsGgîmai.s
ilogco bo.Nfobm.^ yi.'» (■JiçT.yjgaçjimi ôô)(l.sGgôoo>.^ b^'^.'^bcoo:! (lgo]ob.>
cl.'xDob.'ï.o.o).') :
La captivité de Jérusalem par le moine béni .stratilci qui
lial)itait la laure de notre père Saba : il parle, à propos de la
dévastation de Jérusalem, de la prise de la croix du Clirist,
de le qu'est le iiois de vie, de l'incendie des saintes églises et
[68]
CATALOGUE DES MAXUSCIIITS GÉORGIENS. 113
de leur destruction, de la captivité du patriarciie Zaciiarie et de
l'extermination des prêtres, des diacres et des moines et de tout
Ir peuple dévot qui croyait au Christ, et de tout ce que tirent à
l.rusalem et sur ses habitants, les Babyloniens, les Perses
' t li's Ciialdéens sous le commandement de leur roi Kiiuaoro.
1.1. H. MappTj AiiTioxh tT|)aTnri.. Cuo. 1900.
:J. (Fol. 164v"-19Ûv°.) S juillet. Passion de saint Procope.
Inc. Oicn j).scliP.'> 3of)5 c<îfl>;^b...
À. (Fol. 190v°-107v°.) 15 juillet : \ï,^iJ-)ô.^u \ïiJou)i)b.> ,y-,vw-
j^gbo 036 y,Ji)ft)ob.) Oobob^ o3(^(>f).^f>.bo : Passion de saint
Cyriaque et de sa mère Juliette. Inc. b;)C|g.^ô)j)ç^ob.> dOobi
'."•^ 6(^yg5bobà Raflob.'»... de mon frère bien-aimé et compagnon.
5. (Fol. 198r"-251v°.) e^'<^";lô-^o îQ-"' (l<^j-iCï>->(-)cciô.->Q ÇSo-
V")b.^ m-^ baù.^foob.'v i).>8ob.^ fi^^gGob.^ bjO^ftinobo. toaî9;]Cr"
'"•'''^ô5tP^()^3E? ^(i'^ dcniihb tguJi b5^5pS3gç^b5 b.')G.^V)gôb.>
(jor^obibd çQà ôwÇyo6;{oçp5 30or);>6Q5 flcnogÔo cn^gbi "bgîp.^ :
l'iission et œuvres de notre saint et bienheureux père Siniéon,
qui liabitait le mont merveilleux près d'Antioche, et brillait
ronmie un astre sur sa colonne. ô3"*"''33C? ^"1> îo8j)ô)or)o
<'Hi3ac;;>b.'> l63Ô;)3b yciagcpcn.^ ,y^6'"'' 3baî«aÔàQ... Béni est Dieu,
qui veut sauver la vie â tous les hommes...
G. {Fol. 32.')r°-120v" des.) Qbc'}cogô.)u ^,) âpîj.sçj'.^joîÔ.^Q
\-.iorpob.) foù f>;)(^.5Mob.> ibrpcoo;) b.^c^c'îbob.ia : Passion et œuvres
du saint et bienheureux André Salos. «Itl^Gc^ figOGca b^ygà-
rtgçjiGcci Q).") OcQGàGcQ gçgcj'ob.'» lîgjGob.s o'^h'j jfôob^gbGco.. obOo-
G^m 3gfpfogôob.s figOob.^û... U frères bien-aimés et serviteurs de
Notre-Seigneur Jésus-Christ, entendez ma requête...
Ce manuscrit est décrit par N. Marr, Antiolxli Stralig, Titlis-
Saint-Pétersliourg. 1007-1909, pp. ()-2-61. qui a publié l'Iiistnire
de la captivité. Ici, un lungcolophon (fol. ;î2 1 1-" et v°) en géor-
gien et en russe, du scribe Ekateriné, la fdle de Stroy.
(^1 suie IX'.)
Robert I'. I!i.aki;.
|6.'>]
MÉLANGES
I
NOTE SUR L'EXIL DE MARC D'ÉPHÈSE A LEMNOS
Le séjour de Marc d'Éphèse à Lemnos, où l'avait consigné un
ordre de l'empereur au moment où il essayait de gagner les
solitudes de l' Atlios, constitue pour les dernières années du héros
un point de repère important, qui nous a permis de fixer,
au moins approximativement, plusieurs de ses écrits. Une
épigramme de Marc, publiée depuis longtemps par A. Papado-
poulos-Kerameus dans ses 'Av£-/,îCTa "E/,/.-^vt/.â (1), indique le
jour où cette détention prit fin. Voici tout d'abord dans son
intégrité cette courte pièce :
Tov aiTuv sic ttxôi'a rtur «y/cur tquÛv (I. Iirià) nalâiov rwc tv 'Eqiam.
Z-Y^>,2t:v ù;j.5; s.'.ys. vexpîùç àOpiouç,
(oç eativ iScîv à|J.u2pwç àv £'.y.ovt,
Wîô) oà LÙvxaç, wç àa>' uttvcu ~pbç (jÎîv
'é\}.T,oCKvi àv£a-r;a-£" %My.i -i %viz^i.
Kaî vïïv Se Çwvta^ sv Ssù -îTîi7i/£v:r
ô "ïjç 7.3c/v"^ç -pisîpoç 'j|j.(ï)v TTaTpîs:;
Èv •/.ivîûvoi; £'jp"^'/.a 7:p:Œ/.£y.Av;;j.î'v:;
£Tîi|j.:Ti-:î'jç £Î; pOTiOîiav Sévr;v.
1'-^ Y^^'^ ^'p~?i '^^^ ûfi-ûv £xSri;v.(a.;
ây. tï;; çuAay.T;? à-oAuOvjvai çGâtra?,
£v ■:(0Σ -rw rjyy.v.i -r,y y^ip'-^i -'piso).
« Du même, pour l'image des trois (lire sept) saints enfants
d'Kphèse.
« Une grotte vous gardait réunis dans la mort — à peine
peut-on le voir encore sur l'image — vivants eu Dieu qui, du
sommeil, vous ressuscita à la vie. Prodige étrange! Et que
maintenant vous viviez en Dieu, je le crois, moi le proèdre de
votre belle patrie : dans mes dangers, je vous invoquai et je
vous trouvai tout prêts à me secourir d'une manière extraordi-
(1) Iii-8", Coustantinoplo. 1881, p'. lOi-103.
[1]
.MÉLAXGKS. 115
iiaiie. On lOtait donc votre départ, quand enlin je fus l;\ché de
iiia prison. Et sur cette tablette j'en inscris le bienfait. »
C"est donc, au témoignage de .Marc lui-même, le jour de la
iVie des Sept Dormants d'Eplicso qu'il retrouva la liberté. Le
calenilrier de l'Eglise grecque fait mémoire de ci-s .-^i-pt enfants
à deux jours diiïcrcnts, le I août et le i-J uctobre; mais la (étf-
principale ayant lieu le 4 août, c'est évidemment ce jour-là que
.Marc a pu sortir de prison.
Reste à savoir en quelle anm^e. Dans le synaxaiie composé en
l'iionneur de .Marc par son frère Jean Eugénikos et publié par
le P. .Sophrone Peiridès (1), il est dit e.vpressément que cet exil
avait duré deu.x années entières : Ti-.ajtr.v : Ozj;j.i7i:; îvîîîCxvjt:
-■jz' zi.'.'.z lj'\-i ï-.iz:i ïi t:'.2jt2'.; 0"/.viî-'.v ■j-z-^.z'ir,'i (2). Le manuscrit
ns du nionasiére d'ivirun, au mont Atlios, contient une rédac-
tion diflerente de ce synaxaire, mais en l'occurrence le ren-
seignement est identique : \\v. x-'imz tï;v -xz u.z'.z z-jzh îtîjiv h
-.z-x'j-.T.'.^ fj>.{'i£-'.v ■J-:;/;vr,v(3). N'ous pouvons donc affirmer, grâce
à ces témoignages concordants, que Marc sortit de sa prison de
Lemnos le I août 144-2, puisqu'il y était entré, deu.x ans
auparavant, durant l'été de 1 140.
Ce même syna.xaire parle d'un siège de l'iie par la tlolte
turque, qui aurait été repoussé grâce aux prières de Marc. Or,
nous savons, par le n'cit îles historiens contemporains, que le
siège en question eut lieu au mois de juillet 14 12 ( 1).
■ Enfin, le même document nous apprend que lors de sa mort,
le 23 juin, Marc avait cinquante-deux ans : "Hsy; Tbv r.v>-.r,t.zrCz^
■i.A zf'j-ipz-i -/zziz-i {'y) ï/.ajvojv -f,z zar^x-.v/.f,; ■'r^i.<./J.:tz. Comme j'ai
•établi dans l'Introduction aux Œuvres anticonciliaires de Marc
d Éphése (6), que ce 23 juin devait être celui de l'année 11 1 1,
il faut fixer en I:!'.tl-I3ri2 l'année de la naissance de Marc.
f Louis Petit.
1) Revue de l'Orient Chrétien, deuxième série, t. V (IDlHi, pp. 99-107.
-', /biil.,p. KKj.
'■>< Cod. cit., fol. TCtJ.
1 Voir W. Millor, The GattUiiit of Lesbos, dans la By:. Zeitschrifl, t. .\X1I
l:!), p. «2.
■ ÉTo; dans le codex d'Iviron,
<i) UocumenUi relatifs au concile de Florence, dans Patrologia orientalis,
t. XVII, fasc. ■-', pp. .320-321.
[2]
416 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
ir
UNE HYMNE DU NAGARA MARYAM
La collection d'Abbadio contient sous le n" 102 un manuscrit
que M. Conti Rossini intitule (n° 51 du catalogue C. R.) Nagara
Mâr)/âm, Légendes de la Vierge. Au fol. 33 r° de ce manus-
crit commence une hymne, que M. Conti Rossini appelle :
Hamra Masqnl et dont il cite les deux premiers vers. C'est
celle dont le texte est édité plus loin. Le Xagitra Maryûm
est un petit volume de 9x16 centimètres; il a 11 lignes par
page. Il est orné de nombreuses figures représentant la Vierge
Marie opérant des miracles. Les figures sont en couleur; leur
facture est originale. Les titres et les noms de Marie sont
toujours écrits à l'encre rouge. Cpmme l'indique le catalogue
Conti Rossini, ce manuscrit est probablement du xvii" siècle.
M. Conti Rossini donne au sujet de cette hymne une référenci'
au catalogue Wrigiit du British Muséum; il renvoie au manus-
crit n° LXXX, c. Ce manuscrit, en effet, contient une hymne à
la Vierge, dont M. \\'right cite le premier vers, identique au
premier vers de notre hymne. M. ^^'rigilt cite encore le premier
vers d'autres hymnes à la Vierge, sous les n°'" LXXXV, fol. 3G:
LXXXVI, fol. -la; XCV, fol. \b; XCVI, fol. 116. Nous avons
donc cinq manuscrits qui, si l'on s'en rapporte au premier
vers, reproduiraient l'iiymne du manuscrit 102 d'.ibbadic. 11
est intéressant de noter que ces manuscrits sont tous du
xvii'' siècle.
Il est à remarquer que le titre Ilanva Masqal (1) donné à
notre hymne par M. Conti Rossini ne paraît pas justifié. Celle
(1) Les iiymnes ,l\^./, : oi'fl<|-A : sont rares. Je ne connais que celle qui esl
contenue dans un Rituel de la Pénitence, ms. 162 d'Abbadie, fol. "20 v° à 31 1",
et la prière magique Rempart de la Croix, attribuée au prophète Jcrémie et
destinée à protéger l'honinie dans la vie. Ce dernier texte, écrit sur un rouleau
de parchemin, fait partie de la collection de M. Jlarcel Cohen. Cf. Nouvr/lis
Archircs drs Missions scienti/iqws et littéraires. Rapport sur une mission
linguistique en Abi/ssinic {l'JlO-IHl l), par Marcel CoiiEX, p. 20; R.O-C, 191L
p. 255, cotation de cette amulette dans le catalogue de JI. Ciuîne, Catalo;/ue
des manuscrits éthiopiens des Bil/t. et Musées de Paris, des départements et de
collections privées.
[1]
MÉLANGES. (17
mention ne se rencontre qu'une seule fois, au second vers
>le la preniRMv stropiie. M. Wright aux n"' des inanus.rit.s cités
qui sont tous -onsacrés à m- .Uirar/es nf tl„- hhssed Vir.jin
Manj. donne la simple indication suivant.' : . Hymn tu tlie
blessed \irgin Mary, beginning : hl'ACAl -. ,7,A.v » »
Le dabtarà Al.ba Jérôme (1), à qui j'ai soumis cette livmne.
m a .claire sur son caractère religieux et ma indiqué .son nom
litur-ique. lequel est ««AhO : r'àfi< : Mall„'„ Sec/. Les
Ethiopiens regardent cette hymne comme important.-, car
selon les [.aroles mêmes d'Abba Jérôme, « elle est très llatteusè
puur la Sainte A'ierge et peut enti'ainer l'octroi .le dons et de
grâces «. Aussi est-elle adoi-tee .^omme hymne liturgique dans
toute 1-Éthi..pie; elle fait partie de l'..lTrce canonique rtVI"
'L"s Heures). Elle séchante avant la messe, selon deux modes :
1" «hant sur le .' mode tranquille « : elle est chant.'e sur ce
mode presque quotidiennement dans les monast.-res; 2° chant
solennel : dans les églises, aux fêtes de la Sainte Vierge, elle
est chantée avec accompagnement .le lamhours .-t de sistres
Deux chœurs -20 1 ou lîuu exécutants, sel.jn i'importan.x^ d.^
1 église) chantent successivement chaque strophe; le maitre-
cliantre corn mène- les deux prenuers vers, et tout le chœur
entonne les trois suivants. Ensuite, une vigoureuse attaque de
tambours et de sistres soutient I.' chœur qui répèt.- la strophe
entière (2).
\oici le texte de l'hymne, tel qu'il se trouve dans le manus-
crit 102 dWbbadie. Je donne en note les cjrrections propo.sées
par Abba Jérôme, par M. jMarcel Cohen et par moi-même. Le
texte n'est corri-é que lorsqu'il présente une laute .-videnie de
copie (.acographie, dittographie, etc. . a chaque correction
.1) .Abba .b-ivnip ,ou G,:ébré Momsié Jérôme, ainsi qu'il se nomme lui-même»
l-nnc' et haut fonctionnaire du gouvernement impérial dÉthiopie a été
présenté aux orientalist-îs par M. Marcel Cohen. ,Cf. Marcel O-hev, La Pronon-
oatwn tradiho,m.-ne du Cui-.e (éthiopien cla»siqHc,. Journal ,uiallqw octobre-
décembre lOoi, p. 048). on verra plus loin quelle est dans ce travail la part
cl Abba Jérôme et combien je lui suis redevable.
.21 Abba .lérù.ne lait observer que l'exécution musicale des deux derniers vers
de cJiaque strophe se fait sur un rythme pl.is lent. Ce sont des . vers allon-
g'-s ■; cest . un chant long ., suivant son expr.h'vsion.
12]
ORIEJIT CHRÉTIEN.
27
.J18 nEVUE DE l'oiîiext chrétien.
correspond ime note reproduisant le texte fautif. Les variantes
sont constituiîes par les leçons orales d'Abba Jérôme. Dans le
manuscrit, scriptio continua. La division en vers et en strophes
a été faite selon les indications d'Abba Jérôme.
Je suis reconnaissant à M. Jlarcel (^"ohen d'avoir bien voulu
revoir le texte du manuscrit, les corrections d'Abba Jérôme,
ainsi que ma traduction. Qu'il reçoive ici mes liien vifs remer-
ciements.
M. Sylvain Grébaut, qui prépare, depuis de longues années,
une nouvelle édition du Lexicon iinguae aethiopicae de A. Dill-
mann, a bien voulu me donner des indications lexicogra-
phiques sur plusieurs mots d'origine étrangère, tels que yj.'^,
tD^tO'd., ^ft,<t. Qu'il soit aussi remercié.
Sigles : A. J. = .Vbba Jérôme; M. C. = Marcel Cohen.
TEXTE
4. (F. .53 r ) hChCA-i- : r'hA.V ■ hç+ï^-J- : ,1) iïtth = A
AAïu'OB- s (2) ^'/roftA •■ ïi'i'ny, •■
U,MO\\. : (F. 53 v°) K^. ! f^ï- «
A?|OT • oo.hCiii, ! (3) ht-h •• (4) HJ&tl.lVJ: î OB',, ::
(1) >.V*Ct :] .A. .1. llhV^iri- :
(2} anti: hfn.o'oB. : A. .1. mld. >,Ii>. :
(3) on^hCIt*. s] lus. «ivhr.Vlï. : sic.
(it h-v-i:] A. ,). >,.vni>,.>p ,
|3]
I
.MKL.\N<iE.S. j.jj
Aif-/V • VT/.1- ::
'>«ÏA"7 : •>«. : A/",iA • '^CPîT' : n'Cill' "
' rt/\y" : A/"dAh. : 7 «lA/^'lVA : «AP-J, : ?.7V.".
'^i:y9- : l8, (F. 04 V , y,ao : ,!., ^.^..'j; ,' "' "
H?i>nrt.h. • >iA'nP : ?"'}'/-^ ::
'' ft'^9" : A/"Mh. : liy.h,.e'r : AJ^^ ::
^•Ç. •• rtA?" : 0>A/»-,iA : fllA.P.-il. : nV-n/» «
^Jlrt.A : "/.r/D./: : AA.T(?rt : IC.yT : ?.7'/" : l-^.P.A. :
A/>.^ C (f . o.. r . h. : n^-d : fin : >,'ki:^ : ^,a,^ ,
iKti- coireciion. '■ /> M ' >...?>,"»<: n. leçon adoptée en
'■■ rtVfl^] A. I. >,rtn ,
• r-btq A. .1. rt/"4rt ■
s ,„,./ avc^5^ . A. .1. a.J.I. K-ne, , ^-icyr- .
'' >i«n>] lus. ),ao 1 sic.
'" / -' •^àf.^fc . A. .1. „d,/. tji-^r^n >
(Il
1-20
REVUE DE I.ORIENT CHRÉTIEN.
h.e^'». ■• A/l- : (1) Ai-flCh. •■ "fUAh. : ^So^ «
«JAo»>. ! :^A«i. • Ç •! 55 V") -1-flJ-|:i : >M. '■ hiio" •
W-A- • 'Md. • fl>-K'l= «
vu- ■• K'i'flc^ïi. • n+A ! '^lA.-'i- • f-nA- ■••■
ùf\r • A/*'* Ah. : fl»A (F. 56 r°) /^-^A = a)A.^h.
10.
i-ïR : flïrh/. ! «w-J-ïA • h.*c?-h •■ «A- «
(D (F. 5(; V i AJÇ-h. : <i.mâ •■ (8 Ç^-T^bA
-ih'Bhrt-
1 10 •'/UA" «
h^/n • fjini: : XJt^-* = fl».e.xiflï5'.
(1) ft.t] A. .1. om.
(2) C7>V|:] A. .!./"> ■ f.>iVI: •
(3) v.e.'ini] ins. iRvn. =
{•!} i\f^\r'c\\.'] A. .1. •>.e.-(«> 1 •i>ii'"r.K =
(ô) V/niM] A. J. ■i'ir't '
((î) o.iiir Vvirvn > A. .1. tiild. m I
(7) *.Ç.ft] ms. 4».S.fl !
(8) i"!/.] A. J. oi>.i.<î !
(9) ',-H'i'h.A ■■ Il.e.^-IMIA"] A. .1 nr'P-i ■■ H-I-wïlA-
(10) a»;BX"Jfl»V.] A. 1. mina" > .e«Toi i
MÉLANGES. 121
n}^.?„'>.e • ffl^-nx- •• ^ n^o)-:*»»!- : n^.,i,0'B ■■•■
Aï «
l'.ïl-Vlr : »A«i. : XA'lh. •• (F 57 r ) >,9"H«w>V : Ïf-A- •
"z+IL : rl^/n'jAV • mHA.A/"h •■ //lA-B •"
I^. rtAir : A/"rtAll. ! r^n : RAPl- : "ICih ■•■
f. i 3l OT'J.-h ::
h.P.-'», ■• A'wxP'F: • 'F. pT VI ,hi^. : mmi\:i' •.•
I !. {\^r 'i mÂir:^ .• .e.e.A- : A/»'AAh. :=
<DA/"r>A • W.M'tx • o»A.e.li. "
flih^/n .- 'Hfii-n •■ oi:'/, ■ T n'/nii/.Al-ii. «
I 'l. rtA'/" : A/"ÔAil. • ««""/.P/r : nC'/i' ■■••
mV'|-fl»- •• <F. "iS I ) 'l^lfy : /"V- :: (S
•/^.T,"'/' • ^A^ft ■ Al-}'/: : «^Cyr : hOT ; Afl>-A"ft : ^.
,1, »7c^y"] A. I, nVV-f:>,f >
(2) lD^•n»] lus. ms>i'-^..t' ■
CJ flin>-_e] MIS. ftji» 1
I rtl?"] A. I ft)..('.- ■
5i '^Cf} A. .1. •"icyf" ■
(•;- »n4?"h.] A. .1. mbao I v^-r.ii, i
("' fl-Ci] nis. fjw.
(S. «PVft 1 /**>■] IN*. «/"VflV- '
[6]
.J-22 r.KVUK DIC 1,'OUIEXT CHRÉTIEN.
la. {i^r : A/*'<)Aii. ■ m.H. ■• h-i-H'ic «
fl»n ■ ^H. ■• Il H-1-Ï10- •■ R»» î '^^î^•t: «
A'^'Vyft •■ «»•* (F. 58 V) ;h î rDAjPd^-fl ' (O-'hC ■■"•
17 (F. 59 1 ) rtAî»" ! A/"dAh. • fl)A/»'AA : flïA.P."tl.
KA4>
fl»*T-H ! .P.Yh'J : -il n.'**A"tf«>- ! MiD'fii : ffllL^- «
TRADUCTION
1. 0 (toi) dont la pensée est pleine de tendresse, (loi) dont
l'habitude est d'aimer les hommes,
(Toi) qui demandes miséricorde (6), (ô) Marie qu'entoure le
rempart de la Croix!
Venez, allons à la rencontre de la fdle de David, (de la
tribu) de Juda,
(1) lit] ins. IH. : ■•'if.
(-) "ïc.!'] A. .1. •ncyr' >
(4) o>ii.K7£<f.] lus. (o]iy.,Q:/,. -. sic.
(5) ante fiXt-'i i A. J. add. t\.
(6) M. C. : inlercesseur de yvàit:.
[71
MKLAXGES. 123
Elle est venue; la voici en même t«^raps que s»n Fils; dan-
sons (1 ) «levant son image, en prt'sentantune oITrande.
Chaijue matin, elle soml>le (être) im (nouvel) iiùt»' c,*).
•2. «Mtoi» dont la pensée est pleine de tendresse, écrin du
SfMgneur,
Tel que sa main droite a cunstruite.
Aie pitié de moi, Vierge, sois-rani propice en tout temps.
Si tu as pitié de moi, qui (pourra» rae condamner /
Le Juge du corps et de l'àme, n'est-œ pas ton Fils?
3. 0 (toi) dont la pensée est pleine tie tendiesse. ton amour
embrase les entrailles,
Étant devenu du feu.
La pureté de ta virginité ne eunnalt pas la souillure.
(Oi Marie, accomplis des bienfaits, chaque jour.
J'ai mérité la mort, mais patiente un peu envers moi,
jusqu'à ce que j'aie fait pénitence.
4. (> (toi) dont la pensée est pleine de tendresse, dont la loi
habituelle est la miséricorde
Envers toute eréature !
.Vllons saluer (en ehiruD l'image de Marie bénie,
L'image de son Fils .Sabaoth, l'image de Geoiges martyr,
L'image de Michel et de Gabriel (3), les Vertus du troisième
ciel(l).
(1) 11 s'agit d'une danse liturgique.
(2) Variante : Tous les malins, ne senMe-l-dle pas un {nouvel] hOle:'
(3) Addition : el de Raphaël.
M) Vi-'H ' ^fA^ > Les Vertus du troisième ciol. i~'^ i est ici un leiiiie géni>-
r.Tj. Liidoir et Dilliiianii traduisent ^"7 ■ par troisiime ciel, et n'iiidif|u<'nl pas de
rcl'orences. ^"7 i n'est-il pas ici un vocable poétique ayant le sens de hCf9° i,
Voici sur ^'»7 : quelques notes lexicographiques qui m'ont été très obligeam-
ment communiquées par M. S. Grébaut : 1' ;J»A > "^Afclf- > -^iV ■ >iflh i y.)f.9"6 i
«»AéA+ I <J."7 a C- S. C. O.. s. Il, t. X.K. p. i'i:?; -'• >,>tr i /.XCi- ■ .*A i
1-(tr'0 ' rn-'n s Ibid., p. 257: 3" \r'fF'^l^ > n'Tfi > /hw-X. I a>y^ 1 •h-n-l s
ll'i-l., s. II, t. XXV. p. 139; I f,y 1 ooTrAft ■ !pfi.i\ i WHV. ■ •nc.fT' > H^"7 »
.\. GuoriMANV, Aelhiopische Marienhymnen, p. 'i\t'>. II convient de rapprocher
'le <i."7 • le mot C1"'> ■ Qui se trouve dans J. PERBicuoset 1. Gciw, £c Livre des
Mystères •lu ';,•/ ,-1 de la Terre, p. 57 : a»«r i ^frA • ùt > CT*"* ' Wl i /,■** >
Ô8 I hC.y^" > •n%ti s Le rédacteui- du Lieie des Myxléres rapproche lui-même'
[8]
424 REVUE DE l'ORIEXT CHRÉTIEN.
5. Salut à ton imat;e et à l'image de ton Fils! Je (te) supplie,
Marie, mère d'Adonaï.
Voici que le flot puissant de l'égarement arrive sur moi
pour submerger
Mon navire et mon rivage.
En dehors de toi, je n'ai aucun (secours).
6. Salut à ton image qui est agréable à contempler!
Salut aussi, en même temps, à l'image de ton Fils!
Couronne de la dignité de Pierre, Marie, tu es plus res-
plendissante que le topaze (1).
Lorsque j'offrirai une hymne à tes miracles utiles,
Couvre-moi, (qui suis) ton serviteur, de ta clémence, comme
d'une tunique {i).
7. Salut à ton image qui possède un parfum de sainteté,
Et salut à l'image de ton Fils dont la vue réjouit !
Marie fut la foi de l'apotre André, autrefois.
Voici que, pour le miracle (que tu as fait en faveur d'André),
je renonce à ma vie (sur la terre) éphémère.
Le monde est (■phémère; la concupiscence est éphémère :
tout est éphémère.
8. Salut à ton image dont l'ombrage (est fourni par) l'aile des
Anges !
La iieauté de sa splendeur, c'est la splendeur du Christ.
Mère de Jacques, par la grâce, Marie est la maîtresse de tout.
Voici que tes serviteurs, en des paroles de cantique,
disent :
La gloire, l'honneur et l'adoration conviennent à ta
royauté.
K'/"'ï : dp hCf9" '. De la même manière, nous pouvons rapprocher <î-<»7 i ilc
hCf9" ••■ 51. S. Grébaut me dit encore qu'il a rencontré souvent le mot i."l :
dans le Dersâna Mikn'êl (ms. de M. É. Delorme).
(1) A propos de mi.a>-& i, M. S. lirébaut me communique le texte suivant :
io>»->H- ! "Vùm'VI- : ... ifyl'èna^i■lo•^ '•, tiré de J. Perrlcuon et I. Guidi, Le
Livre des Mijsicres, pp. 16-17.
(2) Je dois encore à l'obligeance de M. S. Grébaut sur ^.f„<t : les notes
lexicographiqucs suivantes : 1' ... A-flA = onTriCfl •• ^'.Ç.fl i ^.P„<£. •••■ C. S. C. 0.,
s. II, t. XXV, p. 111; :.' rDAIlrt- ' rthlT'V : it.e„<{. : 1. Pehuichon et I. Gunji, Le
Livre des Mystères,]-). 33;. î mf,.9y„ : -IIV.A ! A-rifl = HO^ ••■■ Ibid., p. 30.
MÉLANOES. 42')
".). ?<aliit à ton image et à l'image de ton Fils, que (Jean) a
baisé,
Jtan, plante odorante, Jean, cinnamome!
De ton Fils miséricordieux, s'interdisant la vengeance et
(même) le désir de von^eance,
Marie, alors que tu invoques le nnm de ton Fils, donne-
moi, de ta main,
Son corps saint et son glorieux .sang ( 1).
10. Salut à ton image et ensuite à l'image de ton Fils,
"Jui a voyagé et est allée à d'endroit ni\) se trouvait
Al.gar(2)!
Auprès de ton Fils, créateur, à qui s'est confié Natlia-
^ nai'l (:J),
pk Afin qu'il me doime sa justii.v et qu'il m'aecorde sa
clémence,
(< i| Vierge .Marie i 1 1, intercède davantage.
11. Salut à ton image iqui fit couler uuf sueur vivilieatrice.
ijue (la fatigue) fit couler à Sédénia (5) et en Egypte,
» d'une manière non fictive!
Marie, toi qui as fait du publicain .Matthieu un évan-
géliste,
^ Que ta prière m-' soit toujours, au moment de chaque
M tentation.
F' Un gardien (pour) le jour, une sentinelle (pour) la nuit,
i -. Salut à ton image qui, lorsque Marthe eut prié.
S'est inclinée, afin de (montrer) qu'elle agréait la demande
(de Marthe)!
.Marie, tu es la fierté de Thaddée et la gràee de Thomas,
appelé Jumeau.
Quand la mère ne sauvera plus .sa lille t-t quand la terre
rendra son dépôt,
Protège le mortel que je suis de l'écu et du bouclier.
(1) Marie remplit ici l'office du prêtre pondant la .Messe (A. J. .
(2) l'ourle nom ir.\bgar, cf. S. liuKBMT, liflnlinm entre Abr/nr el Jésus, dans
lî.O.C, troisième série, lomo 1 (XXI), 19l8-l'.tl9, pp. 73, 190 et 253.
l3; \'ariante : à qui s'est confié Sitnon.
(4) Variante : en mn faveur au lieu de Marie.
(5; Variante : et eu Ét/nopie.
[10]
426 REVUE DE l'orient chrétien.
13. Salut et révérence conviennent à ton image j
Et il rima<;-e du Chrisl, ton Fils.
Tu es le vin de Barthélémy, (ù) Marie, toi dont la suavité
rejouit.
Place-moi comme anneau à l'intérieur de ton cœur tendre.
Et porte-moi comme liracelet à ton bras (1).
11. Salut il ton image dont la lumière est agréable
Et dont la beauté gracieuse est désirable.
Marie, tu (fus) la foi de Philippe. Comme le déclare Paul,
La souffrance, le glaive, la torture,
Qui pourra me faire abandonner ton amour (-2)"?
ir). Salut à ton image! Tantôt elle parle.
Et tantôt elle répand un sang miraculeux.
Marie, glorifiée et louée, tu es la mère du Seigneur.
De Matthias enchaîné et de Jacques lapidé
Tu es la grâce, dans le ciel et sur la terre.
le. Salut, Marie, à tes images qui se trouvent
En Ethiopie, (en) Egypte, (en) Syrie, à Antioche et (à)
Rome!
Qu'avec .lacques, évêque de Jérusalem,
\iennent vers nous, pour nous bénir de ta part aujourd'hui,
Marc, (figure) de Lion, et Luc, (figure) de Bœuf.
17. Salut à ton image et à l'image de ton Fils Alpha (3),
Marie, (toi) qui es l'espérance des pécheurs de la terre (4)!
S'il est parmi les hommes quelqu'un qui répudie et qui
rejette
Tes miracles j.récieu.x, que Daqsyos a écrits,
Qu'il soit excommunié par la parole de Saul et de Céphas.
A. Roman.
(1) Cf. Cant. Canticorum, viii, 0 : Pone me ut signaculum super cor luum, m
signaciilum super brachium luum. ■ i ■ <
(2) Cf. llom., VIII, 35 : Quis ergo nos separabit a caritate Christi? tnbulatio.^
an angusliav an famés? an nuditas? an periculum? an persecutio? an gladius?
(3) Cf. Apoc, I. S : Ego sum a et a>, principiunn et finis, dicit Dominus Dous.
(.1) Variante ': (Un) ,/ui es l'espérance de fàm,- de Mamhara Kreslos. Le copiste
avait inséré le nom du possesseur du manuscrit à la place du texte restitue
par A. J.
[U]
MÉLANGES. 427
ITI
LES CITATIONS DE SAINT JEAN CIIRVSOSTOME
DANS LK ILOniLK<iK Dl COD. VATICAN. i.UAEC. 1 1 IJ.
L'étude des llorilèges dou-maUques n"a pas encore retenu un
grand nombre de travailleurs. Le tluriloge dyopliysite, qui
senilile commencer en < •rient avec une eollection patrislique
préparée à la lin du concile d'Éplièse par les évi-ques du
patriarcat dWntioclie. en Occident avec les témoignages que
recueillent saint Celestin. ('assien, et saint Lénn, a été naguère
l'ol'jet des savantes recherches de M. L. Saltet(l). L'histoire
du tlorilége monoplij'site, dont les principaux témoins .sont
liioscore d'Alexandrie. Tiniotliée Aelure et Sévère d'.Vntioche
est beaucoup moins avancée (J).
m II faut avouer «lu reste que les recherches à travers ces
reeueils de citations n'ont rien de particulièreruent encoura-
geant. Elles sont longues; elles sont arides; et le plus souvent
elles sont décevantes, apportmt peu de résultats nouveaux
I ou do découvertes utiles. Les assembleurs d'arguments patris-
! tique.s se contentent très ordinairement de se copier les uns les
autres; de répéter à satiété les mêmes textes et les mêmes
témoignages sans apporter aucune contribution personnelle
à l'œuvre de leurs devanciers. Il est cependant indispensable
d'entreprendie et de mener à terme une exploration métho-
dique des tlorilègres dogmatiques. Le travail de Th. Scherraann,
(ieschichle dev dorjmatischen Florilerjien vom V-VIII Jalti-
fitindert (3), ne fournit guère autre chose qu'\m cadre mal
rempli. Il indique le résultat auquel il l'audrait atteindre, et
• \) I,. S.4LTET, Les sources de l'Eranis(es île Tfiéodnrel, dans Revue d'/iisloire
ecclésiastiqite, t. VI, l'K^, pp. 28;V303; 513-.'.:î6: 741-7rM.
(2l J. Lebiin. Èphrem il'Am'ul, /lalrUirchc <l'Antii>ohe (.■>2(><>44), dans .Uélaiiges
Charles Moeller. 1. 1, Louvain, lî'l-l, p. iOi, n. 2; F. Cav.vi.i.bka, Le dostier palri»-
ti'jiie de Timoihée AeUire, dans Bulletin de littérature erclétiaglii/ue, 19(W,
pp. 3-12-359.
l'i) Cet ouvrage a paru dans Texte nnd L'rUersuehunyen, nouvelle série,
t. XIII. 1. Loip/ig. 1004.
Il]
428 RKVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
qui serait la constitution d'une histoire de ces florilèges; mais
il ne fait pas cette histoire, et trop souvent les références qu'il
fournit, les descriptions qu'il donne sont inexactes et inutili-
sables. Par contre, l'admirable édition qu'a publiée F. Diekamp
de la Dortriiia Patnnn (1), l'un des plus importants sinon
le plus important de tous les florilèges dogmatiques de la fin
du vu" siècle, est un modèle du genre : elle peut être le point
de départ de fructueuses recherches dans les compilations
analogues.
C'est une très faible contribution, à l'étude des florilèges que
je voudrais apporter ici, en publiant et en commentant les
fragments de saint Jean Chrysostorae cités par le florilège
dogmatique que contient le cod. Vaticanus graecus 11 \l
(saec. W, d'après Pitra; saec. XIII, d'après Mercati). Ce petit
recueil est intitulé : mXA:~;x'. izipl twv rîjo ç.'J<7£(dv t;u XpwTiu
CJKKi'iiXaxi i7:o Xîywv oiaçipwv àviojv 'A9avaŒi:u, Bxsikdo'J, Ppr,-;:-
pisu (wv?) KupT/vAcu, 'E-tiavt:u, vS'. à-Épwv tivwv. Peut-êtl'C Ce titie
promet-il plus qu'il ne donne, car on ne trouve pas; dans le
texte fourni par notre manuscrit, de fragments de saint Épi-
phane; et les £T=p:( Ttvs; ne sont représentés que par saint Jean
Chrysostoine. Tel quel, le florilège esl intéressant pour l'histoire
de l'argument patristique; et l'étude des 27 morceaux qu'il
emprunte au grand arciievêque de Constantinople pourra com-
pléter les recherches déjà faites par S. Haidacher sur les textes
de saint Chrysostome cités dans des recueils analogues (2).
1. T;j àvr^îi) Iwàvvîu t:j Xpujiatîjj.î'j àpy.î-w/.izs'j KoovjTav-
TtvsuTCîAïwç, kv. -rcu z.''.^ Tq-f Xpi^Tîu vÉVEav Aîvou.
~îpl îûs (pUî-ïOJV.
Incip. -;'.:jtî; yàp -^v -/.at : ■f(;vr,0£Î; XpijTîç...
Desin. «-/.pâTï^xcç y.aTà tôv X^yiv.
Homélie lu itatale Domiin iiostri Icsii C/rn'sli, éditée parmi
(1) DoctruKi Pati'iiiii tir Incarnalhinc Verbi. Eiii griecliisclies Florilegium
ans der \Vond(- des 7. und 8. .lahrhunderts, zum erslen .Maie vollstandig lieraus-
gogeljcn und milersuclit, von F. Diekamp, Munster, 1907.
(■2) S. IIailaciieh, Chri/sostijinos-Fraginentc iiii Maxbnos-FlorilctjUon iinil in
dcr Sacra ParaUela, dans Jiyzanlinische Zeitschrlft, t. XVI, 1907, pp. I6S-i01
Stndien iiber Chrysùsivmùs-Eclogen, dans SUzungsherichte der philol. histor.
Masse dcr K.Akademie dt'r U'isscnsch. in Wien, t. CXLIV, 4, Vienne, 1905.
MÉLANCiES. 129
les spiiria de saint Jean Cluysostome, /'. li., L.\I, Tc. 1. En fait,
cette homélie appartient ;i Sévérien de(iabala. Et c'est .sous le
nom de SéviTicn qu'on trouve le même texte cité, un peu plus
longuement, par Théodoret, Pm/. II, /'. (J., LXWIII, Jni), C-
■JI-2, A(l).
"J. 'ïzj x'j-zj ïv. -f,: ip[xr,'n'.xz t;j /.x-.'x MaTOaïîv i'jx-;-;ti,izj
-îp't àvOpuTT'vr,; îj-£(i),.
Incip. ivvir,7;v -;àp r,/,{x:v ïz-.vi...
Ilesiu. i>./,i Oîô) ivOîoj-'ivr, 7.;jrT:;j.îV(|) s'Jîït.
If /y/ .)/«///<. //o»;//. II. i : P. ^■., LMI, 21-2.",.
" >n trouve une allusion à ce même passage dans .Vnastase le
Sinaïte, Ilo<lc(jos, lu, /'. G., L.WXIX, 150, B : -/.r. -i/.-.v ; aJTb;
'-■I Tw a 3'î"'-''y "<!> -^î "î -/.XTi MaTOaîsv « Ocbv » aéye'. « tîv Xî'.ît'îv
èv avQpwrîvr, y.îj-T:;j.£v;v ijîî'.. »
."!. -/.x. T.x/.:-i 17. zfiZ xj-f,i iz'j.r,-n\xz.
Incip. v.x: ivTÎ SJiàv TfS; -a/,a;a;, MdvJîÉo); àvaîxtvîvT:;. ..
Desin. :'J-m r'z ::v£î;;xa ■/.x-.r,v..
In Maith. hnmil. i, 1; P. G., LVII. I.').
I. t;3 x'j-.z'j iy. '.ï,^ 'z';z'zr,z ïz\i:r,'iv.xz -zj y.xzx yix-J)xiz-/ t'jx\-\'î/J.Z'j
~ip\ àvOp(i)-{vY;; oûïîwç.
Incip. Zï;tîî YSÎp çr,s'.'/ 'Ilpcôiy;;...
Desin. ;jî' îv àv;;j.{jOr, ivOpw-;; îîvat.
//( .l/rt///r /iom(7. VIII, 3: P. G., LVII, 8(1, A.
»
). TS3 ajTïj £•/. tî;; ï'.? tï;v tj/.ï;v £p]j.r,v£{3:ç.
TTîpi îj; OJ3£(0V.
Incip. (.) xiv/.opxz-.zj...
Desin. -x-xi -à,'! •;?,•/.
In i>arahijlaiii 'de fini, 1 ; éditée parmi les spuriu de saint
Jean Clirysostome. P. G.. LIX, .")S(i.
Montfaucon remarque déjà que cotte homi'lie n'est certaine-
ment pas de l'archevêque de Constantinople. Klle doit être de
Sévérien de Gabala, sous le nom do qui on la trouv>' on effet
il) Le discours tle Sévérien sur la nativité de Xotre-Soignour selon la cliair
est également cité, sous ce nom, dans VE-rposé de la foi, do .lenn Maho.n,
publié par F. Nai'. Opuscules niaroniles, dans /{. O. C-, 1S9 •, p. 197.
:3i
430 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
dans une traduction arménienne : J. B. Aucher, Severiani sive
Jieberiaiii Gabakirum episcopi Emesensis liomiliae, \'enise,
1827, n. 13, pp. 111-4-27. Cf. 0. Bardenhewer, G.A.K.L..
t. 111, Fribuuri;-, 191-2, p. 360.
G. -/.ai i^sx' îXiya.
Incip. TTcoç }v£Y£i s Hïaîaç...
Desin. -i 5è IpYcv 0£ïy.îv.
IbicL, P. G., Ll\, .587, A.
7. Tîû aÙTii èz t:3 ïw' Aiviu tsj 5' |âi5A(su -^ç aJT?;; Ép[;.-r,vîiai;.
-£pî aap-/.r/.(ôv TiaOwv.
Incip. -p(i)'!a? 2è ÈTTavaYwv...
Desin. È-r.îît/.vuTai aJTrjç xi -àOîç.
In Matth. homil. lxvii (lxviii), 1; P. G., LVIll, 633.
11 s'agit ici encore de l'histoire du figuier; l'auteur du flori-
lège semble dire ijue le passage emprunté par lui au sermon
inautlientiquc proviendrait aussi des homélies sur saint Mat-
thieu. On notera ici la répartition tles homélies sur l'évangile
de saint Mattiueu en livres distincts (au moins 4, puisque
uous avons affaire au 4"). On sait que la plupart des homélies
de saint Clnysostome, sinon toutes, étaient recueillies par des
tachygraphes, et copiées ensuite xr.l arjiAeîwv. On pouvait alors
les grouper en volumes suivant les besoins. Cf. S. Haidacher,
Drei unedieiie Chrijsostvinus-Te.iie einer Baseler Huiid-
schriff, dans la Zeifsr/irif/ fiir hothol . Theul., 1907, p. 112,
note 1.
8. TîS ajTî3, ïxî -ç) èv 'AvTt:-/îi:x s;; x; ij.j3-(/.cv c£îtv:v aï-;;'j :-j
■r; y.i'yii' y.-y.^-/r^^i à::;ppr,xc'j Ojiàç !;r,;j.£p:v îopxâ;^;;j.îV.
rspî £V£p-j'-;(i)v OîiV.f;; -/.a! àvôpwTrivï;;.
î aùxî; ;j.£v l'jv ûç ivOpioxrsç û-Èp iQy.tov ivr|pY-/;7£ xr|V ■j-a/,:r;v -/.aï
-/.zx-i^p-'-^o-s x-(;v TiapaxcriV x:j T:pO':xixopc.g- -/.axà 0£A-r;jtv 'Jzcs'j; x-r;v xîj
51 a'j--/;v 7.y.iy r,|j.ùv ipuÔsvxoç ôavàxou •/.aTâ-/.pwiv ï'va f/iŒO)[J.cV (ô;
;î Oîi; àvi^pY'^Sî xyjv àvdtTxao-iv •rravxoâuvàjj.w 0£X-r;a£i xbv 6àvaxov
Vî7.p(.)7:z;, y.aî xr;v àsOapai'av oii]iJ.toupY'Ôiîaç, îva Sià x9;ç I? rji;.wv à-apy^r)?
T^; stj-ïjç Oï'!a; '/âpixi ■/.îi,vwv(^<t(i)|j.îv çja-£(i);. Ajo çujiy.i; ïywv
îvspYî''3tr, 5îi7.vj;j,îvîç Oîi'av -/.a'; âvOpojrîvrjV w; Os;; -/.a\ à'vOpw-oç, i
[4;
I
MÉLANGKS. 4i5I
,-, x-.xf)f, zi'.r,7U)\xv', f, Tîjvav-iîv ;î'::(i);j.îv àA/,r,/,C'.r x\j.z:-zpx.
Je nai pu identiflfr le discours d'où est tiré o' passage. Il est
pourtant cité avec uno indication très pn-cise, la mention d'An-
tiociie où il aurait été prononcé. .Mais il ne tigure |>as, seniMe-
t-ii. dans la l'atroloijic ijr<'C<jiie. parmi les œuvres de saini
.lean Chrysostome.
il. ■zi'j ajT;j kv. t;j a;-'S'j -rci i\: ts ziOs; -cj v.jpdj. zl r, xpyr,'
:Jî£:; rEpiYpiçîi a:v<;> "b j-if :-jr'.v /.a- Ai-;:v ;j.j7TT,pi;v.
tîï; ^■jz'.Y.f,: ïvs;-;î{aç.
Ivjti aJT: yip t'î rpïTOAuGévai t'jv y.jp'.iv Tf,; ;:;k;^ tw ;JX(.) t;j
•r:ajp;j î-jv(;0?,vai sjt'.xtJç £ttiv Èvapyiia;; ^ç TrpîjîÎATiSs sjîîuç '::âv:a>v
:..îT,; ;j-i/.<T>; Îî/.tsxyJç Ttov /.2O r.y.àç ::aOr,;j.iTO)v ciyx ;j.:vi;; Tiji
i;j.aî-{iç.
Non identifié.
lu. 7.x: ::àAtV
i'viu •f'xp syTtxv;; vnp\'s.ix: z'jIvk ;>î'.; i-{î-(;>,;;' î-îve-. yip iy.âTr»;
;j7£'. yxpxv.-.fipx -;vo)p'.JT'.y.bv ; îr,;j.'.;jp-;:r tt.v ;'.ay.p;v;'ji3cv aj-rr,'/ TÔiv
;(AAti)v ;j-'.(.);(ô; iVaTTiOîT; y.{vr;7'.v.
Non identifié.
1 I. Tïj XJTÎJ îy. Tïj îiç Tbv 2Y'.:v 0(oy.5v tiv àrTir-:;/,;/ /,;-;;j.
"îp; âvïpYî''ti)v :J:.
Incip. TaO-a T/.zJ7x;...
Desin. iJ: "a:'.-:v ivîpYî'.û/ ï;:f»:y.r,v.
//i :<anrtuin Tliomuin senno: P. G., LI.\, .'><"•, A. Sermon
•dite parmi les spuria de saint Jean Chrysostome. Tillemont
pense que ce discours a été prononcé en 102 à Édesse en
Mésopotamie, où étaient conservi-s les restes df saint Thomas.
Mémoiri'n, t. I, p. '.i7}S.
Ce même passage du sermon apocryphe est encore cité, et
sous le nom dr saint Jean Chrysostome, par Ma.xime le Confes-
seur, par le Concile deLalran de i'<7,n i/'. (!., XCI. l.">s. C; .Mansi,
Coiicil., \. llO.j. IM, par k- concile de Constantinople de 681
(.Mansi, ConcU., XI, 1-21. C). par la Doctrina Pahum, édlt.
Diekamp, p. 101, S ss. et par Nicéphore de Constantinople,
432 REVUE UE l'orient chrétien.
Antirrht't. vont. Constant., édit. Pitra, Spicileg.Solesm.,t. I,
p. 369.
12. Tîj aJTîO èy. tîS e'.ç -à,'' àvi/.r/iiv Aiyiu.
InCip. £VV:-(ÎTO)y.£V TÎÇ £371...
Desin. y.al ï'.; 7î;v àrîAEJar,.
7n ^sceHS. Domini A'ostri lesu Christi honiU. m; P. G., L,
1 10. Ce passage est classique rlans les controverses sur l'In-
carniition. Ou le trouve déjà cité par Théodoret, Dialog., II.
P. (t., L.XXXIII, 201, B. Le texte de Théodoret est sensiblemeut
différent, ce qui provient, selon L. Saltet, de ce qu'il n"a pas
été copié sur le grec original, mais retraduit en grec d'après
la version latine déjà utilisée en 450 par saint Léon pour le
dossier patristiquo qui suit la lettre à Flavien (1). Saint Léon
lui-même (cf. M'ansi, Concil., VL 967) n'a pas eu à traduire
le texte de saint Jean Chrysostome; il a utili.sc la version latine
déjà existante, incerti atictoris, c'est-à-dire celle d'Anien (2).
Le inéme passage est em'ore cité par Vigile de Thapse, Contra
Eulycli., P. L., LXIII, 132, et par Auastase le Sinaïte, //ot/c-
gos, 10, P. G., LXXXIX, 156, B.
13. y.a'i r.xiA'i.
Incip. è-£Aa5i[j.£0a t:3 Op:v:j...
Desin. yéyz'n c-qp.zpz'/.
In Ascensioncm Domini homil. ii; /'. (»'., L, 143, A.
11. -où vtJTïj iy. ■:;■; z\ "Ai-j-ou t^ç £pi;.-/;v£i3:^ tiù y.aTi Iii)ivvï;v
Incip. z: -;:5v à-iiTOAi'....
Desin. î'.i vàp -rbv j;,xOr,-r,v -.oCJ-y. £-£î£iy.vuTS.
In loanii. Iioniil. lwxvii (al. lxxxvi), 1 ; P. G., LLX, 17 I.
La référence ici donnée est inexacte, puisqu'il faudrait le
cliiffre r.'i'.
(1) !.. Sai.ikt, /.es sources de l'Eranisles de '/'/leodurel, dans Beruc d'IIistnire
ecclésiasiii/iœ, t. VI, 1905, pp. 294-295.
(2) Chr. Hauk, Saint Jean Chrtjsostome el ses œurres dnns l'histoire lilleniiic,
Louv:iin, 1IK)7, p. 11, note 1.
[6]
.Mi;i.AN<iES. 433
Ilioip. ;:;a3;v ^ï -atEp...
llesill. î'JTS 7îS Opiviu x;'.v(ovr,j5Uîa Tsy 3^îi/,iy.î3.
//* loann. Itoinil. i.xxx (al. iaxix), -2; /'. (!., LIX, i:'>"). F).
lli. y.x: -i/.iv iy. -.%z aJTiJ; îp;j.r,v£Î3(ç
Incip. T5 ;j.kv vip 7:vîCI;/a aJTb j'.£-/,x;£v...
l'esin. à>./,;Tp'.:v xj-'z TiJ; r,;j.£T£p2ç •tz]jj.ir, çjsïwç.
Ce passage ilcvrait provenir lui aussi d'une des homélies sur
-aiiit Jean. .le n'ai pas réussi à l'identifier.
1 7. t:j 2Jt:j iy. tîî3 aîycu 'stt s Xsys? si?; îy^ve-::.
;t'. : j îJY"/J~'.v ;jTî àçavi7;/."îv tûv çjtîwv t, vim-\z -i-zW,y.ii .
lucip. -f, ';'xp àv(Ô3îi y.a'. Tf, ar/xçzix...
l)esin. ày.p'.îôj; ïtîîv aJT;;.
//( /ort»?K /lontil. XI (al. X); /^. G., LIX, 80, B.
Le mémo te.xte est cité parTlu-odoret, avec le titre : tî5 xI-zj
iv.-'.j v.x-'x 'loivvov îLiYV^'.^j. Dit! lu;/.. Il; r.a., LXWIII, 201,
D. La citation de Théodoret est d'ailleurs plus longue et
commence aux mots : -i -fxz i-x-;i'.' /.x: ïr/:t,)Mr:vi ï-i r^\x\-i. Elle
-achève par cintre quelques nn.its avant la ni">tre. parles mots
xz^r-.j -vizz /.ai 'xzzx--.z\>. Selon L. Saltet, ce passage pruvient,
dans Théodoret, du dossier patristique constitué par les Antio-
chiens en 131 (1). Il est également cité dans le recueil du concile
de Chalcédoine, .Mansi. Concil., VII, 109. Puis il ligure dans le
dossier de Gélase. De flualms naluris in Christo : « Audi,
inquit, Evangelistam. Intulitenim, etc. » (édit. Thiel, Epistolae
I (tinanorum pund/i'-iiiii (/ciniiiiat', Brunsclnvig, 1<S6S; n" 31-,
p. 553). La citation de Gélase est un peu écourtée à la fin.
18. TSy ajTîj ïv. Tsy ç5 Xîvsa zf,; èp;j.r,v£''aç ■:z\j x\>-z\i -/.xrx Io)ivvr,v
zJaYYî'-'.î'J î'.; ~'' vjv y; 'iu/r, \i.s\>-:tzxzx7.-:x:.
-îz\ avOpiijzivT;; 5Jj=(o;.
Incip. yixî-Z'. ~f,: -xzxyf,^ -xj-.x x'ix'y/.x'lz'jzr,:...
E)esin. ï-v. îjÎ iv zw\j.x r-i. ^
In loann. honiif. lxvii (lxvi , J; /'. G-, LIX, 371, Ii.
Référence ine.xacte.
(I) t.. Saltet, nrl. cit., p. .020.
[il
OHIEKT CDRCTIEN. 28
434 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
La même citation commencée un peu plus liaut, cj aé-.-w"
it-iXAa;:v ;;.£, et terminée aussi un peu plus haut, zapsùav;; L>-^;
bîîcjOai, figure dans [âDociriiia Patrum, édit. Diekamp, p. 1-0,
7 ss. Ce texte est encore cité par Facundus d'IIermiane, Pro
defeiislonc trium capitul., III, 3; P. L., LXVIl, 593, C-ÔOI.
Incip. <v!ui etiani... desin. corpus fuit. L'ouvrage de Facundus
d'Heriniane fut écrit à Constantinople en ÔIG; ce fait peut
expliquer la familiarité de l'auteur avec les œuvres de saint
Jean Cbrysostome. Au reste, la plupart des passages mention-
nés par Facundus se trouvent dans les florilèges et font partie
de l'argumentation classique. Chr. Baur remarque que Facun-
dus donne ici l'indication inexacte « homil. wvi in loannem ».
« Il est évident, ajoute-t-il, que le vigosimo est une faute di'
copiste pour sexagesimo ; et par là on a une preuve qu'au
vi' siècle la première homélie du commentaire figurait comme
prologue (1). »
On trouve également ce passage, plus ou moins complet,
dans les dossiers du concile de Latran, Mansi, ConciL, X,
1092, B (è::El y.àYW TapaT-:i|j.îVî; — :J/. iv aw;j.2 v/), et du COncile
de Constantinople de 681, Actio X, Mansi, ConciL, XI, 108,
B.E. (Nuv T, '1/uyr, iji.sj — -w;j.a iv -i^v). Cette dernière citation est
fort longue.
19. Ts3 aj-oj 1/. TSû Xi';o'j sic tô' -iiep, î! SuvaTîv -apEAOÉTio x-
£lxo3 T3 ■::OTiipiov tcO'ts.
•jTîpi àv6p())-îvti)v 7:a6àiv.
Incip. CJ yip «TïAwç s'.; à'vOpw-jv...
Desin. ZtC-OJjASVOÇ -s •j'iVSJASVÎV.
Homil. in illud : Pater si possibile est, 4; P. G., L\, 37, 1».
Le texte est cité à deux reprises par le concile de Constan-
tinople de 681, Mansi, Concil., XI, 376, E, et 101, E. La cita-
tion du florilège cunciliaire est d'ailleurs beaucoup plus longue
que celle-ci.
20. %ix\ [I.S.-' îAÎ-'a" *
Incip. î! Yap Tîjrwv àuTzi^Kiaw ■;v/t[j.éwi>>'i...
Desin. -:'x r.ifir, -'ût;.va zp;Ti6-(;a'..
Ici., ibid.; P. G., LI, 37, E-38, A.
(1) Chr. Bauk, up. cit., p. 15, note D.
[«1
MÉLANGES. 485
La même citation exactement est fournie par la Dncfrina
/'n/nnn, éiiit. iJiekamp, p. lJ(i, 1 ss. ; on la trouve ('galcmint
dans les dossiers du concile de Constanlinople, aux référonci-s
pn^iidemment indiqui-es.
A la suite de la citation, le copiste de notn- manuscrit, nu
plutôt, semble-t-il, l'auteur du iLu-ilège, ajoute une note très
intéressante : ■:xj-r,-/ oï tt;v •/pr,"'-'/ /.al à-'aOb; i Y£v:y.£v3; àp/is-
T.'.z/.zr.zz TÛv ôsîîî-'.avôjv iv 'AXîravîpîia èv=Or,y.£v ïiç jiixv twv i;p-
-xz-.:-M'i xj-.z'j /.h-.'x tô)v -'7'.av.Twv. Le personnage dont il est ici
question est sans doute Ag'athon, successeur de Benjamin, et
tiente-ueuvièine patriarche d'Alexandrie, suivant YHistoin'
(les Palriavchos de l'Église copte, édit. B. Evetts, dans Palro-
loijia Ofii'itkdis, t. V, p. H "îriTj ss. L'épiscnpat d' \gathiin s»»
place entre (itll et (177. et l'on sait qu'il fut un adversaire
déterminé des Chalcedoniens; il était, par contre, le chef des
« ortliudoxes Théodosiens », pour employer l'expression de son
liiograpiie, op. rit., p. .'j \ih\)\. Nous ne connaissons pas, que je
saciie. Agathon comme un écrivain ; mais il était resté fidèle
à l'usage d'adresser à ses diocésains des lettres pascales; et
l'occupation d'Alexandrie et de rÉLr\'pte par les Arabes n'em-
pêchait pas les chrétiens de poursuivre leurs intiTiuinaliles cun-
troverses théoloçriques. Nous possédons encore la lettre festale
qu'écrivait, entre 7(i-2 et 72!). un des successeurs d'.Agathon, le
patriarche Alexandre II (1). Cette li'ttre d'.Vlexandre est un
e.xcellent spécimen du genre : avec des allusions aux malheurs
des temps et des exhortations à la pénitence, elle renferme des
considérations théologiques qui s'appuient sur des citations
patristiques : la lettre de Fé'lix à Maxime d'Alexandrie, la lettre
de Jules à Prosdocius, Denj's l'.Vréopagite, le De Incarnatione
de saint Athanase, le 7'/<t'S(/(o-j/.s de saint Cyrille d'Ali'xandrie,
sont tour à ti)ur cités « contre la malignité chalcédnnienne et
la perfidie manichéenne des docétes ». La position doctrinale
d'.A.lcxandre est la même que celle de son prédécesseur Aga-
thon. Il est curieux de voir cité dans notre llorilégeietAgatlion,
qui est assez peu connu d'ailleurs. Si la nute appartenait à
(1) C. ScnuiBT und W. Schur.vrt, .Mtchrulliche TexU-, lîerlin. 1910, pp. ô.'j-IfW;
cf. la reccnsion de cet ouvrage par 1'. Hvtikkol dans le /iiillelin d'ancienne IUIk-
ralureel d'archéologie chrétiennes, t. I, 1011, p. 221.
[9]
^36 REVUE DE l'orient CHRÉTIEN.
rauleur du recueil, elle fournirait une assez bonne indication
pour la date de sun dossier; la fin du vn" siècle ou le début
du VIII'' est d'ailleurs une époque qui convient parfaitement pour
ce genre de compositions; et il pouvait être intéressant pour
un dyopliysite de noter que le passage de saint Jean Chrysos-
tome avait été utilisé contre les Gaïanites par un nionophysite
modéré (I).
21. TCj aj-ou èy. Toî) sîç tsv (jTscjpîv v.yX s'ç tôv A-f;c7tr,v Xiys'j.
7:£pi ç'jo-s/.(JV âvcpYSiôJv.
Incip. èvTauOa -fuJ-ûv Àa[A6âv:vTai ci àvvùjj.svsç...
Desin. -/.al oTia ^piaxôv T:pb a'.o'jvojv.
Pseudo-Chrysostome, /» venei-abilem atque vivi/icaiu
crucein;P. G., L, S18.
Ce sermon sur la croix est certainement inauthentique, et
c'est à bon droit qu'il figure parmi les Spuria de saint Jean
Chrysostome. Il est pourtant remarquable qu'il ait été cité de
bonne heure parmi les œuvres de l'archevêque de Constanti-
nople. Il figure en effet à ce titre dans le dossier de Gélase, qui
cite précisément ce passage, De duab. natur., édit. Thiel,
p. 557, n° Ai. Selon L. Saltet, le fragment cité par le pape
Gélase aurait déjà fait partie du dossier antiochien constitué
en loi ; mais Théodoret, qui connaissait mieux les écrits authen-
tiques de Jean, ne l'aurait pas repris dans VEranistes à cause
de son origine suspecte (2). Chr. Baur fait remarquer, non sans
raison, que les Antiochiens de 131 devaient également être
renseignés sur les livres de leur illustre compatriote; et que,
d'ailleurs, si le fragment du sermon sur la Croix avait pris
place dans leur llorilège, ce serait le seul apocryphe qu'on y
trouverait. Il ne pense donc pas que Gélase ait pu trouver ce
passage dans le recueil antiuchien (3). Par contre, Gélase n'a
pas eu de peine à connaître le sermon en question; car dès 421, ;
il circulait en Occident sous le nom de saint Jean Chrysostome :
(1) Théodose et Maïanus avaient été élus l'un contre l'autre patriarches ',
d'Alexandrie en 535. Cf. .1. .Maspeiio, Histoire des palriarchcs d'Alexandrie,
depuis l'empereur Anasiase jusrju'à la réconciliation des Éi/lises jacobites fôlS-i-'
616), Paris, 1923, pp. 111 ss. Le schisme se poursuivit pend.ant longtemps. >
(2) 1.. Saltet, op. cit., p. '>iO.
Ci) Chr. Baik, o/i. rii., p. 8, note 6.
[10]
MKI.AXGKS. |;>7
à cette date nous le ti-..u\ons cité par saint Augustin dans Tou-
vrag.. Contra Iulianum, II. 17; P. L.. \LI\ . (iSÔ. Saint Au-iis-
tin cent : . Sanctus vem lo.mnfs Const^mlinopolitanus e'pis-
copus, quantum vorecundia perniittere |.otuit, totum illud
pnmoruni hominum erulHscentium factum duobus verhis evi-
dont.T exT,rrssit, dicens : Foliis aulem fi.-us erant cooperti
teg.'ntes specit-m peccati ». cr qui est une citation du s-Tm-ii
la sanctam cmcem, P. G., L, 820. 11 e.st assez vrais.-mlMable
que ce sermon faisait partie de la collection traduite par
Amen vers 11.S-1-2U (1). Il y a lieu de n^marquor encor.. que lo
texte donn.-- par Golase est sensiblrm-nt différent de eelui qui
ligure dans lancienne version lalino. de sorte qu'on doit aussi
se demande.r à quelle collectiMn (;.4as.. a emprunté sa citation
Notons enfin (,ue ce même sermon a été édité à Bruxelles
■n 1613 par Petrus Wastellus, sous le nom de Jran, évèque
de Jérusalem (2), et qu'il en existe une traduetion syriaque
signalée par Assemani dans la BihUolhfca orieiitxlis t l'
p. 5G7; t. III, p. 2:,. ■ '
T.tpi sus èv£pYÇf.ô)v.
x/f)pw7::-r,-:: v.xi -f.z Ocirr—- ?,'-,--*-- j, ;,.,/ .' ' " -,' . ''
■/zpv:f.- v.z-.^ ÎÎ./..5 ^aî ivw ^psvTâ, v.iruy l-;,.y:--r, = m -o^ziz-rv^ vu'
.va.Osv iao-v <H^p^V ...f S| ,^, u.,r,,.zz.rr,. ..npv/v. -'.^; Î..X^,
:v:cv£t.ç- : -..v, ivo^Osv èx TÔiv ytpz;^^.,^. ^^^^^^ ,,r. iXEv;^s.::c;,
:.t:; ..pz -zj Yarcfw.axi'îu ■/.aOv^ij.Ev:; î;xiy.iL:î-. T:i; siXavOs.iTrîu;.
Le sermon dont nous venons de citer le passage contenu
dans notre llorilôge est perdu. Le même passage est reproduit,
avec quelques lignes de plus au début, dans la Dnc(n>u,
A7/r»/» edit. Diekamp, p. 91 ss. On le trouve également dans
•Maxmie le Confesseur, Traclat. de Ect/wsi, P. G., XCI. 168, B
dani fa ^^«rd'ii!;"''' «'f «'''^.''^ ^«"" •/<'<"' Chryso.tome dans le monae latin,
aans la «et ue d Histoire ecclesui.sl,,/ue, t. NUI, 1907, pp 255 et '6:3
p m^'' '^'"'' *"'"' '''"'"' '-'''•'J"''"'""^'' ^'-^ "■«^■«» «'a/,. rA«^o,Ve /.•«/.Voire,
438 liF.vuK DE l'orient chrétien.
et 17G; dans le llurilège du concile de Latraa, .Mansi, Concil.,.
\, 110.J, B. Ce sermon est encore mentionné par saint Jean
Itamascène, Sacra Parallela, P. G., XCVI, 281». On peut rap-
peler ici que le dossier patristique du concile de Latran fut
composé par le primicier Théophylacte, sur l'ordre du pape
Martin, d'après des manuscrits grecs. Somme toute, les. seules
attestations (pie nous ayons de ce sermon ne nous permettent
pas de remonter plus haut que le vu' siècic
23. Tcij a'JTOu ïv. -:î3 aiyou -ïz^o- tcjç à'^îAsioÔÉvxaç t-^ç -jviçswç
vsYSvî.
Trspî çjssuç •/.al ï^^ip'fdy.ç ctvOp(i)7:îvr;ç.
Incip. ipw-TjCTîv Tsîv'jv TÔv atpêT'.y.bv...
Desin. àva3j=-:at t.-xkiv w; avôpo)-:;.
De consubstantiali contra Anomaeos, homil. vu, 6; P. G.,
XLVIII. 705, D.
Nous avons ici affaire à l'un des plus célèbres sermons de
saint Jean Ciuysostonie, et nous sommes en présence d'une
citation tout à fait classique dans l'histoire des controverses
christologiques. La même citatinn avec le même incipit et le
même desinit, se retrouve dans la Doctrina Pairum, \U, li^,
édit. Diekamp, p. 111). Mais on ti'ouve également ce texte, plus
ou moins complet, chez Théodoret, Dialog., II (P. G., LXXXIII,
200, C-I) (-/.al ;j.£Tà-v — zic7-£Ûa£Tai); /)m%., 111(7'. ("/. . LXXXIII,
305, C (xto; c'jv Iv-auOa — âvsÎTrcv); 3U5, D (opa tzmç — ây.çai'vivTiç) ;
308, A (âv -l'àp l-l — ivfjpii)-:; -^v); dans le florilège du concile de
Latran (Mansi, Concil.,\, 1089, E); chez Maxime le Confesseur.
Tj-arlai. de Ectiiesi. {P. G., XCI, 161, C et 17(3, C); chez Aga-
thon (Mansi. C'oncil., XI, 260, A); et dans le concile de
Constantinople (Mansi, ConciL, XI, 396, B). Un fragment latin
est cité par Facundus d'Hermiane, Pro clefens. trium capi/.,
XI, 5 [P. L., LXVIl, S(»9, D) : « Qui (loannes) in sermone quo-
dam, cuius est principiuni : iterum equomm cursus, sic ait :
Quando ergo dieit : si possibiie est, transeat calix iste; et : non
sicut ego volo, sed sicut tu, nihil aliud ostendit nisi quia
carnem vere circuniamictus est timentem mortem. Timere
enim mortem, et subtrahi, et agoniam habere, iilius est. Nunc
[12]
MKL.VNGKS. J3j,
quid..m eam -lesertam et nurlam r..lir,„it al. operatione ,Mv,p,.ia.
ut ostendens e.us infirmitatem, ...anifestaret eius naturam. .
Incip. tïi-:: s.acvEC-Ôo) Ji^.-;-,...
Desin. r; jxspçf. t=3 ejoc; Oesi ç-Ja:.;, sLy. ip^ i^é,^,^
I"Lp>st.wiPhilir,,. honni. M, U !>.(;_ Lxil -'19 C
Le rnènie texte est cit,. plus ou moins exactement 'dans le
tome dogmatique d'Anastase le Sinaïte, /'. (;.. L.WXIX 18 1 •
= ï^f l>^z?^f, OecO .:.v, ixîps^v SciXs. aa5E S." r;^5ç. ^ 5i ;,,„^,,;
«vOpa,.,v,v ,vw.:. Le scholion de ce texte, dans le md. Pari,
grâce, lllo, donne la rélVrence 'I.iwc. àp,......i,,, k...,,.,,:
crt":/.r;,-.
:■:•. TT,v i^|x£T^p2v Ti:/.a ivîXacj Xi--:; -, i).'--
Incip. y.^:- Ti 2^ ixîÇîv i Tf-,-:.:...' '
Oesin. TzJTYivTv/ •/.ïTaT:;v5u;jLîy;jiev,;v.
/// A/'/sAV. ml Roman, hnmil. xiii, -,: l'.a,, i\r:y\\, B.
-U. /ai T.zi.K-r
Incip. î! ;x^ ivTr;crap>Lt...
L'esin. Tr.v vt/.ir;v r;paT:.
/'' Kpistol. ad Roman. Iiomil. xni, .-,; /'. (;., lx, .'.14, ]^.
-• ■ v.r. r.i'/.:;-
Incip. îjTî -.ip âjj.ap7w/.;v 72p/.a...
Desin. àXÀ' i^çj^ ^.a,.,,
Id.,Ibid., 5LÎ, A.
Ce dernier fragn.ent est cité par Nicéphore, .l»^,V,./w. contra
/-«.cV.., dans le .sV;.c^-%/,,m .s-o/..s«./.s., t. I, p. isj , incip
- ^ .1 -xp ai^apTco/.iv 7ipy.y.... ; dcsin. iOivxT.-v -j-i-,-- ,
[13]
440 REVUE DE L'OIUENT CHRÉTIEN.
Notre florilège arrête là les citations de saint Jean Clirysos-
torae. Comme on a pu s'en rendre compte, la plupart de ces
citations sont classiques et beaucoup d'entre elles se retrou-
vent textuellement dans les dossiers d}'opliysites. Quelques-unes
cependant semblent nouvelles. La note relative à Agathon
d'Alexandrie nous fait entrevoir l'état des controverses en
Egypte dans la seconde moitié du vu'' siècle. Il parait que ces
raisons peuvent suffire à légitimer la publication de ces frag-
ments.
Gustave Bardv.
Lille, avril 19i4.
114]
niHLiOUHAIMIli:
D'' Cari WessKLY, Duodecim Prophetarum minorum versionis iichinimicac
codex /{ainerianus (Studien zur Palaeographie und Papyrusurkunde,
vol. X\'Ii, .\iv-308 pp.. VII planches hélioî^r., iii-fol., lithoirraphié.
Leipzig, Haessel, 1915.
/'/((' cuplic Versiun nf Ihr Xeic Testaineiil in t/ie sihiIIutii ilialeci, vol.
\ I : The Acts ofthe Apostles. iv-672pp., in-fol. Oxford. Clarendon Press,
l'J-2-2.
Le manuscrit sur parchemin dont le D' Cari Wessely public l.i jirosque
• italité, provient des ruines du monastère d'AkIiiniui, ou monastère de
<clienouti, et reproduisait le texte aclimimique des Petits Prophètes en
ls:î feuillets répartis en 215 cahiers. Il fut malheureusement partiigé entre
les chercheurs au moment de la trouvaille : trois cahiers complets et une
vingtaine de feuillets détachés parvinrent au Musée du Caire; le reste,
moins un caiiier et IV feuilles, qui sont perdus, fut acheté pour sa biblio-
thèque par Tarchiduc Hégnier. C'est ce dernier lot, le plus important,
que publie le V)' Cari Wessely, en y ajoutant les fragments du Caire,
ilèjà édités dans le Recueil des Travaux relatifx à lu Philnlat/ie et à
\rrhéoliii/ie égy/ilienne et assyrieiDte. tomes AMI et XIX, par M.\SPERO
■ par BoiRiANT, et en y joignant, en colonnes parallèles, les versions
■ liidique et bohaïrique d'après Ciasca et Tattam. Une traduction latine
■ ' ire de prés le texte aclimimique et sept planches d'héliogravure apportent
iir contribution à la paléographie copte.
C'est donc un texte presque complet des Petits Prophètes qu'édite le
If Cari We.ssely dans le dialecte copt* le plus archaïque, l'idiome de la
-ion de Panopolis ijui eut son heure de vogue au ni'' siècle et qui .s'altéra
: tpidement dès la seconde moitié du iv. La langue très pure de cette
. ersion la rattache à l'âge d'or de ce dialecte qui a laissé peu de témoins
scripturaires parmi les rares productions qui en sont parvenues jusqu'à
nous : c'est dire l'intérêt que cette publiiation du D'' Cari Wessely pré-
sente tant jiour le philologue que pour le scripturistc.
La ( larendon Press d'Oxford, dont l'éloge des éditions critiques n'est
plus à faire, continue sa série de la version copte du Nouveau Testament
en dialecte du sud par le VI" volume, celui des Actes des Apôtres.
Son appareil critique utilise entre autres le précieux papyrus du British
Muséum édité par Bud.ire en 191:5 et qui, daté par sa paléographie des
environs de l'an 30(>, est antérieur à tous les manuscrits grecs connus du
.Nouveau Testament.
E. Drioton.
Il]
-1 1-2 REVUE DE L ORIENT CHRETIEN.
\V. E. CiiUM et II. I. BiiLi,, Wadi Sarga. Coptic and grcek texts (Coptica.
consilio et impcnsis Institut! Rask-Oerstodiani cdita, vol. III), \\-23:î pp.,
in-4". Copcnha.iiue, Gyldcndaiske Bogliandcl-Nordisk Forlag, l'.l22.
Pénétrer dans un couvent copte des vi"-vir' siècles qui, débarrassé do
son linceul do sablo, s'ouvre avec ses cellules, son église souterraine, sa
nécropolo, et permet de retrouver en place, comme si les moines s'étaient
retirés d'hier, leurs inscriptions murales, leurs stèles, leurs graffiti, leurs
notes sur ostraca et sur papyrus, telle est l'aubaine que ménage à l'historien
et à l'épigraphisto modernes le livre de MM. Crum et Bell. Tout ce que
les fouilles de 1913-1',)14 de Campbell et Thompson à Wadi Sarga, à quinze
milles au sud do Sinut, sur le site de l'ensemble monastique — cœnobium
et laure — d'.Vpa Thomas, ont livré de textes bibliques, théologiques,
médicaux, magiques, mathématiques, etc. conçus dans le dialecte sahi-
diquo très pur de la contrée, est ici minutieusement roouoilli, situé et
traduit par les auteurs de ce livre. Des index scrupuleux permettent
de^ ne perdre aucun des précieux renseignements recueillis pondant cotte
journée d'épigraphie chez les moines.
E. Drioton.
E. DÉv.AUD, Études d'elymologies coptes, vii-68 pp., in-4", lithog. Friiiourg
(Suisse), Ancienne Librairie Ad. Rody, 1923.
Depuis un siècle que l'égyptologio existe, égyptologues et coptisants se
sont ingéniés à rapprocher les vocables égyptiens des mots coptes, dans
l'intérêt de l'une et l'autre discipline. Si parmi le trésor de ces identifi-
cations un certain nombre doivent être considérées comme acquises, il en
est encore trop qui conservent droit de cité alors qu'une méthode rigou-
reuse les démontre impossibles : la série des identifications légitimes,
d'autre part, est loin d'être épuisée et de ce côté un terrain d'investiga-
tion vaste et fécond s'ouvre devant le philologue.
La belle thèse de doctorat ès-lettres de l'éminent professeur do l'Uni-
versité de Fribourg fournit une contribution importante à la question en
même temps qu'elle annonce un heureux travail de mise au point.
M. Dévaud, avec sa précision habituelle à laquelle tous les égyptologues
rendent liommagc, apporte vingt-huit étymologios nouvelles de mots
coptes, qu'il découvre soit dans l'égyptien, soit dans des développements
du copte lui-même, .soit dans les langues sémitiques. Il ]iromet pour une
seconde partie à paraître la liste de tous les mots coptes rapproches
jusqu'à présent de l'égyptien et dont l'identification doit être tenue pour
définitive. Ce sera, traité comme sait le faire M. Dévaud, un travail de
première importance qui deviendra classicpie pour tous ceux qui s'occu-
pent de philologie copte.
E. Drioton.
[2]
IlIBLIOliHAPIlIK. i4'i
Missale iusta rilum Eccletùie Aponlolicnr Anliochrnae Si/ronim tniclo-
rilali- reciignilHiii. CJiarfé Liban . l".t'J2. 15, 2f) et 282 pp. /'i-lil innniifl
(te la messe syrienne, publié par ordre de S. If. M;,'r Ipnaco Iù-hrem il
li.^HMAM, pjitriarche syrien d'Antioilie, Charf6, l'.K?:?, '.lO pj). Lilier
riluali.-< iistti Erclesiae Aulincheiute Si/ri>niin, Cliarfé. 1922. 13 et 277 j)]!.
Office jioiir la (Ole de saint Ki)lirein titre en syriaque soulenicnt ;
lifts-m _jo-3; -vjo; i.^i. itv^i^ (ia:>.j; inj-sûjl i, Cliarfé. I'.l23. -17 pp.
Sa Héatitude .M"' I;;nace liplirem II Ratiniani, patriarche d'Antiocho de
rit-syrien, qui a célébré il y a quelques autis le cinquantième anniver-
^aire de son sacerdoce et le vingt-cinquième de son patri;ircat, et qui a
■ nservé jiour les reelierclies littérairos IVntliousiasme de sa jeunesse.
• lit de imblier deux importantes éditions lituix'iqiifs, «-ello du misse! et
■Ile du rituel, en attendant i|u'il ies fasse suivre, — et rimpression est
• ;i cours, — d'un puntilical des ordinations qui n'a jamais été imprimé.
1. La liturgie de la messe suivant le rit d'Autioclie, que suivent les
Syriens catlioli(|ues et jacobites. et. avec (|iielqucs modifications, les
Maronites, se compose d'un oido commimis , prothèse, messe des catéchu-
mènes» messe des fidèles jusqu'au lavaho, fraction et consignation, com-
munion, dernières ablutions, bénédiction des eulogios) et d'une anaphore
(baiser de paix, inclinaison, prière du voile, action de grâces, consé<;ra-
tion, épiclèso. anamnèso. J'ater, élévation, aition de grâces après la
communion', pour laquelle il existe plusieurs formules rid lihilum. On
connaît dans le rit antiochion de lanirue syri;j(|ue une soixantaine d'ana-
pliores. dont plusieurs no sont pas d'ailleurs parvenues jusqu'à nous.
Les Jacobites n'ont jusqu'à présent imprimé aucune édition du missel
ou partie du missel : dans leurs églises, on se .sert le plus souvent de
manuscrits, (|ueliiuet'ois de missels catliolii|ues. Du coté catholique, il n'y
avait d'ailleurs i|u'une seule édition, celle que la .'''. C. de f'roj)n^atuia jiile
a l'ait imprimer à Rome en 1843. et qui comprend, en plus de Vnnlo
eoinmiinis. les anaphores dites do S. Jacques, S. Pierre, S. Jean Chrysos-
tome. S. Xyste, Matthieu le pasteur. S. Basile de Césarée, S. Jean l'Hvan-
géliste. Il s'y trouve en outre les formules spéciales aux messes de la
Semaine Sainte, des leçons des épitres et des évangiles pour les jours
de la semaine et les évangiles des fêtes.
Le nouveau missel est assez difTérent du précédent, et avec raison, car
celui-ci contient plusieurs anaphoras certainement composées par des
auteurs monophysites et de date récente, celles mises .sous le nom des
SS. l'ierreet Xystc, celle de Matthieu le pasteur, composée par un évèque
iiionophysite de la région de Mossoul, et celles mises sous les noms
glorieux de S. Jean Chry.sostome et S. Basile, qui n'ont aucune relation ni
avec les liturgies de même nom du rit byzantin, ni avec ces saints
personnages eux-mêmes. La place d'honneur a été donnée dans le nouveau
missel à l'anaphore de S. Jacques; c'est l'anaphore fondamentale du
rit antiocliien. dont on connaît le texte grec, et dont il reste de,s témoin.s
syriaques à partir du vi' siècle. La nouvelle édition marque pour le texte
13]
.114 REVUE Df; L ORIENT CHRETIEN.
de cette anaphoro un très sensible progrès sur l'édition de 1843 : le
patriarche Hahniâni n'a pas hésité à revenir aux leçons anciennes. Nous
avons collationnè plusieurs pages avec une copie prise à Londre.s, il y a
quelques années, sur le manuscrit du .\h'= siècle Add. 14.690, qui a servi
de base pour la traduction anglaise de Brrwitm.vnn, Easlern liturr/ien,
Oxford, ISOO, et sur les collations par rappbrt à ce manuscrit de Add.
14.[)23, qui est du vil'' siècle. Partout nous avons trouvé la nouvelle édition
suivant ce dernier manuscrit. C'est ainsi que l'on a retranclié le ;^^
« enim » ajouté dans la formule de consécration du calice, ce qui était
un latinisme des plus regrettables, cette conjonction ne se trouvant jamais
dans les manuscrits syriaques.
On doit louer aussi le choix des anaphores introduites dans le nouveau
missel au lieu et place de celles admises en 1843, et qui sont celles udses
sous les noms de S. Jean, des douze apôtres, de S. Marc, de S. Eustathe,
de S. Cyrille de Jérusalem et de S. Basile, car ce sont celles qui se rencon-
trent le plus souvent dans les manuscrits anciens, sauf celle de S. Marc,
dont on n'a pas de traces avant le xin" siècle. Quant à l'anaphore de
S. Basile, ce n'est pas du tout la composition récente, qui figurait au
missel de 1843, mais l'adaptation, faite anciennement, au rit antiochieu,
de la liturgie de S. Basile, si connue dans le rit byzantin.
Comme dans le missel antérieur, il y a, dans la nouvelle édition, les
messes des derniers jours de la Semaine Sainte et le rite de la bénédic-
tion du calice, ou messe des présanctiflés ; on y trouve en outre les prières
et cérémonies spéciales aux messes pontificales célébrées par l'évèque ou
le patriarche. Enfin, nous signalerons, et c'est un beau progrés, que, grâce
à la meilleure formation du clergé syrien catholique, il a été possible de
donner au nouveau missel des rubriques en syriaque: en 1843. il avait
fallu les rédiger en arabe, parce qu'une partie des prêtres auraient
éprouvé de la difficulté à comprendre des rubriciues dans une autre langue
que la langue vulgaire. Ces rubriques sont évidemment de rédaction
récente, mais sur ce point il n'y a pas de tradition ancienne à recueillir
dans les anciens manuscrits: elles paraissent particulièrement abondantes,
le patriarche ayant voulu sans doute fixer le plus possible la manière de
célébrer, .\joutons encore que, dans une double introduction, en latin et
en syriaque, S. B. Jls'' Rahmani a exposé les caractéristiques de la nouvelle
édition et les idées, qui lui sont chères, sur l'honneur qu'ont les prêtres
de son église de célébrer dans la langue dont s'est servi le Sauveur
lui-même pour prononcer la première formule de consécration du sacri-
fice eucliaristique, et qui fut la langue liturgique de l'église de Jérusalem
à l'époque apostolique.
2. Après cette édition officielle du missel, le patriarche syrien a pensé
qu'il ne serait pas superflu de publier un petit manuel en français pour
les Occidentaux qui ont l'occasion d'assister à la liturgie du rit antiochien ;
c'est un livre particulièrement opportun, puisque le nombre des l'rancais
qui circulent en Syrie est plus grand (jue jamais, et que plusieurs, parmi
[41
tu
niiii.iofiiiAi'iiir;. 115
l'iix, sont heureux de montrer, en assistant aux saints mystères il.ins dos
(■■lîiises de rit oriental, combien ils ressentent vivement le cattioiicisme de
l'Kfîlise et la grandeur de la fraternité chrétienne. Les cérémonies sont
expli<|Uées avec assez de détail pour que le fidèle attentif retrouve facile-
ment à ([uelle partie du sacrifice en est arrivé le prêtre, et les prières
traduites lui prouveront qu'avec leur intinie variété, les prières de TlOglise
proviennent toujours du même souffle divin.
3. Le nouveau rituel, ainsi que nous en avertit le patriarche Hahmani
dans la lettre-préface, n'est pas très différent de celui qui avait été publié
.1 Beyrouth en 1S7„': cependant, le texte en a été partout revu sur les
manuscrits les plus anciens ijuc l'on a pu atteindre et l'on est revenu aux
usages anciens, même en supprimant ou en ajoutant des prières entières,
principalement dans le rite de l'administration du baptême. Nous croyons
être agréables aux lecteurs de la fievw en donnant la liste des rites et
prières contenus dans cette édition : tout d'abord, le rituel du baptême, qui
comprend la prière sur une femme qui vient d'enfanter, la bénédiction
de l'eau, le rite du baptême, la formule pour la déposition de la couronne
du nouveau baptisé, et celle des relevailles. .\près le baptême, le mariage :
prières des fiançailles, du pacte ou don de la main, bénédiction des
époux, de la chambre nuptiale, cérémonies spéciales au mariage des
veuves. Deux courts chapitres sur la pénitence et l'eucharistie, où les
instructions relatives à ces s:icrements tiennent plus de place que les
formules servant pour lein* administration, sont suivis du rituel de l'ex-
trème-onction sous sa forme longue et sous une forme abrégée à employer
en cas de mort imminente. Puis viennent les cérémonies de la réconcilia-
tion des hérétiques, soit laïcs, soit ecclésiastiques, précédées d'une double
profession de foi : celle qui est spéciale aux convertis de l'hérésie jacobite
et celle commune pour tous les orientiiux pa.ssant au catholicisme. Il y a
enfin -41 différentes formules de bénédiction que le prêtre récite dans les
circonstances les plus diverses et qui montrent combien le sentiment
religieux est profond chez les chrétiens de l'ancien patriarcat d'Antioehe :
prières sur les petits enfants, sur l'enfant qui demande à apprendre la
lecture, sur celui qui veut lire un livre, sur les fidèles, lorsque le prêtre
entre dans leur maison, sur les ennemis qui se réconcilient, sur celui
qui entreprend un voyage, sur celui qui s'embarque, sur ceux qui revien-
nent de voyage, sur les malades, sur ceux qui sont tentés, sur une femme
qui ressent les douleurs de l'enfantement, sur une femme enceinte, sur
ceux qui sont troublés par le démon : cérémonies de la réconciliation
il'une église ou d'un autel pollués; bénédiction des instruments du culte,
bénédiction des eulogics, bénédiction de l'eau, bénédiction des maisons
à .Noël ou à Pâques, bénédiction de l'eau le jour de l'Epiphanie, bénédiction
de la table, actions île grâces après le repas, bénédiction d'un verre d'eau
ou de vin, bénédiction des fruits ou de n'importe quel aliment, bénédic-
tions des grains, des cultures, des aires, des silos et des vignes, des
animaux, prières contre les insectes nuisibles, etc.
[51
,M6 lŒVIE DE l'oUIENT CHRÉTIEN.
4. Enfin, l'élévation de saint Éphrem au rang de docteur de l'Église a
fourni l'occasion de rédiger en son honneur >in office complet pour le joiir
de sa fête. IS haziran.
Tous ces ouvrages ont été imprimés au Séminaire de Charfé ; à part
■quelques fautes d'impression dans les textes en français ou en latin, — le
syriaque et le karsouni m'ont paru très corrects, — il n'y a qu'à louer
l'élégance de la composition 'et la netteté de l'impression en rouge et noir.
Nous souhaitons vivement que le Patriarche Rahniani puisse mener à
l)onne fin la réimpression de tous les livres liturgiques de son église : il y
aura profit à la fois pour la piété de ses prêtres qui auront plaisir à
«mployerdans leur forme génuine les prières dont se sont servi leurs pères,
et pour les savants s'intércssant aux liturgies orientales, car ils y trouve-
ront une meilleure base pour leurs recherches.
Eugène Tisserant.
Rome, le iCj août l!t-'4.
[0]
T.VlîLE DES MATIERES
CONTENUES DANS CE VOLUME
Pages.
I. — I.ES MONGOLS ET LA PAPAITK, pai' P. Pelliot 3
IL — KAVAiiES 1>E TIMOCU-LO.V; EN AKMÉMi:. par F. Tournobize. :!1
IIL — LES INSCRII'TIONS ARMENIENNES D'ANL DE 1!A(;NAIR ET I>E
MARMACHEN, par K. J. Basmadjian i^uile) 17, oU
IV. — IN RtriEIL DllDMÉI.IKS Dl I.V SIÈCLE en langue syriaque, par
H. Béguin iiuUe\ 82
V. — SÉVÈRE D'ANTIOCIIE EN ÉiiYI'TE. par W. E. Crum itî
VI. — LE CLLTE DE PIIOTILS D.\XS L'ÉGLISE liYZANTlNE. par
M. Jugie lOô
Vil. — LA LISTE DES P.4TKIARCIIES D'ALEXANDRIE DANS QALQA-
CIIANDI, par E. Tisserant ei G. Wiet li'5
MIL — .MACARIOS CALORITÈS ET CONSTANTIN ANAGNoSTÈS à pro-
pi* de l'article tie .M. le Professeur G. S. Jleicati, par N. Banescu III
I.X. — C.\TÈCIIÈSE .\TTRim ÉE A S. HASILE DE CÉSARÉE : UNE
LETTRE apocryphe de S. Luc, par M. Chaîne IjO, 271
X. — LA MORT DU K.VGIIAN KOL VOl K. par E. Blochet lOÛ
XI. — II.E DE CHYPRE : NOTICE DE MANISCRITS ARMÉNIENS, par
F. Macler 172
XII. — LONOMASTICOND'EbSÉBE DA.NS INE ANCIENNE TRADUCTION
SVUlA^'l i:. par- S. B. le patriarche Éphrem II Bahmani,
M-" Tisserant. R. P. Power S. J.. R. Devreesse •-'■-'ô
XIII. - LES <'ANoNS DU CONCILE DE G.\NGRES, par L. Guerrier et
S. Grébaut 3<i:(
XIV. — CATALOGUE DES MANUSCRITS GÉORGIENS DE LA WBLIO-
riIÈQUE P.\TRIARC.'V.LE GRECQUE A JÉRUSALEM, par R. P. Blake ... :U0
MELANGES
I. — PRIÈRE POUR CO.NJURER LES DÉ.MONS. par S. Grébaut 19!»
II. — NOTE SUR L'EXPRESSION COPTE fiOOVOIIî (MiOA, par
M. Chaîne H»
448 TABLE DES MATIERES.
Pages.
III. - LA DIHÉE DU PATRIARCAT D'ISAAC, XLI" PATRIARCHE
D'ALEXANDRIE, par M. Chaîne -'1
IV. - NOTE Sl-R L'EXIL DE MARC D'ÉPIIÉSE A LE.MNDS, par
S. E. M=' Petit ■'^^
V. - UNE IIVMNE DU NAGARA JIARYA.M, par A. Roman 41H
VI. - LES CIT.A.TIONS DE S. JEAN CHRYSOSTOME DANS LE FLORI-
LÈGE DU COD. VAT. GRAEC. 11 lï. par G. Bardy '-•
BIBLIOGRAPHIE
I. _ SuTTAs et DiuoTON, Introduction à l'étude des hiéroglyphes (.4. Tricolu 217
II. _ ,1. Vajs, Psalleriumpalaeoslovenumcroatico-glagoliticumtL.-l/flCH's). 218
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IV. _ Ouvrages publiés par la Sociét(' royale des Sciences et <les Lettres
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V. _ c. YYessf.ly, Duodecim prophetarum minorum versionis achmimicae
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southern dialect (E. I)rio(on) _ '"
VI. _ w. E. Crim et 11. 1. Rell, \Vadi Sarga. Coptic and greelc texts
(E. Driolon i
Vil. — E. Dlvaed, Études d'étymologies coptes (E. Driolon) 1 IJ
VIII. _ S. B. Ignace Éi'imEsi 11 Rahmam, Missale, Liber ritualis, olTice pour
la fête de S. Éjihrom (E. Tisserant) "3
Le Direrteui-G&ranl
11. Graffin.
Tj'iJOBl'aiilMC hiriuin-Uidol et C". — Paris.
Prévue
DE
L'ORIENT CHRÉTIEN
f
DIRIGEE
Par R. GRAFFIN
XROISifeME SÉRIE
Tome IV (XXIV)
24' volume — 1924
:«;
tnUMrfiiA
iMtriifl^^
I-7Ï.23/24
Revue De L'Orient Chrétien
Princeton Theological Sfm'na'y^Speer^Ubrary ^
1 1012 00321 9856
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